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MUSEUM OF COMPARATIVE ZOÛLOGY
ANNALES
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE
DE FRANCE
ANNALES
DE LA
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE
DE FRANCE
FONDÉE LE 29 FÉVRIER 1832
RECONNUE COMME INSTITUTION D'UTILITÉ PUBLIQUE
par décret du 23 août 1878
Natura maxime miranda in minimis
nanimerers en orne ms
6° SÉRIE. — TOME TROISIÈME.
e
PARIS
AU BUREAU DU TRÉSORIER DE LA SOCIÉTÉ
M. LUCIEN BUQUET
rue Saint-Placide, 52 (Faub. Saint-Germain).
1885
ARTICLE 52 DES STATUTS ET DU RÈGLEMENT. Les opinions émises dans
les Annales sont entierement propres à leurs auteurs ; la Société
n'entend aucunement en assumer la responsabilité.
Paris — Typographie ÉDOUARD DURUY #r Cie, rue Dussoubs, 22.
(Ancienne maison FéLix MALTESTE et Ce.) |
A7 PARTIE
ANNALES
DE LA
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE
OBSERVATIONS
SUR QUELQUES
Chenilles nouvelles ou imparîfaitement connues
Par M. A. CONSTANT.
(Séance du 27 Décembre 1882.)
4, BOTYS AURANTIACALIS F. R. — Voici une espèce connue depuis
longtemps déjà à l’état parfait, puisqu'elle a été décrite par Fischer von
Rôslerstamm; cependant, elle est toujours restée assez rare dans les
collections, sans doute parce qu’elle n’habite que des localités circons-
crites. En outre, sa chenille, d’après un renseignement fourni par
M. Ragonot, n’est connue que par une note très incomplète publiée par
Lederer. Je l’avais déjà trouvée et élevée en 1862, dans les environs de
Celte; mais j'avais alors négligé d’en conserver la description. Ayant eu
l’occasion de la retrouver en 1881 et 1882 dans le département des
Alpes-Maritimes, je puis en donner aujourd’hui l'historique complet.
Chenille jeune d’un blanc verdâtre ou jaunâtre, transparente, luisante
et comme vernie, avec la tête et l’écusson noirs. Adulle, elle est plus
renflée, d’un jaune clair ou d’un blanc d'os. Segments bien découpés,
avec un sillon transversal sur chacun d’eux. Tête alors d’un brun foncé.
Écusson de même couleur, avec une large éclaircie médiane, Trapézoi-
Ann. Soc. ent. Fr, — Juillet 1883.
6 A, CONSTANT.
daux insérés sur une sorte de plaque concolore, luisante, comme elli-
ptique, à contours bien nets, et à niveau un peu inférieur à celui de la
surface du corps; les autres points pilifères placés sur une plaque ana-
logue, mais de forme circulaire. Ventre et pattes concolores.
Cette chenille vit, de la fin d’août à la fin de septembre, sur le Pista-
cia terebinthus et sur le Rhus cotinus ; on la trouve cependant plus sou-
vent sur ce dernier arbuste. Elle roule deux ou trois feuilles et les
attache en forme de cylindre assez gros, dans lequel on la trouve quel-
quefois par groupes de deux à quatre dans sa jeunesse, mais toujours
isolément à l’âge adulte. Elle se construit, soit avec des feuilles sèches,
soit avec d’autres débris, une coque assez solide, très vaste pour sa
taille, et y passe tout l’hiver à l’état de chenille; sa métamorphose en
chrysalide n’a lieu qu’au mois de mai, et le papillon éclôt dans le cou-
rant de juin.
Le B. aurantiacalis habite plusieurs points de la région méridionale de
la France; mais il s’en faut de beaucoup qu’on le tronve partout où
croissent les deux arbustes qui servent de nourriture à sa chenille. Je ne
l’ai jamais rencontré à l’état parfait.
2. Borys PYGMÆALIS Dup. (obfuscata Scop.). — Chenille très sensi-
blement fusiforme, et atténuée surtout à l’extrémité antérieure, Segments
profondément séparés, d’un gris verdâtre, avec une bande médiane lon-
gitudinale jaunälre sur laquelle se dessine la vasculaire nettement tracée.
Trapézoïdaux noirs, de forme irrégulière, cerclés de jaunâtre; les deux
antérieurs, sur chaque anneau, beaucoup plus gros que les deux posté-
rieurs. Points latéraux el stigmales saillants, noirâtres. Flancs et ventre
jaunâtres, Leintés de vert. Têle très petite, d’un roux clair, parsemée de
fines macules brunes. Écusson un peu plus pâle que le fond, irrégulière-
ment ponctué de noirâtre,.
Vit en mai sur diverses Inula, se tenant sur la surface supérieure des
euilles, dont elle courbe légèrement les bords, maintenus par une toile
légère, Sa chrysalide est enfermée dans une coque rousse fixée à la feuille,
Éclosion en juin.
3. ACROBASIS GLAUCELLÀ, — Cette espèce n’est pas très rare dans
certaines localités du littoral dans le département des Alpes-Maritimes ;
Chenilles nouvelles ou peu connues. 7
cependant, je ne crois pas que, jusqu’à présent, elle ait élé signalée
comme appartenant à la faune française. Quoi qu’il en soit, sa chenille
élant inconnue, en voici la description :
D'un gris verdâtre ou vert olivâtre, avec la vasculaire et deux lignes
latérales fines d’un brun rougeâtre. Une tache noire pupillée de blanc sur
le deuxième segment. Chaque anneau divisé en deux parties inégales par
un pli transversal. Tête de même couleur que le corps, avec un petit trait
brun de chaque côté. Premier anneau luisant et pointillé de noir. Quel-
ques poils blanchâtres insérés sur les trapézoïdaux, qui sont à peine
visibles. Région ventrale d’un vert pâle, avec les pattes concolores.
Elle vit de janvier à mai sur divers Quercus à feuilles caduques ou
persistantes ; on la trouve de préférence sur les sujets dont la végétation
est chétive, et qui croissent en maigres broussailles. Elle réunit deux ou
rois feuilles en les appliquant l’une à l’autre, sans les rouler ni les
tordre, et y installe ses galeries sinueuses, de forme cylindrique, forte-
ment adhérentes à la feuille, et couvertes de ses déjections. Elle se mé-
tamorphose toujours dans la dernière loge qu’elle a occupée, et éclôt
dans le courant de juillet,
L. MYELOIS CRIBRUM. — Cette chenille est connue depuis trop long-
temps pour qu’il soit utile d’en faire une description nouvelle. Je veux
seulement signaler une anomalie que j’ai eu l’occasion d'observer dans
ses mœurs lors d’une éducation que j'en ai faite pendant l'été de 1882.
On sait que la chenille de la Myel. cribrum se trouve ordinairement,
du milieu à la fin de l'été, dans les calathides des grandes Carduacées
pendant tout le temps de la floraison; qu’elle pénètre de là dans l’inté-
rieur de la tige, où elle passe l’hiver toujours à l'état de chenille, vivant
de la moelle de la plante tout en acheyant sa croissance; qu’elle se chry-
salide vers le mois de mai, et qu’elle donne son papillon en juin ou
juillet; d’où il suit que l’évolution complète de l’espèce occupe l’année
iout entière.
Or, j'ai recueilli l'été dernier, dans les mois de juin et de juillet, des
chenilles vivant dans les calathides du Kentrophyllum lanatum qui se
sont comportées d’une manière toule différente. D'abord, on remarquera
l’époque, qui est précisément celle où éclôt le papilion de la génération
normale. Peu de jours après leur capture, ces chenilles sortirent des
8 A. CONSTANT.
capitules du chardon et se construisirent une coque en soie blanche très
légère; la métamorphose en chrysalide eut lieu en peu de temps et le
papillon apparut au bout d’une quinzaine de jours, à la fin de juillet et
au commencement d'août.
J'ai pensé qu’il y avait là un phénomène intéressant à signaler, et qui
prouve que l’évolution de cette espèce n’a rien de régulier. La génération
que je viens d'observer, et qui ne met que quelques semaïnes pour
arriver à l’état parfait, est-elle parallèle de l’autre, ou supplémentaire? Je
ne sais; mais il n’en est pas moins très singulier de voir la même espèce
demeurer indifféremment à l’état de chenille quatre ou cinq semaines
dans l’un des cas et dix mois environ dans l’autre.
Je dois ajouter que, dans l’éducation que j'ai faite de la génération
rapide sur des sujets recueillis tous en même temps, et sur les mêmes
plantes, j'ai remarqué quelques chenilles qui, arrivées à tout leur déve-
loppement, ne parvenaient cependant pas à se métamorphoser et mou-
raient, après avoir longtemps dépéri, plusieurs semaines après l’éclosion
du papillon des autres. Peut-être ces chenilles étaient-elles destinées, par
leur constitution ou leur tempérament, à hiverner dans les tiges? Ce qui
expliquerait comment celles-ci venant à leur manquer, elles n’ont pu
vivre assez pour açcomplir leurs diverses métamorphoses.
5. DIORYCTRIA MENDACELLA Stgr. — Chenille un peu déprimée, légè-
rement atténuée aux extrémités; d’un brun rougeâtre ou violacé, par-
semée sur la région dorsale de macules blanches, à contours sinueux et
indécis. Vasculaire épaisse, entrecoupée. Trapézoïdaux noirâtres, bien
marqués. Sligmates gris. Tête d’un brun roussâtre, ainsi que l’écusson.
Ventre et patles de même couleur que le dessus du corps, mais plus
pâles.
Vit de mars à mai dans les jeunes cônes du Pinus halepensis. Elle
ronge l’intérieur, qui est encore à celte époque de consistance herbacée,
et lorsqu'il ne reste plus que la partie extérieure des écailles, la chenille
se met en quête d’un autre cône. Son trou d’entrée, assez grand, reste
toujours ouvert; il sert d’issue aux excréments de la chenille et à la
résine abondante dont la sécrétion est déterminée par le travail de l’in-
secte, Le tout forme, au bord de l'ouverture, et toujours en dessous du
cône, un bourrelet assez volumineux qui donne beaucoup de facilité pour
Chenilles nouvelles ou peu connues. 9
la recherche de la chenille. Elle se chrysalide, en captivité, quelquefois
dans le dernier cône qui lui a servi de demeure, mais plus souvent dans
la terre ou dans des débris à sa surface. Mais il est probable qu’en
liberté, sa métamorphose n’a jamais lieu dans le cône, car celui-ci se
remplit rapidement de résine dès que la chenille a cessé de manger, et
la chrysalide se trouverait ainsi étouffée ou noyée par l’afflux de la sève.
Cette résine, d’ailleurs, une fois desséchée et solidifiée, sert alors de
nourriture, plus tard, à la chenille d’une autre espèce dont je publierai
la description et les mœurs dans un prochain travail.
L’éclosion du papillon est assez irrégulière; elle commence dans le
courant de juillet; mais comme certaines chenilles demeurent longtemps
dans les cônes avant de se chrysalider, il s’ensuit qu’on obtient des éclo-
sions jusqu’à la fin de septembre.
La Dioryctria mendacella à été découverte en Andalousie par M. O.
Staudinger ; elle était donc nouvelle pour la faune française lorsque
M. Millière la prit aux environs de Cannes et la décrivit, en 1876, sous le
nom d’Euzophera maritanella.
Parmi les éclosions que j'ai obtenues de D. mendacella, il s’est trouvé
un certain nombre de D. pineæ Stgr. dont les chenilles ont les mêmes
mœurs, et avaient été prises en même temps. Ces deux chenilles ont sans
doute entre elles la plus grande ressemblance, car, ne me doutant pas
que j'avais deux espèces, leurs différences m’ont échappé. Je me propose,
l'année prochaine, de les étudier de plus près et de publier la chenille
de la D. pineæ; en attendant, on peut déjà considérer cette espèce,
d’origine espagnole aussi, comme appartenant à la faune française.
6. DIORYCTRIA COENULENTELLA Z. — Chenille d’un gris vineux ou
violacé, nuancée par places de quelques teintes rougeâtres. Vasculaire
fine, droite et bien tracée; plusieurs autres lignes longitudinales très
déliées, légèrement ondulées, d’un gris blanchâtre, et d’autant plus pâles
qu’elles s’éloignent davantage de la ligne dorsale. Deux de ces lignes,
plus foncées à leur partie antérieure, figurent, sur l’écusson et sur les
premiers segments, un lrait latéral noirâtre, comme géminé, plus ou
moins distinct selon les individus, et dont la coloration va décroissant
d’avant en arrière,
40 À, CONSTANT.
Tête brune, plus claire sur le front, Écusson gris brun, avec les deux
traits latéraux dont je viens de parler. Trapézoïdaux et points pilifères
noirâtres. Région ventrale bleuâtre clair ou vert d’eau.
Elle varie beaucoup pour le ton et l’expression des lignes, tantôt bien
marquées, tantôt très pâles et se détachant à peine sur le fond.
Vit au printemps d’abord, puis en juillet-août, sur le Lotus Alliont, et
sans doute aussi sur d’autres espèces. La génération du printemps passe
sa vie dans la terre, où elle se construit un tube de soie dont l’ouverture
aboutit au dehors, a portée des feuilles qui touchent au sol. La chenille
d'été habite également une galerie tubulaire; mais celle-ci est simple-
ment fixée par un bout à la surface du sol, et de là s'étend le long des
tiges de la plante, en s’allongeant à mesure que la chenille dévore les
feuilles. Les excréments sont rejetés au dehors.
Le papillon éclôt en juin d’abord, puis en août-septembre. La géné-
ralion d’été donne des sujets d’une teinte beaucoup plus foncée que ceux
de la chenille vernale. L'espèce, est, je crois, nouvelle pour la faune
française.
7. NEPHOPTERYX SUBLINEATELLA Slgr. — Chenille d’un gris terreux,
plus ou moins foncé selon les individus, ridée transversalement sur les
trois premiers anneaux et sur les côlés tout le long du corps. Vascu-
laire assez distincte en teinte plus foncée; deux ou trois lignes lalérales
confuses et sinueuses, qui disparaissent à peu près entièrement à l’âge
adulte. Trapézoïdaux et autres points pilifères paraissant plutôt concaves
que proéminenis. Tête et écusson très noirs; ce dernier divisé d’avant en
arrière par une ligne médiane plus pâle. Venire et paties de la couleur
du dos, mais d’une teinte plus claire.
De même que beaucoup d’autres chenilles de Phycidées, celle-ci passe
sa vie dans un long tube de soie confectionné par elle; mais la galerie
qui lui sert d'habitation est particulièrement remarquable. Elle est acco-
lée sur toute sa longueur, qui est au moins de 10 à 12 centimètres, à une
tige d'Helichrysum angustifolium, et se compose du tégument tomenteux
qui, comme on sait, est très abondant sur toutes les parties de cetie
plante. Toutefois, le tube consiruit par la chenille étant long et gros, et
ses parois assez épaisses, elle ne trouverait pas sur une seule tige une
Chenilles nouvelles ou peu connues, LL
quantité de bourre cotonneuse suffisante pour l’entier achèvement de sa
demeure ; elle a donc été vraisemblablement obligée d'aller emprunter
un supplément de matériaux aux tiges voisines à mesure qu’elle agran-
dissait sa galerie. Son travail, du reste, témoigne d’une assez grande
habileté. Elle confectionne une véritable étoffe feutrée, solide et résis-
tante, recouverte d’une sorte de coton cardé si épais et si moelleux qu'il
est difficile, au toucher, de saisir l’endroit précis où se trouve la chenille
dans sa galerie.
La métamorphose a lieu, du moins en caplivilé, dans une coque de
même composition que le tube, et située à l’une de ses extrémités. On
trouve cette chenille, dans la région littorale des Alpes-Maritimes,
en mars et avril; l’éclosion a lieu en juin. L'espèce est nouvelle dans la
faune française.
C’est sans doute par sa manière de vivre que. cette chenille est pro-
tégée contre les altaques des parasites; sur une quarantaine d’éclosions
obtenues, je n’ai pas observé un seul cas de parasitisme.
8. EPHESTIA GNIDIELLA Mill, — Il serait superflu de donner la des-
cription de la chenille de cette espèce, dont l'historique complet a été
publié par M. Millière (Ic., IT, p. 308, pl. 83); si j'en parle ici, ce n’est
que pour compléter, par quelques observations, les renseignements déjà
fournis par notre collègue.
Cette chenille est extrêmement polyphage; M. Millière, au moment où
il l’a décrite, ne lui connaissait pas d’autre nourrilure que le Daphne
gnidium; depuis, on l’a signalée sur un Tamarix, sur le Chænomeles
japonica et sur le Citrus aurantium, rongeant l’intérieur du fruit (1);
mais, d’après ce que j'ai observé cetle année (1882), sa nourriture de
prédilection semble être le raisin. Cest, en effet, sur ce fruit que je l’ai
trouvée en plus grande abondance, de juillet en septembre, dans mon
ardin, et j’évalue au moins à 40 pour 400 de la récolte le dégât qu’elle a
causé. Elle circule entre les grains déjà gros, les soudant l’un à l’autre
pour $’y cacher, el les rongeant à la périphérie sans pénétrer à l’inté-
rieur ; de plus, elle enveloppe la rafle d’un lissu aranéeux où ses excré-
ments sont engagés. On la trouve dans une grappe par pelils groupes de
Res Diner nn dire RU Pi Te GUN | ile ai qe DL
(1) Renseignements fournis par M. Ragonot.
49 A, CONSTANT.
deux à six individus qui paraissent vivre en famille, el qui proviennent
sans doute d’une même ponte, quoique leurs tailles soient souvent très
inégales. Ce n’est pas que la consommation qu’elles font soit bien consi-
dérable; mais comme elles attaquent des grains déjà parvenus à un état
voisin de la maturité, et qu’à ce point, les lésions du fruit ne peuvent
plus se cicatriser, il s'ensuit que tout grain entamé tombe en pourri-
ture, et que la contagion s’étend de proche en proche à toute la grappe,
surtout si la saison est tant soit peu humide.
La chenille de l’Eph. gnidiella n’est pas seule à travailler, dans la
région du Midi, à la destruction du raisin; elle est aidée dans celte
œuvre par la chenille de l’Eudemis botrana, qu'on trouve en même
temps dans les mêmes grappes; ce sont donc deux espèces qu’on peut
ajouter à la liste déjà si longue des ennemis de la vigne.
9. COCHYLIS CONTRACTANA Z. — Chenille courte, molle, lente à se
mouvoir, renflée au milieu jusqu’à en devenir presque ovoïde. Elle est
d’abord d’une teinte unie, fauve ou jaunâtre clair. A l’âge adulte, elle se
colore de gris ou de verdâtre, avec les régions dorsale et latérales lavées
de roux brun plus ou moins foncé selon les individus, mais seulement
sur la partie la plus saillante des segments, ce qui donne à cette teinte
une apparence maculaire. Une ligne longitudinale de points de même
couleur au niveau des stigmates. Trapézoïdaux el points verruqueux
bruns. Tête d’un testacé jaunâtre. Écusson de coloration variable, tantôt
de la même couleur que le corps, lavé ou marbré de noir, tantôt figuré
par deux plaques à peu près triangulaires, rousses, bordées postérieure-
ment de noir, et séparées par une ligne claire longitudinale. Région ven-
trale et pattes de la même couleur jaunâtre que le dessus du corps.
Elle vit, pendant tout l’élé, et jusqu’en octobre, dans les calathides
de diverses Lactuca, à la manière de la Grapholitha conterminana; mais,
tandis que celle-ci n’a qu’une seule génération par an, les métamor-
phoses de la C. contractana sont, au contraire, assez rapides. Elle se
chrysalide dans la dernière calathide qui lui a servi de demeure, et éclôt
au bout de quelques jours. Je l'ai vue fréquemment voltigeant par groupes
autour des laitues en état de fructification dans les jardins.
La C. contractana habite l'Europe méridionale; je ne crois pas qu’on
l'ait signalée dans le centre ou le nord de la France.
Chenilles nouvelles ou peu connues. 13
10. RETINIA TESSULATANA Slgr. — Chenille d’un gris sale ou ver-
dâtre, sans dessins apparents. Vasculaire à peine indiquée par un trait
sur quelques-uns des segments du milieu. Tête d’un noir intense, assez
petite, échancrée à sa partie postérieure. Écusson noirâtre, parlagé en
deux parties, d'avant en arrière, par une ligne claire. Pattes écailleuses,
noirâtres.
Elle habite les cônes du Cupressus sempervirens, et c’est sans doute
parce que ces cônes restent au moins deux ans sur l'arbre que la che-
nille n’a pas d’époques bien précises pour ses évolutions. Il y a cepen-
dant deux générations principales : l’une à l’automne, se chrysalidant
pendant les mois d’hiver, et donnant naissance à l’insecte parfait en
mars-avril ; l’autre, qui vit en juin et qui éclôt en juillet-août. Mais, en
dehors de ces deux saisons, on trouve presque en tout temps, même au
milieu de l’hiver, des insectes parfaits et des chenilles.
La métamorphose en chrysalide s’opère à l’intérieur du cône, dans un
tube de soie blanche dont une extrémité aboutit au trou de sortie,
recouvert d’un mince opercule. La chrysalide est d’un brun clair à tête
mucronée, et porle au segment anal une couronne de crins raides, courts
et divergents.
11. EUDEMIS AMARYLLANA Mill. — Cette espèce étant sur le point
d’être décrite par M. Millière, d’après des individus pris au vol, je ne
m'occuperai point de l’insecte parfait, me bornant à donner la descrip-
tion de la chenille que notre collègue, je crois, n’a pas connue.
Elle est raccourcie et renflée, peu agile, d’un vert plus ou moins
sombre, sans autres dessins que la vasculaire, faiblement indiquée en
couleur plus obscure. Trapézoïdaux blanchâtres, peu visibles. Tête d’un
roux clair, avec deux petiles taches latérales brunes. Écusson jaunâtre,
irrégulièrement bordé de brun.
On la trouve, à l’automne, dans les épis fructifères de divers Echium, et
plus souvent encore dans ceux de l’Onosma echioides, dont les graines et
les calices plus serrés et plus épais lui offrent une retraite mieux cachée.
Elle s’installe sur le rachis de l’épi près de son extrémité, entre les deux
rangs de semences, et mange à droite et à gauche en avançant dans un
léger tube de soie, à mesure que les progrès de l’anthèse font allonger
â/ A. CONSTANT.
l’épi, ayant ainsi toujours à sa portée des graines verles et tendres. Sa
métamorphose a lieu le plus souvent à la place même où elle a vécu; elle
passe l'hiver en chrysalide, et éclôt dès le commencement de mars, ce
qui permet de penser qu’elle a deux générations ; mais jusqu’à présent, je
ne connais que celle dont je viens de parler.
Elle est très souvent attaquée par un petit Diptère parasite,
19, DICHRORAMPHA ACUMINATANA Z. — En élevant cetté chenille, aû
printemps de 4889, sur deux plantes différentes et à deux époques dis-
tinctes, je croyais fermement à l'existence de deux espèces, d'autant
mieux que ces chenilles n’étaiént point absolument semblables, et que les
plus faibles différences ont une assez grande valeur dans une faïñille où là
plupart des espèces se ressemblent de si près sous leur$ premiers états.
Mais l’examen de l’insecte parfait n’est pas venü confirmer celte opinion,
et les types issus des deux séries ne peuvent être séparés spécifiquement.
Je vais donc décrire la chenille qui est la plus abondante, et subsidiaire-
ment l’autre race, en indiquant les différences qui existent de l’une à
l’autre.
Chenille fusiforme, d’un blanc jaunâtre qui va quelquefois jusqu’à la
couleur ambrée luisante et translucide; on aperçoit sous la peau les
mouvements de la circulation et de la digestion. Vasculaire vaguë et peu
distincte, confondue avec le tube digestif. Pas d’autres lignes. Trapézoi-
daux, points pilifères et stigmates d’un gris pâle, mais difficilement visi-
bles. Tête brune où noire. Écusson fortement teinté d’une couleur brune
qui l’envahit parfois entièrement.
Vit en mai et juin au sommet des jeunes tiges du Ghrysanthemum sege-
tum, logée dans le canal médullaire. Elle arrête la croissance de la plante,
qui émet alors des rameaux latéraux au-dessous du point habité par la
chenille, ce qui rend cette dernière très facile à découvrir ; on peut .
recueillir presque à coup sûr les sommités qui renferment l’insecte ron-
geur, Elle cesse de manger dans le courant de juin et se construit, dans
la terre, une coque où elle demeure assez longtemps avant de se méla-
morphoser ; enfin, l’éelosion du papillon a lieu en octobre.
Quant à l’autre race, elle est d’un jaune généralement plus pâle; sa
forme semble être plus déprimée: en outre, sa tête est d’un jaune teslacé
Chenilles nouvelles ou peu connues. 15
au lieu d’être brune ou noire, et l’écusson est à peine distinct, pour la
couleur, du reste du corps. Elle vil en mars et jusqu’au 20 ou 25 avril
dans les souches du Leucanthemum pallens; je ne l'ai jamais trouvée dans
les parties aériennes de la plante. Elle est en coque depuis environ un
mois lorsqu'on commence à trouver l’autre sur le Gkrysanthemum segelum
en mai, et son papillon éclôt dans le courant d’août. J’ajoutcrai qu’elle
est beaucoup moins abondante que la précédente.
18. ACROLEPIA ÉGLANTERIBLLA Mann. — Espèce décrile pour la pre-
mière fois en 4855, par Mann; cité par M. Släinton dans son Téncina of
Southern Europe. Mais les deux exemplaires qui lui avaient servi à l’éla-
blissemént de l’espèce avaient été, dit-il, pris au vol, aux environs
d’Ajaccio, sur un buisson de roses (1) : il n’en connaissait donc pas les
premiers états. Douze ans plus tard, en 4867, M. Slainton trouva à
Cannes, sur l’Helichrysum Stæchas, une clienille qu'il ne put élever, mais
qu’il supposa être celle de l’Acrolepia eglanteriella, d'après un renseigne-
ment fourni par M. Staudinger. Il est probable que notre habile collègue
avait deviné jusle, car la manière de vivre de la chenille, l’époque de sa
découverte, et la description succincte qu’il en donne conviennent assez
bien à l'espèce en question.
J'ai eu moi-même l’occasion d'élever cette chenille en 4882, et voici le
résultat de mes observations.
Elle est d’un vert pâle et terne, atlénuée postérieurement, sans autres
lignes que la vasculaire, très peu apparente en teinte plus foncée, et
encore seulement à la fin de sa croissance. Têle d’un jaune testacé,
Écusson un peu plus pâle, avec deux traits postérieurs transversaux bruns
ou noirs.
Habite, en avril, les sominités des, jeunes pousses de l'He/ichriysuin
angustifolium ; elle s’y tient cachée et mine les feuilles voisines, tout en
changeant souvent de retraile, ce qui, joint à son éxtrême petitesse, la
rend difficile à découvrir. Son éclosion arrive du milieu à la fin de mai,
La chrysalide est d’un vert jaunâtre, enveloppée dans le tomentum des
feuilles, du moins pour les chenilles élevées en captivité.
(1) D'où vient le nom d'eglantierella créé par Mann, et qui donne une fausse
idée des mœurs de la chenille.
16 A. CONSTANT.
Geite espèce est toujours demeurée très rare, et je crois que peu d’en-
tomologistes l'ont trouvée en France jusqu’à présent.
1h. DEPRESSARIA SUBPROPINQUELLA Stgr. (var. rhodochrella H.-S.), —
On est d'accord pour considérer le type de la Depr. rhodochrella comme
constituant une simple variété de la Depr. subpropinquella ; les chenilles
ne sont pas d’un grand secours pour aider à trancher cette question,
attendu que le genre Depressaria est un de ceux où les chenilles se res-
semblent le plus entre elles pour la forme, pour les mœurs et pour les
couleurs. Cependant, j’ai toujours remarqué que la chenille de la var. rho-
dochrella est d’une teinte plus pâle et plus jaune que celle de la subpro-
pinquella, qui est d’un vert généralement assez sombre. Quoi qu'il en soit,
je trouve ici, dans la région littorale, une forme de la rhodochrella assez
remarquable, à l’état parfait, pour mériter quelques lignes d’une mention
spéciale. Voici d’abord la description de la chenille :
Elle est allongée, atténuée postérieurement, d’un vert pâle, lavé de
jaunâtre sur les flancs; ces teintes plus foncées dans l’âge adulte. Pas
d’autres lignes que la vasculaire, vaguement indiquée. Trapézoïdaux,
stigmates et autres points, noirs et fins. Tête et écussontrès noirs, lui-
sants. Région ventrale de même couleur que le dessus, avec les pattes
antérieures jaunâtres.
Elle vit en avril-mai dans les feuilles du Carduus Sanctæ-Balmæ qu’elle
plie légèrement en dessus, dans le sens de la longueur; ses mœurs ne
diffèrent pas, en cela de celles de la subpropinquella typique. Mais l’in-
secte parfait a constamment une teinte spéciale : il est d’un beau jaune
orangé, vif et brillant; sur environ cinquante individus obtenus de che-
nilles récoltées dans diverses localités, sur cette plante, aucun ne pré-
sente la moindre modification dans cette couleur. D’un autre côté, les
nombreuses subpropinquella que j'ai élevées sur d’autres Composées,
Cynara, Cirsium, Carduus, Tyrimnus, Centaurea diverses, ne m'ont
jamais donné un seul exemplaire du même coloris que celles du Card.
Sanctæ-Balmaæ.
15. GELECHIA BASIGUTTELLA Hein. — Chenille allongée, un peu renflée
au milieu, d’un vert jaunâtre, avec quelques nuances éparses plus foncées,
paraissant dues à la transparence de la peau qui laisse entrevoir les
Glienilles nouvelles ou peu connues, 17
organes intérieurs. Vasculaire à peine indiquée ; pas d'autres lignes, Points
ordinaires peu ou pas distincts. Tête d’un jaune testacé. Segment anal
d’un vert plus foncé que le reste.
Vil en mai dans les jeunes pousses de diverses espèces de Salix, d'où
elle s'échappe au moindre attouchement avec une extrême vivacité. Se
métamorphose dans la terre et éclôl en juin.
Très voisine de la Gel. albicans du même auteur, cependant les deux
espèces me semblent être distinctes. La chenille de l’albicans m'est
inconnue ; elle vit aussi, dit-on, sur les saules: du reste, il est peu pro-
bable que les chenilles de deux Géléchides si voisines puissent présenter
entre elles des différences bien profondes.
16. GELECHIA CYTISELLA Tr. — En publiant le premier celte espèce,
en 4833, Treitschke a aussi donné une notice sommaire sur la chenille.
Mais, depuis cette époque, la G. cytisella n’a pas cessé d’être assez rare;
peu d'amateurs connaissent sa chenille, et quelques renseignements sur
elle ne seront pas inutiles pour aider à la trouver.
Elle varie un peu pour la couleur. Le fond est d’un brun plus ou moins
foncé, qui va quelquefois jusqu’au noir terne ou violacé, avec la ligne
dorsale généralement plus claire. Segments bien marqués, chacun d’eux
divisé en deux parties par un petit sillon transversal. Trapézoïdaux et
autres points assez gros, noirs, luisants, presque verruqueux, surtout les
deux antérieurs sur chaque anneau. Ils sont ordinairement cerclés de gris
cendré, et celte couleur forme quelquefois une bande confuse au niveau
des stigmates. Tête et pailes antérieures noires ou brunes selon que la
chenille est d’une couleur plus ou moins sombre. Écusson conservant les
mêmes proportions pour la teinte, et souvent divisé en deux parties par
un trait pâle. Ventre et pattes membraneuses verdâtres.
Treitschke dit que cette chenille est quelquefois d’un gris verdâtre ou
d’un vert clair. Je ne l’ai jamais vue de ces deux couleurs.
Elle vit, en hiver, c’est-à-dire de novembre à février, dans la région
méditerranéenne, sur le Galycotome spinosu, seule plante où je l’aie
jamais trouvée. Elle est très rare et difficile à découvrir, car sa retraite se
compose, quand elle est jeune, d’une foliole unique, de deux au plus
(1885) 4°° partie, 2,
4 A. CONSTANT.
CO
dans l’âge adulle, et ces deux folioles très proprement soudées par leurs
bords, échappent aisément aux regards au milieu de l’abondant feuillage
de l’arbuste.
Elle se chrysalide, du moins en captivité, entre les dernières feuilles
qu’elle a habitées, et l’éclosion a lieu depuis le milieu de février jusqu’en
avril,
Selon Treitschke, la G. cytisella, qui habite aussi l'Allemagne et la
Hongrie, vit sur le Cytisus nigricans, se chrysalide en octobre, et éclôt
en ayril. On voit qu'elle ne se comporie pas absolument de la même
manière dans les deux régions.
47. TELEIA MYRICARIELLA Frey. — La chenille est, dans sa jeunesse,
entièrement d’un jaune verdâtre uni, avec la tête brune. Adulte, elle
passe au brun plus ou moins foncé, et l’écusson se colore de la même
teinte que la tête: quelquefois l’un et l’autre deviennent presque noirs,
mais l’écusson conserve toujours une teinte un peu plus claire que la tête.
Elle habite les Tamarix africana qui croissent dans les sables du lit-
toral; mais on ne la trouve que çà et là. Elle réunit en paquets assez
volumineux les brindilles terminales de ces arbustes, et se ménage au
cenire une galerie cylindrique ouverte à ses deux extrémités; elle change
souvent de demeure, car on trouve beaucoup de loges désertées par leurs
habitants.
Sa métamorphose s'opère dans la terre, vers le milieu de juin; l’éclosion
arrive en juillet, Encore assez rare dans les collections.
Â8. MEÉSOPHLEPS TRINOTELLUS H.-S. — Chenille très allongée, d’un
rouge safrané foncé ; segments bien distincts; chacun d’eux marqué dun
petit sillon ou pli transversal. Points ordinaires difficilement visibles,
même à la loupe. Tête très noire. Écusson à peine plus brun que le reste
du corps. Ventre et pattes de la couleur du dos.
Elle vit, à l'automne, dans les siliques de la Moricandia arvensis; sa
forme est si mince et si allongée qu’elle lui permet de circuler dans toute
la longueur de ces fruits, malgré leur exiguité ; elle n’éprouve même pas
Le besoin de rejeter ses excréments au dehors de la silique pour éviter
l'encombrement. Elle passe tout l'hiver à l'état de chenille dans lasilique
Chenilles nouvelles ou peu connues, 49
et s’y chrysalide au printemps. L’éclosion a lieu vers la fin de mai ou le
commencement de juin.
M. Stainton, qui a publié une courte notice sur cette espèce (The
Tineina of Southern Europe, p. 222 et 233), dit qu’elle vit aussi dans les
siliques du Cheüranthus cheiri, d’où il suit qu’on peut la trouver dans
beaucoup de localités; cependant, jusqu'à présent, l'espèce est restée
assez rare.
19. NoTHRIS ASINELLA Hb, — Cetle chenille se présente sous deux
aspects assez différents selon qu’elle est jeune ou adulte. Elle est d’abord
très allongée, à segments presque unis, entièrement d’un vert gai, tirant
quelquefois un peu sur le jaune clair. Pour tout dessin, les sous-dorsales
marquées en teinte plus pâle; la tête et l’écusson un peu plus jaunes
que le reste du corps. Adulle, elle paraît plus raccourcie relativement à
sa taille, plus cylindrique, et les segments sont surtout mieux divisés.
Fond d’un vert clair, avec six lignes longitudinales bien tracées d’un
brun clair ou rougeûtre; la tête est souvent marbrée de teintes rousses.
On la trouve en mai sur les Salix alba, incana et autres espèces à
feuilles lancéolées ; elle habite le sommet des pousses herbacées, alta-
chant l’une à l’autre les feuilles terminales par leur face supérieure, sans
les rouler ni les plier. Elle est extrêmement vive el frétillante, et se pré-
cipite hors de sa retraite à la moindre secousse. Sa métamorphose a lieu
dans la terre ; mais en captivité, il lui arrive souvent de se construire une
coque en soie blanche et mince entre les feuilles où elle a vécu.
Le papillon éclôt à la fin de juin et au commencement de juillet; il est
encore très peu répandu dans les collections.
20. CHAULIODUS ÆQUIDENTELLUS Hofm.-Chenille lente et molle, assez
renflée, atténuée aux extrémités, d’un jaune plus ou moins verdâtre, à
peu près de la même nuance que les carpelles dont elle se nourrit. Pas de
lignes ni de dessins. Trapézoïdaux gros et saillants, d’un brun presque
noir. Points pilifères et stigmates de la même couleur.
Tête et paites écailleuses noires. Écusson brun, marqué au milieu pa
un lrait longitudinal jaunâtre.
Elle se nourrit des semences jeunes de plusieurs Ombellifères, Peuceda=
39 À, CORSTANT, — Chentlles nauvelles au pe éonhties,
num officinale el cervaria, Ferula comimunis, ele. Kile ne pénèlre pas
dans l’intérieur des carpelles, comme sa congénère éniquellus; elle étend
seulement des fils de soie entremêlés à travers les rayons d’une Ombel-
lule, et se tient au milieu de son ouvrage en mangeant les graines voi-
sines, sans prendre la peine de se cacher; aussi la trouve-t-on aisément.
J'ajoute qu’elle est loin d’être commune et que les localités qu’elle habite
sont toujours reslreintes.
Elle se chrysalide dans une petite coque fusiforme, allongée, à tissu en
réseau rappelant un peu les coques des Acrolepia; l’état de chrysalide ne
dure que peu de jours. Deux générations par an: la première au prin-
temps, donnant le papillon en juin; la seconde, en septembre, avec l’in-
secte parfait en octobre et novembre. Cette dernière paraît être la plus
abondante des deux.
21. PYRODERCES ARGYROGRAMMOS Zell. — Chenille épaisse el courte,
d'un bianc d'os, presque diaphane, au point qu’on aperçoit à l’intérieur
le tube digestif et les aïiments qu’il contient. Pas de lignes ni de points
apparents. Tête et écusson d’un brun clair ou roussâtre.
On la trouve dans les calathides de plusieurs Composées : Carlina
corymbosa, Kentrophyllum lanatum, Centaurea aspera, Pycnomon
acarna, elc. Elle se nourrit du réceptacle aussi bien que des akènes,
Deux générations par an : l’une hiverne à l’état de chenille et éclôt en
juin; l’autre, vit en été, et donne son papillon en août. Il y a, en outre,
un certain nombre d’éclosions irrégulières pendant toute la belle saison.
a métamorphose a toujours lieu à travers les paillettes des capilules.
a —O) == mm
NOTE
SUR
Diverses variétés de Lépidoptères
Par M. J. FALLOU.
(Séances des 14 Décembre 1881 et 28 Mars 1883.)
1° PARARGE IpA Esper. Aberratlion ALBOMARGINATA Faliou. — Ce
Satyridé est un individu mâle offrant un cas d’albinisme partiel d’une
régularité parfaite; il me semble n’avoir élé décrit par aucun auteur et je
n’en ai pas vu de semblables dans toutes les collections que j'ai examinées.
La tête, le thorax et l'abdomen sont blanchâtres, au lieu de présenter,
comme dans le type, une coloration brune en dessus. Le fond des quatre
ailes a conservé la couleur ordinaire de l'espèce, c’est-à-dire un fauve
vif; mais la tache du disque et toute la bordure des quatre ailes, qui
sont habituellement brunes, n'existent plus et sont remplacées par du
blanc. L’œil apical noir bipupillé a presque disparu pour ne laisser voir
distinctement que la pupille supérieure, quoique en dessous des ailes les
deux pupilles soient apparentes. Les dessins, ordinairement d’un gris
nébuleux du dessous des ailes inférieures, sont effacés ; la couleur blan-
che paraît seule et remplace toutes les nuances foncées habituelles, ce
qui donne à ce Pararge un faciès tout particulier.
GCelte variété a été prise volant avec un grand nombre d'individus typi-
ques de l’espèce, en juillet 1878, à Roquefavour, entre Marseille et Aix,
par M. P. Dognin, qui a bien voulu en enrichir ma collection. — La
planche 1'°, n° II comprend deux figures de l’aberration «/bomarginata
(a, en dessus; b, en dessous), gravées d’après d’habiles peintures dues à
M. G.-A. Poujade.
9° CHELONIA CAJA Lalr. Aberration nouvelle Fallou. — Get Hétérocère
est l’une des espèces où l’on rencontre le plus de sujets dissemblables :
aussi les auteurs anciens et modernes en ont-ils décrit et souvent figuré
des séries des plus curieuses.
La variété nouvelle est un mâle qui se rapproche de celle qu’Engramelle
a représentée dans son grand ouvrage, pl. cxzir, n° 187, c, c. Comme
cette dernière, elle a les ailes {supérieures complètement brunes: les
nférieures sont de la même couleur, mais d’une teinte plus claire et
Ann. Soc, éut. Fr. — Juillet 1833.
22 J, FALLOU. — Variélés de Lépidopières,
laissant voir les taches ordinaires du type, quoique quelques-unes soient
confluentes. Le corselet est normal avec les ptérygodes d’un gris rosé, au
lieu d’être brun. L’abdomen est d’un gris noirâtre. Les bords internes
des ailes inférieures offrent une frange rosée.
Ge Lépidoptère est éclos de chrysalides provenant de chenilles captu-
rées aux environs de Champrosay (Seine-et-Oise) par M. Hucherard, qui
a bien voulu me le donner, Il est éclos dans des conditions atmosphéri-
ques toutes particulières : c’est le 28 mai 1882, après une nuit des plus
orageuses qu'il a été trouvé dans la boîte renfermant les chrysalides.
Des faits ayant de l’analogie avec l’éclosion de celle Chelonia ont déjà
été signalés. M. E. Bellier de la Chavignerie (Ann. 1858, p. 299), cite
plusieurs Lycæna Adonis Fabr. qu’il a pris par un temps d'orage, et dont
la coloration était lilas au lieu d’être bleu. Le regretté marquis de Lafitole,
à propos de la Chelonia caja, a écrit (Pelites Nouv. entom., septem-
bre 1876, p. 62), que toutes les tentatives faites par lui pour obtenir arti-
ficiellement des variétés n’ont pas réussi, mais qu’il a remarqué que c'était
toujours par des temps orageux qu’il avait obtenu par éclosion des variétés,
aussi en conelut-il qu’il est probable que l'électricité soit un des princi-
paux agents de la variation de couleurs chez les Lépidoptères.
De mon côlé, j'ai recueilli quelques observations qui viennent à lappui
de celle hypothèse. 4° Le 3 juillet 1873, je trouvais dans la forêt de
Sénart, en chassant par un lemps humide et très orageux, un Arge
Galathca Lin. ®, qui présentait un cas d’albinisme très remarquable; la
couleur noire a complètement disparu et est remplacée par du blanchâtre
sur lequel domine des atômes grisâtres; 2° Le 46 août 1877, je capturai
en Suisse, au Simplon, dans les mêmes conditions atmosphériques, un
Polyommalus Xanthe Fabr. Q, chez lequel la coloralion ordinaire brune
des ailes supérieures est passée au jaune paille, tandis que le fond des
ailes inférieures est noir et non de couleur brune ;°3° Enfin, le 26 juil-
let 4889, j'ai pris, par un temps analogue, dans la forêt de Sénart, un
Pararge Janira ®, atteint largement @albinisme des ailes supérieures et
inférieures du côlé droit.
Sans vouloir rien conclure d’une manière positive de ces diverses re-
maiques, il n'est toulefois permis de supposer que le fluide électrique
doit exercer une certaine action sur la variabilité chez les Eépidoptères.
1! serait bien à désirer que les entomologistes placés dans des conditions
favorables puissent étudier cet intéressant sujet el arriver à une solution
définilive.
QE
MÉTAMORPHOSES
D'UN
DIPTÈRE de la famille des SYRPHIDES
GENRE ÉEicrodeon Mric, — Amplaritis LATR,
(Microdon mutabilis Lin.)
Par M. G.-A, POUJADE,
(Séance du 12 Juillet 1882.)
Dans une excursion entomologique que je fis au mois de mars dernier,
dans les marais de La Ferté-Milon (Aisne), avec M. E. Simon, nous
découvrimes des troncs de peupliers abaltus depuis un certain temps, et
dont l'écorce, se détachant facilement, abritait des colonies du Lasius
niger. Au milieu de ce peuple de Formicides, nous aperçümes çà et là,
parfois en groupes de trois ou quatre individus, de singuliers animaux de
la forme et de la grosseur d’un grain de café, grisâtres, réticulés, forte-
ment adhérents à l’aubier et dont l’immobilité complète contrastait avec
l'activité fiévreuse de leurs hôtes. A première vue, je les pris pour de
petits Limaciens au repos, mais M. Simon me dit en avoir vu chez
M. Valéry Mayet, de Montpellier, et que c’étaient des larves de Diptères.
Je m'en emparai, les mis dans une boîte avec de la mousse humide et
n’y touchai plus. Elles élaient à leur taille, car, le 24 mars, j'en vis six
dont la peau avait bruni et durci, c’est-à-dire se métamorphosaient en
nymphe ; quatre jours après environ, les pelites cornes respiratoires
parurent et m'indiquèrent que j'avais des Syrphides. Dans cet état, elles
étaient tellement adhérentes aux parois de la boîle qu’on les aurait brisées
plutôt que de les en détacher.
Le 24 avril au matin, j’eus en effet l’éclosion d’un Syrphide : le Micro-
don mutabilis, et, deux heures après seulement ses ailes furent complète-
ment développées, mais encore écartées et incolores ; ce ne fut qu’au bout
Ann, Soc. ent, Fr. — Juillet 1883,
9! G.-A, POUJADE.
de trois quarts d'heure qu’il les croisa sur son dos, position que ces
insectes prennent au repos. Il était alors encore mou et de couleurs pâles ;
sa coloration et son raffermissement complets ne s’effecluèrent que bien
plus tard; c’est à ce moment que sur les ailes parurent des taches
brunâtres aux nervures transversales.
Je communiquai celte découverte à notre savant collègue M. le docteur
Laboulbène, qui me dit avoir trouvé anciennement à Fontainebleau cette
larve sur des écorces de pin et dans les cavités de cet arbre, mais n'eut
pas la chance de voir éclore l’insecte parfait. Depuis il en reçut de
M. Puton, de Remiremont, de M. Valéry Mayet, de Montpellier, à qui il
annonça déjà que c'était un Syrphide. Enfin, tout dernièrement, M. Valéry
Mayet lui communiqua larves, nymphes, insectes parfaits et la Fourmi
(également le Lasius niger) avec laquelle vit ce curieux animal, le tout
accompagné de notes intéressantes, confirmant et complétant ce que j'en
ai dit plus haut et que je vais résumer ici (4).
M. Valéry Mayet a toujours trouvé les larves de Microdon avec les
Fourmis, dans leurs galeries de l’intérieur des arbres ou en terre et
quelquefois à une profondeur de 25 centimètres. Il n’a pas pu découvrir
de quoi elles se nourrissent, peut-être, suppose-t-il, des premiers élals
des Fourmis. Lorsqu’elles sont sur le point de se métamorphoser en
nymphe, elles se rapprochent de l'extérieur; ainsi, quand la fourmilière
est établie dans une souche, elles viennent se mettre sous l’écorce; si
elle est souterraine, les larves cheminent jusqu’à la surface du sol sous
les pierres qui la recouvrent. L’insecte parfait a été quelquefois rencontré,
venant d’éclore, dans les fourmilières mêmes.
M. le docteur Laboulbène ayant mis généreusement ces objets à ma
disposition pour m'aider dans mon travail, j'ai pu constater que les
insectes obtenus appartiennent également au Microdon mutabilis. Du
reste, larves et nymphes sont absolument semblables à celles que j'ai
trouvées.
Schiner (Fauna Austriaca, Die Fliegen, Wien., 1862) dit avoir rencon-
tré des larves de Microdon sous l'écorce du saule, en compagnie de
légions de Formica fusca; il en donne une très courte description, les
(4) Laboulbène, Ann. Soc. ent. Fr., 1882, Bull., p. 118 et 198.
Métlamorphoses d’un Syrphide. 25
compare à des Mollusques nus et dit qu’elles ont été considérées comme
telles primitivement. Je crois donc utile de donner ici une description
détaillée des divers états de ce curieux Diptère,
S 1°". Larve. (PI 1°, n° I, fig. 1 à 6.)
Larva elliptica, brevis, subgrisea ; superne valde convexo, corpore satis
fimo, annulis non conspicuis ; dorsum reti eminenti præditum, latusque
margine striato et fimbriato. Subtus plana est, carnosaque; oculi nulli,
necnon pedes. Pars postica, protuberans, duo stigmata gerens.
Habitat cum Formicis.
Longueur : 9 millim.; largeur : 7 millim.; épaisseur : 5 millim.
Elliptique, fortement bombée en dessus, plate et charnue en dessous, sans
aucune trace d'annulation; tégument de consistance, assez ferme, d’une
couleur grisâtre pâle en dessus et un peu couleur de chair en dessous.
La partie supérieure est parsemée de fortes réticulations saillantes, rousses,
formant des polygones irréguliers dont les intervalles sont lisses; sur le
dos, les réticulations laissent libres deux espaces formant des bandes
sinueuses longitudinales, espacées de 2 millimètres, se rejoignant à la
partie antérieure du corps et se réunissant postérieurement aux deux
sligmates. De chaque côte du corps on remarque une bande semblable,
mais dont l'intervalle est relié par des lignes transversales élevées comme
le reste des réticulations. Lorsqu'on examine ces réliculations avec un
fort grossissement, on les voit garnies de poils roussâtres frisés, relenant
les parcelles de bois ou de terre du milieu dans lequel elles ont vécu, ce
qui rend ces éminences encore plus saillantes.
Les côtés du corps se terminent presque à angles droits et sont munis
d’une bordure finement striée latéralement et garnie d’une frange étroite
de cils roux ; cette bordure est plus large et plus apparente en dessous
(fig. 2 et 6).
La partie postéricure présente une prolubérance d’un demi-millimètre
de longueur, ayant la forme d’un cylindre comprimé horizontalement et
terminé par deux mamelons bosselés, entre lesquels sont placés un peu
obliquement les deux stigmates. Celte partie, vue à la loupe, est par-
26 _ G.-A, POUJADE.
semée de lignes latérales élevées, régulièrement inter rompues, qui la font
paraître écailleuse (fig. 4 et 5).
Le dessous du corps (fig. 2) est à peu près lisse au milieu et finement
ridé sur les côlés; il est séparé par une fossette longitudinale s'étendant
depuis l'extrémité postérieure jusqu’à l'ouverture de la bouche. Celle-ci
est invisible extérieurement ; on ne voil saillir que deux tiges coniques
et rétractiles, qui sont probablement les antennes (fig. 6).
Aucune apparence d'organes de vision ni de pattes.
Les larves séchées ou conservées dans Palcool laissent un peu appa-
raître, par suite de la contraclion, les segments qui semblent être au
nombre de huit.
Cette larve se déplace avec une extrême lenteur, en rampant de côlé;
j'ai remarqué que pendant cetle opération elle humecte la place qu’elle
occupe avec un liquide incolore sortant de la bouche. Ge liquide est pro-
bablement destiné à la fixer solidement lorsqu’arrive le moment de la
nymphose,
S 11. Nymplhe. (PL 4°, no I, fig. 7 à 11.)
Pupa elliptica, brunnea, superne valde conveæa, reticulata; subtus
plana loco vehementissime adhærens ; pars anterior duos habens pedun-
culos stigmale præditos ; pars postica leviter protuberans.
Long. 9 millim.
Arrivée à terme, la larve s'immobilise complètement, se colle forte-
ment sur place, sa peau brunit et se solidifie, tout en conservant la
même forme avec les réticulations. Quatre jours après environ, percent à
la partie antérieure et sur les lignes dorsales les deux cornes respiratoires
ou stigmatifères, qui sont droites et de 3/4 de millimètre de longueur,
Lorsqu'on ouvre cette peau durcie, qui est devenue la coque de la
nymphe, on voit cette dernière (fig. 10 et 11) montrant les formes
emmailloltées de l’insecte fulur : la tête infléchie sur la poitrine, les
antennes appliquées sur le front et débordant de chaque côté sur les yeux,
les six pattes repliées et appliquées sur la poitrine et l'abdomen, le four-
reau des ailes également ramené contre les paltes postérieures. La partie
Mélamorphoses d’un Syrphide. 97
dorsale montre implantées sur l'extrémité du prothorax les cornes respi-
ratoires qui communiquent avec deux grosses trachées,
Quand l’insecte vient à éclore, la partie antérieure et supérieure de Ja
coque éclale en trois pièces au-dessous des cornes respiratoires, laissant
une ouverture coupée latéralement d’une façon assez nelte, environ au
cinquième de la longueur.
S IIL Ensecte parfait. (PI 41°, n° I, fig. 142 à 16.)
MICRODON MUTABILIS Lin.
— apiformis Deg.
— apiarius Fabr,
— novus Schrk.
Æneo-olivaceus, pubescentia sat longa, aurato-rubida vel olivacea. Caput
tribus ocellis munitum in triangulum obtusangulum dispositis, Antennæ
basi approximatæ, nigræ, tres articulos habentes. Thorax fere quadratus,
angulis posticis præcisis. Scutellum fere semicirculare, duobus mucroni-
bus minimis prædilum. Abdomen basi angustum, fere conicum, apice
rotundalum, supra conveæum, sublus concavum. Alæ leviter adumbratæ,
nervis brunneës, Pedes salis validi, villosi, lutei, nigro annulati.
Longueur : 9 à 40 millim.; largeur prise au thorax : 3 à 3 1/2 millim.
Couleur générale vert olive bronzé, quelquefois avec une teinte pour-
prée; abdomen plus foncé, presque noir, avec reflets violacés ; une pubes-
cence assez fournie, soyeuse, dorée, rougeâtre ou olivâtre, garnit la têle,
le thorax, le bord des segments abdominaux et la partie anale,
Téle (fig. 14 et 15) un peu plus large que le thorax, semi-elliplique,
‘bombée; yeux brun foncé ; verlex assez large, surlout chez la femelle,
muni de trois ocelles petits, peu saillants, à peu près invisibles à l'œil nu
et disposés eu triangle à sommet oblus; front garni de poils jaune rou-
gealre ou verdâtre très brillants; antennes rapprochées à leur base, plus
longues que la tête, noires, de trois articles, le premier finement velu,
presque aussi long que les deux suivants qui forment un fuseau, le second
98 G.-A, POUJADE,
moilié plus court que le dernier qui est aplati et porte à sa base un style
glabre.
. Thorax assez convexe, presque carré, avec les angles postérieurs coupés,
traversé en longueur par trois lignes obscures à peine visibles à travers
les poils soyeux.
Écusson (fig. 16) égalant la moitié de la largeur du thorax, presque
en demi-cercle, muni postérieurement de deux petites pointes mousses
visibles seulement à un fort grossissement et cachées dans les poils.
Abdomen formant la moitié de la longueur totale du corps de l’insecte,
à base étroite, s’élargissant au second anneau d’une fois et demie la lar-
geur du thorax, puis finissant en cône avec l'extrémité arrondie; assez
convexe en dessus, presque concave en dessous,
Ailes dépassant l’abdomen pendant le repos, un peu obscures, rous-
sâtres à la base, avec les nervures transversales plus ou moins bordées
de brun. Balanciers d’un jaune pâle.
Pattes assez fortes, velues: cuisses et tarses postérieurs noirs; tarses
antérieurs et tibias d’un jaune doré soyeux, ces derniers ornés d’un
anneau noirâtre.
L
Une espèce extrêmement voisine de la précédente se trouve également
en France: c’est le
MicrODON DEvIUS Lin. (PI. 1"°, n° I, fig. 17, 18 et 19.
— piger Schrank.
— micans Meigen.
— anthinus Meig.
dont je crois utile de signaler les caractères différentiels.
Nitide aurato-virens, pubescentia brevi. CGaput rotundatum. Verteæ
angustus : ocelli magni, eminentes, in triangulum æquilateralem dispositi.
Scutellum fere trapezoideum, cum duobus mucronibus sublongis. Alæ fere
hyalineæ.
Les couleurs sont à peu près les mêmes, cependant généralement d’un
vert plus brillant; la pubescence est plus courte sur la têle et le thorax.
Mélamorphoses d'un Syrphiie, 0
Téte (Ag. 17 et 48) plus arrondie, avec le vertex plus étroit, notamment
chez le mâle : ocelles plus gros, plus saillants, visibles à l'œil nu et dis-
posés en triangle équilatéral.
Écusson (Gg. 19) presque #'apézoïdal, muni postérieurement de deux
pointes aiguës assez fortes et visibles à l’ail nu, même à travers les
poils.
Les ailes sont plus rarement bordées de brun aux nervures transver-
sales.
11 serait inléressant de savoir si la larve diffère beaucoup de celle du
M. mutabilis et si elle vit, ce qui est très probable, dans les mêmes
condilions.
Les insectes parfaits du genre Microdon se trouvent au printemps sur
les fleurs ou cachés sous les herbes dans les prairies humides. Ils ne
paraissent pas êlre très communs : je n'ai pu trouver qu’une quinzaine de
larves et pupes du M. mulabilis à La Ferté-Milon; j'ai rencontré une
seule fois le M. devius à Chaville. M. le docteur Laboulbène a pris un
individu de ce dernier à Bar-sur-Seine, en juin, et il en possède deux ou
trois capturés par Éd. Perris à Mont-de-Marsan, en mai 1849. Latreille
(Hist. Nat. gén. et parl. des Crust. et Ins., 1805) dit qu’il a trouvé à
Montmorency le M. mulabilis, qu'il nomme Aphritis auropubescens, et
qu'il est plus commun dans le midi de la France. Schiner (loc. cit.) dit
cependant qu’on trouve souvent les Microdon en grand nombre blotlis
près du sol parmi les herbes et les feuilles.
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE RENE
Fig. 4. Larve du Microdon mutabilis grossie au double, vue en dessus.
D D° d° vue en dessous.
de D° profil de grandeur naturelle.
h. Protubérance postérieure de la larve portant les stigmates,
5. Les sligmales placés à l'extrémité de celle prolubérance.
G.-A, POUJADE, — Mélamorphoses d’un Syrphide.
6. Partie antérieure de la larve, en dessous, montrant l’ouverlure
buccale et la bordure striée et ciliée,
7. La pupe grossie au double.
8 D° de grandeur naturelle,
D° après l’éclosion de l’insecte.
10, La nymphe vue de ventre,
11. D° vue de dos.
19. Mécrodon mutabilis, état parfait.
13. D° d° de grandeur naturelle et à l’étal
de repos.
1. Tête du mâle.
45. Tête de la femelle.
Écusson du M. mutabilis.
17. Tête du Microdon devius Lin., mâle,
AS an d° femelle.
49, Écusson du M. devius.
=
Ce)
DESCRIPTIONS
DE
Trois nouvelles espèces de Cochenilles
Par M. P. GENNADIUS (d'Athènes).
(Séance du 1% Mars 1882.)
1. LEUCASPIS EPIDAURICA, — Parmi les nombreuses. Cochenilles qui
attaquent l'olivier, il faut classer une nouvelle espèce de Leucaspis qui
n’a été envoyée sur des fruits et des feuilles d’olivier provenant de l’épar-
chie Epidaurus Limera (Péloponèse). Le bouclier du mäle de Leucaspis
est long de un demi-millimètre et celui de la femelle de presque un
millimètre. La partie céphalique du bouclier est noir et le restant blanc.
Cet insecte attaque surtout les fruits et Les feuilles qui, vu de loin,
paraissent comme si elles étaient tachetées de points blancs.
2. DACTYLOPIUS GARIGUS. — Vers la fin de 1884, je visilais près
Mylassa (capitale de la Carie, Asie-Mineure), une forêt dont l’essence était
le Pinus laricio, var. tauricus. Les arbres de celte forêt étaient en
grande parlie altaqués par un Dactylopius qu’on pourrait nommer caricus,
en désignant ainsi le pays où il a élé trouvé pour la première fois.
La femelle de cet insecte, dans son état adulte, est grande de deux
millimètres. Elle a une couleur rougeâtre, et, comme tous les insectes de
ce genre, elle est toujours couverte d’une substance cotonneuse.
Ce Coccus attaque indistinctement les branches et les troncs de toute
dimension. De son corps suinte un liquide sucré et abondant qui est la
principale nourriture des nombreuses Abeilles que les paysans y élèvent.
On sait qu’en général, sur les arbres attaqués par des Cochenilles, se
présente le Fumago dont l’abondance est parfois telle qu’on voit noireir
presque toute la surface de l'arbre attaqué. Un cas pareil est celui des
pins en question. Quand ces arbres sont attaqués par le M. caricus, ils
ont leurs troncs et leurs branches couvertes par la substance cotonneuse
qu’exsude linsecte et par le Fumago. Ainsi, ils ont l'apparence d'arbres
récemment brûlés.
Les Zeïbecks, qui habitent la forêt, distinguent les pins attaqués de ceux
qui ne le sont pas, en appelant les premicrs noirs et les seconds bancs:
Ann, Soc, ent, Fr, — Juillet 1883,
53 BP, GENNABIUS «= Trois nouvelles eepèces de Gachentites,
Pour presque ious leurs besoins, ils préfèrent le bois des pins qu'ils
appellent blancs, parce que l'expérience leur a montré que le bois des pins
noirs n’est pas aussi durable ni aussi souple que celui des pins blancs.
Le Fumago du pin en question se développe parfois tellement que la
couche qui se forme sur l'écorce de l'arbre prend une épaisseur de deux
à trois centimètres. Les feuilles du pin ne sont attaquées ni par l’insecte
ni par le champignon. Les arbres attaqués ne sont jamais isolés; ils sont
de tout âge et ils se trouvent toujours par touffes de plusieurs ensemble,
distingués de loin par leurs troncs gris et leur aspect languissant.
3. MONOPHLEBUS HELLENICUS (fuscipennis?).— J'ai trouvé celle espèce
de Monophlchus dans l’Altique, sur le Pinus halepensis.
La femelle, quand elle est jeune, est presque cachée sous le duvet
cotonneux qu'exsude le corps des insectes de ce groupe. Celle substance
est beaucoup moins épaisse sur la femelle adulte. On la voit seulement
sur les sommets des segments du corps. — La femelle à l’état adulte a
une couleur d’orange; elle est longue de 7 à 8 millimètres et large de
2 1/2 à 3 millimètres. Ses paltes et ses antennes sont noires.
Get insecle attaque le tronc, les branches et surlout les rameaux qui
portent les feuilles. Quand les rameaux sont attaqués par plusieurs de ces
Monophlebus, ils se dessèchent ; de sorte que le pin, de loin, paraîl avoir
été roussi par le feu.
Pour détruire les Cochenilles dans de grandes plantations, on ne peut
pas employer les gratlages et le nelloyage que quelques auteurs conseil-
lent. Pour lutter contre ces insectes, il faut se servir de moyens plus
pratiques et plus héroïques. Il faut d’abord bien émonder les arbres
attaqués et ensuite il faut les asperger au moyen d’une pompe-seringue
avec le mélange suivant : émultionner dans huit parties d’eau une partie
de pétrole et une partie de chaux grasse très finement trilurée. J'ai essayé
ce mélange avec beaucoup de succès.
J'ai aussi essayé avec le même succès le moyen proposé par le doc-
teur J. Inzenga, directeur de l’Institut agronomique de Palerme. Son
procédé consiste à saupoudrer les arbres attaqués pendant qu'ils sont
mouillés par la rosée avec de la cendre de bois non lessivée, Il paraît que
la potasse de la cendre, aidée par l'humidité, détruit les Gallinsectes,
même les mieux protégés par leurs boucliers.
LE SR —
Groupe des GYDNIDES
9e PARTIE (1).
Par M. Vicron SIGNORET, Membre honoraire.
(Séance du 22 Novembre 1882.)
Genre GEOTOMUS Mulsant et Rey, Punaises de France (1866), 34.
Annales 1882, pl. 14, fig. 442 ; 1883, pl, 2 à 5 et 9.
(Cydnides, pl. XVI à XXL.)
Ce genre, très nombreux en espèces, ressemble beaucoup aux Cydnus
proprement dits, mais en diffère par l’absence de spinules sur la tête.
Les autres caractères sont tous plus ou moins négatifs. Le rostre est
court, ne dépassant ordinairement jamais les trochanters intermédiaires,
ce qui le distingue des Gampsotes et des Stenocoris; le bord antérieur
du prothorax n'est pas marginé, ce qui le différencie très bien des Pan-
gæus ; de plus, on ne voit pas à la base du prothorax le gonflement des
angles latéraux du disque qui cache l’angle réel lorsque l’on regarde les
Macroscytus en dessus, et si l’on joint à cela le caractère des cuisses
postérieures épineuses au sommet, on voit que les Geotomus s’en séparent
très facilement et offrent de particulier que, sans aucun caractère réel,
on peut cependant très bien les considérer comme constituant un bon
genre. En outre, le canal ostiolaire est terminé par un lobe en forme de
rein ou en forme de cornet.
1. GEOTOMUS SENEGALENSIS KI, et Erichs., Stett, Ent. Zeit, (1859), 86,
218. — rufipes Koll. (Coll. Spin.).
Annales 1882, pl. 44 (Gydnides, pl. XVI), fig. 142,
Sénégal, Kordofan, Sennaar. — Long. 7 mill., larg. 3 4/2 mill, (Mus.
de Berlin (type), coll. Mayr, coll. Signoret.)
(1) Voir {re à 8° partie, Annales 1881 et 1882.
Ann. Soc. ent. Fr. — Juillet 1883.
(1883) 1" partie, à
3 V. SIGNORET. (174)
Ovalaire allongé, d’un brun noir; le rostre, les antennes, les pattes
brun jaune, les tarses jaunes.
Tête arrondie, échancrée en avant, les lobes latéraux englobant le
médian et présentant six ou sept poils ; vertex ponctué, très impressionné
en dessus des yeux ; ocelles plus près de ceux-ci que de la ligne médiane.
Antennes avec le deuxième article plus long que le troisième; rostre
atteignant à peine le sommet des hanches ‘intermédiaires. Prothorax
très convexe, fortement échancré en avant. Quelques petits points très
serrés entre les deux points piligères internes, l’espace entre ceux-ci
et les externes lisse; côtés latéraux en dessous de ces derniers abon-
damment et très finement ponctués sur le sillon transverse à peine
visible; une série de petits points et d’autres excessivement faibles au delà
sur le disque postérieur du prothorax. Écusson arrondi à l'extrémité,
abondamment ponctué sur le disque et surtout sur les côtés. Élytres
très ponctuées, un peu moins sur la corie ; côte marginale avec six ou sept
points piligères ; membrane blanche. Abdomen lisse au milieu, très ponc-
tué sur les côtés. Plaques ostiolaires légèrement sillonnées, les supé-
rieures se continuant le long de la suture mésosternale jusqu’au bord
latéral, l’espace lisse avec quelques points obsolètes en dessus. Canal
ostiolaire sillonné transversalement et terminé par un lobe arrondi avec
une valve dans l’échancrure postérieure.
9, GEOTOMUS AMERICANUS Släl, Bid. till Rio (1858), 19, 4. —
Enum, (1876) (nec americanus Berg, Hemipt, Arg.).
Annales 1883, pl. 2 (Cydnides, pl. XVIL), fig. 448.
Rio-Janeiro. — Long. & 7 mill, larg. 8 2/3 mill. (Coll. Stockh.)
D'un brun pâle, ovale, plus large en avant au niveau de la base du pro-
thorax qu’en arrière, brillant, presque lisse, à peine ponctué, les antennes,
les pattes et le rostre plus pâtes; ne présentant que les points piligères
ordinaires aux Cydnides.
Tête transversale, arrondie, à peine plus longue que l’espace entre
les yeux ; ceux-ci gros, globuleux transversalement; ocelles aussi rap-
prochées de la ligne médiane que des yeux. Antennes longues, le troi-
sième article et le deuxième presque égaux et les plus courts après le
premier, le quatrième et le cinquième les plus longs et égaux (Stàl dit : le
(175) Groupe des Cydnides 9D
second article plus court). Rostre atteignant les pattes intermédiaires, le
second article un peu plus court que les deux derniers réunis. Prothorax
aplati en arrière, convexe et fortement échancré en avant, presque
droit au bord postérieur, avec une faible dépression qui correspond à
une petite échancrure des bords latéraux, mais à l’extrémité elle forme
un profond sillon: sur la dépression médiane quelques points rares. Écus-
son presque lisse, finissant en une pointe aiguë, avec une impression
médiane ; quelques rares points sur le disque dans la moitié basilaire.
Élytres lisses, aplaties, avec la série de points près de la suture clavienne,
une sur le clavus et une sur la corie; à côté de celle-ci quelques points
formant le commencement de la seconde ligne, les deux lignes formant
la nervure près de la côte et celle-ci elle-même, sans points enfoncés; au
bord marginal trois points piligères ; membrane d’un blanc sale. Abdomen
lisse. Tibias antérieurs élargis au sommet, avec sept ou huit épines exté-
rieures, trois au côté interne (Stàl dit: extus haud crenatis vel dentatis);
sur la face supérieure quelques poils ; sur la face interne trois ou quatre
épines et plusieurs poils. Méso- et métasternum présentant, en haut de la
partie mate du premier et à la base du second, une série de fortes stries
ou sillons longitudinaux peu prononcés, la partie mate du second ne
laissant qu’une bande très étroite entre elle et le bord latéral; canal
osliolaire s’étendant au delà du milieu du mésosternum et terminé par
un lobe arrondi avec une valve dans l’échancrure postérieure.
3. GEOTOMUS LEVIPENNIS, NOV. Sp.
Annales, pl. 2 (Cydnides, pl. XVITL), fig. 144.
Cayenne. — Long. 9 4/2 à 10 mill., larg. 5 1/2 mill. (Coll. du Musée
civ. de Gênes ; Amazones (Bates), coll. Büchanan White.)
D'un brun marron ; antennes, rostre et tarses jaunâtres.
Tête arrondie, légèrement marginée ; trois cils longs de chaque côté,
en plus des cils qui sont indiqués dans les caractères génériques. Antennes
longues, deuxième article un peu plus court que le troisième, le qua-
trième le plus long, cinquième un peu plus petit et plus pâle. Rostre
atteignant l'insertion des pattes postérieures, le second article très courbé
en arc, logé à sa base dans une large gouttière formée de deux carènes
élevées, Prothorax avec une ligne de points vers son bord antérieur et
36 V. SIGNORET. (176)
üne faible impression longitudinale, une seule ligne de points sur le
sillon transverse ; six ou sept cils sur les bords latéraux marginés. Écusson
avec une ligne serrée de points sur les côtés et une vinglaine sur Île
disque, le sommet anguleux. Élytres lisses, en dehors des lignes de points
ordinaires, la seconde, près de la suture, interrompue dans le milieu ;
dans l’espace marginal quelques petits points au sommet, sur la côte trois
points pilifères; membrane dépassant un peu l'abdomen, d’un jaune hya-
lin doré. Pattes brunes, les tibias antérieurs plus pâles et présentant
huit épines externes et quatre plus longues internes, tibias postérieurs
arqués. Abdomen noir, lisse, et offrant une ligne de pelites dents
interrompue sur le milieu; au bord de chaque segment ventral, sur les
côtés et à l'extrémité, des cils assez longs. Canal ostiolaire atteignant le
milieu de l’épisternum, arrondi à l'extrémité, avec une valve dans l’échan-
crure en dessous. Portions mates faiblement sillonnées, l'inférieure finis-
sant par un angle aigu, la supérieure arrondie en haut et finissant en
bas avant d’arriver au bord par un angle très arrrondi.
Cet insecte se rapproche du M. brunneus Fab., mais est un peu plus
grand et s’en distingue par les carènes sternales et par la corie lisse; il
est très voisin de l’espèce que nous prenons pour le serrèpes de Hope,
mais en diffère par les carènes siernales qui sont plus petites dans ce
dernier, et surtout par l’absence de ponctuation près du bord marginal
antérieur du prothorax, et au contraire par l'abondance des points au
delà du sillon médian. La tête, de même forme dans les deux, offre en
dehors des cils ordinaires du vertex, trois cils sur le bord de chaque
lobe, deux près des yeux et un au milieu de la distance entre ceux-ci et
le lobe médian, pour le levipennis, et un seul près des yeux.
Li. GEOTOMUS BERGI, NOV. Sp. — M. americanus (Stài) Berg,
Hem. Argent., 13, 7.
Annales, pl. 2 (Gydnides, pl. XVIL), fig. 445.
Missiones (Berg). — Long. 9 mill., larg. 5 mill. (Coll. Berg.)
De l’examen des deux individus de la collection de M. Berg et du type
de Stäl de la collection du Musée royal de l’Académie des Sciences de
Stockholm, nous avons reconnu que l'espèce de la Confédération Argen-
ne m'élait pas semblable à l’americanus Släl; aussi sommes-nous obligé
(177) Groupe des Cydnides. 37
d’en faire une espèce distincte sous le nom de Berg, qui diffère par une
taille plus grande, par plus de largeur, par la ponctuation du prothorax
un peu plus abondante ; ici il y a plusieurs lignes de points au delà du
sillon transverse, tandis que dans l’americanus il n’y à qu’une ligne sur
le sillon même : le bord antérieur est lisse dans ce dernier, et au con-
traire il y a plusieurs lignes de petits points; l’écusson du Berger est
ponctué discrètement dans toute son étendue, et dans americanus il n’y
a que quelques points à la base; les’élytres n’offrent que deux lignes de
points, l’une sur le clavus et l’autre sur la corie ; dans Bergi il y a plu-
sieurs lignes; la corie est faiblement ponctuée, ainsi que l’espace marginal.
La tête n'offre au bord qu’un seul poil ou cil dans l’americanus, et, au
contraire, plusieurs dans Bergi. De plus, le canal ostiolaire, qui a à peu
près la même forme, diffère cependant par l'ouverture ostiolaire : dans
americanus, c’est une ouverture valvulaire complète (fig. 143); dans Berg,
c’est une valvule formant une squame ne remplissant pas complètement
l’échancrure ostiolaire (fig. 145).
D'un brun noirâtre, avec les antennes, pattes et rostre jaunâtres.
Bords de la tête et du prothorax ciliés. Prothorax ponctué au delà du
sillon transverse. Écusson angulairement arrondi, discrètement ponctué
sur le disque. Élytres avec plusieurs lignes de points à la base du clavus,
se réduisant en une seule au sommet. Sur la corie, deux lignes de points
près de la suture, mais la seconde très rare au sommet, plus serrées à la
base; corie discrètement ponctuée, excepté à la base ; espace marginal
faiblement ponctué. Côte marginale avec trois points piligères. Abdomen
lisse; une fossette latérale sur le premier segment. Épisternum faiblement
sillonné dans les portions mates. Canal ostiolaire sinueux, avec une large
valvule arrondie dans l’échancrure ostiolaire.
5. GEOTOMUS SUBPARALLELUS, NOV. Sp.
Rio-Grande do Sul. — Long, 6 1/2 mill., larg. 3 4)2 mill. (Mus. civ.
de Gênes.)
Ovalaire, subparallèle à la base des élytres. Brun noirâtre, avec les
antennes plus claires à la base, jaune au sommet, les pattes antérieures
brunes, les postérieures noirâtres, le rostre et les tarses jaunes.
Tête arrondie, aussi longue que large entre les yeux. Vertex strié et
98 V. SIGNORET. (178)
ponctué. Ocelles plus rapprochés des yéux que de la ligne médiane.
Antennes avec le deuxième article très peu plus court que le troisième.
Rostre atteignant le sommet des hanches intermédiaires. Prothorax ponc-
tué, lisse sur le disque antérieur et le long du bord postérieur. Écusson
long, subarrondi à l'extrémité, très ponclué, surlout sur les bords laté-
raux, les angles basilaires lisses. Élytres avec les lignes ponctuées ordi-
naires, la corie à peine ponctuée, l’espace marginal très finement, la côle
presque tranchante, avec un seul point pilifère. Membrane plus longue
que l'abdomen, d’un jaune hyalin doré. Abdomen lisse. Plaques males
sillonnées, l’antérieure atteignant les bords latéraux, la postérieure ne
laissant qu’une pelite bande lisse sur les côtés. Canal ostiolaire finissant
par un lobe sinueux, arrondi, avec l’échancrure postérieure sans dent ni
valve.
Cette espèce, comme forme, ressemble au senegalensis, mais en diffère
par la rareté des cils sur la tête et des points piligères de la côte margi-
nale qui ici n’en présente qu’un, tandis que nous en voyons six au moins
dans l’autre espèce, où, de plus, il y a une valve dans l’échancrure ; le
lobe médian de la tête est libre ici, tandis que dans senegalensis il est
englobé.
6. GEOTOMUS FORATUS, NOV. Sp.
Annales, pl. 2 (Cydnides, pl. XVII), fig. 146.
Amazones. — Long. 6 mill., larg. 3 mill. (Coll. Buchanan White.)
D'un noir brun foncé, le rostre, les tarses, les antennes d’un brun
jaune, le premier article de ces dernières jaune.
Tête arrondie, les lobes latéraux plus longs que les médians, se tou-
chant presque au delà et offrant trois cils sur les bords, dont un très
près des yeux et les deux autres espacés au milieu de la distance de ce
dernier au lobe médian. Vertex peu ponctué. Rostre atteignant le sommet
des hanches intermédiaires ; le premier article entièrement enchâssé entre
les carènes rostrales. Antennes avec le deuxième article plus long que le
troisième. Prothorax offrant une très forte ponctuation, très brillant, avec
quatre ou cinq cils sur les bords latéraux: derrière le bord antérieur
une ligne transverse de forts points entre les deux points piligères. sous-
ocellaires, sur les côlés latéraux et sur l'impression transverse de forts
(179) Groupe des Cydnides. 39
points bien détachés. Écusson avec l'extrémité subarrondie ; une forte
ligne de points de chaque côté et le disque fortement ponctué. Élytres
fortement ponctuées, excepté sur la corie, où la ponctuation est obsolète ;
la côte marginale est très forte jusqu’au milieu, à peine visible ensuite et
offrant deux points piligères vers la base. Membrane d’un jaune hyalin,
dépassant d’un quart l'abdomen; celui-ci lisse, très brillant. Plaque méso-
sternale arrondie en avant, faiblement striée, avec uné forte ligne au-
dessus de la suture; quelques points sur la partie lisse en dessus. Plaque
métasternale presque droite sur les côtés, avec quelques stries. Canal
ostiolaire finissant par un lobe arrondi subélevé, avec une dent dans
l’échancrure. Dans l’espace post-métasternal une forte ligne de points
limitant les hanches postérieures. A la base de chaque segment, une ligne
ponctuée-crénelée.
Cette espèce est assez voisine du subparallelus, dont elle diffère par
une taille moindre, par la ponctualion plus discrète, mais beaucoup plus
fortement accentuée, par deux points piligères sur la côte marginale, par
le lobe apical du canal ostiolaire plus détaché, par une dent visible dans
l’échancrure. Le caractère le plus saillant est la ligne de points très forts
entre les deux points piligères sous-oculaires.
7. GEOTOMUS OBSCURUS, nOV. Sp.
Annales, pl. 2 (Gydnides, pl. XVIL), fig. 147.
Ocana. — Long. 5 mill., larg. 2 3/4 mill. (Goll. Signoret.)
Noir, les tarses bruns, les premier et deuxième articles des antennes
jaunes, ovalaires; une ligne de forts points sur le sillon prothoracique.
ll
Tête arrondie en avant, le lobe médian libre, relevé à l'extrémité et
plus étroit, les lobes latéraux l’englobant presque; ceux-ci offrant cinq
cils, dont trois au-dessus des yeux et un en avant, près du lobe médian ;
entre celui-ci et les autres, le dernier, plus rapproché de la série près des
yeux que de l’unique antérieur. Vertex presque lisse, très faiblement
sillonné. Antennes avec le deuxième article plus court que le troisième,
les quatrième et cinquième les plus longs. Rostre atteignant l’extrémité
des hanches intermédiaires. Prothorax avec le sillon très prononcé et
très ponctué près des points piligères, à peine visible au milieu, qui est
L0 V. SIGNORET. (180)
lisse, mais au delà, sur le disque postérieur, on observe quelques points
obsolètes, de chaque côté en avant quelques autres, et derrière l’échan-
crure une ligne très obsolète entre les deux points piligères sous-ocu-
laires, Écusson anguleusement arrondi au sommet, discrètement ponctué
sur le disque, la base lisse. Élytres très obsolètement ponctuées sur la
corie, la côte marginale se perdant aux deux tiers et offrant deux points
piligères. Membrane d’un jaune hyalin, ne dépassant pas l'abdomen ;
celui-ci lisse. Plaques mates très faiblement sillonnées, l’antérieure attei-
guant les bords latéraux le long de la suture mésosternale. Canal ostio-
laire finissant par un lobe plus ou moins arrondi, avec une valve arrondie
dans l’échancrure.
8. GEOTOMUS NIGROCINCTUS, NOV. Sp.
Annales, pl. 2 (Cydnides, pl. XVII), fig. 148.
Brésil. — Long. 5 4/2 mill., larg. 3 mill. (Mus. imp. de Vienne.)
Ovalaire, d’un brun de poix, la tête plus claire et bordée de noir à
l'extrémité.
Lobe médian plus étroit au sommet qu’au milieu, les lobes latéraux
présentant cinq points pilifères. Vertex sillonné et ponctué. Antennes
avec le second article plus long que le troisième. Rostre atteignant les
hanches intermédiaires ; celles-ci et celui-là d’un jaune clair, ainsi que
les tarses. Prothorax avec le sillon transverse ponctué ; quelques points
plus faibles en arrière sur le disque postérieur; bords latéraux et pourtour
du point piligère finement ponctués; derrière le bord antérieur, une ligne
de points plus forts, d’un des points piligères sous-oculaire à l’autre;
bord avec cinq ou six cils. Écusson angulairement arrondi au sommet,
très ponclué sur le disque, excepté les angles basilaires. Élytres forte-
ment ponctuées, moins sur la corie même, surtout le long de la seconde
radiale qui se perd avant d'arriver à l'extrémité; sur la côte, un seul
point piligère. Membrane d’un blanc hyalin. Abdomen lisse. Plaque mate
supérieure sillonnée, atteignant le bord latéral ; plaque mate postérieure
sillonnée-ponctuée, séparée de la partie lisse par une ligne droite. Canal
ostiolaire fortement sillonné transversalement, terminé par un lobe arrondi
échancré en arrière et offrant une valve en forme de dent.
Getle espèce ressemble à la précédente ; en diffère par le vertex sillonné
(181) Groupe des Cydnides. HA
et ponctué, par la série plus forte de points derrière l’échancrure anté-
rieure du prothorax et par la disposition différente des points ciliés du
bord de la tête.
9. GEOTOMUS DIFFICILIS Slàl, Vet. Akad. Forh. (1853), 214, 4,
et Hem. Afric. (1864), 26, 6.
Annales, pl. 2 (Gydnides, pl. XVIL), fig. 149,
Cafrerie. — Long. 6 1/2 mill., larg. 3 1/2 mill. (Coll. Mus. Stockholm,
type). — Madagascar et Nossi-Bé (coll. Signoret). — Chinchoxo (Levis,
Musée de Berlin).
Corps ovale, d’un brun noir; antennes plus pâles, avec les trois der-
niers articles et les tarses d’un jaune brun; ponctué sur le vertex et sur le
prothorax ; disque, partie en avant, derrière l’échancrure, très déprimé
dans le mâle.
Tête transversale, arrondie en avant, rugueuse, avec quelques spinules
le long des bords latéraux. Rostre ne dépassant pas les pattes anté-
rieures. Antennes avec le troisième article le plus court. Prothorax par-
tiellement ponctué en avant le long des bords latéraux et transversale-
ment au milieu; six ou sept points pilifères latéralement; plus ou moins
déprimé au milieu du bord antérieur. Écusson finement ponctué ; une
impression longitudinale au sommet qui est anguleux. Élytres finement
ponctuées sur le disque, plus fortement à la base et aux séries de points;
un seul point piligère à la base sur la côte marginale, un peu réfléchi.
Membrane blanchâtre. Abdomen lisse, très finement ruguleux sur les
bords ; quatrième segment fortement échancré. Pattes noires, les tarses
jaunâtres. Plaque ostiolaire longue, finissant par un lobe fortement échan-
cré en dessous; la portion lisse mésosternale finement striée longitudi-
nalement, la partie mate triangulaire s'étendant jusque près du bord;
la partie mate formant les deux tiers de l’épisternum.
Sous le nom de levis, nous avions nommé un individu provenant de
Chinchoxo et de la collection du Musée de Berlin, qui doit être une
simple variété du déficilis; il est plus lisse, moins impressionné: la
valvule de l’échancrure ostiolaire est beaucoup plus petite et la ponctua-
tion des portions lisses des méso- et métasternum est, au contraire,
plus forte,
12° V. SIGNORET. (182)
10. GEoTOMuS PiCINUS Stàl, Vet. Akad. Forh. (1853), 315, 5,
et Hemipl. Afric. (1864), 25, 4.
Annales, pl. 2 (Cydnides, pl. XVIT), fig. 450.
Cafrerie, — Long. G' 6 mill., larg. 3 1/4 mill. (Coll. Mus. Stockholm.)
Ressemble comme forme au M. brunneus, mais de moitié plus petit et
d’une couleur plus claire.
Ovale, d’un brun clair, avec les antennes, le rostre et les paltes plus
pâles, les crochets des tarses antérieurs et les épines des tibias noirâtres,
l’écusson d’un brun noirâtre.
Tête lisse, vertex obsolètement sillonné, le lobe médian atteignant
l'extrémité, les lobes latéraux avec quatre cils. Ocelles plus près des yeux
que de la ligne médiane. Antennes avec le second article presque égal
au troisième, plutôt plus court, le quatrième article le plus long. Rostre
atteignant les hanches intermédiaires, le deuxième article à peine plus
long que le troisième. Prothorax convexe, ponctué sur la ligne transverse
et le long des bords latéraux, très faiblement derrière l’échancrure anté-
rieure. Bords latéraux avec six cils. Écusson discrètement ponctué, l’ex-
trémité angulairement arrondie et légèrement impressionnée. Élytres très
larges au milieu de la corie, avec la côte s'étendant jusqu’au sommet et
offrant deux points piligères. Corie discrètement et faiblement ponctuée,
la seconde radiale très obsolète, se perdant avant le sommet. Membrane
hyaline. Abdomen lisse, brillant, très obsolètement et finement strié sur
les côtés, avec plusieurs cils sur chaque segment. Méso- et métasternum
avec les plaques mates très grandes, sillonnées, la portion lisse supérieure
très petile et très striée, celle du métasternum offre quelques pelits
points très éloignés. Canal ostiolaire beaucoup plus large vers le sommet,
celui-ci comme tronqué, anguleux en avant, avec l’échancrure présentant
une dent anguleuse, laquelle ne sort pas de l’ouverture ostiolaire, mais
prend naissance sur le bord postérieur du canal.
11. GEOTOMUS HIRTIPES Pal. de Beauv., Ins., p. 144 (1805),
Hem., pl. 8, fig. 9.
Annales, pl. 2 (Cydnides, pl. XVII), fig. 151.
Sierra-Leone. — Long. 4 1/2 mill., larg. 2 4/2 mill. (Mus. Stockholm,
coll. Signoret.)
(183) Groupe des Cydnides. 43
Ovalaire, d’un brun noir, les antennes, le rostre et les pattes plus
clairs.
Tête arrondie, les lobes égaux, les latéraux présentant quatre cils au-
dessus des yeux, dont le supérieur un peu écarté des autres. Vertex
discrètement ponctué (dans le glaber, tout à fait lisse) et sillonné. Pro-
thorax faiblement ponctué sur le sillon transverse: derrière l’échancrure
antérieure une forte ligne de points irréguliers entre les deux points pili-
gères (moins nombreux chez le mâle que chez la femelle, dit Stäl, Hem.
Afr., loc. cit.; ce serait tout le contraire, d’après nous, si l’on considère
le glaber comme synonyme, suivant Stàl; notre exemplaire femelle d’Old-
Calabar étant glabre avec quatre ou cinq points presque obsolètes). Bords
latéraux avec quatre ou cinq cils. Écusson anguleux, la pointe infléchie ;
disque fortement et abondamment ponctué, surtout sur la ligne médiane.
Élytres ponctuées, mais plus discrètement sur la corie, l’espace marginal
très obsolètement ; côte marginale sans points piligères et visible jusqu’au
sommet ainsi que la radiale interne. Abdomen lisse, striolé sur les côtés. —
Notre exemplaire, mulilé par l’épingle, ne nous permet pas de donner la
description des méso- et métasternum.
12. GEOTOMUS GLABER Sign., Archiv. Thoms. (1858), II, 279, 513. —
hirtipes Pal. de Beauv. (sec. Stàl).
Annales, pl. 2 (Cydnides, pl. XVII), fig. 152.
Old-Calabar. — Long. $ 4 4/2 mill., larg. 2 4/2 mill. (Coll. Signoret.)
Ovalaire, brun, les antennes, le rostre et les pattes moins foncés.
Entièrement glabre sur la tête, le lobe médian atteignant les latéraux,
ceux-ci ne présentant que deux cils (au lieu de quatre dans htripes).
Prothorax présentant derrière l’échancrure antérieure un rebord marginé
avec quelques pelits points vers le milieu (et non une série arquée de
gros points); sur les côtés, quatre cils; sillon à peine visible, très faible-
ment ponciué, ainsi qu'autour des points piligères. Écusson acuminé,
faiblement ponctué sur le disque. Élytres ponctuées, ainsi que l’espace
marginal, mais très distinctement, excepté au sommet; membrane enfu-
mée. Abdomen lisse, finement striolé sur les côlés. Espace lisse des
méso- et métasternum sillonné-ponctué. Canal ostiolaire terminé par un
lobe arrondi avec une valve arrondie dans l’échancrure.
Ll V. SIGNORET, (184)
13. GEOTOMUS PARCGIMONIUS Sign., Archiv. ent. Thoms. (1858), 278, 512.
Stàl, Hem. Afr. (1864), 25, 2.
Old-Calabar, — Long. 6 mill., larg. 3 1/2 mill. (Coll. Signoret. —
Sierra-Leone (coll. du Mus. de Stockholm).
Ovale, allongé, la plus grande largeur sur le prothorax ; d’un noir brun;
antennes brunes, rostre et pattes plus clairs: tarses jaunes; très visible-
ment ponctué sur l’écusson et la corie, sur le disque postérieur et les
bords latéraux du prothorax, plus fortement derrière le bord antérieur
du prothorax.
Tête arrondie, le bord légèrement réfléchi, avec les lobes égaux en
longueur, les latéraux avec deux cils sur les bords. Vertex diserète-
ment ponctué. Antennes avec le deuxième article un peu plus long que
le troisième. Rostre court, atteignant à peine la base des hanches inter-
médiaires. Ocelles à peine plus rapprochés des yeux que de la ligne
médiane. Prothorax offrant la plus grande largeur de l’insecte, très con-
vexe en avant, fortement ponclué le long du bord antérieur entre les
points piligères médians, lisse entre les deux points piligères latéraux;
sillon transverse visible sur les côtés seulement, le milieu très subtile-
ment ponctué; côtés latéraux ponciués; bord maginal avec cinq cils,
Écusson discrètement ponctué, le sommet anguleux. Élytres très faible-
ment ponctuées, plus discrètement dans l’espace marginal, la côte réflé-
chie, visible jusqu’au sommet et sans points piligères, mais ponctuée.
Membrane hyaline avec les nervures teintées de brun. Abdomen lisse,
finement striolé sur les côtés et cilié. Méso- et métasternum très striés
dans les espaces lisses, les plaques sillonnées assez grandes, Canal ostio-
laire arrondi au sommet, avec une petite valve arrondie,
Cette espèce est très voisine du picinus, et en diffère par l’absence de
points pilifères sur la côte marginale des élytres et par la forme plus
étroite en arrière, plus fuyante, par le canal ostiolaire arrondi à l’extré-
mité. Pour le reste, elle s’en rapproche beaucoup.
A4. GEOTOMUS SEMILEVIS, NOV. Sp.
Annales, pl. 3 (Cydnides, pl. XVILL), fig. 158.
Mexique. — Long. 6 mill., larg. 3 mill. (Coll. Distant.)
(185) Groupe des Cydnides. 45
Ovalaire, subparallèle, d’un brun noirâtre, les pattes et les antennes
d’un brun plus clair.
Tête arrondie, le lobe médian très élroit en avant, paraissant englobé
par les latéraux, ceux-ci avec six ou sept cils sur les bords. Vertex ponc-
tué et sillonné. Prothorax impressionné derrière l’échancrure antérieure
et ponctué. Sillon transversal assez prononcé, avec une ligne de points,
ainsi qu’autour des points piligères, et au-dessus, le long des bords laté-
raux, sur les bords mêmes, cinq ou six cils. Écusson anguleux, fortement
ponctué sur le disque. Gorie lisse au sommet, avec quelques points très
subtiles dans l’angle et dans l’espace marginal. Côte avec un point pili-
gère. Plaquès mates de même forme que dans le précédent. Canal ostio-
laire largement et irrégulièrement arrondi, avec une valve large à la base
et aiguê au sommet dans l’échancrure postérieure.
Sous le nom de pangæoides, nous avons indiqué dans plusieurs collec-
tions, notamment dans la nôtre et dans celle de Stockholm, un type
très voisin dont nous n’osons aujourd'hui faire une espèce ; il pro-
vient de la Guayra et du Mexique, et n’en diffère que par la taille plus
petite de 5 mill. de longueur sur 2 1/2 mill. de largeur et par trois
points piligères sur la côte externe des élytres. Pour le reste, en tout
pareil.
15. GEOTOMUS vIDUUS Stäl (Æthus), Bidrag til Rio (1858), 13, 3. —
Stäl (Macroscytus), Enum. (1876).
Annales, pl. 3 (Gydnides, pl. XVIII), fig. 154.
Rio. — Long. d 4 1/2 mill., larg. 2 1/2 mill. (Mus. de Stockholm.) —
Botofogo (Mus. roy. de Bruxelles).
Ovale, peu convexe, brun noirâtre brillant, glabre, les antennes, le
rostre, les pattes, plus pâles, les tarses jaunes.
Tête arrondie semi-circulairement en avant, rebordée, le lobe médian
plus étroit en avant, plus large au milieu, aussi long que les latéraux,
ceux-ci ne présentant sur les bords qu’un seul cil au-dessus des yeux:
ocelles aussi rapprochés de ceux-ci que de la ligne médiane. Antennes
avec le second article plus court que le troisième, le dernier le plus long,
Rostre atteignant les coxis intermédiaires, le second article très long. Pro-
46 V. SIGNORET. (186)
thorax avec quelques points derrière l’échancrure antérieure el une ligne
plus forte sur le sillon transverse ; sur les bords latéraux, cinq cils. ÉCus-
son lisse, brillant, avec une ligne latérale non ponctuée ou très obsolète-
ment. Élytres glabres, à peine ponctuées sur la première série de points
près de la suture cubitale qui elle-même est très obsolète; sur l’espace
marginal quelques petits points au sommet près de la corie qui est entière-
ment lisse ; radiale interne visible seulement jusqu'aux deux tiers de la
corie ; côte externe sans point piligère. Abdomen lisse. Plaque male
antérieure très arrondie, en s’obliquant sur la suture, très faiblement
sillonnée-ponctuée: partie lisse, avec quelques points obliques ; plaque
mate postérieure plus sillonnée que l’antérieure, occupant les deux tiers
du métasternum, séparée de la portion lisse par une ligne courbe. Canal
ostiolaire finissant par un lobe avec échancrure postérieure présentant
une très petite valve.
16. Georomus LuGuBrIs Slàl (Æthus), Bid. till Rio (1858), 13, 3. —
Stàl (Macroscytus), Enum. (1876), 49 (nec lugubris Berg), Hem.
Argent. (1879), 14,
Annales, pl. 3 (Cydnides, pl. XVIIL) fig. 155.
Rio. — Long. 4 1/2 mill., larg. 2 4/4 mill. (Coll. Mus. Stockholm.)
De même forme que le précédent, ovalaire et brun, avec le rostre, les
antennes plus clairs.
Tête circulairement arrondie, offrant cinq cils sur les bords: lobe
médian aussi long que les latéraux. Rostre avec le second article très
long, presque le double du troisième. Antennes ayant le deuxième article
plus court que le troisième. Prothorax très obsolètement ponctué derrière
l’échancrure antérieure, très abondamment mais très subtilement sur le
sillon transverse, le long des bords latéraux antérieurs et autour des
points piligères médians. Écusson angulairement arrondi, subtilement
ponctué sur le disque. Élytres ponctuées, excepté sur l’espace marginal ;
côle externe sans points piligères et visible jusqu'au sommet de la corie,
celui-ci plus distinctement ponctué que la base; radiale interne arrêtée
vers les quatre cinquièmes. Membrane hyaline dépassant un peu l’abdo-
men ; celui-ci lisse. Plaques mates sillonnées et ponctuées, l’espace lisse
mésosternal fortement strié, celui du métasternum très subtilement. Canal
(187) Groupe des Cydnides. 17
ostiolaire finissant par un lobe arrondi grandement échancré en arrière,
avec une valve en forme de dent,
Cette espèce se rapproche de la précédente, mais en diffère par la
ponctuation de l’écusson, du prothorax et des élytres ; par le bord de la
tête plus cilié et par la dent très forte de l’échancrure ostiolaire. — Ainsi
que toutes les espèces précédentes, elle ne peut faire parlie du genre
Macroscytus, dans lequel nous ne conservons que les espèces portant une
épine au sommet des fémurs postérieurs.
47, GEOTOMUS SCUTELLOPUNCTATUS, NOV. Sp.
Annales, pl. 3 (Cydnides, pl. XVIIL), fig. 156.
Nossi-Bé. — Long. ah 1/2 mill., larg. 2 4/2 mill. (Coll. Signoret.)
Ovalaire, moins allongé que dans les espèces précédentes, dont il se
rapproche beaucoup, maïs dont il se distingue par les lobes latéraux englo-
bant le médian et présentant au bord sept cils équidistants ; noir brun,
les pattes plus claires.
Tête arrondie, rebordée, plus claire à l'extrême bord. Vertex sillonné-
ponctué. Ocelles plus près des yeux que de la ligne médiane. Prothorax
impressionné derrière l’échancrure, avec une ponctuation très obsolète
irrégulière, les côtés très ponctués ainsi que le disque postérieur, les
bords latéraux avec cinq ou six cils. Écusson angulairement arrondi et
impressionné au sommet, plus fortement ponctué sur le disque. Élytres
plus larges que dans les espèces précédentes, fortement ponctuées sur les
séries, à la base et sur l’espace marginal; sur la côte externe, trois points
piligères, celle-ci très visible jusqu’au sommet de la corie, ainsi que les
radiales ; corie plus obsolètement ponctuée au sommet. Membrane légère-
ment enfumée, presque hyaline, dépassant de très peu l’abdomen ; celui-ci
lisse au milieu, striolé sur les côtés, surtout sur les deux premiers seg-
mens. Plaques mates sillonnées, les espaces lisses présentant quelques
points obsolètes. Canal ostiolaire finissant par un lobe arrondi avec une
dent aiguë dans l’échancrure.
Comme grandeur et forme, cette espèce est très voisine des précé-
dentes, dont elle diffère par l'élargissement plus grand des élytres, par
conséquent plus largement ovalaire-arrondie en arrière, tandis que dans
L8 V. SIGNORET. (188)
glaber et hirtipes, à partir du prothorax, la forme s’allonge et s’effile, de
manière que la plus grande largeur se remarque à Ja base du prothorax,
et, en fait, cette espèce se rapproche énormément du G. punctulatus, une
des plus communes de l’Europe, et dont elle se distingue par la forme
particulière de l’ostiole.
48. GEOTOMUS LANDSBERGI, NOV. SP.
Annales, pl. 3 (Cydnides, pl. XVIII), fig. 157.
Java oriental (Ardjoeno). — Long. $ 5 mill., larg. 3 mill. (Mus. de
Bruxelles.)
De même taille, forme et couleur que le punctulatus Costa: en diffère
surtout par la forme de l’ostiole tout à fait dissemblable, par une ponc-
iuation plus abondante ét par le disque antérieur du prothorax plus con-
vexe. Nous pensions avoir en main le rarociliatus Ellenrieder, que nous
considérons comme synonyme de pygmæus Dall., et dont il se distingue
par l'impression thoracique très distincte ici dans le milieu par suite de
la convexité du disque antérieur, tandis que pour l'espèce d’Ellenrieder,
il dit que l'impression est visible seulement sur le côté.
D'un brun noirâtre, les antennes et le rostre brun jaune, tarses jaunâtres.
Tête arrondie, les lobes égaux, le médian avec deux cils, les latéraux
avec sept, les uns plus courts, les autres plus longs, le vertex très peu
strié avec quelques faibles points. Ocelles très près des yeux. Rostre offrant
le second article épaissi, à peine plus long que le troisième, le quatrième
la moitié de longueur du précédent. Antennes avec le second article éga-
lant le troisième. Prothorax ayant le disque antérieur très convexe et
lisse, le postérieur très finement et densément ponctué ainsi que près des
bords, ceux-ci avec huit ou neuf cils. Écusson très finement et densément
ponctué, excepté aux angles basilaires, le sommet angulairement arrondi.
Élytres très densément ponctuées, la côte marginale épaisse, visible
jusqu’au sommet de la corie et offrant quatre points piligères. Membrane
d’un jaune brun hyalin et débordant d’un tiers l’abdomen ; celui-ci lisse
au milieu, obsolètement strié sur les côtés. Plaque mate supérieure forte-
ment Striée, arrondie au sommet et laissant entre elle et la suture un
espace lisse qui se prolonge jusqu’au tiers apical du canal ostiolaire ;
(189) Groupe des Cydnides. 19
plaque mate inférieure occupant les trois quarts de la surface métaster-
nale et beaucoup moins striée, les parties lisses imponctuées. Canal
ostiolaire dont le sommet se perd vers les deux tiers dans la suture méso-
sternale ; l’échancrure ostiolaire en dessous avec une valvule arrondie. —
Ce caractère seul suffit assez pour distinguer cette espèce de toutes celles
qui en sont voisines,
19. GEOTOMUS JAKOWLEFI, NOV. Sp.
Annales, pl. 3 (Cydnides, pl. XVIIL), fig. 158.
Leukoran (Leder), mer Caspienne (Coll. Hortväh). — Caucase (Reitter)
(Musée de Vienne). — Long. 5 1/2 mill., larg. 3 1/4 mill.
Brun noir, en ovale allongé, les antennes, le rostre et les tarses un peu .
plus clairs; finement ponctué.
Tête arrondie, avec cinq ou six cils de chaque côté sur les lobes laté-
raux qui sont finement ponctués sur le disque, la base de la tête lisse.
Antennes avec le second article égalant le troisième. Rostre atteignant le
milieu de l’espace intermédiaire, le premier article ne dépassant pas les
buceules, le deuxième un tiers plus long que le troisième, celui-ci à peine
plus long que le quatrième. Les angles antérieurs du prothorax très
arrondis, très ponctués derrière l’échancrure antérieure et en travers au
delà du sillon transverse, lisse sur le disque antérieur et à la base ; sur
les bords, huit ou neuf cils. Écusson plus discrètement et finement ponc-
tué, les angles basilaires lisses, le sommet étroitement arrondi et faible-
ment impressionné. Élytres avec la côte marginale forte, se perdant vers
les deux tiers, le sommet de la corié plus discrètement et finement
ponctué. Membrane hyaline, ne dépassant pas l’abdomen et présentant
cinq ou six nervures. Abdomen lisse au milieu, très ponctué sur les
côtés. Mésosternum avec la plaque male plus ou moins striée, n’attei-
gnant ni les bords latéraux, ni la suture mésosternale, et laissant entre
cette dernière et la plaque un espace lisse; sur les côtés quelques points
larges plus ou moins confluents. Plaque métasternale occupant les deux
tiers de l’espace du métasternum, celui-ci sillonné et largement ponctué
sur les côtés. Canal ostiolaire sillonné et finissant par un lobe étroit,
arrondi, avec l’ostiole en dessous et présentant une petite valve. — Par
ce caractère, cette espèce se distingue facilement du G. punctulatus dont
elle se rapproche beaucoup.
(1883) 1'° partie, Li,
50 V. SIGNORET. (190)
920. GEOTOMUS LETHIERRYI, NOV. SP.
Annales, pl. 3 (Gydnides, pl. XVIIL), fig. 159.
Java. — Long. d 3 2/3 mill.; larg. 2 mill. (Coll. Lethierry.)
D'un brun ferrugineux, avec les antennes et les pates jaunes ; ponctué
et à peine cilié, ce qui nous reporterait, moins la couleur, au rarociliatus
de M. Ellenrieder: mais nous en sommes écarté par le caractère d’une
fossette triangulaire ponctuée indiquée par l’auteur comme devant exister
sur. le disque du prothorax, encore bien qu’avec beaucoup d'attention on
puisse voir une faible dépression antérieure sur le disque du prothorax.
Quant aux autres caractères, ils sont identiques avec ceux du pygmæus
Dallas, auquel nous ne pouvons rapporter notre espèce, abstraction même
de la couleur, qui peut être très variable pour la même espèce, suivant
l'état de maturité, mais il en diffère essentiellement par la forme ostio-
laire.
rête plus longue que large entre les yeux, moins longue, compris les
yeux, ne présentant que deux cils au bord latéral en dehors des cils du
vertex et du front. Vertex presque lisse, convexe. Rostre atteignant et
dépassant les coxis intermédiaires, atteignant presque les hanches posté-
rieures, le deuxième article deux fois plus long que le troisième. Antennes
avec le deuxième article grêle, égalant le troisième, épaissi à l'extrémité,
les quatrième et cinquième les plus longs. Prothorax fortement, mais
discrètement ponctué le long des bords latéraux antérieurs, sur le sillon
transverse, et présentant une ligne ponctuée le long de l’échancrure
antérieure, très légèrement impressionné au milieu ; le long des bords
latéraux, quatre ou cinq cils seulement. Écusson arrondi à l’extrémité,
légèrement impressionné ; disque densément ponctué et plus fortement à
la base que vers le sommet; sur le disque, on remarque quatre macules
plus ou moins ovalaires, un peu plus foncées que le reste. Élytres assez
fortement ponctuées à la base surtout et le long des nervures; espace
marginal plus finement. Membrane d’un jaune hyalin, avec une macule
basilaire plus teintée, formant deux macules près du sommet de l’écusson.
Dessous du corps finement striolé sur les côtés. Plaques mates finement
striolées, la partie lisse au-dessus de celle du mésosternum assez forte-
ment ponctuée, celle du métasternum entièrement lisse. Canal ostiolaire
(191) Groupe des Cydnides. 5L
long, finissant par un lobe arrondi en forme de rein, échancré en dessous
et présentant une petite valve arrondie dans l’échancrure.
Comme forme, cet insecte ressemble à de petits individus du G. punctu-
latus ; en diffère par les cils beaucoup moins nombreux sur la tête et les
bords latéraux du. prothorax, par l’absence de cils le long de la côte des
élytres, par les portions lisses du mésosternum ponctuées près des hanches
et lisses près de l'épaule (ce qui est le contraire dans punctulatus), par
l’espace lisse strié sur le métasternum dans ce dernier et lisse dans Le-
thierryi, par le sommet du canal ostiolaire plus allongé, plus échancré
ici, par l’espace lisse plus lisse et dans l’autre plus ponctué, par la tête
avec quatre cils au bord et en ayant au moins huit dans punctulatus.
21. GEOTOMUS PYGMÆUS Dall., Cat. (1851), 129, 25. — Cydnus raro-
ciliatus Ellenrieder, Natuurk. Tijdsce. voor Nederl. Ind. (Batavia),
XXIV, 139, pl. 1, fig. 7.— Id. Wollenhoven, Faun. Ind. Neerl.
(1868), 18, 2.—C. pallidicornis Wollenhoven, Faun. Ind. Neerl.
(1868), 17, 2. — GC. apicalis Horvâth, Hem. Heter. récoltés en
Chine et au Japon, p. 3 — palliditarsus Scott, Hem. Japan,
(1880), Trans. Ent., p. 1V, 309. — jucundus Buch, White, Ann.
Hist. Nat. (1877), vol. XX, p. 110. — subitristis Buch. White,
id., p. 41. — ? minutus Motsch. Sign., Cydn., Ann. del Mus.
civ. di Storia nat. di Gen., vol. XVI, 650.
Annales, pl. 3 (Cydnides, pl. XVIII), fig. 160.
Indes orient., Sumatra, Java, Nouvelle-Calédonie. — Long, 3 1/2 à 4 1/2
mill., larg. 4 3/4 à 2 mill. — Commun.
Ovale, noir brillant, avec les antennes, le rostre et les tarses pâles, à
peine ponctué sur le prothorax ; une ligne de points au bord antérieur,
plusieurs au delà du milieu et très irréguliers, puis sur les côtés latéraux
en avant; l’écusson, les élytres et la tête plus fortement ponctués ; sur
les bords de cette dernière, deux cils, un près des yeux et l’autre entre
ce dernier et le lobe médian.
Tête fortement arrondie, avec le lobe médian plus étroit au sommet
qu’au milieu, où il est le double plus large, imponctué. Antennes ayant le
second article un peu plus court que le troisième, ce dernier plus pâle et
plus long que le précédent, les quatre premiers d’un brun presque noir,
52 V. SIGNORET. (199)
plus pâle aux articulations. Rostre dépassant les pattes antérieures et
finissant un peu avant les intermédiaires, le second article le plus long,
le troisième un quart moins long, le quatrième le plus petit, d’un tiers
moins grand que le précédent. Prothorax arrondi sur les côtés et présen-
tant six ou sept poils. Écusson arrondi à l'extrémité qui est aplatie et très
finement ponctuée. Élytres ne présentant qu’un point piligère sur la côte.
Abdomen noir, très ponctué, plus fortement sur les côtés, le milieu lisse,
les ségments presque crénelés au bord. Canal ostiolaire avec un lobe en
forme de rein, l’échancrure en dessous, presque au milieu ; les surfaces
lisses des méso- et métasternum poncluées.
Cette espèce est très voisine du G. punctulatus Costa; elle en diffère
par la ponctuation de l'abdomen beaucoup plus forte et plus dense, tan-
dis que pour le prothorax c’est le contraire ; de plus, les élytres n’offrent
ici qu’un seul point piligère, tandis que pour le punctulatus il y en a
quatre ou cinq. Quelquefois les cils peuvent manquer, mais les points
restent. La ponctuation des épisternums est plus ou moins dense, quelque-
fois presque lisse; c’est, du reste, ce que l’on observe dans beaucoup de
Cydnides.
Nous attribuons la synonymie du rarociliatus Ellenr. à cette espèce,
mais, comme nous pourrions nous tromper, n’ayant pas vu le type, nous
faisons suivre la description de cet auteur :
CYDNUS RAROCILIATUS Ellenrieder, Tijdsc. voor Nederl. (Batavia), XXIV,
139, pl. 4, fig. 7. — Long. 0,003-0,004. — Nigro-nitidus, ciliis, circum
ferentialibus paucis, ad caput numero 6, ad marginem pectoris 8-10,
ad abdomen 6-8. Sulco thoracis lateriter sat profundo, medio vix conspi-
cuo, punctulis tantum indicalo impressis, serie punctulorum ejus modo
thoracis marginem anticum comitente, fovea medio thorace triangulari
impressi-punctulata postsulcum transversalum punctulatis sat confertis.
Scutello præter angulos laterales conferte punctulato, elytrorum parte
coriacea confertissime punctulata, punctulis juxta nervuras serie dispositis
membranacea fusco pellucida. Tibiis anticis 7-8 spinosis, mediis et posti-
cis incrassatis spinis longis minutis ad tarsos posticos verticillatis, tar-
sis ochraceis gracilibus. (Ellenr., loc. cit.)
Quant à la figure, très grossie, elle ne nous dit rien pouvant servir à
reconnaître une espèce quelconque.
(193) Groupe des Cydnides. 59
22. GEOTOMUS OCEANICUS Sign., Ann. Mus. civ. Gen, (1881), 651.
Annales, pl. 3 (Cydnides, pl. XVIII), fig. 164,
Australie. — Long. 3 1/2 à 4 mill., largeur 2 1/4 mill. (De notre coll.
et Musée civ. de Gênes.)
Très voisine du pygmæus, n’en diffère que par des caractères si peu
tranchés que l’on pourrait les considérer comme variétés locales. Ce
n’est guère que par la forme des épisternums qu’elle en diffère ; la plaque
du mésosternum est dirigée en courbe de la hanche pour finir en angle
aigu sur la suture mésosternale, avec des stries en forme de ponctuation
au-dessus ; le canal ostiolaire est d’une forme différente, avec l’ostiole au
milieu du lobe arrondi, tandis que dans pygmæus le lobe extrême est
arrondi en forme de rein avec une échancrure ostiolaire en dessous, la
partie lisse avec deux stries; dans le pygmaæus ce sont deux séries de
points; de plus le post-métasternum est très fortement ponctué sur quatre
ou cinq lignes, tandis que dans celui-ci il n’y a que deux séries de points;
enfin le deuxième article des antennes paraît plus grêle et plus long que
le troisième.
23. GEOTOMUS PUSILLUS, nov. Sp.
Annales, pl. 3 (Cydnides, pl. XVIIL), fig. 162.
Madagascar. — Long. 3 mill., larg. 2 mill. (De notre collection.)
Ovalaire, d’un brun de poix, avec le rostre et les antennes brun jaune,
le quatrième article de ces dernières brun.
Tête arrondie en avant, finement ponctuée, un peu plus autour des
points piligères inférieurs, le lobe médian aussi large à l'extrémité qu’à la
base, aussi long que les latéraux, ceux-ci avec deux cils. Ocelles très
rapprochés des yeux. Antennes ayant le deuxième article plus long que le
troisième, les quatrième et cinquième les plus longs, presque égaux. Rostre
alteignant les coxis intermédiaires. Prothorax presque lisse; quelques
points autour des points piligères médians et plusieurs autres très obso-
lètes sur le sillon médian qui n’est visible que vers les côtés ; sur les
bords cinq ou six cils. Écusson acuminé, lisse à la base, ponctué vers le
sommet. Élytres avec des points très obsolètes sur la corie, la ligne de
o! V. SIGNORET. (19/4)
points du cubitus se terminant un peu au delà du milieu de l’écusson,
ainsi que la suture cubitale qui se perd avant le lobe extrême de l’écus-
son. Espace marginal avec deux rangées de points; côte externe très
faible, visible seulement à la base et sans points piligères. Membrane
d’un jaune hyalin. Abdomen lisse au milieu, fortement et discrètement
ponctué sur les côtés. Mésosternum sans plaques mates, strié et ponctué ;
métasternum présentant une très petite partie mate autour du canal ostio-
laire, le reste ponctué; celui-ci finissant par un lobe contourné avec une
échancrure assez large, sans valve.
Cette espèce se rapproche beaucoup, par tous les caractères, du proxi-
mus de l’île Bourbon, dont il diffère par le mésosternum sans espace
mate, ce que nous avons toujours appelé plaque, tandis que dans le
proæimus il y en a une bien évidente, visible à la simple loupe; le pro-
thorax est aussi beaucoup plus ponctué dans proximus.
9/4. GEOTOMUS PROXIMUS, NOV. SP.
Annales, pl. 4 (Gydnides, pl. XIX), fig. 163.
Bourbon. — Long. 3 4/2 mill., larg. 2 1/4 mill. (Coll. Signoret.)
Cette espèce se rapproche beaucoup du G. pusillus; elle en diffère
principalement par la présence d’une plaque mate sur le mésosternum,
par la ponctuation plus abondante sur le prothorax et sur l'écusson, par
la série de points sur le cubitus visible jusqu’au sommet de la corie en
dehors de l’écusson, par l’espace marginal présentant trois séries de
points, et par un point piligère sur la côte externe. Le reste est à peu
près semblable.
25. GEOTOMUS PUNCTULATUS Costa, 2° Cent. Napol. (1847), 30, 8, pl. 5,
fig. 14. — levicollis Costa, id., 31, 9, fig. 12, — Helferi Fieb.,
Eur. Hem. (1861), 354, 6, et lacconotus Fieb., Eur. Hem. (1861),
863, 2 (sur type, coll. du Mus. imp. de Vienne). — aciculatus
Fieb., Wien. Ent. Mon. (1864), 233, 43 (sur dessins mss.). —
bifoveolatus H. S., vol. IX (1852), 34h. — episternalis Muls. et
Rey (1866), 38. — lævis Scott (sur type) et Dougl. et Scott (1868),
238, 1; Entom. mont. Mag.; id. Catal. Bril. Hem. Ent, Soc. Lond.
(195) Groupe des Cydnides. 55
(1876), 1. — Muls. et Rey (1866), 35, 1. —? cinnamomeus Gar-
biglietti, Cat. Hem. (1869), 61. — Puton, Syn. Hem. Heter.
(1881), 28, 1.
Annales, pl. 4 (Cydnides, pl. XIX), fig. 164.
Europe. — Long. 3 1/2 à 4 mill., larg. 2 à 2 4/4 mill.
D'une forme ovalaire, arrondie ; d’un brun noir, les antennes, le rostre
et les tarses plus clairs, brillant, lisse, plus ou moins ponctué.
Tête transversale, arrondie, le lobe médian aussi long que les latéraux,
ceux-ci marqués sur les côtés de cinq points ciliés. Vertex finement
ponclué. Rostre atteignant la base des hanches intermédiaires ; deuxième
article le plus long, le troisième un quart et le quatrième un tiers moins
longs que le précédent. Antennes avec le deuxième article plus long que
le troisième, le cinquième le plus long, les deux derniers articles allongés,
fusiformes. Prothorax à peine convexe, lisse sur le disque antérieur, plus
ou moins ponctué sur le disque postérieur et près des bords latéraux,
ceux-ci avec sept ou huit cils, quelquefois tout à fait lisse (/evzcollis Costa
et /ævis Douglas et Scott). Écusson avec l’extrémité étroitement arrondie,
le disque plus ou moins finement ponctué, excepté les angles basilaires
lisses. Élytres finement ponctuées, un peu plus fortement à la base ; côte
marginale avec deux ou trois points piligères. Membrane d’un blanc écail-
leux, plus ou moins enfumée à la base. Pattes avec les cuisses noirâtres,
tibias brunâtres, tarses jaunes, les tibias antérieurs avec huit épines au
bord externe, quatre plus longues au sommet au côté interne, six à huit
épines sur la face supérieure, ponciués et ciliés sur l’inférieure. Plaque
mate du mésosternum se continuant sur la suture et le long du bord
latéral en remontant vers les angles des épisternums, l’espace lisse plus
ou moins strié et ponctué, la plaque mate du métasternum séparée de la
partie latérale par une ligne droite et la partie lisse avec deux ou trois
siries. Canal ostiolaire large au départ, se rétrécissant au milieu pour
s’élargir de nouveau et former un lobe tuberculeux se repliant en dessous
en formant une excavation avec l’ouverture ostiolaire à la base. Abdomen
lisse au milieu, ponctué et strié au bord.
Nous penscns que cette espèce, la plus commune des Cydnides euro-
péens, est le véritable nigritus de Fabricius, et croyons que celle que l’on
regarde comme le type de cet auteur devait, à cette époque, être con-
56 V. SIGNORET. (196)
fondue par lui avec le flavicornis ; mais, pour ne pas embrouiller la syno-
nymie, nous préférons faire comme nos devanciers, quoique la description
fabricienne dise bien : spinuleux et cilié pour l’une et cilié seulement
pour l’autre, ce qui est le cas ici.
26. GEOTOMUS ANTENNATUS, NOV. Sp.
Annales, pl. 4 (Cydnides, pl. XIX), fig. 165.
Syrie. — Long. 4 1/2 mill., larg. 2 1/2 mill. (Coll. Horväth.)
Entièrement semblable au G. punctulatus ; en diffère par la longueur plus
grande des antennes; et, rien que par ce caractère, est très facile à distin-
guer; le second article est grêle, à peine plus fort au sommet qu’à la
base, un quart plus long que le troisième (23 et 18 au micromètre), les
quatrième et cinquième fusiformes, d’égale longueur à peu près et un
peu plus longs que le second, le premier très court.
D'une forme ovalaire, noir brun, avec les antennes et les tarses ferru-
gineux ; le rostre, brun, atteint seulement le milieu de l’espace des pattes
intermédiaires.
Tête arrondie en avant, les lobes égaux, très finement ponctuée et à
peine ciliée. Prothorax avec cinq ou six cils sur les côtés, le disque anté-
rieur lisse, les côtés et le disque postérieur très finement ponctués. Écus-
son un peu plus fortement ponctué, le sommet lisse, angulairement
arrondi. Élytres et abdomen comme dans punctulatus, la membrane plus
courte que l'abdomen. Canal ostiolaire terminé par un fort lobe arrondi
en forme de rein comme dans punctulatus, mais la suture mésosternale est
beaucoup plus courbe, plus convexe; elle se dirige en avant presque de
suite, pour, en formant une courbe très prononcée, venir finir au bord ;
les parties lisses peu ponctuées, la plaque mate supérieure offrant en
avant une partie enfoncée le long du bord supérieur, le reste, ainsi que
la plaque inférieure, à peine sillonné.
27. GEOTOMUS LATIUSCULUS Horväth, Termez. Fuzet., vol. V,
part. II-IV (1881).
Transcaucasie, Leukoran. — Long. 5 à 5 1/2 mill, (%, $, coll. Horväth.)
(197) Groupe des Cydnides. 57
Nous ne connaissons pas cette espèce, très voisine de punctulatus Costa,
et dont les caractères différentiels indiqués par l’auteur sont les suivants :
plus fortement ponctué, stature plus grande et plus large, les deuxième
et troisième articles des antennes égaux, l’écusson plus court et la côte
marginale bien distinctement privée de points sétifères.
Voici du reste la description générale donnée par l’auteur :
Niger, ovalus, nitidus, punctatus ; antennarum articulo tertio et quarto
apice, quinto toto, tarsisque flavo-ferrugineis ; rostro apicem versus, fusco=
piceo; capite subsemicirculari crebre distincteque punctato, margine leviter
reflexo et utrinque impressionibus punctiformibus setiferis quatuor ins-
tructo; thorace modice convexo antice prope marginem, lateribus et pone
medium remote distincteque punctulato; marginibus, lateralibus punctis
sctiferis septem vel octo instructis ; scutello latiusculo, fortiter punctato:
angulis basalibus lævigatis, apice subdeflexo; hemelytris dense et quam
scutellum subtilius punctulatis, margine costali impressionibus punctifor-
mibus destituto; membrana sordide hyalina, ventre medio lævigato, ver-
sus margèines laterales sat dense distincteque punctulato ; articulis secundo
et tertio antennarum longitudine æqualibus.
Habitat in Transcaucasia ad Leukoran, ubi specimina nonnulla legit
Dom. Leder.
28. GEOTOMUS CILIATITYLUS Signoret, Ann. del Mus, civ. di Storia nat.,
vol. XVI, (1881), p. 632.
Annales, pl. 4 (Cydnides, pl. XIX), fig. 166.
Téhéran, — Long. 3 3/4 mill., larg. 2 1/4 mill. (Mus. civ. de Gênes.)
D'un brun noirâtre, avec le rostre, les antennes et les tarses un peu
plus clairs.
D'une forme ovalaire, largement arrondi en arrière, la plus grande lar-
geur au delà du tiers de la corie, ponctué très finement, plus fortement
sur les lignes de séries de la corie ; pourrait passer pour un individu plus
pelit du G. pélitylus, présentant comme lui la tête avec six cils le long
des bords des lobes latéraux, deux sur le lobe médian, ce qui rapproche-
rait ces deux espèces du Cydnus flavicornis, qui présente en outre des
spinules; mais la têle esl presque lisse, à peine ponctuée, les ocelles, très
58 V. SIGNORET. (198)
rapprochés des yeux et placés sur la déclivité du col, sont à peine visibles,
les deuxième et troisième articles des antennes égaux, le rostre atteint
l'extrémité des hanches intermédiaires. |
Prothorax plus étroit que dans l’espèce précédente, moins cilié sur les
côtés. Écusson plus étroit, plus long, plus acuminé, moins arrrondi à
l'extrémité, plus rarement et plus subtilement ponctué. Élytres finement
et subtilement ponctuées sur la corie, plus fortement sur les séries, les
deux lignes de points des nervures marginales s’arrêtant avant d'atteindre
l'extrémité de la corie, tandis que dans pilitylus elles atteignent l’angle
de la corie; bord marginal avec trois ou quatre points pilifères ; mem-
brane d’un brun hyalin. Dessous du corps plus finement ponctué. Le canal
ostiolaire plus long, plus globuleux, accompagné de deux larges plaques
mates épisternales, la supérieure s’arrêtant en angle avant d’alteindre les
bords latéraux et faiblement striée, l’inférieure occupant les deux tiers
ou près des quatre cinquièmes du métasternum et très finement striée,
les parties lisses à peine striées-ponctuées.
Cette espèce est d’une forme allongée et pourrait jusqu’à un cerlain
point être confondue avec le M. obsoletus, dont eile s'éloigne par les deux
cils du lobe médian qui, même s'ils disparaissaient par une cause quel-
conque, laisseraient toujours voir les deux points qui lui donnent naissance,
et de plus par la présence ici des plaques mates.
Il ne peut être confondu avec Gestroi, qui est un véritable Cydnus,
avec spinules et cils, ni avec parvulus, qui est également un Cydnus vrai.
Comme taille il pourrait être confondu encore avec d’autres Geotomus, le
G. pygmæus, par exemple, mais il s’en éloigne par les caractères des cils
du éylus. |
29. GEOTOMUS DISTANTI, NOV. Sp.
Annales, pl. 4 (Cydnides, pl. XIX), fig. 167.
Australie. — Long. 4 mill., larg. 2 1/2 mill. (De notre collection.)
Ovalaire oblus, noir, très ponctué, les pattes et les antennes noir de
poix, les tarses jaunes.
Tête arrondie, lobe médian aussi long que les latéraux ; très convexe,
très ponctuée-ciliée, Yeux très saillants. Antennes avec le deuxième
(199) Groupe des Cydnides. 59
article plus long que le troisième. Prothorax densément ponctué sur
presque toute sa surface, excepté de petits espaces irréguliers sur le
disque antérieur; bords latéraux ciliés. Écusson très densément ponctué,
avec les angles basilaires lisses. Élytres très densément ponctuées, la
ponctuation rugueuse à la base, avec trois points pilifères sur la côte
marginale. Abdomen très ponctué, presque lisse sur le milieu. Canal
ostiolaire arqué, finissant par un large lobe arrondi, avec échancrure
ostiolaire en dessous. Plaques mates épisternales très petites, la portion
lisse et la porlion mate égales sur le mésosternum; celle du métaster-
num dépassant à peine le canal ostiolaire, les portions lisses très ponc-
tuées, les portions mates à peine sillonnées.
Cette espèce se rapproche du Cydnus Gestroi, des Geotomus ciliatitylus
et pélitylus, seulement il s’en éloigne par la ponctuation plus dense, plus
forte.
90. GEOTOMUS (MELANÆTHUS Uhl.) rRoBusTUS Uhler, Bull, Un. St. Geol.
and. Geogr. Survey (1877), 390, 4.
Annales, pl. 4 (CGydnides, pl. XIX), fig. 168.
Maryland (Baltimore), type S et $. —Long. à peine 4 mill., larg. 2 4/2
mill. au niveau du sommet de l’écusson. (Coll. Uhl. et coll. Signoret.) —
Georgie (Americ. Nord.) (coll. Buch. White).
Noir, d’une forme ovalaire large, la plus grande largeur au niveau du
sommet de l’écusson.
Tête arrondie, le lobe médian au même niveau que les latéraux, la
suture se prolongeant jusqu’au niveau des yeux. Vertex très ponctué, les
bords latéraux tranchants. Ocelles très éloignés entre eux et insérés au
delà de la ligne basilaire des yeux. Antennes avec le deuxième article
très peu plus long que le troisième. Rostre atteignant les coxis intermé»
diaires. Pronotum avec une impression latérale longitudinale au niveau du
point piligère thoracique et en dessous des yeux, et se rendant à celle qui
se trouve en dedans des angles huméraux. Côtés latéraux très ponctués,
plus faiblement sur la ligne transverse et en arrière de l’échancrure anté-
rieure ; par suite des impressions latérales, le disque antérieur paraît très
convexe. Écusson court, large , arrondi au sommet, faiblement ponclué
60 V. SIGNORET. — Groupe des Cydnides, (200)
sur le disque. Élytres larges, fortement ponctuées à la base, beaucoup
plus faiblement sur le sommet de la corie; espace marginal très large,
très finement ponctué; bord extrême tranchant, sans côte, presque réflé-
chi; membrane brune. Mésosternum avec une plaque triangulaire finissant
en pointe aiguë sur la suture, avec quelques points au dessus près de la
base des hanches. Métasternum ävec une plaque moins grande, partant
du sommet du canal ostiolaire pour se rendre obliquement au-dessus de
la hanche postérieure ; de chaque côté plusieurs séries de points, ainsi
que sur la fausse suture. Canal ostiolaire long, très arrondi au sommet
qui finit en un lobe arrondi contournant l’ostiole.
La forme toute particulière de ce dernier organe nous fait placer trois
espèces à la suite les unes des autres : la première, qui est celle-ci, se
distingue des deux suivantes par la forme courte, ovalaire du corps,
l’écusson plus large au sommet ; de la suivante, picinus, par le lobe ostio-
laire formant ur tubercule arrondi sans trace d’ostiole ou ouverture; el
de la troisième, paroulus, dont le canal ostiolaire est semblable de forme
à celui de robustus, par l'insecte plus long, presque parallèle sur les côtés
et beaucoup plus ponctué en général. — Voir les figures 168, 169 et 170,
dont les différences sont très appréciables.
Les figures se rapportant aux espèces 24, 25, 26, 27, 28, 29 et 30,
ainsi que les descriptions et figures des autres Geotomus, 31 à 47 (divi-
sions des Melanæthus, Olonips, etc.), paraitront ultérieurement.
DIPTÈRES NOUVEAUX OU PEU CONNUS
20° PARTIE ({)
Par M. J.-M.-F. BIGOT.
XXXI
GENRES Volucella (Geoffr., Hist. des Insectes, 1764)
ET
Phalachromyia (Rondani, Esame d. var. spec. d’Insett.
Ditteri Brasiliani, Torino. 1848).
(Séance du 14 Juin 1882.) (2)
Le genre Volucella (que Duméril appela Cenogaster, Expos. et Diction.
d'Hist. nat., 1801), démembré par Geoffroy du genre Syrphus, et caracté-
risé, comme on peut le voir dans les œuvres de Meigen, Wiedemann,
Macquart, Walker, Rondani, Schiner, Osten-Sacken, Kunckel d'Herculais,
comprend aujourd’hui un nombre assez considérable d'espèces, euro-
péennes ou exotiques, toutes intéressantes, à cause de leur taille ou de
l'élégance de leur coloration. Le genre Phalachromyia a été formé à leurs
dépens par le professeur C. Rondani.
Dans le Tableau synoptique que comprend cet opuscule, j'ai fait tous
mes efforts pour n’omettre aucune des espèces mentionnées dans les
nombreux ouvrages que j'ai pu consulter. Je ne prétends, en aucune
façon, discuter leur validité, non plus que leurs synonymies, genre de
travail qui n’entre pas dans mes aptitudes et que je laisse volontiers aux
savants criliques dont c’est la spécialité ; j'essaie simplement de faciliter
les déterminations devenues de plus en plus laborieuses, et, en même
(1) Voir 1r° à 19e partie, n°° I à XXX, Annales 1874 à 1882.
(2) Travail revu par l'auteur en avril 1883.
Ann, Soc. ent, Fr, — Juillet 1883,
62 J.-M.-F. BIGot.
temps, je publie quelques nouveautés dont on trouvera les descriptions à
la fin du mémoire.
Malheureusement, les auteurs, pour la plupart, ont omis de mentionner
les formes variées qu’affectent, chez ces insectes, les antennes, la face, les
nervures alaires, indications indispensables pour atteindre une exactitude
tout au moins relative. En conséquence, je me suis presque toujours borné
à la considération des couleurs générales où partielles, restreignant de
mon mieux l'étendue des Diagnoses, comme il convenait dans une œuvre
de cette nature ; mes classements ne seront donc qu’une création artifi-
cielle ; toutefois, j'espère qu’ils suffiront pour atteindre le but visé.
Lorsque la connaissance de ces beaux Diptères sera devenue plus com-
plète, je ne doute pas que le genre où on les a rangés ne doive subir
quelques démembrements que je n’ai pas tenté d'effectuer.
Avec certains Diptéristes (par exemple, avec Macquart, Dipt., Suites à
Buffon), j'ai négligé le genre Ornidia (Saint-Fargeau), dont le type est la
V. obesa, si répandue dans presque toute la zone tropicale. Maïs, il me
semblerait assez à propos d’en créer un autre en faveur des V. (Phala-
chromyia!) hirtipes (Macq., Dipt. Ex.) et V. vicina (nov. mihi, vovez
p. 86 du présent mémoire).
Les V. scutellata (Macq., Dipt. Ex.) et spinigera (Wied.), en raison de
leur -écusson armé de fortes épines, appartiennent certainement au genre
Temnocera. — La V. aurata (Macq., Dipt., Suit. à Buffon) est trop incom-
plètement décrite pour que je puisse la mentionner dans mes Tableaux :
je suppose qu’elle serait mieux à sa place chez les Eristalis ? — Très
probablement, ma V. véridula (Mexique, voyez Ann. Soc. ent. Fr., 4875,
p. A81) n’est autre que la V. vaga (Rondani); Schiner prétend qu’elle
appartient au genre Phalachromyia? Quoi qu’il en soit, je me suis décidé
à inscrire provisoirement la V. vaga (Wied.) parmi les Phalachromyies,
laissant aux Volucelles la vaga (Rond. = alias, parva). — Say (Journ.
Acad. Philadel., VI, p. 166, 1) a décrit une V. violacea (Mexique) qui
me semble voisine de W. esuriens (Fabr.) ?; mais, sa description m'a
paru trop insuffisante ; je ferai la même remarque à l'égard de la
V. postica (Mexique, loc. cit., p. 66, 2); quant à là V. marginata
(Mexique, voyez Compl. writ. of T. Say on t. Entomol. of N.-America
N.-York, vol. II, 1859, p. 360), la conformation du chète antennal me
porte à croire qu’elle n’appartient pas au présent genre : le savant dipté-
riste baron Osten-Sacken ne l’a pas inscrite sous cetie rubrique dans
son excellent Catalogue.
Diptères nouveaux ou peu connus. 63
Depuis la publication de ma Note (Ann. Soc. ent. Fr. 1878, p. 48),
relative à la V. evecta, le même savant, dont on ne saurait nier la compé-
tence, a rangé cette espèce parmi les Volucelles ; d’où il appert, définiti-
vement, que j'ai commis une erreur en l’assimilant aux Eristalis.
La V. tabanoides (Motschulsky, Bull. Soc. imp. des Natur. de Moscou,
1859, p. 504), des rives du fleuve. Amour, n’est pas suffisamment décrite
pour que j'aie cru devoir la mentionner.
Les formes caractéristiques de la face, des antennes et de la premiére
cellule postérieure de l'aile, la notable villosité Au chète et des yeux,
empêcheront toujours de confondre ma Phalachromyia nigripes (Ann. Soc.
ent. Fr., 1857, p. 296) avec les Gheilosies (voyez, sur le sujet, Schiner,
Novarra Reise, 1848, p. 35/4).
Après un nouvel examen, je crois pouvoir actuellement déclarer que
l'individu 4, décrit par moi à la suite de ma V. purpurifera (Ann., loc.
cit., 1875, p. 478), et considéré comme appartenant à cette espèce, n’est
très probablement autre chose que le & de ma V. varians? (Ann., loc.
cit., p. A81). PERS
Vu l'insuffisance des descriptions, et n’ayant pu comparer les Types, j'ai
cru bien faire, du moins provisoirement, d'identifier les V. pallens
(Rondani, Esame, etc., Torino, 1848) et V. sexpunctata (Loew, Wiener
Ent. Monatschr., 1861, p. 38) avec la V. pallens (Wiedm., Aussereurop.
Zweiflug. Ins., 1830) (4).
OBsERVATION. Pour obvier, autant que possible, aux inconvénients qui
résulteraient d’une trop grande extension de mon cadre, je l'ai divisé
préalablement en cing parties, désignées par les lettres A, B, C, D, E,
dont on trouvera plus loin le Tableau d’Assemblage. — Toutes les espèces
marquées d’un astérisque ont été soigneusement étudiées et vérifiées
d’après les Types de ma Collection.
(1) Il est à propos de signaler ici que chez les nombreuses espèces de Volu-
celles et de Phalacromyies, européennes ou exotiques, dont j’ai pu examiner les
deux sexes, j'ai constaté le fait intéressant, que j'ai déjà signalé (voir Annales,
2° série, t. III, p. zxiv du Bulletin), et qui consiste en ce que, la villosité
du chète antennal est toujours beaucoup plus développée chez :les femelles
que chez les mâles.
6h J.-M.-F, BIGOT.
TABLEAU D'ASSEMBLAGE.
Ailes, 2° et 3° nervures longitudinales (Rondani), soudées à leur
EXT ÉMILE ENNEMI NE MARIE G. VOLUCELLA.
(Geoffroy, Hist. des Insect., 1764.)
Id., id, séparées à leur extrémité............... G. PHALACHROMYIA.
(Rondani, Esame d,. var. sp. d’Insett. Ditter. Braziliani,
Torino, 1848.)
Genre Volueella.
4. Ailes, 8° nervure longitudinale plus ou moins sinueuse et
fortement courbée en dehors à son extrémité.........
— Id., id. peu ou point sinueuse, très peu ou non courbée en
deHolS LISONIEX TM MEE er re een PENTIER
2, Corps densément et assez longuement villeux, du moins en
TAN UE PATIO AR re cer re oe e ESC P EEE
— Id. nu, ou très peu densément et brièvement tomenteux, du
moins enserante pare ee CE Ce -L CPE
3. Nuances générales foncées, parfois métalliques; abdomen de
couleur foncée, sans macules ni bandes, noires ou noi-
re AA CE Oo OMEGA Gb OBBE ID 0 66.0
— Id. plus ou moins pâles, jaunes, jaunâtres ou fauves, peu ou
point métalliques; abdomen jaune, jaunâtre ou fauve,
ordinairement avec des bandes ou des macules, noires ou
MOITALTES SU RNA AIR NA RE CP EEE
L. Nuances générales foncées, peu ou point métalliques.......
— Id. foncées, luisantes ou notablement métalliques. ........
DIVISION À.
Couleurs générales uniformément métalliques, point de bandes,
taches, ni macules, fauves ou jaunâtres...............
— Id. peu ou point métalliques; abdomen, tantôt foncé, avec
Diptères nouveaux ou peu connus.
des bandes ou des macules fauves ou jaunâlres, tantôt
fauve ou testacé, avec des bandes ou macules noirâtres..
1. Face très peu prolongée en avant et au-dessous des yeux,
— Id.
concave sous les antennes, fortement tuberculée et fort
obtuse à son extrémité; couleur générale d’un bleu violet,
ou verdâtre, en dessous, d'un cuivreux très brillant ;
antennes brunes : ailes jaunâtres, une macule noire au
DO EXETTE EPA AARNERRRE SOS IAE EEE ER
(Amer. merid.!, zone tropic. — Syrphus obesus Fabr,,
Syst. Antli., 1805. — Ornidia id. Saint-Farg., Serville,
Encycl. méth.)
notablement prolongée en avant, ou bien au-dessous des
yeux; ailes, tantôt uniformément jaunâtres, tantôt avec
une demi-bande transversale noirâtre................
notablement prolongée en avant des yeux, tronquée, nota-
blement concave sous les antennes et tuberculée ; cou-
leur générale d’un violet foncé; antennes noires ; ailes
presque hyalines, avec une demi-bande transversale,
MOTATO TN M NA NN 2 AR Ut. lo.
(Brazil. — Macq., Dipt. Exot., 1842.)
prolongée en cône acuminé au-dessous des yeux, concave
sous les antennes et tuberculée; ailes, tantôt uniformé-
ment jaunâtres, tantôt avec un point noir au bord externe;
antennes plus ou moins fauves. ......,..... DE OCDE GÈ
3. Antennes fauves, 3° segment brun en dessus ; ailes hyalines,
un point noir au bord externe; face testacée, avec une
large bande médiane, noire; couleur générale d’un brun
légèrement métallique; abdomen avec une bande trans-
65
* obesa.
vriolacea.
versale et deux macules d’un noir velouté....... ,:.. * notata.
(Monte-Video. — J. Bigot, Ann. Soc. ent. Fr., 1875,
p. 475.)
— Antennes entièrement fauves; ailes, uniformément jaunâtres ;
couleur générale uniformément d’un vert bronzé, face
d’un bleu luisant, en cône acuminé, concave sous les
antennes, fortement tuberculée...........,,.... * fulvicornis
(Panama, — J, Bigot, Nov. Sp., Ann. 1883, p. 84.)
(1883) 1° partie, 5.
66 J.-M.-F. Bicot.
h. Abdomen de couleur foncée, avec des bandes ou des macules
jaunatres ie niMEEt GO NUMERAMA PSS
— Id. d'un fauve pâle, avec des bandes ou des macules noirâtres.
5;::ANTeNNeS NOTES ME hante lea R Te Ut CE
SI [ep] © cr
— Id, d’un fauve plus ou moins clair......................
6. Ailes avec trois demi-bandes transversales, brunâtres; abdo-
men avec trois bandes transversales fauves, la première
DS ONTIDENME Se TOO MN 6 Bob otre oo fasciata.
(Carolina — Macq., Dipt. Exot., 18/2.)
— id. avec deux bandes semblables ; abdomen avec deux bandes
transversales fauves, interrompues (parfois, la deuxième
à peine interrompue); face assez allongée en cône acu-
MINES LUDErCUIEC Re MR A AR RARE * pusilla.
(Guba. — Macq., loc. cit., 18/42.)
7. Face jaunâtre, avec deux ou trois bandes longitudinales, noi-
râtres, et de formes variées ainsi que les couleurs des
ailes et UESpIels A ER NE RnEnte TRE EME co 8.
— Id. entièrement fauve; ailes, avec le bord externe, l’extrémité
et les nervures transversales, teintés de brunâtre....... picta.
(Brazil. — Wiedem., Aussereurop. Zweïflug. Insekt.,
1830.)
8. Ailes hyalines, avec un point noir au bord externe, première
nervure transversale bordée de noirâtre; pieds noirâtres,
tibias et tarses à base fauve.................., * fulvonotata.
(Monte-Video. —J. Bigot, Ann., loc. cit., 1875, p. 476.)
— Id. id., avec le bord externe gris, ensuite jaunâtre vers l’ex-
trémité, nervures transversales, extrémité et demi-bande
transversale brunaires eee cer eee * pulchripes.
(Mexic. — Id., loc. cit., 1875, p. 480.)
9. Abdomen fauve clair, avec des bandes, des points, et l’extré-
mité, noirs; face en cône allongé, acuminée, à peine
tuberculée: : 2522 een A Are ter RS mellea.
(Jeannicke, Neu. Exot. Dipl., Frankf., 1867.)
Diptères nouveaux ou peu connus.
— Abdomen entièrement testacé, avec la base et une macule, en
forme de T renversé, noirâtres ; face cônoïde, assez allon-
gée, à peu près entièrement plane. ...........,.......
(Mexic, — J. Bigot, Nov. Sp., Ann. 1883, p. 84.)
Division BB.
Face tantôt noire, tantôt de couleur plus ou moins foncée et plus
ou mpinsmÉtAlIqUE A ee AU RE
IS TUNER OU AIT TE AR EE EN
1, Antennes, 3° segment fauve ou rougeâtre; face, ailes, de
DHANCESDVATIÉESE enr e see esse SE en alt 2
— Id., id. noir; face d’un bleu violacé brillant; ailes hyalines,
avec une macule médiane, carrée, noirâtre; face en
cône allongé et acuminé, fortement tuberculée. 5
(Chili. — Philippi, Verhandi. k. k. z. b. Gesell. Wien,
1865, p. 734.)
2. Aïles hyalines, largement brunes à la base ainsi qu’au bord
67
* tau.
AZUr ele
externe; face d’un noir luisant..............., + Metallifera,
(Mexic. — Walker, List of Dipt. Ins., 1849.)
— Id. plus ou moins claires, base et bord externe, au plus à
peine teintés de brunâtre ; face noire ou d’un bleu lui-
sant. ........ Here ll emhetsieleleteiereleetetlele einiele cialee 9
3 Face d’un noir luisant; ailes un peu jaunâtres, 2° et 3° ner-
vures longitudinales anastomosées sur la costale même :
couleur générale azurée, avec un duvet grisâtre..…, capensis.
(Cap B.-Sp. — Schiner, Novarra Reise, 1868.)
— Id. d’un bleu violacé; ailes hyalines, très peu grisâtres à la
base, 2° et 3° nervures longitudinales anastomosées
assez loin de la costale; couleur générale azurée, avec
duvet noir; face légèrement proéminente en avant, en
forme de cône assez oblus, très concave sous les an-
tennes, fortementituberculées seen * saphirina.
(Chili. — J. Bigot, Nov. Sp., Ann. 1883, p. 85.)
68
ie
10.
J.-M.-F, Bicor.
Ailes, tantôt avec une demi-bande transversale, lantôt avec
une macule carrée médiane, tantôt avec une tache,
plus ou moins allongée, au bord externe, noirâtre. ..…. 5.
Id., sans demi-bande, macule ni tache, noirâtres......... 11.
Id., avec une demi-bande transversale noirâtre. .......... 6.
Id., tantôt avec une macule médiane, tantôt avec une tache
externe plus ou moins allongée, noirâtre............ Te
Id., la demi-bande longue, large, irrégulière; corps à duvet
gris; face en cône allongé et acuminé, luberculée. * purpurea.
(Para. — Walker, List., loc. cit., pars IIL, p. 637,
1849.)
Id., id. courte, étroite; corps à duvet noir........... alchimista.
(Brazil. — Rondani, Esame d. var. spec., etc., To-
rino, 18/48.)
Id., avec une macule carrée, médiane, noirâtre ; abdomen à
base jaunâtre; ailes, 3° nervure longitudinale assez for-
tement courbée en dehors à son extrémité; face en
forme de cône épais, court, acuminé.......... * cyanescens.
(Brazil. — Macq., Dipt. Exot., t. II, 2° part., 18/92.)
Id., tantôt avec une tache au bord externe, plus ou moins
allongée, tantôt avec un point externe, noirâtre,
Ailes, avec une tache assez grande, allongée, sise au bord
externe ; genoux et tibias jaunâtres............,... opalina.
(Bengale. — Wiedm., loc. cit., 1880.)
Id., avec un point externe; genoux et tibias de nuances
diverses as be ta. PAPER MU. CAN EN 5.
Genoux et tibias noirs, base des iarses intermédiaires et pos-
térieurs jaunâtre; front d’un noir bleuâtre.......... tibialis.
(Yucatan. — Macq., Dipt. Exot., Supplém., 1846.)
Genoux, base des tibias, jaunâtres, tous les tibias bruns ou
nOiTALTES : 2.5 MORE Dre mioue He 40.
Thorax entièrement métallique ; ailes hyalines ; abdomen,
Diptères nouveaux ou peu connus. 69
1° segment jaunâtre; genoux et tibias jaunâtres ; face
peu allongée et peu acuminée, notablement tuberculée,
un peu concave sous les antennes............. * yesiculosa.
(Amer. merid. — Wiedem., loc. cit.)
— Thorax de couleur métallique et bordé de fauve ; ailes un
peu jaunâtres ; genoux testacés ; face, longue, en cône
acuminé, médiocrement tuberculée......... . * amethistina.
Mexic. — J, Bigot, loc. cit., 1875, p. 479.)
11. Aïles jaunâtres, 2° et 3° nervures longitudinales anasto-
mosées assez loin de la costale ; thorax parfois de nuance
foncée et très peu métallique, ou bien, noir......,., 12.
— Id., id., anastomosées contre la costale; thorax de couleur
métallique ; face fauve, denuée de bande médiane lon-
ÉTAT ER nie le nest ee chien eee a ta * fuscipennis !.
(Brazil. — Macq., Dipt. Exot., t. II, 2° part., 18/2.)
12. Face avec une bande longitudinale, médiane, noirâtre; tho-
rax, parfois de nuance foncée et peu métallique ; abdo-
Men TENSeSMENMAUNAITE AE CET EEE . fuscipennis !.
(Bolivia. — Macq., Dipt. Exot., 4° Suppl., 1850.)
— Id., dépourvue de bande médiane ; thorax de nuance fon-
cée et peu métallique; ailes, nervures bordées de
DRHTATTES te se re en Lo ..... abdominalis.
(Cuba. — Wiedm., loc, cit., 4830.)
Division €.
Face noire ou d’un brun foncé........... se RER RE ce a 4.
— Id. fauve ou testacée. .. ejui Ja 9401 LES DRE 6.
4. Tibias et. farses Cu a bruns.c ou noirâtres; ailes, tantôl
aygc.la base largement, teintée.de, PRE tantôt RYEG ne
demi- bande transversale noirâtre. «sus. inatuot3 2.
— Tibias et tarsesfauyes owjaunâtress au nee on an fe
de
J. -M e -F. BIGOT.
Antennes entièrement noirâtres, ou, d’un brun foncé
©
Id. d’un fauve clair, ou, jaunâtres; ailes à base largement
teintée deinniratress..:. 27 ee. tete . transatlantica.
(Amer. merid. — Rond., Dipter. Spec. et Gen. aliq.,
Modena, 1863.)
Ailes à base jaunâtre avec une large demi-bande transver-
sale noirâtre; thorax fauve: face en forme de cône
très allongé et acuminé, concave sous les antennes,
(HDETCUIÉBA ERA COR EE * jeddon«.
(Japon. —J. Bigot, Ann. Soc. ent, Fr., 1875, p. 472.)
Id. à base largement teintée de brun ou de noirâtre....... hi.
Écusson de la couleur du thorax; pieds noirs ; face et front
bruns; face en forme de cône médiocrement acuminé,
très concave sous les antennes et fortement tuber-
CUIÉ RATE CE ee A MR à à * mexicanda.
(Amer. merid. — Macq., Dipt. Exot., t. II, 2° part,
1842. — dispar, id., id., Supppl., 1846, = Maxtümi-
liant Jaennike, Neue Exot. Dipt., 1867.)
Id. un peu plus pâle que le thorax ; tibias rougeâtres. .. esuriens ?
(Amer. merid, — Fabr., Ent. System.)
Cuisses noires, tibias jaunâtres; face brunâtre ; ailes avec
l'extrémité enfumée ; un large disque noir sur le thorax
(atéte manque) ÉINORREEERE ER ET EEE * fusca.
(Exot. Pays ? — Macq, Dipt., Suites à Buffon,
1834.)
Pieds bruns, genoux et base des tarses fauves : face noirâtre,
avec deux bandes longitudinales jaunâtres ; thorax en-
tièrement d’un brun foncé et luisant ; ailes jaunâtres, un
peu brunâtres le long des nervures transversales, au
bord externe, et à l’extrémité ; face en forme de cône
allongé et acuminé, concave sous les antennes, médio-
crement tuberculée A - RU C EE UN …. *trisuis.
. (Mexic. — J. Bigot, loc. cit., 1875, p. 482.)
Dipières nouveaux où pèu connus.
Face d’un jaune plus ou moins clair, tantôl avec des bandes
longitudinales, tantôt avec les joues, noires.........
Id., entièrement dénuée de bandes; joues de même nuance
querlasface. AN rte A Ne
Id., avec une bande médiane, longitudinale ; souvent, tantôt
avec des bandes latérales, tantôt avec les joues, noires.
Id., dénuée dé bande médiane ; souvent, tantôt avec des
bandes latérales, tantôt avec les joues, noires........
Antennes rougeâtres; écusson avec l'extrémité fauve ; abdo-
men à base noirâtre ; pieds noirs, genoux rougeâtres,
tarses à base blanchâtre ; ailes jaunâtres, avec une
71
11.
large macule stigmatique, étroite, noirâtre....... flavipennis.
(Brazil. — Wiedem., Aussereurop. Zweiflug. Insekt.,
1830.)
Id., d’un fauve clair; écusson entièrement noirâtre, avec
quelques reflets violacés; large disque noirâtre sur un
thorax fauve ; abdomen à base blanchâtre, avec deux
macules latérales jaunâtres; pieds noirs ; ailes avec la
base jaunâtre et l'extrémité enfumée............,....
(Brazil. — Wiedem., loc. cit., 1830.)
Abdomen noir, sans macules latérales, à reflets un peu ver-
dâtres, extrémité jaune, largement veloutée; joues
noires ; antennes d’un châtain foncé; ailes avec une
demi-bande transversale brune; écusson brun; face en
forme de cône assez court, assez obtus et tuberculée.
(Eur. merid., Afr. sept, — Erichson, Wagner’s Reise
in Algier., ILE, p. 194, —=analis Macq., t. IL, Dipt, Exot.)
Abdomen brun ou brunâtre, parfois avec de légers reflets
métalliques; antennes fauves; joues noires ou avec
des bandes noires; écusson jaunâtre; ailes, parfois dé-
nuées de demi-bandes transversales noirâtres........
10. Ailes avec une demi-bande transversale noirâtre, nervures
bordées de noirâtre; genoux et base des Libias, fauves ;
lugens.
liquida.
10.
72
11.
12
15.
J.-M. F. BiGor Q
abdomen de couleur uniforme ; face en cône court, ni
concave, ni visiblement tuberculée.,..,......... * castanea.
(Mexic. — J. Bigot, loc. cit., 1875, p. 476.)
Ailes sans demi-bande transversale ; bord externe et nervures,
bordés de brun; pieds châtains, tibias el tarses plus
päles ; abdomen brun, avec la base et les incisions tes-
tacées ; face, en cône allongé et tuberculée...…. * macrorhina.
(Brazil. — J. Bigot, loc. cit., 1875, p. 474.)
Id., tantôt avec des demi-bandes transversales brunes, tan-
tôt avec une large bande transversale, un peu diffuse,
brunâtre ; abdomen brunâtre, avec la base souvent jau-
nâtre ou blanchâtre et légèrement translucide. ...... 122
Id., dénuées de bandes transversales brunes, parfois avec
une macule stigmatique étroite, noirâtre, allongée ;
abdomen avec la base opaque, de couleur foncée... 14.
Id., avec la base jaunâtre, une large bande transversale un
peu diffuse, extrémilé, brunâtres; thorax fauve, avec
un large disque carré, noir; abdomen, 2° segment d’un
jaunâtre pâle, pieds noirs; face en cône médiocrement
acuminé, médiocrement tuberculée........,.... # japonic«.
(Japon. — J. Bigot, loc. cit., 14875, p. 473.)
Id., presque hyalines, avec une demi-bande transversale
noirâtre ; thorax noir, ou bien fauve, avec un large
disque noir; abdomen de couleur foncée et luisante, à
base jaunâtre ou blanchâtre, parfois, légèrement trans-
TROIE MESA MENU ROUE RM ERA HU PR ANIRE 153.
Abdomen avec la base largement blanchâtre, un peu trans-
lucide ; thorax entièrement noirâtre, à duvet noir ;
face totalement fauve ; tarses noirs; face en cône peu
acumine elMUberculÉe ER EC TE NC NE DCLIICENS
(Europe. — Linn., Faun. Suec., 1761. — dryophila
p' Scopoli, = pellucida Linn., = putescens Snellenb.)
Abdomen avec la base largement jaunâtre; thorax fauve,
avec un large disque noir et duvet jaunâtre; tarses
Diptères nouveaux ou peu connus.
à base fauve ; face en cône un peu obtus et tuber-
73
CLIÉBRR A NS RUMON RE PE MEITyophile
(Europe. — Scopoli, p'., — énflata Fabr., Ent. Syst.,
4794, — Hohhuthii Gimmerth., = dryophila Rond.,
Prodr.)
14. Thorax noir; abdomen, 8°, 4° et 5° segments latéralement
maculés de fauve; tibias fauves, base des tarses posté-
rieurs blanche; ailes jaunâtres, avec une macule
stigmatique étroite, brune, allongée ; métatarses aussi
jongsrque Jesttibiasse NORPNT UNS QUAUR Peleterii.
(Java. — Macq., Dipt., Suites à Buffon, 1834.)
— JId., de couleur châtain, une large macule dorsale, trans-
versale et sise en arrière, noirâtre; ailes assez claires,
enfumées à l'extrémité; abdomen brunâtre, avec quel-
ques reflets verdâtres et base fauve, légèrement trans-
RICO PARENT RSS OA EU 5 nr ANT" pectoralis.
Amer. merid. — Rondani, Dipt. Exot., revis. anno-
tata, Modena, 1863.)
Division BB.
Abdomen avec des bandes ou des macules noirâtres ou bru-
— Id. sans bandes ni macules, souvent l'extrémité noire ou
MOITALTES subies en Me nn OA t he CA ERREURS
1. Id. avec une bande longitudinale, médiane, plus ou moins
foncée et des bandes transversales. ...,...,.......
— Id. sans bande longitudinale, médiane.....,...,...,...,
2, Face, inférieurement, notablement plus longue que la hau-
teur des yeux, conique, acuminée, plane, unicolore ;
abdomen sans bande longitudinale médiane, mais, avec
deux bandes transversales, et l’extrémilé, noires; ailes
hyalines ; pieds fauves, cuisses à base noire ; antennes
26.
Le)
10.
brunes, RP ne. À OR UE CRD SNA tire RTE longirostris.
(Pays ? — Macq., Dipt. Exot., 1846, Suppl., p. 124.)
74
J, -M.-F, BIGOT.
Face, au plus, un peu plus longue que la hauteur des yeux.
plus ou moins conoïdale, ordinairement concave et
CalleUSE RE ne Rte de ri ONE Je.
Antennes totalement noires ou brunâtres.............. l
Id. fauves ou jaunâtres, au moins, en grande partie... 7.
Id. noires; abdomen avec une bande transversale et l’ex-
trémilé, noires ; ailes hyalines; pieds fauves, cuisses à
base fauve; face entièrement jaunâlre............. concinna.
(Chili. — Philippi, Verandl. k. Kk. z. b, Gesellsch.
Wien, 1865.)
Id, d’un brun plus ou moins clair, ordinairement avec plu-
sieurs bandes transversales; face souvent avec une
bande médiane ; joues brunes, ou à bandes noires... fe
Face avec une bande médiane noirâtre ; joues ordinairement
avec des bandes brunâtres ou noirâtres.......,..... 6.
Id, dépourvue de bande médiane; joues à bandes brunes;
ailes avec les nervures transversales bordées de bru-
MALTE LE ro MES me En ER . Salur.
(Colorado. — Osten-Sacken, Western Dipter., 1877,
p. 333.)
Ailes avec une demi-bande transversale et quatre macules
brunâtres au bord externe. .... ARS nie «. VaACUA.
(Amer. merid. — Fabr., Syst. antliat.)
Id. sans demi-bande et sans macules au bord externe. ..... avida.
(California. — Osten-Sacken, loc. cit., p. 333.)
Thorax dépourvu de bandes dorsales; écusson de nuance
foncée ; face et joues d’une seule couleur....... chalybescens.
(Brazil. — Wiedem., Aussereurop., Zweïflug. Ens.,
Id. parfois avec des bandes dorsales, longitudinales ; écus-
son pâle; joues, parfois, avec des bandes noirâtres ou
DEUNALTES ER RIRE RER RE 8.
Dipières nouveaux ou peu connus. 75
8. Thorax sans bandes dorsales: joues et face dépourvues de
bandes foncées ML UE RARE A RP en UOTSOS.
(Brazil. — Wiedem., loc. cit.)
— Id. avec des bandes longitudinales; joues parfois brunûtres,
ousravectdes#hantes once ess AI AMEN anNes 9.
9. Thorax avec trois bandes longitudinales foncées ; joues et
face de couleur uniforme. ...... PR LOS eRRNT * inanis.
(Europa. — Linn., 1761, — trifasciata Schranck,
— micans Fabr.)
— Id. avec quatre bandes longitudinales; joues avec de larges
bandes brunes. ...... CS LUNA NES ee RUE IRAQ te se CO ITICINCLA,
(Mexicus. — J. Bigot, Ann. Soc. ent, Fr., 1875,
p. 477.)
10. Abdomen avec des bandes transversales noirâtres ou bru-
nâtres, dont une est parfois interrompue. ..... Fa 11.
— Id, avec des taches ou macules noirâtres, brunâtres, ou
bien, avec des bandes transversales toutes interrom-
pue. PART 00 riens sas SRE Me. A 0
11. Face avec une bande médiane et les joues ordinairement
brunälres, ou bien, avec des bandes brunâtres ou
noirâtres ....... DRAM D SO EE 12.
— Id. sans bande médiane; joues et face parfois d’une seule
Couleurnuniorme rte ME re Eee ta CE 15.
12. Abdomen avec trois bandes transversales brunâtres ou
noirâtres, dont une est parfois interrompue, derniers
segments noirs ou noirâtres.....,. Snadoodnodocveec 15.
— Id, avec deux bandes transversales brunâtres ou noirâtres,
derniers segments noirs ou noirâtres............ .. plorans.
(Brazil. — Rondani, Esame d. var. spec. d. Insett.
Ditter. Brazil., Torino, 1848.)
13. Id, avec les trois bandes transversales entières. .......... 14.
— Id, avec la éroisième bande transversale interrompue ; ailes
76
14.
15. Joues brunâtres, ou bien, avec des bandes brunâtres ou
DOTA TES A PAS Rene ie de LT et ei ARNE 16.
— Face et joues d’une même couleur uniforme et pâle....... 20.
16. Abdomen avec trois bandes transversales noirâtres ou bru-
naires.. 2. cnbbentsobe he Me TRE RER 17È
— Id. avec deux bandes transversales noirâtres ou brunâtres. . 18.
17. Thorax d’un fauve pâle, avec un large disque violacé, cui-
vreux ; ailes presque hyalines, sauf le bord externe
légèrement teslacé ; cuisses testacées, avec l’extrémité
marquée de brunâtre à la face interne, tibias et tarses
DANS RSR dre Led ee ua ie Cle eee CE * purpurifera,
13.
J.-M.-F, BIGOT.
avec une macule brune au bord externe et l’extrémité
enfumée; pieds noirs, base des tibias brunâtre...... :
(Surinam. — Wiedem., loc. cit.)
Tête un peu plus large que le thorax, très fortement con-
vexe chez le mâle; joues et face uniformément pâles..
(Mexicus. — Wiedem., loc. cit.)
. Id. au plus, de la même largeur que le thorax, médiocre-
ardua.
* [æta.
ment convexe chez le mâle ; joues noirâtres..... * variegata.
(Mexicus. — J. Bigot, Ann. Soc. ent. Fr., 1875,
p. 478.)
(Oaxaca. — J. Bigot, Ann. Soc. ent. Fr., 1875,
p. 477. — varians ? id., loc. cit., p. 481.)
Id. avec trois larges bandes longitudinales d’un violet cui-
vreux; ailes d’un testacé jaunâtre ; pieds lestacés, base
des cuisses, extrémité des tibias et des tarses, brunes. *
(Mexicus. — J. Bigot, Ann. Soc. ent. Fr., 1875,
p. 481, — purpurifera ? id., loc. cit., p. 477.)
Thorax avec un large disque à reflets cuivreux maculé de
NOT EN UESSONS PE EN ANR MINES MSERRELE
(Brazil. — Rondani, Esame, loc. cit., 1848, — olim
vaga, loc. cit. (nec vaga Wiedem.)
Id. sans disque et sans reflets de nuance métallique... 1
Varians.
parva.
19.
21.
23.
Diptères nouveaux ou peu connus. 77
Ailes entièrement jaunâtres ; ventre à base noirätre; joues
ÉTUNAES ANR ER RER M ERUTUR * zonaria.
(Europa. —Poda, 1761. — bifaciata Scopol., —inanis
Fabr., — bifasciata Rond.)
Id. avec une large macule brunâtre, un peu diffuse, sise
vers l'extrémité, . ........ HAE Sin) MP CNE CE .. elegans.
(Hispania. — Loew, Wiener Entomol. Monatschr.,
1862.)
. Abdomen avec trois bandes transversales, et, ordinaire-
ment l’extrémité, noirâtres. ........,.......,..... ve 21%
Id. avec deux bandes semblables, la première parfois inter-
rompue, extrémité ordinairement noire ou noirâtre.…. 25.
Ailes entièrement, ou du moins, largement teintées de jau-
nâtre ; pieds en majeure partie fauves. .......,...... 22P
Id, hyalines, sauf le bord externe; pieds bruns, sauf la base
_des tarses......... D EE AA decorata.
(Makassar. — Walker, Journ. Proceed. Linn. Soc.
London, 1859.)
. Id. entièrement jaunâtres, sauf une large macule diffuse,
sise à l'extrémité, grisâtre; pieds fauves, postérieurs
un peu brunätres; ailes, 1°° cellule postérieure (Rond.),
légèrement concave à son extrémité. . ....,.... * nubeculosa.
(China ? — J. Bigot, Ann, Soc. ent. Fr., 1875,
Cp /17/12)
Id, d’un testacé pâle; pieds fauves, extrémité des tibias et
Pasta DURE RAA DURS NUE SR TU DER pallida
(Guyannensis. — Wiedem., loc. cit., 1830.)
Abdomen avec les deux bandes transversales entières, base,
extrémité, ordinairement noirâtres....... RASE PR 9h.
Id. avec la dernière bande transversale interrompue : ailes
hyalines, stigmate noirâtre, allongé, extrémité enfumée ;
PIEHSAES ACER EE A dr 140 IRANR SAONE tympanitis,
(Amer. merid. — Wiedem., loc. cit., 1830.)
78 J.-M.-F. BIGOT.
2h. Ailes avec une large macule médiane, grisâtre, diffuse,
extrémité de même nuance; antennes fauves, avec
l'extrémiLlé DTUNE SE. 0. 0 Re trifasciata.
(Java. — Wiedem., loc. cit., 1830.)
— Id. hyalines, nervures transversales bordées de brunûtre ;
thorax verdâtre ; pieds bruns, genoux fauves, anté-
TIGUTS FOUSEALTES ee ane see Ne CEE
(Mexic. —Jaennicke, Neue Exot. Dipt. Frankf., 1867.)
25. Dessous du thorax avec quelques macules noires; ailes
hyalines à leur extrémité; balanciers d’un blanc jau-
ATOME selon etete ee ete cn Qc PO PUS
(Amer. merid., Cuba. — Wiedem., loc. cit., 1830.
— pallens ? Rond., Esame, loc. cit., 1848, — sexpunc-
tata? [Guba] Loew, Wien. Ent. Monats., 1861, p. 38.)
— Id. sans macules noires en dessous; ailes grisâtres à leur
extrémité ; balanciers verdätres............. MAT
(Brazil. — Rondani, Esame, loc. cit., 1848.)
26, Thorax sans bandes longitudinales brunâtres. ............
— Id. avec quatre bandes longitudinales brunâtres ; ailes jau-
nâtres, avec l'extrémité et les nervures transversales
teintées de brunâtre. ....... APS ES ES ES CA
(Cuba. — Loew, Berlin. Entom. Zeitschr., 1865.)
27. Dessus du thorax brun, ou bien, cuivreux; aïles plus ou
moins roussâtres ou grisâtres, dépourvues de macules
noires au bord externe. .......,,......, On ec Ù
— Hd. entièrement jaunâtre et sans reflets métalliques ; ailes
hyalines, un point noir au bord externe; bords posté-
Haagii.
pallens.
testacea.
apicalis,
28.
rieurs des segments abdominaux brunâtres..... * punctifera.
(Amazonia. — J. Bigot, loc. cit., 1875, p. 475.)
28. Thorax testacé, avec un large disque d’un violet cuivreux;
ailes presque hyalines, un peu jaunâires à la base ainsi
qu’au bord externe. .......,.... 10020000 0a0300 . adjuncta.
(Exot. Pays? — Walk, List Dipt. Ins., Lond., 1849.)
Diptères nouveaux ou peu connus. 79
— Thorax d’un brun luisant en dessus; ailes d’un gris pâle,
nervures transversales bordées de gris............. aperta.
(Mexicus, — Walker, Trans. Ent. Soc. Lond., 1857.)
Division E.
Milo AUS Er 7AMAUNICOINRE PRE EE RE APN 1e
UN DICO ONE Re a TE PR REA ee ete. à 8.
AT NOTE ee ie ee here ne De
— Id. fauve ou jaunätre............ ALP PRRE P ET E eme E 5.
2. Antennes, 3° segment rougeâtre: face, au moins en son
milieu dun JAUNAIre Claire ee Re CR 3.
— Id., 3° segment noirâtre ou brun foncé ; face plus ou moins
DTURALTER ren mile Grenier RAR re de nu de hi.
3. Abdomen, villosité apicale fauve ou jaunâtre ; face conoïde
assez allongée, acuminée, concave et calleuse.. * bombylans.
(Europa, etc. — Linn., Faun. Boïc., 1792; Meïg.,
Macq., Rond., Schiner. — melanopyrrha Siew.—poco-
pyges Poda = plumata De Géer, — mystacea id., =
plumata Gmel.)
— Id., id. blanchâtre; yeux, 4, contigus en avant, seulement
au milieu du bord orbitaire. ........... CRE UURAR adulterina.
(Italia, — Rondani, Dipter. Ital. additis, 1865.)
h. Villosité faciale noire; abdomen, villosité apicale d’un fauve
rougeâtre ; yeux d', Contigus en avant, sur une grande
partie du bord orbitaire........,..... PRIME AN hybrida.
(Italia. — Rondani, loc. cit., 1865.)
— Id. jaune; abdomen, villosité apicale blanche; yeux &, con-
tigus en avant, sur une grande partie du bord orbi-
LANCER CEE ten Na ne de UN UE . Spurit
(Rondani, loc. at 1865.)
5. Abdomen bicolor; antennes diversement colorées......... 6.
— Id., unicolor, couvert d’un épais duvet fauve; antennes,
dusegmentnoiTAlle. LL. ..Cre Lee. +... Vulpina
(Europa. — Meigen, Syst. Beschreib., 1830.)
80
6.
10.
J.-M.-F. BiIcor.
Pieds, en grande partie noirs; antennes, 3° segment plus
ou moins brunâtre; ailes, bord externe en majeure
EH EE CEST ET STATE CORDES CR PARLER DL ERA PRES DS 712
Id. presque entièrement jaunâtres; antennes, 3° segment
jaunâtre; ailes, bord externe en majeure partie bru-
nâtre; villosité abdominale noire, jaunâtre à la base. (inearis.
(Exot. Pays ? — Walker, Dipter. Saunders, 1865.)
Villosité abdominale noire, jaunâtre ou blanchâtre à l’extré-
MATLÉLATATSESANOILATES EEE RE EEE proxima.
(Italia. — Rondani, Prodrom., 1857.)
Id. jaunâtre à la base; tarses fauves; face conoïde, allon-
gée, fortement concave et calleuse................ * evecta.
(Amer. septentr. — Walker, Dipt. Saunders, 1865.)
1d. noire à la base; antennes, 3° segment diversement
colorés TArSeSiNOITS VERRE AR SE ER 9.
Id. jaune à la base, de chaque côlé, jaune ou roussâtre
à l’extrémité ; pieds noirâtres, tarses fauves; ailes, ner-
vures transversales, extrémité des longitudinales, bor-
dées de brunâtre; face conoïde, allongée, concave et
GENS 408 20 sc06 codec A CSS TMS L Go . * facialis.
(California. — Williston, Proc. Am. Phil. Soc., 1882.)
Antennes, 3° segment noir; villosité abdominale-noire, rou-
Seabre A NEXITÉMULÉA TE OU medio CLR EE alpicola.
(Etalia. —Rondani, Prodromus, 1857. —hæmorrhoi-
dalis, pt. Zett. Ins. Lapponica.)
Id., 3° segment fauve, au moins en majeure partie; extré-
mité abdominale de nuances diverses.........,...... 10.
Abdomen noir, rougeûtre à l'extrémité. .............. incestuosa.
(Italia. — Rondani, Dipter. Ital. additis, 1865, = hæ-
morhoidalis pt., Zelt., Insect. Lapponica.)
Id. blanchâtre à l'extrémité. ........... SALE ne * mystacea.
(Linn., loc. cit., 1792; Macq., Rond. — pennata
Scopoli, — plumata Fall., Meig., Macq., = tricincta
Poda, = apiaria Panzer.)
Diptlères nouveaux ou peu connus.
Genre Phalachromyia.
Tibias postérieurs densément ciliés en arrière; écusson parfois
81
DilobE PAU DOTAPOSETIERR EP NAME ERREURS 4,
— Id. non ciliés en arrière; écusson de forme normale...... 2):
4. Écusson fauve, paraissant bilobé au bord postérieur ; face
noire, callosité fauve; ailes avec une large macule
diffuse, brunâtre, près de son extrémité, ..,....... . hirtipes.
(Brazil, Yungas, — Macq., Dipl. Exot., 4° Supplém.,
1850.)
— Id. fauve et de forme normale; face noire au milieu, deux
bandes latérales, étroites, fauves................. * vicina.
(Mexique. — J. Bigot, Ann. Soc. ent. Fr., 1883,
p. 86.)
2, Face noire, avec, parfois, des bandes jaunâtres sur les côtes
OUISURMESIIOUCS AE EMA Ne Lee NU rte nue 2.
— Id, jaune, jaunâtre, fauve, ou, verdâtre, ordinairement avec
des bandes noirâtres sur les côtés ou sur les joues... 6.
3. Écusson de couleur foncée, souvent métallique, au moins en
PLRONUCSDALLICR RE A CRU PSN ns L,
— Id. entièrement jaune, jaunâtre, ou, fauve......... * nigrifacies.
(Mexique. — J. Bigot, loc. cit., 1875, p. 479.)
h. Antennes d’un brun châlain à base roussâtre ; face noire :
joues noires ; avec des lignes fauves; ailes d’un jaune
roussâtre extérieurement, stigmate pâle; abdomen noi-
râlre, avec deux macules basilaires, jaunâtres. * melanorhina.
(Mexique. — J. Bigot, loc. cit., 1883, p. 86.)
— Id. plus ou moins jaunâtres; joues id.; abdomen parfois
unicolore ; face parfois dépourvue de bandes jau-
LE MED don RO OA ee Sears os
(1883) 4"° partie, 6.
a
D
J.-M.-F. Bicor.
Joues testacées ; ailes assez claires, un point stigmatique
noir; abdomen avec deux larges macules basilaires un
peu translucides, blanchâtres.........,....... subrostrata.
(Brazil. — Rondani, Esame d. var. spec., elc.,
Torino, 1848.)
Id. blanchätres ; face avec deux bandes de même couleur ;
abdomen unicolore ; ailes un peu brunâtres....... nigriceps.
(Cap de B.-Esp. — Schiner, Novarra Reise, 1868.)
Écusson entièrement de nuance très foncée, souvent mé-
HITQUEN ARE RAR D TE MN EEE ER 7e
Id, fauve ou jaunâtre, au moins en grande partie. .... ... 41
Face ou joues avec des bandes noirâtres; pieds, antennes
deNCOUlEUTS VATIÉ ES APE PEER TES PASSE 8.
Id. id. unicolores; pieds ordinairement unicolores ; antennes
ONUINAITEMENL OTANLÉES eee eme LT ET EE : 9.
Cuisses de couleur verdätre ? ; face dépourvue de bande
MÉTRO eau MMA ONE Ait Me Te * vaga.
(Brazil. — Wiedem., Aussereurop. Zweifl. Insekt.,
1839; nec, Volucella vaga Rondani, Esame, elc., 1848;
G. Phalachromyia id., Schiner, Novarra Reise, 1868.)
Id. noires ou noirâtres ; face avec une bande médiane... .. 10.
Entièrement d’un cuivreux violacé; ailes un peu brunâtres
extérieurement ; pieds entièrement noirs...,..... * nigripes.
(Chili. —J. Bigot, Ann. Soc. ent. Fr., 1857, p. 296.)
Entièrement noire, peu ou point mélallique; ailes presque
hyalines, avec un point stigmatique noir ; pieds noirs. concolor.
(Chili. — Philippi, Verhandi. k. k. z. b. Gesellsch.
Wien, 1865, p. 795.)
10. Pieds entièrement noirs; thorax, écusson, fauves, chacun
avec un large disque d’un cuivreux rougeâtre....... yprasina.
(Amer. merid. — Schiner, Novarra Reise, 1868.)
Diptères nouveaux ou peu connus.
— Pieds, genoux jaunâtres, tarses à base rougeâtre; thorax,
écusson, entièrement noirs, à reflets bleuâtres ; joues
85
NOÏTALEE SRE AIRES NE QE ARR AE QT OA TS subcærulea.
(Amer. merid. — Rondani, Dipl. Exot., Arch. p. 1.
Zoolog., Modena, 1863.)
41. Thorax sans bandes longitudinales. ...,....... RU
— Id. avec des bandes longitudinales brunes. ,.,......,....
12. Épistome noirâtre au milieu ; thorax fauve, avec des reflets
44.
bronzés, mais, sans disque dorsal. ............ submetallica.
(Brazil. — Rondani, Esame, loc. cit., 1848.)
— Id. pâle au milieu; face sans bande médiane, mais, parfois,
avec des bandes latérales; thorax, tantôt entièrement
noir, tantôt avec un disque dorsal, plus ou moins métal-
NOR et ee ed ne ee a A te
13.
13. Thorax entièrement noir ; antennes et face, fauves. rufoscutellaris.
(Chili. — Philippi, loc. cit., 1865.)
— Id. fauve clair, avec un disque dorsal assez foncé, à reflets
métalliques ; joues à bandes noirâtres; antennes fau-
ESP CO En Ce Me EN EE De EU * argentina.
(Buenos-Ayres.—J. Bigot, Ann. Soc. ent, Fr., 1883,
D87:)
44. Abdomen noir, 1° segment blanchâtre, 2° avec deux bandes
latérales, transversales, jaunâtres; thorax avec trois
bandes longitudinales, inégales ; antennes fauves...
(Buenos-Ayres. — J. Bigot, Ann. 1883, p. 88.)
— Abdomen jaunâtre, avec deux bandes brunes transversales:
thorax avec trois bandes longitudinales brunes; an-
tennes fauves....... COM TNT DE US OO D Dee EI 0 €
(Colombie, — Schiner, Novarra Reise, 1868.)
* soror.
8/, J.-M.-F. BIaor.
DESCRIPTION DES ESPÈCES NOUVELLES
Genre Wolucella (Geoffroy).
Division 4.
V. FULVICORNIS, G', ® (nov. mihi).
Long. 8 mill. — Varidis, metallica, cinereo tomentosa. Antennis obscure
testaceis, cheto ferè albido; calyptris sordidè albidis, halteribus apice
albis; pedibus nigris, geniculis, tibiis tarsisque basi, obscure fulvis ;
alis pallidè fulvis, externe, latè testaceis. — ©. Hyacinthina.
D'un vert bronzé avec légers reflets violacés, couverte d’un fin duvet
gricâtre, clair semé ; antennes d’un testacé obscur, chète blanchâtre ;
cuillerons d’un jaunâtre clair, balanciers avec la massue blanche ; pieds
noirâtres, genoux, base des tibias et des tarses, d’un fauve obscur ; ailes
d'un jaunâtre pâle, notablement plus foncé au bord externe et à l’extré-
mité.— ©. Violet bleuâtre, brillant, — Antennes, 3° segment assez allongé,
étroit, oblong ; face, en forme de cône assez allongé et acuminé, fort con-
cave sous les antennes et fortement tuberculée; ailes, 2° et 3° nervures
longitudinales (Rondani), anastomosées assez loin du bord, la 8° légère-
ment sinueuse et forlement courbée en dehors à son extrémité; yeux
velus.
Panama (4 &, 2 ©). — Ma collection.
V. TAU, © (nov. mihi).
Long. 8 mill. — Nuda, pallidè flavida. Vertice puncto nigro; antennis
testaceis; genis nigro limbatis; thorace disco nigro nitido, lato, retror-
sum profundè emarginato ; abdominis segmento 1° nigro, 2° vitt@ angustä
transversali, et, longitudinali medianä, nigris ; pedibus obscurè fuscis,
geniculis, tibiisque, latè, pallide fulvis ; halleribus testaceis ; alis ferè
hyalinis, extrinsecüs pallidè testaceis, puncto stigmaticali fusco notatis,
venis transversis longitudinalisque obscurè fusco marginatis.
Glabre, d’un jaunâtre luisant. Antennes, 8° segment brunâtre, chète de
même couleur; face d’un jaune pâle, un point ocellifère noir, une bande
noire perpendiculaire sous les yeux ; thorax orné d’un large disque noir,
profondément et irrégulièrement échancré en arrière, de façon à former
A ou 5 dentelures plus où moins longues, plus ou moins élargies, l’inter-
médiaire à peine distincte, les latérales courtes et grêles, flancs noirs,
Dipteres nouveaux ou peu connus. 89
avec deux macules obliques, jaunâtres; écusson et balanciers d’un jau-
nâtre pâle; abdomen de même nuance, 1° segment noir, s’unissant avec
une bande transversale étroite, sise en arrière du 2° segment et n’attei-
gnant pas les côtés, par le moyen d’une ligne médiane, le tout formant
un T renversé, noir; ventre avec une large macule médiane, allongée,
noire, 5° segment un peu teinté de brunâtre sur les côtés; cuisses noi-
râtres, genoux fauves, tibias et tarses largement teints de la même
nuance; ailes, un peu grisälres, bord externe, vers le stigmate, jaunâtre,
avec une pelilte tache noirâtre, toutes les nervures transversales et
l’extrémité des longitudinales, bordées de brun, de telle sorte qu’elles
semblent maculées de 7 ou 8 taches régulières. — Antennes, 3° segment
allongé, assez étroit, oblong ; yeux velus; face en forme de cône allongé,
acuminé, ni concave, ni tuberculée; ailes, 3° nervure longitudinale (Ron-
dani) légèrement sinueuse et fortement courbée en dehors à son extré-
mité, anastomosée avec la 2° assez loin de la coslale,
Mexicus (1 spécim.). — Ma collection.
Division BB.
V. SAPHIRINA d, $ (nov. mihi).
Long. 40 mill. — Hyacinthino cærulescente, nigro tomentoso. Antennis,
segmento 3° fulvo, chæto fuscano ; pedibus nigris ; alis pallidè cinerascen-
tibus ; calyptris et halteribus fuscis.
Entièrement d’un bleu violacé brillant; antennes brunes, 3° segment
orangé, chète brunâtre ; le corps entièrement clair semé d’un fin duvet
noirâtre; pieds noirs, avec de légers reflets verdätres ; balanciers et cuille-
rons noirâtres; ailes un peu grisälres. — Yeux velus ; face, en forme de
cône un peu obtus au sommet, très concave sous les antennes et forte-
ment tuberculée; ailes, 3° nervure longitudinale, ni sinueuse, ni forte-
ment courbée en dehors à son extrémité, anasiomosée avec la 2° assez
loin de la costale ; antennes, 3° segment ovaloïde, médiocrement allongé.
Chili (4 &, 1 $). — Ma collection.
V. EVECTA (Walker).
Un exemplaire d, provenant de la Californie, ne paraîl différer de la
femelle, décrite par Walker, que par la coloration de la villosité abdomi-
nale, entierement noire, avec la base seule, Jaune.
86 J.-M.-F. BIGOT.
Genre Phalachromyia (Rondani).
P. viciNA G' (nov. mihi).
Long. 6 mill — Antennis pallidè fuscis, chæto flavido; facie nigrä,
nitidä, utrinque fulvo vittaté; thorace nigro, nitido, obscurè ænescente et
nigro tomentoso, scutello fulvo ; abdomine fusco subnitido ; calyptris
cinereis, halteribus albidis; pedibus nigris, tibiis posticis, retro, dense
et longe nigro ciliatis, tarsis fulvis, apice nigris, anterioribus nigris ;
alis ferè hyalinis, basi et extrinsecus lestaceis, apice latlè infuscatis.
Antennes brunâtres, chète testacé ; face d’un noir luisant, avec deux
bandes latérales, étroites, fauves ; thorax noirâtre, avec de légers reflets
métalliques et duvet noir; écusson de forme normale, fauve luisant;
abdomen d’un noir brunâtre peu luisant; cuillerons gris, balanciers blan-
châtres ; pieds noirs, tibias postérieurs longuement et densément ciliés
en arrière de poils noirs, tarses fauves, noirs à la base et à l'extrémité,
tarses antérieurs entièrement noirätres; ailes grisâtres, base, bord exté-
rieur et nervures, d’un fauve pâle, extrémité largement brunâtre. —
Antennes, 3° segment médiocrement allongé, assez étroit, oblong ; yeux
velus ; face, en forme de cône assez allongé, concave sous les antennes,
médiocrement tuberculée: ailes, 2° et 3° nervures longiludinales attei-
gnant séparément la costale, assez près l’une de l’autre à leurs extré-
mités, 3° un peu courbée en dehors.
Voisine de la V. hirtipes (Macq., Dipt. Exot.).
Mexicus (1 spécim.). — Ma collection.
P. MELANORHINA © (nov. mihi).
Long. 7 mill — Toia fusca, subnitida, obscure hyacinthina. Antennis
pallidè fuscis ; capite, nigro nitido, facie, utrinque fulvo vittatä, fronte
transversim carinatà ; pedibus nigris (posticis ?), tarsis anticis et inter-
mediis fulvis, basi et apice fuscis ; calyptris infuscatis, halteribus testa-
ceis ; abdomine basi, utrinque, obscurè fulvo notato ; alis pallidè flavis,
extrinsecüs et apice flavidioribus.
Entièrement d’un brun foncé assez luisant, avec quelques reflets d’un
violet obscur ; à peu près glabre. Tête entièrement d’un noir luisant, face
Dipières nouveaux ou peu connus. 87
avec deux lignes latérales, étroites, fauves ; antennes d’une nuance chà-
tain assez clair, à base fauve; front déprimé et portant une sorte de
saillie transversale au-dessus des antennes ; abdomen, de chaque côté du
2° segment avec une macule basilaire fauve, peu distincte ; cuillerons
brunâtres, balanciers d’un fauve pâle; pieds noirâtres (les postérieurs
manquent), tarses fauves, avec la base et l'extrémité brunes ; ailes jau-
nâtres extérieurement, largement, ainsi qu’à l'extrémité et le long des ner-
vures, les transversales, légèrement, bordées de brunâtre. — Antennes,
3° segment médiocrement allongé, oblong; yeux brièvement tomenteux ;
face, en forme de cône assez allongé, concave sous les antennes et tuber-
culée ; ailes, 2° et 3° nervures longitudinales atteignant séparément la
costale, assez éloignées l’une de l’autre à leurs extrémités.
Semble voisine de l’Asrtipes (Macq., Dipt, Exot.) ? ou, de la nigrifacies
(J. Bigot, Ann. Soc. ent. Fr., 4875) ?.
Mexicus (4 spécim.) — Ma collection.
P. ARGENTINA G' (nov. mihi).
Long. 9 mill. — Antennis fulvis; facie testaced, utrinque, subtüs oculis,
nigro vilitalä; thorace fulvo pallido, disco lato, quadrangulure, nigro,
pleuris fuscanis; scutello testaceo; abdomine nigro, utrinque maculis
duabus transversis, elongatis, testaceis ; pedibus fuscis, geniculis, tibiis
basi, latè, tarsorumque basi, pallidè fulvis ; alis pallidè cinereis, vittis
transversis el stigmate fuscanis ; facie conicä, longä, callosä.
Presque glabre. Antennes fauves; face jaunâtre, avec deux bandes
noires, étroites, au-dessous des orbites ; thorax d’un fauve clair, avec un
large disque carré, d’un noir luisant, flancs noirâtres ; écusson fauve clair;
cuillerons petits, roussälres, balanciers testacés ; abdomen d’un noir lui-
sant, avec, de chaque côté, deux larges demi-bandes transversales testa-
cées, sises à la base des segments; pieds d’un fauve clair, base des
cuisses, extrémilé des tibias et des tarses, brunes; ailes un peu grisâtres,
à base d’un .jaunâtre pâle, nervures transversales et stigmate bruns.
Peut-être une simple variété de la P. soror (mihi) ?. Antennes, 3° seg-
ment oblong ; face concave, conique, assez allongée et fortement calleuse ;
yeux velus; ailes, 2° et 3° nervures longitudinales séparées à leur extré-
mité.
Buenos-Ayres (1 spécimen). — Ma collection.
88 J.-M.-F, BIGOT. — Daiptères nouveaux ou peu connus.
P. soROR @ (nov. mihi).
Long. 9 mill.— Antennis fulvis ; facie testaceä, utrinque subiùs oculis,
fusco vittaté ; fronte cinereo-flavo, super antennas fusco notalà ; thorace
omnino testaceo, vittis tribus fuscis lateralibus, antè abbreviatis ; scutello
pallidè testaceo; abdomine nigro, basi, latè sordidè albido, utrinque ma-
culis magnis, elongatis, transversis, testaceis ; tibiis pallidè fulvis, femo-
ribus, basi, tibiis tarsisque, apice, angustè infuscatis; alis pallidè cine-
reis, venis transversis et sligmate, fuscis.
Corps luisant, avec un court duvet clair-semé, jaunâtre. Antennes fauves ;
face testacée, avec, de chaque côlé, une ligne noire sous les orbites ;
front d’un gris jaunâtre, avec une macule triangulaire au-dessus des
antennes et une tache ocellifère, brunes ; thorax testacé, avec trois bandes
longitudinales brunes, les deux latérales situées en arrière et s’arrêlant à
la suture; écusson d’un teslacé pâle ; cuillerons petits, blanchâtres, ainsi
que les balanciers; abdomen d’un noir luisant, 1° segment blanchâtre,
avec une ligne médiane, étroite, brune, puis, de chaque côté, une large
demi-bande transversale d’un fauve pâle ; pieds fauves, un peu de bru-
nâtre à la base des cuisses ainsi qu’à l'extrémité des tibias et des tarses ;
ailes grisâtres, légèrement jaunâtres à la base, un peu de brunâtre sur
les nervures transversales et au sligmate. — Yeux tomenteux; face en
forme de cône acuminé, fortement calleuse ; ailes, 2° el 3° nervures lon-
gitudinales séparées à leur extrémité.
Peut-être est-ce une variété de la P. argentina (mihi), à moins que ce
n’en soit la femelle ?.
Buenos-Ayres (1 spécimen). — Ma collection,
DESCRIPTIONS
DE
Coléoptères nouveaux ou peu connus
récollés par M. Raffray en Abyssinie
Par M. Léox FAIRMAIRE, Membre honoraire.
(Séance du 13 Décembre 1882.)
CALOSOMA RaFFrAyI. — Le nom de Calosoma caraboides donné par
M. Raffray ayant été déjà employé par Heer, dans sa Faune du terrain
tertiaire d'OEningen, il est nécessaire de le remplacer.
CymiNDis RAFFRAYI. — Long. 5 1/2 à G 1/2 mill. — Brunneo-fusca,
nitida, prothorace piceo, marginibus rufescentibus , elytrorum vitta
marginali sat angusta, macula humerali oblonga, basi cum vitta margi-
nali confusa, pedibus, ore antennisque testaceo-rufescentibus ; capite con-
vexiusculo, fere lævi, ad oculos punctato et ulrinque impresso, mandibulis
obscuris ; antennis medium corporis haud altingentibus, articulo 2 quarto
parum breviore; prothorace transverso, antice capte paulo latiore, postice
gradatim sat fortiler angustato, lateribus basi haud sinuatis, margine
postico utrinque sat forliter obliquato, angulis paulo prominulis, dorso
fere lævi, medio sulcato, utrinque sal longe impresso et rugosulo: elytlris
striatis, striis subliliter punctatis, intervallis planis, luxe subtiliter
punctulatis, stria marginali grosse 'punctata, margine apicali oblique
truncato, ad angulos rotundalo; sublus rufescens, nitidior, abdomine
piceo.
Montagnes d’Abyssinie, à 4,300 mètres.
Cette espèce ressemble beaucoup à la CG. humeralis ; elle est bien plus
petite, la tête et le corselet sont moins ponctués, ce dernier est plus
court, les élytres sont bien plus finement striées, les stries plus finement
ponctuées, presque effacées à l’extrémité, et l’angle apical externe est
plus arrondi.
Ann. Soc. ent. Fr, — Juillet 1884.
90 L. FAIRMAIRE,
4. CALATHUS VAGESTRIATUS Fairm., Naturaliste, 1882, 191. — Long.
8 mill. — Oblongus, modice convexus, nitidus, piceus, prothorace, cor-
pore subtus, pedibus antennisque piceo-rufis ; capite lævi, inter antennas
bifoveolato, prothorace transversim quadrato, lateribus antice tantum
rotundatis, margine postico late sinuato, dorso medio longitudinaliter
striato, bast utrinque striola brevi impresso; elytris apice tantum angus-
tatis et rotundatis, subtiliter striatis, striis suturam versus paulo pro-
fundioribus, stria 3° punctis 5 sat grossis, T° apice punctis 5 grossis
signatis, intervallo marginal grosse punctato.
Montagnes d’Abyssinie. |
Ressemble à l’ochropterus, mais plus large, les élytres moins ovalaires,
plus parallèles, le corselet est bien plus large, les impressions de la base
sont réduiles à de courtes stries ; le pli basilaire des élytres forme aux
épaules une très petite dent.
2, C. PARVICOLLIS Fairm., Naturaliste, 1882, 191. — Long. 7 1/2 mill.
— Oblongus, parum convexus, antice atlenuatus, piceus, nilidus, pro-
thorace interdum paulo dilutiore, antennis pedibusque rufo-piceis ; capite
antice biimpresso; prothorace elytris angustiore, longitudine parum
latiore, lateribus antice arcuatis, postice fere rectis, margine postico
medio leviter sinuato et utrinque obliquato, angulis posticis oblusis, dorso
basè late transversim depresso et ante angulos biimpresso, medio antice
longitudinaliler sulcatulo; elytris ovatis, postice leviter ampliatis, obso-
lete striatis, striis apice externo profundis, stria 3° quadripunctata,
puncio 5° in intervallo sito, stria externa punctis grossis seriata, inter-
vallo penultimo apice elevato.
Montagnes d’Abyssinie.
Ressemble encore plus à l’ochropterus que le précédent, à cause de ses
élytres ovalaires ; mais la forme du corselet, dont les côtés se redressent
un peu à la base, le distingue suffisamment,
CYLLODES RUFICEPS. — Long. 3 1/2 mill. — Brevissime ovatus, postice
viæ attenuatus, apice valde rotundatus, niger, nitidus, capite prothora-
cisque vitta marginali rufo-flavis, sublus cum epipleuris flavo-testaceo,
antennis pedibusque paulo dilutius tlestaceis ; capite mediocri, subtiliter
dense punctulato; prothorace elytris haud angustiore, longitudine plus
duplo latiore, antice angustato, lateribus arcualis, angulis anticis obtusis,
Coléoptères d’Abyssinie. 91
margèine postico fere recto, prope scutellum breviter sinuato, utrinque levi-
ter arcuato, angulis posticis fere obtusis, dorso subtiliter dense punctato ;
scutello lato, angulato, sat dense punctulato; elytris sat latis, ab humeris
paulalim et arcuatim altenuatis, apice simul rotundatis, angulo suturali
obtuso, sat dense punclatis et obsolete lineolatis, stria suturali nulla.
Ressemble à une espèce des îles Viti, Ge picticollis Fairm., mais plus
grand, avec la tête rousse, le dessous du corps d’un jaune testacé et les
élytres sans strie suturale.
COLOBICUS AMPLIATUS Fairm., Naturaliste, 1882, 68. — Long. 4 1/2 à
5 mill. — GC. marginato valde affinis, sed major, latior, magis convexus,
elytris brevioribus, apice magis rotundatis, prothorace ocellato-punctato,
lateribus minus explanato, basi fortius marginato, scutello angustiore,
minus truncato.
BOTHRIDERES CONFOSSICOLLIS. — Long, 4 1/2 mill. — Elongatus, sub-
parallelus, dorso planatus, castaneus, nitidus ; capite sat parvo, subtiliter
punctlato ; prothorace fere subcordato, postice angustato, lateribus basi
sinualis, angulis parum productis, posticis acutiusculis, dorso subtiliter
punctato, medio sulco profundo spatium oblonge quadrangulare convexzum
includente, basi sulcis 3 rectis, intermedio mullo laliore ; elytris striatis,
striis haud geminatis, subtiliter punctatis, stria K° duplicata, intervallis
planis, 3° bast et apice convexis, 5° T°que acute costulatis, sutura elevata.
Ressemble au B. parallelus Gestro, Ann. Mus. Gênes, 1881, 659, dont
voici la description, et qui provient de Bogos :
Castaneus, nitidus ; prothorace angulis anticis prominentibus, postice
modice coarctato, toto angulos posticos leviter sinuato, his acutis pronu-
nulis, disco tenue punctulato, medio\sulco profunde impresso spatium
subrectangulare convexum includente, ad basin lineis quatuor impressis
literam M fere similantibus ; elytris striatis, striès geminatis, interstitiis
8, D, 7 modice, basi et apice fortius elevatis, 5-7 leviter carinatis, —
Kéren.
Notre insecte diffère par le corselet, qui présente bien un sillon profond
renfermant un espace subreclangulaire, mais cet espace est oblong, et les
sillons de la base sont au nombre de 3, le médian bien plus large, en
forme d'impression quadrangulaire oblongue ; les angles postérieurs ne
99 L. FAIRMAIRE.
sont pas aigus ; les stries des élytres ne sont pas géminées, la suture est
relevée, le 3° intervalle est légèrement caréné à l'extrémité, à peine à la
base ; les 5° el 7° sont légèrement carénés.
Genre MONOMMA.
Les espèces abyssiniennes de ce genre se bornent encore à deux,
décrites par M. Gestro et découvertes par le D’ Beccari dans le pays des
Bogos. En voici les descriptions :
4. M. AByssiNiCuM Gestro, Annal. Mus. Stor. Natur. Gênes, 14872, 50.
— Long. 140 mill. — M. giganteo valde affine. Supra nigro-brunneum,
subtus dilutius, glabrum, nitidum, palpis nigris, apice brunneis. Elliptico-
ovale. Caput valde et conferlim punclatum, epistomio dense punctulalo.
Antennæ nigro brunneo, clava rufescente. Scutellum triangulare, haud
excavatum. Elytra elliptico-ovalia, convexa, prothorace basi latiora,
duplo et dimidio longiora, utrinque seriebus 9 punctatis, intervallis
obsolete punctatis. Sternuim medio tenuissime sparsim punctulatum, late-
ribus foveolis profundis confluentibus instruclum. Abdomen obsolete punc-
tatum, segmento ultimo bilunato. Tarsi breves, crassi.
Trouvé à Kéren.
9, M. Anrinorit Geslro, loc. cit., 51.— Long. 5 4/2 mill. — M. indis-
tincto affine supra nigrum, subnitidum , subtus rufo-brunneum. Caput
valde confertim punctatum, pilosum. Prothorax transversus pilosus, mar-
gine antico et laleribus fascia rufescente instructus, angulis anterioribus
productis rolundatis, posticis acutis, disco confertim lateribus crebrius
punctulatus. Scutellum triangulare. Elytra elliptico-ovalia, prothorace
triplo longiora, humeris rotundatis, punctlis lenuissimis parum distincte
seriata, inter series paulo pilosa. Metasternum obsolete et sparsim punc-
tulalum, lateribus rugosum. Abdomen confertim punctulalum, segmento
ultimo bilineato. Pedes rufescentes.
Trouvé à Kéren et dans la vallée de l’Ansaba.
A ces deux espèces j'ajoute les trois suivantes, découvertes par nolre
collègue M. Raffray.
3. M. suBopaAcuum Fairm., Naluraliste, 1883, 197. — Long. 9 mill. —
Coléoptères d’Abyssinie. 9e
Ovatum, postice attenualum, modice convexum, nigrum, fere opacum,
subtus cum pedibus paulo nitidius; capite lato, brevi, antice fere trun-
cato, dense punctato, antice lenuius ac densius ; antennis brevibus, arti-
culis 3 ultimis brevibus, transversis, ultimo fulvo-pubescens, apice sub-
emarginato ; prothorace elytris angustiore, longitudine duplo latiore,
lateribus antice rotundatis, dorso subtiliter sat dense punctato: scutello
subcordato, fere lævi: elytris ad humeros sat angulatis, utrinque seriebus
9 sat fortiter punctatis, intervallis planis, subtilissime punctulatis ; subtus
sat tenuiter punctatum, proslerno lato, basi truncato, abdominis processu
intercoæali obtusissime angulato, lateribus grosse punctatis, segmento
ultimo utrinque profunde lunulato, lunulis mediis coeuntibus ; larsis sat
latis, compressis.
Cette espèce est remarquable par sa forme ‘assez large, sa coloration
d’un noir presque mat et les lunules de l’abdomen réunies au milieu ; les
séries poncluées des élytres sont un peu affaiblies à l'extrémité et surtout
à la base, elles ne forment nullement des stries. Les deux lunules du
dernier segment abdominal sont profondes et bien réunies au milieu dont
le bord interne reste pourtant angulé.
Voisin de l’abyssinicum, mais plus petil, d’un noir mat et plus ovalaire.
h. M. ATRONITENS Fairm., Naluraliste, 1883, 197. — Long. 6 à 6 1/2
mill. — Ovato-oblongum, postice angustatum, convexum, fuscum, niti-
dum, capite prothoraceque antice vage picescentibus ; capite brevi, dense
punctato, antice levissime sinuato ; prothorace brevi, antice angustato,
lateribus arcuatis, paulo explanatis, margine postico, ad scutellum valde
angulalo, utrinque bisinuato, dorso dense ac inæqualiter punctato ; scu-
Lello transversim cordato, basi emarginato, apice acuto ; elytris ovatis,
fere a basi postice attenuatis, stris sat lalis sed vix impressis, granulato-
punctatis, ad latera evidentioribus, intervallis densissime subtiliter punc-
lulatis ; subtus nitidum, fulvo-pubescens, punctatum, prosterno sat paral-
lelo, sat angusto, basi valde angulato, processu intercoæali angulato,
abdomine sat dense punctulato, segmento 1° lateribus rugato, ultimo
foveolis 2 angulatis, margine basali medio lobato signato; tarsis graci-
libus, piceis.
Gette espèce est remarquable par sa forme oblongue, convexe, notable-
ment rétrécie en arrière; les stries des élytres sont à peine enfoncées et
marginées d’une série de fines granulations plutôt que ponctuées; les
9! L. FAIRMAIRE.
intervalles sont presque un peu convexes, couverts d’une ponctuation
fine, extrêmement serrée; les deux lunules du dernier segment abdominal
se touchent presque, mais il y a une petite séparation.
5. M. NOTABILE Fairm., Naturaliste, 1883, 197. — Long. 5 mill. —
Ovatum, subellipticum, modice convexum, nigro-fuscum, parum nitidum,
antennis, palpis tarsisque obscure piceis ; capite prothoraceque dense tenui-
ter acupunctatis, fere strigosulis, illo summo utrinque sat late foveato,
antice fere truncato; prothorace a basi antice angustato, laleribus fere
rectis, margine postico medio obluse angulato, utrinque recto, ante oculos
tantum paulo sinuato, margine antico medio arcuato, angulis anticis paulo
productis, rotundatis ; scutello nullo ; elytris post medium tantum atte-
nuatis, subtiliter punctato-substriatis, striis ad latera magis impressis,
intervallis subtilissime punctulatis; subtus subtiliter punctulatum , pro-
sterno sat angusto, basi valde angulato, processu intercoæali recte trun-
cato, lateribus marginato, abdomine lateribus fortius punctato, segmento
ultimo lunula profunda, medio valde angulata signato ; tarsis sat bre-
vibus, articulo 1° crasso.
Espèce distincte par sa petite taille, sa forme un peu elliptique, moins
atlénuée en arrière, par la forme du prosternum et de la saillie coxale, et
par les deux fosseties du sommet de la Lête.
DrILUS RAMOSUS Fairm., Naturaliste, 1883, 205. — Long. 6 mill. —
Oblongus, conveæus, brunneus, prothorace capiteque brunneo-rufescen-
tibus, pedibus, antennis, prothoracis limbo elytrorumque sutura flavo-
testaceis, undique fulvo-villosus ; capite lato, perpendiculari, vage punctato,
antice medio impresso; antennis medium corporis haud attingentibus,
articulis 4-11 longe ramosis, véllosis, articulo 3° late triangulari ; pro-
thorace elytris angusliore, transverso, antice vix sensim angustato, mar-
gène antico cum angulis rotundato, dorso rarius punctulato, basi margi-
nato, ad scutellum et utrinque leviter sinuato ; scutello testaceo, oblongo-
acuto; elytris subparallelis, apice separatim obtuse rotundalis, leviter
striatulis, strüis parce punctaiis, transversim obsolele rugosulis, inter-
vallis convexiusculis; abdomine apice utrinque fulvo-ciliato, ano fulvo.
Voisin du-D. pulchellus Gestro, Annal. Mus. Genov., 1878, 319, égale-
ment d’Abyssinie ; mais ce dernier est plus grand, d’an jaune testacé, avec
les élytres noires, irrégulièrement ponctuées, et a les angles postérieurs
du corselet aigus, un peu saillants en dehors.
Coléoptères d’Abyssinie. 95
1. APATE (LIGNIPERDA) LIGNICOLOR. — Long. 12 mill — Elongata,
cylindrica , castanea sat nitida, prothorace antice capiteque infuscatis,
elytris apice paulo obscurioribus; capite dense tenuiter asperulo-punctato,
antice longe villoso, villis intus et antice brevibus; antennarum clava
fulva ; prothorace transversim quadrato, postice vix sensim atlenuato,
angulis omnibus rotundis , lenuiter densissime punctato, antice abrupte
declivi, dense sat tenuiter granulato, granis majoribus sparsutis, externis
aculis ; scutello fere truncato, punctato; elytris elongatis, apice abrupte
rotundatis et sat abrupte declivibus, sat fortiter dense punctatis, ulrinque
lineis 3 leviter elevatis, apice carinatis, 2° longiore, 3° basi obliterata,
sutura tlota elevata; subtus dilutius castanea, pectore lateribus dense
tenuissime punctato.
Forme de l'A. cylindrica Gerst., mais bien plus petit, un peu plus
étroit et bien moins tronqué à l’extrémité; la coloration aussi est diffé-
rente.
2. APATE (XYLOPERTHA) FORFICULA. — Long. 3 1/2 mill. — Cylindrica,
oblonga, testaceo-rufescens aut pallide castanea, postice paulo infuscata,
pedibus antennisque flavo-teslaceis ; capite summo strigoso-punctato, antice
planato, punctato, longe sat dense fulvo-villoso ; antennarum clava magna,
articulis 9° 10°que late subtriangularibus, ultimo oblongo, longiore ; pro-
thorace subquadrato, antice vix attenuato, parte antica abrupta, transver-
sim tenuiler muricata, margine grossius muricato, dorso tenuiter asperulo-
punctato, medio obsoletius, angulis posticis rotundatis; scutello punctato,
apice quadrato, truncato ; elytris post medium oblique declivibus, utrinque
ante apicem dente valido aculo leviter intus arcuato armatis, sat dense
sat tenuiter punctatis, postice magis fortiter tenuiter fulvo-pubescentibus,
intervallis paulo convexiusculis, sutura ad scutellum depressa, ad declivi-
tatem valde elevata, apice fere dentata.
Voisin de l’A. Pierronit, de Nossi-Bé, mais le mâle n’a qu’une épine
arquée à l’extrémilé de chaque élytre, sans dents au-dessus, ni au-dessous ;
les élytres sont un peu plus courtes, très ponctuées, sans côtes ; la tête
est garnie de longs poils, et les antennes sont terminées par trois articles
très allongés.
3. APATE (BOSTRICHUS) INSIGNITA. — Long. 41 mill. — Cylindrica,
migra, subopaca, sericans, elylris tuberculis concis dense breviter pilosis
96 L. FAIRMAIRE.
profunde atris, subtus cum pedibus paulo nitidior, antennarum clava picea ;
capile lenuiter dense asperato, inter antennas transversim sulcatulo,
antice pilis nigris parum dense hirto; antennis breviusculis, articulo 2°
crasso, 3° minore, h-8 minoribus, ultimis paulo transversis, latis, 11° bre-
viter ac obtuse ovato; prothorace elylris angustiore, antice angustato,
postice constricto, inæquali, laxe granulato, utrinque postice tuberculo
conico, antice ad latera luberculis k acute conicis, anteriore leviter recurvo,
intus tuberculis minus acutis sat dense congestis ; scutello ovato, convexius-
culo, punctato, pubescente ; elytris apice sat abrupte declivibus, profunde
sat dense punctalis, tuberculis conicis, atro-setosis sat regulariter seriatis,
intervallis longitudinaliter paulo elevatis, parte postica declivi haud
tuberculata ; subtus tenuiter densissime punctata, pectore tenuiter stri-
gosulo.
Ce bel insecte est remarquable par les saillies coniques, pointues, qui
ornent les élytres et le corselet; ce dernier a en outre deux fortes épines,
un peu arquées sur le devant du corselet. Il est très voisin de l’A. fasci-
cularis Boh., de Cafrerie, auquel il ressemble par l’ensemble de la sculp-
ture, la forme du corselet à angles postérieurs relevés, etc., mais la colo-
ration est Loule noire, les faisceaux de poils des élytres sont remplacés
par les Lubercules coniques pointus, et les côtés du corselet sont bien
plus dentés et tuberculés; en outre, la pubescence est nulle,
H. APATE (BOSTRICHUS) TETRAODON Fairm., Naturaliste, 1883, 205. —
Long. 41 à 14 mill. — Elongata, cylindrica, fusco-brunnea, modice nitida,
elytris interdum picescentibus, sat dense fulvo-villosa ; capite subtiliter
dense rugosulo, medio transversim depresso, antice arcuato et dense rufo-
velutino, antennis sat brevibus, tenuibus, clava picea, laxe articulata;
prothorace subquadrato, lateribus cum angulis posticis rotundato, antice
paulo angustato, dorso subtiliter rugosulo, stria media longitudinaliter
impresso, antice abrupto, scabrato, lateribus tuberculis acutis armatis,
angulis anticis deflexis, acute hamalis ; elytris grosse ac inordinate punc-
tatis, sutura et utrinque lineolis 2 leviler elevatis, apice oblique truncatis
et utrinque tuberculis 2 validis conicis, acutis armatis, parte declivi vix
inæquali, margine apicali crasso; © prothorace angulis anticis albis obtu-
salis, elytris usque ad apicem punctalis, ante apicem declivibus iner-
mibus.
Trouvé dans le Choa par Antinori, dont la mort est une grande perte
Coléoptères d’Abyssinie. 97
pour la géographie et l’histoire naturelle; communiqué par le Musée de
Gênes.
L’armature de la partie postérieure des élytres distingue celte espèce
de ses congénères d'Afrique et rappelle assez celle de quelques Apate
d'Amérique; la pubescence assez dense qui recouvre le corps est aussi
remarquable.
ARTHRODEIS PLICATULUS. — Long. 10 à 142 mill. — Sat breviter ovalus,
valde convexus, niger, nitidus ; capite dense punctato, ad latera rugoso,
carina frontali nulla, clypeo antice obtuse tridentato ; prothorace longitu-
dine duplo latiore, antice a medio angustato, angulis anticis acutis, pos-
licis fere rectis, dorso subtilissime parum dense punctulato, ad marginem
lateralem leviter transversim plicatulo, margine antico pilis pallide fulvis
dense obsito; elytris fere medio leviter ampliatis, postea attenuatis, apice
obtuse rotundatis, dorso obsolete cicatricoso, post medium tenuiter aspe-
“alo et apicem versus densius; pectore et abdominis basi longitudinaliter
plicatis, abdomine subtiliter dense punctulato, femoribus rugosulo-puncta-
lis ; pedibus anticis sat longe nigro-villosis, tibiis 2 anterioribus extus for-
titer bidentatis.
Le faciès de cet insecte rappelle tout à fait celui des Leptonychus, mais
les yeux sont cachés et les derniers articles des antennes sont conformés
comme ceux des autres Aréhrodeis,
LEUCOLÆPHUS LATIFRONS Fairm., Naturaliste, 1882, 48. — Long, 10 à
11 mill. — Ovatus, crassus, modice convexus, fuscus, indumento griseo-
cinereo dense vestitus, punclulis fuscis, breviter setulosis, subtiliter aspe-
rulus; capite magno, lato, antice transversim impresso, labro nigricante,
rugoso-punctato, rufo-villoso, antennis fuscis, articulis ultimis rufo-
piceis ; prothorace capite paulo breviore, longitudine duplo latiore, late-
ribus antice rotundatis, postice obsolete sinuatis, angulis posticis rectis,
fere acutis ; scutello brevissimo, truncato ; elytris ovalis, minus subtiliter
ac minus dense asperulis, utrinque lineis h et sutura anguste obscuris
levissime elevatis, asperulis, longius setulosis ; tibiis anticis dentibus li
armatis , Superiore parvo, tibis tarsisque h posticis longe tenuiter vil-
losis,
Diffère de ses congénères d’Algérie par la tête plus large, les antennes
(1883) 1° partie, 7,
ys L. FAIRMAIRE.
moins grêles el les élytres plus convexes, plus courtes, couvertes d’aspé-
rités, ayant chacune deux faibles côtes.
Je crois que le genre Mecopisthopus Karsch, Berl. Ent. Zeitschr., 1889,
h6 (M. Rohlfsi, p. 47, pl. n, fig. 4, d'Audjila-Djalo), est identique avec
le genre Leucolæphus. Le dessin de cet insecte et la configuration de l’an-
tenne ne permellent guère le doute. La découverte de cetle espèce est
intéressante en formant le lien entre les espèces algériennes, ou plutôt
sahariennes, et celles d’Abyssinie.
A. HOPATRUM HUMERIDENS Fairm., Naturaliste, 1883, 205. — Long.
11 mill.— Oblongum, subparallelum, modice convexum, fuscum, opacum,
rubiginoso-subpubescens ; capite aspero-punctato, ad oculos valde angu-
lato, antice triangulariler parum profunde emarginalo et supra paulo
læviore et tuberculo parvo tnstruclo ; prothorace transverso, lateribus
rolundetis, ante basin sinuatis, angulis posticis acutis, productis, mar-
gine postico utrinque late sinualo, dorso asperato, ad latera sat late
deplanato; scutello triangulari, rugosulo; elytris apice rotundatis, ad
humeros acute angulatis, breviter dentatis, margine externo basi crenu-
latis, punctato-striatis, intervallis fere planis, asperulis; subtus cum
pedibus asperulum.
Très voisin de l’elongatum, en diffère par la taille un peu moindre, la
tête et le corselet non impressionnés, ce dernier à bords latéraux plus
arrondis au milieu, plus fortement sinués à sa base, ce qui rend les angles
postérieurs plus saillants; en outre, les stries des élylres ne sont pas
aussi nettement crénelées et les intervalles sont unis, non alterrative-
ment relevés.
2. I. PICESCENS. — Long. 5 4/2 mill. — Oblongo-ovale, parum con-
veæum, piceo-brunneum, elylris piceis, extus dilutioribus, vix nitidum,
subopacum, sat dense fulvo-setosulum, setulis plus minusve adpressis,
antennarum articulis 2 prèmis et apicalibus palpisque piceo-rufis ; capite
dense punctato, antice sat late parum profunde emarginato ; antennis gra-
cilibus, basin prothoracis attingentibus, apicem versus parum crassio-
ribus ; prothorace longitudine duplo latiore, elytris vix sensim angustivre,
antice paulo angustato, lateribus arcuatis, margine postico late utrinque
sinuato, angulis posticis subacutis, anticis obtusis, dorso tenuiter densis-
sime punctato-rugosulo, margine lateral angusto; scutello brevi, semi-
Coléoptères d’Abyssinie. 99
circulari, dense fulvo-piloso; elytris ad humeros rotundatis, laleribus
fere rectis, post medium leviter angustatis, apice obtuse rotundatis, for-
titer striatis, striis subtiliter crenulatis, intervallis vix convexiusculis,
subtiliter transversim plicatulis, sutura elevata, stria suturali profun-
diore; subtus fuscum; densius ac tenuius fulvo-setulosum, pedibus dilu-
tioribus.
Cet Hopatrum ressemble un peu à l’H. Colliardi, de Corse, par son
corps un peu ovalaire, nullement marginé, mais il est beaucoup plus petit
non granuleux, les élytres sont bien moins élargies au milieu, les stries
sont mieux marquées et les intervalles ne sont pas convexes.
ANEMIA OPACULA Fairm., Naturaliste, 1882, 191. — Long. 7 1/2 mill.
— Parum oblonga, convexa, nigro-fusca, fere opaca, fulvo-ciliata ; capite
magno, convexo, dense punctato, antice late semicirculariter inciso; pro-
thorace transverso, lateribus antice rotundatis basi brevissime leviter
sinuatis, angulis posticis obtuse prominulis, dorso dense punctato ; scutello
triangulari, lævi; elytris dense sat tenuiter rugosulo-asperulis; subtus
cum pedibus paulo nitidior, dense tenuiter punctata.
Ressemble beaucoup à VA. granulosa, du Sénégal ; en diffère au pre-
mier coup d'œil par la coloration presque mate; en outre, le corselet est
plus profondément ponctué, plus nettement marginé à la base, les élytres
sont moins ponctuées, plus ruguleuses et plus arrondies à l'extrémité.
ULOMA RUFULA Fairm., Naturaliste, 1883, 206. — Long. 5 1/2 mill, —
Oblonga, parallela, parum convexa, caslaneo-rufa, nitida ; capite protho-
raceque densissime sat tenuiter punctatis, illo antice transversim impresso ;
antennis articulis 5-10 transversis, intus angulatis, ultimo majore, sub-
quadrato-rotundato ; prothorace longiludine duplo latiore, antice vix
angustiore, lateribus leviter arcuatis, sat fortiter reflexis, margine pos-
tico utrinque late sinuato, angulis posticis sat acute rectis, basi obsolete
transversim impresso et utrinque foveolato ; scutello breviter triangulari,
lateribus arcuatis, densissime punclulato; elytris sat fortiter punctato-
striatis, striis fere crenatis, integris, intervallis convexiusculis, subtilis-
sime dense punctulatis ; subtus punctata; tibiis anticis integris.
Cet insecte a les tibias antérieurs inermes et le menton un peu qua-
drangulaire; mais je n’ose créer pour lui un genre spécial ; il a le faciès
100 L. FAIRMAIRE.
des Uloma, mais il est densément ponctué, même sur les élytres. Peut-
être serait-il mieux avec les A/phitobius.
HoPLONYX SUBOPACUS Fairm., Naturaliste, 1882, 192. — Long. 42 mill.
— Oblongus, convexus, fusco-niger, opacus, subtus cum pedibus paulo
nitidus ; capite densissime punciato, inter antennas transversim impresso,
clypei margine antico anguste lævi; oculis valde approzimatis ; antennis
sat gracilibus, punctalis, medium corporis superantibus ; prothorace ely-
tris angustiore, antice tantum angustato, margine postico medio recto,
utrinque obsolete sinuato, densissime punctato, basi transversim obsolete
impreso ; scutello parce punctato ; elytris ad humeros sat angulatis, pos-
ice viæ sensim ampliatis, apice obtusis, sat fortiter punctato-striatis,
striis basi profundioribus et fortius punctaltis, stris et punctis, apice
minus impressis, intervallis leviter convexis ; subtus lævis, episternis pos-
ticis punctulatis; pedibus punctatis, femoribus anticis dente valido et
acuto armatis ; $ latior, paulo minus convexa, prothorace sensim latiore,
elytris minus fortiter striatis.
Très voisin du sériatus Guér.; en diffère par la Llaille plus petite, les
yeux moins rapprochés, au moins chez la femelle, l’écusson plus pointu,
et la dent des fémurs antérieurs droite et non oblique en dehors ; le mâle
diffère en outre davantage par sa forme étroile, plus convexe, le corselet
plus petit et les élytres à stries plus profondes à la base, avec les inter-
valles plus convexes.
4. SYNOPTICUS QUADRICOLLIS Fairm., Naturaliste, 1882, 68. — Long.
h mill. — Oblongus, subparallelus, convexus, testaceo-rufus, vix nitidus ;
capite punctato, oculis fere conjunctis ; antennis apice paulo obscurioribus
et crassioribus; prothorace subquadrato, longitudine vix latiore, basin
versus vix sensim attenuato, lateribus rectis, antice tantum paulo arcuatis,
dorso dense punctato-rugoso, postice medio obsolete impresso et utrinque
ad marginem posticum foveolato ; scutello breviter ogivali, dense punctalo ;
elytris parallelis, apice rotundatis, costatis, intervallis latis, fortiter cre-
natis; femoribus anticis dente magno triangulari, apice acuto armatis.
La seule espèce de ce genre décrile jusqu'à présent est le S. degener
Th., du Gabon, qui diffère de notre insecte par la coloration d’un brun
noirâtre, le corselet à angles postérieurs aigus, les élytres élargies au
milieu, à intervalles seulement un peu convexes; assez densément
ponctués.
Coléoptères d’Abyssinie. 101
2. S. MYRMIDO Fairm., loc. cit., 1882, 68. —Long. 2 mill. — Præcedenti
affinis sed mullo minor, oculis magis distantibus, lobis anteocularibus
conjunctis, antennis magis incrassalis, articulis ultimis paulo transver-
sis, prothorace tenuius ruguloso, laleribus antice arcuatis, basi obsolete
sinualis, angulis posticis acutiusculis, basi medio oblique biimpresso et
ulrinque ad marginem posticum sat fortiter foveato; scutello ovato, punc-
tato; elytris brevioribus, minus parallelis, ante apicem attenuatis; costu-
latis, intervallis crenatulis ; femoribus anticis dente lato acuto armatis.
Ressemble au précédent, même coloration, mais les yeux écartés, les
oreillettes réunies, formant une saillie transversale à peine sinuée au
milieu ; le corselet a les côtés moins droits et présente en arrière une
double impression oblique formant un angle presque droit, la portion
entre chaque impression et les fossettes du bord postérieur un peu relevée
en bourrelet; les élytres sont aussi plus courtes, moins parallèles, plus
atténuées à l’extrémité et moins fortement carénées.
1. MICRANTEREUS FIMBRITIBIUS Fairm., Naluraliste, 1882, 68. — Long.
11 à 43 mill — Ovato-oblongus, sat angustus, valde conveæus, niger,
sat nitidus ; capite prothoraceque densissime tenuiter punctatis, illo antice
arcualim impresso; antennis sat gracilibus, medium corporis superanti-
bus, apicem versus haud incrassatis ; palpis maxillaribus, articulo ultimo
magno, triangulari ; prothorace transversim quadrato, antice vix angus-
tiore, lateribus leviter arcuatis, sat acute tlenuiter marginato; scutello
transverso, obtuso, tenuiter granulato ; elytris oblongo-ovatis, postice sub-
acuminatis, utrinque triseriatim tuberculatis, tuberculis oblongis et postice
elcvatis, subacutis, intervallis laxe punctatis et tuberculis irregulariter
sparsutis, lènea suturali sat regulariler punctata ; subtus dense sat tenuiler
asperulus ; pedibus sat magnis, dense sat tenuiter rugosulis, femoribus
posticis haud longioribus, basi leviter arcuatis, tibiis vix longioribus. —
d' minor, femoribus intermediis intus dente valido armatis, tibiis anticis
leviter undulatis, villosis, intermediis basi emarginatis et angulatis, pos-
ticis basi longe sinuatrs et sat dense pilosis, tenuiter crenulatis, basi obluse
angulatis ; abdomine basi late impresso.
Ressemble un peu, mais en bien plus petit, au M. nodulosus ; le corselel
est bien plus étroit, faiblement arrondi sur les côtés; les élytres sont
arrondies sur les bords latéraux, plus convexes, avec des tubercules plus
462 L. FAIRMAIRE.
petits formant trois séries effacées à la base et à l'extrémité ; les pattes et
les antennes sont aussi plus grêles.
Deux autres espèces d’Abyssinie ont été décrites, mais s’éloignent nota-
blement de notre espèce :
2, M. GErsTÆCKERI Geslro, Annal. Mus. Genov., 1873, 2.— Long. 13
mill. — M, femorato valde affinis, sed pedes omnino dissimiles. Antici
femoribus haud dentato-dilatatis, tibiarum margine interiori dente desti-
tuto ; intermedit femoribus apophysi apicali interiori valida inslructis,
apice sublus valde incavatis &.
Keren.
3 M. rRuGuLOsUS Geslro, loc. cit., 1878, 321. — Long. 10 1/2 mill. —
M. Gerstæckeri valde affinis sed notis sequentibus facillime distinguendus.
Minor, elytris punctato-rugulosis, nec verrucosis, obsolete tricostatrs.
Femoribus pedum intermediorum dente apicali minore ab apice magis
distante, tibiis ejusdem paris magis elongatis, basi non dilatatis.
Choa.
LAGRIA LONGIPENNIS. — Long. 5 4/2 mill. — Elongata, parum convexa,
brunnea, prothoracis margine postico elylrorumque sutura anguste rufes-
centibus, corpore subtus capiteque fuscis; hoc fortiler dense punctato
(antennis deficientibus); prothorace fere quadrato, elytris fere dimidio
angustiore, lateribus ante basin sat fortiler sinuatis, angulis posticis
exælus obtuse productis, dorso fortiter sat dense punctato, postice transver-
sim late impressiusculo ; scutello quadrato, dense tenuiter punctalo; elytris
elongatis, post medium leviter ampliatis, postice altenuatis, apice obtusis,
densissime punctatis ; subtus nitidior, vix perspicue punctulata.
Cette Lagria est remarquable par l’étroitesse de son corps, ses élytres
sont plus allongées que celles des autres espèces, et les yeux sont plus
gros; malheureusement les antennes manquent. Le bord réfléchi des
élytres est creusé en gouttière presque depuis la base jusqu’à l’extrémité.
STATIRA RUFONITENS. — Long. 9 mill — Oblongo-elongata, convexa,
nitida, rufo-flava, capite, antennis, pedibus abdomineque nigris, femo-
Coléoptères d’Abyssinie. 105
ribus basi rufo-flavis, antlerioribus castanco-fuscis ; capile cum oculis
prothorace haud latiore, punctis aliquot piligeris impresso, Summo longi-
ludinaliter sulcatulo, inter antennas profunde transversim sulcato; pro-
lhorace elytris fere plus dimidio angusticre, lateribus antice retundato,
postice constriclo, margine postico reflexo, angulis productis, dorso lævi,
basi lransversim fortiter impresso; scutello parvo, lævi, breviter rotun-
dato ; elytris sat magnis, post medium levier ampliatis, sat tenuiter
punclato-striatis, striis dense punctatis, apice profundioribus, inlervallis
plantusculis, punclis piligeris distantibus signaiis ; unquibus rufis.
Cet insecle diffère des Statira par les antennes épaisses et les yeux plus
gros, plus globuleux, très rapprochés; en outre, les pattes sont assez
robustes, surtout les fémurs, et les tibias sont terminés par un éperon fin
et assez court. Comme chez les S£atira, le dernier article des palpes
maxillaires est cultriforme, pointu; le prosternum et le mésosternum sont
assez étroits, le premier article des tarses postérieurs est un peu plus
long que les deux suivants réunis. Les yeux se touchent en dessous.
Je propose de séparer notre insecte sous le nom générique de Lagrio-
stira du genre Sfatira, qui paraîl spécial à l'Amérique. Ce nouveau genre
se rapprocherait des Casnonidea, de Sumatra, mais en différerait par les
antennes épaisses, moins longues, les yeux légèrement échancrés, l’épis-
tome non échancré, les fémurs faiblement claviformes, le quatrième article
des tarses non dilaté, ni bilobé, et les élytres non tronquées ni épineuses
à l'extrémité.
CISTELA IMPRESSIUSCULA Fairm., Naluraliste, 1883, 106. — Long. 3 1/2
à 4 4/2 mill. — Oblonga, supra planiuscula, brunneo-carnea, opaca, ely-
tris æneis, metallicis, nilidis ; capite prothoraceque densissime punctatis,
illo breviter ovato, antice arcualim impresso, antenis fuscis, punctatis,
articulo 1° interdum rufo, articulis subæqualibus, 2° breviore, 3° longtore ;
prothorace elylris angustiore, transverso, lateribus postice fere parallelis,
antice roltundatis, dorso poslice transversim impresso ; scutello brevi, fere
truncato, punctato; elytris post medium atlenuatis, dense lineato-punc-
latis, post scutellum utrinque paulo oblique impressis, sutura elevata, at
scutellum depressa ; subtus dense punctata.
Cet insecte se range dans le genre Céstela tel qu'il existe actuellement ;
10/4 L. FAIRMAIRE.
il en présente tous les caractères et s’en éloigne seulement par le dernier
article des palpes maxillaires qui est triangulaire. Son faciès est plutôt
celui d’une Allecula, mais les tarses ne sont pas munis d’une lamelle.
1. CANTHARIS SPURCATICOLLIS. — Long. 14 mill. — Elongata, convexa,
ænea, cinereo-pubescens, prothorace rufo, macula media fusca antice
angusta, postice dilatata ; capite ovalo, ruguloso-punctalo, medio linca
arcuata obsolete elevata, epistomate inter antennas transversüm depresso,
antice rufescente ; antennis medium corporis haud attingentibus, articulis
subæqualibus 2° excepto minuto; prothorace elytrès fere dimidio angus-
tiore, antice angustato, margine postico elevato, angulis prominulis, dorso
sat fortiter dense punctato, linea media longitudinal lævi, basi media
impresso; sculello dense punclato, apice rotundalo; elytris parallelis,
apice separalim obtuse rotundatis, tenuissime densissime rugosulis, utrin-
que basi lineis 2 obsoletissime indicalis ; pedibus æneis, unguibus obscure
rufescentibus.
Cette espèce ressemble beaucoup à la GC. rubricollis Reiïche, dont ie
corselet est également rougeûtre, avec le reste du corps d’un brun noir
bleuâtre:; mais chez celte dernière le corselet est à peine ponctué, moins
fortement retréci en avant, et présente de chaque côté, dans sa partie
antérieure, une fosselle ovalaire bien marquée ; l’écusson est plus court,
impressionné ; les élylres sont moins longues, un peu plus rugueuses,
moins pubescentes; les patles sont moins robustes et les crochels sont
plus roussâtres ; les yeux sont aussi moins grands, plus écartés.
9, C. MELOIDEA Fairm., Naturaliste, 1883, 197. — Long. 9 mill. —
Oblonga, postice quadratim ampliala, convexa, fusco-nigra, opaca, pube
cinerea sat longe vestita, antennarum articulis 2 primis rufo-testaceis;
capite prothorace latiore, subquadrato, convexo, subtiliter dense punctato,
antennis sat brevibus, medium corporis haud attingentibus, sat tenuibus,
articulo 2° minuto, 3° duobus sequentibus conjunctis æquali; prothorace
capite et elytris angustiore, latitudine longiore, antice a medio valde
angustato, laleribus postice parallelis, dorso subtiliter dense punctato;
scutello truncato, punctulato; elytris a basi postice ampliatis, apice dehis-
centibus et rotundatis, sublilissime dense punclulatis; sublus paulo niti-
dior, segmento penultimo ventrali late emarginato.
Coléoptères d'Abyssinie. 105
Cet insecte ressemble plus à un petit Meloe qu’à une Cantharide, à
raison de ses élytres élargies en arrière, déhiscentes, et de ses antennes
assez courtes. La déhiscence des élytres semblerait l’éloigner du genre
auquel je le rapporte, mais certaines espèces du Sénégal présentent,
quoique à un moindre degré, des élytres s’élargissant peu à peu en arrière
et un peu déhiscentes à l’extrémité. Celle dernière particularité n’est pas
analogue à celle du groupe des Sifaris et Zonitis, où les élytres, au lieu
d’être élargies, sont allénuées en arrière.
Je crois devoir rapporter à cette Cantharide, comme mäle, un individu
long de 41 millimètres, de même coloration, sauf les antennes qui ont
les deux premiers arlicles un peu roussâtres en dedans; la tête présente
une ligne médiane très fine, enfoncée vers la base, indistincte chez notre
espèce ; le corselet, plus large, offre aussi une impression basilaire et une
ligne médiane peu distincte; l’écusson est obtus, les élytres sont presque
parallèles, arrondies à l’extrémité, non déhiscentes.
ZONITIS ABYSSINICA Fairm., Naluraliste, 1882, 68. — Long. 7 mill. —
Oblonga, sat convexa, nitida, fusca, prothorace rufo, interdum mcedio
infuscato, elytris cœruleis aut viridi-cærulescentibus, ad marginem magis
cæœruleis, abdomine rufo, basi interdum fusco, fulvo-pubescente, pedibus
cum unguibus fuscis; capite fortiter dense punctato, linea media subele-
vata lævi, bast utrinque angulato, labro punctato, medio foveato; antennis
crassiusculis, medium corporis longe superantibus, articulis omnibus sub-
æqualibus ; prothorace longitudine paulo latiore, antice leviter angustato,
basi acute marginato, angulis posticis acutis, dorso laxe punctato, spatio
medio longitudinali lævi, stria antice obsoleta aut nulla signato ; scutello
dense tenuiter punctato, truncato; elytris subparallelis, apice rotundatis,
haud dehiscentibus, dense punctato-rugosulis.
Bien distinct par ses élytres densément et assez fortement ponctuées
qui rappellent certaines espèces australiennes,
Pozyczæis RAFFRAYI Fairm., Naturaliste, 4882, 48. — Long. 14 à 16
Mill, — Oblongo-ovatus, convexus ; & fusco-cyanescens, pube cinerascente
tenui dense veslitus, prothoracis lateribus et macula elytrorum ovata,
suluræ medium versus sila sulphureo-flavis ; rostro medio profunde sul-
cato; prothorace elytris angustiore lateribus postice parallelis, antice
106 L. FAIRMAIRE,
rotundatis, subtiliter dense punctulato ; scutello oblongo-ovalis ; elytris
amplis, apice mucronatis, tenuiter striatis, slriès geminalis, suturam ver-
sus basi sat fortiter punctatis, intervallis sublilissime punclulato-rugu-
losis ; subtus cœrulescenti-pruinosus, abdomine basi fortiter oblonge
impresso ; pedibus castaneis, genubus late infuscatis, tibiis anticis fuscis.
— © minor, pube cinerascente-fulvo minus dense vestita, prothoracis lale-
ribus virescenti-flavis, celytris utrinque plagula oblonga, marginali post
humerum, macula rotunda parva submarginali post medium et macula
similè prope suturam impressis sulphureis; prothorace magis conico,
gostice paulo latiore, elytrorum striis magis regularibus, basi minus
fortiter punclatis ; subtus dense cinereo-sericans, abdomine medio leviter
impresso.
Ce bel insecte est facile à reconnaître par les deux taches d’un jaune
soufre qui ornent les élytres et le corselet ; ce dernier n'est pas élargi à
la base comme le P. longicornis du Cap, auquel notre espèce ressemble
assez pour le dessin.
SYSTATES ABYSSINICUS Fairm., Naturaliste, 4882, 192. — Long. 41 mill.
— Ovatus, sat convexæus, fusco-brunneus, vix nilidus, elytris maculis
minulis griseo-pubescentibus sparsis ; capile tenuiter punctato, inter oculos
impresso, rostro tricarinato, antennis gracillimis, scapo apice crassato,
funiculi articulo 1° sccundo valde longiore, ® tertio æquali; prothorace
antice et postice fere æqualiter angustato, dense granulato, medio carinula
obsoletissima breviter signato ; elytris ovatis, amplis, late strialis, striis
fundo tenuiter granulatis et punctatis, intervallis convexis, densissime
alutaceis ; sublus cum pedibus nitidior, metasterno haud sensim impresso,
segmentis abdominalibus 2°, 3° k°que apice convexis, subtruncatis, rufes-
centibus.
Ressemble extrêmement au S. moniliatus Fairm., du pays des Somalis;
en diffère par le funicule des antennes, dont le 2° article est égal au 5°,
le corselet rétréci également aux deux bouts, arrondi sur les côtés, les
élytres ayant leur grande largeur en avant, à intervalles non ridulés.
A. OTIORHYNCHUS RAFFRAYI Fairm., Naturaliste, 1882, 192. — Long. 9
à 42 mill. — Oblongo-ovatus, fusco-niger, valde nitidus, glaber, antennis
pedibusque piceis ; rostro crasso, lato, sat brevi, lateribus fulvo-vrilloso,
Coléoptères d'Abyssinie. 107
tenuiter punctato, utrinque leviter sinualo, inter antennas breviler
striato, apice obtuso et medio emarginato; capite parce punctato, inter
oculos leviter impresso ; antennis sat validis, villosis, scapo prothora-
cem attingente, funiculi articulis 2 primis longioribus, æqualibus,
ceteris brevibus, clava elongata, subcylindrica, apice obtusa ; prothorace
transverso, lateribus rotundalo, antice vix constricto el paulo angus-
tiore, sat fortiter sat dense punctato, intervallis alulaccis ; elylris
ovatis, humeris dente minuto armatis, apice obtuse productis, dorso puns-
tato-substriatis striis post medium oblitcratis, intervallis planis, parce
punctulatis, striis 2 marginalibus profundioribus ; sublus dense punctlatus,
abdomine brunneo-piceo, basi ruguloso et late, parum profunde ümpr'esso ;
pedibus villosis, punctatis, femoribus paulo clavatis ; $ major, elytris
magis amplis, intervallis paulo convexiusculis, abdomine basi haud im-
presso, femoribus vix sensim clavalis.
Cet insecte et les espèces suivantes, trouvées par M. Raffray dans des
montagnes de 4,800 mètres, se rapprochent beaucoup de nos espèces
alpines et pyrénéennes. Celui-ci ressemble à l'O. Nouë, mais il est plus
brillant, le rostre ne présente qu'une petite échancrure au milieu de
l'épistome et est sinué sur les côtés, les articles 3-7 du funicule sont
moins cours, la massue est très différente, le corselel n’a pas les côtés
anguleusement arrondis au milieu, ni sinués avant la base, les élytres ont
des lignes ponctuées bien plus marquées, la suture entre les deux pre-
miers segments forme au milieu un angle largement obtus, l'abdomen est
plus fortement ponctué, plus rugueux à la base, et les fémurs sont moins
renflés.
2. O. PHÆOSTICTUS Fairm., Naturaliste, 1882, 192, — Long, 7 mill, —
Oblongo-elongatus, conveæus, fuscus, nilidus, elytris maculis cinerco-
pubescentibus variegatis, antennis tarsisque piceis ; capile punclalo, inter
oculos transversim impresso, roslro brevi, crasso, sat fortiter laxe punc-
lalo, apice sat late triangulariler emarginato ; antennis elongatis, scapo
gracili, prothoracis marginem anticum superantibus, funiculi articulis
elongatis, 2 primis longioribus, æqualibus, clava oblonga, apice acumi-
nala; prothorace transverso, lateribus leviler arcuatis, antice vix angus-
tiore, grosse plicato-rugoso, intervallis parce punctatis; elytris ovato-
oblongis, postice altenuatis, lateribus compressis, grosse punctato-sub-
108 L. FAIRMAIRE.
striatis, strüs fere crenatis, punctis post medium minoribus, lateribus
fortius ac tote lineato-punctatis, intervallis convexiusculis, alutaceis ;
subtus rugosulo-punctatus, G'abdomine basi rugoso, impresso, apice punc-
tato, pedibus villosulis, femoribus leviter clavatis.
3. O. BRACHYDEROIDES Fairm., Naturaliste, 4882, 192. — Long. 8 mill.
— Oblongus, sat convexus, piceo-fuscus, nitidus, elytris maculis cinereo-
pubescentibus variegatis, capite sat dense punctato, inler oculos leviter
transversim sulcato, sulco medio interrupto et puncto signato, rostro brevi,
crasso, punctalo, antice arcuatim emarginato, antennis sat elongatis, scapo
prothoracis marginem anticum vix superante, funiculi articulis 2 primis
longioribus, subæqualibus , 2° paulo minore, ceteris obconibus, clava
oblonga, apice acuminata ; prothorace transverso, lateribus leviler rotun-
datis, basi et antice æqualiter angustato, rugosulo-punctato, lateribus fere
granulato, parce cinereo-villoso ; elytris oblongo-ovalis, dorso paulo pla-
natis, apice tantum angustatis, grosse crenalo-substriatis, punctis post
medium minoribus, intervallis fere planis, obsolete plicatulis, striis apice
et lateribus profundioribus ; abdomine parum punctato, sutura inter pri-
mum secundumque segmentum fere recta, d'basi parum impresso et leviter
rugosulo, femoribus modice clavatis.
Ces deux dernières espèces ont une forme allongée qui les fait ressem-
bler plutôt à des Brachyderes, d'autant plus que leurs ptéryges sont encore
moins marquées que chez le premier et que les rostres sont courts, carrés,
épais. Le brachyderoides diffère du phæostictus par la forme moins svelte,
les élytres n'étant rétrécies que tout à fait à l'extrémité, tandis que chez
le deuxième elles s’atténuent dès le milieu ; en outre le corselet est plus
court, bien moins rugucux, mais plus ponctué, très faiblement au milieu;
enfin il y a entre les yeux un gros point ou impression qui n’existe pas
chez les phæostictus, et les antennes sont plus épaisses, plus courtes, les
articles du funicule étant presque transversaux et non oblongs. La massue
des antennes des trois espèces décrites ici est aussi bien plus allongée
que chez nos Otiorhynchus, et l'extrémité du rostre est moins échancrée.
ITHYPORUS POSTFASCIATUS Fairm., Naturaliste, 1883, 206. — Long.
10 mill. — Oblongo-subparallelus, fusco-niger, opacus, elytris plaga hume-
rali et vitta transversali postmedium communi capitisque summo luteo-
Colcoptères d’Abyssinie. 109
squamosis, Subtus lutleo-squamosus, femoribus similiter squamosis, pos-
ticis 2 late fusco annulatis, tibiis tarsisque luteo-squamosis; capite et
rostro dense sat tenuiter punctatis paulo rugosulis; prothorace elytris
angustiore, latitudine haud breviore, postice leviter attenuato, antice for-
titer angustato, grosse ac dense punctato, intervallis rugosulis ; elytris
oblongis, striatis, intervallis convexiusculis, postice paulo magis elevatis,
rugosulo-punctatis et granulis sat minutis lævibus seriatim numitis.
Ressemble beaucoup à l’lthyporus capensis, mais plus étroit, plus
parallèle ; le rostre n'offre pas une ligne longitudinale élevée distincte,
le corselet est plus rétréci en arrière, la ligne médiane, un peu élevée,
est plus distincte, les élytres sont plus étroites, les stries sont à peine
poncluées, les intervalles sont moins convexes, ayant des granulations
lisses.
SPHADASMUS SEMICOSTATUS Fairm., Naturaliste, 1882, 192. — Long.
6 1/2 mill. — Oblongo-ovatus, antice et postice angustatus, crassus sed
dorso planatus, fuscus, squamulis griseo-albidis, interdum condensatis
vestitus et maculis minutis brunneo-velutinis sparsutis ; capite valde con-
vexo, inter oculos prominente, medio tenuiter striato, his squamulis allo-
dis densioribus circumductis, rostro denudato, vix areuato, sat dense
punctato, linea media tenuiter elevala, antennis piceis, funiculo clavaque
parce squamulatis ; prothorace trapeziformi, longitudine dimidio latiore,
antice a basi angustato, lateribus antice leviter sinuatis, margine postico
ad scutellum lobato, dorso postice parum convexo et medio late impresso,
antice magis convexo, paulo compresso et medio costa postice abbreviata,
sat elevata sed supra planata et denudata signato ; scutello breviter ovato,
squamoso; elytris brevibus, prothorace haud latioribus, a basi postice
angustatis, apice singulatim rotundatis, punctato-striatis, striis modice
profundis, intervallis alternatim elevatis, sed basi planatis ; subtus dense
albido-squamosus, segmentis 3° k°que brunneo triplagiatis, pedibus sat
magnis, femoribus compressis, sublus ante apicem dente acuto armatis,
libiis compressis, posticis basi extus arcuatis.
XYLINADES RUFOPICTUS Fairm., Naturaliste, 1882, 192, — Long. 20 à
22 mill. — Elongatus, parallelus, convexus sed dorso deplanatus, nigro-
fuscus, opacus, capite utrinque rufo-plagiato, prothorace medio cruciatim
110 L. FAIRMAIRE.
rufo, spatio centrali plus minusve nigro, el ad angulos macula rufa
signato, elytris ante medium maculis parvis, maxime variantibus et ante
apicem maculis majoribus, plus minusve confluentibus, maculis ad apicem
minutis rufis signatis ; rostro brevi, crasso, inter antennas trisulcato,
antennis validis, articulo ultimo ferrugineo-sericante ; prothorace elytris
-paulo angustiore, longitudine haud latiore, antice et basi fere æqualiter
angustato, sed antice magis constricto, lateribus arcuatis, marginalis,
dorso inæquali, tuberculis apice nitidis sparsuto ; scutello vix perspicuo ;
elytris apice conjunctim rotundato-lruncatis, parum profunde striatis,
striarum punctis parum densis et puncto paulo elevalo nitido separalis,
intervallis vix convexiusculis, postice alternatim magis elevatis ; pygidio
depreso, apice rufo; prosterno medio rufo, metasterno utrinque plaga
magna rufa, abdomine segmentis 2 et 3 medio maculis 2 magnis, omni-
bus ad angulum externum macula minuta rufis, coxis k anticis, femo-
ribus apice et tribus basi rufo-maculatis. — d\, antennis apicem elytrorum
fere superantibus, articulis 3 ultimis intus dense nigro-villosis, ultimo
acuminato ; ®, basin prothoracis tantum atlingentibus.
Ce bel insecte diffère des vrais Xylinades par le développement des
antennes chez les mâles, mais pour les femelles il n’y a pas de différence
appréciable. La coloration de cette espèce ne permet de la confondre avec
aucune de ses congénères; les taches sont formées par une pubescence
fine et serrée, d’un rougeûtre orangé, rappelant le minium ; elles varient
assez pour les dimensions, à cause de leur confluence.
CLOSTEROMERUS RAFFRAYI Fairm., Naturaliste, 1882, 48.— Long. 44 à
45 mill. — Oblongus, fusco-niger, vix nitidus, elytris azureis, paulo
magis nitidis, abdomine flavo, pedibus antennarumque articulis h primis
et 5° basi flavis, tibiis tarsisque posticis nigris; capile prothoraceque den-
sissime ocellato-punctatis, labro testaceo; antennis corpore paulo brevio-
ribus, articulis 6 ultimis crassioribus, apice biangulatis, supra impressis ;
prothorace lateribus angulato, antice arcuato; scutello triangulari-acuto,
laxe punctato, late impresso; elytris subparallclis, basi vix latioribus,
apice truncatis, dense rugoso-punctatis; pectore dense griseo-sericante,
tibiis posticis leviter sinuatis.
Ressemble au C. insignis Gerst.; en diffère par le corselet moins forle-
ment angulé sur les côtés, sans taches blanches latérales, les antennes
Coléoptères d’'Abyssinie. 411
rousses à la base, tous les fémurs roux, les élytres plus fortement ponc-
tuées, à troncature moine nette, l’angle externe étant émoussé; diffère du
C. cyanipes par la coloration des fémurs.
CEROPLESIS ATROPOS Fairm., Naturaliste, 1882, 48. — Long. 25 à 27
Mill. — Oblonga, postice leviter sed sensim attenuata, valde convexa,
nigra, opaca, elytris vage ænescentibus, paulo nilidis ; capite subtiliter
dense punctato, antice et lateribus rugosulo, medio sulcato; prothorace
transversim quadrato, antice haud angustiore, carioso-punctato, inæquali,
antice et postice transversim depresso, postice medio fere lævi, utrinque
antice angulato, paulo post medium in dentem conicam obtusum dilatato;
scutello fere truncato, medio impresso ; elytris basi latis, post humeros ad
apicem attenuatis, basi grosse ac dense granulatis , inter scutellum et
humeros tuberculo majore posito signatis, postea fortiter punctatis, punctis
postica minoribus; subtus valde opaca, pectore velutino et nigro-villoso,
pedibus minus opacis, sericers.
Getle espèce est bien distincte, outre la coloration d’un noir uniforme,
par les deux tubercules situés de chaque côté du corselet, SRE est en
oulre très rugueux.
MONOLEPTA EUCHROMA. — Long. 6 mill. — Oblonga, convexa, postice
vix sensim ampliata, flavo-aurantiaca, valde nitida, elytris sat dilute
flavis, vilta basali transversa communi, postice sinuata et vitta post
medium transversa, ad suturam interrupta, ad marginem dilatata,
capitis summo et prothoracis macula parva antica nigro-cyanescentibus ;
capile inter oculos et antice puncto impresso, mandibulis apice nigris ;
prothorace elytris angustiore, longitudine duplo latiore, antice leviter
angustato, lateribus rectis, angulis omnibus obtuse rotundatis, dorso
æquali, subtilissime vix perspicue punctulato; scutello triangulari, apice
obtuso, lævi; elytris post medium vix sensim ampliatis, apice separatim
rolundatis, sublilissime sat dense punctulatis, punctis fuscis; sublus
lævis, abdominis segmentis 2 ullimis alutaceis, ullimo fovea profunda
impresso, tibiis tarsisque pallide flavis.
Bien voisin de l’ornata Reiche, mais distinct par la tête dont le sommet
seulement est noir, dépourvue de tout sillon ou renflement, le corselet
dont la tache est au milieu du bord antérieur, et les élytres dont la tache
postérieure s’alténue vers la suture qu’elle n’atteint pas,
149 L. FAIRMAIRE. — Goléoptères d'Abyssinie.
Genre HALTICOPSIS Fairm., Naturaliste, 1882, 197,
L’insecte qui forme ce nouveau genre à une grande analogie avec les
Haltica ; il en diffère par l’absence d’impression transversale sur le cor-
selet, les antennes extrêmement épaisses jusqu’à l’extrémité, et les cro-
chets des tarses qui sont plutôt bifides qu’appendiculés, bien que les
deux lobes ne soient pas égaux. Les tibias postérieurs sont seuls munis
d’un éperon; les fémurs postérieurs sont médiocrement renflés et assez
comprimés.
H. spissicoRNis Fairm., loc. cit. — Long. 5 mill. — Oblonga, modice
convexa, cœrulea, sat nitida, antennis, ore pedibusque fuscis; capite inter
oculos late impresso, inter antennas elevato, fere carinato ; antennis
medium corporis fere attingentibus, apicem versus gradatim crassioribus,
articulo ultimo præcedente paulo longiore, acuminato; prothorace trans-
versim quadrato, anguste marginato, margine postico reclo, ad angulos
paulo obliquato, angulis obtuse rotundato, margine laterali fere recto,
dorso lævi, subtiliter alutaceo ; scutello triangulari, lævi; elytris pro-
thorace paulo latioribus, postice haud ampliatis, apice separatim rotun-
datis, dense tenuiter rugosulis, ante medium ad suturam transversim
leviter depressis.
Montagnes d’Abyssinie.
DESCRIPTION
DE
Nouvelles espèces de CGeutorhynchides de Russie
Par M, CHaLes BRISOUT DE BARNEVILLE, Membre honoraire.
(Séance du 27 Décembre 1882.)
1. CEUTORHYNCHIDIUS PICEOLATUS Ch. Bris. — Ovatus, fusco-piceus,
convezus, Supra parcius cinereo-Squamulosus, sutura corporeque subtus
dense albido-squamosis ; thorace canaliculato, bituberculato, basi bisi-
nualo 3 elytris subtiliter punctato-striatis, interstitiis plants, rugulosis :
pedibus obscure ferrugineis. — Long. 4 2/3 à 2 mill.
Tête arrondie, convexe, très finement pointillée, vertex obsolètement
caréné; rostre cylindrique arqué, aussi long que la tête et le prothorax,
rugueux et squamuleux à la base, presque lisse et d’un brun rougeâtre au
sommet; antennes d’un brun rougeâtre, scape terminé en massue oblon-
gue, funicule de 6 articles, le 1% un peu plus long que le 2°, massue en
ovale allongée. Prothorax, court, transversal, fortement rétréci en avant,
avec une dépression profonde après le bord antérieur qui est relevé, bisi-
nué à la base, canaliculé, le canal plus profond en arrière, obtusément
bituberculé sur le disque; surface couverte d’une ponctuation profonde et
très serrée, avec une squamulation blanchâtre plus épaisse, vers les côtés
latéraux et dans le canal longitudinal. Élytres convexes, plus larges à leur
base que le prothorax, arrondies aux épaules qui sont assez saillantes,
finement striées, les stries obscurément ponctuées, intervalles rugueux,
couverts d’une fine squamosité d’un cendré brunâtre, aspergé çà et là de
quelques squamules blanches plus épaisses, suture revêtue d’une squa-
mosité blanche très dense. Dessous du corps à squamosité blanchâtre
plus épaisse sur les épimères. Paltes d’un ferrugineux plus ou moins
Ann. Soc. ent. Fr. — Juillet 1883,
(1883) 1° partie, 8,
41/4 CH. BRISOUT DE BARNÉVILLE.
obscur: cuisses sans dents ni fascicules dentiformes, crochets des tarses
simples.
Très semblable au C. floralis, mais bien distinct par sa coloration et
son dessin.
Russie méridionale (Samara). Communiqué par M. J. Faust.
9. CEUTORHYNCHIDIUS NOTATUS Ch. Bris. — Breviter ovatus, niger opa-
cus, parum convexus, Supra variegatus, subtus dense albo-squamosus,
antennis tarsisque testaceis ; thorace planiusculo, bituberculato, canalicu-
Lato, postice truncato; elytris punctato-striatis, fascia laterali utrinque,
vittaque suturali albo-squamosis notatis. — Long. 2 1/3 mill.
Tête arrondie, subdéprimée entre les yeux, rugueusement ponctuée, à
squamosité éparse, blanchâtre variée de brunâtre, vertex obsolètement
caréné:; antennes ferrugineuses, scape long, peu à peu épaissi vers le
sommet, funicule de 6 articles, le 1°, un peu plus long que le 2°, massue
en ovale très allongée, presque aussi longue que le funicule; rostre cylin-
drique, arqué, aussi long que la tête avec le prothorax, ponctué striolé à
la base, presque lisse au sommet. Prothorax subconique, fortement rétréci
en avant, légèrement déprimé derrière le bord antérieur qui est peu
relevé, tronqué à la base, bituberculé sur le disque, et longitudinalement
sillonné, le sillon terminé en arrière par une profonde cavité; surface
couverte d’une ponctuation serrée, assez forte et rugueuse et d’une squa-
mosité éparse brunâtre, plus épaisse et blanchâtre vers les côlés latéraux
et dans le sillon longitudinal. Écusson petit, enfoncé. Élytres très courtes,
beaucoup plus larges à leur base que le prothorax, épaules arrondies et
saillantes, intervalles des stries à ponctuation rugueuse et à squamosité
brunâtre assez serrée, avec un dessin de squamules blanches plus
épaisses, composé d’une bande suturale allongée à la base du 1° inter-
valle, d’une 2° plus courte à la base du 2°, d’une bande maculaire obli-
que placée de chaque côté, avant le milieu, sur les 6-8° intervalles et d’une
petite tache transversale située avant le sommet. On remarque encore la
trace d’une large bande transversale commune placée entre la bande
oblique et la tache apicale. Dessous du corps à squamosité blanche assez
dense, plus épaisse sur les épimères. Tibias ferrugineux avec les tarses
plus clairs, cuisses non dentées, crochets des tarses très obsolètement
dentés à leur base.
Ceutorhynchides nouveaux de Russie. 115
Cette espèce vient se placer 4 côté des C. mixtus et quercicola; elle
s’en distingue facilement par son dessin et toutes ses cuisses non dentées.
©. Sibérie occidentale. Communiqué par M. J. Faust.
3. CEUTORHYNCHUS AFFINIS Ch. Bris. — Ovatus, niger, parum nitidus,
fronte impresso, thorace transverso, antice angustato, bituberculato, cana-
liculato, dense punctulato, basi bisinuato ; elytris cœruleis, tenuiter punc-
tato-striatis, humeris obtuse angulatis, elevatis ; femoribus non dentatis., —
Long. 2 mill.
Tête très densement pointillée, avec une dépression allongée entre les
yeux, rostre cylindrique, arqué, presque plus long que la tête avec le
prothorax, pointillé assez rugueusement à la base, plus éparsement au
sommet. Antennes noires, scape terminé en massue oblongue, funicule de
7 articles, 4% un peu plus long que le 2°, massue forte en ovale peu
allongée. Prothorax fortement rétréci en avant, assez fortement et large-
ment déprimé en arrière du ‘bord antérieur qui est assez relevé, longitu-
dinalement canaliculé, ce canal presque interrompu au milieu; assez
aiguèment bituberculé sur le disque; surface couverte d’une ponctuation
fine et serrée. Élytres finement ponctuées-striées, intervalles planes, sub-
tilement coriacés, postérieurement muriqués; presque glabres, on distin-
gue cependant à la loupe une pubescence grisâtre très fine. Cuisses non
dentées, crochets des tarses simples.
&. Les quatre tibias postérieurs sont terminés à leur extrémité interne
par un petit éperon aigu.
Cette espèce ressemble à un tout petit C. cyanipennis, mais elle vient
se placer près du C. erysimi, dont elle se distingue par sa couleur plus
obscure, sa ponctuation plus fine et plus serrée, sa convexité moindre et
ses stries plus fines.
Sibérie occidentale, Communiqué par M. J. Faust.
h. CEUTORHYNCHUS ÆNEIPENNIS Ch. Bris. — Ovatus, niger, nitidulus,
subsetosus, subtus griseo-squamulosus ; thorace transverso, canaliculato,
obscure bituberculato, antice constricto, fortiter punctato; elytris punc-
416 CH. BRISOUT D£f BARNEVILLE.
tato-striatis, æneis, apice muricatis ; femoribus obsolete dentatis, tarsorum
unguiculis dentatis. — Long. 2 mill.
Tête arrondie, à ponctuation forte et rugueuse, subdéprimée sur le
front ; rostre arqué, de la longueur du prothorax, strié-ponctué à la base,
pointillé au sommet; antennes obscures, scape terminé en massue étroite,
très allongée, funicule de 7 articles, 1° article à peine plus long que le 2°,
massue en oyale allongée. Prothorax légèrement transversal, modérément
rétréci en avant, avec une large et peu profonde dépression, derrière le
bord antérieur qui est peu relevé, bisinué à la base, obscurément bitu-
berculé sur le disque, longitudinalement canaliculé, le canal plus profond
en avant et en arrière; surface couverte d’une ponctuation forle et pro-
fonde, et revêtue de petits poils obscurs, dirigés en avant et un peu
relevés. Élytres d’un bronzé légèrement cuivreux, assez brillant, plus
larges à leur base que le prothorax, arrondies aux épaules, qui sont assez
saillantes, assez fortement ponctuées-siriées, intervalles planes brillants,
avec une série de points assez forts, portant chacun un poil assez long, un
peu relevé, d’un cendré obscur. Pattes assez grêles d’un brun obscur avec
les cuisses plus foncées, celles-ci très faiblement dentées, avec un petit
fascicule dentiforme, crochets des tarses dentés à leur base.
d'. Les quatre tibias postérieurs sont terminés à leur extrémité interne
par un éperon étroit, aigu et assez long.
Cette espèce présente la forme et la taille du C. erysimi, il s’en éloigne
par sa couleur, sa pubescence et les crochets de ses tarses dentés, elle se
distingue de l’hirtulus par sa couleur, sa ponciens plus forte et ses
stries plus larges.
Russie méridionale. Communiqué par M. J. Faust.
5. CEUTORHYNCHUS DUBIUS Ch. Bris. — Ovatus, convexus, supra parce
cinereo-pubescens, subtus dense albido-squamosus ; thorace leviter canali-
culato, bituberculato, postice bisinuato; elytris punctata-striatis, apice
muricatis, — Long. 2 1/3 à 2 1/2 mill.
Tête arrondie, ponctuée rugueusement, finement caréné sur le vertex;
rostre assez fin, arqué, chez le G' aussi long que le prothorax, ponctué,
Geutorhynchides nouveaux de Russe. 147
strigeux à la base, pointillé au sommet, chez la $ un peu plus long et
plus lisse; antennes comme chez le sulcicollis. Prothorax légèrement
transversal, assez convexe, assez rétréci en avant, peu profondément dé-
primé derrière le bord antérieur qui est peu relevé, très légèrement
sillonné dans son milieu, ce sillon plus profond au devant de l’écusson,
bord postérieur légèrement bisinué; surface couverte d’une ponctuation
assez forte et rugueuse. Élytres plus larges à leur base que le prothorax,
épaules arrondies peu saillantes, assez fortement striées, les stries dis-
tinctement ponctuées avec une série de petites squamules étroites blan-
châtres, intervalles planes à ponctuation rugueuse, avec deux séries de
pelits poils squamuleux grisâtres, un peu plus fins que ceux des stries.
Dessous du corps avec des squamules blanchâtres assez serrées, plus con-
densées sur les épimères mésothoraciques. Pattes fortes, cuisses faible-
ment dentées avec un fascicule dentiforme, crochets des tarses dentés à
leur base.
&. Les quatre tibias postérieurs terminés à leur extrémité interne par
un éperon aigu, dernier segment abdominal avec une dépression transver-
sale bien distincte.
Extrémement semblable au C. sulcicollis, cependant distinct; s’en
éloigne par son prothorax plus convexe, moins profondément canaliculé,
moins fortement relevé au bord antérieur, et par ses élytres à épaules
moins anguleuses.
Russie méridionale. Communiqué par M. J. Faust,
6. CEUTORHYNCHUS SENICULUS Ch. Bris. — Subovatus, niger, convexus,
supra densius cinereo-pubescens, subtus albido-squamulosus ; thorace trans-
verso, bituberculato, canaliculato, postice bisinuato; elytris punctato-
striatis, interstitiis planis, apice subtiliter muricatis; femoribus muticis,
tarsorum unguiculis dentatis. — Long. 2 mill.
Noir, entièrement couvert d’une pubescence squamiforme assez serrée,
cendré blanchâtre. Tête arrondie, ponctuée rugueusement, plane entre les
yeux, finement carénée sur le vertex. Rostre fin arqué, aussi long que la
tête et le prothorax : chez le mâle ponctué strigeux à la base, éparsement
pointillé au sommet, chez la femelle, un peu plus long, plus lisse, bril-
118 CH. BRISOUT DE BARNEVILLE.
lant. Antennes obscures, scape terminé en massue allongée, funicule de
7 articles, le 4° un peu plus long que le 2°, massue subovalaire. Protho-
rax légèrement transversal, assez rétréci en avant, largement et peu pro:
fondément déprimé derrière le bord antérieur qui est peu relevé, dislinc
tement bituberculé et canaliculé, surface à ponctuation dense et rugueuse.
Élytres plus larges à leur base que le prothorax, légèrement déprimées
entre les épaules, celles-ci, arrondies, peu saillantes; assez fortement
striées, les stries finement ponctuées, intervalles planes finement rugueux.
Pattes assez grêles, cuisses muliques, sans fascicules dentiformes, cro-
chets des tarses dentiés à leur base. Dessous du corps à squamosité blan-
châtre, plus épaisse sur les épimères.
Forme du C. cochleariæ, très semblable au Schünherri, s’en distingue
par son prothorax moins large, plus distinctement canaliculé, par ses ély-
tres déprimées à leur base, plus fortement muriquées au sommet, et par
sa massue antennaire bien plus courte.
&. Les quatre tibias postérieurs terminés en dedans par un fort éperon,
dernier segment abdominal légèrement impressionné.
Dauria. Communiqué par M. J. Faust.
7. CEUTORHYNCHUS RUFIMANUS Ch. Bris. — Breviter ovatus, subdepres-
sus, niger, opacus, supra fusco-albidoque subtus albido-squamosus, tarsis
ferrugineis ; thorace transverso, canaliculato, obscure bituberculato, pos-
tice truncato ; elytris punctato-striatis, lineola scutellari albo-squamosa.
— Long. 2 2/3 mill.
Tête arrondie à ponctuation rugueuse, revêtue de squamules peu ser-
rées, blanchâtres, en avant et sur le vertex, obscures sur le reste de la
surface. Rostre assez fort, peu arqué, rugueux et squamuleux à la base,
pointillé et glabre au sommet. Antennes obscures, scape assez long,
terminé en massue très allongée, funicule de 7 articles, le 1% un peu
plus long que le 2°, massue en ovale un peu allongé. Prothorax large,
fortement rétréci en avant, profondément déprimé derrière le bord anté-
rieur, qui est fortement relevé; légèrement canaliculé au milieu, avec un
enfoncement profond devant l’écusson; surface couverte d’une ponctua-
tion assez forte et rugueuse, et revêtue d’une squamosité, éparse, blan-
Ceutorhynchides nouveaux de Russie. 119
châtre sur les côtés latéraux et la ligne médiane, obscure sur le reste de
la surface. Élytres à leur base un peu plus large que le prothorax, peu à
peu rétrécies après les épaules, celles-ci arrondies, assez saillantes, fine-
ment ponctuées striées, intervalles planes à ponctuation rugueuse, en
arrière légèrement muriquées; surface revêtue d’une squamosité peu ser-
rée, obscure, variée ça et là de squamosité blanchâtre, ne formant pas de
dessin bien distinct, et sous l’écusson avec une tache oblongue, formée
de squamosité blanche très épaisse. Pattes obscures, tarses d’un testacé
ferrugineux, cuisses faiblement dentées, avec un fort fascicule dentiforme,
crochets des tarses aiguëment dentés à leur base. Dessous du corps à
squamosité blanchâtre assez dense, plus épaisse sur les épimères.
Très voisin du bi-scutellatus, s’en distingue par son rostre moins grêle,
son prothorax plus large, sa squamosité plus blanchâtre et plus abon-
dante et par ses tarses testacés à crochets plus fortement dentés.
Une femelle d’Astrakan, Russie méridionale. Communiqué par M. J.
Faust.
8. CEUTORHYNCHUS FAUSTI Ch. Bris.—Ovatus, convexus, ater, opacus,
subtus dense albo-squamosus, antennis tibiis tarsisque fusco-ferruginets ;
thorace longiore, canaliculato, postice truncato, supra albido-trivittato ;
elytris punctato-striatis , macula communi cruciformi baseos, alia elon-
gata apicis, fasciaque laterali abbreviata utrinque niveo-squamosis orna-
tis. — Long. 3 mill.
Tête arrondie, déprimée sur le front, ponctuée rugueusement, à squa-
mosité obscure, avec une tache linéaire dilatée en avant, située entre les
yeux, formée de squamules blanches très épaisses. Rostre arqué, aussi
long que le prothorax, rugueux. Antennes d’un brun obscur, scape ter-
miné en massue oblongue, funicule de 7 articles, le 4% un peu plus long
que le 2°, massue en ovale allongé. Prothorax à peine plus large que
long, largement et peu profondément déprimé derrière le bord antérieur
qui est peu relevé, presque droit sur les côtés en arrière, profondément
canaliculé, ce canal moins marqué au milieu; surface couverte d’une
ponctuation serrée, assez forte et rugueuse, avec un dessin formé de squa-
mules blanches très épaisses, composée d’une ligne médiane et d’une
420 CH. BRISOUT DE BARNEVILLE. — Ceutorhynchides nouveaux, etc.
bande oblique de chaque côté bien limitée en dedans, et marquée d’un
point noir dans son milieu ; le reste de la surface est couverte de squamo-
sité obscure, un peu velouté près des dessins blancs. Élytres beaucoup
plus larges à leur base que le prothorax, épaules arrondies saillantes, assez
fortement ponctuées-striées, intervalles planes rugueusement ponctués;
surface densément couverte d’une squamosité obscure, devenant veloutée
autour des taches blanches, le dessin blanc est composé de squamosité
blanche très épaisse qui s'étend sur la suture moins la partie médiane ; à
la base du 2° intervalle une petite tache oblongue, une bande oblique
médiane, située de chaque côté sur les 6°-9° intervalles, les 10° et 14° inter-
valles entièrement et une petite bande transversale subapicale. Dessous
du corps à squamosité blanche très épaisse. Pattes d’un brun ferrugineux
avec les tarses plus clairs, cuisses avec une petite dent et un fort fascicule
dentiforme, tibias, surtout les postérieurs, avec une dilatation subdenti-
forme, avant leur extrémité externe, crochets des tarses dentés à leur
base.
Cette belle espèce présente un peu l’aspect de l’Aubei, mais elle s’éloi-
gne de toutes les espèces de ce groupe par son prothorax fortement cana-
liculé, ses cuisses faiblement dentées, et la dilatation externe de ses
tibias.
®. Baïkal (Asie russe). Communiqué par M. J. Faust.
à —_—_— RO —
ESSAI MONOGRAPHIQUE
DE LA
Famille des GYRINIDÆ
Par M. le Dr Maurice RÉGIMBART.
2° PARTIE ({),
(Séance du 14 Mars 1883.)
Avant de commencer la seconde tribu des Gyrinidæ, je tiens à réparer:
d’abord une erreur commise dans la description de la mâchoire, et ensuite
un oubli dans la description de la patte antérieure.
J'ai dit que la mâchoire était toujours dépourvue de palpe maxillaire
interne ; et, de fait, jamais je n’avais pu en trouver de trace sur aucune
des dissections que j'avais faites. Dernièrement M. le D'G. Horn, dont tout
le monde connaît la compétence en anatomie entomologique, m’envoya
une lettre accompagnée d’un dessin et d’une préparation microscopique
démontrant l'existence du palpe maxillaire interne, ou lobe externe de la
mâchoire, chez le Gyrinus analis Say. Je vais donc reprendre tout
entière la description de la mâchoire chez les Gyrinides, description où
j'avais par erreur donné à la squama le nom de lobe externe, et je pren-
drai pour type le Gyrènus urinator Ill, sur lequel j'ai le mieux réussi
la préparation.
La mâchoire se compose des pièces suivantes :
4° Une partie basilaire, séipes, amincie à la base et dilatée au sommet
qui est arrondi;
oo
(1) Voir, pour la tre partie, Annales 1882, p. 379.
Ann. Soc. ent. Fr. — Août 1883.
122 MAURICE RÉGIMBART. (82)
2° Une pièce en forme de pyramide triangulaire, squama, à bord externe
à peu près rectiligne et dépourvue de face interne;
3° Le lobe interne, mala interna, partie essentielle de la mâchoire,
aplati, triangulaire, à sommet très aigu, à face supérieure presque plane
et recouverte en dessus par la mandibule, à face inférieure un peu con-
cave et recouverte en dessous par le lobe externe du menton; le bord
interne, très concave et presque tranchant, est pourvu de fortes soies
raides partagées en deux faisceaux bien distincts; le bord externe, un
peu épais et convexe, a son tiers postérieur caché dans la squama, et le
bord postérieur donne insertion à la membrane musculeuse qui préside
aux mouvements d’adduction et d’abduction de la mâchoire ; l'angle anté-
- rieur ou sommet est très aigu et dirigé en dedans, l’angle postéro-externe
s’arlicule avec le stipes, ainsi que la squama, dans la concavité de laquelle
il est caché ;
L° Un lobe externe, palpiforme, mala externa, où palpe maxillaire
interne, composé d’un seul article filiforme, très grêle, courbé en dedans,
comme le bord externe du lobe interne sur lequel il s’applique très exacte-
ment dans une rainure très superficielle. A l’état de repos, la juxtaposi-
tion est telle qu’il est impossible de se douter de l'existence du lobe
palpiforme, surtout si on examine la mâchoire en dessus : il faut, pour
l’écarter, écraser la mâchoire entre deux verres ou appuyer fortement au
moyen d’une aiguille fine dans la région du bord externe ; ce dernier
moyen ne peut réussir que sur une pièce fraîche ou ramollie ;
5° Le palpe maxillaire, composé de quatre articles dont les trois pre-
miers sont courts et presque carrés et le dernier ovoïde et à peu près
aussi long que les trois autres réunis.
La squama et le lobe interne sont juxtaposés, paraissent immobiles
l’un sur l’autre, et subissent simultanément les mouvements de flexion et
d'extension, c’est-à-dire d’adduction et d’abduction, sur le stipes. Il est
probable que le rôle de la squama consiste surtout à faciliter et à limiter
ces deux mouvements. On peut comparer cette articulation stipito-maxil-
laire à une articulation fémoro-tibiale recouverte extérieurement par la
squama qui jouerait le rôle d’une rotule.
Le palpe maxillaire et le lobe palpiforme paraissent s’insérer sur la
même membrane, dans la petile cavité située entre le sommet échancré
(83) Monographie des Gyrinidæ. 123
de la squama et le bord externe de la mâchoire proprement dite; c’est
ce qui à lieu chez la larve (fig. 22, pl. IT).
Telle est la structure de la mâchoire dans les genres Aulonogyrus et
Gyrinus. La figure 10, pl. I, représente la mâchoire du Gyrinus natator
Linn. vue en dessus et dans l’état de juxtaposition des deux lobes; la
fig. 65, pl. IV, représente celle du G. urinator II, vue en dessous, après
que le lobe externe a été écarté. Je n’ai pu retrouver la trace de ce lobe
palpiforme, ni chez les Dineutes, ni chez les Macrogyrus, ni chez l’Orec-
tochilus villosus Müller : il faut donc en conclure que la tribu des Gyri-
nini est la seule qui en soit pourvue.
La conformation du tarse antérieur, surtout chez le G, est des plus
remarquables, et pour en faciliter la description, je vais faire la compa-
raison avec un Dytiscide. Chez le Cybister Roeseli Fab. G\, par exemple
(pl. IV, fig. 66), nous trouvons un tarse aplati de haut en bas, dont la
face supérieure est divisée en deux moitiés par un pli peu convexe et peu
marqué, et dont la face inférieure est garnie des cupules et de la pubes-
cence sexuelles. Chez le Macrogyrus rivularis CIk. &, pour prendre un
exemple chez les Gyrinides, la conformation est toute différente : il y a
rotation en dedans; la face supérieure, excessivement développée, est
partagée par un pli très marqué et aigu en deux moitiés, l’une supérieure
et glabre, l’autre inférieure et garnie des cupules et de la pubescence
sexuelles ; le pli constitue un véritable bord externe, tandis que le bord
interne est formé par la face inférieure excessivement étroite et rétrécie
entre les deux moitiés de l’autre face.
Si maintenant nous examinons deux ®, par exemple de Cybister Roeseli
et d’'Enhydrus tibialis Régimb., nous trouvons à la coupe ces mêmes
tarses identiques comme structure, sauf que chez le Gyrinide il y a rota-
tion en dedans. Cette rotation en dedans du tarse antérieur et sa struc-
ture chez le G constituent encore des caractères très remarquables de
cette famille. Sur les figures 66, 67, 68 et 69, qui représentent la coupe
du tarse antérieur chez le Cybister Roeseli 4, le Macrogyrus rivularis &,
le Cybister Roeseli $ et l'Enhydrus tibialis ©, p. indique le pli divisant la
face supérieure en deux moitiés, f. s. et f. s°. : on voit que cette seconde
moitié f. s’., normalement supérieure chez Cybister, devient, par suite de
la rotation du tarse en dedans, inférieure chez Macrogyrus et Enhydrus,
ce qui fait que a face inférieure f. &. devient interne.
194 MAURICE RÉGIMBART. (84)
Gyrinini.
Cette tribu est composée d’espèces en général au-dessous de la taille
moyenne, les plus grands ne dépassant pas 9 millimètres. Ils ont des
représentants dans le monde entier et quelques-uns s’avancent même
vers les régions arctiques, où cependant ils ne doivent trouver l’eau
liquide que dans une faible partie de l’année; mais le développement
rapide de leurs larves leur permet de s’y reproduire. Ils sont sociaux et
vivent habituellement en groupe nombreux, les uns sur les eaux tran-
quilles, les autres sur les eaux vives.
Les mâchoires sont pourvues d’un lobe externe ou palpiforme, mono-
articulé, très-grêle, se juxtaposant exactement dans une faible rainure en
dessous du bord externe du lobe interne; les pattes antérieures sont
courtes, mais assez robustes ; le tarse est médiocrement dilaté chez les
mâles et a toujours une forme ovale allongée avec le dessous garni de
cupules très petites et très serrées. Les épisternes métathoraciques sont
très étroits, resserrés en arrière entre les hanches et les épipleures et se
terminent par un angle très aigu ; les ailes métasternales sont fort étroites
et faiblement dilatées en dehors. Les hanches postérieures ont un déve-
loppement considérable et affectent la forme d’un quadrilatère dont le
côté externe un peu concave est en même temps un peu plus grand que
le côté interne; la partie déprimée est beaucoup plus grande que la partie
plane et leur ligne de séparation s’oblitère complètement dans le voisinage
du bord externe de la hanche qu’elle n’atteint jamais. La première suture
ventrale est très nette, très imprimée, et se dirige obliquement tout près
du bord postérieur de la hanche qu’elle côtoie parallèlement ; l’épipleure
manque de dent lamelleuse articulaire. Les élytres ne présentent jamais
de sinuosité, ni d’épines, mais se terminent par une Ro tantôt
nette, tantôt plus ou moins arrondie.
Les Gyrinini se divisent en deux genres : Aulonogyrus et Gyrinus, qui
ne diffèrent que par des caractères très légers.
V. Aulonogyrus (Motsch., inédit).
Échancrure préoculaire pénétrant un peu entre les yeux, sans atteindre
le milieu de l’œil supérieur qui est situé un peu en avant de l’inférieur :
(85) Monographie des Gyrinidæ. 195
prothorax sans impression fixe sur le disque, mais ponctué et finement
rugueux ; élytres marquées chacune de dix sillons plus ou moins impri-
més, à fond réticulé, et souvent ponctués en série; propygidium toujours
fortement trilobé.
Insectes habitant l’Ancien Monde, surtout dans les régions chaudes.
4. Pronotum et élytres bordés de jaune.
+ Dessous entièrement testacé. (Espèces 78 à 83.)
tt Dessous varié de noir et de ferrugineux. (Espèces 84 à 89.)
+++ Dessous entièrement noir, sauf les épipleures. (Espèce 90.)
2. Pronotum et élytres non bordés de jaune.
+ Dessous noir. (Espèces 91 à 94.)
++ Dessous ferrugineux, au moins en partie. (Espèces 95 à 98.)
4. Pronotum et élytres bordés de jaune.
T Dessous entièrement testacé.
78. AULONOGYRUS WE£HNCKEI Régimb., n. Sp.
Long. 6 1/2 mill. — Elongato-ovalis, supra fortiter conveæus, nitidu-
lus, in medio nigro-cæruleus, ad latera œneo-virescens, flavo-marginatus ;
infra carinatus, rufo-testaceus. Gapite et prothorace subtilissime sed. for-
titer reticulatis, hoc sat crebre, illo magis remote punctatis. Scutello
brevi, lato, purpureo. Elytris valde convexis, ad latera declivibus, punctis
minimis creberrimis et majoribus auratis minus crebris notatis, ad api-
cem sinuato-truncatis, truncatura extus concava, inlus convexa, angulo
externo obtusiusculo, leviter deleto, suturali late rotundato; sulcis sex
internis obsoletis, vix indicalis, quatuor externis geminatis, angustissime
canaliculatis ; intervallis quinque internis æqualibus, 6 et 8 paulo magis
elevatis, 7 et 9 angustis, subtilissime reticulatis et opacis. Propygidio
fortiter tridentato ; pygidio ad apicem anguste rotundato.
Espèce très aberrante, représentant tout à fait un Orectogyrus par sa
forme générale. Coloration en dessous d’un testacé pâle, en dessus d’un
noir bleuâtre assez brillant, bronzé ou verdâtre sur les côtés qui sont plus
opaques ; bordure jaune du pronotum et des élytres bien nette, Tête et
pronotum très finement réticulés et pourvus d’une ponctuation dorée, un
196 MAURICE RÉGIMBART. (86)
peu plus éparse sur la tête. Écusson court et pourpré. Élytres couvertes
d’un pointillé très fin, dense et peu imprimé, marquées en outre de points
dorés ou cuivreux assez serrés; ironcature sinueuse, concaye en dehors et
convexe en dedans, l’angle externe un peu obtus et peu émoussé, lin- ,
terne largement arrondi ; les six sillons internes sont obsolètes et visibles
seulement au faux jour, les quatre externes géminés et très étroitement
canaliculés ; les cinq intervalles internes sont égaux, les 6° et 8° un peu
plus élevés, les 7° et 9° étroits, très finement réticulés et opaques. Le
propygidium est très fortement trilobé, la dent du milieu aiguë; le pygi-
dium triangulaire et étroitement arrondi au sommet,
Je n’ai vu qu’un seul exemplaire £ venant d’Angola et appartenant à
M. Wehncke, à qui je suis heureux de le dédier.
79. AULONOGYRUS ELEGANTISSIMUS (Chevr.), n. sp.
Annales 14883, pl. 6 (Gyrinides, pl. IV), fig. 70, 75 et 77.
Long. 8 1/2 mill. — Elongato-ovalis, supra valde depressus, nigro-
virescens, flavo-marginatus ; infra carinatus, omnino rufo-testaceus, meso-
sterno leviter concavo. Capite magno, subtilissime reticulato, parce et
tenuiter punctato, viridi, inter oculos obscure purpureo et depresso, labro
lævi. Pronoto brevi, antice valde emarginato, postice utrinque fortiter
sinuato et in medio leviter acute producto, crebre et tenuiter punctato,
véridi, vittis duabus obscurioribus et obsoletis. Scutello sat magno, trian-
gulari, acuto. Elytris elongatis, in medio planatis, ad latera obliquis,
ad apicem rotundatim truncatis, angulo externo obtuso deleto, suturali
valde rotundato, in intervallis tenuiter et minus crebre punctatis, in sulcis
reticulatis, sulcis 1 et 2, 8 et , 5 et G geminalis et approximatis,
guatuor externis angustis et profundis ; intervallis 1, 8, 5 angustis,
9, 4, 6 latis et fere planatis, 7 oblique et acute elevato, crislato, basin et
apicem attingente, quatuor eæternis angustis, acute elevatis. Propygidio
fortiter tridentato, pygidio ad apicem anguste emarginato. Tibüs anticis
intus leviter curvalis.
Ovale, très allongé, dessus fortement déprimé, d’un noir vert, à bor-
dure jaune; dessous caréné, avec le mésosternum un peu concave sui-
vant la longueur, entièrement roux testacé. La tête est verte, très grosse,
horizontale, avec le labre avancé et un peu allongé; l’espace inter-
oculaire est plus étroit que les yeux, un peu concave et obscurément
(87) Monographie des Gyrinidæ. 127
pourpré. Le pronotum est court, très profondément échancré en avant,
fortement sinué de chaque côté de la base, dont le milieu est très briève-
ment aigu en arrière sur l’écusson ; sa ponctuation est serrée, tandis que
celle de la tête est lâche. L’écusson est assez grand et aigu en arrière.
Les élytres, très allongées, sont aplanies au milieu et même un peu
concaves vers leur extrémité, tandis qu’elles deviennent brusquement
obliques en toit en dehors, au niveau du 7° intervalle; leur sommet est
arrondi, à peine tronqué, avec l'angle externe obtus et émoussé et le
sutural tout à fait arrondi; les 6 sillons internes, peu profonds, sont
géminés et rapprochés deux à deux, les 4 externes sont très rapprochés,
très étroits et profonds ; les intervalles 1, 3, 5 sont très étroits, les 2°,
h° et 6° très larges, le 7° obliquement et fortement caréné en forme de
côte, atteignant à la fois la base et le sommet, les 4 externes très étroits,
carénés et égaux; la ponctuation des intervalles est beaucoup moins
dense que celle du prothorax. Le propygidium est fortement tridenté, le
pygidium étroitement échancré au sommet et les tibias antérieurs légère-
ment courbés en dedans.
Cette remarquable espèce se trouve à Madagascar et fait partie des
collections de M. Sédillot et du Musée de Bruxelles.
80. AULONOGYRUS SPLENDIDULUS Aubé, 1838, Spec., p. 701,
Annales 1883, pl. 6 (Gyrinides, pl. IV), fig. 73, 78.
Long. 7 à 8 mill. —Ovatus, valde elongatus et depressus, supra viridi-
æneus, flavo-marginatus ; infra omnino rufus, epipleuris pallidioribus.
Capite parce punctato, in medio cœruleo, ad oculos et postice purpureo,
ad latera et antice viridi ; labro viridi-cupreo, lævi, vel leviter strigoso.
Prothorace crebre punctato-rugoso, cæruleo-viridi, vitta transversali pur-
purea ornato. Scutello purpureo, plano. Elylris sat crebre punctatis, ad
apicem recte truncatis, angulo externo paululum obtuso et leviter deleto,
suturali magis deleto, sulcis bene impressis, 7 et 8, 9 et 10 magis appro-
æœimatis et profundis, geminatis ; intervallis 6 et 8 paulo latioribus et
magis elevatis.
Ovale, très allongé et déprimé; dessus d’un vert bronzé, l’une ou
l'autre couleur dominant suivant les individus, avec des reflets pourpres
sur la tête, le prothorax et l’écusson ; dessous entièrement roux testacé,
Ponctuation éparse et distincte sur la tête, très serrée et entremélée de
rugosités sur le prothorax, assez dense sur les élytres, les points entourés
198 = MAURICE RÉGIMBART. (88)
d’un cercle doré. Troncature des élytres droite, l'angle externe un peu
obtus et légèrement arrondi, le sutural plus effacé ; sillons bien marqués,
les 4 externes plus rapprochés deux à deux et ne paraissant pas ponctués;
intervalles à peu près égaux, les 6° et 8° un peu plus larges et plus
élevés. Labre tantôt lisse, tantôt légèrement strié.
Cafrerie. (Coll. Sharp, Oberthür, Régimbart ; Mus. de Bruxelles, etc.)
81. AULONOGYRUS SUBPARALLELUS Régimb., n. sp.
Annales 1883, pl. 6 (Gyrinides, pl. IV), fig. 79.
Long. 5 1/2 à 6 1/2 mill — Ovatus, valde elongatus, subparallelus,
eviter convexus ; supra nitidus, cæruleo- vel viridi-æneus, flavo-margi-
natus, infra omnino rufo-testaceus, epipleuris pallidioribus. Gapite cæru-
leo, distincte et remote punctato, ad oculos et postice purpureo, ad latera
et antice æneo-viridi ; labro viridi, fere lævi, levissime strigoso. Pronoto
crebre rugoso-punctato, cæruleo, vitta transversa purpurea ornato. Scu-
tello plano, purpureo. Elytris sat crebre punctatis, ad apicem paulo oblique
subrotundatim truncatis, angulo externo obtuso, vix deleto, suturali sat
anguste rotundato,, sulcis sat impressis, duobus vel tribus internis magis
obsoletis, quatuor externis magis profunais, viæ geminalis, plus minus
distincte punclatis ; intervallis parum elevatis, 7° sæpe ad basin obso-
leto.
Ovale, très allongé, subparallèle, légèrement convexe; coloration du
dessus d’un bronzé tantôt bleuâtre, tantôt verdâtre ; dessous entièrement
roux testacé. Troncature des élytres subarrondie, un peu oblique de
dehors en dedans et d’avant en arrière, l’angle externe obtus et à peine
émoussé, l’interne assez étroitement arrondi; sillons médiocrement im-
primés, les deux ou trois internes plus effacés, les quatre externes plus
canaliculés, à peine géminés, à ponctuation généralement peu distincte,
les 7° et 8° assez souvent confluents à la base, ce qui fait disparaître
plus ou moins le 7° intervalle dans la région correspondante; les inter-
valles sont médiocrement élevés, les internes à peu près plans. Le labre
est très légèrement strié, presque lisse.
Très distinct du précédent par la taille plus petite, la forme plus allon-
gée, subparallèle, beaucoup moins déprimée, la troncature des élytres
un peu oblique, la coloration plus brillante.
Cafrerie, Cap de Bonne-Espérance. (Coll. Sharp, Régimbart.)
(89) Monographie des Gyrinidæ. 129
82. AULONOGYRUS CONVEXIUSCULUS Régimb., n. sp.
Long. 5 1/2 à 6 mill — Ovatus, elongatus, convexus , supra nitidus,
cæruleo-æneus, ad latera virescens, flavo marginatus ; subtus omnino tes-
taceus, epipleuris pallidioribus. Capite cæruleo, distincte et remote punc-
tato, ad oculos et postice purpureo, ad latera et antice late viridi ; labro
viridi, lævi, valde rotundato. Prothorace fortiter rugoso-punctato, cæru-
leo, ad latera virescente, vitta transversali purpurea ornato. Scutello
cupreo, plano. Elytris ad apicem recte truncatis, angulo externo obtuso,
haud deleto, suturali rotundato, sat crebre cupreo-punctatis, sulcis sat
impressis, duobus internis magis obsoletis, 7 et 8, 9 et 10 magis canali-
culatis, evidenter geminatis et punctatis, sæpe ad basin confluentibus :
intervallis leviter convexis, U, 6 et 8 paulo latioribus, 7 et 9 sæpe basin
versus obsoletis.
Cette espèce est bien distincte de la précédente par sa convexité plus
grande, sa forme moins allongée, plus ovale et nullement parallèle, le labre
plus arrondi, la troncature des élytres droite et nullement oblique, les
sillons plus distinctement géminés, surtout les externes qui sont bien
visiblement et fortement ponctués.
Cafrerie, Delagoa-Bay. (Coll. Sharp, Régimbart,)
83. AULONOGYRUS AMOENULUS Bohem., Ins. Caffr., I, p. 260.
Long. 5 à 5 1/2 mill. — Ovatus, sat elongatus, convexus; supra
nitidissimus, viridissimus, flavo-marginatus ; infra rufus, epipleuris
pallidioribus. Gapite distincte el remote punctato, viridi, in medio
cæruleo ; labro lævi, viridi, transverse. Prothorace crebre punctato,
viridi, antice ac postice transversim late cæruleo. Scutello lævi, cupreo.
Elytris sat crebre punctatis, ad apicem rotundatim truncatis, angulo
externo obtuso, deleto, interno anguste rotundato, sulcis viridi-mican-
tibus, bene impressis, intlerno sæpe magis obsoleto, quatuor externis
geminalis, plus minus confluentibus ; intervallis leviter elevatis, fere æqua-
libus, 7 et 9 plus minus obsoletis.
Cette jolie espèce se reconnaît aisément à sa petite taille et surtout à sa
magnifique coloration d’un vert mélallique étincelant, principalement sur
Ann. Soc. ent. Fr. — Octobre 1883.
(1885) 4" partie, 9.
130 MAURICE RÉGIMBART. (90)
le prothorax et sur les sillons des élytres. Ceux-ci sont bien marqués,
sauf l’interne qui est souvent un peu effacé, les 4 externes assez distincte-
ment géminés et souvent plus ou moins confluents, ce qui annule d’au-
tant les deux intervalles 7 et 9 correspondants ; les intervalles sont à peu
près égaux entre eux, sauf les 7° et 9° dont il vient d’être question et
qui sont toujours plus étroits, sinon effacés ; la troncature est arrondie,
l'angle externe obtus et émoussé, l’interne étroitement arrondi. Le labre
est transversal, peu arrondi et lisse.
Cafrerie, Port-Natal. (Coll. Sharp, Sédillot, Régimbart; Musée de
Bruxelles.)
++. Dessous varié de noir et de ferrugineux.
84. AULONOGYRUS ABDOMINALIS Aubé, 1838, Spec., p. 722.
Long. 6 à 7 3/4 mill. — Ovatus, elongatus, sat depressus ; supra nitidus,
cupreus vel cæruleo-æneus, flavo marginalus ; infra rufo-ferrugineus, epi-
pleuris pallidioribus, coxis posticis anterius infuscatis, abdomine nigro-
metallèico, segmento anali rufo. Gapile magis vermiculato, remote et parum
distincte punctulato, in medio cæruleo, ad oculos et postice purpureo, ad
latera et antice viridi: labro lævi, viridi, transverso. Pronoto cæruleo,
vitta transversa cuprea ornalo, crebre punctato, minus rugoso. Scutello
subcarinato, cupreo. Elytris sat crebre aurato-punctatis, ad apicem fere
recte vel subrotundatim truncatis, angulo externo obluso, plus minus
deleto, interno plus minus anguste rotundato ; sulcis -bene impressis, plus
minus geminatis, quatuor externis magis canaliculatis, distincte et fortiter
punctatis, sæpe confluentibus, intervallis 2, k, 6 et 8 latioribus, magis
elevatis, 7 et 9 valde angustis et sæpe obsoletis.
Espèce assez variable de taille et de coloration en dessous, tantôt, et
c’est là le cas le plus rare, n’ayant que l’abdomen noir, tantôt les hanches
postérieures étant obscurcies et même tout à fait noires dans leur région
non excavée ; les sillons sont plus ou moins géminés, surtout les quatre
externes qui sont souvent confluents deux à deux, assez fortement cana-
liculés et bien ponctués; les intervalles alternent également, les pairs
plus larges et plus élevés, le 7° et le 9° très étroils quand ils ne sont pas
oblitérés par la confluence des sillons qui les limitent. Cest à l'A. splen-
(91) Monographie des Gyrinidæ. 134
didulus qu’elle ressemble le plus, mais la coloration du dessous, la forme
moins allongée et moins déprimée la distinguent aisément.
Cafrerie. (Coll. Sharp, Fairmaire, Wehncke, Régimbart.)
85. AULONOGYRUS STRIGOSUS Fab., 1801, Syst. EL., I, p. 276 (nec Aubé).
Long. 5 1/2 à 7 mill. — Ovalis, elongatus, modice convexus ; supra
obscure cæruleo-auratus, plus minus cupreus, flavo-marginatus; infra
nigro-metallicus, mesosterno et ano rufo-ferrugineis, prothoracis elytro-
rumque margine inflexo flavis, pedibus rufis. CGapite remote punctato,
cæruleo, ad oculos et postice purpureo ; labro viridi-cupreo, fortiter stri-
goso. Pronoto cæruleo, vitta media transversali purpurea ornato, sat
crebre rugoso-punctato. Scutello purpureo, in medio leviter convexo. Ely-
très sat fortiter punctatis, ad apicem rotundatim truncatis, angulis rotun-
datis; sulcis duobus internis minus impressis, sæpe omnino deletis, qua-
tuor externis sat profundis, distincte punctatis; intervallis 4 et 6 paulo
latioribus.
La ponctuation est écartée sur la tête, beaucoup plus dense et confon-
due avec des rides dirigées en tous sens sur le pronotum et peu serrée
sur les interstries des élytres, dont la troncature est arrondie ainsi que
les deux angles ; les deux sillons internes sont généralement un peu efa-
cés et souvent complètement nuls, les quatre externes profonds et dis-
tinctement ponctués ; les intervalles, surtout les externes, sont assez
convexes, les 4° et 6° un peu plus larges. Le labre est fortement strié.
Australie, Tasmanie.
86. AULONOGYRUS CONCINNUS Klug, 1833, Symb. Phys., IV, t. 34; —
striatus ? Aubé, Spec., p. 747.
Annales 1883, pl. 6 (Gyrinides, pl. IV), fig. 71 et 80.
Long. 5 4/2 à 7 mill. — Ovatus, haud elongatus, sat convexus ; supra
nigro-virescens, plus minus æneus, flavo marginatus; infra nigro-metal-
licus, pro et mesosterno anoque rufo-ferrugineis ; prothoracis elytrorum-
que margine inflexo flavis, pedibus rufis. Gapite remote et parum distincte
punctulato, æneo-virente, in medio obscure cæruleo; labro viridi, fortiter
strigoso. Pronoto sat crebre et tenuiter rugoso-punctulato, subopaco, linea
132 MAURICE RÉGIMBART. (92)
media longitudinali angustissima, lævi et nigricante, in medio transver-
sim ænco. Scutello æneo, in medio convexo. Elytris tenuiter punctulatis,
sat late subrotundatim truncatis, angulis anguste rotundatis ; sulcis
omnibus geminatis, 1 et 2 sæpe plus minus obsoletis, 7 et 8, 9 et 10 valde
approxæimatis, fere semper omnino confluentibus et distincte punctatis ;
intervallis 2, 4, 6 et 8 latioribus et paulo magis elevatis, 7 et 9 rarissime
ad apicem distinctis.
Coloration du dessus noirâtre, avec les sillons bronzés; ponctuation
fine, indistincte sur la têle, assez serrée et mêlée à des rugosités sur le
pronotum, un peu plus lâche sur les élytres dont la troncature est légère-
ment arrondie, avec les angles émoussés et assez étroitement arrondis ;
tous les sillons sont géminés, les internes souvent peu marqués, les 7° et 8°, :
9° et 10° très rapprochés, presque toujours entièrement confluents et
ponctués ; les intervalles 2, 4, 6 et 8 sont plus larges et un peu élevés,
les 7° et 9° généralement nuls à cause de la confluence des sillons, ou
seulement apparents en arrière. Le labre est fortement strié,
On trouve quelquefois des individus noirs et d’autres dont les élytres
sont plus ou moins ferrugineuses.
Presque toute l’Europe centrale et méridionale : France, Allemagne,
Autriche, Grèce, etc.; Égypte, Syrie, Mésopotamie, Anatolie.
87. AULONOGYRUS ABYSSINICUS Régimb., n. sp.
Long. 7 à 7 1/2 mill. — Ovatus, parum elongatus, parum convexus ;
supra nitidulus, viridi-æneus, aurato-punctatus, flavo marginatus ; infra
rufo-ferrugineus, mesosterno pallidiore, abdomine nigro-metallico, ultimo
segmento rufescente, prothoracis elytrorumque margine inflexo flavo,
pedibus rufo-testaceis. Capite distincte punctato, cæruleo, ad latera
véridi, ad oculos et postice purpureo ; labro viridi, lævi. Pronoto viridi-
cæruleo, vitta transversa purpurea ornalo, crebre rugoso-punctato. Scu-
tello purpureo, in medio subcurinato. Elytris sat crebre punctatis, ad
apicem subrotundatim truncatis, angulo externo obtuso et anguste rotun-
dato, suturali late rotundato, sulcis bene impressis, seriatim punctatis,
7 et 8, 9 et 10 magis approximatis, vel anterius vel omnino confluentibus;
intervallis internis fere æqualibus et planatis, externis magis elevatis,
7 et 9 angustioribus et sæpissime anterius vel omnino indistinctis.
(93) Monographie des Gyrinidæ. 133
Cette espèce représente à peu près la forme et la taille du sériatus, mais
la coloration du dessous du corps, le labre lisse et la ironcature des
élytres plus arrondie, avec l’angle externe émoussé, la font facilement
distinguer. La ponctuation est très marquée, même sur la tête, et partout
chaque point est entouré d’un petit cercle doré; les sillons des élytres
sont bien marqués et distinctement ponctués, sauf les trois ou quatre
internes; les 7° et 8, 9° et 40° sont plus rapprochés, géminés et généra-
lement confluents dans la première moitié, quelquefois dans toute leur
étendue, de façon à annuler les intervalles 7 et 9 correspondants; quel-
quefois aussi les 7° et 9° sillons sont séparés dans toute leur étendue.
Abyssinie; rapporté par M. Raffray. (Coll. Sharp, Sédillot, Régimbart ;
Mus. de Bruxelles, de Gênes, etc.)
88. AULONOGYRUS MARGINATUS Aubé, 1838, Spec., p. 714.
Long. 9 à 9 4/2 mill. —Ovalis, sat elongatus et depressus; supra viridi-
æneus, plus minus purpurescens, flavo marginatus ; infra nigro-metalli-
cus, prosterno toto, mesosterno late in medio, ultimo abdominis segmento
rufo-ferrugineis, pedibus rufis, prothoracis elytrorumque margine inflexo
pallide flavis. Labro et epistomate longitudinaliter strigosis ; capite tenui-
ter et remote punctulato, viridi-cæruleo, ad oculos et postice purpureo,
antice cupreo. Pronoto fortiter et sat crebre punctato, cærulescenti, in
medio vitla transversa cupreo-purpurea ornalo. Scutello cupreo. Elytris
ad apicem fere emarginato-truncatis, angulo externo leviter obtuso, minime
deleto, interno fere recto, rotundato, fortiter et sat crebre punctatis ; sulcis
valde conspicuis, opacis, cupreis, sulurali antice obsoleto, quatuor exter-
nis fortiter seriatim punctatis ; intervallis 1-5 leviter convexis, fere æqua-
libus, 6 et 8 paulo magis elevatis, 7 et 9 mullo angustioribus,
Très régulièrement ovale, un peu allongé et très déprimé. Dessus du
corps bordé de jaune, généralement d’un vert bronzé à reflets cuivreux
et pourprés, souvent bleuâtre sur la tête et le pronotum. La réticulation
qui couvre tout le dessus du corps est très fine et très peu imprimée,
sauf dans les sillons des élytres ; la ponctuation est très fine et écartée,
celle du pronotum et des élytres beaucoup plus forte et plus dense et les
points paraissent dorés ou bronzés au faux jour. Le dessous du corps est
d’un beau noir métallique, avec le milieu de la poitrine et les pattes d’un
roux clair, le dernier segment roux ferrugineux et le bord réfléchi du
134 MAURICE RÉGIMBART. (94)
prothorax et des élytres d’un jaune pâle. Le labre et l’épistome sont mar-
qués de fines stries longitudinales. Les élytres ont une troncature très
peu oblique et légèrement concave, surtout en dehors, de sorte que
l'angle externe quoique obtus est très accusé et presque saillant, l’angle
interne au contraire est droit et très arrondi; les sillons sont bien mar-
qués, sauf le sutural qui est effacé dans sa moitié antérieure ; les quatre
externes, à peine plus canaliculés, sont marqués chacun d’une rangée de
points assez espacés et bien visibles: les intervalles 4 à 5 sont un peu
convexes et presque égaux en largeur, le 6° et le 8° un peu plus élevés,
le 7° et le 9° très étroits.
Cap de Bonne-Espérance.
89. AULONOGYRUS cAPEeNsis Thunberg, 1781, Nov. Ins. Spec., p. 27;
Aubé, Spec., p. 745.
Long. 8 1/2 à 9 mill. — Ovatus, vix elongalus, minus depressus ; supra
nitidus, nigro-olivaceus, plus minus virescens, vel cærulescens, luteo
marginatus ; infra nigro-metallicus, pro- et mesosterno ultimoque abdo-
minis segmento rufo-ferruginets, pedibus margineque reflexo prothoracis
et elytrorum rufis. Gapite tenuiter et remote punctulato, nigro-cæruleo,
antice et ad oculos cupreo ; labro et epistomate haud strigosis. Pronoto sat
fortiter et crebre punctato, nigro-cæruleo, in medio vitta transversali
cuprea ornato. Scutello latiore, subconvexo, plus minus cupreo. Elytris
ad apicem recte truncatis, angulo externo leviter obtuso, vix deleto, interno
fere recto, deleto, fortiter et sat crebre punctatis; sulcis minus conspicuis,
geminalis, 1 et 2 sæpissime obsoletis, 8-10 angustissime canaliculatis,
haud distincte seriatim punctatis ; intervallis 1-5 fere planis, 6 leviter
elevato, 7 opaco et fortiter reticulato, 8-10 angustis, subæqualibus, fere
carinatrs.
Bien distinct du marginatus par la forme un peu raccourcie, moins
déprimée, la coloration plus noirâtre, le labre et l’épistome lisse, l’écusson
plus large, la troncature des élytres plus droite, à angle externe moins
accusé, les sillons plus géminés, les internes beaucoup moins accusés, les
quatre externes plus étroits, plus profonds et indistinctement ponctués,
les intervalles internes plus plans, le 7° opaque dans presque toute son
étendue, les trois externes étroits, subégaux et presque carénés.
Cap de Bonne-Espérance.
(95) Monographie des Gyrinidæ. 135
+++ Dessous entièrement noir, sauf les épipleures.
90. AULONOGYRUS STRIATUS Fabr., 1801, Syst. Eleut., I, p. 275.
Long. 6 à 8 mill. — Ovatus, parum elongatus, modice convexus, niti-
dus; supra viridi-auralus, plus minus cupreus, flavo-marginatus; infra
nigro-metallicus, prothoracis elytrorumque margine inflexo flavo, pedibus
rufo-testaccis. Gapite remote punctulato, cæruleo, postice et ad oculos
cupreo; clypeo et labro æneo-viridibus, strigosis. Pronoto brevi, crebre et
tenuiter punctato, cæruleo, in medio transversim purpureo-fasciato. Scu-
tello purpureo. Elytris tenuiter et sat crebre punctatis, ad apicem recte
truncatis, angulo externo obtuso leviler deleto, suturali fere recto: sulcis
bene impressis, 1 et 2, 8 el L, 5 et 6 geminatis, quatuor externis magis
profundis, angustioribus, canaliculatis et distincte punctatis, intervallis
2, L et G paulo latioribus et leviter elevatis.
Var. Elytris præcipue ad apicem plus minus rufescentibus.
Ovale peu allongé et médiocrement convexe. Dessus du corps bordé de
jaune, d’un vert bleuâtre sur les élytres, avec les sillons dorés, d’un bleu
d’acier sur la tête, avec le labre et l’épistome vert bronzé, le vertex et le
pourtour des yeux pourprés, également bleu d’acier sur le prothorax tra-
versé dans toute sa largeur par une large bande pourprée. Le dessous est
entièrement noir mélallique très brillant, avec le bord infléchi du pro-
thorax et des élytres jaunes et les pattes d’un roux teslacé. La ponclua-
tion est très rare et très fine sur la tête dont le labre et l’épistome sont
bien nettement striés, beaucoup plus forte et serrée sur le pronotum,
moins serrée sur les élytres dont la troncature est droite, avec l’angle
externe obtus et légèrement émoussé et l’interne ou sutural presque
droit. Les six sillons internes sont géminés et bien réunis deux à deux en
arrière ; les quatre externes plus fortement canaliculés et bien distincte-
ment ponctués; les 2°, 4° et 6° intervalles sont un peu plus larges et
peu élevés, les quatre externes plus étroits et égaux.
France méridionale, Espagne, Italie, Corse, Sardaigne, Sicile, Grèce ;
Barbarie.
136 MAURICE RÉGIMBART. (96)
2, Pronotum et élytres non bordés de jaune.
+ Dessous du corps noir.
94. AULONOGYRUS SHARPI Régimb., n. sp.
Long. 8 à 8 1/4 mill. — Ovatus, latus, parum convexus, supra niti-
dulus, ad latera late opacus, nigro- vel cæruleo-olivaceus, plus minus
ænescens ; infra nigro-piceus, prosternt lateribus, epipleuris et ano piceo-
ferrugineis, pedibus rufo-ferrugineis. Gapite sat distincte punctulato,
cærulescente, ad latera et antice virescente ; labro valde transverso, lævi,
viridi-æneo. Prothorace elytrisque sat crebre punctatis, olivaceis, éllo
villa inconspicua transversa æneola ornato, his ad suturam et apicem
anguste æneis, recte truncatis, angulo externo obtuso, haud deleto, sutu-
rali anguste rotundato, margine laterali sat lato ; sulcis leviter impressis,
distincte punctatis, internis plus minus obsoletis, quatuor externis paulo
magis canaliculatis ; intervallis fere æqualibus, planatis, quatuor externis
paulo magis convexis, fortiter reticulatis, virescentibus et omnino opacis,
8° seriatim trregulariter punctato, 7°, 9° et 10° impunctatis.
Ovale, large et peu convexe; dessus d’un bleu ou d’un noir olivâtre
plus ou moins bronzé, assez brillant au milieu, opaque sur les côtés;
dessous d’un noir de poix, avec les côlés du prosternum, les épipleures
et l’extrémité du segment anal d’un ferrugineux obscur. La ponctuation
est bronzée, assez écartée sur la tête, plus serrée sur le prothorax et les
élytres, le labre restant lisse; les côtés et le devant de la tête sont d’un
vert bronzé ou cuivreux, ainsi que l’écusson et une bande transversale
peu visible sur le pronotum. La troncature des élytres est carrée, avec
l’angle externe obtus et assez net, et le sutural étroitement arrondi; les
sillons sont peu profonds, mais très distinctement ponctués, les internes
plus ou moins obsolètes, les quatre externes un peu plus canaliculés; les
intervalles sont aplanis, presque égaux, les quatre externes plus con-
vexes, fortement réticulés, verdâtres et entièrement opaques, le 8° pourvu
d’une série irrégulière de points, les 7°, 9° et 40° imponctués.
Cafrerie : Bedford disi.; 2 exemplaires G' appartenant au D° Sharp.
92. AULONOGYRUS CAFFER Aubé, 1838, Spec., p. 712; — flavipes Bohm.,
Ins. Caffr., I, p. 258 (versimiliter).
Long. 6 à 7 mill. — Præcedenti simillimus, sed mullo minor ; subtus
(97) Monographie des Gyrinidæ. 137
nigro-metallicus, prothoracis elytrorumque margine inflexo et ano piceo-
ferrugineis ; prothoracis vilta transversa nulla; elytrorum intervallis
6 et 8 leviter elevatis, hoc quoque reticulato et seriatim irregulariter
punctato.
Gelte espèce est extrêmement voisine de la précédente et n’en diffère
que par la taille plus petite et la coloration d’un noir plus profond et
métallique; de plus le prothorax ne présente aucune trace de bande
transversale bronzée; les élytres ont les 6° et 8° intervalles légèrement
élevés, ce dernier également réticulé et marqué d’une série irrégulière
de points; les 7°, 9° et 10° sont plus aplanis. Du reste il est absolument
semblable.
Cafrerie; Zanzibar. (Mus. de Paris, de Bruxelles; coll. Sharp, Wehncke,
Régimbart.)
La description du Gyrinus flavipes Bohm. (ns. Caffr., I, p. 258) se
rapporte tout à fait à cet insecte.
93. AULONOGYRUS OBLIQUUS Walker, Ann. Nat. Hist., 3° sér.,
IT, 1858, p. 205.
Long. 6 à 7 mill. —Ovatus, minus latus, paulo magis convexus: supra
nitidus, cæruleo-olivaceus, plus minus viridi-æneus ; subtus nigro-metal-
licus, prothoracis elytrorumque margine inflexo et ano vix ferrugatis.
Capite cæruleo, ad latera el antice viridi-æneo, distincte auro-punctato :
labro valde transverso, levissime strigoso. Pronoto magis crebre punctato,
rugoso. Scutello cupreo. Elytris ad apicem recte truncatis, angulo externo
obtuso, sed arguto, suturali fere recto, anguste rotundato ; margine late-
rali angusto ; sulcis fortiler punclatis, internis subtilioribus ; intervallis
æqualibus, planis, 7, 9 et 10 reticulatis, opacis, ad apicem lævibus et
nitidis, 6 et 8 evidenter convexis et nitidis, hoc irregulariter punctato.
Très voisin du cuffer, dont il a la aille, mais facile à distinguer par sa
forme un peu moins large et un peu plus convexe, sa coloration plus
brillante, les sillons des élytres plus verts et plus apparents, la troncature
plus nette avec les angles mieux sentis, leur marge plus étroite; le
6° intervalle est nettement convexe, ainsi que le 8° qui est lisse, brillant
et marqué dans toute sa longueur de points disposés sans ordre ; les 7°,
9° et 10° sont réticulés, opaques et seulement lisses en arrière avant leur
terminaison; chez le précédent, au contraire, les quatre sillons externes
sont réticulés et opaques.
138 MAURICE RÉGIMBART. (98)
Ceylan, Indes mérid. (Mus. de Bruxelles; coll. Fairmaire, Oberthür,
Sédillot, Sharp, Régimbart, etc.)
Malgré l'extrême brièveté de la description de Walker, je crois néan-
moins qu’elle se rapporte à l’insecte que je viens de décrire.
94. AULONOGYRUS VIRESCENS Régimh., n. sp.
Long. 5 1/2 à 5 3/4 mill. — Ovatus, parum elongatus, convexus ; supra
vix nitidulus, virescens, in medio plus minus olivaceus, fortiter et subti-
liter reticulatus ; infra nigro-metallicus, pedibus rufis. Capite haud dis-
tincte punctato; labro lævi, transverso. Prothorace tenuiter et sat remote
punctulato, vitta transversa obsoleta viridi-cuprea ornato. Scutello in
medio subcarinato, æneo. Elytris sat remote punctulatis, ad apicem recte
truncatis, angulo externo obtuso, leviter deleto, suturali fere recto, anguste
rotundato, margine laterali latiusculo; Sulcis modice impressis, evidenter
punctatis, internis sublilioribus; intervallis fere æqualibus, plants, 6 et 8
paulo magis elevatis, hoc seriatim punctato et postice opaco, 7, 9 et 10
opacis.
Ovale, peu allongé et convexe: dessus plus ou moins olivâtre et un
peu brillant au milieu, largement verl et opaque sur les côtés, partout
finement, mais fortement réticulé; dessous noir métallique, avec les
pattes rousses et quelquefois une teinte un peu ferrugineuse aux épi-
pleures et au segment anal. Tête indistinctement poncluée, labre
lisse et court, le pronotum orné d’une bande transversale vert bronzé
peu apparente, à ponctualion fine el assez écartée, à rugosités peu nom-
breuses et superficielles. Écusson légèrement caréné au milieu et bronzé.
Élytres à ponctuation fine et peu serrée, tronquées carrément, avec Pangle
externe obtus et à peine émoussé, l’interne presque droit et étroitement
arrondi ; rebord latéral médiocrement large ; sillons médiocrement impri-
més, bien ponctués, les internes plus fins; intervalles presque égaux,
plans, les 6° et 8° un peu plus élevés, ce dernier marqué d’une série
de points, un peu brillant dans la première moilié, opaque dans la
seconde, les 7°, 9° et 40° entièrement opaques.
Quelques exemplaires sont entièrement noirs en dessus.
Rapporté par M. Raffray d’Abyssinie, où il paraît fort commun.
(99) Monographie des Gyrinidæ. 139
+ Dessous du corps ferrugineux, au moins en partie.
95. AULONOGYRUS BEDELI Régimb., n. Sp.
Long. 4 3/4 à 5 1/2 mill. — Ovatus, sat brevis, latus, conveæus; supra
vix nilidulus, nigro-olivaceus, ad latera late virescens, subtilissime reti-
culatus ; infra rufo-ferrugineus, abdomine (ano excepto) nigricante, pedi-
bus et epipleuris rufis. Gapite vix conspicue punctulato, in medio nigro-
olivaceo, ad latera et antice late virescens ; labro transverso, lævi, viridi.
Prothorace remote punctulato, ad latera rugoso. Scutello in medio sub-
carinato, æneo. Elytris sat remote punctulatis, ad apicem recte truncatis,
angulo externo obtuso, haud deleto, interno anguste rotundato ; sulcis
haud fortiter impressis, tenuiter punclatis, internis subtilioribus ; inter-
vallis planis, 6 et 8 vix convexis et paululum cærulescentibus, 7, 9 et 10
omnino opacts.
Ovale, assez court et convexe; en dessus couleur d’un noir olivâlre
sombre et peu brillante sur le milieu, largement verte sur les côtés qui
sont opaques; dessous roux ferrugineux, avec l'abdomen, moins le seg-
ment anal, d’un noir de poix. Ponctuation fine et écartée, à peine visible
sur la tête, bien marquée sur le prothorax et les élytres, chaque point
d’un vert un peu bronzé : écusson bronzé, légèrement caréné au milieu ;
troncature des élytres à peu près droite, très légèrement convexe, avec
l'angle externe légèrement obtus et non émoussé, le sutural étroitement
arrondi ; sillons peu profonds, finement ponctués en série, les internes très
fins ; intervalles aplanis, les 6° et 8° à peine convexes, celui-ci marqué
d’une série longitudinale de points très fins, les 7°, 9° et 40° fortement
réticulés et opaques comme les sillons.
Côte d'Or : Addah; Angola, (Coll. Wehncke, Sédillot, Régimbart.)
Je dois la connaissance de cette espèce à mon ami L. Bedel, à qui
e me fais un plaisir de la dédier.
96. AULONOGYRUS ZANZIBARIGUS Régimb., n. sp.
Long. 4 3/4 à 5 mill. — Ovalis, convexus, haud elongatus, supra for-
tiler et subtiliter reliculatus, in medio nitidulus, nigro-olivaceus, ad
latera late opacus, virescens, vel leviter ænescens; infra rufo-ferrugineus,
abdomine fortiter infuscato, fere nigricante, pedibus rufis. Capite et pro-
140 MAURICE RÉGIMBART. (100)
thorace haud distincte punctulatis, hoc ad latera rugoso. Scutello æneo,
in medio subcarinato. Elytris tenuiter et sat remote punctulatis, subro-
tundatis et vix oblique truncatis, angulo externo obtuso, vix deleto, sutu-
rali sat anguste rotundato; sulcis æqualiter impressis, sat fortiter punc-
tatis ; intervallis plants, 1-5 sat latis, 6 et 8 paululum elevatis et punctatis,
7, 9 et 10 opacis, viridibus vel ænescentibus.
Très voisine de la précédente, celte espèce en diffère par la taille plus
petite, la forme beaucoup moins élargie et plus convexe, la troncature
des élytres un peu arrondie avec l’angle externe moins bien senti, la
ponctuation plus fine et même tout à fait indistincte sur la tête et sur le
prothorax.
Zanzibar. (Coll. Fairmaire et Régimbart.)
97. AULONOGYRUS ALGOENSIS Régimb., n. sp.
Long. 5 mill — Ovalis, sat elongatus, convexus ; supra subtilissime et
sat fortiter reticulatus, in medio plumbeus, nitidulus, ad latera late opa-
cus, olivaceus, infra rufo-ferrugineus, abdomine nigricante, pedibus rufis.
Capite distincte et remote punctulato, subcæruleo, ad latera et antice vires-
cente; labro transverso, lævi. Prothorace rugoso, sat remote punctulato.
Scutello æneo, carinato. Elytris sat fortiter et remote punctatis, ad apicem
vit oblique et subrotundatim truncatis, angulo externo obtuso, vix deleto,
interno anguste rotundato; sulcis modice impressis, internis vix subtilio-
ribus; intervallis planis, 1-5 paulo latioribus, 8 vix elevato, antice niti-
dulo, irregulariter punctato, 7, 9 et 10 opacis, subæneo-olivaceis ; margine
plano, angusto.
Bien distinct par sa forme assez allongée, la ponctuation bien nette sur
la tête et le prothorax, l’écusson nettement caréné au milieu et la colora-
tion bleuâtre plombée en dessus, olivâtre à reflets verts et bronzés en
avant et sur les côtés, et enfin par le bord aplani des élytres plus étroit.
Cafrerie, Algoa-Bay. (Coll. Oberthür, Sédillot, Régimbart.)
98. AULONOGYRUS GOUDOTI (Dupont), n. Sp.; — corinthius (Chevr.).
Annales 1883, pl. 6 (Gyrinides, pl. IV), fig. 81.
Long. 6 mill. — Ovatus, haud clongatus, convexus ; supra æneo-oliva-
ceus, nitidulus, ad latera latissime glauco-opacus, infra rufo-ferrugineus,
(101) Monographie des Gyrinidæ. A4
abdomine (ano excepto) nigro; pedibus et epipleuris rufis. Capite haud
distincte punclalo; prothorace obsolete punctato, rugoso. Scutello plano.
Elytris sat crebre fortiter punctatis, ad apicem recte truncatis, angulo
externo obluso, haud deleto, suturali angustissime rotundato, fere recto;
sulcis omnibus valde impressis, internis fortiter, externis haud puncta-
lis; intervallis convexis, 6 et 8 fere carinatis, hoc irregulariter et sat
crebre punctato, 7, 9 et 10 omnino opacis, margine plano sat lato.
Cette belle espèce est la seule du second groupe dont les sillons soient
aussi fortement imprimés et les intervalles aussi convexes ; l’écusson est
plan et ne présente pas de trace netle de carène,
Madagascar. (Coll. Sédillot, Régimbart; Mus. de Bruxelles.)
VI. Gyrinus (Geoff., 1762, Ins. Par., p. 193.) —Fabr., 1775, —
Aubé, Spec., p. 655.
Échancrure préoculaire pénétrant entre les yeux au moins jusqu’au
milieu de l’œil supérieur, qui est situé beaucoup plus en avant que l’in-
férieur. Prothorax marqué plus ou moins nettement d’un sillon médian
transversal et de deux sillons latéraux un peu courbés en S. Élytres
marquées de 10 séries de points, les externes souvent enfoncées et
canaliculées, les internes souvent obsolètes. Propygidium coupé carrément
ou très obsolètement trilobé chez quelques espèces.
Insectes répandus dans le monde entier, surtout dans les régions tem-
pérées.
4. Écusson pourvu d’une pelite carène longitudinale. (Espèce 99.)
2, Écusson lisse.
a. Séries ponctuées des élytres toutes bien marquées, les internes à
points généralement plus fins, mais visibles.
+ Épipleures d’un testacé clair ou ferrugineux. (Espèces 100 à
133.)
tt Épipleures noirs, ayant rarement une faible teinte rouillée.
(Espèces 134 à 164.)
b. Séries internes entièrement effacées ou indiquées seulement par
des lignes à peine visibles et non ponctuées. (Espèces 165 à
169.)
142 MAURICE RÉGIMBART. (102)
4. Écusson pourvu d’une petite carène longitudinale.
99. GyrINUS MINUTUS Fab., 4801, Syst. Eleut., I, p. 276; — Rockingha-
mensis Lec., Proceed. of the Acad. of Nat. Sc. of Philad., 4868,
p. 270 et 273.
Long. 3 3/4 à 4 4/2 mill. — Ovalis, parum elongatus, convexus, supra
nitidulus, nigro-cæruleus, ad latera ænco-virescens, Subtiliter et fortiter
reticulatus ; infra testaceus, abdomine sæpe plus minus nigricante ; meso-
sterno in medio canaliculato. Pronoto striguloso ; scutello in medio carina
distincta longitudinaliter instructo. Elytris fortiter reticulatis, punctis
nonnullis et sparsis in intervallis notatis, ad apicem rotundatim trun-
catis, angulo externo rotundato, plus minus delcto, suturali obluso, mar-
gine plano angusto, cupreo, ad medium truncaturæ desinente ; punctis
seriatis viridi-æneis, bene impressis, approæimatis, intus vix dilutio-
ribus.
Ovale, peu allongé et convexe ; dessus assez brillant, quelquefois un
peu opaque, d'un noir légèrement bleuâtre, avec les côtés d’un bronzé
un peu verdâtre, couvert partout d’une réticulation fine, mais forte, à
mailles arrondies. Dessous tantôt entièrement roux testacé, tantôt avec
l’abdomen plus ou moins rembruni et même noirâtre; le mésosternum est
pourvu d’un sillon médian longitudinal bien marqué ; dans les deux sexes
le pronotum est couvert de rides disposées en tous sens. L’écusson est
assez large, très court et pourvu d’une carène bien distincte. Les élylres,
fortement réliculées et marquées de quelques points épars sur les inter-
valles, ont la troncature arrondie, avec les angles arrondis, l’externe sur-
tout ordinairement très effacé. La gouttière latérale est très étroite,
cuivrée, et se termine en arrière de l’angle externe vers le milieu de la
troncature ; les points sériaux sont d’un bronzé verdâtre, rapprochés, bien
imprimés et à peu près partout d’égale intensité.
M. Bellier de la Chavignerie a rapporté d’Hyères des exemplaires de
forme assez allongée, plus atténués aux deux bouts et de couleur plus
opaque que d'habitude.
Le D' J.-L Le Conte m’a envoyé des Étais-Unis, mais sans désignation
de localité, des exemplaires dont les élytres ont la troncature beaucoup
plus carrée et les angles par conséquent mieux marqués; l’un, qui est le
(103) Monographie des Gyrinidæ. 143
type qu’il rapporte au minutus, a l'abdomen noir et le sillon mésotho-
racique normal; l’autre, qui est un type de son Rockinghamensis, a le
dessous entièrement testacé et le sillon mésothoracique beaucoup moins
distinct. Malgré cela, je crois qu’il n’y a qu’une seule espèce aussi variable
dans l'Amérique boréale qu’en Europe.
Un individu de Sibérie que m'a communiqué le D' Sharp est absolu-
ment identique à ceux de France.
Gette espèce est répandue à peu près dans toute l’Europe surtout cen-
trale et septentrionale, en Sibérie et dans l’Amérique du Nord.
9, Écusson lisse.
a. Séries ponctuées des élytres toutes bien marquées, les internes à points
généralement plus fins, mais visibles.
+ Épipleures d’un testacé clair ou ferrugineux.
100. GYRINUS URINATOR Ill, Mag., VI (1807), p. 299.
Annales 1883, pl. 6 (Gyrinides, pl. IV), fig. 65, «, b, c, d, e, et 72.
Long. 5 4/2 à 7 1/2 mill. — Ovalis, latus, antice ac postice attenuatus,
conveæus ; supra nitidissimus, niger, leviler iridescens, ad latera æneus,
omnino lævis; infra rufus. CGapite antice persubtiliter reticulalo, æneo,
subopaco. Elytris ad apicem sat anguste truncatis, angulis rotundatis,
externo valde obtuso, punctorum seriebus extus fortiter impressis, sub-
canaliculatis, 1-7 multo minus impressis, subtilibus, cum punctis sat
remotis et secundum lineas cupreas disposilis; margine planato sat lato
ad angulum externun desinente.
Forme ovale, large, un peu atténué aux deux bouts el convexe; dessus
fort brillant, lisse, d’un noir un peu irisé avec les côtés bronzés ; dessous
entièrement roux; le devant de la tête seul est à peine perceptiblement
réticulé, un peu opaque et bronzé. Les élytres sont étroitement tronquées
au sommet, avec les angles arrondis, l’externe très obtus; les séries 4 à 7
sont formées de points très fins, peu serrés et disposés sur des lignes
longitudinales cuivreuses et chatoyantes, les externes sont presque cana-
liculées, formées de points beaucoup plus forts et noyées dans la région
bronzée ; la gouttière latérale est assez large et se termine en arrière
juste à l’angle externe,
14h MAURICE RÉGIMBART. (104)
Var. variabilis (Solier) Aubé, 1836, Icon., V, p. 392, pl. 45, fig. 2
Spec., p. 705. — Supra opacus, nigro-piceus, elytris ad apicem et sæpe
in disco rufescentibus.
Cette variété, beaucoup plus rare que le type, se rencontre surtout
dans le Midi; elle est d’un noir de poix opaque et les élytres ont souvent
l'extrémité roussâtre dans une étendue plus ou moins grande.
Presque toute l’Europe, dans les eaux courantes; plus rare dans le
Nord où il est ordinairement très localisé; fort commun dans le Midi et
assez abondant en Barbarie et à Madère. J'en possède un exemplaire
marqué « Mauritius » , absolument identique aux autres, mais je doute
fort de sa provenance.
104. GYRINUS FAIRMAIREI Régimb., n. sp.
Long. 5 1/2 à 6 1/2 mill. — Ovalis, sat elongatus, modice conveæus ;
supra nitidus, niger, ad latera late ænescens ; infra rufus. Elytris tenuis-
sime punctulatis, ad apicem paulo oblique subrotundatim truncatis, angulo
externo obtuso, rotundato, suturali fere recto, anguste rotundato; serie-
rum punctis mediocribus, approximatis, externis majoribus et multo
magis impressis ; margine laterali angusto, post angulum externum desi-
nente.
Ovale, assez allongé et médiocrement convexe; dessus d’un noir brillant
un peu bleuâtre, avec les côtés très largement, mais faiblement bronzés ;
dessous roux assez clair. Élytres très finement pointillées, avec la tron-
cature un peu oblique, assez arrondie près de l’angle sutural qui est
étroitement arrondi et presque droit, l’angle externe obtus et également
arrondi sans être effacé; points sériaux médiocres, rapprochés, ceux des
rangées externes plus gros et beaucoup plus imprimés; rebord étroit et
terminé un peu en arrière de l’angle externe.
Mésopotamie, Bagdad. (Coll. Fairmaire, Sharp, Wehncke, Régimbart.)
102. GYRINUS TENUISTRIATUS (Chevr.), n. sp.
Long. 5 à 6 mill. — Oblongo-ovatus, sat conveæus ; supra nitidulus,
niger, ad latera late ænescens; infra rufo-ferrugineus, in medio leviter
obscurato. Elytris tenuiter punctulatis (fortius apud feminam), ad latera
latissime et subtilissime reticulatis, ad apicem latissime rotundutis, angulo
(105) Monographie des Gyrinidæ. 145
externo omnino deleto, interno rotundato ; serierum punctis subtilibus,
sat remotis, extus vix majoribus ; margine angusto post angulum exter-
num desinente.
Oblong-ovale, assez convexe, d’un beau noir assez luisant et un peu
bronzé sur les côtés, avec le dessous roux et un peu rembruni sur le
milieu. Élytres finement et densément pointillées, un peu plus fortement
chez la femelle, marquées en outre sur la moitié externe d’une réticula-
tion extrêmement fine et à peine visible, dont les mailles paraissent à peu
près rondes; elles sont très largement arrondies au sommet, avec les
angles arrondis et effacés; les points sériaux sont petits, assez écartés et
à peine plus forts en dehors ; le rebord est étroit et se termine en arrière
de l’angle externe.
Iles Philippines. (Mus. de Bruxelles: coll. Régimbart.)
103. GYRINUS VICINUS Aubé, 1838, Spec.; p. 684,
Long. 4 3/4 à 5 mill — Oblongo-ovalis, sat convexus ; supra nitidulus,
niger, viæ ad latera ænescens; infra rufo-ferrugineus, plus minus infus-
catus. Elytris tenuiter et sat crebre punctulatis, cæterum ad latera latis-
sime et subtilissime oblique reticulatis, ad apicem late rotundatis, angulo
externo omnino deleto, suturali fere recto, anguste rotundato ; serierum
punctis sat minutis, remotis, extus vix majoribus ; margine angusto, post
angulum externum desinente.
Très voisin du précédent, dont il a la forme et la convexité, mais plus
petit. Les élytres ont l’angle sutural moins arrondi et moins effacé; la réti-
culation de leur moitié externe est formée de mailles très allongées et
obliques, et les points sériaux sont relativement moins petits.
Cap de Bonne-Espérance. (Coll. Régimbart.)
104. GYRINUS CHALCOPLEURUS Régimb., n. sp.
Long, 5 mill. — Elongato-ovalis, sat convexus ; Supra nigro-cæruleus,
ad latera late et distincte opacus et cupreo-limbatus ; infra omnino rufo-
ferrugineus. Elytris in medio nitidis, nigris, persubtilissime punctulatis,
latissime ad lalera glauco-opacis, æneo-cupreis, subtilissime transversim
reticulatis, ad apicem oblique truncatis, angulo externe obtuso, anguste
(1883) A"° partie, 10,
146 MAURICE RÉGIMBART. (106)
rotundato, suturali magis rotundato; serierum punctis minutis, parum
impressis, remotis, extus vixæ majoribus; margine minus angusto, ad
angulum externum desinente.
Espèce extrêmement voisine du vécinus, mais plus allongée, un peu
plus convexe, remarquable par la large bande d’un cuivreux bronzé, bien
limitée sur les côtés du prothorax et des élytres; de plus, la troncature
est très nette, à angle externe bien marqué et étroitement arrondi, et le
rebord, à peu près semblable, se termine à l’angle externe ; la ponctua-
tion est beaucoup plus subtile et disparaît sur la région réticulée.
Je n’ai vu que des femelles.
Cap de Bonne-Espérance. (Coll. Wehncke, Oberthür.)
Je me suis demandé lequel des deux insectes était le vrai vicinus Aubé
dont ia description se rapporte assez bien à tous les deux; l'indication
de l’angle externe moins net que chez le minutus m’a fait pencher pour
le précédent, l’espèce actuelle ayant au contraire cet angle externe encore
plus net que le minutus.
105. GYRINUS RUFIVENTRIS Régimb., n. sp.
Long. A 3/4 à 5 mill. — Oblongo-ovalis, modice convexus ; supra nigro-
cærulescens, ad latera leviter ænescens; infra omnino rufus. Elytris ad
latera quasi subtilissime coriaceis, ad apicem rotundatim truncatis,
angulis obtusis, externo anguste, interno sat late rotundato ; punctis serie-
rum bene impressis, approæimatis, extus vix majoribus, margine minus
angusto, post angulum externum desinente.
Oblong-ovale et médiocrement convexe, entièrement roux en dessous,
en dessus noir bleuâtre et de chaque côté un peu bronzé. Élytres comme
très finement rugueuses sur les côtés, mais ne paraissant ni réticulées,
ni pointillées, à troncature arrondie, les angles obtus, l’externe étroite-
ment, l’interne assez largement arrondi; points sériaux rapprochés :
rebord relativement un peu plus large que d'habitude, se terminant
insensiblement en arrière de l’angle externe.
Cap de Bonne-Espérance; Madagascar. (Coll. Oberthür, Sédillot, Ré-
gimbart.)
(107) Monographie des Gyrinidæ. 147
106. GYRINUS CONFINIS Lec., Proceed. of the Acad, of Nat. Sc.
of Philad., 1868, p. 368 et 370.
Long. 5 1/4 à 6 3/4 mill. — Ovatus, parum elongatus, postice paululum
latior, modice convexus, supra æneus, nitidus ; infra omnino rufus. Ely-
tris subtilissime reticulatis et sæpe obsoletissime punctulatis, nitidis, ad
latera subopacis, ad apicem rotundatis, angulo externo latissime rotun-
dato, suturali obtuso et rotundato:; punctis serierum mediocribus, haud
approximatis, externis paulo majoribus ; margine angustissimb, post
angulum externum desinente.
Ovale, un peu allongé et un peu plus large en arrière, médiocrement
convexe: dessus d’une belle couleur bronzée, très brillante au milieu,
subopaque sur les côtés des élytres; dessous entièrement roux, plus ou
moins clair. Les élytres, couvertes d’une réticulation très fine à mailles
rondes ou peu transversales, au milieu desquelles on distingue parfois
quelques points très petits, ont le sommet arrondi, de façon à produire
par leur réunion un angle rentrant, l’angle externe est très largement
arrondi et indistinct, le sutural obtus et arrondi ; les points sériaux sont
médiocres, assez écartés, un peu plus larges en dehors; le rebord est très
étroit et se termine insensiblement en arrière de l’angle externe.
Amérique boréale : Labrador, Hudson-Bay, Canada, Rivière Rouge.
(Généralement répandu dans les collections sous le nom de ventralis.)
107, GYRINUS FRATERNUS Couper, Natur. Canad., 2° ser., IT, p. 60: —
Lec., Proceed. Acad. Nat. Sc. Philad., 1868, p. 368 et 370.
Annales 1883, pl. 6 (Gyrinides, pl. IV), fig. 82.
Long. 5 1/4 à 6 mill. — Præcedenti omnino similis : supra niger, niti-
dissimus, vix ad latera æneus ; elytris obsoletissime et remotissime punc-
tulatis ; cæterum apud feminam persubtilissime W'ansversim reticulatis ;
serierum punctis, extus præcipue, magis impressis.
Cette espèce a la même forme et les mêmes caractères généraux que
la précédente, mais est néanmoins distincte par plusieurs points : la .cou-
leur du dessus est d’un noir brillant, faiblement bronzé sur les côtés
seulement ; les élytres chez la ® ont une réticulation excessivement fine
à mailles très transversales visibles seulement à une très forte loupe et
148 MAURICE RÉGIMBART. (108)
présentent en-outre dans les deux sexes des points infiniment petits, très
écartés; enfin les points des séries sont généralement plus forts surtout
en dehors, non moins écartés, et même paraissant souvent un peu
oblongs.
Amérique boréale : Canada, Lac Supérieur, New-York. (Coll. Wehncke,
Oberthür, Régimbart.)
108. GYRINUS TURBINATOR Sharp, 1882, Biologia Centrali-Americana,
Coleoptera, vol. I, p. 50.
Long. 6 mill. — G. confini valde, affinis, sed magis conveæus ; supra
nigro-æneus, in capite et prothorace nitidus, ad elytrorum apicem sæpe
rufescens ; infra piceo ferrugineus; pedibus rufis. Elytris d'nitidissimis
et omnino lævibus, $ subtiliter et fortiter reticulatis, haud punctulatis,
ad apicem paululum oblique truncatis, angulo externo late rotundato, sat
distincto, suturali fere recto, rotundato; serierum punctis sæpe paulo
majoribus et magis approæimalis.
Il est très voisin du confinis, mais généralement plus convexe; la colo-
ration du dessus est aussi un peu moins bronzée et souvent roussâtre au
sommet des élytres, le dessous est d’un brun ferrugineux avec les pattes
rousses. Les élytres, tout à fait lisses et très brillantes chez le g!, ont chez
la ® une réticulalion fine, fortement imprimée, à mailles rondes, ce qui
les rend opaques et n’ont aucune trace de ponctuation; leur sommet n’est
point arrondi, mais tronqué un peu obliquement, avec l’angle externe
arrondi, mais distinct, et le sutural presque droit et également arrondi ;
les points sériaux paraissent plus forts, plus régulièrement distribués et
plus rapprochés. |
Mexique : Puebla, Mexico. (Coll. Sharp, Kuwert, Régimbart: Mus. de
Gênes.)
109. GYRINUS ÆNEOLUS Lec., Proceed. of the Acad. of Nat. Sc. of
Philad., 1868, p. 368 et 370.
Long. 4 4/2 à 5 1/2 mill. — Ovatus, elongatus, modice convexus ; supra
nilidissimus, nigro-æneus ; infra rufo-ferrugineus, mesosterno et coxis
posticis sæpe infuscatis. Elytris omnino lævibus, ad apicem rotundatis,
angulo externo latissime rotundato, indistincto, sulurali obtuso et angus-
(109) … Monographie des Gyrinidæ. 149
lissime rotundalo; punctis serierum bene impressis, exlus majoribus,
modice approximatis; margine angustissimo, post angulum externum
desinente.
Ovale allongé, médiocrement convexe: dessus fort brillant, d’un beau
noir bronzé uniforme et même presque doré en dehors: dessous d’un roux
ferrugineux, avec le mésosternum et les hanches postérieures souvent
obscures et même quelquefois noirâtres. Élytres absolument lisses, sans
trace de ponctuation ni de réticulation, formant à leur réunion au sommet
un angle rentrant bien sensible ; points sériaux bien marqués, modéré-
ment rapprochés, les externes sensiblement plus forts: sommet plutôt
arrondi que tronqué, l’angle externe très largement arrondi et indistinct,
le sutural un peu obtus et étroitement arrondi; rebord fort étroit, se ter-
minant à peu près au milieu de l’espace qui sépare les deux angles de la
troncature.
États-Unis : Illinois, New-York, Rochester. (Mus, de Bruxelles: coll.
Wehncke, Régimbart.)
110, GYRINUS LIMBATUS Say, Trans. Am. Phil. Soc., II, p. 109 ; — Lec.,
Proc. Ac. Nat. Sc. Philad., 1868, p. 368 et 370 (nec Aubé).
Long. 4 4/2 à 5 mill. — Ovatus, parum elongatlus, sat conveæus ; supra
nitidus, niger, latissime ad latera æneus ; infra rufo-ferrugineus; coxis
posticis sæpe leviter infuscatis. Elytris omnino lævibus ad apicem rotun-
datis, angulo externo latissime rotundato, indistincto , suturali paululum
obtuso, anguste rotundato ; punctis serierum magis approximatis, bene
impressis, extus paulo majoribus; margine angustissimo, vix post angu-
lum externum desinente.
Très voisine de la précédente, celte espèce en diffère par la forme
moins allongée et plus convexe, par la coloration généralement moins
bronzée, par les points sériaux des élytres sensiblement plus rapprochés
et par le rebord qui se termine à l'angle externe ou à peine en arrière.
États-Unis : Canada, Lac Supérieur, New-York, Géorgie, Floride, (Coll.
Sédillot, Oberthür, Wehncke, Régimbart.)
Le G. limbätus Aubé, Spec., p. 670, ne se rapporte certainement pas
à cette espèce, mais très probablement à l’aquiris Lec.
150 MAURICE RÉGIMBART. (110)
ALL. GYRINUS DICHROUS Lec., Proceed. Acad. Nat. Sc. Philad., 1868,
p. 368 et 371. Ù
Long. 4 à 4 3/4 mill. —G, limbato siméllimus, sed statura paulo minor,
minus nitidus, niger, minime æneus ; infra rufus, abdomine ad basin
obscuriore ; elytris subtilissime, obsolete et vix visibiliter coriaceo punc-
tulatis, serierum punctis minus approximatis, margine post angulum
externum desinente.
Exactement de même forme que le {mbatus, mais généralement plus
petit, d’un noir moins brillant et nullement bronzé; dessous roux avec
l'abdomen rembruni à la base. Élytres couvertes d’un pointillé un peu
chagriné très fin et peu visible ; les points sériaux un peu moins rappro-
chés, et le rebord se terminant, comme chez l’æneolus, entre les deux
angles du sommet.
États-Unis : New-England, Massachusetts.
Ma description est faite sur deux exemplaires que m’a généreusement
donnés le D' J.-L. Le Conte. M. Wehncke en possède un qui ne diffère
que par la taille un peu plus grande.
112. GYRINUS ELEVATUS Lec., loc. cit., p. 368 et 371.
Long. 5 à 5 1/4 mill. — Ovatus, sat elongatus, antice et præcipue pos-
tice attenuatus, valde convexus ; supra nitidissimus, niger, ad latera late
æneus; infra rufo-ferrugineus, metasterno et coxis posticis (præcipue
apud feminam) sæpe picescentibus. Elytris omnino_ lævibus, ad apicem
subrotundatim truncatis, angulo externo late rotundato et fere indistincto,
suturali vix obtuso, anguste rotundato; serierum punctis bene impressis,
haud approximatis extus multo majoribus ; margine angusto, ad angulum
externum desinente.
Très facile à distinguer par sa forme très convexe, alténuée aux deux
bouts, mais surtout en arrière, par sa coloration d’un beau noir brillant
avec une large bordure bronzée ordinairement bien tranchée; le dessous
est tantôt entièrement roux ferrugineux, tantôt, et cela surtout chez la @,
très obscurci sur le métasternum et les hanches postérieures; la tronca-
ture des élytres est un peu arrondie, assez sensible, avec l’angle externe
largement arrondi et peu distinct, l’interne un peu obtus et étroitement
(111) Monographie des Gyrinidæ. 151
arrondi; le rebord est étroit et se termine à l’angle externe; l’angle
rentrant formé par la jonction des deux élytres est moins sensible; les
points sériaux sont assez écartés et très gros en dehors.
États-Unis : New-York. (Coll. Sharp, Wehncke, Régimbart.)
113. GYRINUS CUBENSIS Régimb., nov. sp.
Long. 4 1/2 à 4 3/4 mill. — Ovatus, elongatus, conveæus, postice pau-
lulum atlenuatus ; supra nitidissimus, in medio niger, utrinque latissime
æneus; infra rufo-ferrugineus, pedibus paulo pallidioribus. Elytris lævi-
bus, ad apicem rotundatis, angulo externo late rotundato, suturali anguste
rotundato et fere recto; serierum punctis fortiter impressis, sat remotis,
externis multo majoribus et profundis, margine angusto, ad angulum
externum desinente.
Ovale, allongé, atténué en arrière et convexe; dessus fort brillant, d’un
beau noir au milieu et très largement bronzé sur les côtés, avec la suture
fort étroitement dorée; dessous d’un roux ferrugineux assez obscur, les
pattes un peu plus claires. Élytres lisses, arrondies au sommet, l’angle
externe largement arrondi et effacé, le sutural presque droit et étroite-
ment arrondi; les points sériaux sont assez écartés, très gros et très forte-
ment imprimés en dehors, mais plus petits dans le voisinage de la suture
et en arrière ; le rebord est étroit et se termine à l’angle externe.
C’est de l’elevatus que cette petite espèce se rapproche le plus; elle en
diffère par la taille plus pelite et par les points sériaux des élytres beau-
coup plus gros et moins rapprochés.
Cuba, (Mus. de Bruxelles ; coll. Régimbart.)
. 414. GyrINus VENTRALIS Kirby, 1837, Faun. bor. Am., IV, p. 80; —
Aubé, Spec., p. 672; — Lec.; loc. cit., p. 368 et 371.
Long. 6 à 7 mill. — Ovalis, postice leviter attenuatus, sat convexus,
supra nilidissimus, nigro-iridescens, ad latera æneus; infra piceo-ferru-
gineus, ad latera abdominis pallidior. Elytris lævibus, ad apicem paulo
oblique subrotundatim truncatis, angulis anguste rotundatis , externo
obtuso, interno fere recto ; serierum punctis bene impressis, sat approxi-
matis, extus majoribus; margine angustlo, angulum externum vix attin-
gente.
152 MAURICE RÉGIMBART. (442)
Ovale un peu atténué en arrière, assez convexe; dessus fort brillant,
d’un beau noir à reflets irisés, largement et nettement bronzé sur les
bords; dessous brun ferrugineux, avec les côtés de l’abdomen plus pâles.
Les élytres sont lisses; cependant, examinées à une forte loupe, on dis-
tingue à peine les traces d’une réticulation et d’un pointillé extraordinai-
rement fins chez la © ; la troncature est oblique et un peu arrondie, avec
les angles étroitement arrondis, l’externe obtus , l’interne presque droit ;
les points sériaux sont de taille moyenne, bien marqués, assez rapprochés
et plus forts en dehors; le rebord est étroit et atteint à peine l’angle
externe.
Amérique Boréale : Pensylvanie, Lac Supérieur, etc.
115. GyriINUS AQuIRIS Lec., loc. cit., p. 368 et 371; —limbatus +? Aubé,
Spec., p. 670 (verisim.).
Annales 1883, pl. 6 (Gyrinides, pl. IV), fig. 83.
Long. 5 à 6 mill. — Ovatus, parum elongatus, modice convexus ; supra
nitidissimus, niger, ad latera æneus; infra piceo-ferrugineus, abdomine
ad latera et apicem sæpe pallidiore, pedibus rufis. Elytris & omnino lævi-
bus, $ subtilissime reticulatis, inconspicue et lenuissime punctulatis, ad
apicem fere recte truncatis, angulis anguste rotundatis, externo obtuso,
interno recto; serierum punctis bene impressis, mediocribus, approximatis,
extus majoribus ; margine anguslo, post angulum externum desinente.
Ovale, peu allongé et modérément convexe, d’un noir très luisant en
dessus, bronzé sur les côtés; d’un brun ferrugineux en dessous, avec les
côtés et le sommet de l'abdomen plus clairs, les pattes rousses. Les
élytres, parfaitement lisses chez le &, présentent chez la © une réticula-
tion très fine à aréoles un peu allongées iransversalement et quelques
petits points fort peu visibles produits par lintersection des lignes qui
limitent les aréoles; les points sériaux sont bien marqués et rapprochés,
ceux du dehors plus profonds et plus forts ; le rebord est étroit et se ter-
mine un peu en arrière de l’angle externe.
États-Unis.
La description du G. limbatus Aubé, Spec., p. 670 (nec Say), convient
assez bien à cette espèce.
(115) Monographie des Gyrinidæ. 153
116. GYRINUS PLICIFER Lec., 1851, Ann. Lyc. Nat. Hist, New-York, V,
p. 209; —Proceed. Acad, Nat. Sc. Philad., 1868, p. 368 el 374.
Annales 1883, pl. 6 (Gyrinides, pl. IV), fig. 84.
Long. 5 à 6 1/2 mill. — Ovatus, haud elongatus, sat convexus ; supra
nitidus, niger, ad latera æneus, infra rufo- vel piceo-ferrugineus, pedibus
rufis. Elytris lævibus, ad apicem paulo oblique et subrotundatim trun-
catis, angulis rotundatis ; punclis serierum sat approximatis, extus majo-
ribus, margine angusto, postice leviter dilatato el ante angulum externum
abrupte desinente.
Espèce assez voisine du ventralis, mais plus large et moins atténuée en
arrière; élytres lisses; angle externe de la troncature moins senti et plus
largement arrondi; rebord un peu dilaté en arrière où il est brusquement
interrompu un peu avant l’angle externe par un petil espace convexe,
ayant un peu la forme d’un pli.
États-Unis : Californie, Missouri. (Coll. Sédillot, Wehncke, Régimbart.)
Je crois qu’il faut rapporter à cette espèce le G. lateralis Aubé, Spec..,
p. 773 ; mais comme je ne suis pas sûr de cette synonymie, j'ai préféré
conserver le nom du D" J.-L. Le Conte. — Même observation pour le
G. marginiventris Motsch., Bull. de Moscou, 1859, 3, p. 174.
117. GYRINUS CONSOBRINUS Lec., 1851, Ann. Lyc. Nat. Hist. New-York, V,
p. 209; — Proceed. Acad. Nat. Sc. Philad., 1868, p. 368 et 371.
Long. 5 1/2 à 6 1/2 mill. — Ovalis, elongatulus, modice convexus ;
. supra nilidissimus, niger, ad latera ænescens ; infra piceo-ferrugineus,
abdominis apice pallidiore, pedibus rufis. Elytris d'lævibus, $ persubti-
lissime et inconspicue postice reticulatis, ad apicem rotundatim subtrun-
catis, angulis rotundatis, externo fere omnino delelo, interno subobtuso,
serierum punctis modice approæimatis, bene impressis, extus paulo majo-
ribus, postice dilutioribus ; margène angusto, postice fortiter attenuato, ad
angulum externum desinente.
Se distingue du plicifer par sa forme un peu plus élroite et un peu
moins convexe, par la troncature des élytres encore plus arrondie et leur
réticulation infiniment subtile chez la 9, tandis que ce même sexe, chez
le plicifer, est pointillé ; enfin le rebord est ici continué jusqu’à l’angle
externe, bien que forlement rétréci avant sa terminaison.
154 MAURICE RÉGIMBART. (114)
Californie : San-Francisco, Mendacino. (Goll. Sharp et Régimbart.)
Le D' J.-L. Le Conte pense que le G. fuscipes Motsch., Bull. Mosc., 5,
p.173, pourrait être celte espèce ; assurément la description s’en rapproche
beaucoup.
118. GYRINUS MACULIVENTRIS Lec., Proceed, Acad. Nat. Sc. Philad.,
1868, p. 368 et 371.
Long. 6 à 6 3/4 mill. — Elongato-ovalis, sat convexus, supra nitidus,
niger, ad latera æneus ; infra piceus, abdominis lateribus et apice rufes-
centibus, pedibus rufis. Elytris $ tenuissime punctulatis, ad apicem
rotundatim truncatis, angulis obtusis, rotundatis ; punctis serierum bene
impressis, approzimatis, extus paulo majoribus; margine angusto, post
angulum externum desinente.
Je n’ai vu, de cette espèce, que deux femelles, La forme est allongée et
rappelle celle de notre elongatus d'Europe; en dessous la coloration est
caractéristique : elle est d’un brun de poix foncé, avec la poitrine un peu
ferrugineuse, le sommet de l’abdomen et une tache triangulaire de chaque
côté des segments d’un rouge ferrugineux assez clair et très tranché. Les
élytres ont un pointillé très fin et peu serré; leur troncature est arrondie
et forme à leur réunion un angle rentrant bien sensible, les deux angles
sont obtus et arrondis; les points sériaux, bien marqués surtout en
dehors, sont rapprochés, et le rebord étroit se termine un peu en arrière
de l’angle externe.
États-Unis : Lac Supérieur, Montana. (Coll. Wehncke, Régimbart.)
419. GYRINUS OGEANIGUS Régimb., n. sp.
Long, 5 mill. — Ovatus, elongatulus, postice paululum attenuatus, sat
convexus ; supra nitidus, niger, ad latera æneus ; infra in medio piceus,
ad latera et apicem rufo-ferrugineus, epipleuris el pedibus rufis. Ely-
tris & lævibus, ad apicem subrotundatim truncatis, angulo externo obtuso
vixæ rotundato, suturali fere recto, anguste rolundato; serierum punctis
sat approximatis, extus vix majoribus; margine angusto, paulo post
angulum externum desinente.
Ovale, un peu allongé et assez atténué en arrière ; dessous d’un brun
(115) Monographie des Gyrinidæ. 155
de poix foncé au milieu, largement roux ferrugineux sur les côtés et au
sommet. Élytres lisses, au moins chez le mâle, qui est le seul sexe que
j'aie pu observer, à troncature un peu arrondie, l’angle externe obtus et
‘à peine arrondi, l’interne presque droit et étroitement arrondi; points
sériaux à peine plus forts en dehors, bien marqués, assez rapprochés ;
rebord étroit, se terminant un peu en arrière de l’angle externe.
Iles Philippines. (Coll. Régimbart.)
190. GYRINUS MADAGASCARIENSIS Aubé, 1838, Spec., p. 67.
« Long. 6 mill.; larg. 2 2/3 mill. — Oblongo-ovalis, convexus, cæru-
lescenti-niger , nitidissimus , æneo limbatus ; elytris striato-punctatis,
striis internis vix subtilioribus, interstiliis planis, lævibus; sublus nigro-
piceus, thoracis et elytrorum margine inflexo, pectore abdomineque brun-
neo-ferrugineis ; pedibus testaceis.
« Élytres ayant l’angle externe de la troncature très ouvert et arrondi,
l’interne également arrondi; points sériaux bronzés, petits, à peine plus
fins en dedans. Épipleures et propleures d’un brun ferrugineux ; dessous
du corps noir de poix, avec la bouche, la poitrine et l’abdomen ferrugi-
neux,
« Madagascar. (Coll. du Muséum de Paris.) »
N’ayant pu retrouver celle espèce au Muséum, j'ai dû copier la diagnose
et donner un extrait de la description d’Aubé.
121. GYRINUS ÆGYPTIACUS Régimh., n. sp.
Long. 5 1/2 à 6 3/4 mill. — Ovatus, parum clongatus, antice paululum
altenuatus, parum conveæus ; supra nitidissimus, niger, ad latera æneus;
infra niger, pectore et segmento anali pallide ferrugineis, epipleuris pedi-
busque flavis. Elytris tenuissime punctulatis, ad apicem late et paulo
oblique truncatis, angulo externo obtuso, haud rotundato nec deleto,
interno fere reclo, anguste rotundato ; serierum punctis bene impressis
approximalis, extus majoribus ; margine angusto, vix post angulum exter-
num desinente.
Cette espèce est à la fois très voisine du caspius et de l’elongatus : elle
se distingue du premier par sa troncature plus large et plus nette, à
156 MAURICE RÉGIMBART. (116)
angle externe plus marqué, par la forme plus atténuée en avant et plus
large en arrière, par la ponctuation des élytres plus fine, par le dessous
du corps dont la poitrine et ie segment anal sont d’un rouge ferrugineux
clair; du second par la forme moins allongée et plus atténuée en iypnts
et surtout par le poinlillé qui couvre les élytres.
Égypte (Coll. Régimbart, Sharp; Mus. de Bruxelles.)
492. GYRINUS ELONGATUS Aubé, 1836, Icon., V, p. 384, pl. 43;
—. SPC » P° 676.
Annales 1883, pl. 6 (Gyrinides, pl. IV), fig. 85.
Long. 5 à 7 mill — Ovatus elongatus, sæpe parallelus et fere cylindri-
cus, plus minus conveæus ; supra nitidissimus, nigro-cæruleus, ad latera
æneo-auralus , infra niger, mesosterno et segmento anali pallide rubris,
epipleuris pedibusque rufo-flavis. Elytris omnino lævibus, ad apicem recte
truncatis, angulo externo obtuso, anguste rotundato, haud deleto, suturali
rotundato, deleto ; serierum punctis bene impressis, sat remotis, extus vix
majoribus ; margine angusto, paulo post angulum externum desinente.
Forme et taille très variables : tantôt régulièrement ovale, peu allongé
et médiocrement convexe, tantôt, et cela sans distinction de sexe, très
allongé, tout à fait parallèle, comprimé, presque cylindrique et convexe.
Dessus d’un très beau noir bleuâtre brillant, avec les côtés largement
étincelants d’un bronzé doré; dessous noir, avec le mésosternum et le
segment anal d’un rouge ferrugineux clair, les épipleures et les pattes
d’un jaune roussâtre pâle. Élytres tout à fait lisses, à troncature droite,
avec l’angle externe obtus, étroitement arrondi et non effacé, l’interne au
contraire très arrondi et effacé; points sériaux bien marqués, mais peu
rapprochés et à peine plus forts en dehors ; rebord étroit, se terminant
un peu en arrière de l’angle externe.
Se trouve à peu près dans toute l'Europe centrale et méridionale, en
Algérie, en Syrie, surtout sur le littoral de la mer, où il est souvent fort
abondant.
193. GYRINUS NATATOR Linn., 1758, Syst. Nat., édit. X, p. 412,
Long. 4 3/4 à 7 mill. — Ovatus, haud elongalus, sat convexus; supra
(117) Monographie des Gyrinidæ. 157
nigro-cærulescens, ad latera late æneus, nitidissümus ; infra niger, meso-
thorace et anali Segmento pallide ferrugineis, epipleuris pedibusque flavis.
Elytris lævibus, ad apicem rotundatim truncatis, angulo externo obtuso,
late rotundato, inlerno fere recto, anguste rotundato; serierum punclis
tenuibus, modice approxæimalis, extus majoribus et magis approximatis ;
margine sat lato, postice valde attenuato, vix post angulum externum
desinente.
Var. Pectore et anali segmento vix ferrugalis, sæpe omnino nigris.
Var. Minus nitidus, subopacus, elytris nigro-fuscis, ad apicem ali-
quotis rufescentibus; seriebus internis parum impressis, fere obsoletis.
Dessous noir, avec la poitrine et le segment anal d’un ferrugineux clair,
les épipleures et les pattes jaunes. Élylres lisses, à troncature arrondie,
l'angle externe très arrondi et obtus, l’interne presque droit et étroite-
ment arrondi; séries internes des élylres formées de points assez petits
et médiocrement serrés, ceux des externes plus rapprochés et plus gros;
rebord relativement assez large, très atténué postérieurement où il se
termine à peine en arrière de l’angle externe.
Cette espèce présente deux variétés assez bien tranchées : dans l’une
le dessous du corps est entièrement noir, avec ou sans teinte ferrugineuse
à la poitrine et au segment anal; dans l’autre les élytres sont d’un noir
peu brillant, presque opaque, lavées souvent d’une teinte roussâtre au
sommet, et les séries internes sont peu marquées el presque effacées.
Très commun dans toute l’Europe, surtout centrale et occidentale : les
deux variétés sont beaucoup plus rares.
124. GYRINUS WANKOWICZI Régimb., n. sp.
Long. 5 à 6 1/2 mill — Ovatus, latus, haud attenuatus, parum con-
vexæus, prothorace brevissimo; supra nitidissimus, nigro-cæruleus, ad
latera æneus; infra niger, epipleuris pedibusque rufis. Elytris lævibus,
ad apicem rotundatim truncatis, angulo externo late rotundato et deleto,
interno obtuso-rotundato ; serierum punctis bene impressis, haud parvis,
modice approximatis, extus majoribus; margine sat lato, postice atte-
nuato et post angulum externum desinente.
Extrêmement voisin du natator, dont il pourrait bien n'être qu’une
158 MAURICE RÉGIMBART. (118)
variété locale: plus court, plus large en avant, un peu moins convexe, le
prothorax paraissant extrêmement court; dessous toujours noir, avec les
épipleures et les pattes roux; troncature des élytres plus arrondie, l'angle
externe encore plus effacé, l’interne plus obtus et plus arrondi; points
sériaux plus forts ; rebord à peu près identique.
Originaire de Minsk, d’où il a été envoyé par M. Wankowicz.
495. GyrINUS CASPIUS Ménétr., 1833, Cat. rais., p. 142; — Aubé, Icon.,
V, p. 386, pl. 44; Spec., p. 679 ; — distinctus Aubé, 1836, Icon.,
V, p. 385, pl. 43; Spec., p. 366; — colymbus Er., 1837, Käf.
Mark., [, p. 191; — libanus Aubé, 1838, Spec., p. 667.
Long. 5 3/4 à 7 mill. — Ovatus, plus minus elongatus, haud parallelus,
sæpe postice paululum attenuatus, modice conveæus ; supra niger, nitidus,
ad latera æneus; infra niger, anali segmento et mesosterno obscure ferru-
gineis, epipleuris pedibusque rufis. Elytris plus minus fortiter et crebre
punctulatis (punctis sæpe transversim elongatis), ad apicem paulo oblique
subrotundatim truncatis, angulo exlerno obtuso, plus minus rotundato,
interno fere recto, anguste rotundato ; serierum punciis minoribus, parum
approximatis, exlus paulo majoribus; margine angusto, paulo post angu-
lum externum desinente.
Espèce très variable, d’un ovale assez allongé, jamais parallèle, généra-
lement un peu rétréci en arrière ; dessus brillant, noir, à reflets bleuâtres
ou quelquefois un peu verdâtres, largement et fortement bronzé sur les
côtés; dessous noir, avec le mésosternum et le segment anal d’un ferru-
gineux obscur, souvent presque noirs. Élytres couvertes d’un pointillé
assez fin, tantôt dense et assez fortement imprimé, tantôt plus lâche et
obsolète ; tantôt enfin les points affectent la forme de strioles transversales
très courtes; ces variations dans la ponctuation sont indépendantes du
sexe et de la localité où vit l’insecte. La troncature est un peu oblique et
légèrement arrondie, l'angle externe obtus et plus ou moins arrondi,
l'interne presque droit et étroilement arrondi; les points sériaux sont
assez petits, rarement de grosseur moyenne, assez écartés et un peu plus
forts en dehors; le rebord est étroit et se termine un peu en arrière de
l’angle externe.
M. R. Oberthür possède un individu de la Suède méridionale dont les
(119) Monographie des Gyrinidæ. 159
élytres sont presque entièrement rousses, comme chez le G. marinus,
var. dorsalis.
Laponie ; Suède; Angleterre; France : Amiens, île de Ré, Grande-
Chartreuse, etc.; Italie : Piémont ; Espagne; Autriche, Hongrie, Balkans ;
Russie méridionale, Caucase; Syrie : Liban; Mésopotamie : Bagdad ;
Sibérie. J'en possède même un grand exemplaire indiqué « Gabon » et
venant de la collection Thevenet, qui ne diffère en rien des autres.
‘Cette espèce ne paraît commune nulle part, si ce n’est dans les Balkans
et en Syrie, où se trouvent les types les plus disparates.
196. GYRINUS CANADENSIS Régimb., n. sp.
Long. 6 1/2 à 8 mill. — Ovatus, latus, sat depressus ; supra nitidus,
nigro-cærulescens, ad latera late æneus ; infra niger, pectore ferrugineo,
epipleuris, segmento anali pedibusque rufis. Elytris tenuiter, sed fortiter
et crebre transversim striolatis, haud reticulatis, ad apicem rotundatim
truncatis, angulis rotundatis, externo obtuso, vix deleto, suturali magis
deleto; punctis serierum bene impressis, sat approximatis, extus vix
majoribus, margine minus angusto, post angulum externum desinente.
Largement ovale et assez déprimé ; dessous noir, avec le mésosternum
ferrugineux, le segment anal, les épipleures et les pattes d’un roux clair.
Élytres couvertes de strioles serrées, transversalement obliques, fines,
mais bien imprimées, sans aucune réticulation chez la femelle, à tronca-
ture arrondie, de même que les angles dont l’externe est obtus, mais
peu effacé, l’interne au contraire plus effacé; points des séries médiocres,
assez bien marqués, de couleur bronzée ou dorée et un peu plus forts en
dehors; rebord moins étroit que d'habitude et se terminant en arrière de
l'angle externe.
Amérique boréale : Canada. (Musée de Bruxelles: collect. Wehncke,
Régimbart.)
Cette espèce est généralement confondue avec l’affinis, mais je la con-
sidère néanmoins comme distincte, à cause de sa forme beaucoup plus
élargie, de la troncature des élytres moins nette, de la coloration moins
foncée du mésothorax et surtout de l'absence de réticulation chez la
femelle.
160 MAURICE RÉCIMBART: (420)
1927. GYRINUS AFFINIS Aubé, 1838, Spec., p. 669.
Long. 6 à 8 mill. — Elongato-ovalis, sat conveæus ; supra nitidulus,
niger, ad latera ænescens ; infra niger, segmento anali piceo-ferrugineo,
epipleuris pedibusque rufis. Elytris in uiroque sexu tenuiter punctulatis,
cæterum in femina subtilissime oblique reticulatis, ad apicem truncatis,
angulo externo anguste rotundato, obtuso, suturali subobtuso, rotundato ;
serierum punctis mediocribus, approæimatis ; margine angusto, post angu-
lum externum desinente.
Ovale, allongé, assez convexe ; dessous entièrement noir, avec le seg-
ment anal d’un ferrugineux foncé, les épipleures et les pattes d’un roux
clair. Élytres finement, mais fortement pointillées dans les deux sexes,
ayant en outre chez. la femelle une réticulation extrêmement fine à
aréoles obliques et allongées; troncature à peu près droite, à angle
externe étroitement arrondi et obtus, le sutural un peu obtus et très
arrondi, ce qui constitue un angle rentrant bien sensible à la jonction
des élytres; points sériaux de grosseur moyenne, rapprochés, un peu
plus forts en dehors; rebord étroit, se terminant un peu en arrière de
l’angle externe.
États-Unis. (Coll. Wehncke, Régimbart, Sédillot.)
M. Sédillot possède un Gyrinus G' de 5 millimètres, étiqueté « Brésil»,
assez allongé, dont les élytres sont couvertes de strioles ponctiformes un
peu obliques, analogues à celles de certains exemplaires du caspius; de
plus le mésosternum est ferrugineux. Malgré la localité, qui certainement
est erronée, l’insecte venant de l’ancienne collection Mniszech, je ne puis
y voir autre chose qu’un afjinis de très petite taille.
498. GYRINUS BICOLOR Fabr., 1787, Mant., p. 19/4 ; — Payk., Faun. Suec.,
I, p. 239; — Aubé, Icon., V, p. 386, pl. 43 ; Spec., p. 698.
Annales 1883, pl. 6 (Gyrinides, pl. IV), fig. 86.
Long. 6 4/2 à 8 mill. — Oblongo-ovalis, valde elongatus, sæpe omnino
parallelus et compressus, parum conveæus ; supra nitidissimus, niger, ad
latera æneo-auratus ; infra niger, pectore el anali segmento sæpe plus minus
ferrugatis, epipleuris pedibusque rufis. Elytris lævibus, ad apicem rotun-
(121) Monographie des Gyrinideæ. 161
datis, angulo externo delelo, suturali paululum obtuso, anguste rotun-
dato ; Serierum punctis mediocribus, approximatis, extus paulo majori-
bus ; margine angustissimo, paulo post angulum externum desinente.
Cette espèce est la plus allongée de toutes et une des plus grandes ;
la forme est tantôt ovale, tantôl parallèle, sans distinction de sexe,
et même certains individus sont comprimés au point de paraître comme
étranglés un peu en arrière des épaules. La coloration en dessous est
d’un beau noir brillant, présentant souvent une teinte ferrugineuse
obscure sur le mésosiernum et le segment anal ; la bouche est toujours
rousse, ainsi que les épipleures et les pattes. Les élytres, lisses, ont le
sommet arrondi et forment un angle un peu rentrant à leur réunion,
l'angle externe tout à fait effacé et le sutural étroitement arrondi et un
peu obtus ; les points des séries sont assez petits, rapprochés et un peu
plus gros en dehors, et le rebord, très étroit, se termine un peu en
arrière de l’angle externe.
Un spécimen de Hongrie (coll. Oberthür) présente le sommet des élytres
largement roux.
Ce Gyrinus se distingue de l’elongatus Aubé par sa forme beaucoup
plus allongée, par le sommet des élytres arrondi et non tronqué, et par
la coloration du dessous du corps. Il est généralement rare et très loca-
lisé, préférant surtout les grandes pièces d’eau renouvelée et froide; aussi
ne se trouve-t-il pas, à ma connaissance du moins, dans les régions méri-
dionales de l’Europe.
On le rencontre en France : environs de Rouen, Enghien, tourbières de
l'Essonne à Mennecy et à La Ferté-Alais (Seine-et-Oise); en Angleterre,
en Allemagne, en Prusse, en Finlande, en Suède, en Hongrie, etc.
129. Gyrinus NiLoTicus Waltl, 1838, Isis, VI, p. 453.
Long. 5 4/2 à 7 1/2 mill. — Ovatus, elongatus, modice convexus : supra
nitidissimus, niger, ad latera æneus; infra niger, epipleuris pedibusque
rufis. Elytris tenuissime punctulatis, ad apicem oblique truncatis, angulo
externo obluso, anguste rotundato, suturali late rotundalo ; serierum punc-
tis mediocribus, extus majoribus, sat approximatis ; margine sat angusto,
post angulum externum desinente.
Régulièrement ovale allongé et d’une convexité médiocre; le dessous
(1883) 1° partie, 11.
162 MAURICE RÉGIMBART. (122)
du corps est noir, avec les pattes et les épipleures roux, et quelquefois
une légère teinte ferrugineuse sur le segment anal. Élytres très finement
pointillées, à troncature oblique, rectiligne en dehors, convexe et arrondie
en dedans, ce qui rend l'angle sutural largement arrondi, tandis que l’ex-
terne est obtus, très étroitement arrondi et très net; les points sériaux
sont de taille moyenne, assez rapprochés et plus gros en dehors; le
rebord est assez étroit et se termine en arrière de l’angle externe.
Basse-Égypte. (Coll. Leprieur, Sédillot, Régimbart, etc.)
130. GYRINUS SUFFRIANI Scriba, Steit. Zeit., 1855, p. 210,
Long. 41/2 à 51/2 mill — Ovatus, parum elongatus, parum con-
veus ; supra nitidissimus, niger, ad latera æneus ; infra niger, epipleuris
pedibusque rufo-ferrugineis. Elytris lævibus, aliquoties punctis nonnullis
minutissimis et vix conspicuis notalis, ad apicem subrotundatim trun-
catis, angulo externo obtuso, rotundato nec deleto, interno fere recto,
anguste rotundato ; serierum punciis fortiter impressis, remotis, extus
majoribus et magis remotis ; margine angusto, postice attenuato et post
angulum externum desinente.
Régulièrement ovale, un peu allongé et peu convexe ; dessous du
corps entièrement noir, avec les épipleures et les pattes d’un roux ferru-
gineux. Élytres en général tout à fait lisses, mais présentant chez quelques
exemplaires des points d’une petitesse extrême, très espacés et difficile-
ment perceptibles; la troncalure est presque droite, légèrement convexe,
l’angle externe obius, arrondi, mais non effacé, l’interne presque droit et
étroitement arrondi ; les points sériaux sont bien imprimés et écartés,
surtout en dehors; le rebord est très étroit, un peu plus large dans le
dernier tiers, et se rétrécit ensuite pour se terminer en arrière de l’angle
externe.
Angleterre, France, Allemagne. En France, je l'ai trouvé dans les tour-
bières de l'Essonne à Mennecy (Seineset-Oise), en 4875; on l'y retrouve
toujours depuis cette époque. MM. Levoiturier et Lancelevée, d’Elbeuf,
en ont pris un grand nombre dans le marais d’Heurteauville (Seine-[nfé-
rieure), au bord de la Seine, et je l’ai repris, en 1883, dans l'étang de
Breteuil-sur-Iton (Eure), et MM. Marmottan et Ch. Brisout de Barneville
dans le lac de Grandlieu (Loire-Inférieure).
(123) Monographie des Gyrinidæ. 163
131. GyriNus sicuzus Régimb., Il Naturalista Siciliano, 1889,
n° 40, p. 2295.
Long. 5 1/2 à 7 1/2 mill. — Ovatus, sat brevis, convexiusculus, niti-
dissimus ; supra nigro-metallicus, rarissime nigro-subopacus, ad latera
valde æneus; infra niger, prothoracis elytrorumque margine inflexo flavo,
pectore et ultimo abdomënis segmento obscure ferrugineis, pedibus rufis.
Elytris ovatis, ad apicem rotundatim truncatis, angulo externo obtuso,
rotundato, suturali minus rotundato; Serierum punctis bene impressis,
internis subtilioribus, intervallis subiilissime punctulatis; margine angus-
tissimo, postice leviter dilatalo et ante angulum externum desinente.
-
Gette espèce est à peu près intermédiaire, comme caractères généraux,
aux G. caspius et Suffriani, mais elle est beaucoup plus courte et un
peu moins convexe; le dessus est d’un beau noir métallique luisant,
bronzé en avant, en arrière et sur les côtés ; le dessous est noir métallique,
avec le bord réfléchi du prothorax et les épipleures d’un jaune clair, la
bouche, le mésosternum et le segment anal d’un ferrugineux obscur, les
pattes rousses, les natatoires un peu plus claires. La troncature des
élytres est bien moins marquée que chez le caspius, mais bien plus que
chez le Suffrianti; leur ponctuation, très variable, est tantôt bien visible
et assez serrée, tantôt plus rare et d’une très grande finesse, surtout
chez le G'; le rebord, très étroit, se dilate sensiblement après le milieu
pour se terminer avant l’angle externe.
Cette espèce a été découverte en Sicile par M. E. Ragusa. (Coll, Ragusa,
Régimbart; Mus, de Bruxelles.)
132%, GYRINUS SIMONI Régimb,, n. sp.
Long. 5 mill. — Ovalis, elongatus, conveæus, antice et postice leviter
attenuatus ; supra nitidissimus, niger ad lalera vix ænescens; infra
piceus, epipleuris abdominisque segmentis ultimo et penultimo ferruginets,
pedibus rufescentibus. Elytris lævibus, ad apicem rotundatim truncatis,
angulo externo obtuso, parum lale rotundato, interno quoque obtuso et
angustissime rotundato; serierum punciis mediocribus, bene impressis,
extus vix majoribus, ad apicem minoribus ; margine angusto, in medio
truncaturæ desinente.
164 MAURICE RÉGIMBART. (12/4)
Espèce ayant beaucoup de ressemblance avec le G. convexiusculus
d’Asie méridionale et d'Australie, et avec le caledonicus : diffère du second
par la convexité beaucoup plus grande, par la troncature des élytres plus
arrondie, avec l’angle externe moins senti, par leurs points sériaux plus
fortement imprimés, leurs intervalles plans, et leur rebord beaucoup plus
étroit et atteignant le milieu de la troncature, enfin par la coloration
ferrugineuse du sommet de l’abdomen et des épipleures; du convexius-
culus par la taille plus grande, la forme plus régulièrement ovale et un
peu moins gibbeuse, par les élytres plus distinctement tronquées avec
les angles moins arrondis, par leurs points sériaux plus rapprochés et à
peu près partout d’égale grosseur, leurs intervalles absolument plans et
leur rebord plus étroit et atteignant sous forme de fin liseré le milieu de
la troncature, et aussi par la coloration ferrugineuse des épipleures et
des deux derniers segments abdominaux.
Australie.
Je n’ai vu qu’un exemplaire, faisant partie de ma collection et reçu de
mon ami E. Simon.
133 GYRINUS CEYLONICUS Régimpb., n. Sp.
Long. 5 3/4 mill. — Ovatus, haud elongatus, convexus ; supra nitidus,
nigro-cæruleus, ad latera æneo-cupreus ; infra niger, epipleuris ferrugi-
neis, abdominis segmento anali vix ferrugato. Elytris subtilissime coria-
ceis, ad Suturam fere omnino lævibus, ad apicem rotundatim subtrun-
catis, angulo externo latissime rotundato et deleto, interno angustius
rotundato, serierum punctis sat minutis, approximatis, extus vix majÿo-
ribus ; margine parum angusto, postice fortiter attenuato et post angulum
externum desinente. Tibiarum anticarum angulo apicali externo recto,
haud prominulo. NX
cette espèce, dont je n'ai vu qu'un seul &' appartenant au D’ Sharp, a
la plus grande analogie avec le japonicus; elle en diffère par les élytres
finement rugueuses, n'étant franchement ni réticulées, ni ponctuées, par
leurs points sériaux plus fins, par les épipleures ferrugineux et par l’angle
apical externe des tibias qui est droit et nullement saillant; le tarse est
aussi plus étroit et plus allongé.
Ceylan.
(125) Monographie des Gyrinidæ. 165
++ Épipleures noirs, ayant rarement une faible teinte rouillée.
134. GYRINUS GESTROI Régimb., n. sp.
Long. 4 à 4 1/2 mill. — Ovatus, vix elongatus, valde convexus, supra
nitidissimus, niger, ad latera late æneo auratus ; infra niger, pedibus
abdominisque segmentis ultimo et penultimo (hoc postice) rufis. Elytris
lævibus, ad apicem rotundatis, angulo externo nullo, interno subobtuso,
vix rotundato ; serierum punctis fortiter impressis, haud approximatis,
extus mullo majoribus et approximatis, postice multo minoribus et obso-
letis ; margine angusto, regulari, ad angulum externum desinente.
Très jolie espèce, bien reconnaissable à sa forme très convexe et à la
coloration très brillante d’un beau noir à reflets d’un bronzé doré sur les
côtés en dessus, à la couleur rousse du dernier segment abdominal et du
bord postérieur de l’avant-dernier, aux élytres arrondies au sommet, à
leurs points sériaux forlement imprimés, assez distants sur le disque,
beaucoup plus forts et rapprochés sur les côtés, beaucoup plus petits et
presque effacés en arrière, à leur rebord étroit et d’égale largeur, se ter-
minant à l’angle externe qui est complètement effacé.
Japon. (Mus. de Gênes ; coll. Régimbart.)
435. GYRINUS NITIDULUS Fab., 1804, Syst. Eleuth., I, p. 279;
— Aubé, Spec., p. 700
Annales 1883, pl. 6 (Gyrinides, pl. IV), fig. 87,
Longs. 4 à 4 3/4 mill. — Ovatus, parum elongatus, valde convexus,
antice et postice attenuatus:; supra nitidus, niger, ad latera late æneo-
auratus ; infra nigro-metallicus, segmento anali pedibusque rufis. Elytris
lævibus, ad apicem rotundatis, angulo externo nullo, suturali rotundato,
serierum punctis intus mediocribus, sat remotis, extus mullo majoribus,
fortiter impressis, approximatis, aliquoties confluentibus, postice mino-
ribus, plus minus deletis ; intervallis extus convexis; margine angusto,
ante apicem dilatato et planato, postea vix ante angulum externum desi-
nente, et intus sulcum curvatum suluram non attingentem emittente.
Ovale, peu allongé, très convexe et sensiblement atténué en avant et
166 MAURIGE RÉGIMBART. (126)
en arrière : le dessus est d’un beau noir brillant, largement bronzé sur
les côtés ; le dessous noir métallique avec le segment anal et les pattes
d’un roux ferrugineux clair. Les élytres, parfaitement lisses, ont le som-
met arrondi, avec l’angle externe complètement effacé et l’interne large-
ment arrondi; les séries externes sont presque canaliculées, par suite de
la convexité des intervalles correspondants qui s’aplanissent en arrière;
les points sériaux sont de grosseur moyenne et peu rapprochés en dedans,
beaucoup plus forts, plus rapprochés et même quelquefois confluents
en dehors, tandis qu’en arrière ils diminuent considérablement de pro-
fondeur et s’effacent même quelquefois presque complètement ; le rebord
est étroit, mais en arrière il s’élargit brusquement en se relevant
légèrement pour se terminer ur peu avant l’angle externe, après avoir
émis en dedans un sillon assez profond et courbe.
Iles Bourbon et Maurice; Indes orientales : Pondichéry.
136. GYRINUS CONVEXIUSCULUS Mac Leay, Trans. Ent, Soc. New South
Wales; — nitidulus Aubé (ex parte), Spec., p. 700.
Annales 1883, pl. 6 (Gyrinides, pl. IV), fig. 88.
Long. 4 à 4 1/2 mill. — Ovatus, elongatus, valde convexus, antice ac
postice minus attenuatus ; supra nitidus, niger, ad latera æneus; infra
niger, Segmento analë obscure ferrugato, pedibus rufo-ferrugineis. Elytris
lævibus, ad apicem rotundatim subtruncatis, angulo externo latissime
rotundato, fere deleto, interno paululum obtuso, sat anguste rotundato ;
serterum punctis intus mediocribus, parum approximatis, extus multo
majoribus, oblongis approximatis, sæpe confluentibus, postice minoribus
et plus minus delelis ; intervallis externis sat convexis ; margine angusto,
postice vix dilatato et fere ad angulum externum desinente.
Extrêmement voisin du nitidulus, avec lequel Aubé l'avait certaine-
ment confondu ; la forme, plus allongée, moins élargie, est moins sensi-
blement atténuée aux deux bouts ; le segment anal est d’un ferrugineux
obscur; les élytres sont plus sensiblement tronquées, avec les angles un
peu plus marqués et moins effacés; les points sériaux un peu plus rappro-
chés, surtout en dehors, où ils affectent souvent une forme oblongue en
se confondant ; les intervallés externes sont un peu moins élevés; enfin
(127) Monographie des Gyrinidæ. 167
le rebord est à peine dilaté et seulement un peu relevé en arrière, où il
se termine plus près de l’angle externe.
Indes orientales : Madras ; Chine : Kiang-Si ; Thibet; Nouvelle-Calédonie ;
Australie.
Les exemplaires océaniens sont généralement un peu plus étroits, moins
brillants, avec les points sériaux plus confluents.
197. GYRINUS CALEDONIGUS (Fauvel), n. sp.
Long. 5 mil — Ovatus, elongatus, parum conveæus ; supra nitidissi-
mus, nigro-cæruleus, ad latera æneus; infra omnino nigro-metallicus,
pedibus ferrugineis. Elytris lævibus, ad apicem paulo oblique truncatis,
angulo externo obtuso haud rotundato, interno fere recto, anguste rotun-
dato; serierum punctis parum impressis, sat minutis et remotis, extus
haud majoribus, postice deletis; intervallis quasi excavatis ; margine
angusto, ad angulum externum desinente.
Cette jolie espèce, dont le dessus est d’un noir bleu fort brillant et
teinté de bronzé sur les côtés, est remarquable par les caractères des
élytres : leur troncature est un peu oblique et arrondie dans le voisinage
de l’angle sutural qui est presque droit et très étroitement arrondi, l’angle
externe obtus et à peine émoussé; les points sériaux sont assez pelits,
peu enfoncés et comme entourés d’un bord élevé, ce qui fait paraître les
intervalles un peu creux; le rebord est étroit ét se termine juste à l’angle
externe.
Nouvelle-Calédonie : un seul exemplaire. (Coll. Sharp.)
138. GYRINUS ORIENTALIS Régimb., n. sp.
Long. 6 mill. — Ovatus, vix elongatus, postice leviter attenuatus, modice
conveæus, supra nitidus, niger, ad latera æneus; infra niger epipleuris
leviter ferrugatis, pedibus rufo-ferrugineis. Elytris ad suturam lævibus,
ad latera late Subtilissime reticulatis, ad apicem fere recte truncatis,
angulo externo obtuso, anguste rotundalo, interno fere recto, vix rotun-
dato ; serierum punctis forliler impressis, sat approximatis, extus paulo
maÿjoribus ; margine sat angusto, postice haud attenuato, ad angulum
externum desinente.
168 MAURICE REGIMBART. (128)
Très voisin du curtus, il s’en distingue par sa forme moins convexe,
un peu plus allongée et atténuée en arrière, par la troncature des élytres,
par la réticulation fine qui occupe leur moitié externe, par leurs points
sériaux beaucoup plus rapprochés, et leur marge non atténuée en arrière
et se terminant à l’angle externe, enfin par les épipleures ferrugineux.
Chine : un seul 4 (coll. Sharp); une seule © (coll. Wehncke).
139. GYrINUS CuRTUS Motsch., Bull. Mosc., 1866, I, p. 165; —
Japonicus Sharp, Trans, Ent, Soc. Lond., 1873, p. 55.
Long. 4 3/4 à 6 mill. — Ovatus, haud elongatus, sat convexus ; supra
niger, nitidus, sæpissime ad latera æneus ; infra niger, epipleuris anoque
sæpe plus minus ferrugatis, pedibus rufo-ferrugineis. Elytris lævibus ad
apicem rotundatim truncatis, angulo externo late rotundalo, omnino
deleto, interno vix obtuso, angustissime rotundato ; serierum punctis for-
titer impressis, parum approxæimatis, extus paulo majoribus, postice mi-
noribus et sæpe dilutioribus ; margine modice angusto, postice fortiter
attenuato et vix post angulum externum desinente.
Vue en dessus, celte espèce ressemble beaucoup au Gyrinus natator,
dont elle à la taille et la forme, quoique un peu plus raccourcie ; la laille et
la coloration en dessous sont variables : tandis que chez plusieurs exem-
plaires le dessous du corps est entièrement noir, chez d’autres les épi-
pleures et le segment anal ont une teinte ferrugineuse plus ou moins
apparente ; les uns sont en dessus d’un noir uniforme, d’autres très
bronzés sur les côtés et le long de la suture; entre ces colorations
extrêmes, il y a tous les passages. Les points sériaux sont bien imprimés,
peu rapprochés, plus forts en dehors, plus petits et souvent plus effacés
en arrière ; le rebord élytral, fort aminci en arrière, se termine insensi-
blement à l’angle externe qui est arrondi et effacé.
Japon. (Coll. Sharp, Wehncke, Oberthür, Régimbart.)
440. GYRINUS LUCTUOSUS Régimb., n. sp.
Long. 6 à 6 1/2 mill. — Ovatus, elongatus, postice attenuatus, depres-
sus, omnino niger, subopacus, pedibus piceo-ferrugatis. Elytris subtiliter
cortaceis, ad apicem fere recte truncatis, angulo externo obtuso rotundato,
interno fere recto, vix rotundato; serierum punctis leviter impressis,
(129) Monographie des Gyrinidæ. 169
obsoletis et sæpe deletis; margine angusto, ante apicem dilatato, postea
valde attenuato et paulo post angulum externum desinente.
Bien remarquable par sa forme assez allongée et déprimée, par sa colo-
ration entièrement d’un noir sombre presque mat, ses élytres finement
chagrinées, à points sériaux obsolètes, presque effacés et reposant sou-
vent sur une ligne d’un soyeux un peu bronzé et opaque.
Mésopotamie ; Arabie : Hedjaz. (Coll. Sharp.)
444. GyriNus DEJEAN: Brullé, Expéd. Mor., IT, 1832, p. 128, pl. 34;
— æneus Aubé, Spec., p. 690.
Long. 5 à 6 1/2 mill — Ovatus, vix elongatus, antice ac postice leviter
attenuatus, parum conveæus ; supra nitidissimus, niger, ad latera æneus ;
infra omnino nigro-metallicus, pedibus rufis. Elytris lævibus, ad apicem
recte truncatis, angulo externo obtuso, haud rotundato ; serierum punctis
bene impressis, intus subtilioribus, extus multo majoribus ; margine minu
angusto, vix post angulum externum desinente.
Cet insecte se distingue aisément à la troncature droite, dont l’angle
externe n’est nullement arrondi, aux points sériaux des élytres bien
imprimés et beaucoup plus forts et profonds en dehors, à la coloration
entièrement noir métallique en dessous et à l'absence d'aucune ponctua-
tion ni réliculation sur les élytres.
Europe méridionale et Algérie septentrionale, surtout sur le littoral de
la Méditerranée : France, Espagne, Italie, Corse, Sardaigne, Sicile,
Autriche, Turquie, Grèce, Crimée; Canaries ; Chine : Kiang-Si. — Généra-
lement commun.
142. GYRINUS PERNITIDUS Lec., Proceed. Acad. Nat, Sc, Philad.,
1868, p. 969 et 372.
Annales 1883, pl. 6 (Gyrinides, pl. IV), fig. 74.
Long. 5 à 6 mill. — Ovalis, sat convexus ; supra nitidissimus, niger,
ad latera plus minus ænescens ; infra niger, anali segmento et aliquoties
pectore leviter ferrugatis, pedibus ferrugineis. Elytris omnino lævibus, ad
apicem recte truncats, angulis anguste rotundatis, haud deletis ; serie-
170 MAURICE RÉGIMBART. (130)
rum punclis sat approximaltis, exlus vix majoribus ; margine angusto,
post angulum externum desinente.
Ressemble considérablement aux exemplaires français du G. marinus,
2° lype; mais il en diffère essentiellement par les élytres absolument
lisses, à troncalure plus nette et par la teinte ferrugineuse du segment
anal; la coloration est d’un noir fort brillant, généralement peu bronzée
sur les côtés.
Chez un exemplaire immature de Mariposa (Californie), que je possède,
la coloration du dessous du corps est d’un roux clair, comme cela a lieu
pour le marinus.
États-Unis : Géorgie, Californie. (Coll. Sédillot, Régimbart.)
143 GYRINUS ANALIS Say, 1825, Trans. Am. Phil. Soc., IT, p. 408; —
Aubé, Spec., p. 697; — Lec., Proceed, Acad. Nat. Sc. Philad.,
1868, p. 369 el 372.
Long. 4 4/2 à 5 1/2 mill — Ovalis, parum elongatus, sat convexus ;
supra nitidulus, lotus æneus, rarissime nigricans ; infra nigro-metalli-
cus, anali segmento pedibusque brunneo-ferrugineis. Elytris dvi visibi-
liter, ® multo fortius reticulato-coriaceis, ad apicem rotundatis, angulo
externo omnino deleto, interno rotundato ; serierum punctis modice im-
pressis, parum approximatis, extus vix majoribus ; margine sat angusto,
post angulum externum desinente.
Bien reconnaissable à sa coloration bronzée en dessus, noir métallique
en dessous, avec le segment abdominal d’un rougeâtre obscyr, et à là
sculpture des élytres.
États-Unis.
Cette espèce doit être prodigieusement commune, Car dans un petit
flacon d’alcool contenant des insectes du Missouri, que M. Kuwert, de
Wernsdorff, m'avait communiqué, il s’en trouvait plus de 3,000.
444. GyriNus SAyt Aubé, 1838, Spec., p. 698.
Ici viendrait se placer le G. Sayi Aubé, dont je donne la diagnose et
les points les plus saillants de la description :
« Long, 7 mill. — Oblongo-ovalis, convexus, cærulescenti-niger, niti-
(131) Monographie des Gyrinidæ. 471
dissimus, æneo limbatus; elytris æqualiler punctalo-striatis, inlerstiliis
planis, lævibus; sublus nigro-æneus, thoracis et clytrorum margine
inflexo nigro-æneo ; ano pedibusque testaceo-ferrugineis.
« Élytres ayant l’angle externe de la troncature très largement arrondi
et l’interne également un peu arrondi; coloration d’un noir très brillant
un peu bleuâtre, avec la suture et le bord externe étroitement bronzés;
points sériaux à très peu de chose près d’égale grosseur; épipleures et
propleures d’un noir métallique, ainsi que le dessous du corps; bouche,
dernier segment abdominal et paltes testacés.
« Ressemble un peu à l’analis pour la couleur et la ponctuation des
élytres, mais en diffère essentiellement par sa taille beaucoup plus grande
et sa forme plus large en avant et en arrière, plus régulièrement ovalaire
et plus convexe; il est aussi plus brillant et bleuâtre,
« Étals-Unis. »
Je ne serais pas éloigné de croire que cette espèce fût la même que le
lugens.
445, GYRINUS OBTUSUS Say, Trans. Am. Phil. Soc., IV, 1834, p. 447 ; —
(nec Sharp, Biologia Centrali-Americana, Coleopt., vol. I, p. 50.)
« Long. 5 mill. — Black ; feet honey-yellow; behind obtuse.
« Inhab. : Mexico.
« Body black, polished ; head with two indented dots betwen Lhe eyes ;
month piceous ; antennæ piceous-black; thorax with the anterior lateral,
posterior lateral and medial impressed lines very distinct. Elytra obluse
behind and widely truncate near the tip obviously depressed ; punctures
well impressed, in regular series, the inlervals not impressed; beneath
dark piceous, somewhat paler on the edges of the segments ; feet and tip
of the venter honey-yellow.
« It may be distinguished from the analis and limbatus nob., and from
the natator Fab., and marinus Gyll. in being more obtuse behind and
the consequent greater truncation of the elytra. »
N'ayant vu aucun Gyrinus qui puisse se rapporter à cette description,
’ai dû la reproduire intégralement. Plus loin, au Gyrinus plicatus, j'ex-
472 . MAURICE RÉGIMBART. (132)
plique comment cet insecte décrit par le D' Sharp sous le nom d’obtusus
ne peut être celui de Say, qui en diffère par plusieurs points.
146. GYRINUS MARINUS Gyll., 1808, Ins. Suec., I, p. 143; — Aubé,
Spec., p. 687; — opacus Sahlb., 1817, Ins. Fenn., IV, p. 45;
— Lec., Proceed. Acad. Nat. Sc. Philad., 1868, p. 369 et 372;
— æneus Thoms., Skand. Col., HE, p. 116.
Annales 1883, pl. 6 (Gyrinides, pl. IV), fig. 89.
Long. 4 1/2 à 7 mil. — Ovalis, vix elongatus, parum convexus;
supra nitidulus, nigro-chalybæus, vel nigro-æneus, vel omnino niger,
rarissime subopacus, sutura angustissime ænea; infra nigro-metallicus,
pedibus rufis. Elytris & tenuiter punctulatis, $ punctulalis et subtiliter
reticulatis, ad apicem rotundatim truncatis, angulis valde rotundatis ;
serierum punctis bene impressis, exlus vix majoribus, seriebus L et 2
canaliculatis ; margine sat anguslo, ad angulum externum desinente.
Var. dorsalis Gyll., 1808, Ins. Suec., I, p. 142. — Opacus, niger,
elytris et sæpe prothoracis disco plus minus rufescentibus.
Espèce des plus variables comme taille, coloration et sculpture. — Le
premier type est constitué par des exemplaires de grande taille (6 à 7
mill.), à troncature très arrondie, d’un noir bleu, avec un fin liseré doré
à la suture et au bord des élytres, et se trouve par petits groupes, de
préférence dans les grandes pièces d’eau. — Le deuxième type, de taille
moyenne (4 4/2 à 6 mill.), d’un noir bronzé un peu plus intense sur les
côtés, avec la troncature généralement un peu moins arrondie, se rencontre
par bandes nombreuses dans les eaux courantes ou les fossés d’eau renou-
velée, à Caen, Breteuil-sur-Ilon (Eure), Amiens, par exemple; c’est le
G. opacus Sahlb. — Le troisième type, qui se raproche surtout du second
par la taille, est entièrement noir, moins brillant et sans aucune teinte
ni bronzée ni bleuâtre et se prend, mais assez rarement, aux mêmes en-
droits. — Enfin le quatrième type, beaucoup plus rare, est d’un noir mat
avec une teinte roux ferrugineux qui envahit souvent presque toute
l'élytre et le disque du prothorax, et même, chéz un exemplaire de la
collection du Musée de Bruxelles, le vertex a cette même teinte; ce type,
qui constitue le G. dorsalis Gyll., dérive très évidemment du second dont
il a la taille et la forme générale. — Il est impossible de séparer l’opacus,
(133) Monographie des Gyrinidæ. 173
car sur des centaines d'exemplaires que j’ai eus sous les yeux, j'ai trouvé
entre toutes les variétés tous les passages possibles : les caractères fon-
damentaux restent toujours les mêmes; ce sont : la troncature arrondie
des élytres, leur ponctuation fine chez le &', accompagnée chez la $ d’une
réticulation dense et très ténue, les points sériaux à peu près également
imprimés en dedans et en dehors et les deux séries internes plus enfon-
cées que les autres, ce qui rend les intervalles voisins sensiblement con-
vexes.
Les exemplaires que l’on trouve en Sibérie, aux États-Unis et même
au Groenland (coll. Sédillot), ne diffèrent en rien des nôtres et se rap-
portent surtout au second type.
M. R. Oberthür possède un curieux spécimen venant de Berlin, dont
les épipleures et les propleures sont roux et le dernier segment abdo-
minal ferrugineux.
Europe, surtout centrale et boréale : France, Angleterre, Belgique,
Hollande, Allemagne, Scandinavie, Finlande, Russie, Crimée; Sibérie ;
États-Unis ; Groenland.
147. GYRINUS INDICUS Aubé, 1838, Spec., p. 689.
« Long. 5 1/2 à 6 mill. — Ovalis, convexiusculus, cærulescenti-niger,
vix nitidulus, æneo limbatus ; elytris æqualitèr striato-punctatis, inter-
stitiis planis lævibus ; sublus nigro-æneus, thoracis et elytrorum mar-
gine tinflexo nigro-æneo ; pedibus nigro-ferrugineis, femoribus anticis
ferrugineis.
« Ovale et très médiocrement convexe; élytres ayant l’angle externe
de la troncature très onvert et arrondi, l’interne également arrondi :
points sériaux à peu de chose près d’égale grosseur ; épipleures et pro-
pleures d’un noir métallique très brillant; dessous du corps également
noir et brillant, avec la bouche à peine ferrugineuse; pattes d’un noir
ferrugineux, cuisses antérieures plus claires.
« Indes orientales. (Coll. du Muséum de Paris) »
Je n’ai pu retrouver cette espèce au Muséum, et c’est pour celà que
j'ai dû reproduire la diagnose et un extrait de la description d’Aubé.
Apparemment très voisin du marinus, ainsi que le dit l’auteur, qui l’en
distingue par sa taille plus petile, sa forme un peu moins élargie et Ja
coloration des pattes.
474 MAURICE RÉGIMBART. (134)
448. GYRINUS PECTORALIS Lec., Proceed, Acad. Nat. Sc. Philad.,
1868, p. 370 ct 372.
Annales 1883, pl. 6 (Gyrinides, pl. IV), fig. 90.
Long. 5 à 6 mill. (ex Le Conte). — Ovalis, haud elongatus, sat depres-
sus ; supra nitidus, niger, ad latera æneus; infra nigro-metallicus, epi-
pleuris, mesosterno et segmento anali vix ferrugalis ; mesosterno antice
utrinque tuberculato. Elytris & sat fortiler punctulalis, ad apicem
rotundatim truncatis, angulis rotundatis, fere delelis ; serierum punctis
sat impressis approximalis, extus haud majoribus ; margine angusto
post angulum exlernum desinente.
Cette espèce a une certaine analogie de forme avec le marinus et le
borealis, mais elle est plus déprimée. Le seul exemplaire que j'aie vu,
un g que m’a donné le D' Le Lonte, mesure 5 millim. : le dessous du
corps est noir, avec une {rès légère teinte ferrugineuse sur les épipleures,
la poitrine et le segment anal. Le mésosternum présente une structure
fort curieuse : il est muni de chaque côté du sommet d’un tubercule
relevé, ce qui lui donne une forme trilobée ; ce tubercule contribue à aug-
menter en arrière la cavité cotyloïde de la hanche antérieure. Les élytres,
au moins dans ce sexe, sont assez fortement poinlillées ; leur troncature
est très arrondie, avec les angles également arrondis et presque effacés :
les points sériaux sont assez bien marqués, rapprochés et tous égaux; le
rebord est assez étroit et se termine en arrière de l'angle externe.
Lac Supérieur et territoire de la baie d'Hudson. (Coll. Régimbart.)
149. GYRINUS IMPRESSICOLLIS Kirby, 1837, Faun. bor. Am., IV, p. 79.
« Long. 4 lin. (8 3/10 mill.). — Cæruleo-niger, nitidus, prothorace
anterius transverse profunde impresso ; elytris margine et striarum punc-
tulis æneo-nitentibus, apice sparse punctatis, oblusissimis.
« Laken in Canada by D' Bigsby.
« Body glossy, black underneath, above blue black. Head a little bron-
zed ; nose transversly impressed, wrinkled; frontal impressions large and
deep; prothorax with a deep anterior transverse impression, reaching
nearly from side to side, in the centre of which is also a deep puncti-
forme impression, and behind it of each side two others, but wrinkled
(135) Monographie des Gyrinidæ. 175
and more shallow; on each side also is a large gibbosity or boss; elytra
nearly oblong, with eleven rows of shining bronzed punelures ; at their
apex the punctures are scatiered, the margins also are bronzed ; epi-
pleura black; the tip of the elytra is very obluse and almost truncated ;
legs rufous.
« This species is very near G. marinus, but it is much larger, and is
sufficiently distinguished from il by the deep furrow or channel that runs
quite across the prothorax, ils more prominent bosses and its impres-
sions. In G. marinus also the punctures at the Lip of the elytra are not
scattered but mark one a crescent-shaped area, and the apex itself is not
so obtuse. »
Le D° Le Conte (Proc. of the Acad. of nat. Sc. of Philad., 1868, p. 373)
dit que M. Adam White (B. M. Cat., p. A5) rapporte cette espèce au
G. borealis Aubé, mais que la grande taille, à moins qu’il n’y ait une
erreur d'impression (4 lignes — 8,3 millim.), rend un tel rapprochement
très improbable. Il ne paraît pas cependant y avoir d’erreur, puisque
Kirby dit qu’il est. beaucoup plus grand que le narinus, dont la taille
alteint jusqu’à 7 millimètres.
450, GYRINUS GIBBER Lec., Proceed. of the Acad. of Nat. Sc. of Philad.,
1868, p. 370 et 372.
Voici ce que dit le D° Le Conte de cette remarquable espèce dont il n’a
vu qu'un seul exemplaire :
« Corps plus large, subovale, plus brusquement convexe au milieu, ei
obliquement atlénué en avant et en arrière; uniformément noir, bronzé
en dessus. Élytres avec le sommet largement tronqué, faiblement arrondi,
l'angle externe distinct, mais arrondi, séries composées de points fins et
rapprochés, les externes pas plus forts; rebord latéral plus largement
réfléchi que d'habitude. Dessous noir, avec des reflets faiblement métal-
liques, le dernier segment ventral d’un noir brun, pattes ferrugineuses ;
” mésosternum faiblement canaliculé dans toute sa longueur.
« Je n’ai vu qu’un seul spécimen de celte espèce particulière, trouvée
dans la Caroline du Nord par le D' Zimmermann, dont j'ai conservé le
nom manuscrit pour faire cette description. Get unique spécimen m'a élé
gracieusement offert par le D' Samuel Lewis, »
176 MAURICE RÉGIMBART. (136)
151. GYRINUS BOREALIS Aubé, 1838, Spec., p. 692 ; — Lec., Proceed.
Acad. Nat. Sc. Philad,, 1868, p. 869 et 372.
Annales 1883, pl. 6 (Gyrinides, pl. IV), fig. 76.
Long. 5 4/2 à 6 3/4 mill — Ovatus, haud elongatus, sat convexus ;
supra niger, nîtidulus, ad latera plus minus ænescens ; infra niger, seg-
mento anali ferrugineo, pedibus rufis. Elytris subtilissime reticulatis,
® paulo fortius, ad apicem subrotundatim truncatis, angulis sat anguste
rotundalis, haud deletis ; seriebus punctorum impressis, sæpe extus canu-
liculatis ; punctis approximatis ; margine angusto, vix post angulum
externum desinente.
Espèce assez variable el ressemblant au marinus ; elle en diffère par
le segment anal ferrugineux, par les élytres réticulées dans les deux sexes
et sans trace de ponctuation. La coloration est tantôt noir bleuâtre avec
les côtés largement bronzés, tantôt entièrement noire. La troncature est
un peu arrondie, avec l’angle externe arrondi, mais assez senti ; chez un
certain nombre d'exemplaires les séries sont presque canaliculées en
dehors et leurs points plus gros et plus rapprochés ; chez d’autres elles
sont à peine plus fortes en dehors qu’en dedans ; le rebord est médiocre-
ment étroit et se termine très peu en arrière de l’angle externe.
États-Unis.
152. GYRINUS LUGENS Lec., Proceed. Acad, Nat, Sc. Philad.,
1868, p. 369 et 372.
Long. 5 1/2 à 7 mill. — Ovatus, aliquoties paululum elongatus, modice
conveæus ; Supra niger, nilidulus, ad latera sæpe leviter. ænescens ; infra
nigro-metallicus, segmento anali ferrugineo, pedibus rufis. Elytris sub-
tilissime reticulatis, ad apicem rotundatim truncatis, angulis rotundatis,
sat deletis ; serierum punctis modice impressis, sat approximatis, postice
magis deletis ; margine angusto, ad angulum externum (aliquoties paulo
post) desinente.
Espèce tout à fait intermédiaire aux borealis el picipes. On la dis-
tingue assez aisément du premier par la troncature beaucoup moins nette,
plus arrondie, avec les angles plus effacés, et par les points sériaux des
(137) Monographie des Gyrinidæ. 477
élytres un peu moins imprimés surtout en arrière et paraissant par con-
séquent moins rapprochés; la réticulation est aussi plus fine. Quant à le
distinguer du picipes, la chose est beaucoup plus difficile, et si ce dernier
n’avait pas les pattes d’un ferrugineux presque noir, j'avoue que plus
d’une fois j'aurais été dans l’impossibilité de faire la différence ; cepen-
dant chez le picipes la réticulation est infiniment plus fine et plus trans-
versale, et la coloration est plus brillante, plus bleue au milieu et plus
bronzée sur les côtés.
États-Unis ; commun.
153. GYrINUS PICIPES Aubé, 1838, Spec., p. 694; — Lec., Proceed,
Acad, Nat. Sc. Philad., 1868, p. 369 et 372,
Long. 5 1/2 à 6 3/4 mill. — Regulariter ovalis, sat convexus, supra
nitidus, nigro-cæruleus, ad lalera æneus; infra niger, segmento anali et
aliquoties epipleuris mesosternoque plus minus ferrugatis, pedibus fusco-
ferrugineis. Elytris persubtilissime reliculatis, ad apicem rotundatim
truncatis, angulo externo rotundato, plus mainus deleto, interno rotundato
et obtuso ; serierum punctis bene impressis, modice approximatis, extus
paulo majoribus, postice plus minus obsoletis ; margine angusto, post
angulum externum desinente.
Cette belle espèce a une forme ovale très régulière et un peu convexe:
une coloration en dessus d’un beau noir bleuâtre avec un fin liseré doré
à la suture et une teinte bronzée sur les côtés; tantôt le dessous est
entièrement noir avec le segment anal d’un ferrugineux obscur, tantôt les
épipleures et le mésosternum ont aussi une ieinte ferrugineuse ; les pattes
nataioires sont d’un brun noirâtre. Les élytres offrent dans les deux sexes
une réticulation d’une extrême subtilité à mailles fort serrées transver-
sales et visibles seulement à un très fort grossissement ; la troncature est
largement arrondie, l’angle externe assez effacé, l'angle sutural obtus et
arrondi; points sériaux bien marqués, médiocrement rapprochés, généra-
lement plus forts en dehors, plus petits et même presque effacés en
arrière; rebord relativement peu étroit et se terminant un peu en arrière
de l’angle externe.
Amérique boréale. (Goll. Sédillot, Sharp, Wehncke, Régimbart.)
(1883) 47° partie, 12.
178 MAURICE RÉGIMBART. (138)
154. GYRINUS CORPULENTUS Régimb., n. sp.
Long. 6 à 6 1/2 mill. — Regulariter ovatus, conveæus, supra cæruleo-
niger, în medio nitidulus, ad latera paulo magis opacus et ænescens ;
infra niger, epipleuris anoque ferrugineis, pedibus rufo-ferrugineis.
Elytris ® subtiliter sed fortiter usque ad suturam, reticulatis, areolis
paululum transversis, ad apicem vix rotundatim truncatis, angulis
rolundatis, parum deletis, externo obtuso ; seriebus externis leviter cana-
liculatis, punctis fortiter impressis, valde approximatis, extus majori-
bus, postice paulo minoribus ; margine angusto, ad angulum externum
desinente. — & ignotus.
Espèce fort voisine des G. lugens et picipes, mais se rapprochant aussi
du colombicus $ par la profonde impression des séries externes, la gros-
seur de leurs points et la réticulation qui couvre entièrement les élytres.
Diffère du lugens par la convexité plus grande, la troncature plus nette,
l'angle externe plus marqué, la réticulation plus forte et les séries ponc-
tuées beaucoup plus imprimées et même canaliculées en dehors; du
picipes par les mêmes caractères, moins la troncature, et aussi par la
coloration moins brillante, subopaque, et les pattes d’un roux ferrugineux
et unicolore.
Je n’ai vu que deux ©.
Amérique boréale. (Goll. Sharp, Régimbart.)
455. GYRINUS PARCUS Say, Trans. Am. Phil. Soc., IV, 1834, p. 448; —
Aubé, Spec., p. 701 ; — Lec., Proced. Acad. Nat. Sc. Philad., 1868,
p. 369 et 372 ; — chiliensis Aubé, Spec., p. 703.
Long. 4 1/4 à 5 1/4 mill. — Ovalis, antice ac postice attenuatus, valde
conveæus, supra nitidus, nigro-cæruleus, ad latera late æneo-auratus ;
infra niger, epipleuris et ullimo abdominis segmento sæpe ferrugatis.
Elytris & nitidis et lævibus, $ subopacis, tenuiter reticulatis (extus for-
lius), ad apicem rotundatim truncatis, angulo externo obtuso, anguste
rotundato, plus minus deleto, interno anguste rotundato; serierum punctis
æneis fortiter impressis, approæimalis, eætus majoribus, intervallis
externis præcipue apud feminam convexis ; margine parum angusto, lævi,
rarissime leviter corrugato, ante angulum extlernum valde attenuato et
ante medium truncaturæ desinente.
(139) Monographie des Gyrinideæ. 179
Bien facile à reconnaître à sa forme ovale, atténuée aux deux bouts et
très convexe ; le dessous du corps est noir; mais souvent les épipleures
et surtout le segment anal ont une teinte ferrugineuse bien apparente. La
sculpture des élytres est très différente dans les deux sexes : lisses et
brillantes chez le G!, elles sont au contraire finement et densément réti-
culées chez la ®, surtout en dehors, où elles sont presque opaques; la
troncature est très arrondie, avec l’angle externe étroitement arrondi et
un peu effacé, quelquefois assez bien senti; les points sériaux sont
bronzés, fortement imprimés, rapprochés, surtout en dehors, où les
séries sont canaliculées, ce qui rend les intervalles sensiblement con-
vexes ; le rebord est relativement assez large, lisse, ou quelquefois faible-
ment ridé, fortement rétréci un peu en avant de l’angle externe qu'il
contourne en forme de liseré pour se terminer en arrière, avant le milieu
de la troncature.
Texas ; Mexique; Guatemala ; Pérou ; Chili.
Il est impossible de trouver la moindre différence entre les individus
de ces différentes localités; je possède cependant un exemplaire $ du
Pérou dont l’angle externe de la troncature élytrale est mieux marqué.
156. GYRINUS RUGIFER Régimh., n. sp.
Long. 4 à 5 mill — Ovalis, elongatulus, antice ac postice paululum
atlenuatus, sat convexus ; supra d' nitidissimus, $ ad latera opaca ; infra
niger, ano et aliquoties epipleuris ferrugatis, pedibus rufis. Elytris tenuis-
sime et vix visibiliter punctulatis, cæterum apud feminam extus latissime
denseque reticulatis, ad apicem fere recte truncatis, angulis sat anguste
rotundatis ; seriebus externis, præcipue apud feminam fere sulcatis, in-
tervallis externis convexis, punctis fortiter impressis, exlus in sulcis
inclusis; margène angusto, transversim corrugato, vix post angulum
externum desinente.
On le distingue aisément du parcus à sa forme plus allongée, à la tron-
cature des élytres plus nette, à leur rebord ridé transversalement, à leur
surface finement et entièrement pointillée chez le mâle et seulement jus-
qu’à la troisième série chez la femelle.
Guadeloupe. (Coll, Sédillot, Régimbart ; Mus. de Bruxelles.)
180 MAURICE RÉGIMBART. (440)
457. GYRINUS IMPATIENS Aubé, 1838, Spec., p. 695.
Long. 5 4/4 à 6 mill — Ovalis, modice conveæus, postice atlenuatus ;
supra nitidissimus, niger, ad latera æneus ; infra nigro-piceus, pedibus
rufis. Elytris in utroque seæu tlenuissime punclulatis, cæterum apud
feminam indistincte reticulatis, ad apicem plus minus rotundatim trun-
catis ; angulis sat anguste rotundatis ; serierum punctis cupreis, fortiter
impressis, approæimalis, extus paulo majoribus ; intervallis externis vix
conveæis; margine haud angusto, transversim corrugalo, ad apicem atte-
nualo, paulo post angulum externum desinente.
Ovale, assez convexe et sensiblement atténué en arrière; dessus d’un
beau noir quelquefois bleuâtre et très brillant, avec les côtés bronzés,
tantôt un peu verdâtres, tantôt au contraire un peu cuivrés, le dessous
entièrement d’un noir de poix. Les élytres sont très finement pointillées
dans les deux sexes, et, en outre, chez la femelle, on distingue très diffi-
cilement une réticulation très fine qui n’occupe guère que la moitié posté-
rieure de la région externe; la troncature est assez arrondie, l'angle
externe étroitement arrondi; les points sériaux sont très forts, un peu
plus gros en dehors, d’un brun rouge cuivreux, les séries externes très
peu enfoncées, les intervalles par conséquent peu élevés; le rebord est
assez large, fortement et finement ridé en travers, et se termine un peu
en arrière de l'angle externe, au voisinage duquel il se rétrécit. Chez bon
nombre d'exemplaires les points sériaux sont d’un noir mat, ainsi que la
totalité des élyires.
- Colombie. (Coll. Oberthür, Sédillot, Wehncke, Régimbart; Musée de
Bruxelles. )
158 GYRINUS COLOMBICUS Régimpb., n. sp.
Long. 4 1/3 à 6 mill — Ovalis, valde convexus ; supra nigro-cæru-
leus, ad latera late æneus ; infra nigro-piceus, plus minus metallicus, pe-
dibus rufis. Elytris € nitidissimis et lævibus, ® subopacis, densissime
reticulatis (extus præcipue), ad apicem rotundatim truncatis, angulis
anguste rotundatis, externo sat deleto, interno subobtuso ; serierum punc-
lis intus sat minutis, approæimalis, extus mullo majoribus et fere con-
fluentibus, intervallis externis sat convexis; margine haud angusto,
transversim corrugato, ad apicem abrupte attenuato ét post angulum
externum desinente.
(141) Monographie des Gyrinidæ. 181
Gette espèce, très variable de taille, ressemble beaucoup à la précé-
dente, avec laquelle elle est toujours confondue dans les collections.
Aubé n'ayant pas tenu comple dans sa description de ce que la femelle
est presque mate, il y a lieu de penser qu’il a méconnu cette espèce ou
au moins qu’il n’en a connu que le mâle. La forme est beaucoup plus
convexe, un peu gibhbeuse même, et la coloration du dessus beaucoup
plus bleue, surtout chez la femelle; les points sériaux sont plus fins près
de la suture et nullement cuivreux, mais simplement bronzés en dehors ;
la troncature des élytres est un peu plus arrondie, ce qui contribue à
effacer davantage l'angle externe ; chez le mâle elles paraissent tout à fait
lisses et sont très brillantes; chez la femelle toute leur surface est cou-
verte d’une réticulation fine et très dense qui, surtout en dehors, les
rend presque opaques; enfin le rebord, également ridé transversalement,
est sensiblement élargi et excavé, puis brusquement rétréci à l'angle
externe, en arrière duquel il se termine.
M. Oberthür possède un exemplaire de très petite taille (4 millim.) qui
est en même temps plus bronzé, mais qu’il est impossible de séparer de
celte espèce.
Colombie. (Goll. Oberthür, Sédillot, Régimbart; Mus. de Madrid, etc.)
159. GyrINUS BOLIVARI Régimb., n. sp.
Annales 1883, pl. 6 (Gyrinides, pl. IV), fig. 94.
Long. 5 3/4 à 6 mill. — Breviter ovalus, crassus, valde convexus ; supra
niger, opacus, juxta suluram vix nitidulus:; infra niger, pedibus rufis.
Elytris ® subtiliter, sed dense et fortiter reticutatis, ad apicem recte
truncatis, angulis angustissime rotundatis, minime deletis ; seriebus
omnibus fortiter impressis, canaliculatis (extus præcipue), punctis medio-
cribus, valde approximatis, extus haud majoribus, in sulcis inclusis ;
intervallis convexis, extus subcarinatis; margine haud angusto, trans-
versim corrugato, post angulum externum desinente. — d ignotus.
Brièvement ovale, très épais et très convexe; coloration entièrement
noire, opaque en dessus et un peu plus brillante le long de la suture.
Élytres couvertes d’une réticulation fine, dense et bien imprimée, à
aréoles rondes, troncature droite, les deux angles bien marqués et très
peu arrondis; les séries ponctuées sont toutes canaliculées, surtout en
182 MAURICE RÉGIMBART. (142)
dehors, ce qui rend les intervalles très convexes et même les externes
presque carénés; les points sont assez petits et tout à fait situés au fond
des sillons ; le rebord est ridé, assez large, surtout en arrière, puis, après
avoir envoyé un petit sillon interne court, se rélrécit un peu en se ter-
minanti après l’angle externe.
Ecuador. (Mus. de Madrid ; coll. Régimbart.)
160. GYRINUS ÆQUATORIUS Régimb., n. sp.
Long. 4 1/2 à 5 mill — Breviter ovatus, crassus, valde conveæus ;
supra d' nilidus, $ ad latera opaca, nigro-virescens ; infra niger, pedibus
rufis. Elytris d tenuiter punclulatis, ® subtiliter sed dense reticulatis,
ad apicem oblique truncatis, angulis haud rotundatis, argutis ; seriebus
externis fortiter, internis viæ canaliculatis, punctis mediocribus, valde
approximatis, extus haud majoribus, in sulcis inclusis ; intervallis intus
fere planis, ‘extus valde convexis; margine haud anguslo, transversim
corrugato, vix post angulum externum desinente.
Var. Elytris, prothorace et capite fere omnino rufescentibus, opacis.
Même forme que le précédent, mais taille de beaucoup inférieure ; colo-
ration noir verdâtre, très brillante chez le mâle, un peu moins près de la
suture chez la femelle dont les côtés sont très largement opaques. Élytres
finement et assez densément pointillées chez le mâle, très densément et
fortement réticulées chez la femelle, à troncature oblique, un peu arron-
die en dedans, avec les angles ni arrondis, ni émoussés; séries ponctuées
non canaliculées en dedans et intervalles correspondants presque plans,
points sériaux analogues ; rebord plus fortement rétréci au niveau de
l'angle externe, très peu en arrière duquel il se termine par un fin
liseré.
Il existe au Musée de Madrid une variélé presque entièrement rousse
en dessus, qui présente une très grande analogie avec notre Gyrinus
marinus, Nar. dorsalis,
Ecuador. (Mus. de Madrid; coll. Régimbart.)
161, GYRINUS ARGENTINUS Steinh., Atti Soc. Ital, Sc. nat.,
vol. XII, 1869,
Long. 5 A4 à 5 3/4 mill. — Ovatus, sat brevis, crassus et convexus ;
(143) Monographie des Gyrinidæ. 183
supra d'nitidus, ® opaca, ad suturam anguste nitidula, in medio nigro-
cærulescens, utrinque latissime æneus, apud feminam glaucescens ; infra
nigro-metallicus, epipleuris ultimique segmenti apice picescentibus, pedi-
bus rufis, femoribus intermediis et posticis in medio infuscatis. Protho-
race corrugatim vermiculato. Elytris & lævibus, ® subtiliter, sed dense et
fortiter reticulatis (minus profunde ad suturam) ad apicem subrotundatim
truncatis, angulis obtusis, sat anguste (minus apud marem) rotundatis ;
seriebus externis fortiter, internis leviter canaliculatis, punctis bene
impressis, approximatis, extus præcipue apud marem paulo majoribus et
ên sulcis inclusis ; intervallis, præsertim externis, convexis ; margine haud
angusto, transversim tenuiter corrugato, postice attenuato et post angulum
externum desinente,
Espèce voisine de l’æguatorius, maïs facile à distinguer par la forme
moins gibbeuse, la coloration beaucoup moins verte, les élytres à tronca-
ture moins nette, à angles moins accusés, lisses chez le mâle. Le mâle a
beaucoup d’analogie avec le parcus, mais il est plus gros, et le rebord
élytral très ridé transversalement le distingue facilement.
République Argentine : Achiras (un G' typique, de la collection Stein-
heil-Oberthür); Buenos-Ayres (une ®, de la collection Wehncke).
162. GYRINUS PLICATUS (Chevr, in litt.) ; — obtusus + Sharp, Biologia
Centrali-Americana, Coleopt., vol. I, p. 50.
Long. 5 1/2 à 6 1/2 mill. — Breviter ovatus, crassus valde convexus ;
supra in medio nitidus, niger, ad latera late opacus, sæpe leviter ænes-
cens ; infra niger, epipleuris ferrugatis, pedibus rufo-ferrugineis. Elytris
punctulatis, ad latera d' late, $ latissime et aliquoties omnino dense reli-
culatis, ad apicem rotundatim sublruncatis, angulo externo late rotun-
dato, suturali obtusiusculo, angustissime rotundato ; seriebus paululum
canaliculatis, intervallis convexiusculis, 4, 6 et 8 multo magis convexis,
sæpe subcarinatis, punctis sat minutis, valde approximatis ; margine
angusto, postice breviter dilatato et paulo post angulum externum desi-
nenlEs
Coloration d’un beau noir de jais très brillant le long de la suture,
largement opaque sur les côtés qui sont souvent légèrement bronzés,
épipleures un peu ferrugineux. Élytres finement pointillées, réticulées sur
les côtés depuis le 4° intervalle chez le mâle, depuis le 3° et souvent
même dès la suture chez la femelle, à troncature arrondie, l’angle externe
184 MAURICE RÉGIMBART. (144)
presque effacé et largement arrondi, interne un peu obtus et à peine
arrondi; les séries ponctuées sont un peu canaliculées, surtout en dehors,
avec leurs points petits et très rapprochés ; les intervalles sont légère-
ment convexes, mais les 4°, 6° et 8° le sont beaucoup plus et forment
souvent de petites carènes: la marge est étroite, se dilate brièvement
dans le dernier quart de l’élytre, puis envoie un court sillon oblique en
dedans, et se rétrécit de nouveau pour se terminer un peu après l’angle
externe.
Mexique. (Coll. Sharp, Régimbart; Mus. de Bruxelles.)
Il est bien certain, malgré l'opinion du D’ Sharp, que cette espèce n’est
pas l’obtusus Say. La description porte en effet que la longueur est de
5 millimètres el que le dernier segment de l’abdomen est jaune de miel,
tandis qu'ici il est noir, aussi bien chez l'individu typique du D' Sharp
que chez tous ceux que j'ai vus. D'ailleurs Say ne parle nullement de la
conyexité des intervalles 4, 6 et 8.
163. GYRINUS OPALINUS (Chevr.), n, sp.
Long. À à 4 83/4 mil. — Ovatus, haud elongatus, valde convexus ;
supra niltidissimus, niger, tridescens, ad latera late el ad suturam anguste
æneus ; infra niger, ano epipleurisque sæpe obscure ferrugineis, pedibus
rufis. Elytris lævibus, ad apicem fere recte truncatis, angulo externo
obtuso, deleto, suturali fere recto, leviter deleto; punctorum seriebus ex-
ternis impressis, leviter canaliculatis, punctis extus sat magnis et modice
approæimatis, intus minutissimis, remotis el aliquoties obsoletis ; margine
haud angusto, ad apicem angustato et vix post angulum externum desi-
nente.
Ovale, non allongé, très convexe; dessus fort brillant, d’un beau noir
chatoyant avec des reflets irisés très intenses et très variés suivant le
jour, bronzé largement sur les côtés et fort étroitement le long de la
suture : dessous d’un noir un peu métallique, avec les épipleures et le
dernier segment abdominal d’un ferrugineux foncé, les pattes roux clair.
Élytres lisses, fort brillantes, à troncature presque carrée, l'angle externe
obtus et émoussé, mais marqué, le sutural à peu près droit et très peu
émoussé ; les 4 stries externes sont bien marquées, légèrement canali-
culées, formées de gros points assez rapprochés; les internes, très fines ou
effacées, sont formées de points fort petits et assez distants; vues de
dessus les élytres paraissent assez largement opaques en dehors dans la
(145) Monographie des Gyrinidæ. 185
région bronzée; rebord assez large, très rétréci vers l’angle externe qu’il
dépasse à peine.
Celte charmante espèce habite le Brésil et fait partie des collections
Wehncke, Régimbart et du Musée de Bruxelles (ancienne collection
Chevrolat).
164. GYRINUS SERICEOLIMBATUS (H. Deyr.), n. sp.
Long. 4 à 4 1/2 mill. — Breviter ovatus, crassus, antice ac postice
paululum attenuatus, valde convexus, gibbosus; supra in medio nitidu-
lus, nigro-cæruleus, tridescens, ad latera late opacus, cupreus vel viridi-
auratus; infra niger, abdominis apice plus minus ferrugato, pedibus
rufo-ferrugineis. Elytris usque ad septimam seriem subtilissime, extus
multo fortius reliculatis, ad apicem fere recte truncatis, angulo cxterno
sat late, suturali angustissime rotundato >; seriebus extus leviler canali-
culatis; intervallo 7° leviter subcostato; punctis minimis sal remotis ;
margine haud angusto, paulo post angulum externum desinente,
Cette petite espèce, qui ne ressemble à aucune autre, est remar-
quable par sa forme courte, ramassée et bossue, et par sa coloration
d’un noir bleuâtre et irisé brillant sur le milieu, avec les côtés large-
ment opaques et d’un bronzé verdâtre ou cuivreux. La réticulation qui
occupe le dedans de l’élytre jusqu’à la 7° ligne ponctuée est très fine, très
peu imprimée et composée d’aréoles un peu allongées, longitudinales
dans le premier tiers et obliques en arrière; celle qui occupe le tiers
externe depuis la 7° ligne ponctuée est très fortement imprimée, très
dense et composée d’aréoles rondes; les points sériaux sont petits, assez
distants, et le 7° intervalle paraît très légèrement en forme de côte ; le
rebord est relativement assez large et se rétrécit faiblement en disparais-
sant un peu en arrière de l’angle externe,
Célèbes ; Philippines ; Java. (Coll. Oberthür, Sharp, Régimbart, etc.)
b. Séries internes entièrement effacées, ou indiquées seulement par des
lignes à peine visibles el non ponctuces.
165. GYRINUS OVATUS Aubé, 1838, Spec., p. 708.
Annales 1883, pl. 6 (Gyrinides, pl. IV), fig. 98.
Long. 4 à 4 3lh mill. — Ovalis, elongatulus, valde convexus; supra
186 MAURICE RÉGIMBART. (146)
nitidulus, cæruleo-olivaceus, ad latera glauco-æneus ; infra omnino rufus.
Elytris subtilissime reticulatis, ad apicem oblique truncatis, angulo
externo obtusiusculo, haud rotundato, sed arguto, suturali anguste rotun-
dato; seriebus punctorum intus deletis, extus leviter canaliculatis et
punclis minutis parum approæimatis insiructis ; margine vage ferrugineo,
parum angusto, medium truncaturæ attingente.
Ovale, un peu allongé et très convexe, mais non gibbeux, d’un vert
olive bleuâtre au milieu et bronzé sur les côtés qui sont moins brillants
et glauques; dessous entièrement roux clair. Élytres très finement réti-
culées, à troncature oblique, rectiligne en dehors, convexe et un peu
rentrante en dedans, l’angle externe un peu obtus, mais nullement
émoussé et même quelquefois un peu saillant, l'interne étroitement
arrondi ; séries ponctuées effacées en dedans où elles n’apparaissent que
comme de faibles lignes un peu brillantes, mieux marquées et légèrement
canaliculées en dehors avec des points petits et peu rapprochés; rebord
vaguement ferrugineux, peu étroit, à peine dilaté en arrière, puis con-
tournant l’angle externe pour se terminer vers le milieu de la troncature.
Brésil méridional ; Montevideo. (Coll. Sédillot, Sharp, Wehncke, Régim-
bart ; Mus. de Bruxelles.)
166. Gyrinus GiBBus Aubé, 1838, Spec., p. 7095; — apicalis Sharp,
Ann. Soc. Belg., XX, p. 117-118.
Annales 1883, pl. 6 (Gyrinides, pl. IV), fig. 92.
Long. 3 3/4 à 5 mill. — Ovatus, crassus, brevis, apud parvulos ali-
quoties elongatulus, valde convexus; supra nitidulus, glauco- vel nigro-
olivaceus, ad latera opacus, sericeo-æneus ; infra piceo-ferrugineus, vel
pallide rufus. Elytris sublilissime reticulatis, ad apicem rotundatim
truncatis, angulo externo late rotundato, deleto, interno fere recto, vix
rolundato ; seriebus internis obsoletis, externis magis impressis, leviter
canaliculatis, æneolis, et punctis minutis sat remotis instructis ; margine
angustulo, ante angulum externum leviter dilatato, truncaturam sequente
el cum margine suturali continuo.
Espèce des plus variables comme forme, taille et structure; la forme
très convexe est généralement courte et ramassée; mais chez les pelits
exemplaires elle est un peu plus allongée et même atténuée aux deux
bouts ; entre ces différentes formes se rencontrent tous les passages. La
(147) Monographie des Gyrinidæ. 187
coloration est en dessus d’un noir olivâtre chatoyant assez brillant, large-
ment soyeux et opaque, avec une teinte bronzée sur les côtés; dessous
d’un brun ferrugineux plus ou moins foncé et le plus souvent entière-
ment roux clair, avec l’abdomen quelquefois rembruni à la base. Les
élytres sont couvertes d’une réticulation extrêmement fine, naturellement
plus visible sur les côtés, leur troncature arrondie, avec l’angle externe
largement arrondi et effacé, tandis que l’interne, à peu près droit, est à
peine émoussé ; les séries ponctuées, complètement effacées en dedans où
elles n'existent que sous l'apparence de fines lignes plus brillantes, sont
plus imprimées et presque toujours canaliculées en dehors, où les points
sont pelits et assez écartés ; le rebord, assez étroit, se dilate très faible-
ment avant l’angle externe qu’il contourne pour suivre la troncature et se
confondre avec le rebord ou striole de la suture : c’est le seul Gyrinus
dont l’élytre soit ainsi entourée d’un rebord.
La description du D’ Sharp a été faite sur des exemplaires entièrement
roux pâle, en dessous, variété de beaucoup la plus répandue.
Se rencontre à peu près sur tous les points du Brésil, où il varie sui-
vant les localités. (Coll. Sédillot, Wehncke, Sharp, Régimbart; Musée de
Bruxelles. )
167. GYRINUS VIOLACEUS Régimpb., n. sp.
Annales 1883, pl. 6 (Gyrinides, pl. IV), fig. 94.
Long. 6 mill — Ovatus, haud curtus, convexus : supra in medio niti-
dus, cæruleo-violaceus, ad latera sericeo-opacus, olivaceus, margine et
sutura angustissime æneis ; infra rufo-testaceus. Scutello æneo; elytris
subtilissime reticulalis, ad apicem oblique truncatis, angulo externo valde
obluso, vix rotundato, suturali latissime rotundato; seriebus omnino
deletis, vestigia obsoletissima vix præbentibus ; margine angusto, medium
truncature attingente.
Ovale, non raccourci, à convexilé moyenne, sans être atténué aux deux
bouts. Dessus du corps couvert d’une réticulation très fine, à mailles
régulières, non allongées, d’un beau bleu violet très intense et brillant au
milieu, avec les côtés d’un soyeux opaque et plutôt olivâtre, surtout lors-
qu’on regarde l’insecte perpendiculairement à la suture; rebord latéral
et suture très élroitement bronzés, l’écusson d’un bronzé doré fort bril-
lant; dessous du corps d’un roux clair, ainsi que les paties. Élytres pré-
188 MAURICE RÉGIMBART. (148)
sentant à peine les traces de séries très obsolètes dont les externes ne
sont pas plus senties, tronquées obliquement au sommet, l’angle externe
très obtus, mais à peine émoussé, le sutural très arrondi et complète-
ment effacé ; le rebord est étroit et se continue le long de la troncature,
sans atteindre l’angle sutural.
Cette jolie espèce est facile à distinguer du chalybæus par la coloration
testacée du dessous du corps et par les élytres obliquement tronquées, à
angle sutural très arrondi et à rebord plus étroit.
Montevideo. (Mus. de Bruxelles et de Madrid; coll. Régimbart.)
168. GYRINUS CRASsUuS Aubé, 1838, Spec., p. 711,
Annales 1883, pl. 6 (Gyrinides, pl. IV), fig. 95.
Long. 4 3/4 à 5 3/4 mill. — Breviter ovatus, crassus, valde convexus ;
supra parum nitidus, obscure cyaneus, ad latera opacus ; late cupreo-
limbatus ; infra niger, ano ferrugato, epipleuris pedibusque rufis. Ely-
tris dense reticulatis, ad apicem paulo rotundatim truncatis, angulis sat
anguste rotundatis ; seriebus omnino obsoletis, interdum lineolis vix
conspicuis indicatis ; margine angusto, post angulum extlernum desi-
nente.
Bien facile à distinguer du chalybæus par la coloration plus obscure,
bleuâtre et beaucoup moins brillante, avec une large bordure cuivreuse
très nelte et très opaque; dessous noir de poix, avec le sommet du ses-
ment anal ferrugineux, les épipleures et les pattes roux. Élytres densément
et également réticulées, à troncature un peu arrondie, les angles assez
émoussés; les séries ponctuées manquent absolument, ou ne sont indi-
quées que par des lignes ondulées à peine visibles à la loupe ; le rebord
est étroit et se termine insensiblement en arrière de l’angle externe le
long de la troncature.
Brésil, (Coll. Sédillot, Sharp, Régimbart, Wehncke.)
169. GYRINUS CHALYBÆUS Perly, 1850, Delect. Anim., p. 15, fig. 3:
— Aubé, Spec., p. 708.
Annales 1883, pl. 6 (Gyrinides, pl. IV), fig. 96.
Long. 5 à 6 mill. — Breviter ovatus, crassus, valde convexus; supra
(149) Monographie des Gyrinidæ. 189
cæruleus, vel violaceus, in medio nilidulus, ad latera opacus ; infra niger,
pedibus piceo-ferrugineis. Elytlris sublilissime retlicululis, fortius ad
latera, ad apicem recte truncatis, angulo externo obtuso, arguto, suturali
recto, angustissime rolundalo ; sericbus fere nullis, extus aliquot punctis
vix éndicatrs ; intervallis plants, extus levissime convexis ; margine lato,
posterius intus sulcum obliquum emittente et ad angulum externum desi-
nente.
Var. G. derasus Sharp, Ann. Soc. Belg., vol. XX, p. 118. — Minus
cæruleus, plumbeus, ad latera olivaceus.
Espèce assez variable de forme et de taille, toujours assez courte et
très convexe, un peu déprimée en arrière. Coloration en dessus d’un beau
bleu violet, à légers reflets bronzés en dehors, en dessous d’un noir pro-
fond, avec les pattes d’un ferrugineux obscur, plus clair au voisinage des
articulations. Élytres à réticulation très fine, très superficielle en dedans,
plus fortement imprimée en dehors, à troncature droile, l'angle externe
nullement émoussé, l’interne droit et à peine émoussé; séries poncluées
tout à fait invisibles en dedans, ou représentées seulement par des ves-
tiges de lignes un peu ondulées, très peu apparentes en dehors, où elles
présentent quelques points légers et espacés; les intervalles sont plans,
les externes à peine convexes; le rebord large, surtout en arrière, émet
tout près de la trencature un sillon oblique qui en atteint le milieu, mais
sans la toucher, et se termine juste à l'angle externe.
Je ne puis séparer de cette espèce le G. derasus Sharp, qui n’en diffère
que par la coloration plombée et olivâtre sur les côtés : c’est du moins
la seule différence que j'ai pu trouver sur Pindividu typique que m’a
communiqué le D’ Sharp.
Brésil. (Coll. Sédillot, Wehncke, Sharp, Régimbari ; Mus. de Bruxelles,
etc.)
Explication de la planche.
ANNALES 1883, planche 6 (GYRINIDES, planche IV).
Fig. 65. Mâchoire du Gyrinus urinator, vu en dessus : a, stipes; —
b, squama ; — c, lobe interne ou mâchoire proprement dite;
— d, lobe externe ou palpiforme; — e, palpe.
190
Fig. 66.
92:
96.
MAURICE RÉGIMBART. — Monographie des Gyrinidæ. (150)
Coupe du tarse du Cybister Ræseli &.
— — du Macrogyrus rivularis &.
— — du Cybister Ræseli 9.
— — de l’Enhydrus tibialis ©.
(Dans ces quatre figures : p, pli divisant en deux moitiés
f. s, et f. s’, la face supérieure ; — f. à, face inférieure.)
. Tête de l’Aulonogyrus elegantissimus, vue en dessus.
— de l’A. concinnus, vue de profil; toutes les pièces de la
bouche et les antennes ont été enlevées pour laisser bien voir
l’échancrure préoculaire.
. Tête du Gyrinus urinator, vue de profil.
. Pronotum de l’Aulonogyrus splendidulus.
— du Gyrinus pernitidus.
. Propygidium et pygidium de l’Aulonogyrus elegantissimus.
— — du Gyrinus borealis.
. Élytre de l’Aulonogyrus elegantissimus.
— A. splendidulus.
— A. subparallelus.
— A. concinnus.
— A. Goudoti.
. Élytre du Gyrinus fraternus.
. aguiris.
. plicifer.
. elongatus.
. bicolor.
. nitidulus.
. CONVEXTUSCULUS.
|
PF s9S
. Mésosternum du Gyrinus marinus.
— du G. pectoralis.
. Élytre du Gyrinus Bolivari.
— G. gibbus.
— G. ovatus.
— G. violaceus.
— G, crassus.
— G. chalybæus.
LE — ———
NOTE
SUR UN
Lucanide incrusté dans le Succin
(Paleognathus LEUTHNER suecini WAGA.)
Par M. WAGA.
(Séance du 27 Décembre 1882.)
Tout le monde sait que, parmi les débris organiques renfermés dans
l’ambre jaune ou succin, on trouve souvent de pelits animaux que l’on
voit dans la masse du succin très distinctement quand cetle masse a con-
servé sa transparence. Ces animaux, appartenant à la faune éteinte, ont
attiré depuis longtemps l'attention des naturalistes qui les ont étudiés
scrupuleusement et qui les ont décrits dans des ouvrages sérieux. La
plupart de ces ouvrages ont pour auteurs des naturalistes allemands, dont
les infatigables recherches prouvent que le succin renferme non-seule-
ment des Araignées et des Fourmis qui s’y trouvent le plus ordinaire-
ment, mais encore des insecles de différents ordres, parmi lesquels les
Coléoptères sont rares.
Un jeune aspirant entomologiste, M. Xavier Branicki, se trouvant, en
1881, sur les bords de la mer Baltique, près de Dantzig, a eu la chance
d’y rencontrer un morceau de succin dont la transparence permettait de
voir qu’il renferme un Coléoptère de la famille des Lucanides et parais-
sant se rapprocher beaucoup du genre Lamprima. I1 m'a communiqué sa
trouvaille, en me priant d'étudier et de décrire ce curieux exemplaire.
Voici les dimensions de l’insecle, prises avec autant d’exactitude que
le permettait la vue de l’objet enfoncé dans un corps solide :
Abdomen : long. 9 mill., larg. 6 mill.; corselet (thorax) : long. 8 mill.,
larg. 6 mill.; tête : long. 2 mill, larg. 4 mill.; mandibules : long,
plus de 2 mill.
Ann, Soc. ent, Fr, — Octobre 1882,
192 WAGA.
Sa longueur totale est donc d'environ 44 millimètres, en dehors des
mandibules, et il est tout entier de couleur uniforme gris ee avec
un certain éclat métallique ou plutôt nacré.
La surface supérieure des élytres est ponctuée, les points montrant une
certaine tendance à se ranger en séries longitudinales, mais ces points
sont faibles, pas marqués partout, les plus visibles sont près de la suture,
où ils forment une série très régulière ; ils sont aussi apparents au bord
externe de l’élytre qui, depuis l'angle huméral jusqu’au tiers de sa
longueur, est marginé, et c’est sur cetie marge qu’on distingue une série
de points presque conligus, très régulière. A la face supérieure des
élytres, près de l’écusson, on remarque une faible dépression.
L’écusson, très étroit, est découpé en arc.
Le corselet, dont les côtés sont nettement arrondis, est fortement
convexe, presque bombé : sa convexité dépasse le niveau des élytres ; sa
surface est profondément ponctuée, les points sont parsemés drus, mais
ne présentant aucune disposition régulière. Sa largeur au milieu dépasse
un peu celle de l’abdomen, mais elle diminue postérieurement jusqu’à
égaler celle de la base des élytres. Les bords latéraux du corselet sont
dans toute leur étendue marginés en gouttière : les points sur ces marges
sont plus perceptibles que sur le disque.
Le contour de la tête est particulier : le chaperon qui la recouvre est
antérieurement découpé en deux lobes acutangles, un à droite et un à
gauche, et affaissé au milieu. Sa surface présente la même ponctuation
que celle du corselet, et en outre deux gros tubercules dans son affais-
sement.
Les yeux sont petits, noirs, placés aux côtés de la tête, tout près du
bord antérieur du corselet.
On ne voit pas clairement l'insertion de l'antenne sous la tête, La
longueur de l’antenne est au moins égale à celle du corselet. A partir du
coude, on peut suivre toute l'articulation des antennes dont les quatre
articles apicaux ne présentent que faiblement la pectination.
La forme des mandibules est toute particulière : elles sont plates, très
larges, se rétrécissent vers l’apex, s’y recourbent et se terminent par une
dichotomie propre à cet organe chez plusieurs Lucanides. La surface de
ces mandibules, là où elles ont la plus grande largeur, est couverte d’une
granulation grossière qui parait constituer une rugosilé, tandis qu'elles
Lucanide du Succin (Paleognathus succint). 193
sont lisses vers le bout. Elles paraissent être très peu sensiblement
denticulées le long de leur bord intérieur.
En dessous de l’insecte on voit distinctement tous les segments de son
abdomen, on aperçoit tout le revers sternal de son corselet et l'insertion
de toutes les pattes. Malheureusement lattitude qu’a prise sa tête est
telle qu’il est impossible d’apercevoir les organes de manducation et
surtout les palpes (1).
Toutes les pattes ont plus ou moins la même conformation. Les cuisses
de la dernière paire sont les plus longues. La jambe paraît être, dans toute
sa longueur, garnie d’une frange de poils à peine perceptibles. Le bout de
la jambe, un peu élargi, est muni, du côlé interne, d’une pointe. Il y a
cinq articles aux larses de la dernière paire des pattes ; le dernier, très
allongé, grossit vers le bout et se termine par deux crochets. Les tarses
sont très fins et assez visiblement velus.
La surface inférieure de toutes les parties du corselet est, autant que le
permet de voir la masse de l’ambre ambiante, ponctuée de même que
la supérieure.
Voilà ce que j'ai pu observer en regardant mille fois l’insecte à l’aide
d’une forte loupe. Quant à lui assigner sa place dans la série des Luca-
nides, je n’aurais pas osé le faire, si je n’avais été aidé des lumières de
mon collègue et ami M. Henri Deyrolle, dont l'étude des Lucanides est la
spécialité. M. H. Deyrolle est d’avis que le genre dont l’espèce en ques-
tion se rapproche le plus est celui des Prismognathus Motsch. (Cyclorasis
Parry) qui, d’après le Catalogus Coleopterorum Lucanoidum du major
Sidney Parry (Lond., 1875), contient jusqu’à présent quatre espèces trou-
vées en Daourie, en Chine et au Japon. Il s’en rapproche effectivement
par la taille et la disposition du chaperon, mais M. H. Deyrolle croit que
la forme du corselet qui est marginé, la: longueur des antennes, la finesse
des tarses et quelques autres détails l’en éloignent à un point qui per-
mettrait d'y voir un genre à part. Si donc dans l’avenir on lui trouve des
congénères, on pourrait facilement changer le nom provisoire de Prés-
mognathus succini que je lui applique.
(1) Le dessinateur, notre collègue M. A.-L. Clément, à tracé (pl. 7, n° II,
fig. 2) ce qu'il a pu reconnaître, mais il semble que le deuxième ‘article des
palpes (b) esi une connexion de deux.!
(1885) 1° purtie, LE,
194 WAGA, — Lucanide du Succin (Palcognathus succini ).
Note additionnelle.
M. le docteur Franz Leuthner, savant correspondant de l’Académie des
Sciences de Vienne, ayant eu, pendant son court séjour à Paris, l’occa-
sion de voir, avant l’impression des Annales, au mois de mai 1883, ma
communication à la Sociélé entomologique, a été ravi d’avoir trouvé dans
l’objet que je décris l'unique vestige, selon lui, de ce que possédait la
faune antédiluvienne par rapport aux Lucanides. M. le D° Leuthner étudie
cette famille spécialement et exclusivement : il visite tous les musées
pour décrire les espèces vivantes jusqu’à présent collectionnées. J’élais
donc heureux d’avoir pu présenter l’objet aux yeux du naturaliste qui est
à même de comparer toutes les formes connues.
e-
M. Leuthner, dans sa grande Monographie, rendra probablement
compile de cette étude comparative, ce qui complètera ma description de
l'espèce qu’il compte nommer Paleognathus Leuth. succini Waga.
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE 7, n° Il.
Fig. 4. Insecte de grandeur naturelle.
2, Tête el antennes grossies,
Description du PAUSSUS JOUSSELINI Guér.
Par M. Enxestr OLIVIER.
se
(Séance du 14 Février 1883 )
" See
Dans la collection de M. de Jousselin, que j'ai acquise il ÿ à quelques
années, se trouvent, entre autres raretés, plusieurs types de Guérin-
Menneville, et parmi ceux-ci le Paussus, qu’il a décrit très sommaire-
ment sous le nom de P. Jousselini dans la Revue zoologique (année 1838,
p. 20). Il se réservait d’en publier plus tard une figure accompagnée de
détails et une descriplion complète. Ce projet ne fut, malheureusement,
jamais mis à exéculion.
M. Westwood ne connut jamais ce Paussus autrement que par la courte
nolice de la Revue zoologique. Dans son travail sur Quelques espèces de
Paussus nouvelles ou imparfailement connues (Trans, of the Ent. Soc. of
Lond., 1838, p. 90), de même que dans les Arcana entomologica (t. II,
1843-45), il reproduit la description de Guérin-Menneville, et, d’après les
indications de ce dernier, il place cette nouvelle espèce à côté du mécro-
cephalus, dans sa division, prothorace quasi bipartito, antennarum clavu
postice haud excavata. Ces deux insectes n’ont cependant enire eux que
des rapports bien éloignés.
Dans la séance de la Société entomologique de Londres du 4 janvier
1864, le même auteur décrivit, sous le nom de Curtisii, un Paussus pro-
venant du Natal qui se rapproche du P. Jousselini, mais s'en distingue
cependant par des différences importantes.
Ce dernier étant donc presque inconnu, j'ai cru qu'il serait intéressant
d'en donner une figure accompagnée d’une description délaillée, faite sur
l’exemplaire même qui a été entre les mains de Guérin-Mennéville et qui
figure actuellement dans ma collection. dés
Ann. Soc, ent, Fr, — Octobre 1883.
156 ERNEST OLIVIER.
PAuSsUS JOUSSELINI Guër., Rev. Zool., 1838, p. 20.
(Annales, pl 7, n° L.)
Oblongus, brunneus, nitidus ; abdomine elytrorumque apice ferrugineis ;
tarsis palpisque piceo-rufis ; antennarum articulo primo, brevi, quadrato;
clava subcylindrica, in medio angustata, parte apicali incrassata, intus
impressionata, circa hanc impressionem sex tluberculis instructa; capite
antice longitudinaliler sulcato, tluberculis quatuor munito ; prothorace
bipartilo : parte antica lateribus posticis acutissime angulatis, longitudi-
naliter profunde canaliculata; parte postica anteriore paulo angustiore,
in medio excavata, angulis anlicis valde impressionnatis ; sulco transver-
sali ad latus utrinque pilis aureis vestilo; elytris lævibus, sparsim aureo-
pubescentibus, Singulis ad apicem tluberculo glabro instructis ; pedibus
rugosis, larsis pilis aureis breviter veslilis. — Long. 75 mill,
Pegou.
Brun obseur, presque noir; extrémité des élytres, palpes et tarses fer-
rugineux.
Téte finement ponctuée, triangulaire, se rétrécissant derrière les yeux
de façon à former une sorte de cou; front creusé d’un profond sillon,
portant au milieu de son sommet un tubercule conique; vertex chargé
de trois tubercules coniques disposés en ligne droite au niveau du bord
postérieur des yeux, celui du milieu moins élevé et échancré au sommet.
Yeux proéminents, d’un gris blanchälre.
Parties de La bouche d’un teslacé brun,
Antennes couvertes de gros points varioliques, à fond garni d’une pubes-
cence dorée très courte et très serrée; premier article, court, large,
presque carré ; massue trois fois plus longue, subcylindrique, élargie à la
base et à l’extrémilé, munie à sa base d’un appendice court, épais, tron-
qué obliquement ; partie apicale bordée au sommet par un pelit espace
lisse, légèrement ferrugineux, creusée à son côlé interne d’une étroite
fossette longitudinale, lisse, entourée de six dents : trois sont placées en
dehors et sont plus aiguës et plus longues que les internes qui sont
obtuses ; ces dents sont situées exaclement en face les unes des autres,
de sorte qu’en regardant la massue de profil, on n’en voit que trois et
on ne distingue pas la fossetle.
Paussus Jousselinr. 197
Prothorax légèrement ponctué, divisé en deux parties par un large et
profond sillon transversal dont le fond est garni d’un duvet court et serré
d’un beau jaune orangé, ce duvet manquant dans la partie médiane du
sillon sur le tiers de sa longueur. Partie antérieure en trapèze très rétréci
en avant, à angles postérieurs très aigus, creusée dans son milieu d’une
impression triangulaire n’atteignant pas le bord antérieur. Seconde partie
moins large que la première, une fois plus longue, légèrement rétrécie
en arrière, marquée d’une impression en forme de croissant à chacun de
ses angles antérieurs et creusée longitudinalement dans son milieu d’une
large et profonde excavation qui se joint au sillon médian dans la partie
où manque le duvet orangé, mais s’arrondit en arrière et n’atteint pas la
base du prothorax ; côté de la base légèrement bisinué, bordé de courts
cils blanchâtres.
Écusson triangulaire, finement ponctué.
Élytres lisses, d’un brun obscur presque noir, teintées de ferrugineux
à l'extrémité et sur la côte suturale, beaucoup plus larges que le pro-
thorax, s’élargissant légèrement et régulièrement jusqu’au sommet: par-
semées de poils très courts d’un jaune orangé, plus raprochés aux épaules
et à l’extrémité ; chargées, chacune, de deux impressions et d’une petite
dent dilatée ; les deux impressions sur une ligne droite plus rapprochée
du bord externe que de la suture, la première à la même distance de la
base que la seconde l’est du sommet ; à l’extrémité, près de la marge
latérale, une légère boursouflure formant comme une petite dent dilatée,
Poitrine noire, fortement ponctuée.
Abdomen glabre, ferrugineux.
Jambes brunes, avec les tarses plus clairs, couvertes de granulations
dont le fond est garni d’une fine pubescence dorée analogue à celle des
antennes : chacun des articles des tarses muni à son extrémité d’une bor-
dure de cils raides d’un jaune doré; ongles minces, très aigus, ferrugi-
neux.
Je ne connais pas d’autre exemplaire de cet insecte que celui que je
possède. Il fut rapporté du Pégou par M. de Blosseville, officier de marine,
neveu du comte de Jousselin, qui le {rouva sur le tronc d’un palmier au
bord de la rivière Iraouaddy, à une journée de marche de Rangoun.
Ainsi que je lai déjà dit, ce Paussus se rapproche du Curtisii Westwr.,
198 ERNEST OLIVIER. — Paussus Jousselint.
mais ce dernier, outre son origine africaine, s’en distingue aisément au
premier coup d'œil par les caractères essentiels suivants : sa forme est
plus allongée, sa couleur beaucoup moins foncée; l’appendice de la base
du second article des antennes est obtus et non tronqué obliquement ; la
massue est plus grêle; la conformation de la tête est tout autre : beau-
coup plus allongée, elle ne présente qu’un seul tubercule médian, duquel
partent quatre lignes saillantes, deux en avant sur le front, et deux
autres latéralement en arrière, venant aboutir au bord postérieur des
yeux ; tout le corps est glabre, sauf la pubescence du sillon transversal
du prothorax; enfin les articles des tarses sont glabres, plus courts et
plus massifs.
Il existe au Muséum un unique exemplaire d’un Paussus inédit (P. atri-
pennis), provenant des chasses de l’Indo-Chine (Mont de la Khon) de
M. le D' Harmand. Ce Paussus a les plus grands rapports avec le P, Jous-
selini, et les différences que lon observe dans la forme des antennes et
les reliefs de la massue pourraient bien n’être que des caractères sexuels.
Malheureusement, pour être fixé complètement à ce sujet, il faudrait
pouvoir examiner et comparer attentivement un certain nombre d’indi-
vidus.
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE 7, n° L
Fi. 1. Paussus Jousselini Guér., grossi, et, à côté, sa grandeur natu-
relle.
2. Têle, prothorax et antenne, vus de profil.
3. Têle, vue en dessous.
L4. Abdomen, vu en dessous.
o. Tarse postérieur.
UD CODE —_—_— —
DESCRIPTIONS
DE
Trois nouvelles espèces d'Apiaires
trouvées en Htalie
Par M. le D' Pauz MAGRETTI.
(Séance du 22 Novembre 1882.)
En présentant à la Sociélé entomologique de France ce travail hymé-
noptérologique, je vais satisfaire à l’agréable obligation de remercier
encore infiniment toutes les personnes auxquelles je dois l'honneur d’avoir
été admis au nombre des membres de cette honorable Société.
C’est à la bienveillance de M. Ferdinand Piccioli, aide au Museum
royal de Florence, et de M. le D' Otto Schmiedeknecht, de Gumperda,
auxquels je réitère l’expression de toute ma reconnaissance, que je dois
la possibilité de la publication de ces pages. Le premier, savant connais-
seur et habile collecteur d'insectes, a bien voulu mettre à ma disposition
bon nombre d'Hyménopières, fruit des chasses de plusieurs années faites
aux environs de Florence,
Pendant le cours de la détermination de ces insectes à laquelle je me
livrais, pour en publier plus tard un petit catalogue, j'ai été frappé des
caractères nouveaux et bien remarquables de quelques individus appar-
tenant à deux genres aussi nombreux en espèces que difficiles à déter-
miner, comme le sont les genres Andrena et Nomada.
Presque toutes les espèces de ces deux genres, sauf un certain nombre
qui sont assez nettement caractérisées, présentent entre elles des diffé-
rences et des affinités tellement légères, qu’on peut facilement les con-
fondre si l’on juge à l’aide des seules descriptions des auteurs, sans
Ann, Soc, ent, Fr. — Oetobre 1883.
200 P. MAGRETTI
figures et sans types de confrontation. C’est pour cela qu’on reste bien
souvent irrésolu et dans le doute, soit qu'on affirme l'identité d’une
espèce avec une autre déjà connue, soit, à plus forte raison, qu'on la
déclare espèce nouvelle ou non encore décrite.
Pour résoudre mes doutes, je n’ai pu alors mieux m'adresser qu’au
savant et profond connaisseur de la famille des Apiaires, possesseur d’une
riche collection, M. le D' Otto Schmiedeknecht; car j'avais déjà reçu
assez de preuves de sa sincère amitié el de sa bonté pour êlre encouragé
dans mon travail.
Ayant confié à la poste les exemplaires intéressants que je possédais et
tout ce que je pensais devoir être nouveau, je les recevais peu de temps
après de M. Schmiedeknecht, avec l'indication certaine que c’étaient bien
de nouvelles espèces et aussi celle de leurs affinités avec d’autres déjà
connues.
Devant un pareil jugement, prononcé par une autorité vraiment consi-
dérable en la matière, il ne me restait plus qu’à essayer de donner les
descriptions détaillées et aussi exactés que possible des espèces nouvelles,
accompagnées (ce que je considère comme toujours indispensable) de
figures coloriées (1), nécessaires pour les faire complètement recon-
naître.
Ce sont ces descriptions que je vais donner ici :
Genre Andrena Fabr. (1775).
4. A. SCHMIEDEKNECHTI, n. Sp. (PI. 7, n° IL, fig. 4, abdomen.)
©. Nigra, rufo-fulvo-villosa, abdomine nigrô, depresso-ovoideo, subli-
liter granuloso-rugoso, segmento abdominali 1° basi longe hirto-fulvo,
sequentibus (2°, 3° A°que) fasciis parce fulvo-pilosis, limbo apicali piceo,
nudo-opaco. Abdominis fimbria brunneo-nigra segmentum anale obte-
gente; segmentis ventralibus quatuor prèmis apice fulvescenti-ciliatis,
"A 7
(1) Les figures de la planche 7, n° III, portent, avec les antennes et un
tibia, les dessins coloriés des seuls abdomens (comme l’on voit dans l'ouvrage
de Dours sur les Hyménoptères du bassin méditerranéen, 1872-73) pour faire
plus promptement remarquer les caractères différentiels des nouvelles espèces.
Trois nouvelles espèces d’Apiaires. 201
ano nigro. Pedibus nigris, femoribus, tibiis posticis tarsisque totis ferru-
gineo-hirtis. Alis hyalinis, limbo læviter fumatis, venis fulvis. Antennis
nigris, capite nigro-hirto-piloso, genis postice cinerascentibus, clypeo
nigro-subnitido, grosse et subtiliter punctulato, linea mediana impunc-
tata, labro pilis brunneis obteclo, mandibulis nigris. Thorace subtus
pallide, supra dense fulvo-hirto, metanoto pilis longioribus ornato. —
Long. 42 mill.
Andrenæ Giraudii et nigro-olivacea Dours, Trimmerana Kb. e£ chalibea
Perez affinis, differt præcipue abdominis et clypei punctuatione.
©. Noire. Tête noire, hérissée de longs poils noirs sur le front et au
bord interne des yeux, ferrugineux pâle derrière les joues. Antennes
noires. Labre cilié de poils brun ferrugineux, mandibules noires. Corselet
densément couvert en dessus de poils rouges, pâles et rares en dessous,
plus longs et moins serrés sur le métathorax. Abdomen déprimé, oblong-
ovoïde, finement rugueux, à points peu saillants en dessus et en dessous,
entièrement noir avec les bords des segments du dos de couleur poix; le
premier segment hérissé à la base et sur les côtés de longs poils rouges,
les suivants, jusqu’au quatrième, ornés sur leur partie médiane de fascies
de la même couleur, élargies et à poils plus longs sur les côtés ; les bords
des segments nus. Partie inférieure des segments noire, avec les bords
ciliés de longs poils rouge pâle. Pattes noires, articles des tarses ferru-
gineux, cuisses couvertes de longs poils d’un jaune pâle blanchâtre,
brosse de la même couleur. Aïles transparentes, un peu enfumées et
ponctuées à l'extrémité, nervures fauves, écaillettes brunes, Chaperon un
peu luisant, parsemé de gros points enfoncés sur un fond finement ponc-
tué, ligne médiane sans points visibles.
Nouvelle espèce, très proche des Andrena Giraudii et nigro-olivacea
Dours (Hymén. du bass. méditer., 1873), Trimmerana Kirby (Monogr.
Ap. Angl., 1821) et chalibea Perez (ex litt. D' O. Schmiedeknecht) ; elle
se distingue facilement de toutes celles-ci par une vestiture différente et
par les rugosités de l’abdomen, ainsi que par la ponctuation du cha-
peron.
Recueillie au mois de mai dans les bois des Cascine, aux environs de
Florence, et dédiée à M. le D’ Otto Schmiedeknecht, de Gumperda, près
de Kahla, en profonde reconnaissance de toutes les faveurs dont m’a
comblé ce grand maître en hyménoptérologie.
202 P. MAGRETTI.
2, A. FLORENTINA, n. Sp. (PI. 7, n° IL, fig. 2, abdomen.)
®, Nigro-lucida ; thorace abdominisque segmentlo primo supra, femo-
ribus et tibiis posticis subtus rufescenti-villosis, antennis nigris, capite
nigro, pilis nonnullis in labro, genis et vertice obscure-castaneis ; segmen-
tis 20, 8° A0 que apice supra et sublus nigro-piceo-lucidis. Pedibus nigro-
hirtis, Scopa subtus rufescente, calcaribus testaceis. Alis hyalinis, basi
venisque læviter fulvis. Glypeo nigro-opaco, crebre punctato ; abdomine
large ovato-depresso, segmentis totis undique finissime punctulatis, 29-5°
sat dense nigro-pilosis. Valvula anali nigra, regulariler punctato-rugosa,
margine nitido parumper elevato. — Long. 43 mill.
An G'?. Nigro; antennis nigris thoracis longitudine ; flagelli articulo
secundo tertio fere dimidio longiore ; fronte, genis, thorace supra et sub-
tus, pedibus abdominisque segmentis dimidio apicali sparse, longe albo-
fulvescenti-hirtis ; basibus segmentorum longitudinaliter striatis, breviter
nigro-pilosis, Alis hyalinis, venis teslaceis, — Long. 40 mill,
Andrenæ Clarkella Kb. afiinis, differt præcipue abdominis punctuatione,
dein capite et abdomine dense nigro-pilosis, thoracis dorso, pedibus abdo-
minisque segmento primo, pilis ferrugineo-fulvis ornatis. Mars (an ?)
segmentis abdominalibus longitudinaliter striatis.
Q. Noire, luisante. Tête noire, quelques poils du labre et des joues
d’un marron obscur. Antennes noires, légèrement jaunes à la partie infé-
rieure des derniers articles. Thorax noir, couvert de poils ferrugineux et
denses sur le dos, plus longs sur les côlés et au métathorax. Abdomen
d’un noir luisant en dessus et en dessous, couvert de longs poils noirs,
avec une fascie ferrugineuse au bord apical du premier segment, les
bords des segments suivants de couleur poix et couverts de poils noirs
mêlés d’autres poils d’un brun ferrugineux. Pattes antérieures et inter-
médiaires noires, avec les articles des tarses d’un noir ferrugineux ; cuisses
postérieures couvertes de longs poils fauves; les tibias et les tarses noi-
âtres. Aïles hyalines, nervures testacées, écaillettes noires. Chaperon
visiblement ponctué partout ; segments de l'abdomen (rès finement ponc-
tués en dessus et en dessous.
& (?). Noir. Antennes plus longues que dans la femelle, deuxième
>
T'rois nouvelles espèces d’Apiares. 205
article du funicule environ de moïilié plus long que le troisième. Ghape-
ron, thorax, palles et abdomen couverts de longs poils blanchâtres ;
quelques poils noirs le long des yeux. Tarses ferrugineux. Ailes hyalines,
nervures testacées. Segments de l’abdomen noirs, luisants, sans ponctua-
tion, les bords couleur de poix. La base des segments 2 à 5 est rayée ou
sillonnée longitudinalement et couverte de courts poils noirs.
Nouvelle espèce, voisine d’Andrena Clarkella Kirby (op. cit.), dont elle
diffère par la tête noire, le thorax densément ferrugineux au dos, l’abdo-
men d’un noir luisant, finement ponctué, avec le premier segment pourvu
d’une fascie de poils ferrugineux, les cuisses et les tibias postérieurs
ornés de longs poils fauves; le corps du mâle hérissé de longs poils
blanchâtres, avec les segments abdominaux 2 à 5 sillonnés longitudina-
lement à la base,
Les deux sexes trouvés en mars et avril à San-Ilario à Colombaia et
à Poggiona-des-Giogoli, près de Florence, dans les bois et les champs,
sur les fleurs du Bellis perennis et Au Brassica rapa.
Genre Kormada Fabr. (1775).
3, N. PicciOLrANA, n. sp. (PI. 7, n° ILE, fig, 3, abdomen.)
©. Nigro-flavoque rubida; capite profunde punctato-rugoso, albido-
piloso; clypeo, labro et puncto supra clypeo, orbitis totis, mandibulis
(apice exæcepto nigro), antennis (scapo superne nigro-maculato et flagellé
articulis 59-11° supra fuscescentibus) læte rufis: antennarum articulo
terlio quarto superne æquali, subtus distincte breviore; labro denticulo
minuto prædito. Thorace nigro, pilis albidis lateribus hirto, parte antica
(pro-, mesothorace et mesopleuris), postica (metathorace et metapleuris)
profundiler rugoso-punctatrs ; pronott lineola, callis humeralibus, tegulis
alarum, mesopleuris macula magna sub alis, lineis quatuor in mesonoto
(éntermediis plerumque obsoletis), scutelli tuberculis ct postscutello rufis.
Abdomine læte rufo; segmenti primi basi nigra, segmentis 20, 3°, 4°
5°que maculis seplem flavis ornatis, duabus in secundo ovalibus, duabus
in «ngulo basali tertii linearibus, duabus lriangularibus in dorso quarti
alteraque magna ümpari in segmenti quinti dorso. Valvoula anali dorsali
rubra, leviter punclulata, limbo nigro-elevato, Alis sat fumatis, in disco
20! P. MAGRETTI.
hyalinis, cellula cubitali tertia superne valde angustata, vena ordinaria
fere interstitiali. Pedibus rufis, femoribus totis inferne nigro-maculatis,
tibiis posticis latere interno nigro-fasciatis, apice pin tribus fuscis
munilis. — Long. 8 mill.
Nomadæ rhenana Moraw. affinis, differt præcipue flagelli articulo
secundo tertio distincte breviore, in N. rhenana æquali. Valde affinis etiam
N. Radoszkowskyi Schmied. én litt. est, quæ mandibulis ante apicem dis-
tincte dentatis optime distinguenda est.
£. De grandeur moyenne et de couleur noire, rouge et jaune. Tête noire,
couverte de rares poils blanchâtres; labre, chaperon, orbites antérieurs
et postérieurs, un point à la base de la crête interantennaire, antennes
(excepté la partie supérieure noirâtre du scape et des articles 5 à 11 du
funicule), de couleur rouge foncé. Thorax noir, avec une ligne au pro-
thorax étroite et rétrécie au milieu, deux grandes taches aux côtés du
thorax, sous les ailes ; écusson et postécusson, quatre lignes au mésothorax,
deux près des écaillettes alaires et deux plus courtes, et pas toujours
visibles, sur le dos, de couleur rouge foncé; écailletites et point calleux
d’un rouge orangé. Abdomen rouge vermillon, avec la base des premier
et quatrième segments noire, orné de sept taches jaunes, dont deux plus
grandes et ovales sur le deuxième segment, deux linéaires aux angles
basilaires du troisième, deux triangulaires sur le dos du quatrième et
une, en forme de quadrilatère, sur le cinquième segment, qui est aussi
cilié de poils argentés à son extrémité. Segment anal rouge, couvert de
poils bruns ; valve dorsale ponctuée, avec le bord relevé noir. Ventre
rouge en entier, sauf une petite tache noire à la base, Aïles densément
enfumées, hyalines sur la partie discoïdale, couvertes de poils rougeûtres
très fins. Pattes rouges, avec la base de toutes les cuisses et la partie
interne des tibias postérieurs noires ; les extrémités des tibias postérieurs
avec trois épines courtes, brunes. Chaperon muni d’une petite dent au
milieu. Tête et partie antérieure du thorax profondément poncluées ;
aire du métathorax finement striée, avec deux petits points latéraux
rouges ; les parties postérieures visiblement ponctuées.
Nouvelle espèce, très voisine de N. rhenana Morawitz (Beitr. zur Bie-
nenfauna Deutsch., 1872, p. 382, n° 54), dont elle diffère principalement
par le troisième article des antennes qui est plus court que le quatrième,
tandis que, dans la N. rhenana, ces deux articles sont de même lon-
gueur.
l'rois nouvelles espèces d’Apiaires. 205
Elle est aussi très voisine de N. Radoszkowskyi Schmiedkt. (in litt.),
mais est facilement reconnaissable en ce qu’elle n’a pas, comme elle, une
dent devant le bout des mandibules.
Dédiée à M. Ferdinand Piccioli, qui l’a recueillie au mois d’avri dans
les bois des Cascine, près de Florence.
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE 7, n° III.
Fig. 1. Andrena Schmiedeknechtr, n. sp., $. Abdomen grossi du double.
Aa Id id. Antenne droite grossie.
AL NI: id. Longueur naturelle de l’in-
secte.
2. Andrena florentina, n. sp., $. Abdomen grossi du double,
24 Id. id. d. Abdomen grossi du double.
2b. Id id. Autenne gauche de la femelle nota-
blement grossie.
dc: id. Antenne droite du mâle notablement
grossie,
2IG Pl li id, Longueur naturelle de l’insecte fe-
melle.
ce I id. Longueur naturelle de l’insecte mâle,
3. Nomada Piccioliana, n, Sp., $. Abdomen grossi deux fois et
demie,
8a. Id. id, Antenne droite notablement
grossie.
3b, Id. id. Tibia de la palte gauche posté-
rieure grossi.
6 (1 R id, Longueur naturelle de l’insecte.
ER —— ——
DESCRIPTION
D’UNE
Tenthrédine inédite de la faune de Sarepta
Par M. Eomonp ANDRÉ, de Reaune.
(Séance du 25 Juillet 1883.)
ALLANTUS ATRATUS, N. Sp. — Aer; mandibulis apice obscure ferrugi-
neis ; femoribus et tibiis anticis externe luteis ; alis hyalino-griseis,
stigmate piceo, basi brunneo ; unguiculis apice ferrugineis. — &, — Long.
9 mill.; exp. alarum, 17 mill.
Sarepta in Russia mieridionali, a Domino Al Becker lecto el misso.
d. Tête rugueusement ponctuée, mate, très concave en arrière, cou-
verte d’une courte pubescence fauve; épistome fortement et circulaire-
ment échancré. Thorax mat, plus finement ponctué ainsi que les écail-
lettes, avec la même pübescence encore plus courte. Cenchri grands, à
peine jaunâtres. Abdomen luisant, presque glabre, couvert d’une ponc-
tualion excessivement fine, peu visible. Corps entièrement noir. Mandi-
bules d’un ferrugineux sombre sur leur moitié apicale, avec l'extrême
pointe noire. Pattes antérieures ornées d’une tache d’un jaune clair au
côté externe des cuisses, n’atteignant pas leur base; et le même côté des
tibias d’un jaune un peu plus rougeâtre. Tous les ongles noirs à leur base,
avec la plus grande partie d’un ferrugineux clair. Ailes un peu grisàtres ;
nervures noires, brunâtres vers la base de l’aile ; nervure costale légère-
ment rougeâtre ; sligma de même couleur plus claire, avec une tache d’un
jaune un peu brunûtre à la base.
Cel insecte se distingue très facilement des autres espèces foncées
d’Allantus par l'abdomen entièrement noir, la leinte toute différente de
ses ailes el sa ponctuation spéciale.
Il est regreltable que je ne puisse décrire ici qu’un seul sexe de celte
curieuse espèce.
Ann. Soc. ent. Fr. — Octobre 1883.
Groupe des CYDNIDES
10e PARTIE (1).
Par M. Victor SIGNORET, Membre honoraire.
(Séance du 22 Novembre 1882.)
Genre GEOTOMUS (suite et fin),
Annales 1883, pl. 4, 5 et 9 (Cydnides, pl. XIX à XXI).
äl. GEOTOMUS PENSYLVANICUS Sign, — Melanæthus picinus Uhler,
Bull, Un. Stat. Geol. and, Geogr. Surv. (1877), 8914, 2.
Annales 1883, pl. 4 (Gydnides, pl. XIX), fig. 169.
États-Unis, Pensylvanie; type. — Long. 3 4/2 mill., larg. 2 mill. (Goll.
Ulhler.)
Ovalaire, d’un brun foncé, les pattes, le rostre, les antennes d’un brun
jaune, les tarses jaunes.
Tête plus large que longue, arrondie en avant, le lobe médian aussi
long que les latéraux, les sutures s'étendant au delà de la base des yeux,
les ocelles très près de ceux-ci. Vertex presque lisse, à peine striolé.
Antennes avec le deuxième article presque égal au troisième. Rostre
atteignant les coxis intermédiaires. Prothorax fortement ponctué sur les
côlés et sur le sillon transverse; disque antérieur plus convexe et lisse.
Écusson arrondi au sommet, assez fortement ponctué sur le disque.
Élytres fortement ponctuées à la base, moins sur la corie, finement dans
l’espace marginal, qui est beaucoup plus étroit que dans l'espèce précé-
dente (robuslus); côle marginale plus forte et visible jusqu’à l’extrémité ;
membrane d’un blanc hyalin. Abdomen lisse, un peu ponctué autour des
stigmates. Mésosternum mal dans l’espace lriangulaire près des hanches,
(1) Voir tre à 9° partie, Annales 1881, 1882 et 1383, p. 33.
Ann. Soc. ent. Fr. — Octobre 1883,
208 V. SIGNORET. (202)
lisse dans l’autre portion, avec quelques stries et un ou deux points.
Métasternum mat autour du canal ostiolaire, lisse dans la plus grande
parlie externe, avec des stries el de larges points vers l’espace mat. Canal
ostiolaire confondu avec la suture, très sinueux et offrant en dessous une
forte dilatation vésiculaire sans ouverture osliolaire visible.
92. GEOTOMUS PARVULUS Signoret. — Melanæthus elongatus Uh1.,
Geol. Surv., 1872, 14; id., 14876, 14, et 1877, 393.
Annales 1883, pl. 4 (Cydnides, pl. XIX), fig. 170.
Californie. — Long. 3 1/2 mill., larg. 2 mill. (Coll. Uhler et coll.
Signoret.)
Ovalaire, mais plus allongé, plus parallèle sur les côtés que l'espèce
précédente, d’un brun noirâtre, avec les antennes, le rostre et les paltes
moins brun foncé, les iarses et le premier article des antennes jaunes.
Tête arrondie en avant, le lobe médian aussi long que les latéraux.
Vertex ponctué. Antennes avec le deuxième article plutôt plus court que
le troisième. Rostre n’atleignant que le milieu des hanches intermé-
diaires. Prothorax très ponctué sur les côtés, sur la ligne transverse et
derrière l’échancrure antérieure. Élytres très ponctuées à la base et dans
l’espace marginal, un peu moins sur la corie, la côte à peine sentie. Mem-
brane d’un blanc hyalin. Abdomen lisse, finement striolé et ponctué sur
les côlés latéraux. Mésosternum, mélasternum et canal ostiolaire comme
dans robustus Uhl., l’espace lisse du premier faiblement ponctué dans
l’angle externe, le post-métasternum ponctué près des hanches.
33. GEOTOMUS (MELANÆTHUS) CRENATUS, SP. NOVe
Annales 1883, pl. 4 (Cydnides, pl. XIX), fig. 471.
Mexique, — Long. 3 1/2 mill., larg. 4 3/4 mill. (Coll. Lethierry.)
Brun noirâtre, en ovale allongé, parallèle sur les côtés, très finement
ponctué sur toute la surface, |
Tête arrondie, ne présentant que les cils du vertex, les bords glabres,
rebordés ; lobe médian étranglé au niveau des yeux, les sutures prolon-
gées jusqu’au niveau des ocelles, plus étroit en avant, irès ponclué, ainsi
que le vertex. Ocelles plus rapprochés des yeux que de la ligne médiane.
(205) Groupe des Cydnides, 209
Yeux sans épine à la base. Rositre emboîlé à la base dans des carènes
rostrales très élevées cachant entièrement les deux tiers du premier
article. Prothorax très ponctué sur toute sa surface, exceplé deux
bandes étroites partant de l’espace entre les deux points piligères sous-
oculaires et se dirigeant par une courbe l'une vers l’autre vers la ligne
médiane, mais sans se réunir. Écusson assez long, arrondi au sommel et
très ponclué sur son disque, excepté aux angles basilaires qui forment
un petit relief lisse. Élytres sans côte marginale rebordée, mais presque
tranchantes, la corie moins ponctuée que le reste. Membrane ne dépas-
sant pas l’abdomen; celui-ci présentant au sommet de chaque segment
une crénelure assez forte, le milieu des segments lisse, fortement strié et
ponctué sur les côtés. Plaque male du mésosternum n’occupant que
l’angle interne près de la hanche, la surface lisse plus grande et ponc-
tuée, celle du mélasternum n’occupant que l’espace en dessous du canal
ostiolaire, la surface lisse ponctuée près de la terminaison de la partie
mate. Canal ostiolaire très long, confondu avec la suture et terminé en
dessous par une tubérosité convexe comme dans le Geot. pensylvanicus.
Cette espèce, très remarquable, ne peut se confondre, par les caractères
énoncés, avec aucune autre, el vient se ranger lout naturellement près des
trois précédentes par la forme toute particulière de l’ostiole.
34. GEOTOMUS (GYDNUS) SPINOLAI Sign., Ann. Soc. ent. Fr. (1863), 545,
pl. 12, fig. 12. — Melanætlhus Spinolai Uhl., Bull. Un. St, Geol.
Surv. (1877), 392, 3.
Annales 1883, pl. 4 (Cydnides, pl. XIX), fig. 472.
Chili et Cuba. — Long. 2 1/2 à 3 mill. (Coll. Uhler et de la nôtre);
Mexique (coll. du Mus. imp. de Berlin.)
D'une forme ovalaire allongée, subparallèle sur les côtés ; d’un brun
noirâtre, les antennes et le rostre jaunâtres, les tarses jaunes; très fine-
ment ponctué sur la têle, le prothorax, l’écusson et le sommet de la
corie, plus fortement sur les séries ponctuées de la suture cubitale, du
cubitus et sur les radiales; dans l’espace marginal une seule ligne de
points très forts, la côte marginale lisse, à peine rebordée. |
Têle arrondie en avant, le lobe médian un peu plus long que les laté-
aux ; ne présentant que les cils naissants des points piligères du vertex
el ceux naissants à la base du rostre, Antennes avec le deuxième article
(1883) 1° partie, 14.
219 V. SIGNORET. (20/4)
plus court que le troisième. Rostre atteignant le sommet des coxis. Écus-
son avec le sommet acuminé, très finement ponctué sur le disque. Élytres
fortement ponctuées sur les séries et dans l’espace marginal, où il n’y a
qu’une ligne ponctuée. Membrane hyaline, dépassant le sommet de rab-
domen; celui-ci lisse, mais cependant avec une ponctuation discrèle,
visible avec un fort grossissement, Plaque mésosternale petite, n’occupant
que l’angle inférieur entre la hanche et la suture, l’espace lisse très grand,
strié et ponctué ; plaque mésosternale à peine striée, avec l’espace latéral
strié longitudinalement et fortement ponclué, ainsi que le post-métaster-
num, dont la suture est crénelée, Canal ostiolaire atteignant le milieu
du métasternum et finissant par un lobe très grand et arrondi, entourant
l'ouverture ostiolaire.
Cette espèce se distingue de toutes ses voisines par la tête ne présen-
tant pas de cils sur les bords des lobes latéraux ou médian, et par une
ligne de forts points dans l’espace marginal au lieu de points disséminés
que l’on observe dans toutes les espèces. Ce seul caractère suffit pour la
bien distinguer. |
M. Distant, dans sa Biologie du centre de l'Amérique, indique un Cydnus
mexicanus qui pourrait bien être une des trois espèces ci-dessus, mais
nous n’en connaissons pas le type.
85. GEOTOMUS (MELANÆTHUS) RADIALIS, SD. NOV.
Annales 1883, pl. 5 (Cydnides, pl. XX), fig. 178.
Cap de Bonne-Espérance. — Long. $ 4 3/4 mill., larg. 2/3 mill. (Mus.
imp. de Berlin.)
D'un brun marron clair, d’une forme allongée, subparallèle, ponctué,
impressionné sur le disque antérieur du prothorax.
Tête subarrondie; faiblement striée en avant; les antennes présentant
le second article plus long que le troisième. Prothorax à peine ponctué
sur la ligne transverse et sur les côtés, offrant sur le disque antérieur
une impression avec deux fossettes faibles. — Nous ne savons que penser
de cette impression qui, étant assez généralement le caractère des mâles,
nous semble cependant être due à une dépression artificielle. — Écusson
très long, acuminé, fortement et discrètement ponctué sur le disque,
(205) Groupe des Cydnides. 24
avec une ligne de points sur les côtés, Élytres fortement poncluées à la
base, moins sur la corie et l’espace marginal. Plaques mates très élen-
dues et faiblement striées, les espaces lisses fortement ponctués. Canal
ostiolaire dépassant le milieu du métasternum et terminé par un fort lobe
arrondi, l’ostiole invisible, Abdomen fortement ponctué et strié sur les
cÔLés.
Un caractère particulier à cette espèce est la présence des radiales qui
ne se détachent de la côte que vers le quart de la parlie basilaire, la sui-
vant jusque là. Pas de point piligère.
36. GEOTOMUS (MELANÆTEUS) UHLERI, Sp. NOV
Annales 14883, pl. 5 (Cydnides, pl XX), fig 174.
Amérique du Nord. — Long. 3 mill., larg. 4 1/2 mill. (Mus. de Vienne.)
Gelte espèce est très voisine de M. Spinolai Signoret et de M. par-
vulus, mais elle se distingue de suite des deux par sa ponctuation
générale plus abondante sur la tête et le prothorax, où il n’y a que
deux très petits espaces lisses sur le disque antérieur; l’écusson,
excepté les angles basilaires, et les élytres qui n’offrent qu’un seul point
piligère sur la eôle marginale et des points disséminés dans l’espace
marginal. Le second artiele des antennes est un peu plus court que le
troisième ou presque égal. Le canal ostiolaire, long, finit par un lobe
arrondi lisse, comme dans le Geot. punctulatus. Plaques mates petites, la
mésosternale n’occupant que la moitié interne entre la hanche et la
suture, l’autre portion lisse et avec quelques forts points, la plaque méla-
sternale ne dépassant pas le sommet du canal ostiolaire, la portion lisse
ponctuée, les segments abdominaux striolés-ponctués sur les côlés.
97. GEOTOMUS (MELANÆTHUS) SCHÆFFERII, SP. NOV,
Annales 1883, pl. 5 (Cydnides, pl. XX), fig. 175.
Sennaar. — Long. 3 4/2 mill., larg. 2 mill. (Mus. imp. de Berlin.)
. Gelte espèce, par son étroitesse, vient se placer tout près de proximus
et de l’elongatus H.-Sch., mais elle se distingue de suite de ces espèces
212 V. SIGNORET. (206)
par la grandeur des plaques mates qui occupent presque entièrement
l'espace des méso- et métasternum, ne laissant qu’un très pelit rebord
lisse et non ponctué près des bords latéraux ; ces grandes plaques sont
uniformément mates, sans siries ni poncluation, ce qui ne se rencontre
dans aucune autre espèce. Le canal ostiolaire atteint le milieu du méta-
siernum et se termine en lobe arrondi en forme de boucle, l’ostiole au
milieu. L’abdomen est strié de lignes sinueuses non poncluées.
D'une forme moins parallèle que l’elongatus, plus subarrondie ; d’un
brun noirâtre. « |
Tête arrondie, lisse, les sillons à peine visibles. Deuxième article des
antennes de même grandeur que le troisième. Prothorax convexe, très
finement ponctué sur la ligne transverse, le long des bords latéraux vers
les angles antérieurs. Écusson avec une ligne latérale de points et une
ponctuation plus forte sur le disque, la base lisse. Élytres faiblement
ponctuées sur la corie, l’espace marginal imponctué, un seul point
piligère à la côte et encore peu marqué. Le reste comme dans les autres
Cydnides.
58. Georomus (MELANÆTHUS Uhl.) ELONGATUS H.-Schäff., Wantz., L V,
(1839), 96, fig. 546. — oblongus Ramb., Faun. And. (1841),
145, 7. — Fieb., Eur. Hem. (1861), 364, 5. — Muls. et Rey
(1866), 35 et 38, 2. — Puton, Pentatomides.
Annales 1883, pl. 5 (Cydnides, pl. XX), fig. 176.
Europe, Asie et Afrique. — Long. 4 mill., larg. 2 1/4 mill.
Corps obiong, allongé, parallèle sur les côtés, d’un brun noir, la corie
un peu plus claire, le rostre, les antennes et les pattes d’un brun jaune,
les Larses jaunes; ponctué sur la têle, le disque postérieur et les côlés
du prothorax, l’écusson, moins les angles basilaires, et les élytres.
Tête arrondie en avant; lobe médian aussi long que les latéraux et
offrant deux cils à l'extrémité, ceux-ci en ayant quatre ou cinq. Antennes
avec le deuxième article égalant le troisième, les quatrième et cinquième
les plus longs. Rostre atteignant la base des hanches intermédiaires. Pro-
thorax légèrement impressionné, le disque postérieur ponctué ainsi que les
bords latéraux et le derrière de l’échancrure antérieure ; sur les côlés, sept
(207) Groupe des Cydnides. 213
ou huit points piligères. Écusson long, ponctué, anguleux à l'extrémité,
offrant une impression longitudinale, les angles basilaires lisses. Élytres
ponctuées, un seul point piligère sur la côte marginale. Membrane d’un
blanc hyalin. Abdomen noir, lisse au milieu, les côtés ponctués.
Plaque mésosternale s'étendant jusqu’au bord latéral, la plaque méta-
sternale séparée de la portion lisse, qui offre deux séries de points, par
une ligne presque droite, concave en haut, convexe en bas. Canal ostio-
laire fortement chagriné, étroit à la base, très large au sommet, qui forme
un lobe très arrondi présentant en arrière une forte excavation dans
laquelle est caché l’ostiole.
99. GEOTOMUS GRACILIPES, SP. nov.
Annales 14883, pl. 5 (Cydnides, pl. XX), fig. 177.
Adelaïde. — Long. 6 mill., larg. 2 1/2 mill. (Mus. de Leyde.)
Ovalaire allongé, d’un brun noirâtre, ruguleux sur le vertex, faible-
ment ponctué en travers du prothorax, avec une impression assez forte
sur les côtés près du point piligère, fortement et parcimonieusement
ponctué sur le disque de l’écusson, avec une ligne latérale de points ;
élytres fortement ponctuées sur la corie.
Tête longue, avec les lobes latéraux arrondis et dépassant le lobe
médian, celui-ci échancré sur les côtés, laissant apparaître la ligule et
l'extrémité des deux carènes rostrales, le tout confondu ensemble de
manière qu’en définitif le lobe médian paraît plus long que les latéraux.
Antennes longues, avec le troisième article le plus court. Rostre long,
atteignant les pattes intermédiaires ; canal rostral avec les carènes très
développées; second article très long, le troisième un peu moins, et le
quatrième la moitié du précédent. Prothorax très échancré en avant,
arrondi sur les côtés, un à trois points piligères sur le rebord même.
Écusson avec l'extrémité très longue, subparallèle, angulairement arron-
die, largement et discrètement ponctué sur le disque. Corie très
longue, la membrane d’un blanc hyalin, les nervures presque invi-
sibles. Pattes gréles, faiblement spinuleuses, les tibias antérieurs à
peine dilatés. Abdomen très ruguleux, ponctué latéralement, le milieu
lisse. Méso- et méta-épisternum ruguleusement ponctués, les plaques
males très courles, dépassant à peine, pour l’inférieure, le canal ostio-
24/ V. SIGNORET. (208)
laire; celui-ci s'étendant jusqu’au milieu de l’épisternum et présentant à
son extrémité intérieure une espèce de pavillon en forme de champignon
arrondi.
Nous ne savons dans quel genre placer cette espèce intéressante, et nous
ne croyons pas cependant devoir créer un genre pour elle. Par le peu de
points piligères de la tête et du prothorax, ce serail un Macroscytus ; mais
la convexilé assez grande et la ponctuation de la corie nous porte à en
faire un Geotomus, dont il se rapproche aussi par la forme de l’ostiole.
La forme particulière de l'extrémité de l’écusson très prolongée dis-
tingue facilement cette espèce de toutes les autres, mais ce caractère ne
paraît pas suffisant pour la création d’un genre
L0. GEOTOMUS (MELANÆTHUS) BREWERI, SP. nov.
Annales 1883, pl. 5 (Cydnides, pl. XX), fig. 178.
Albany, West-Australie (Brewer). —Long. 4 1/2 mill.; larg. 2 4/4 mill.
(Coll. Buch. White.)
Gelte espèce se rapproche beaucoup du G. punctatissimus, mais en
diffère par une forme plus ovalaire, plus large en avant à la base du pro-
thorax, par un espace lisse, transverse, sur le disque antérieur de ce
dernier, et surtout par le deuxième article des antennes plus long que le
troisième,
D'une forme ovalaire, d’un brun noirâtre, le rostre et les antennes
bruns, les tarses jaunes.
Tête arrondie, le lobe médian aussi long que les latéraux, plus large
au milieu qu’au bord même. Vertex ponctué, n’offrant que les quatre
points piligères de chaque côté, sans cils le long du bord. Yeux forts.
Ocelles plus rapprochés de ceux-ci que de la ligne médiane. Rostre altei-
gnant le sommet des hanches intermédiaires. Antennes avec le deuxième
article plus long, de près de moitié, que le troisième. Prothorax très
oblique sur les côtés, très finement ponctué, excepté un espace lisse sur
le disque antérieur ; sur la ligne médiane de cet espace, des points très
obsolètes ; bords latéraux avec sept ou huit cils. Écusson très finement
ponctué, excepté aux angles basilaires, l’extrémité angulairement arron-
die, Éiytres finement ponctuées, plus fortement à la base et le long des
(209) Groupe des Cyÿdnides. 215
séries, plus obsolètément sur la corie, la côte sans points piligères. Au
sommet de la corie on voit comme le vestige d’un commencement de
nervure indiqué par une ligne élevée, que nous n’avons remarqué que
très rarement et principalement dans le genre Adrisa. Membrane enfumée,
avec les nervures plus claires. Abdomen ponctué sur les côtés, lisse au
milieu, les sutures, surtout les premières, crénelées. Plaques à peine
striées, celle du mésosternum n’occupant que la moitié de l’espace, arrondie
en avant et finement en pointe sur la suture, l’espace lisse fortement
ponctué, la plaque mate du métasternum séparée de l’espace lisse latéral,
à peine ponctué, par une ligne sinueuse, faiblement concave à la suture
et fortement arrondie, convexe, vers la fausse suture, le post-métasternum
avec quelques points longs près de la hanche. Canal ostiolaire terminé
par un large lobe arrondi en forme de cornet, comme dans le Geot. punc-
tatissinus.
LA. GEOTOMUS (MELANÆTHUS) STRIIVENTRIS, SP. nov.
Annales 1883, pl 5 (Cydnides, pl. XX), fig. 179.
Dagang. — Long. 3 8/4 mill., larg. 2 4/4 mill. (Mus. de Vienne.)
_Ovale allongé, d’un brun marron, peu cilié et peu ponctué.
Tête arrondie, avec les deux points pilifères sur les lobes latéraux, uñ
près de l'œil, l’autre au milieu, entre ce dernier et le lobe médian. Vertex
finement strié et ponctué. Antennes avec le deuxième article plus court
que le iroisième. Rostre atteignant le sommet des hanches internes. Pro-
thorax presque lisse, quelques points au delà de la suture médiane et sur
les côtés, cinq cils sur les bords latéraux. Écusson long, ponctué, le som-
met anguleux. Élytres ponctuées, aveë un seul point pilifère. Membrane
d’un jaune blanc hyalin, Abdomen lisse au milieu, finement striolé sur
les côtés, le sommet des segments ponctué, les épisternums presque
entièrement mats, avec un espace lisse le long de la suture mésosternale ;
portion lisse du métasternum ponctuée. Le canal ostiolaire atteint la
moitié de l’épisternum et finit par une espèce de lobe allongé, étroit, et
en forme de cornet.
Il est probable que nous décrivons une espèce déjà indiquée ; maïs,
parmi les nombreux individus décrits, il nous est impossible de recon-
naître les espèces sans type à l'appui, et nous sommes obligé de passer
outre, faute de caractères essentiels indiqués, ainsi Ælh. pygmaæus, apt-
216 V. SIGNORET, (210)
calis Dall., nepalensis Hope, cyrtomenoides Dohrn, minutus Motsch.
Quant à celle que nous avons en vue ici, elle se distinguera facilement
de toutes les voisines par le canal ostiolaire (fig. 179) ne ressemblant à
aucun autre, et par l'abdomen dont les segments sont striolés longitudi-
nalement sur les côtés, par les deux points pilifères des lobes latéraux
de la tête et par un seul sur la côte marginale des élytres (oublié sur la
figure).
h2. GEOTOMUS (MELANÆTHUS) PUNCTATISSIMUS, Sp. NOV.
Annales 1883, pl. 5 (Gydnides, pl. XX), fig. 180.
Sitka. — Long. 3 mill., larg. 1 1/2 mill. (Musée de Vienne.)
Ovalaire allongé, noir, très ponctué, à peine pubescent, ressemble,
comme forme et aspect, à l'Ochetostethus nanus (cadruthus Amyot), mais
en diffère par les caractères génériques.
Tête longue, réfléchie à l’extrême bord, très ponctuée, très peu ciliée,
ne présentant que les cils fondamentaux du groupe des Gydnides : quatre
sur le vertex et quatre en dessous du rebord, deux de chaque côté de la
carène roslrale. Ocelles très petits, à peine visibles. Antennes avec le
deuxième article un peu plus petit que le troisième. Rostre atteignant les
hanches intermédiaires. Prothorax très ponctué, avec deux espaces lisses
très petits sur le disque antérieur, en dessous des points pilifères antérieurs
internes; le bord postérieur est lisse. Nous ne pouvons dire s’il existe des
cils sur les bords latéraux.
L3. GEOTOMUS (ALONIPS) RUGOSULUS, Sp. nov.
Annales 1883, pl. 5 (Gydnides, pl. XX), fig. 481.
Old-Calabar. — Long. ® 4 mill., larg. 2 mill. (De notre collection.)
Cette espèce est très voisine du G. elongatus H.-S., dont il diffère essen-
tiellement par l’absence ici des plaques mates méso- et métasternales, le
canal ostiolaire se détachant sur une surface rugueuse et brillante.
Ovalaire allongé, d’un brun noirâtre, les pattes brunes, le rostre et les
tarses jaunes, les antennes brunes à la base, les quatrième et cinquième
articles jaunes.
(211) Groupe des Cydnides. 917
Tête arrondie, rebordée, à peine ciliée. Vertex très fortement strié et
ponctué. Ocelles sous la ligne basilaire des yeux. Antennes avec le
deuxième article plus long que le troisième. Rostre atteignant le sommet
des hanches intermédiaires. Carènes rostrales très développées, le premier
article du rostre fortement enfoncé entre elles. Prothorax à peine ponclué
sur la ligne transverse, plus fortement autour des points piligères et en
dessous le long des bords latéraux ; ceux-ci faiblement ciliés, le bord pos-
térieur lisse, l’antérieur à peine ponctué derrière l’échancrure. Écusson
fortement ponctué, sur la ligne médiane les points sont presque con-
fluents, l’extrémité étroitement arrondie. Élytres très ponctuées, plus
fortement à la base et le long des nervures, l’espace marginal très étroit,
offrant une ligne de points le long de la côte marginale et de la radiale
externe, le milieu lisse, la membrane d’un blanc hyalin, dépassant à peine
Pabdomen; celui-ci lisse au milieu, très ponctué sur les côtés, presque
rugueux. Méso- et métasternum sans plaques mates, le premier très lisse,
brillant, le second fortement ponctué, surtout près du canal ostiolaire ;
celui-ci terminé par un lobe arrondi, aplali.
Comme forme générale de l’insecte, se rapporter à la figure 176 du
G. elongatus, et plutôt plus étroit encore.
hh. GEOTOMUS (ALONIPS) OBSOLETUS Sign. — Alonips obsoletus Sign.,
Ann. del Mus. civ. di St. nat. di Gen. (1881), 653.
Annales 14883, pl. 5 (Cydnides, pl. XX), fig. 182.
Australie. — Long. 3 mill., larg. 4 2/3 mill, (Mus. civ. de Gênes.)
Noir, ovalaire, allongé, ressemble beaucoup à G. oceanicus, maïs bien
. » ll
moins ponctué.
Tête ärrondie, transversale, à peine ciliée, presque lisse. Rostre attei-
gnant les hanches intermédiaires ; deuxième article des antennes égalant
le troisième, le cinquième le plus long. Prothorax à peine ponctué sur
les côtés antérieurs et l’impression transverse dont le milieu est lisse.
Écusson et élytres discrètement, mais fortement ponctués, ces dernières
sans point piligère sur la côte marginale; l'abdomen débordant les élytres,
fortement ponclué latéralement, lisse au milieu. Une petile plaque
mate triangulaire à l’angle interne du mésosternum, avec de larges points
plus où moins confluents sur les portions lisses du méso- et du mélaster-
218 V. SIGNORET (212)
num, Canal ostiolaire très court, atteignant à peine le tiers du métaster-
num et terminé par un lobe arrondi en forme de rein, avec l’échancrure
ostiolaire en dessous. Post-métasternum el hanches postérieures marqués
des mêmes gros points enfoncés comme les bords latéraux de l'abdomen,
mais plus allongés.
De même forme que le G. oceanicus, en diffère par la ponctuation beau-
coup moindre en dessus et plus forte en dessous, mais surtout par l’ab-
sence de plaques mates sur le métasternum.
5. GEOTOMUS (ALONIPS) PILITYLUS Sign. — Alonips pilitylus Sign,
Ann. Mus. civ, St, nat, Gen. (1881), 654.
Annales 1883, pl. 5 (Gydnides, pl. XX), fig. 183.
Australie. — Long. 4 4/2 mill., larg. 2 4/2 mill. (Mus. civ. de Gênes ;
coll. Signoret et coll. Scott, de Londres.)
Noir, oblong ovalaire, les antennes, le rostre et les tarses plus pâles ;
ponctué.
Tête large, sillonnée et ponctuée, le lobe médian offrant deux cils longs
à l'extrémité et qu’il ne faut pas confondre avec les cils naissants en des-
sous de la tête, de chaque côté du rostre, dans tous les Gydnides:; de
chaque côté les lobes latéraux présentent cinq ou six cils. Antennes avec le
second article plus long que le troisième, celui-ci le plus court. Rostre
atteignant le milieu de l'insertion des pattes intermédiaires. Pronotum
plus étroit, plus convexe en avant, presque lisse, faiblément ponclué en
travers au delà du sillon transverse à peine indiqué dans cette espèce, el
sur les côtés, ceux-ci ciliés. Écusson très long, angulairement arrondi à
l'extrémité qui est sillonnée ; finement et densément ponctué, avec les
angles basilaires lisses. Élytres avec la corie très grande, occupant les
quatre cinquièmes de l'étendue, finement ponctuées sur le disque; côle
marginale avec quatre points pilifères. Abdomen et épisternum fortement
ponclués; ceux-ci sans plaques mates, Canal ostiolaire court, très large-
ment arrondi à l'extrémité, avec l’ostiole central accompagné d’une por-
tion lisse non ponctuée,
Cette espèce viendrait se ranger près du Geotomus punctulatus, dont
elle diffère par l'absence des plaques mates des épisternums, et par ceux-ci
fortement ponclués.
(213) Groupe des Cydnides. 219
Très voisin de cette espèce Se trouve encore le G. céliatitylus, qui se
rapprocherait par la présence sur le lobe moyen de deux cils, mais qui
diffère du pélitylus par la présence des plaques mates épisternales et par
la ponctuation moins forte. Mais elle se rapproche encore plus du G. obso-
letus, dont elle s'éloigne par l'absence de cils, presque complète dans
celui-ci, et par l’extrémité de l’écusson plus arrondie dans pélitylus.
46. GEOTOMUS (ANOLIPS) ABDOMINALIS, SP. NOV.
Annales 1883, pl. 9 (Cydnides, pl. XXI), fig. 48/.
Indes. —Long. 3 1/2 mill., larg. 2 mill. (De notre collection et Mus.
imp. de Vienne, et dans celui de Buda-Pest sous le nom de flavitarsus.)
Ovalaire allongé, d’un brun de poix, avec les élytres plus claires.
Tête arrondie en avant, le lobe médian plus large au milieu qu’à l’ex-
trémité, aussi long que les latéraux et offrant deux cils au sommet, les
latéraux avec cinq cils au bord, le vertex finement ponctué, le second
article des antennes plus long que le troisième. Rostre atteignant le
niveau des hanches intermédiaires. Prothorax forlement impressionné en
avant derrière l’échancrure antérieure, et finement ponctué dans cet
espace ainsi que sur la ligne transverse et le long des bords latéraux : le
sillon transverse, nul au milieu, est très sensible sur les côtés en dessous
des points piligères; bords latéraux avec cinq cils. Écusson long, étroite-
ment arrondi à l’extrémité, finement ponctué sur son disque, les angles
basilaires lisses et très convexes. Élytres ponctuées, la corie plus dis-
crètement. Membrane légèrement enfumée, hyaline, dépassant l’abdo-
men ; celui-ci lisse au milieu, fortement ponctué sur les côtés. Méso- et
métasternum sans plaques mates et tous deux discrètement mais large-
ment ponciués. Canal ostiolaire large, court, et finissant par un large
auricule en cornet.
De même forme que lé précédent, en diffère par les cils du lobe
médian, ceux des lobes latéraux, et surtout par la forme du canal ostio-
laire.
47. GEOTOMUS ? NIGER, SP. nov.
Annales 1883, pl. 9 (Gydnides, pl. XXI), fig. 185.
Tasmanie. — Long. ® 4 1/2 mill., larg. 2 8/3 mill. au niveau de l’écus-
son. (Mus. de Bruxelles.)
290 V. SIGNORET. — Groupe des Cydnides. (214)
Ovalaire court, très ponctué sur l’écusson et les élytres, d’un noir de
poix, excepté les articulations des antennes et le rostre bruns, les tarses
jaunes. f
Tête le double plus large que longue, le lobe médian aussi long que
les latéraux. Vertex faiblement strié et ponctué, les bords ciliés, les deux
points piligères du sommet invisibles, ceux au-dessus des yeux seuls
visibles. Yeux à peine globuleux. Ocelles tout à fait invisibles. Rostre
atteignant le sommet des hanches intermédiaires, le deuxième article
aussi long que les deux derniers réunis. Antennes avec le deuxième
article égalant le troisième. Prothorax convexe, un peu aplati derrière
l’'échancrure ; pas d’impression transverse et à peine ponctué, très
finement le long des bords latéraux, ceux-ci avec sept ou huit points
ciliés. Écusson arrondi au sommet, très finement et abondamment ponc-
tué, excepté aux angles basilaires. Élytres très ponctuées, la côle margi-
nale peu accentuée, mais visible jusqu’au sommet de la corie. Membrane
d’un blanc jaunâtre, plus courte que l’abdomen; celui-ci très ponctué sur
les côtés, lisse au milieu, le quatrième segment très échancré au milieu.
Méso- et mélasternum sans plaques mates limitées, les deux fortement
ponctués. Canal ostiolaire finissant par un lobe arrondi, aplati, un peu en
forme de cornet; les portions lisses, ainsi qu’une partie du post-métaster-
num, fortement ponctuées.
Cette espèce, par laquelle nous terminons la description des espèces du
genre Geotomus, forme une anomalie parmi eux, et, si nous suivions
notre tableau servilement, nous devrions le mettre dans le genre. Chæro-
cydnus, où tout au moins en faire un genre nouveau, puisqu'elle ne
présente aucun ocelle visible; mais elle ne peut faire partie des Chæro-
cydnus, qui ne présentent que quatre articles aux antennes, tandis qu'ici
nous en trouvons cinq. Un autre caractère que nous signalerons est la
présence de plaques mates mais non limitées et se confondant sans ligne
de démarcalion avec les parties lisses. Tous ces caractères rendent cette
espèce bien distincte et facile à reconnaître de tous les autres Cydnides.
DIPTÈRES NOUVEAUX OÙ PEU CONNUS
21° PARTIE ({)
Par M. J.-M.-F. BIGOT.
XXXII
SYRPHIDI (1 partie).
(Séance du 13 Septembre 1882.) (2)
Le Groupe, ou Tribu des Syrphides (Syrphidi mihi), dont on ne saurait
récuser l’homogénéilé malgré les modifications considérables que subit
son Type général, ressemble à celui des Muscides (Tachinaires !), dont
cependant il se distingue par un faciès propre qui trompe rarement l'œil
de l’entomologiste; toutefois, lorsqu'il s’agit d’indiquer clairement celles
des particularités organiques à l’aide desquelles on voudrait le délimiter,
le choix devient très difficile.
En effet, une marque unique, de très médiocre apparence, peut seule
révéler le signalement cherché.
Cette marque, ce Caractère, consiste simplement dans l’existence d’une
nervure alaire, Ou, plus exactement, d’un rudiment de nervure, placé
diamétralement sur le trajet de l’une des transversales, ne se rattachant
visiblement à aucune autre, non plus qu’à la base, et n’atteignant pas le
bord. Mais, nonobstant son infimité, il se peut que ledit organe ait à
ouer un rôle important dans l’ensemble des conditions biologiques assi-
gnées à ces êtres essentiellement aériens ? Peut-être a-t-il pour mission
de renforcer l’aile en un point où s’exerce l'effort le plus considérable ?
Les Syrphides ont presque toutes la faculté de voler rapidement, de
planer même, pour ainsi dire indéfiniment.
(1) Voir 1r à 20° partie, n°’ I à XXXI, Annales 1874 à 1883.
(2) Travail revu par l'auteur et rendu à la Société le 15 juillet 1883.
Ann. Soc, eut. Fr. — Octobre 1883.
J,-M.-F, BIGOT.
12
2
i9
Un cerlain nombre (Ceria), présente des analogies avec les Conopsidi
(mihi et auct.), dont elles ne diffèrent que par la conformation des organes
buccaux et copulateurs.
Cette immense Tribu comprend, dès actuellement, un nombre de
genres considérable, dont j'ose tenter de dresser la liste synoptique
complète, sans essayer d'apprécier leur valeur propre et de rectifier les
synonymies, mon but actuel étant de faciliter les recherches en même
temps que les déterminations.
Pour ne pas donner au cadre de trop grandes dimensions, je l’ai scindé
en sept parties (que j'appelle des Curies, Curiæ), disposées suivant un
ordre propre à former un Tableau d’assemblage, et, pour rester dans les
justes limites d’un travail de cette nature, j’ai cherché la concision des
diagnoses, espérant qu'elles suffiraient, du moins pour la plupart, à faire
retrouver sans trop de peine le Genre et l'Espèce perdus au milieu de la
foule.
Je crois maintenant devoir reproduire les notes que j’ai prises au cou-
rant de mon travail, avec les observations qui se rattachent à divers Genres
et Espèces ci-dessous mentionnés.
Mon Helophilus luctuosus (Ann. Soc. ent. Fr., sér. 3, t. V, p. 296),
n'appartient certainement pas au genre Helophilus, chez lequel la pre-
mivre cellule de laile est manifestement pédiforme; ce n’est pas, non
plus, un Priomerus (Serville), (voir Les caractères assignés à ce dernier
genre par Macquart, Dipt., Suites à Buffon, et Dipt. Exot.), nonobstant
l'opinion du savant diptériste Philippi (Verhandl. k. k. z. b. Gesellsch.
Wien, XV, Bd., 1865, p. 739, etc.); cet auteur, en effet, ne paraît pas
tenir compte des nervures longitudinales 2° et 3° (Rond.), lesquelles sont
ici séparées à leurs extrémités, non plus que de la pédiformilé de la
4 cellule postérieure, très notable chez les Priomères, particularités
toutes différentes de celles présentées par mon H. luctuosus, aussi bien
que par son P. hæmorrhoidalis. En somme, ce dernier me semble appar-
tenir au genre Myolepta (Neumann).
Ma collection renferme un certain nombre d'individus, tous identiques,
avec étiquettes (autographes) de Macquart, et dénommés tantôt, Eristalis
sculellatus = Palpada id. (v. Dipt., S, à Bufl.), tantôt Priomerus bima-
culatus, tous appartiennent certainement au Genre Priomerus, et, consé-
quemment, doivent être désignés par le nom de Priomerus scutellatus.
Ma Cheilosia aurantipes (sic !) qui montre une certaine ressemblance
Diplères nouveaux ou peu connus. 229
avec le Genre Pentium (Philippi, loc. cit.), se distingue très aisément de
son P. triste.
Après avoir attentivement examiné à la loupe, les ailes de mon Crypti-
neura (sic!) hieroglyphica, j'ai pu entrevoir les vestiges d’une fausse
nervure, d'où il résulte que, conformément à l'opinion exprimée par
MM. Loew el Osten-Sacken, mon dit Genre pourrait être supprimé ?
On sait que le faciès n’est pas toujours, tant s’en faut! un criterium
infaillible, c’est pourquoi j'ai cru pouvoir ranger en deux groupes dis-
tincts, d’un côté les Mélesias chez lesquelles les nervures longitudinales
2° et 8° (Rond.) s’anastomosent avant d'atteindre le bord de l'aile (Genre
Sphyxæa Rond.), d’un autre, celles chez lesquelles ces mêmes nervures
demeurent constamment séparées. Je n’ai pas adopté le Genre Temnocera
(Saint-Fargeau et Serville), à cause de son peu d’homogénéité, et j'ai
conservé le Genre Calliprobola (Rondani), afin de faciliter, en la rendant
un peu plus claire ? la classification des Espèces ; je n’admets pas le Genre
Spilomyia (Meig., Schin., etc.) que je ne trouve pas assez nettement
caractérisé par les définitions toujours ambiguës qu’en ont données ces
éminents diptérisles.
Le Genre Asarkina (Serville, Macquart) diffère peu du Genre Syrphus
propr. dictu ; cependant, l'allongement du 1° segment antennal, la saillie
conoïdale de la face, n'existent point chez ce dernier, lequel, d'autre part,
ne saurait être confondu avec le Genre Didea, où l’on remarque, que
la °° cellule postérieure est bien neitement pédiforme.
Le type G du Syrphus incisuralis (Indes), que je possède (avec éli-
quette de la main de Macquart) n'offre pas les caractères du susdit Genre
Asarkina, également possédé en plusieurs exemplaires (étiquetés sembla-
blement par lui; À. rostrata Serville = Syrphus rostratus ? Wied.), pro-
venant du Cap de Bonne-Espérance; jai, entre autres, le Type du Genre
que j'ai retrouvé parmi les restes lamentables de la collection Serville
acquis autrefois en vente publique; j'ai enfin, en grand nombre, l’Asarkina
marginata (Amér, septent., Osten-Sacken) : or, chez aucun de ces échan-
tillons, je ne trouve les vestiges des appendices copulateurs d', mentionnés
et figurés par Macquart dans ses Diptères Exotiques.
Le professeur J. Mik a judicieusement remarqué qu’il n’est pas pro-
bable que les Syrphus ericelorum et S. salviæ (Fabricius), de l’Afrique
australe ! soient identiques au S. salviæ de Java ! (Wiedem.). Je trouve
d’ailleurs les descriptions de Fabricius trop insuffisantes pour me per-
224 J.-M.-I. Bicor.
meltre de résoudre la question. On a eu le tort de coniondre des insectes
qui diffèrent, soit à cause de la couleur de la face, Soit en raison de
celle des tibias postérieurs. Disons incidemment que les S. incisuralis
- (Macq.) et salviæ (Wied.) ne diffèrent absolument que par la coloration
partielle du 3° segment antennal, par conséquent, ces derniers ne repré-
sentent à mes yeux que de simples variétés.
En résumé, je crois : 4° que les Genres Asarkina, Didea et Syrphus ne
sauraient être confondus ; — 2° que les S. ericelorum et salviæ (Fabr.)
ne sont pas identiques au S. salviæ (Wiedem.);, —3° que le S. salviæ de
Java (Macquart) n’est pas du tout le S. salviæ Wiedem.), Type de mon
nouveau genre Ancylosyrphus, récusé par deux habiles Dipléristes ; quoi-
que ce ne soit pas la première fois qu’un Genre ait été fondé sur Les sculs
caractères du G:
Le professeur J. Mik ne semble pas admeitre volontiers mon nouveau
Genre Ischryrosyrphus (. Wiener. Ent. Zeit., 1882, p. 15h), parce
que j'aurais cité, parmi les exemples Typiques, le S. sciophthalnus
(Schin.), dont les yeux, dit-il, sont dépourvus de villosité; or, dans la
note mise au bas de la page 301 des Flieg. (Faun. Austriaca, 1882,
Schiner), cet auteur lui assigne des yeux tomenteux, au moins partielle-
ment ; c'était donc précisément afin de montrer plus rigoureusement les
caractères propres à mon Genre nouveau, que j'ai voulu citer celte même
Espèce à la suite de ma diagnose Générique.
L'Orthoneura ustulata (Loew, Dipt. Amer. septent. cent., IX, 80),
n’appartient certainement pas à ce Genre, dont il se distingue par la
forme du 3° segment antennal, comme aussi par celle de la face ou de
l’épistome. Je suppose que l’insecte serait mieux placé parmi les Gher-
losies ?.
Le genre Pteroptilia (Loew, loc. cit., Gentur. VI, 1865, 50), insuffi-
samment décrit, ressemble au genre Plrgiocera (Macq., Dipt. ExoL.).
(Je regarde la villosité presque microscopique des ailes comme un très
médiocre criterium.) Tous les deux diffèrent peu du G. £ristalis, prop.
dictu, aussi ne les ai-je inscrits que pour mémoire : il en est ainsi du
Genre Solenaspis (Oslen-Sacken), qui n'offre pas non plus des partlicula-
rités organiques fort importantes, du moins à mon avis.
Plus je vis, et moins je me sens disposé à admettre la valeur grande des
Faunes locales (appelées à tort Monographies par quelques auteurs), cir-
conscrites en général par des limites absolument conventionnelles, essen-
tiellement variables, soit géographiques, Soil politiques. Parmi la multi-
Dipières nouveaux ou peu connus. 225
tude de faits sur lesquels je pourrais appuyer mon opinion à cet égard,
je citerai les nombreux Megaspis chrysopygus (Macq., Eristalis id.
Wiedem.), appartenant à ma collection, et qui proviennent avec certi-
tude, soit de l’Indoustan, soit de Java, soit de Ternate, soit de l’Assam ;
les M. zonalis (Macq., Eristalis id. Fabr.), et M. cingulatus (Snell., v.
Vollenhoven), récoltés, soit à Shang-Haï, soit à Amoy; soit à Yoko-Hama,
soit enfin à la Nouvelle-Guinée (par M. Laglaise).
Sous la dénomination de Plagiocera magnifica, j'ai eu le tort de décrire
(Ann. Soc. ent. Fr., 1880, p. 85) une belle Syrphide provenant de la
Colombie; cet insecte appartient évidemment au Genre Lejops (Rondani,
Prodr.), proche voisin du Genre Mallota : done, il faudra désormais l’ap-
peler Lejops magnifica.
Par une lettre reçue en juillet 1882, M. Williston (Connecticut) veut
bien m’avertir que son Genre Brachymyia n’est qu’un synonyme de mon
nouveau Genre Euwrhynomallota, auquel, a-t-il ajouté, appartient Ja
priorité.
Le Genre Pia (Philippi), vu labsence complète de la fausse nervure ?,
vu son facies particulier, me semblerait mieux placé parmi les Muscides
que parmi les Syrphides ?.
Les Genres Citibena et Barytocera (Walker, Journ. proceed. Linn. Soc.
London, 1856) sont caractérisés d’une façon trop sommaire pour qu’il me
soit possible de les classer avec certitude ; quelques autres Genres encore
ne figurent dans mes Tableaux qu’à titre provisoire, soit à cause de
l'insuffisance de leurs diagnoses, soit à cause de la médiocre importance
des caractères à l’aide desquels ils sont établis; je citerai, entre autres,
les Genres Teuchocnemis, Pterallastes, Catabomba, Myolepta, Pyro-
phæna, etc.; il en est, dont malgré mes recherches, je n’ai pu découvrir
les descriptions; de ces derniers voici la liste : Dinanthea (Rond.),
Syrphisoma (Costa), Hammersmidtia (Schummel), Michrorhynchus (Lioy),
Ptylogaster (id.), Phytomyia (Guérin, Voy. de Bellanger ?); enfin, il en
existe un bon nombre qu’il serait très urgent de refondre et de réviser :
tels sont, par exemple, les Genres Syrphus, Cheilosia, Orthonevra, Chryso-
gaster et Melanogaster, manquant tous d’homogénéité.
Quoiqu'il soit difficile, sinon impossible présentement, de séparer nelte-
ment les Genres Sphærophoria et Syrphus, les différences considérables
de forme, de coloris, qui, dans le premier seulement, affectent les deux
sexes, démontrent la validité de la ligne de démarcation, je ne doute
pas que beaucoup de Syrphes ne doivent être tôt ou tard restitués aux
(1883) 1" partie, 15,
296 J.-M.-F. BIGOT.
Sphærophories. Ici encore une révision est indispensable; l’œuvre sera
laborieuse, précisément à cause de ces mêmes différences sexuelles ; sans
doute il faudra les subdiviser à nouveau. Déjà Loew et Osten-Sacken ont
donné l'exemple, en créant les Genres A/lograpta et Mesograpta, mais,
les caractères que ces deux habiles Diptéristes ont choisis ne me semblent
ni rigoureux, ni facilement discernables. Les diagnoses du Genre Sphæro-
phoria que donnent Schiner, Rondani et d’autres, sont inexactes; la face
varie de forme, parfois la callosité n’y est point appréciable, l'abdomen, &
ou @, n’a jamais plus dé six segments visibles, les nervures longitudinales
1, 2 et 8, aboulissent au bord de l’aile en des points respectivement plus
ou moins éloignés, enfin, les organes G' varient de forme et sont presque
toujours très difficiles à étudier. Ces observations peuvent s'appliquer
aussi, généralement parlant, aux Genres Ocyptamus, Doros et Baccha.
(Nora. On trouvera, [2° partie], à la suite des Tableaux synoptiques une
assez nombreuse série d’Espèces appartenant aux Syrphides et que je
considère comme nouvelles ; toutes font partie de ma collection.)
Le D' S.-W. Williston a récemment publié (Proceed. Amer. Philosoph.
Soc., XX, 1882) une classification des Syrphides, calquée sur celle de
Schiner, et ne comprenant que les seules espèces récoltées jusqu'à ce jour
dans l’Amérique du Nord. Ge travail, en conséquence, ne remplit point
l'objet que j'ai en vue. |
Macquart (Dipt. Exot.) signale avec raison le peu d’homogénéité du
Genre Helophilus, tel qu’il était et tel qu’il demeure actuellement consti-
tué, d’où résulte, qu'à moins d’avoir étudié, chose à peu près impossible,
chacun des Types spécifiques qu'on y a rapporté pêle-mêle, on est exposé
à commettre aisément les plus graves erreurs. |
Ce qui m'est précisément advenu.
J'ai décrit, en effet (Ann. Soc. ent. Fr., Bull. bimens. 1883, n° 9, p. 24),
comme Genre nouveau et comme Espèce nouvelle, sous la dénomination
d’'Eurhimyia rhingioïides, un Diptère, rare en France, mais anciennement
connu, la Rhingia lineata (Fabr.) = Syrphus lineatus (Fall.) = Rhingia
muscaria (Panzer) = Helophilus lineatus (Meig., Macq., Zetterst., Loew,
Schiner, Rondani, Mik) : or, il est évident que mon nom d’Espèce n’est
plus qu'un nouveau synonyme !, mais je crois devoir maintenir le nom
Générique, qui figure dans mes Tableaux synoptiques, car, le notable
prolongement convidal de la face insolite chez les vraies Hélophiles, ne
semble pas permettre de leur laisser une Espèce remarquable, non-seule-
ment à cet égard, mais à cause de la longueur, de Ja gracilité de la
Diptères nouveaux ou peu connus. 227
trompe et des palpes, de l’épaississement notable des cuisses postérieures
et de la courbure correspondante des tibias.
Ce même prolongement de la face se retrouve, très accentué, chez
l'Helophilus rostratus (Macq., Dipt. Exot.), Nov.-Granat., fait qui démontre
encore l’urgente nécessité d’une complète révision de l’ancien Genre Helo-
philus.
L'ancien Genre Gheilosia, tel qu’il est resté défini jusqu’à présent, com-
prend un certain nombre d’Espèces dont les yeux et le chète ne présentent
pas trace de villosité; j’ai cru devoir les grouper de façon à former un
Genre nouveau, que je place, jusqu’à nouvel ordre, auprès du Genre Mela-
nogaster, non loin du Genre Chrysogaster, et que j'appelle Genre Garto-
syrphus. J'espère ainsi faciliter la détermination, très ardue, d’Espèces
nombreuses, dont la commune ressemblance et l'insuffisance complète
des descriptions, rendent trop souvent la distinction rigoureuse impos-
sible ; l'éloignement où il se trouvera du Genre Cheilosia me paraît d’ail-
leurs sans inconvénient ici.
M. Williston (v. Berlin. Ent. Zeitschr. Bd., 27, 1883, p. 171), vient de
publier une synonymie de l’Imatisma posticata (Macq., Dipt. Exot., t. ID),
que je ne crois pas éntégralement acceptable ? Je possède plusieurs exem-
plaires de cet insecte; en les comparant avec la diagnose Générique
et les figures de Macquart, j'ai cru voir, que s’il y avait réellement
beaucoup d’analogie entre son Genre Imatisma et le Genre Mallota (Meig.
et auctor.), tous les deux cependant diffèrent; en effet, chez l’Imatisma
posticata, le 3° segment des antennes est moins élargi (sans étre pourtant
eæactement aussi long que large), la face semble plus concave et plus for-
tement calleuse, l’abdomen est brusquement rétréci à partir du 2° segment,
enfin l'organe & (Macquart décrit simultanément le G' et la ©; v. Dipt.
Exot., t. Il, 2° part., p. 67) présente une conformation toute particulière
(v. loc. cit. et fig. Dipt. Exot.). Quant à l’Imatisma analis, elle ne diffère
en rien du G. Mallota, et doit rentrer dans ce dernier.
Je crois donc, que le genre Imatisma peut être maintenu, et que, par
conséquent, la dénomination d’I. posticata a droit de priorité.
Schiner (Novarra Reise, p. 360) n’identifie pas sa Mallota xylotæformis
avec la M. cimbiciformis (Fallen), il la donne comme Espèce nouvelle.
Enfin, je doute encore de l'identité de l’1. posticata (Eristalis id. Fabr.,
Wiedem., Amer. septentr.!), avec l’une ou l’autre des Mallotas qui
habitent le nord de l’Europe!
298 J.-M.-F, Bicor.
GENRES NOUVEAUX.
J'ai publié (Ann. Soc. ent. Fr., 14882, Bullet. bimens., n° 12, 43, 14
et 15) les diagnoses abrégées et les étymologies de plusieurs coupes Géné-
riques que je propose d'opérer dans le sein de la Tribu des Syrphidi ;
je crois devoir reproduire ces mêmes déagnoses, complétées et rectifiées ;
j'y ajoute celle d’un Genre inédit.
PriLostyLomyiA (loc. cit., n° 12). — © : Generis Graptomyzæ (Wiedem.)
simillimum ; differt, cheto nudo vel microscopice tomentoso.
DozyosyrPaus (loc. cit., n° 43). —Œ, @ : Generis Simoïdei (Loew) véci-
num; differt, cheto nudo, oculis villosis ; Generis Eristalis (auctor. et Ron-
dani), femoribus posticis valdè incrassatis, cheto nudo ; Generis Eristalo-
myiæ (Rond.), femoribus posticis incrassatis; Generis Eristalini (Rond.),
oculis, &, coherentibus, femoribus posticis incrassatis. — Metatarsi postici
satis dilatati et elongati, subtus dense velutini.
TIGRIDIAMYIA (alias Tigridemyia) (loc. cit., n° 43). — G' : Generis Helo-
phili (auct. et Rondani) vicinum ; differt, femoribus posticis valdè incras-
satis et incurvatis, fronte prominente, facie concavä, callosä, abdomine
cylindrico-conico, subtus, apice, tumido vel calloso. — Oculi et chetum
glabri.
PrionoTomyiA (loc. cit., n° 13). — G': Generis Helophili (auctor. et
Rondani) vicinum ; differt, fronte conicâ, prominente, facie concavä, parum
callosä, femoribus posticis elongatis, modice incrassatis, apice, subtus,
obtusèe unicallosis, tibiis posticis dilatatis, intus, obtusè bicallosis, meta-
tarsis id. elongatis, crassis, sublüs densè velulinis. — Oculi et chetum
glabri.
EumErosyrPHUS (loc. cit., n° 44). — g': Generis Helophili (auctor. et
Rondani) vicinum ; differt, fronte conicâ, prominente, facie vix concavd,
viæ callosä, femoribus posticis parum incrassatis, tibiis id. leviter incur-
vatis, mulicis, metatarsis id. elongatis, incrassatis, subtùs dense veluti-
nis ; Generis Prionotomyiæ (mihi) proximum ; differt, facie tibiisque pos-
ticis. — Oculi et chetum glabri.
AsemosyrPHus (loc. cit., n° 44). — $ ? : Generis Helophili (auctor. et
Rondani) satis vicinum ; differt, fronte prominente, facie valdè concavä,
subiùs prominente et valdè, longe carinatä, femoribus posticis incrassatis,
Dipières nouveaux ou peu connus. 229
subtüs brevissime spinosulis, metatarsis id. satis elongatis el incrassatis.
— Oculi et chetum glabri. (Oculi & ? distantes.)
KirimyiA (loc. cit., n° 15). — &, $ : Gorpore elongato, salis angusto,
tomentoso, fronte lat, antennarum segmento 8° orbiculari, cheto
nudo, facie haud callosä, brevi, obtusä, oculis nudis, femoribus posticis
incrassatis, subtus dense et brevissime spinosulis, metatarsis id. haud
inflatis, satis elongatis, venis alarum 2 et 3 (Rond.) longitudinalibus,
apice separatis, cellul& posticâ primä valdè pediformi. — Generis Mya-
tropæ (Neumann) vicinum.
ROMALEOSYRPHUS (loc. cit., n° 44).— G': Gheto et oculis glabris, anten-
narum segmento 3° latitudine parum longiore, palpis elongatis, cylin-
dricis; facie inferne conicä, supernè valdè concavä et callosä, fronte
conicâ, valdè prominente, corpore crasso, breviter undique dense villoso
præler, faciem, pedes, abdominis segmenta duo ultima ; venis alarum
secund4 et tertià (Rondani) longitudinalibus, apice, latè separatis, terliä
haud sinuosäâ, cellul& posticä primä haud pediformi, vend transversä
primä (Rondani) valdè obliqu&, propè apicem cellulæ discoïdalis posité,
femoribus posticis valdè incrassatis, sublüs, propè ad apicem, callo valido,
obtuso, tomentoso, munitis, tibiis id. incurvatis, intus obtusè callosis. —
Ex Xylotidis (mihi).
OrTHOLOPHUS (loc. cit., n° 44). — d': Generis Syrittæ (auctor. et
Rondani) satis vicinum ; differt, fronte parum prominente, facie angustè
concavä, deinde valdè prominente et valdè carinatä, cariné rectä, femort-
bus posticis minùs incrassatis, nec infernè serratulis, tibiis id. valdè
incurvatis, alarum venä transversali primä (Rond.) ultr4 medium cel-
lulæ discoïdalis positä, terlià longiludinali (Rond.) parum sinuosé, oculis
anguste coherentibus, nudis, cheto nudo. — Ex Xylotidis (mihi).
EnporasimyIA (loc. cit., n° 45). — 9 : Generis Volucellæ (Geoffroy) vel
Generis Phalacromiæ (Rondani) satis vicinum; differt, formä corporis
angustà et satis elongatä, facie haud conicâ, valdè callosä, haud promi-
nulà, concavä sub antennis, alarum cellul& postic4 primä apice haud pro-
minulà nec convexä, antennarum segmento tertio oblongo, abbreviato.
Chetum late villosum, oculi villosi, frons lata, alarum vena tertia longi-
tudinalis (Rond.) apice, nec flexa, nec incurvata, secunda el tertia apice
separatæ, prima transversa perpendicularis el secundæ sutis approxi-
malds
280 J.-M.-F. Bicor.
ATEMNOCERA (loc. cit., n° 42). — La diagnose donnée au Bulletin n'ayant
pas besoin d’autres développements, il était superflu de la reproduire.
EURHIMYIA, svpie—pure (Ann. Soc. ent. Fr., 1883, Bull. bimens., n° 2).
— Generis Helophili veleris proximum; differt : facie eonicä, valde elon-
gat&, haustello palpisque elongatis, gracilibus.
Types, Helophilus lineatus (Meig.) — Rhingia lineata (Fabr.) = Euri-
myia rhingioides (mihi). — Europ.
Helophilus rostratus (Macq., Dipt. Exot.). — Nov.-Granat.
CARTOSYRPHUS (NOV. Mihi) xæpros—ouppos. — Generis Cheilosiæ veferts
simillèmum ; differt : cheto et oculis glabris.
Ad exempla : Gheïlosiæ : means (auctor.), Schunidlii (Zelt.), pedemon-
tana (Rond.), gilvipes (Zett.), pagana (Meiïg.), sparsa (Loew), subalpina
(Rond.), maculata (Fall), pubera ? (Zett.), lugubris ? (Zett.), signata ?
(Schin.), pusilla ? (Zett.), mutabilis ? (Schin.), lamprura, infumata, lævis,
frontata (novæ ; mihi}.
Tribu des SYRPHIDI.
TABLEAU SYNOPTIQUE DES CURIES.
Antennes ; chète sis à l’extrémité du 3° segment. ........... CERIDÆ.
— Id.; id. sis avant l'extrémité du 3° segment......... ere
1. Antennes, notablement plus longues que l’axe de la tête, les
deux premiers segments réunis, au moins aussi longs
que le troisième ; abdomen parfois étroit ou pédonculé;
ailes, 1°° cellule postérieure non pédiforme, nervures
longitudinales 2° et 3° (Rondani), disjointes à leur extré-
Mon nana Me mat RCE EL PNE tn PSARIDÆ.
— Id., un peu, mais très rarement plus longues que l’axe de
la tête, et, dans ce cas, les deux premiers segments
réunis, notablement moins longs que le 3°.....
2. Ailes; 1" cellule postérieure (Rondani), tantôt pédiforme,
tantôt non pédiforme, dans ce dernier cas l’abdomen
Diptères nouveaux ou peu connus. 231
est étroit, et, tantôt pédonculé ou claviforme, tantôt
fortement déprimé..,....... MR lala te soie ete 3.
Ailes ; 4° cellule postérieure, non pédiforme ; abdomen plus
ou moins élargi, non pédonculé, ordinairement peu ou
POIRTÉPrIMER ET CRC RC ENPEES RASE NA 5.
Abdomen, ni pédonculé, ni claviforme, ordinairement élargi,
rarement étroit ou cylindroïde, mais non déprimé;
ailes, 2° et 3° nervures longitudinales parfois soudées
avant d'atteindre le bord de l’aile, ou sur le bord même,
1"° cellule postérieure fréquemment pédiforme....... Li.
Id. étroit, pédonculé ou claviforme, souvent déprimé ; ailes,
2° et 3° nervures longitudinales disjointes à leur extré-
mité, 1'° cellule postérieure parfois pédiforme ; an-
tennes, les deux premiers segments réunis, plus courts
AGEN ess oc bee se... | BACCHIDÆ.
Ailes ; les 2° et 3° nervures longitudinales soudées à leur
extrémité, 1'° cellule postérieure pie ou moins pédi-
TOME ERP APE CP MH AERISTATID/ES
Id.; id., toujours disjointes à leur extrémité, 4°° cellule pos-
térieure toujours pédiforme.............,... HELOPHILIDÆ.
Cuisses postérieures plus ou moins renflées, et, dans ce der-
nier cas, soit dentées, soit échancrées, soit finement
denticulées, soit tuberculées ou calleuses en dessous ;
sinon, le corps étroit, avec la 3° nervure longitudi-
nale fortement sinueuse, le chète et les yeux, nus;
ailes, 2° et 3° nervures longitudinales disjointes à l’ex-
trémité, 1'° cellule postérieure non pédiforme.... XYLOTIDÆ.
Id. ; grêles ou très peu renflées, et, dans ce dernier cas,
mutiques ou simples en dessous ; ailes, 2° et 3° ner-
vures longitudinales rarement soudées à l'extrémité,
1"e cellule postérieure non pédiforme. Parfois la 3° ner-
vure longitudinale est sinueuse, mais alors, les yeux,
ou le chète, sont velus, ou bien, le corps est élargi ou
TENTE ren M LE Le RE ME STE PHTDÆe
15
©2
NN)
3.=M.-F. BIGOT.
TABLEAU SYNOPTIQUE DES GENRES.
€Ceridæ (mihi).
Ailes, 4° nervure longitudinale (Rond.) fortement coudée en de-
dans et appendiculée; front souvent prolongé en forme
de pédoncule antennifère; parfois, deuxième segment
abdominal rétréci en son milieu.................. :
— Id, id. à peu près droite, dépourvue d’appendices ; front
dépourvu de pédoncule antennifère ; abdomen, deuxième
SéPMENtENONITÉMECIe Er EPL Mr CPE LE CEE Callicera.
(Panz., Faun. Germ., 1806.)
4. Front muni d’un pédoncule antennifère; abdomen, 2° seg-
mentrélTÉCIVerSiSON MIIEU ee EEE Sphyximorpha.
(Rondani, Ann. Soc. ent. Fr., 1850.)
— dd. dépourvu de pédoncuie antennifère: abdomen, 2° ses-
ment non rétréci vers son milieu..... A NS à
(Fabr., Syst. Ent., 179/.)
Psaridæ (mihi).
Antennes, les deux segments basilaires réunis, notablement plus
longs que le 3°, chète de forme normale; écusson mu-
LIQUE LE catopre fe tn eue tiens Pa EAST AE :
— Id., les deux segments basilaires réunis, à peine aussi longs
que le 3°, chète parfois dilaté à son extrémité; écusson
parfois tuberculé, ou bien, épineux.................
1. Abdomen relativement court, plus ou moins élargi, non pé-
donculé ; les deux premiers segments des antennes res-
pectivement plus ou moins allongés .......... ASS
— Id. relativement étroit et allongé, pédonculé; antennes 4°
Ceria.
segment notablement plus long que le 2°....... Mixogaster.
(Macq., Dipt, Exot., 18/42.)
Diplères nouveaux ou peu connus. 233
Antennes 2° segment notablement plus long que le 3°; abdo-
men étroit, ordinairement cylindroïde.....,.......,. 3.
Id. 2° segment, au plus, à peine aussi long que le 3°; ab-
domen assez élargi, ovaloïde................ Chrysotoxzum.
(Meigen, Illig. Magaz., 1803.)
Ailes, 2° nervure transversale (Rond.) sise en deçà du milieu
de la cellule discoïdale; face non conoïdale, peu ou
point saillantes. Re en ee. set. Arr li.
Id., 2° nervure transversale sise au delà du milieu de la
cellule discoïdale ; face conoïdale, notablement sail-
Rnbe RE ARC Re RE ENTRE APIOTON, (ERA Sphæcomyia.
(Latr., Dict. class, d’'Hist, Nat., 1829, —T'yzenhausia,
Gorski, 1852.)
CHISSES DOS ÉPICES MUC EPP EPA PR UE AE Psarus.
(Latreille, Dictionn., id., 1804.)
Id. munies d’une forte pointe en dessous............ Mixtemyia.
(Macq., Hist. Nat. Dipt., 1834.)
Antennes, chète terminé en forme de palette: écusson mu-
RUES SAP ORNE RAION ALPINE Copestylum.
(Macq., Dipt. Exot., 18/6.)
1d., chète de forme normale; écusson parfois épineux ou
HUDErCRIG ESA Er CUT AMEN NOT LARGE, 6.
Écusson mutique; tarses postérieurs, parfois notablement
COUDE) URLS Oo RO. DT EE PE te
Id, nes ou tuberculé ; tarses HSE de largeur nor-
MAC TERRA ES LAER DIOS de ADS ARBRE de Microdon.
ra, ie Magaz., 1803, — Aphritis Lalr., 1804,
— Dimeraspis Newmann, 1835.)
Face ni conoïdale, ni saillante; pieds notablement velus,
larses postérieurs 1dilalés le Ron se Ubristes,
(Walker, Insect. Saunders, 1853.)
23/4 J.-M.-F. BIGOT.
— Face conoïdale, saillante ; pieds nullement velus, tarses pos-
LÉTICUTSMONAAIIALÉS PAPER EEE EEE Ceratophya.
(Wiedm., Analect. Entom., 1824.)
HBacchidsæ,
Ailes, 1"° cellule postérieure (Rond.) pédiforme ; cuisses très peu
renflées, munies en dessous d’épines courtes et nom-
breusess; antennes, 3° segment orbiculaire : yeux et
Ghele MOSS r QA N NRR EE CEE Amathia.
(Walker, Insect. Saunders, 1858, — Salpingogaster
Schiner, 1868.)
— Id. 4" cellule postérieure (Rond.) non pédiforme; le reste,
Variable RS SR neue er CARLA EE PTE 4.
A. Cuisses postérieures fortement renflées, munies en dessous
d’une ou deux fortes dents; yeux et chète nus. Acrochordonodes.
(3. Bigot, Ann. Soc. ent. Fr., Bullet. bimens., n° 13,
1878.)
— Id. plus ou moins renflées, dénuées de fortes dents, mais,
parfois brièvement denticulées en dessous... ...,..... 2e
2, Id. renflées, munies en dessous de nombreuses et courtes
ÉDIDESE NEC LICRÈlEMUS PEPERECPSE CEE Pin à 0 3.
— Id, grèles, mutiques; chète, yeux, parfois villeux......... Li.
3. Antennes, 3° segment ovaloïde ; ailes, 5° nervure longitudi-
nale (Rond.) courbée à angle droit; cuisses médiocre-
ment renflées; yeux et chète nus.......,........... Ascia.
(Meig., Syst Beschr., 1822, = Merodon p° Fabr.)
— Id. 3° segment orbicuiaire; ailes, 5° nervure longitudinale
(Rond.) courbée suivant un angle arrondi au sommet ;
cuisses notablement épaisses; yeux et chète nus... Sphegina.
(Meig., Syst. Beschr., 1822.)
Dipières nouveaux ou peu connus. 255
h. Abdomen pédonculé, peu ou point déprimé; chète parfois
villeux; ailes, à peine aussi longues que l'abdomen... 5.
— Abdomen non pédonculé, notablement déprimé: ailes le dé-
passant ordinairement; yeux et chète nus; face tuber-
culée, ni saillante, ni conoïdale inférieurement... Ocyptamus.
(Macq., Dipt., Suites à Buffon, 1834.)
5. Chète villeux ; yeux nus; antennes, 3° segment ovaloïde. Spazigaster.
(Rondani, Dipt. Ital., Prodr., 1856, — alias Spari-
gaster où Spatigaster.)
— Id. nu; yeux nus; antennes, 3° segment de formes variées. 6.
6. Antennes, 3° segment plus ou moins orbiculaire; face sail-
lante inférieurement, souvent calleuse, plus ou moins
conoïdale ; ailes, 4° nervure longitudinale naissant à
peu près au niveau de la 2° transversale (Rond.); tho-
rax Sanshbandeslatétales nee ee en Baccha.
(Fabr., Syst. Antl., 1805.)
— Id., 3° segment ovaloïde; face à peine saillante inférieure-
ment; ailes, 4° nervure longitudinale naissant avant la
2° transversale (Rond.); thorax avec ses bandes laié-
HAS STAUNES RE Re MRC cr eee et DOnOS.
(Meig., Illig. Mag., 1803.)
Éristalidæ.
Chète nu, ou bien, à peine tomenteux.........,.,..,,....,... 1
=. Id: notaDIeMENtVIIeUx SLR EAU NE ET en 12.
4, Épistome notablement allongé, grêle, trompe rigide, à peu
près de même longueur; antennes, 3° segment orbi-
culaire; yeux et chète nus.........,.. .... Lycastrirhyncha,
(J. Bigot, Rev. et Magas. de Zoolog., 1859.)
— Id, court, épais, obtus, trompe relativement courte et mem-
braneuse ; le reste, de formes variées......,,.,...... D
J.-M.-F. BIGOT.
Antennes, 3° segment plus ou moins orbiculaire ; cuisses
postérieures ordinairement renflées, lantôl dentées ou
denticulées, tantôt échancrées en dessous........ A 3.
Id., 3° segment plus large que long; cuisses postérieures
médiocrement renflées, mutiques.................. 10.
Cuisses postérieures plus ou moins épaisses; en dessous,
tantôt avec une dent robuste ou bien une épine grêle,
tantôt échancrées, mais non denticulées............. He
Id, plus ou moins épaisses, tantôt denticulées, tantôt mu-
HaHER SSSE RE VEUT ET ae LR RE 2 6.
Id. très épaisses, fortement courbées, munies en dessous
d’une dent robuste, tibias presque droits ; écusson très
large et bordé. .... DC LO D Rte GE COIN ...... Dolichomerus.
(Macq., Dipt. Exot., 1850.)
Id. médiocrement épaisses, plus ou moins courbées, avec,
en dessous, tantôt une épine, tantôt une échancrure.. De
Id. fortement courbées ainsi que les tibias postérieurs, mu-
nies en dessous d’une échancrure ; écusson de forme et
grandeur normales........... HAN. SRE s.. Senaspis.
(Macq., Dipt. Exot., 1850.)
Id. presque grêles, droites, munies en dessous d’une simple
épine ; ailes, 4"° cellule postérieure (Rond.) assez mé-
diocrement pédiforme; écusson normal. . ...... .... Sphyxæa.
(Rondani, Dipt. Ital., Prodr., = Mélesia p' auctor.)
Id. plus ou moins épaisses, plus ou moins allongées, denti-
culées en dessous. ........... SR SL 1
Id. plus ou moins grêles, droites, mutiques, médiocrement
allongées.......... AT EC Pac ete pie ete Re TEE 9.
Id. très épaisses, très allongées, denticulées en dessous ; yeux
NUS; ice pe- CRE CPC. se... Meromacrus.
(Rondani, Stud. nee 1849. #
Cuisses postérieures épaisses, médiocrement allongées, den-
410.
11.
12
Diptères nouveaux ou peu connus. 237
ticulées en dessous; face plus ou moins tuberculée;
fétrabs auÉvéUs ts Mmes imanisk.sh 8.
Yeux velus ; front peu saillant ; face fortement calleuse. Doliosyrphus.
(J. Bigot, Ann. Soc. ent. Fr., Bullet. bimens., n° 43,
1882.)
Id, nus; front notablement saillant : face médiocrement cal-
eut 21207, 00. A À LÉ OR AUS E RE ES LN MES Priomerus.
(Macq., Dipt., Suites à Buffon, 1834, —? Palpada id.,
loc. cit.)
Tête notablement comprimée d’avant en arrière ; corps assez
étroit et allongé; ailes nues; cuisses postérieures grêles,
MULIQUES PTE ROSE ES ANNEE RAC PL Emme Palumbia.
(Rondani, Atli Soc. Ilal. de Scienz., 1865.)
Id. notablement épaissie d’avant en arrière; corps épais,
- court; ailes brièvement villeuses; cuisses postérieures
TULIQUÉS ES CURE COPA AE NES AR nl Pteroptila.
(Loew, Berlin. Ent. Zeitschr., 1865.)
Tête médiocrement bombée; front assez saillant, conoïdal ;
écusson parfois très large et bordé; ailes nues. ...... 41.
Id. très fortement bombée en avant; front très peu ou point
saillant; écusson de forme ordinaire ; ailes nues. ..... Azxona.
(Walker, Proceed. Linn. Soc., 1864.)
Écusson non bordé, de grandeur normale; ailes, 4° nervure
longitudinale (Rond.) sans appendice; corps velu. Plagiocera.
(Macq., Dipt. Exot., 18/2.)
Id. bordé, fort élargi ; ailes, 4° nervure longitudinale (Rond.)
appendiculée; corps nu, ou brièvement tomenteux. Solenaspis.
(Osten-Sacken, Ann. d. Mus. civic. d. Stor. Nat. d.
Genova, 1881.)
Chète notablement plumeux:; écusson très large, bordé;
cuisses postérieures un peu renflées....... ist Megaspis.
(Macq., Dipt. Exot., 18492.)
238 J.-M.-F. BIGOT.
— Chète plus ou moins villeux ou tomenteux ; écusson non bordé,
de largeur normale; cuisses postériéures parfois non
OTTNSROE NS PE PE ADS dde Let 0 DATE io oi SE 13.
13. Cuisses postérieures notablement renflées; yeux nus, con-
DISONS AS PU AR RS ER RER AS .. Simoides.
(Loew, Afrik. Dipter., 1857.)
— Id. peu ou point renflées; yeux nus ou velus, parfois dis-
LÉ DEN EAN DR EE D ECS OC TS CAD AO ee CUS 3 14.
44. Yeux contigus, 4, velus; chète parfois notablement villeux. A5.
— Id. distants, G\, velus; chète, tomenteux............ Éristalinus.
(Rondani, Dipter. Ital., Prodr., 1857.)
45. Chète notablement villeux........... Re PE Eristalis.
(Latreille, Dict. d’Hist. Natur., 1804.)
— Id. brièvement tomenteux.......... DORE S 0 De Eristalomya.
(Rondani, Dipt. Ital., Prodr., 1857.)
Hkelophilidsæ.
Cuisses postérieures, plus ou moins épaisses, en dessous, avec,
soit une ou deux dents, soit de fortes callosités denti-
formes, soit une simple échancrure, mais non denticu-
lées seulement; ailes, 2° nervure transversale siluée,
soit vers le milieu, soit au delà du milieu de la cellule
discoïdale. ...... De ANT ter PERS ER). SERRERANERE ER 4.
— Id., plus ou moins denticulées en dessous, mais dépourvues
de dents, de fortes callosités dentiformes et d’échan-
crures ; ailes, nervure id. située souvent en deçà de la
cellule discoïdale. .... sihtials.e FE PERTE ane 5:
4. Id., avec une ou deux fortes dents....,... ds a DE
— Id., dénuées de fortes dents, mais avec, soit de fortes callo-
sités dentiformes, soit une simple échancrure ; antennes,
9° segment OrhICUla ire ARR ER MEN ME NE RERES d.
Diplères nouveaux ou peu connus. 239
Antennes, 3° segment ovaloïde, assez allongé: face peu ou
point saillante et dépourvue de callosités; tibias pos-
térieurs munis à l'extrémité d’une pointe robuste, et,
plus ou moins échancrés,..,,.........,.. dt EE Merodon.
(Meigen, Illig. Magaz., II, 1803.)
Id., id., orbiculaire ; face assez saillante, carénée, sans callo-
sités ; tibias postérieurs sans fortes épines et sans
ÉCHANCTUTES.. 0e ASE AU ELE LEE soobodoce MAIN
(Id., Syst. Beschr., III, 1822.)
Cuisses postérieures avec deux fortes callosilés en dessous,
tibias postérieurs courbés et munis d’une forte épine à
l'extrémité ; face calleuse, notablement prolongée sous
JESAYEUX RE RER TÉL M an Polydnota.
(Macquart, Dipt. Exot., 4° Supplém., 18/49.)
Id., avec ou sans callosités, tibias postérieurs peu ou point
courbés, sans fortes épines à l'extrémité ; face prolon-
gée sous les yeux, souvent sans callosités..,.,,......, hi.
Antennes, insérées sur une forte saillie frontale, 3° segment
un peu plus large que long ; face calleuse; cuisses pos-
térieures avec une callosité fort saillante. ..... Zetterstedtia.
(Rondani, Dipt. lial., Prodr., I, 1856.)
Front à peine saillant; antennes, 3° segment un peu plus
large que long ; face sans callosités; cuisses postérieures
simplement échancrées en dessous, vers leur exiré-
TCE CAT AE HAT DEP ve Co Orthroprosopa.
(Macquart, DT Exot., En NEne IV, 1850.)
Antennes, 3° segment relativement court, ovale arrondi, ou
bien, orbiculaire, parfois plus large que long ; cuisses
postérieures de formes diverses..... DR 0 ce : 6.
Id. id., relativement allongé, ovaloïde, les antennes aussi
longues que la hauteur de la face; cuisses postérieures
fort épaisses, denticulées en dessous. .......... . . Lepidomyia.
(Loew, Dipt. Amer. sept. indigena, Gent, V, 1864.)
2/0 J.-M.-F. BIGOT.
6. Cuisses postérieures plus ou moins épaisses, souvent denti-
- culées en dessous; antennes, 3° segment relativement
court, ovaloïde, ou bien, orbiculaire, toujours au moins
aussi long que large; ailes, 2° nervure transversale
sise, soit au milieu, soit au delà du milieu de la cellule
discoïdale.......... NS Re RSR ere The
— Id, peu ou point épaisses, non denticulées ; antennes, 3° seg-
ment parfois assez allongé, étroit, parfois au contraire,
plus large que long; ailes, 2° nervure transversale sise
parfois en deçà du milieu de la cellule discoïdale.. ... 18.
Guisses postérieures robustes et fort épaisses; antennes insé-
rées sur une forte saillie frontale et conoïdale, 8° seg-
ment orbiculaire; face très concave, médiocrement
saillante sous les yeux, calleuse; corps épais, velu;
abdomen fortement rétréci à partir du 2° segment ;
tibias postérieurs densément ciliés ou frangés extérieu-
rement; abdomen G\, 5° segment épais, replié en des-
sous, s'appliquant sur un rebord saillant du 4°, et,
ainsi, Caehant l'orcanet 02 sente + MMS
(Macquert, Dipt. Exot., 48/42.)
]
— Id., épaisses, tibias postérieurs dénués de franges; abdo-
men &', 5° segment et organe G' de formés normales,
ou, notablement différentes de celles du genre précé-
dent; abdomen sans rétrécissement. ...... TMS AGE 8.
8. Face médiocrement saillante sous les yeux, parfois concave,
parfois calleuse, épistome parfois rostriforme ; front non
gonflé au-dessus des antennes ; organe G' de forme nor-
male ; cuisses postérieures souvent épaisses....... gs ge
— Id., prolongée en avant au-dessous des yeux, ni concave, ni
calleuse, épistome court, front saillant et gonflé au-
* dessus des antennes; organe S' allongé, cylindroïde,
couché sous l’abdomen; cuisses postérieures à peine
RENTÉCSES PAC CECTRE DORE AR DRE sert Dolichogyna.
(Macquart, Dipt. Exot., II, 18/2.)
Liplères nouveaux ou peu connus. 241
Tibias intermédiaires sans pointes intérieures ; cuisses pos-
térieures épaisses; face souvent non concave, parfois
peu calleuse, épistome quelquefois rostriforme. ...... 10.
Id., munis d’une pointe intérieurement; face concave sous
les antennes, calleuse; épistome de forme ordinaire;
cuisses postérieures fortement renflées. ....... Teuchocnemis.
(Osten-Sacken, Bull. Buffalo Soc., 1876.)
Mélalarses postérieurs relativement allongés et renflés; face
concave sous les antennes, calleuse, épistome de forme
normale ; yeux nus; cuisses postérieures fortement ren-
flées, souvent courbées ; antennes, 3° segment au moins
aUSSL ONE QUE TAC AMP en cd ce 11,
Id. , ni allongés ni renflés; face souvent assez concave, par-
fois à peine calleuse, épistome quelquefois rostriforme ;
antennes, 9° segment parfois plus large que long;
cuisses postérieures ordinairement peu renflées, droites ;
abdoMen nOnICONCUALE ee PRE Le ce PART = 14.
. Cuisses postérieures fortement renflées et courbées, denki-
culées en dessous; face assez concave, peu calleuse,
épistome de forme normale; yeux nus; abdomen co-
NOM EM eee. cRRRe CRC ce CO Drordianuye.
(Olim Tigridemyia [sic !] J. Bigot, Ann. Soc. ent. Fr.
1882, Bull, bimens., n° 45.)
Id., plus ou moins renflées ou denticulées, non courbées,
tibias postérieurs un peu courbés, souvent fortement
échancrés; face assez concave, calleuse ; yeux nus... 102
Cuisses postérieures médiocrement renflées, non denticulées,
présentant en dessous une faible saillie, tibias poslé-
rieurs fortement et doublement échancrés en dedans ;
face un peu concave, médiocrement calleuse; front
saillants ddr nesssesssesse...se... Prionotomyia.
(Olim Prionotomys J. Bigot, loc. cit.)
Id., plus ou moins renflées, denticulées, libias poslérieurs
SANS EC ANCTULE SAME Locle ait IDE MN, 13,
(1883) 1° partie, 16.
242 J.-M.-F, Bicor.
13. Face, à peine concave, à peine calleuse ; cuisses postérieures
médiocrement renflées.....
(J. Bigot, loc. cit., n° 14.)
-- Id., fort concave, calleuse; cuisses postérieures assez ren-
soso. EUMErOSYTpRUS.
fées. 5-2. tint dosteles due AAA OS URSE
(J. Bigot, loc. cit.)
14. Cuisses postérieures renflées; face concave (calleuse &),
épistome saillant mais non rostriforme; yeux nus; an-
tennes, 3° segment aussi long que large; tarses anlé-
rieurs, et ®, de forme ordinaire............. Pterallastes.
(Loew, Dipt. Amer. sept. indigena, Cent. IV, 1863.)
— Id., peu renflées; face peu ou point concave, non calleuse,
épistome quelquefois rostriforme; tarses antérieurs, G
eh O.sparftis dialéss, Sheet enter
15. Tarses antérieurs, d et ©, dilatés ; épistome de forme ordi-
15.
HAÏFEs SL L où AN HIER ES Mes ere brints
(Rondani, Dipt. Iial., Prodr., II, 1857.)
— Id., non dilatés; épistome parfois notablement saillant et
CONUB Se a do ee one atie nitaiaen da
16. Épistome médiocrement saillant et conique; cuisses posté-
rieures fort peu’ rériflées.. 24. /C0RR ERA Se
— Id. notablement saillant, conique; cuisses postérieures assez
16.
17.
HAE EPP O0 eo bobeontoenesos OMAN.
(J. Bigot, Ann. Soc. ent. Fr., 1883, Bullet. bimens.,
n° 2.)
17. Face un peu conique et saillante sous les yeux, parfois un
peu calleuse; cuisses postérieures peu renflées... Helophilus.
(Meigen, Illig. Magaz., 1808.)
— Id, à peine saillante au-dessous des yeux et nullement
conoïdale, sans callosités; cuisses postérieures assez
18.
19,
20.
245
22.
Diplères nouveaux ou peu connus. 245
renflées, finement, densément, mais, très brièvement
épineuses en dessous. .....,...,...,........es Kirimyia.
(J. Bigot, Ann. Soc, ent. Fr., 1882, Bullet, bimens.,
n° 45.)
Antennes, 3° segment notablement plus large que long;
ailes, 3° nervure transversale sise vers le milieu de la
cellule discoïdale. .......... DAC, NA D PR TE 49.
Id., id., moins large que long, 2° nervure id. diversement
SUN oecoreoro-cce- DR DCR DOTE 20.
Yeux villeux: 002 sas Rene ects Mallota.
(Meigen, Syst. Beschr., III, 1822.) :
IC iionbococ once RAM GE LES res Had Lejops.
(Rondani, Dipt. Ital., Prodr., IE, 1857.)
Antennes : chèle nu, parfois légèrement dilaté à son extré-
mité; face prolongée au-dessous des yeux, c calleuse : :
ailes, 2° nervure transversale sise au milieu de la cel-
jule discoidales #00. Platynochætus.
(Wiedeman, Auss. Europ. Zweifl. Ins., 1830.)
Id., id., sans dilatation apicale ; ailes, 2° nervure transver-
sale diversement'située 0% 28480. die ne nn 21.
Ailes : 2° nervure transversale sise, soit au milieu, soit en
deçà du milieu de la cellule discoïdale...,......,...
Le)
[)
Id. id., sise au delà du milieu de la cellule discoïdale ; yeux
velus; face peu saillante, calleuse; abdomen non dé-
DOI Rem remets ee eee ei ee nie Azpeilia,
(Walker, Proceed. Linn. Soc., VIII, 1865.)
Yeux velus; ailes, 2° nervure transversale sise vers le milieu
de la cellule discoïdale ; abdomen non sensiblement
déprimé; face bicalleuse ; cuisses postérieures assez
DCE ER Ra A se dunes en ee ee . Myathroga.
(Rondani, Dipt. [tal, Prodr., I, 1856.)
1d., nus, ou très médiocrement tomenteux ; ailes, 2° nervure
24!
J.-M.-F. BIGor.
transversale sise en deçà du milieu de la cellule dis-
coïdale ; face sans callosités et très légèrement gib-
beuse ; abdomen fortement déprimé ; antennes, 3° seg-
ment ovaloïde............ SR A Gi cios oc
(Macquart, Suiles à Buffon, ant I, 1834.)
Xylotidæ.
Cuisses postérieures épaisses, munies en dessous, soit de quelques
fortes dents, soit d’un tubercule dentiforme.........
— Id., parfois très médiocrement épaissies, mais alors munies
en dessous, soit d’une épine unique ou bien d’épines
nombreuses et fines, soit d’une simple échancrure, ou
bien même presque entièrement mutique (dans ces deux
derniers cas le corps est étroit, ou bien, la 2° nervure
transversale de l’aile est sise au delà du milieu de la
cellule discoidale)s AA IREM RARE RENE SERRES
4. Face conoïdale, fort saillante, médiocrement calleuse ; front
Hide
saillant ; cuisses postérieures munies en dessous d’une
saillie dentiforme cbtuse et velue; corps épais, villeux ;
Didea.
C9
antennes, 83° segm' un peu plus large que long. Romaleosyrphus.
(J. Bigot, Ann. Soc. ent. Fr., 1882, Bullet. bimens.,
n° 14.)
peu ou point saillante, ordinairement concave au-des-
sous des antennes, lesquelles sont parfois insérées sur
une forte saillie conoïdale du front; cuisses posté-
rieures munies en dessous d’une ou deux fortes dents ;
corps plus ou moins étroit; ordinairement glabre;
antennes, 3° segment ordinairement moins large que
lonm ass. sit HÉROS. MAIRES Da
9. Abdomen ovaloïde allongé; antennes insérées sur une forte
saillie conoïdale du front; cuisses postérieures munies
en dessous de deux fortes dents..:........ ..... Slilbosoma.
(Philippi, Verh. Wissensch. z. b. Gesell,, XV, 1865.)
Diptères nouveaux ou peu connus.
— Abdomen fortement rétréci vers son milieu; antennes incé-
rées sur une légère saillie frontale ; cuisses postérieures
fortement courbées, munies en dessous d’une dent
épaisse, crénelée vers son extrémité..........,. Senogaster.
(Macquart, Dipt., Suiles à Buffon, !. 1, 1834.)
3 Cuisses postérieures souvent denticulées, mais non pas
échancrées en dessous ; antennes, 3° segment de forme
VAHADIRS 808 ss on RE da ae dore
— Id., médiocrement renflées, et, en dessous, soit finement
denticulées, soit avec une seule épine plus ou moins
développée, soit simplement munies de soies courtes
et rigides, soit enfin simplement échancrées (dans ces
derniers cas le corps est allongé, étroit, ou bien, la
2° nervure transversale de l'aile est sise au delà du
milieu de la cellule discoïdale, ,...................
h. Yeux velus ou tomenteux, au moins en partie: antennes,
3° segment ovaloïde; écusson bordé de granulations
hi.
plus ou moins distinctes; face plane et sans callosité. Eumerus.
(Meigen, Syst. Beschr., III, 202, 1822.)
— Id. nus; écusson sans granulations au bord postérieur...
5, Antennes, 3° segment plus large que long; corps villeux;
face concave, sans callosités; ailes, 2° nervure trans-
versale sise au delà du milieu de la cellule dis-
5.
COM IC PER PE EE eee co -Bruchypalpus,
(Macquart, Suites à Buffon, I, 1834.)
— Id. id., ovaloide, ou bien, orbiculaire ; face parfois, soit
CATÉNRE SUIRCANEUSCS. 2.00 8 este a ces sie eee Dee elaere
6. Face fortement carénée, ni calleuse, ni concave; parfois les
cuisses ou les tibias postérieurs fortement courbés ; an-
- tennes sises parfois au bas de la face. .........,,...
— Id. non carénée, parfois saillante, parfois concave ; cuisses
et tibias postérieurs peu cu point courbés; antennes
SISES CP RAD AO MA MMCS NE dla eee ile note ciao ct
8.
26 J.-M.-F. BIGOT.
7. Carène faciale atteignant presque la base des antennes qui
sont insérées en haut de la face; cuisses postérieures
médiocrement courbées, tibias id. fortement courbés :
antennes, 8° segment orbiculaire ; ailes, 2° nervure
transversale sise au delà du milieu de la cellule dis-
COIAlRS mme se Re era I NES SSD CO Ortholophus.
(J. Bigot, Ann, Soc. ent, Fr., 1882, Bullet, bimens.,
n° 44.)
— Id. atteignant à peine le milieu de la face ; antennes insé-
rées assez bas: cuisses et tibias postérieurs forte-
ment courbés ; antennes, 3° segment orbiculaire ; ailes,
2° nervure transversale sise en deçà du milieu de la
discoïdale. ..... TUE SEE: Le deuenels AE ce CORRTONIENUS,
(Macquart, Dipt. Exot., sbnilétns V, 1855.)
8. Face saillante, mais sans carène, droite, sans callosités :
cuisses postérieures fortement renflées et denticulées
en dessous ; ailes, 2° nervure transversale sise au milieu
dela-celuletiscDilale ee SRE RS ES ruttee
(Saint-Fargeau, Serville, Encycl. méthod., X, 1825.)
— Id, médiocrement saillante, concave, calleuse; ailes, 2° ner-
vure transversale sise un peu avant le milieu de la cel-
lule discoïdale; cuisses postérieures épaisses, denticu-
léeS En /TessQUS. Le. encres ee ce PMIQENTMNMORE
(Williston, Ganadian Enlomologist, 1882, p. 80.)
e- €
9, Guisses poslérieures très peu renflées, munies en dessous
d’une simple échancrure; antennes, 8° segment plus
large que long; ailes, 2° nervure transversale sise en
deçà du milieu de la cellule discoïdale ; face concave :
yeux velus ; abdomen assez étroit, conoïdal..... Coiloprosopa.
(Macquart, Dipt. Exot., Supplém.,1IV, 1880, — Coilo-
metopa Macq., L c.)
— Id, plus ou moins renflées, sans échancrures en dessous,
parfois dentées, mais parfois presque mutiques et sim-
plement munies de courtes soies rigides, (dans ce der-
10.
11°
12.
13
Diptères nouveaux ou peu connus. 247
nier cas, le corps est étroit, allongé, et la 2° nervure
transversale est située au delà du milieu de la cellule
discoïdale); antennes, 3° segment ovaloïde ou bien orbi-
CURE Pen eee sance Lo à AO Series 10.
Cuisses postérieures munies en dessous d’une épine ou d’une
dent grêle, laquelle est parfois échancrée ou bifide. Spilomyia.
(Meigen, Illig., Magaz., 1803, — Mülesia p' Latr.,
1804.)
Id., souvent fort peu renflées, dépourvues en dessous de
dents ou d’épines, mais parfois denticulées, ou du
moins, pourvues vers leur extrémité, de nombreuses
el courtes soies rigides (dans ce dernier cas, le corps
est étroit, allongé, et la 2° nervure transversale de l’aile
est sise au delà du milieu de la cellule discoïdale), .. 11.
Cuisses postérieures non renflées, munies en dessous de
nombreuses et courtes soies rigides ; corps étroit,
allongé; 2° nervure transversale de l’aile sise au delà
du milieu de la cellule discoïdale. ............ Calliprobolu.
(Rondani, Dipt. Ital., Prodr., I, 47, 1856, = Temno-
stoma p' Saint-Fargeau, Serville, 1825.)
Id. plus ou moins épaisses et ordinairement dénticulées en
dessous (les formes du corps et la situation de la 2° ner-
vure transversale de l'aile varient)..........,...,,.. 12.
Ailes, 2° nervure transversale de l’aile située soit au milieu,
soit au delà du milieu de la cellule discoïdale ; chète nu:
face sans callosité..... SC Cp A EE 13.
Id. id., située en decà; chète parfois villeux; face parfois
calleuse ss Masson 0 SO NET SO EN ES 15.
Face plane, épistome non saillant; corps rétréci, glabre ;
front légèrement saillant et conique. ..... TAPETE Sterphus.
(Fhilippi, Verh, W. z. b. Gesellsch., XV, 1865.)
Id, fortement concave, épistome saillants; corps, parfois,
assez élargi Et MIEUX: au. rom da). dé ER TA à 14.
918 J.-M.-F. BIGOT.
44. Corps assez élargi et villeux; face fortement concave ; épi-
stomestortsaillant 4 PM OMMMElAP EUR PER RRURRE . Crioprora.
(Osten-Sacken, Catal. of the Describ. Dipt. N.-Amer.,
1878.)
— Id., assez étroit, glabre, face médiocrement concave, épi-
SLOMEMDEUTSAÏNANL RE MERE AR OM PRE APE Xylota.
(Meigen, Syst. Beschr., Ill, 1822.)
45, Chète villosule:; cuisses postérieures renflées; face concave,
sans callosités, épistome un peu saillant........... Exochila.
(Rondani, Atti d. Soc. [tal. d. Sc. Nat., XI, 1868.)
— Id. nu; cuisses parfois un peu renflées; face concave et par-
fois calleuse, épistome peu saillant................ : 16.
46. Face sans callosités; cuisses postérieures renflées et denti-
CHERS SO RL dE RUES ee Rene Brachyopa.
(Meigen, Syst. Beschr., II, 1822.)
— Id. concave, calleuse (au moins chez le &); cuisses parfois
assez épaisses, parfois seulement denticulées vers leur
EXÉTÉNULÉS BREL ERA re ME AIRE Myolepta.
(Newman, Entom. Magaz., V, 1838, — Xyloteja Ron-
dani, Dipt. Ital., Prodr., I, 1856.)
Syrphidæ.
Antennes notablement plus longues que l'épaisseur de la tête,
les 4°" et 2° segments très courts, sensiblement égaux
entre eux; ailes, 4° el 2° nervures longitudinales
(Rond.) séparées à leurs extrémilés; chèle villeux ou
nu; yeux nus; face conoïdale, notablement prolongée
au-dessous desert cceenr tele 1,
— Id. au plus, à peine un peu plus longues que l’épaisseur de
la tête; le reste varie................... RARE 2°
4. ChètetnotablementiviTeNx PE RCPRENNT ETRECA Le Graplomyza.
(Wiedem., Nov. Dipler. Genera, 1820.)
Diptères nouveaux ou peu connus. 249
Chète nu, sinon, à peine tomenteux............. Ptilostylomyia.
(3. Bigot, Ann. Soc. ent. Fr., 1882, Bullet. bimens.,
n° 12.)
Ailes. 4'° et 2° nervures longitudinales, (Rond.) visiblement
soudées à leurs extrémités ; antennes, 3° segment ova-
lire Chéte CHYEUX AUTEUR EEE PETER CR Ce 9.
Id., 1"° et 2° nervures longitudinales (Rond.) séparées à leurs
EXITÉMILES SAICRTESTOAVATIC re ee ere ce ele ceci De
ÉCUSSON ÉPINEUX. . A2 cu ee Ceres MA DES hi.
Hmutique PACE ONE SE UE .... Volucellu.
(Geoffroy, Hist. Nat. des Insect., 1764, — Genogaster,
Duméril, 1801.)
Antennes insérées sur une forte saillie conoïdale du front,
3° segment relativement allongé, oblong, échancré en
dessus, chète brièvement villeux........... ... Temnocera,
(Saint-Fargeau, Serville, Encycl. méthod., 1825.)
Id. insérées directement sur le front très peu saillant, 5° seg-
ment ovalaire, médiocrement allongé, sans échancrure,
chète longuement villeux......... ce ATEMNOCET A
(J. Bigot, Ann, Soc. ent. Fr., 1882, Builel. bimens.,
n° 42.)
Yeux et chète, notablement villeux, tantôt simultanément,
LAN OC NON MT ENNEREACER TENTE SES PPETRND SE 6.
Id, id. nus, ou bien, à peine tonéntene en SION, 26.
Id. id., simultanément et notablement villeux......... Ad 7:
Id. id. non simultanément villeux ou tomenteux.. EE 40.
Face notablement prolongée au-dessous des yeux, conoïdale,
médiocrement calleuse; thorax, écusson, dépourvus
de longs macrochètes rigides à leurs bords poslé-
HEURES ECCE UC Ce ne: cericbhess MN OAdIUCOMUO.
(Rondani, Stud. Entomol., 1848.)
250 J.-M.-F. BIGor.
— Face très médiocrement prolongée au-dessous des yeux, très
peu ou point conoïdale; thorax, écusson, parfois munis
de longs macrochètes rigides à leurs bords postérieurs.
8. Antennes, 3° segment oblong, étroit, allongé, légèrement
rétréci vers son milieu ; face très médiocrement pro-
longée et conoïdale, au-dessous des yeux; thorax,
écusson, munis de longs macrochètes rigides à leurs
DOr AS DOSLÉTIEUTSA RME. Glaurotricha.
(Thomson, Fregatt. Eugentes Resa, 1868. — Alias
Haurotricha Thoms., 1. c.)
— Id., 3° segment ovalaire, médiocrement allongé, non rétréci
en son milieu; face ni prolongée au-dessous des yeux,
ni conoïdale, plus ou moins calleuse; thorax, écusson,
dépourvus de longs macrochètes rigides à leurs bords
POSLÉTIEUTSEL MR. UT. SR SMS SENTE ZUNE
9. Face non calleuse; antennes, 3° segment légèrement clavi-
forme, le 1° segment plus long que le 3°.......,...
(Walker, Trans. Ent. Soc. London, 1857.)
— Id. notablement calleuse; antennes, 3° segment ovaloïde,
court, 4° segment plus court que le 3°....... Endoiasimyia.
(3 Bigot, Ann. Soc. ent, Fr., 1882, Bullet. bimens.,
n° 45.)
10. Face notablement prolongée au-dessous des yeux, plus ou
MOMSNCONOIMAE SE: nr A hcrbne eu EN A sil
— Id. ni prolongée au-dessous des yeux, ni conoïdalé. .......
12.
13.
11. Antennes, 3° segment ovaloïde, allongé ; face calleuse.. Leucozona.
(Schiner, Wien. Entom. Monatschr., 1860.)
— Id. 3° segment orbiculaire ; face de forme variable... ..... 19:
42, Face en forme de cône acuminé; corps brièvement et den-
sément villeux; abdomen relativement court et ar-
TOUL. anoene toner oui EluaR Arctophila.
(Schiner, Wien. Entom. Monatschr., 1860.)
13.
44,
15.
16.
17.
Diptères nouveaux ou peu connus. 251
Face en forme de cône obtus; corps très médiocrement .
pileux; abdomen ovaloïde, relativement allongé,. Sericomyia.
.(Meïgen, Illiger’s Magaz., 1803.)
Face calleuse...,.42:4u,.,n. MR Hansen Lines « A.
Id. sans callosité. ,,...:..... npesemeosneneese Ce. 19,
Antennes, 8° segment plus long que les deux premiers.
réunis: face fort ’calleuse ; ailes, 2° nervure transver-
sale (Rond.) sise en deçà du milieu de la cellule dis-
coïdale ; abdomen court, arrondi.............. ... Eriozona.
(Schiner, Wien. Entom. Monatschr., 1860.)
Id. 3° segment au plus, un peu plus long que les deux pre-
miers réunis; abdomen ovaloïde, relativement allongé:
lexestehrane eee eéasbe Duo 0e 15.
Front notablement saillant et renflé au-dessus des antennes:
ailes, 2° nervure transversale (Rond.) sise en deçà du
milieu de la cellule discoïdale ; face notablement cal-
OSCAR UE ur te ne dal Seie socle Lasiophticus.
(Rondani, Dipter. Ilal., Prodr., 4856, = Catabomba?
Osten-Sacken, 1877.)
Id, ni bombé ni saillant au-dessus des antennes ; ailes,
2° nervure transversale (Rond.) diversement située ;
face" plus, ou moins: calletse" #0 0e ER 16.
Ailes, 9e nervure transversale (Rond.) sise en deçà du milieu
de la cellule discoïdale; face notablement calleuse.. 17
Id., 2° nervure transversale (Rond.) sise au milieu de la
cellule discoïdale ; face, parfois médiocrement calleuse,
mais ordinairement sans callosités, ...,... SJOUSE .: 18,
Antennes, 3° segment ovalaire. ................ Ischyrosyrphus.
(J. Bigot, Ann, Soc. ent. Fr., 1882, Bullet, bimens.,
n° 6.) j NPÉPOTEE
Id. 3 seementroriediaPes te SEAL ANUS CRM Cheilosia.
(Nec Chilosia. — Meig., System. Éésdu +5 1822, =
Genre à réviser !.)
19
204,
23
2h
J.-M.-F. BIGOT.
Face notablement calleuse...............,,.:.. Chrysochlamys.
(Walker, Insect. Britann., 1851.)
Id, à peine légèrement calleuse, ......... eee Macrometopia.
(Philippi, Verhand]. z. b. Gesellsch, Wien., 1865.)
Tibias intermédiaires munis en dedans d’une callosité ; mé-
tatarses antérieurs relativement allongés et élargis. Cnemodon.
(Egger, Verhandl. z. b, Gesellsch., Wien., 1865.)
Id. non tuberculés; métatarses antérieurs de forme et de
dimensions NOrMAleS.... 61.2. 0eme 20.
Antennes, 3° segment ovaloïde, plus ou moins allongé..... 21,
Id., 3° segment orbiculaire, ...,...... PR 0 co de 95
Abdomen, 2° et 3° segments de forme et dimensions nor-
males rene Rep IS de MERE Fe 22,
Id,, 2° et 3° segments extrêmement et anormalement élar-
BASS rene ere Carre ele Mie te Dune LA eg lphus:
(Loew, Isis, Oken, 18/40.)
Face non carénée, nullement saillante ; villosité oculaire uni-
io oneu cu oboe bobo on Iond vo 30 23.
Id. légèrement saillante, carénée; villosité oculaire disposée
sous la forme de bandes......,....,.....,..,... Paragus.
(Latreille, Hist natur. des Crust. et des Ins., 1804.
— Genre à réviser !.)
Ailes, 5° nervure longitudinale (Rond.) fort oblique après le
CONTE ET CCE EEE C EEE CCE CCC CE CCELECE Pipizella.
(Rondani, Dipter. Ital., Prodr., 1856.) |
Id., 5° nervure longitudinale (Rond.) à peu près droite après
le coude... ...... A LE DOC ETES EE Rae 24.
Antennes, 3° segment relativement allongé, ovaloïde. ... Heringia.
(Rondani, Dipter. Ital., Prodr., 1856.)
Td,, 3° segment relativement assez court.,.....,. RAP eo Prprat
(Fallen, Dipter. Sueciæ, 1816.)
Dipleres nouveaux ou peu connus 253
DD RE ACC DANCE Us Penium.
(Philippi, Verandl. z. b. Gesellsch. Wien., 1865.)
Id, CONCAVO A ER en ee Eee cie ne oecnte D ESZLoLe.
(Meigen, Syslem. Beschr., 1822.)
26. Trompe rigide, dépassant notablement l’épistome, ce dernier
saillant, acuminé ; corps médiocrement épais, villeux;
antennes insérées sur une forte saillie conoïdale du
front, 3° segment plus large que long....... Eurhinomallotu.
(J. Bigot, Ann. Soc. ent. Fr., 1882, Bullet. bimens.,
n° 6,—? Brachymyia, Williston, Ganadian Entomolog.,
1882.)
— Id. courte, membraneuse, rétractile; (sinon, antennes insé-
rées sur le front non saillant, et le 3° segment anten-
naire moins large que long); le reste varie.......... DT
27. Corps épais, relalivement court, densément villeux ; an-
tennes, 3° segment parfois moins large que long, de
FORME ROTMALC RE ne meet 28.
— Id. médiocrement épais, assez allongé, médiocrement vil-
leux ; antennes, 3° segment prolongé en dessus par une
saillie conoïdale, au sommet de laquelle le chète est
IRSÉRO enr ne te ae CRE aan MATE Merapioides.
(J. Bigot, Ann. Soc. ent Fr., 1879, Bullet. bimens.,
n° 6.) 6
28. Antennes, 3° segment nolablement'plus large que long... 29.
— Id., 3° segment ovaloïde, ou bien, orbiculaire. ........... 92.
20. Face notablement prolongée au-dessous des yeux et nola-
HementionllenSeRee eue uectbe creer Lce Criorhina.
(Meigen, System. Beschr., 1822, = ? Eriophora Phi-
lippi, 1865.)
— Id. peu ou point allongée au-dessous des yeux; parfois mé-
diociement cANenSeT Anis. hotes bebe etat fier 930.
254
90.
GTR
99.
J.-M.-F. BIGor.
Écusson notablement bombé, vésiculeux ; front saillant,
conoïdal: face concave. . 2.4, 1.4... RPENE … Cyphipelta.
(J. Bigot, Rev. et Magas. de Zoolog. Guérin, 1859.)
Id. ni bombé ni vésiculeux; front très peu ou point saillant
Id. en forme de cône obtus; antennes, 1° segment notable-
ment plus long que le 2°, 3° ovaloïde, assez allongé;
abdomen très déprimé ; ailes, 2° nervure transversale
et conoïdal ; face souvent non concave..... Le Tete 5 91.
Face concaye ; cuisses légèrement renflées........ .. Hadromiyta.
(Williston, Canadian Entomologist, 1882.)
Id. à peu près droite, ou, plane: cuisses légèrement ren-
flées....... PER ton PR ARS AA à ads “Dlocota
(Nec Pocota. — Saint-Fargeau. — Serville, Encyclop.
method., 1825, — Dasymyia Egger, 1858.)
Abdomen plus ou moins ovaloïde, parfois anormalement ré-
tréci à son extrémilé, constamment bicolor. ......... 99 .
Id. plus ou moins ovaloïde, jamais anormalement rélréci à
son extrémité, constamment unicolor............... L8.
Id. ovaloïde, aussi ou plus large que le thorax, parfois
déprimé: face ordinairement jaune ou jaunâtre, non
PRE QUE NS dE de. dde er ee hace 34.
Id. oblong ou cylindroïde, plus étroit que le thorax, non
déprimé ; face souvent noire ou noirâtre, plus ou moins
ImétaHique cerner een er tetoiete ea retetee Chase A5.
. Face, épistome, plus ou moins saillants, notablement co-
HOTTES M NS en slt ira ae en be net TT 3.
Id. id., non conoïdes, très peu saillants. ...........,...,: 37.
Épistome notablement saillant, rostriforme, acuminé; an-.
tennes, 1°° segment à peu près égal au 2°, 8° ovaloïde
ou arrondi; abdomen peu ou point déprimé; ailes,
position de la 3° nervure transversale (Rondani),
Variable en ee D A rt RE QE Le À BE 36.
Dipteres nouveaux ou peu connus. 255
(Rond.) sise au delà du milieu de la cellule dis-
COTE A ne eee me ete PRE Asarkina.
(Macquart, Dipt. Exot., 1842. — Alias Asarcina.)
86. Antennes, 3° sezment presque orbiculaire ; ailes, 2° nervure
transversale (Rond.) sise en deçà du milieu de la cellule
discoidale- "0 te tas Aa AE 1e AR ue SE CE COUR
(Scopoli, Entom. Carniolica, 4763.)
— Id., 3° segment ovaloïde; ailes, 2° nervure transversale
(Rondani) sise au delàf du milieu de la cellule dis-
CoIdales Ne Rene CC den RTS Lycastres.
(Walker, Trans. Entom. Soc. London, 1857.)
37. Abdomen de forme normale à son exlrémité...........,.. 98.
— Id. notablement et brusquement rétréci à son extrémité. Eupeodes.
(Osten-Sacken, Western Diptera, 1877.)
38. Face jaune ou jaunâtre, non mélallique. ............... RE 39.
— Id. noire ou noirâtre, ordinairement mélallique.......... 7.
89. Antennes, 3° segment fort élargi, chète épais, plus ou moins
distinctement segmenté....... ACER À OR EME se 0.
— Id., 3° segment médiocrement élargi, chète allongé, grêle,
inmvisiblement séomenté,.............. Re HL.
ho. Chète court, fort épais; face saiilante, en forme de cône
obtus, dépourvue de callosité. . LADA ENCE AU STATE Pelecocera.
(Meig., System. Beschr., 1822.)
— Id. médiocrement épais; face sans saillie, calleuse... Epistrophus.
(Walker, Insect. Saunders, 1853.)
LA
— Id, id., &, notablement dilatés; face calleuse; ailes, 9° ner-
vure transversale (Rond.) sise en deçà du milieu de la
cellule discoïdale....,...,.....,.,..,... ..... Plalycheirus,
Tibias et tarses antérieurs, 4, non dilatés; le reste variable. 1h92
(Nec Platychirus. — Saint-Fargeau. — Serville, En-
cyclop. method., 1825.)
256 J.-M.-F, BIGOT.
L2. Face nolablement calleuse; front très peu saillant ; ailes, 2°
nervure transversale (Rond.) sise en deçà du milieu de
la cellule discoïdale. ....,........ DER UE 0 0 0 . Syrphus.
(Fabr., Syst. Antliat., 1775, — Scæva p' Fabr., —
Xanthogramma p'. — Schiner, 1860.)
— Id. nullement calleuse ; front parfois notablement saillant… 5.
43. Front à peine saillant ; ailes, 2° nervure transversale (Rond.)
sise en deçà du milieu de la cellule discoïdale.. Simosyrphus.
(J. Bigot, Ann. Soc. ent. Fr., 1882, Bullet, bimens.,
n° 6.)
— Jd. fort saillant, sous la forme d’un cylindre antennifère ;
ailes, 2° nervure transversale (Rond.) sise au delà du
milieu de la cellule discoïdale..,....,,.....,...,,... Somula.
(Macq., Dipter. Exot., 18/7.)
Lh. Organe G\, muni de deux appendices reployés, en dessous en
forme de crochets, leurs pointes sont affrontées el assez
ANOMÉES se 005006 c0000obaue 500 060 00.0 Ancylosyrphus ?.
(J. Bigot, Ann. Soc. ent. Fr., 1882, Bullet. bimens.,
n° 6. — Genre provisoire 2.)
— Id. &, dépourvu d’appendices analogues. .....,.......... U5.
h5. Les yeux composés montrant deux groupes de facettes dis-
tincis, les plus grandes sises en dessus; G, triangle
frontal peu allongé; kypopygium peu développé; tho-
rax sans bandes longitudinales distinctes : face calleuse,
saillante inférieurement en forme de cône plus ou
MONS DONS os codoscscocconpocrooccococo ….. Allograpta ?.
(Osten-Sacken, Bullet. Buff. Soc., 1876. — Genre dou-
toux ?.)
— Id, avec les facettes un:formes ; G!, triangle frontal souvent
allongé ; thorax, souvent orné de bandes longitudinales
distinctes; Aypopygium parfois notablement saillant ;
(face semblable à celle du genre précédent)... ....... HG.
46. Triangle frontal & notablement allongé; thorax orné de
bandes longitudinales distinctes; kypopygium peu déve-
7.
48
19.
50.
Diptères nouveaux ou peu connus. 257
loppé; antennes, 3° segment oyaloïde ; (face semblable
à celle du genre précédent)... ........ ....... Mesogramma.
(Alias Mesograpta. — Loew, Berliner. Dipt. Amer,
septentr. indigen., Gent. IL et VI.)
* Triangle frontal 4 médiocrement allongé: thorax dénué de
bandes longitudinales distinctes: hypopygium notable-
ment développé; antennes, 3° segment orbiculaire;
(face semblable à celle du genre précédent)... Sphærophoria.
(Saint-Fargeau. — Serville, Encycl. méthod., 1895, —
Melithreptus Loew, 18/0.)
Abdomen nullement déprimé, orné de macules jaunes ou jau-
HALTES = er Do 00 0 600 ob om DD É TEE 18.
1d. notablement déprimé, mi-partie rouge ou rougeâtre. Pyrophæna.
(Schiner, Wien. Entom. Monatschr., 1860.)
Antennes, 3° segment orbiculaire; ailes, 2° nervure trans-
versale (Rond.) oblique ; tibias postérieurs droits. Melanostoma.
(Schiner, Wien. Entom. Monatschr., 1860.)
Id., 3° segment ovaloïde ; ailes, 2° nervure transversale pres-
que perpendiculaire ; tibias postérieurs courbés...... Plesia,
(Macquart, Dipt. Exot., 1850.)
Id, 3° segment assez étroit et allongé ; face sans callosité :
front, d, strié, ®, ponctué; ailes, 5° nervure posté-
rieure (Rond.) perpendiculaire après le coude........ 20.
Id, 3° segment court de forme ovaloïde arrondie: face et
front, variables ; ailes, 5° nervure longitudinale (Rond.)
plus ou moins oblique après le coude. ......,..,.... 51.
Ailes, fausse nervure bien distincte; coloration des yeux
nee Mot CHOCO ER E RES DCE PES Orthonevra.
(Nec Orthoneura. — Macq., Dipt., Suites à Buffon,
1834.)
Id., fausse nervure presque invisible ; yeux ornés de lignes
NOTES INÉLMICUIECS PEAR NE AU. D, ue Cryptineura ?.
(J. Bigot, Revue el Magas. de Zool. Guérin. — Genre
provisoire ?,)
(1383) 1°° partie, 17,
258 J,-M.-F. BIGOT. — Dipières nouveaux ou peu connus.
51. Face notablement concave, épistome saillant, conoïdal ;
trompe dépassant l’épistome, rigide; ailes, 5° et 6° ner-
vures longitudinales (Rond.) coudées suivant un angle
droit à sommet obtus........ nt HOT ..... Hemilampra
(Alias Misolampra. — Macq., Dipt. Exot., 1850.)
— Id. ordinairement peu ou point concave ; épistome médio-
crement saillant, trompe ordinairement rétractile et
membraneuse ; ailes, 5° et 6° nervures longitudinales
(Rond.) coudées suivant un angle notablement ouvert. 52.
52, Face gibbeuse ou calleuse......... PQ A SE es 53.
Id; mreibDeuse ni CAUSE... 4... -ceenecrest ol.
53. Face dépourvue de sillons latéraux ; antennes, 3° segment de
grande dimension, orbiculaire ; 4, yeux contigus. Cartosyrphus.
(Nov. mihi. — V. p. 230 du présent mémoire, 1883.)
— Id., ®, pourvue de sillons latéraux ; antennes, 3° segment
de médiocre dimension... RS Melanogaster.
(Rondani, Dipter. Ital., Prodr., 1857.)
54. Trompe, dépassant l’épistome dans le repos ; &, yeux dis-
LATS SR NA A ANS A SAC RE A RES . Lejogaster.
(Rondani, loc. cit.)
— Id, ne dépassant pas l’épistome; 4, yeux contigus....... 55.
55. Antennes, 3° segment ovaloïde; face concave, et, g'°, mu-
nie de callosilés ; ailes, 5° nervure longitudinale (Rond.)
courbée suivant deux angles opposés... ALL Campineura.
(Rondani, loc. cit.)
— Hd., id., arrondi. (Du reste, semblable au genre précé-
GAME oévodec s ee acces e ACER Chrysogaster ?.
(Meigen, lliger’s Magaz., 1803, p' Rond. !, loc. cit.)
ÉTUDES ARACHNOLOGIQUES
14e Mémoire (1)
Par M. Eucène SIMON.
XXI
MATERIAUX
POUR SERVIR A LA
Faune arachnologique des îles de l’Océan Atlantique
(Acores, Madère, Salvages, Canaries, Cap Vert,
Sainte-Hélène et Bermudes.)
(Séance du 13 Décembre 1882.)
Iles Acores.
Aucun Arachnide n’avait été jusqu’à ce jour rapporté des îles Açores
c’est grâce à l’obligeance de M. de Arruda-Furtado, zélé naturaliste rési-
dant à Ponte-Delgada (île Sao-Miguel), que je puis combler une partie de
celte lacune.
(1) Voir Annales 1873 : 1° mémoire, n° I, p. 409 ; 2° mémoire, n° II,
III et IV, p. 327. — Annales 1874 : 3° mémoire, n° V et VE, p. 241. —
Annales 1876 : 4° mémoire, n° VII et VIII, p. 57. — Annales 1877 :
5e mémoire, n° IX, p. 53; 6° mémoire, n° X, p. 225. — Annales 1878 :
7° mémoire, n° XI, XII et XIIL, p. 445 ; 8° mémoire, n° XIV, p. 2041 ;
9° mémoire, n° XV, p. 899. — Annales 1879 : 10° mémoire, n° XVE,
p. 93. — Annales 1880 : 11° mémoire, n° XVII, p. 97; 42° mémoire,
not XVIII et XIX, p. 377. — Annales 1882 : 13° mémoire, n° XX, p. 204,
Ann. Soc, ent, Fr, — Octobre 1883,
260 E,. SIMON.
Toutes les espèces signalées dans ce mémoire proviennent de l’île
Sao-Miguel (1).
Cette île ne possède en propre qu'un très petit nombre d’espèces,
encore est-il probable que ces quelques espèces habitent également les
autres îles du groupe des Açores qui n’ont été jusqu’à ce jour l’objet
d'aucune recherche arachnologique.
La plupart des Arachnides de Sao-Miguel sont d’origine européenne;
en effet, sur A8 espèces citées, 8 seulement sont décrites comme nou-
velles, 24 sont répandues dans toute l’Europe, 43 sont particulières aux
régions méditerranéennes seulement, enfin les 2 dernières étaient déjà
connues d’autres îles océaniques.
Les Arachnides européens qui forment la masse de celte faune appar-
tiennent en général à des espèces déjà remarquables par la grande exten-
sion de leur habitat, tels sont, par exemple : Argiope Bruennichi et Eno-
plognatha mandibularis, répandus depuis les confins occidentaux de
l'Europe jusqu’en Chine et au Japon, ou bien encore comme Theridion
tepidariorum et Tegenaria domestica qui sont presque cosmopolites.
1 ORDRE ARANEÆ.
17e Fam. Attidæ.
4. DENDRYPHANTES NITELINUS E. S., Monogr. Att., 1869.
D, castaneus E. S., loc. cit.
Commun aux environs de Ponta-Delgada, sur les murs, les plantes, etc.
Espèce répandue dans les régions méditerranéennes, principalement en
(1) L’archipel des Açores, situé à 1,300 kilomètres de la côte de Portugal,
se compose de neuf îles et d'ilots, formant trois groupes, dont le plus occiden-
tal, au nord, très éloigné des autres, comprend les deux îles de Flores et de
Corvo ; le groupe central comprend les îles de Fayal, Pico, Sao-Jorge, Graciosa
et Terceira; le groupe oriental se compose des îles Sao-Miguel et Santa-Maria
et des îlots des Formigas. — La plus importante de ces îles est celle de Sao-
Miguel, dont le chef-lieu est Ponta-Delgada.
Arachnides de l'Océan Atlantique. 261
Orient. Elle se distingue surtout de D. nidicolens, chez le mâle par le
céphalothorax uniformément revêtu de pubescence fauve sans taches
blanches et par l’apophyse tibiale noire et coudée en bas dans le tiers
terminal seulement, tandis que chez D. nidicolens cette apophyse est cou-
dée en bas dès la base et ensuite droite.
2. MENEMERUS SEMILIMBATUS Hahn.
Commun sur les murailles, à Ponta-Delgada et Ribewa-Grande.
Également commun dans tout le midi de l’Europe et le nord de l'Afrique.
Les individus des Açores sont généralement obscurs, avec les pattes
presque noires, surtout chez le mâle.
3 CALLIETHERA MUTABILIS H. Lucas, Expl. Als., Ar., 1842,
Très commun à Ponta-Delgada, sur les vieux murs à Nordella, sous les
écorces, aussi sous les pierres sur tout le littoral de la Docla.
Également du midi de l'Europe et du nord de l'Afrique.
L. CALLIETHERA INFIMA E, £,, Monogr. Alt., 1869.
Sous les pierres et sur les talus, à Ponta-Delgada.
Répandu dans toute l’Europe tempérée et méridionale.
5. ÉUOPHRYS FINITIMA E, S., Monogr. Alt., 1869.
Commun à Ponta-Delgada, sur les murs, les plantes, etc.
Également répandu dans tout le midi de l’Europe, en Algérie et en
Syrie; remonte accidentellement jusqu’à Paris.
6. SYNAGELES VENATOR H. Lucas, Mag. Zool., 1833.
Deux individus trouvés sur le vieux mur d’un jardin, à Ponta-Delgada.
Également de l’Europe tempérée.
262 E. SIMON.
2° Fam. Lycosidæ.
7. OCYALE MIRABILIS Cl., 1757.
Dans les prairies.
Commun dans toute l’Europe.
8. LYCOSA PERITA Latr.
Deux individus trouvés sur la plage de Nordella, sous une pierre.
Commun dans toute l’Europe.
9. PARDOSA AÇOREENSIS, Sp. nov.
&. Long. 6 mill, — Céphalothorax noir ou brun foncé, pourvu d’une
bande médiane et d’une bande latérale fauves assez étroites (voy. 9). —
Chélicères et plastron noirs ou brun foncé. — Pattes fauve clair ; fémurs
marqués en dessus de trois grandes taches brunes, arquées et irrégulières,
formant des anneaux incomplets ; les autres articles concolores ; méta-
tarses 1 et 11 grêles, cylindriques, garnis de poils assez courts, semblables;
métalarse 1v environ de même longueur que patella et tibia. — Patte-
mâchoire à fémur et patella fauves, le fémur varié de brun en dessus,
la patella présentant quelques poils blancs à l'extrémité; le tibia et le
tarse très noirs et garnis de poils noirs; tibia visiblement plus long que
la patella, un peu élargi de la base à l'extrémité; tarse plus jarge que le
tibia : bulbe à apophyse médiane courte et large, arrondie au sommet,
précédé d’une petite tige transverse arquée partant de l’angle interne du
lobe inférieur.
©. Long. 7 mill. — Céphalothorax noirâtre, à pubescence fauve-rouge;
bande médiane fauve, étroite et atténuée en arrière sur la partie thora-
cique, assez fortement élargie et diffuse sur la partie céphalique, n’attei-
gnant pas les yeux dorsaux; bande latérale également étroite, séparée de
la marge par une ligne brune assez large et très découpée; poils de la
face fauve clair. — Yeux antérieurs en ligne à peine arquée; les médians
un peu plus gros, plus séparés, leur intervalle au moins égal à leur dia-
mètre ; intervalle des yeux de la seconde ligne à peine aussi large que
leur diamètre. — Chélicères fauve olivâtre. —Plastron brun-fauve, un peu
Arachnides de l'Océan Atlantique. 263
éclairci en avant sur la ligne médiane. — Abdomen noirätre, à pubes-
cence fauve-rouge ; dans la première moitié, une bande longitudinale
blanchâtre lancéolée, ensuite trois séries de petites taches blanches trans-
verses formées de poils; ventre fauve testacé. — Pattes fauve clair, avec
les fémurs et les tibias vaguement et largement annelés de fauve olivâtre
obseur; tibia r pourvu en dessous, dans la première moilié, de 2-2 longues
épines, de 5 pelites épines latérales et de 2 petites épines terminales ;
métatarse 1 de 2-9 grandes épines et de 2 petites épines terminales. —
Épigyne en grande fossette, beaucoup plus longue que large, étroite en
avant, graduellement élargie en arrière et obtusément tronquée, entière-
ment divisée par une carène étroite, rougeâtre, fortement canaliculée,
élargie transversalement en forme de T au bord postérieur.
Ponta-Delsada, dans les prairies.
Se rapproche de P. proxima G. Koch, mais s’en distingue par les
bandes céphalothoraciques plus larges ; chez le mâle par le tarse de la
patte-mâchoire plus large; chez la femelle par la carène de lépigyne
canaliculée.
10. PARDOSA FURTADOI, Sp. nov.
Q. Long. 8 mil. — Céphalothorax noir ou brun très foncé, à pubes-
cence fauve obscur; une bande médiane fauve obscur, étroite et atiénuée
en arrière sur la partie thoracique, élargie transversalement sur la partie
céphalique, n’atteignant pas les yeux dorsaux; une bande latérale très
étroite, très découpée, interrompue par 2 ou 8 trails obliques; poils de
la face fauves. — Yeux antérieurs en ligne légèrement arquée, égaux: les
médians plus séparés, leur intervalle environ égal à leur diamètre ; inter-
valle des yeux de la seconde ligne visiblement plus large que leur dia-
mètre. — Chélicères noirâtres, garnies de poils fauves, longs, et marquées
en avant d’une grande tache brun-rouge diffuse. — Plastron noirâtre, à
pubescence fauve. — Abdomen en dessus noirâtre, garni de pubescence
fauve, marqué dans la première moitié d’une bande fauve longitudinale
élroite et lancéolée, dans la seconde de 5 bandes transverses courtes et
arquées, marquées chacune de 2 points noirs. Ventre présentant une
large bande longitudinale brun-rouge partant du pli épigastrique, large
en avant, très alténuée en arrière, largement bordée de testacé clair, —
Paites fauve rougeâtre ; fémurs marqués de 3 anneaux noirs très découpés
et d’une ligne dorsale; tibias et métatarses de 2 anneaux semblables :
264 E. SIMON.
tibia r pourvu en dessous, dans la première moitié, de 2-2 très longues
épines, d’une ligne de 3 longues épines latérales internes, . sans latérales
externes; métatarse 1 de 2-2 épines inférieures et 2 latérales internes
également longues ; patella et tibia 1v beaucoup plus longs que le cépha-
lothorax. — Épigyne en grande fossette, beaucoup plus longue que large,
étroite en avant, graduellement élargie en arrière et obtusément tron-
quée, entièrement divisée par une carène rougeâtre, étroite et parallèle,
légèrement canaliculée, élargie transversalement en forme de T au bord
postérieur.
Ponta-Delgada ; prairies humides.
Voisin du précédent, s’en distingue surtout par la coloration et le plus
grand écartement des yeux de la seconde ligne,
11 PARDOSA PROXIMA C. Koch.
Ponta-Delgada ; prairies,
Très répandu dans tout le midi de l’Europe et le nord de l’Afrique.
3° Fam. Thomisidsæ.
42, XYSTICUS INSULANUS Thorell, Kongl. Sv. Vet. Akad. Handl.,
t. XIII, n°5, p. 133.
(PI. 8, fig. 1 et 2.)
g. Long. 2,6 mill. — Céphalothorax finement chagriné, brun noirâtre
très foncé, légèrement et peu densément varié de fauve sur les côtés et
en avant, marqué en arrière de deux bandes testacées réunies en forme
de V au bord postérieur, presque plan en dessus et garni de forts crins
aigus sur la partie céphalique; front large, tronqué carrément, non
incliné : saillies des yeux latéraux médiocres. — Yeux supérieurs presque
équidistants; yeux médians en quadrilatère un peu plus large que long,
les antérieurs à peine plus resserrés que les postérieurs. — Abdomen ovale
court, oblusément tronqué en avant, plan en dessus; noirâtre, avec
une bordure assez étroite, blanchâtre lestacé, un peu sinueuse, et une
bande médiane fauve, un peu élargie el tronquée en arrière, ne dépassant
Arachnides de l'Océan Atlantique. 265
pas le tiers postérieur, marquée de chaque côté de deux dents aiguës ;
cette bande suivie de une ou deux taches transverses irrégulières. Ventre
brun testacé obscur. — Pattes médiocrement longues ; fémurs, patellas
et moitié basilaire des tibias noirs; moitié terminale des tibias brun-
rouge; tarses et métatarses jaunâtre testacé ; fémur 1 pourvu sur la face
antérieure de 5 ou 6 fortes épines irrégulières et inégales, les plus longues
un peu plus longues que son diamètre; tibia 1 pourvu en dessous de deux
rangées de 4-4 longues épines, d’une rangée externe et d’une interne de
3 plus courtes; au métatarse, deux rangées inférieures de 3-3, dont la
basilaire plus longue et plus isolée, de plus une épine interne vers le
milieu et deux externes. — Patte-mâchoire noirâtre, avec l'extrémité du
fémur et la patella teintées de rougeâtre ; tibia plus court que la patella,
resserré à la base, son apophyse inférieure assez courte, peu atténuée et
tronquée obliquement, avec l’angle interne un peu saillant arrondi ; apo-
physe interne petite, perpendiculaire et dentiforme; larse large, disci-
forme, cependant plus long que large; bulbe entièrement entouré d’un
fort stylus adhérant, sans échancrure dans le haut, conique très bas,
pourvu vers le milieu d’une apophyse noire, grêle et très longue, dirigée
en arrière, presque droite et atteignant les apophyses tibiales.
©. Long. 6,5 mill. — Céphalothorax brun noirâtre foncé ou brun-rouge
clair, irrégulièrement varié et veiné de fauve sur les côtés, avec une
bande médiane testacée, aussi large que le front et presque parallèle, ren-
fermant en avant une grande tache brunâtre terminée en pointe en
arrière et coupée elle-même de petites lignes testacées longitudinales.
Front large, à peine incliné. Saillies des yeux latéraux assez faibles.
Téguments finement chagrinés, garnis de crins très longs et robustes.
Yeux médians supérieurs un peu plus resserrés que les latéraux et un
peu plus petits. Yeux médians égaux, en carré presque régulier (à peine
plus large que long). Sur le bord du bandeau une rangée de 6 à 8 crins
très longs, surtout les médians. — Abdomen brun foncé ou rougeâtre,
avec une bordure testacée un peu découpée et sinueuse, et une très large
bande médiane, élargie et pourvue vers le milieu de trois paires de rami-
fications aiguës. — Pattes brunâtres ou fauve-rouge, avec les fémurs et
les tibias ordinairement très rembrunis et tachés en dessus; épines
comme chez le mâle, seulement tibias antérieurs sans épines latérales,
. pourvus seulement de 4-A inférieures et de 2 dorsales courtes. —Épigyne
marquée, en avant loin du pli épigastrique, d’une très petite fossetle for-
tement rebordée en avant.
266 E. SIMON.
Ponta-Delgada, sous les pierres et sur les arbustes.
Découvert à l’île Madère et décrit par ie D' T. Thorell.
La description du mâle du D' Thorell s’applique entièrement à l'espèce
de Sao-Miguel. Gelle de la femelle s’en éloigne un peu, principalement
en ce qui regarde l’épigyne. — Le X. insulanus habile aussi l'Algérie.
X. insulanus se rapproche un peu de X. acerbus Th., mais il en diffère
par les métatarses armés d’épines latérales, chez le mâle par le bulbe
pourvu d’une longue apophyse grêle, chez la femelle par les yeux médians
supérieurs plus resserrés que les latéraux et la fossette génitale petite et
avancée.
h° Fam. Epeiridæ.
13. ARGIOPE BRUENNICHI SCOpl., 1763.
Commun aux environs de Ponta-Delgada.
Espèce très commune dans le midi de l’Europe et le nord de l’Afrique,
plus rare dans l’Europe tempérée; également répandue dans une grande
partie de l’Asie jusqu’au Japon.
Ah. EPEIRA ACALYPHA Walck.
Ponta-Delgada, sur les arbustes, principalement les genêts.
Commun dans toute l’Europe.
45. ZILLA X-NOTATA Clerck, 14757.
Commun à Ponta-Delgada, dans l’intérieur des maisons, sur les portes
et les fenêtres.
Répandu dans toute l’Europe et le nord de l'Afrique. —$Se trouve aussi
aux îles Canaries (H. Lucas).
16. META MERIANÆ Scopl, 1763.
Commun sur les rochers humides.
Répandu dans toute l’Europe, mais plus communément dans le Midi.
Arachnides de l'Océan Atlantique. 267
17. TETRAGNATHA EXTENSA L., 1758.
M. de Arruda-Furtado m'écrit à propos de cette espèce :
« Je ne l’ai trouvée que pendant l'été 1880, sur les Rubus qui bordent
un petit marais voisin des Arripes et appelé Lagoa-do-Conde, dans la
région des pâturages, ce qui me porte à croire qu’elle a été introduite
tout récemment dans ce lieu par quelque oiseau de passage. »
T. extensa est répandu dans toule l’Europe.
5° Fam. Agelenidæ.
18. TEGENARIA PARIETINA Fre.
Dans les maisons à Ponta-Delgada.
Dans les mêmes conditions en Europe et dans le nord de l'Afrique.
19, TEGENARIA DOMESTICA Cl, 1757.
Très commun dans les maisons.
Espèce presque cosmopolite; commune en Europe, signalée en Asie,
en Océanie, en Amériqué et dans toules les îles océaniques. — Le type
des Açores est généralement de teinte obscure, surtout chez le mâle.
20. TEGENARIA PAGANA C. Koch,
T'enaria subtilis E. S.
Un seul individu trouvé sur un vieux mur à Ponta-Delgada.
Espèce habitant également les régions méditerranéennes.
91. TEXTRIX COARCTATA L. Dufour.
Commun sous les pierres.
Également du midi de l’Europe et du nord de l'Afrique.
268 E. SIMON.
6° Fam. Dictynidæ.
29, DICTYNA FLAVESCENS Walck.
Sur les feuilles des arbustes, dans les jardins à Ponta-Delgada.
Répandu dans une grande partie de l’Europe.
23. AMAUROBIUS DENTICHELIS, Sp. NOV.
(P. 8, fig. 8 el A.)
d. Long. 2,6 mill — Céphalothorax fauve brunâtre, avec une très fine
ligne noire marginale, lisse, brillant; parlie céphalique très large, peu
atténuée et tronquée carrément, assez convexe. — Yeux supérieurs mé-
diocres, égaux, en ligne sensiblement arquée en arrière ; les médians un
peu plus resserrés, leur intervalle un peu plus large que leur diamètre,
celui des latéraux de moitié plus large. Yeux antérieurs en ligne droite,
les médians plus de deux fois plus petits, équidistants, leurs intervalles
presque aussi larges que le diamètre des médians. — Yeux médians en
trapèze un peu plus long que large et plus étroit en avant. Bandeau
environ de la largeur des yeux médians antérieurs. —Plastron lisse, fauve
obscur un peu rembruni sur les bords, terminé en pointe subaiguë. —
Abdomen ovale court, blanchâtre testacé en dessus et en dessous, varié
sur les côtés de points et de linéoles noirâtres, marqué en dessus, près le
bord antérieur, d’une tache noire allongée et dans la seconde moitié
d’une bande noire longitudinale plus large, coupée en arrière de linéoles
fauves transverses. — Pattes assez longues, fauve clair testacé; fémurs
marqués en dessous de deux anneaux noirâtres étroits, interrompus en
dessus, plus nets aux paires postérieures ; tibias d’anneaux subhasilaires et
terminaux semblables ; fémurs pourvus près l'extrémité, au côté interne,
de une ou deux épines longues; patellas x et 11 inermes ; palellas xxx et 1v
pourvues en dessus d’une longue épine; épines tibiales et métatarsales,
assez courtes aux paires antérieures, longues aux postérieures. — Chéli-
cères très longues, fauve rougeàtre, lisses en dessus, un peu granuleuses
au côté externe dans la seconde moitié, très atténuées et un peu obliques
en avant; pourvues en avant, au bord externe, d’une série de 5 ou 6 petits
tubercules piligères cylindriques, dont les 3 ou 4 basilaires plus forts;
Arachnides de l'Océan Atlantique. 269
crochet très long, robuste et un peu sinueux. — Patte-mâchoire testacée,
étroite et longue; patella et tibia presque d’égale longueur, sans apo-
physes ; tarse un peu plus long que les deux articles précédents, étroit,
terminé en pointe cylindrique plus longue que le bulbe, pourvu à la base
d’une petite apophyse noire et grêle, dirigée obliquement en arrière;
bulbe petit, simple.
@. Long. 2,5 mill — Comme chez le mâle; partie céphalique moins
convexe ; yeux plus gros et plus resserrés; chélicères plus courtes, plus
parallèles, sans denticules. — Épigyne marquée d’une petite fossette
transverse rebordée, droite en avant, arquée en arrière.
Ponta-Delgada, sur les arbustes.
Voisin d'A. crucifer Cambr. (1), en diffère par le dessin abdominal
moins complexe, le bandeau plus étroit, les yeux plus resserrés.
A. dentichelis s'éloigne des Amaurobius typiques par sa petite taille,
ses chélicères très longues mais non convexes à la base, la structure
entièrement différente de sa patie-mâchoire. Cetie petite espèce deviendra
sans doute le type d’un genre, dont A. crucifer Cambr. fera également
partie. |
7° FAM. Urocteidæ.
2h. OECOBIUS ANNULIPES Lucas, 18/42.
Ponta-Delgada: sous les pierres,
Espèce répandue dans toutes les régions circumméditerranéennes.
25. OEcoBius NAvUS Blackw., Ann. Mag. of Nat, Hist., 3° sér.,
t. IV, p. 266, 1859,
Plus rare que le précédent, dans les mêmes conditions.
Cette espèce, découverte à Madère et décrite par Blackwall, est très
voisine de OE. annulipes; elle en diffère par l’apophyse basilaire du bulbe
terminée par une fourche à branches moins longues et moins divergentes,
par les pattes moins fortement annelées et par le dessin de l'abdomen
|
(1) Proceed. Zool. Soc. Lond., 1873, p. 216, pl. xx1v, fig. 6.
270 E. SIMON.
moins complexe. Elle diffère de OE. cellariorum Dugès (= domesticus
Lucas) par les fémurs des pattes tachés en dessous, tandis qu'ils sont
concolores chez cellariorum, et surtout par l’apophyse du bulbe, chez
cellariorum cette apophyse est en effet beaucoup plus longue, arquée,
atténuée, non bifurquée,
8° FAm. Theridionidæ.
26. THERIDION DENTICULATUM Walck., 1802,
Ponta-Delgada; en battant les arbustes.
Très commun dans toute l’Europe, le nord de l'Afrique et la Syrie.
27. THERIDION TEPIDARIORUM C. Koch, 18/1.
Gette espèce paraît cosmopolite; elle a été observée dans toule l’Eu-
rope, en Amérique, en Afrique, à Madagascar, dans l’Inde, en Australie
et dans toutes les îles océaniques.
98. TEUTANA GROSSA C. Koch, 1838.
Theridion pulchellum Lucas, in Barker Webb et Berth.,
Hist. Nat. Can., etc., IT, p. 44.
Commun à Ponta-Delgada et Ribeiwa-Grande, dans les maisons et les
caves: sur 43 individus, reçus de M. de Arruda-Furtado, 27 offrent la
coloration typique et 16 sont concolores.
Espèce très répandue en Europe, surtout dans le Midi, dans le nord de
l'Afrique, aux Canaries (Lucas), à Madère, à Sainte-Hélène et dans l’Amé-
rique du Sud.
99, TEUTANA RUFIPES H. Lucas, Expl. Alg., Ar., p. 263, pl. xvi, fig. 8.
(Sub Theridion.)
Dans l’intérieur des maisons à Ponta-Delgada.
Se trouve aussi en Algérie, aux Canaries el au Sénégal.
Arachnides de l'Océan Atlantique. 57/11
30. ERO FURCATA Villers, 1789,
Theridium thoracicum Wider, 183/.
Ero variegata C. Koch, 1836.
Un individu trouvé à Ponta-Delgada sur un buisson.
Habite une grande partie de l’Europe et les États-Unis d'Amérique.
81. ENOPLOGNATHA MANDIBULARIS H. Lucas.
Epeira diversa Blackw., 1859.
Zilla Rossii Thorell, 1870.
Commun dans toute l’île.
L’une des espèces dont l’habitat est le plus étendu; elle se trouve dans
tout le midi de l’Europe, le nord de l’Afrique, la Syrie, l'Arabie méridio-
nale (Aden), la Chine (Péking), les Canaries.
92. LASÆOLA TESTACEO-MARGINATÀ E. Simon, Ar. Fr., t. V, p. 149, 1881.
Variété oceanica.
Taille un peu plus forte que chez le type d'Europe; crins plus forts et
plus longs; yeux un peu plus gros et un peu plus resserrés ; chez la
femelle, bande noirâtre du céphalothorax moins nette et effacée en
arrière,
Commun à Ponta-Delgada, dans les jardins, sur les buissons.
Nous avons trouvé cetie espèce en Gorse et sur les côles de Provence.
99. ERIGONE VAGANS Savigny, 1827.
Neriene spinosa O.-P. Cambr., 1871.
Erigone litoralis L. Koch., 1872.
Ponta-Delgada ; dans les endroits humides.
Très répandu dans toutes les régions méditerranéennes,
272 E. SIMON.
84. MICRONETA RURESTRIS C. Koch, 1836. .
Neriene gracilis Blackw., 1841-64.
— flavipes Blackw., 1844-6h.
Micryphantes tenuipalpus Menge, 1869.
Erigone fuscipalpis Thorell, 4871.
*Ponta-Delgada; dans les herbes.
Très commun dans toute l’Europe.
35. LEPTYPHANTES TENEBRICOLA Wider, 183/.
Ponta-Delgada; dans les herbes et sous les pierres.
Très commun dans toute l’Europe.
Toutes les variétés de coloration sont représentées à Sao-Miguel, mais
les individus de teinte obscure dominent.
86. ARIAMNES DELICATULUS, SP. nov.
| (PL 8, fig. 5.)
®. Long. 3 mill — Céphalothorax blanc testacé, avec une fine ligne
noire marginale, une bande submarginale noirâtre ponctuée, un peu den-
ticulée en dessus, n’atteignant pas en avant le groupe oculaire, et en
dessus en avant deux traits noirs sinueux faisant suite aux yeux laté-
raux; ovale allongé, un peu atténué et obtusément tronqué en arrière,
marqué, vers le milieu, d’une dépression transverse arquée; partie tho-
racique peu convexe; région oculaire assez convexe, large et arrondie, —
Yeux supérieurs en ligne presque droite, les médians ovales, droits, plus
gros que les latéraux el beaucoup plus séparés, leur intervalle ayant au
moins trois fois leur diamètre, celui des latéraux à peine égal à leur
rayon. Yeux antérieurs en ligne sensiblement arquée en avant, les mé-
dians gros, arrondis, finement cerclés de noir, leur intervalle presque
double de leur diamètre ; les latéraux très petits, touchant presque aux
médians. — Bandeau presque aussi large que Paire oculaire, atténué,
presque vertical. — Ghélicères testacées, environ de la longueur du ban-
deau. — Plastron finement chagriné mat, brun, varié et ponctué de fauve
sur les côtés et avec une ligne médiane fauve mal définie. — Abdomen
Arachnides de l'Océan Atlantique. 275
assez court et comprimé, élevé en dessus en cône obliquement dirigé en
haut, aussi long que l'abdomen lui-même, épais, sensiblement atténué el
très obtus ; blanc argenté très brillant, marqué en dessus en avant d’une
bande longitudinale lancéolée fauve testacée, sur les parties latérales de
deux grandes taches noires irrégulières manquant souvent, et en arrière,
sous le cône dorsal, d’une bande obscure longitudinale continue, fine-
ment bordée de noir. — Pattes fines, très longues, blanc testacé ; fémurs
marqués, vers le milieu, d'un groupe de points noirâtres irréguliers et
espacés et d’un anneau brun terminal; tibias d’un anneau basilaire et
d’un anneau terminal peu indiqué; pattes de la 3° paire ordinairement
concolores. — Patte-mâchoire blanc testacé; tibia à peine plus long que
la patella, assez fortement élargi de la base à l'extrémité, un peu saillant
et très obtus à l’angle supéro-interne ; tarse au moins aussi long que les
deux articles précédents, large à la base, fortement acuminé.
Ponta-Delgada ; dans les jardins, en battant les arbustes.
97. PHOLCUS PHALANGIOIDES Fuess.
Ponta-Delgada et Ribeiwa-Grande; dans les maisons, comme en Europe;
habile presque toutes les îles océaniques et l'Amérique du Nord.
9° Fam. Drasside.
98. PROSTHESIMA OCEANICA, . nov.
(PL. 8, fig. 6.)
©. Céphaloth., long. 2,7 mill. — Abdom., long. 5 mill.
Céphalothorax brun-rouge, lisse en dessus, finement chagriné sur les :
côlés et en arrière, garni de crins courts et espacés, excepté au bord
postérieur ; strie médiane très courte ; rebord large, vertical, fauve, limité
en dessus par une arêle vive noirâtre. — Yeux supérieurs en ligne droite,
très gros et presque égaux (les médians à peine plus gros), équidistants
et très resserrés, leurs intervalles beaucoup plus étroits que leur rayon.
Yeux antérieurs en ligne sensiblement arquée en arrière ; intervalle des
médians plus large que leur rayon ; les latéraux touchant aux médians,
au moins d’un tiers plus gros, ovales, larges et obliques. — Bandeau plus
large que les yeux latéraux antérieurs, — Chélicères garnies en avant au
Ann. Soc, ent. Fr. — Décembre 1883.
(1883) L'° parlie, 18.
27h E. SIMON.
côté interne de forts crins noirs serrés. — Abdomen ovale allongé, brun
fauve, à pubesçence courte. — Plastron brun-rouge lisse, garni de crins
noirs, très courts, fins et espacés dans le milieu, très forts, longs et plus
serrés sur les côtés. — Patte-mâchoire et pattes brun-rouge clair; patella
et tibia 1v plus longs que le céphalothorax ; tarse 1 un peu plus court que
le métatarse ; tibias 1 et 11 inermes en dessous ; métatarses 1 et 11 pourvus
en dessous de trois paires de petites épines, sans scopulas, garnis en des-
sous de crins rudes, presque semblables aux épines. — Épigyne en grande
plaque noire, semi-circulaire, un peu plus large que longue, précédée
d’une fossette également semi-circulaire, mais plus étroite ; plaque mar-
quée de deux profondes impressions arquées dessinant deux lobes médians
allongés et parallèles.
Ponta-Delgada: sous les pierres.
Se rapproche un peu de P. barbata L. Koch, mais en diffère par les
crins des chélicères plus longs, la patella et le tibia 1v beaucoup plus
longs que le céphalothorax, les métatarses antérieurs pourvus en dessous
de petites épines, mais dépourvus de scopulas. — 11 est également voi-
sin de P. rustica, dont l’épigyne est presque semblable, mais l’absence
de scopulas aux métatarses l’en distingue tout de suite.
99. PROSTHESIMA SETIFERA, SD. NOV.
(PI. 8, fig. 7.)
d. Céphaloth., long. 2,7 mill. — Céphalothorax brun très foncé presque
noir, très finement chagriné, garni de crins fauves et noirs, assez longs,
espacés ; strie médiane fine et assez longue; rebord mince. — Yeux supé-
rieurs en ligne très légèrement arquée en avant, médiocres, égaux ou les
médians un peu plus petits ; les médians un peu plus séparés, leur inter-
valle visiblement plus large que leur rayon. Yeux antérieurs en ligne sen-
siblement arquée en arrière, intervalle des médians égal à leur diamètre,
les laléraux à peine séparés des médians, un peu plus gros, ovales
larges, presque arrondis. Bandeau plus large que les yeux latéraux anté-
rieurs. — Chélicères garnies de forts crins irréguliers et inégaux. — Abdo-
men noirâtre, garni de pubescence fauve rude et longue. — Plastron
brun-rouge foncé, garni de crins noirs, plus longs et plus serrés sur les
côtés. — Pattes brun olivätre, avec les tarses fauve obscur, les fémurs
éclaircis sur la face antérieure et à la base, garnies de crins fins exces-
Arachnides de l'Océan Atlantique. 275
sivement longs et divergents, principalement aux tibias et aux méta-
tarses ; patella et tibia 1v plus longs que le céphalothorax ; tarse 1 un peu
plus court que le métatarse ; tibias 1 et 11 et métatarse 1 inermes en des-
sous; métatarse 11 pourvu en dessous, près la base, d’une paire de fortes
épines ; mélatarses 1 el 11 pourvus, dans la seconde moilié, de scopulas
longues et très peu serrées. — Patte-mâchoire brun olivâtre clair; fémur
comprimé, légèrement convexe en dessous, pourvu en dessus, dans la
seconde moilié, de 3 longues épines (1-2); tibia sensiblement plus court
que la patella, pourvu au côté externe d’une apophyse au moins aussi
longue que l’article, assez grêle et cylindrique, terminée en pointe aigué,
droite, ni arquée ni divergente ; tarse ovale allongé, assez étroit ; bulbe
pourvu à l'extrémité, à l’angle externe, d’une apophyse courte, grêle et
droite, mais brusquement dilatée à la base, et à l'angle interne d’une fine
tige grêle dirigée transversalement en dehors.
Un mâle, trouvé à Ponta-Delgada.
Se rapproche un peu de P. mania E. S., mais en diffère par l’apophyse
du bulbe très courte, les pattes plus longues et garnies de très longs crins,
et par les métatarses de la première paire dépourvus d’épines.
0. DRASSUS FURTADOI, Sp. nov.
(PL 8, fig. 8 et 9.)
&. Céphaloth., long. 4 mill. — Céphalothorax brun-rouge clair, sans
ligne marginale, presque lisse, garni de pubescence épaisse, couchée,
blanc nacré, mélée en avant de quelques crins noirs; bas, ovale, assez
fortement afténué en avant. — Yeux supérieurs assez petits, en ligne
droite, les médians oblusément triangulaires, plus resserrés, leur inter-
valle à peine plus large que leur diamètre, celui des latéraux près de
trois fois plus large. Yeux antérieurs en ligne un peu arquée en arrière ;
les médians beaucoup plus gros que les latéraux et que les yeux de la
seconde ligne, un peu plus séparés que les latéraux, leur intervalle néan-
moins beaucoup plus étroit que leur diamètre. Bandeau plus étroit que
les yeux antérieurs. — Chélicères brun-rouge, lisses, robustes et assez
courtes, parsemées de crins fauves. — Abdomen ovale, brunâtre, garni de
pubescence fauve soyeuse, longue et serrée, présentant en dessus, dans
la première moitié, une plaque chitineuse lisse. — Pattes brun-rouge
clair, à pubescence fauve; patella et tibia 1v plus iongs que le céphalo-
976 E°uSIMON:
thorax : tarses et métatarses 1 et 11 garnis jusqu’à la base de scopulas
serrées: mélatarses postérieurs sans scopulas ; tibias 1 et 11 pourvus en
dessous de trois paires de fortes épines ; tibia 1v sans épines dorsales, ne
présentant que des épines latérales et inférieures. —Patte-mâchoire allon-
gée, étroite ; patella au moins d’un tiers plus longue que large, parallèle ;
tibia un peu plus court, un peu plus étroit, également parallèle, pourvu
en dessus et au côté interne de quelques longues épines; apophyse
supéro-externe presque de moitié plus courte que l’article, simple, aiguë,
presque droite (à peine arquée) et dirigée obliquement en avant; tarse
ovale étroit; bulbe ovale simple, pourvu dans le haut de deux petites
apophyses noires, rapprochées et convergentes, l’externe droite terminée
en crochet, l’'interne sétiforme.
®. Céphaloth., long. 4 mill. — Abdom., long, 5 mill. — Comme chez
le mâle. — Yeux supérieurs plus petits, les médians presque arrondis, leur
intervalle au moins de moitié plus large que leur diamètre. — Tibia 1 sans
épines en dessous; tibia 11 pourvu en dessous, au bord interne, de deux
fortes épines, l’une vers le milieu, l’autre terminale ; tibia rv sans épines
dorsales. — Épigyne en plaque rougeâtre mal définie, marquée d’une
petite fossette longitudinale étroite et atténuée en arrière, renfermant une
pièce rougeätre ovale très allongée; cette fossette précédée d’une pièce
testacée limitée en avant par une dépression arquée.
Ponta-Delgada ; dans les trous des vieux murs.
Cette espèce diffère de D. Blackwalli par l’absence d’épines dorsales
aux tibias postérieurs et la disposition des deux petites apophyses termi-
nales du bulbe ; par la structure du bulbe et la disposition des épines des
pattes elle est très voisine des D. musculus E. S. et isabellinus E. S.; elle
diffère du premier par l'apophyse tibiale du mâle : chez musculus, en
effet, celte apophyse est presque perpendiculaire, mais assez brusque-
ment coudée en avant dans son tiers terminal et coupée en biseau
(voyez pl. 8, fig. 10) (1); elle diffère de D. isabellinus par les yeux
médians supérieurs beaucoup plus resserrés relativement aux latéraux
(chez isabellinus ces yeux sont presque équidistants), et par le tibia de la
patte-mächoire relativement plus long, etc.
(1) Le mâle de D. musculus est encore inédit.
Arachnides de l'Océan Atlantique. 277
10° Fam. Scytodideæ.
Ll. SCYTODES THORACICA Latr.
Ponta-Delgada ; dans l’intérieur des maisons, derrière les meubles et
les tableaux.
Répandu dans toutes les régions méditerranéennes et probablement dans
l'Amérique du Nord (S. camerata Hentz ?).
S. thoracica de Sao-Miguel constitue une variété avec les dessins noirs
du céphalothorax et les annelures des pattes plus larges et plus nets ;
le céphalothorax un peu plus large et moins convexe que chez le type de
France et les yeux médians antérieurs relativement un peu plus gros
2. LOXOSCELES RUFESCENS L. Dufour.
Loxosceles citigrada Lowe, Zool. Journ., t, V, p. 322.
?) Scytodes pallida Blackw., Ann. Mag., etc., sér. 3°, vol. XVI, p. 400,
Ponta-Delgada; dans l’intérieur des maisons.
Commun dans toutes les régions méditerranéennes, aux Canaries, à
Madère, au Japon et aux Bermudes.
11° Fam. Dysderidæ.
3. SEGESTRIA FLORENTINA Rossi.
Ribeiwa-Grande ; dans les creux de rochers et sous les écorces.
Des régions méditerranéennes, des Canaries et de l’île Sainte-Hélène.
4. DYSDERA CROCATA C. Koch.
Ponta-Delgada, Ginetes, Monte-Gardo, Ladina-do-Ledo, etc.; sous les
pierres.
Répandu dans le midi de l’Europe et le nord de l’Afrique ; se trouve
aussi à l’île Sainte-Hélène et probablement aux îles Salvages (D. Wollas-
lont B1.).
278 E. SIMON.
19° Fam. Filistatidæ.
5. FILISTATA TESTACEA Latr.
Ponta-Delgada et Ribeiwa-Grande; dans les trous de murs.
Aussi commun à Sao-Miguel que dans le midi de l’Europe et le nord
de l'Afrique ; se trouve aussi aux Canaries et au Sénégal.
46. FILISTATA CONDITA Cambr., 1873, Proceed. Zool. Soc. Lond., 1879,
DRM pl EI VIE
(PL 8, fig. 11.)
&. Long. 2,3 mill. — Céphalothorax ovale allongé, presque parallèle,
peu élevé, marqué d’une large marge plane continue, indiquée en dedans
par une strie; fauve Lestacé clair, parsemé de longs crins épais gris-fauve,
avec la partie céphalique et les côtés du bandeau irrégulièrement rem-
brunis; la partie thoracique marquée en avant d’une fine ligne brune
longitudinale légèrement bifurquée et ne dépassant pas le milieu en
arrière. — Yeux latéraux antérieurs ovales, larges et obliques, leur inter-
valle au moins égal à leur grand diamètre ; yeux médians antérieurs plus
de trois fais plus petits que les latéraux, resserrés, également rapprochés
l’un de l’autre et des latéraux ; yeux latéraux postérieurs ovales et obliques,
à peine plus pelits que les antérieurs, touchant presque aux antérieurs ;
yeux médians postérieurs au moins de moitié plus petits, presque arron-
dis, placés environ au niveau du milieu du bord interne des latéraux ou
à peine en arrière ; intervalle des médians antérieurs aux postérieurs plus
large que leur diamètre. Bandeau plus large que l'aire oculaire, très
incliné, atténué, arrondi en avant, nullement tronqué ni échancré. —
Pattes robustes et assez longues, fauve olivâtre obscur, garnies de poils
épais couchés ; fémurs pourvus en outre en dessous de très longs crins
espacés ; Libias 1 et 11 pourvus, dans la seconde moitié, au côté externe, de
deux fortes épines en ligne, au côté interne d’une seule, plus longue,
presque terminale. — Patte-mâchoire fauve testacé ; fémur grêle, droit,
garni en dessous de longs crins; patella plus longue que large, atténuée
à la base ; tibia près de deux fois plus long que la patella, ovale large,
presque oviforme, atténué à la base et à l'extrémité ; tarse petit, scuti-
forme arrondi, garni de longs crins épais ; bulbe étroit et allongé, presque
Arachnides de l'Océan Atlantique. | 279
aussi long que le Libia, graduellement atténué, droit et aigu, légèrement
courbé en dedans seulement à la pointe, marqué d’un fort pli longitudinal
sinueux à la base.
Trouvé à Ponta-Delgada, sur les murailles.
Cette espèce a été découverte à l’île Sainte-Hélène par M. Melliss et
décrite par le Rév. O.-P. Cambridge sur un jeune individu femelle. Chez
les adultes, les dessins abdominaux sont en général moins nets que lau-
teur ne les a figurés.
Voisin des F. nana E, S. et vestita E. S. du midi de l’Europe, il en
diffère surtout par le bandeau arrondi en avant nullement tronqué ni
échancré, les fémurs des pattes non rembrunis, le tibia de la patte-
mâchoire plus large, et par le dessin de l’abdomen,
13° FAM. Cheliferidæ.
47. CHTHONIUS RAYI L. Koch.
Un individu trouvé à Ponta-Delgada, sur un mur.
Commun dans presque toute l’Europe.
LS. OBISIUM GÆCGUM, SP. nov.
Long. 2,3 mill. — Céphalothorax et pattes-mâchoires fauve rougeâtre
vif; abdomen et pattes blanc testacé. —Céphalothorax beaucoup plus long
que large, légèrement atténué en avant dans la première moitié, parallèle
dans la seconde, en dessus plan, très brillant, non strié, en avant, près le
bord antérieur, légèrement biimpressionné ; bord antérieur presque droit,
à peine échancré ; pas d’yeux. — Segments abdominaux très lisses. —
Patte-mâchoire à hanche lisse; trochanter lisse, plus long que large,
en ayant et en arrière presque droit ; fémur épais, presque parallèle, non
atténué, en dessus en avant très finement granuleux et garni de quelques
soies longues et fines ; tibia à pédicule long, grêle et cylindrique, au delà
brusquement élargi, mais plus long que large, en dedans régulièrement
convexe, en dehors, près l'extrémité, fortement convexe, presque lisse ;
main beaucoup plus large que le tibia el un peu plus longue que large,
presque droite à la base, presque également convexe aux côtés interne
et externe, en dessus, près des doigts, finement granuleuse, peu atténuée
280 E. SIMON.
à l'extrémité; doigts épais, non plus longs que la main. — Pattes courtes ;
hanches de la première paire presque droites, pourvues d’une pointe très
courte à l'angle supéro-externe. — Chélicères à doigts évidemment plus
longs que la tige.
Trouvé sous une pierre, dans un jardin, à Ponta-Delgada.
Par sa forme générale, cette espèce se rapproche des Obisium bioculés
(Roncus L. Koch.), particulièrement des O. lubricum L. K. et Cambridge
L. Koch: elle s’en distingue par l’absence des yeux et par le céphalothorax
plus long.
Iles Madéres.
Deux Arachnides de l’île Madère ont été décrits en 1835 par Lowe (4)
dans un petit mémoire inséré dans le « Zoological Journal »; l’un a servi
de type au genre Loxosceles, l’autre, Scytodes velutina, n’a pas été revu
par les auteurs suivants; l’un et l’autre ne sont pas spéciaux à l’île
Madère.
Blackwall a fait connaître depuis un certain nombre d’Arachnides des
îles Madères dans quatre mémoires successifs (2), mais la synonymie de
toutes ces espèces est loin d’être établie, surtout pour les Atéidæ.
M. T. Thorell a ajouté plus récemment les descriptions de quelques
autres espèces (3).
L'archipel de Madère se compose de l’île principale, de Porto-Santo et
de l’îlot Deserta-Grande. D'après une observation de M. Pollock, relatée
par le Rév. O.-P. Cambridge (4), chacune de ces îles posséderait en
propre une espèce de Lycose du groupe de L. tarentula, et la taille
des espèces serait en raison inverse de celle des îles. En effet, Lycosa
ingens Bl., la plus grande des espèces connue du genre Lycosa, serait
(1) Zoological Journal, t. V, p. 322, pl. xLviI.
(2) Annals and Magazine of Natural History, 2° sér , t. XX, 1857, p. 282. —
Id., 1859, p. 260. — Id., 1862, p. 360. — Id., 1867, p. 203.
(3) Kongl. Sv. Vet. Akad. Handl., t. XIIE, n° 5, 1875.
(4) On the habits and distribution of Lycosa ingens BL., in Ann. Mag. Nat.
Hist., 1872, p. 1.
Arachnides de l'Océan Atlantique. 281
exclusivement propre à Deserta-Grande; celte observation est en contra-
diction avec les indications données par Blackwall qui dit avoir reçu
L,. ingens des trois îles de l’archipel.
LISTE DES ESPÈCES.
Sulticus diligens Bl., Ann. Mag. Nat. Hist., 3° sér., t. XX, p. 204; —
S. vafer B1., loc. cit., p. 205; —S. catus BI., loc. cit., p. 206; —%S. vigi-
lans BL, loc. cit., p. 207 (La synonymie de ces espèces n’est pas établie,
et nous ne savons à quels genres les rapporter.); — Marpissa ornata
Thorell, Kongl. Sv. Vet. Akad. Handl., t. XIII, n° 5, p. 60; — Lycosa
maderiana Walck., Apt., t. I, p. 291, de Madère et de Porto-Santo; —
L. ingens BI., loc. cit., 2° sér., t. XX, 1857, p. 284 (d’après Blackwall,
cetle espèce habite les trois îles); — L. Herii Thorell, loc. cit., p. 166;
— Olios (?) maderianus (sub Helicopis) Th., loc. cit., p. 193 ; — Xysti-
cus (?) spinifer (sub Thomisus) Bl., loc. cit., 1862, p. 370; — Argiope
tréfasciata Forsk.; — Epeira hortensis BL, loc. cit., 1859, p. 263; —
E. lentiginosa BI., loc. cit., 1862, p. 378 ; — Tetragnatha (?) lineata B].,
loc. cit., 1862, p. 379; — Uloborus pallens BI., loc. cit., 1862, p. 372; —
Hyptiotes (?) flavidus BI., loc. cit., 1862, p. 373; — H. (?) dubius BI.,
loc. cit., 1862, p. 375; — Latrodectus tredecimguttatus Rossi ; — Lithy-
phantes (?) distinctus Bl., loc. cit., 1859, p. 260 (sub Latrodectus); —
L. nobilis Thorell, loc. cit., p. 60; — Theridion luteolum B., loc. cit.,
1859, p. 259 (probablement T, rufipes Luc.); — Theridion aulicum
C. Koch (— elegans B1., loc. cit. 1862, p. 376), répandu dans tout le
midi de l'Europe ; — Enoplognatha mandibularis Lucas (= Epeira diversa
BL., loc. cit., 1859, p. 262), très répandu dans le midi de l’Europe et en
Asie ;— Linyphia Johnsont BI., loc. cit., 1859, p. 261; — Erigone pigra
BL, loc. cit., 1862, p. 378 (la femelle est seule décrite); — Amaurobius
affinis BL., loc. cit., 1862, p. 371 ; — Textrix obscura B1., loc. cit., 1859,
p. 258 (il n’est pas impossible que celte espèce soit synonyme de T!. coarc-
tata L. Duf., répandu dans les autres groupes océaniques); — Tegenaria
maderiana Thorell, loc. cit., p. 76; —@Ecobius navus B1., loc. cit., 4859,
p. 266 (existe aussi aux Açores); — CGlubiona albidula BI., loc. cit., 1859,
p. 255; — C. decora idem, p. 256 (1); — CG. virgulata id., p. 257; —
(1) Cette espèce, qui n’est inconnue, existerait aussi en Angleterre et en
Allemagne; mais sa synonymie me parait bien douteuse.
282 E. SIMON.
Drassus pictus Thorell, loc. cit., p. 97 (existe aussi dans le sud de l’Es-
pagne, voisin de D. ménusculus L. K., probablement synonyme de D. Bc-
wicki Blackw.); — D. secretus Th., loc. cit., p. 92 ; — Miltia (?) lepida B1.,
loc. cit., 1859, p. 257 (sub Clotho), espèce de genre douteux (Blackwall
la compare à Enyo amaranthina Lucas, qui est devenu le type du genre
Miltia E. S.);— Oonops concolor BI., loc. cit., 1859, p. 265; — Dysdera
diversa B1., loc. cit., 1862, p. 381; — Loxosceles rufescens L, Dufour (—
L. citigrada Lowe, loc. cit., p. 322), espèce répandue dans tout le midi
de l’Europe ; — Scytodes velutina Lowe, loc. cit., p. 321 (=S. amarantha
Vinson, Aran. Réun., etc., p. 9, pl. 1, fig. 2, 1864, + S. immaculata
L. Koch., Æg. Abyss. Arachn., 1875, p. 27, pl. III, fig. 2), espèce
répandue sur presque toutes les côtes d’Afrique, à l’Est depuis la Basse-
Égypie jusqu’à l’île de la Réunion, à l'Ouest au Sénégal; elle n’a pas élé
indiquée par Blackwall.
Iles Salvages.
Nous ne possédons que très peu de renseignements sur la faune de ce
pelit archipel, situé par le 30° de latitude nord entre Madère et les
Canaries. J. Blackwall a décrit quelques espèces reçues du baron Castello
de Paiva, de la Grande-Salvages, îlot principal de l'archipel. (Gf. Ann. Mag.
of Nat. Hist., 1864, p. 4.)
Drassus Paivai BI. el Drassus Bewicki Bl.; le premier, très commun
(49 individus), paraît être du groupe de D. lapidosus ; le second,
signalé depuis à Ténériffe (Canaries) par Blackwall, paraît, d’après
la description, se rapprocher beaucoup de D. ménusculus L. Koch:
le D. pictus Thorell, de Madère, en est très probablement synonyme,
dans ce cas, D. Bewicki serait commun aux trois groupes de Madère,
des Salvages et des Canaries ; — Dysdera Wollastoni B1., probablement
synonyme de D. crocata C. Koch, espèce qui se trouve aux Açores, aux
Canaries et à Sainte-Hélène. — L'auteur signale encore de jeunes Tege-
naria (T. dubia BI.) et un Theridion auquel il ne donne pas de nom.
Arachnides de l'Océan Atlantique. 289
les Canaries.
La faune arachnologique des Canaries n’a été l’objet d’aucune publica-
tion (1) depuis le travail de M. H. Lucas, chargé avec Brullé et Macquart
de la partie entomologique de l’ouvrage de Webb et Berthelot. — M. H.
Lucas signale 30 espèces, dont 19 nouvelles et 11 se retrouvant en Eu-
rope; mais l’étude que nous avons faile des types, existant encore pour la
plupart dans les collections du Muséum, change grandement cette propor-
tion ; en effet, sur les 19 espèces nouvelles, huit sont simplement syno-
nymes d'espèces anciennement connues et répandues dans les régions
méditerranéennes, et {rois, regardées à cette époque comme propres aux
Canaries, ont été retrouvées depuis dans le nord de l'Afrique ou dans les
autres groupes océaniques (Scytodes Bertheloti, Lycosa ferox, Menemerus
melanognathus); tandis que parmi les dix espèces européennes deux font
double emploi (Latrodecius Argus et Erebus) et quatre ne sont indiquées
que par suite de fausses déterminations (Lycosa pelliona, Dysdera ery-
thrina, Xysticus cristatus, Ghelifer Hermanni).
Le Muséum a reçu depuis, de M. le D' Verneau, chargé d’une mission
aux Canaries, un certain nombre d’Arachnides dont nous avons pu faire
l'étude. Malheureusement les récoltes de M. Verneau ne portaient au
Muséum que l'indication générale de « Canaries », de sorte qu’il nous est
impossible de donner la répartition des espèces dans les diverses îles de
l'archipel.
L’archipel des Canaries, situé à 415 kilomètres de la côte d’Afrique, se
compose d’une vingtaine d'îles et d’ilots, dont les sept principales sont :
Ténériffe, Grande-Canarie, Palma, Lanzarote ou Lancerote, Fuerteventura,
Gomera et Hierro ; les petites Canaries, au nord de Lancerote, sont :
Allegranza, Graciosa, Clara, etc.; Allegranza est l’île la plus septentrionale
du groupe, Lancerote la plus orientale et Hierro la plus méridionale et la
plus occidentale.
(1) Excepté trois espèces de Ténériffe indiquées par Blackwall : Notice of
several species of Spiders supposed lo be new or litile know to Arachnolo-
gists, in Ann. and Mag. of Nat. Hist, 4° sér., 1. IT, 1868, p. 403.
28/ E. SIMON.
4. HASARIUS ADANSONI Aud. et Sav.
Attus capito H. Lucas, loc. cit, p. 27, pl. vir, fig. 8.
2. MENEMERUS MELANOGNATHUS H. Lucas, loc. cit., p. 29, pl. vit, fig. 4
(sub Salticus).
Salticus nigrolimbatus O.-P. Cambr., Proceed. Zool. Soc., 1869, p. 452.
— Trans. Linn. Soc., t XXVIII, p. 527.
Marpissa nigrolimbata E. Simon, Ar. Fr., t. III, p. 29.
Le nom imposé par M. H. Lucas ayant la priorité doit être rétabli.
Cette espèce, découverte aux Canaries, habite aussi Sainte-Hélène et les
îles du Cap-Vert; elle a été plus récemment trouvée dans l’île de Wight,
sur la côte sud de l'Angleterre.
Nora. M. H. Lucas a décrit trois autres espèces canariennes sous le
nom générique d’Attus : bicolor, villosus et annulipes; mais les types
existent plus au Muséum, de sorte qu’il nous est impossible de nous
prononcer sur leur synonymie.
93. MENEMERUS SEMILIMBATUS Hahn.
Trouvé par M. le D' Verneau.
Semblable au type d'Europe.
h. LycosA FEROx Lucas, loc. cit., p. 26, pl. vi, fig. 13-14.
L. æylina KE. S., Mém. Soc. Roy. Sc, Liége, 1870 (non C. Koch).
L. andalusiaca E. S., Ar. Fr., t. III, p. 254.
Très commun aux Canaries ; habite également le sud de l'Espagne aux
environs de Carthagène, l’ouest de l'Algérie et la Basse-Égypte, où il est
commun (1).
Le nom de ferox, ayant la priorité, doit être rétabli.
(1) Lycosa ferox n’est pas seul à présenter cette distribution géographique,
un certain nombre d'Arachnides, comme Peucetia viridis Blackw.(litoralis Sim,),
et quelques Insectes de divers ordres, habitent les environs de Carthagène,
quelques points de la province d'Oran et ne se retrouvent plus ensuite qu'en
Égypte et en Arabic.
Arachnides de l'Océan Atlantique. 285
5. LYCOSA FULVIVENTRIS E. S.
(2) Lycosa pelliona H. Lucas, loc. cit., p. 21 (non Sav.).
(PI. 8, fig. 12.)
©. Céphaloth., long. 5,3 mill. —Abdom., long. 8 mill. — Céphalothorax
noir, garni sur les côtés de pubescence d’un brun-rouge sombre, avec
une ligne submarginale étroite, interrompue et peu distincte, au moins
en avant, formée de poils fauves longs: une bande médiane plus nette,
assez large et un peu ovale sur la partie céphalique, un peu plus étroite
et atténuée sur la partie thoracique, cette bande formée de pubescence
longue et serrée, d’un gris-fauve vif. — Yeux antérieurs en ligne arquée
en arrière, les médians plus gros, équidistants, leurs intervalles à peine
plus larges que le rayon des médians; intervalle des yeux médians de la
première ligne à ceux de la seconde plus étroit que leur diamètre. Yeux
de la seconde ligne gros, leur intervalle plus large que leur rayon, Yeux
dorsaux au moins d’un tiers plus petits que ceux de la face et éloignés
d’une distance à peine plus large que le diamètre de ceux-ci. — Chéli-
cères garnies, dans leur moilié basilaire, de poils blanc-jaunâtre, épais,
peu serrés. — Abdomen ovale large, garni de pubescence serrée brun-
rouge et fauve mêlée, plus longue et plus claire en avant, son bord anté-
rieur atténué, entouré d’une tache noire arquée; en dessus plusieurs gros
points noirs disposés en deux lignes longitudinales. Ventre fauve obscur,
pubescent, varié de brun sur les côtés ; filières inférieures brunâtres, les
supérieures testacées, garnies de poils jaunes. — Pattes assez courtes et
robustes, fauve rougeâlre ou olivâtre obscur, avec les fémurs et les tibias
largement et nettement annelés de brun ; palella et tibia 1v à peine plus
courts que le céphalothorax ; métatarse 1v presque aussi long que patella
et tibia réunis. — Épigyne en fosselte assez petite, rebordée, renfermant
une pièce cordiforme rougeâtre, plus longue que large et un peu dépri-
mée, très étroite en avant, comme appendiculée, ensuite assez fortement
élargie, puis graduellement atlénuée en arrière.
Commun aux Canaries ; trouvé en grand nombre par le D' Verneau.
Espèce assez voisine de L. accentuata Latr., se rapprochant un peu du
groupe de L, fabrilis.
286 E. SIMON.
6. OcYALE MiRABILis Clerck, 1757.
Dolomedes insignis H. Lucas, loc. cit., p. 82, pl. vi, fig. 11.
Philodromus quadrilineatus H. Lucas, loc. cit, p. 34, pl, vi, fig. 42.
Répandu dans toute l’Europe, le nord de l'Afrique et aux îles Açores.
7. OLi0S sPONGITARSIS L. Dufour, 1820.
Delena canariensis H. Lucas, loc. cit., p. 30, pl vir, fig. 2.
Pour la synonymie de cette espèce, Cf, E. Simon, Rév. Sparass., p. 77.
Répandu dans tout le midi de l’Europe et le nord de l'Afrique.
8. THOMISUS HILARULUS E. Simon, Ar. Fr., t. II, p. 252.
Rapporté par M. le D' Verneau.
Répandu dans le midi de l’Europe et le nord de l'Afrique.
9, SYNÆMA GLOBOSUM Fabr.
Rapporté par M. le D° Verneau.
Très répandu dans l’Europe tempérée et méridionale, le nord de
l'Afrique et une grande partie de l'Asie.
10. XysTIcus ASPER H. Lucas, loc. cit., p. 32, pl. vix, fig. 4
(sub Thomisus).
Cette espèce nous est inconnue, nous n’avons pu en retrouver le type;
elle est certainement différente des deux suivantes. j
11. XYSTICUS SQUALIDUS, SP. nOY.
®. Céphaloth., long. 2,8 mill. — Abdom., long. 5,5 mill. — Céphalo-
thorax brun très foncé, avec une fine ligne marginale testacée et une
tache antérieure blanc testacé, arquée, enveloppant la face et les yeux,
en dessus légèrement varié de fauve-rouge très obscur, et marqué vers
le tiers postérieur d’une tache brune lancéolée bordée de fauve. Tégu-
ments asséz fortement et densément coriacés, garnis en dessus de
crins très courts et rudes; crins de la face relativement courts, épais et
Arachnides de l'Océan Atlantique. 287
obtus. Tuberbules des yeux latéraux faibles. Sur le bord du bandeau une
rangée de 42 à 44 crins courts et robustes et un crin médian plus long
et plus élevé. — Yeux supérieurs presque équidistants, les médians plus
petits. Yeux médians antérieurs environ de même grosseur que les supé-
rieurs, presque aussi écartés, formant avec eux un quadrilatère beaucoup
plus large que long. — Abdomen ovale allongé, sensiblement élargi en
arrière, brun-fauve terne, marqué en avant de taches noirâlres irré-
gulières, en arrière de grands espaces noirâtres découpés limitant une
bande médiane claire atténuée en arrière et fortement denticulée; tégu-
ments garnis de crins très courts, espacés, robustes et spiniformes.—Pattes
robustes et assez courtes, celles des deux premières paires brunes, avec
les articulations et les tarses teslacés, les fémurs et les patellas fortement
variés de teslacé, surtout sur leur face antérieure; pattes postérieures
fauves, avec de larges anneaux bruns nets aux articulations du fémur, de
la patella, du tibia et du métatarse ; fémur 1 pourvu en avant, près la
base, de deux épines courles et robustes; tibia pourvu en dessous de
deux rangées de 3-8 épines courtes, sans latérales; métatarse pourvu en
dessous de 3-4 épines semblables, offrant de plus en dessus, dans la
seconde moitié, deux latérales un peu plus courtes. — Épigyne en grande
plaque fauve presque carrée, très fortement plissée en travers, marquée
au bord antérieur d’une petite dépression limitée en avant par un rebord
arqué.
Une seule femelle, trouvée par M. le D' Verneau.
Voisin de X. Lalandei Sav., espèce répandue dans tout le nord de
l'Afrique, en diffère surtout par ses yeux médians presque égaux (chez
Lalandei les antérieurs sont visiblement plus gros), ses téguments beau-
coup plus foncés, ses épines des fémurs antérieurs beaucoup plus courtes,
enfin par ses métatarses antérieurs plus courts relativement aux tibias.
12. XYSTICUS VERNEAUI, SP. NOV.
(PL 8, fig. 43.)
Q. Céphaloth., long. 2,5 mill, — Abd., long. 3 mill. — Céphalothorax
brun noirâtre sur les côtés, varié de fauve en arrière, marqué en dessus
d'une très large bande longitudinale testacée, presque parallèle et à bords
nets, renfermant en avant une bande intérieure fauve obscur, presque
aussi large, se prolongeant en arrière environ jusqu’au tiers postérieur et
268 E. SIMON.
se terminant en pointe aiguë. Téguments très finement coriacés. Crins
de la face et du front très longs et aigus, Tubercules des yeux latéraux
très forls. Sur le bord du bandeau, une rangée de 7 crins, longs et assez
fins, dont le médian plus élevé. — Yeux supérieurs égaux, presque équi-
distants, les médians à peine plus resserrés. Yeux médians antérieurs de
même grosseur que les supérieurs, aussi écartés, formant avec eux un
carré presque régulier. — Abdomen ovale élargi en arrière; en dessus
gris-fauve obscur avec quelques gros points bruns, blanchâtre testacé
sur les côtés, avec la partie fauve dorsale limitée latéralement par des
espaces bruns irréguliers et coupée en arrière de plusieurs petites
lignes brunes transverses un peu arquées, peu distinctes; téguments
garnis de crins fauves espacés assez courts, mêlés de quelques cerins
noirs plus longs. — Pattes robustes et assez courtes, fauve testacé ;
fémurs 1 et 11 marqués sur la face antérieure de points bruns irrégu-
liers, plus denses dans le haut; patellas et tibias r et 11 très fortement
maculés de brun el marqués d’une ligne claire dorsale; fémurs rx et 1v
marqués de quelques gros points et d’un anneau terminal incomplet,
patellas et tibias d’anneaux basilaires et terminaux irréguliers ; fémurt
pourvu, sur la face antérieure, d’une ligne oblique de 3 épines assez
grêles, égales, équidistantes ; au tibia, en dessous, 4-3, sans latérales ; au
métalarse 3-3 avec deux latérales supérieures; crins nombreux et forts
presque aussi longs que les épines. — Épigyne en fossette petite, trans-
verse, très largement séparée du pli épigastrique, rebordée et divisée lon-
gitudinalement par un crochet assez épais, un peu resserré à la base, ter-
miné en arrière en pointe lancéolée dépassant le bord de la fossetie.
Une femelle, trouvée par M. le D° Verneau.
Très voisin de X. desidiosus E. S., espèce répandue dans les Alpes
méridionales et dans les montagnes de Corse; son épigyne est presque
semblable; il en diffère surtout par le groupe des yeux médians aussi long
que large, avec les antérieurs aussi écarlés que les supérieurs.
13. ARGIOPE TRIFASCIATA Forsk.
Epeira Webbii H. Lucas, loc. cit., p. 38, pl. vi, fig. 5.
Al. ARGIOPE LOBATA Pallas.
Rapporté par M. Verneau ; M. H. Lucas l'avait déjà indiqué sous le nom
d’Epeira sericea (loc. cit., p. 23).
Arachnides de l'Océan Atlantique. 289
15. CYRTOPHORA CITRICOLA Forsk.
Epeira opuntiæ auctores.
E. cacti-opuntiæ H. Lucas, loc. cit., p. 40.
Indiqué par M. H. Lucas et retrouvé depuis en grand nombre par
M. le D' Verneau.
16. CYCLOSA INSULANA Costa, 1834.
Epeira trituberculata H. Lucas, Expl. Alg., Ar., 18/2.
Cyclosa trituberculata E. Simon, Ar. Fr., t. I, p. 43.
Un seul individu, par M. le D' Verneau.
47, EPEIRA REDII SCopl.
Trouvé en grand nombre par M. le D' Verneau. — De taille un peu
plus forte qu’en Europe.
18. EPEIRA CRUCIFERA Lucas, loc. cit., p. 42, pl vi, fig. 8.
Espèce spéciale ; commune.
49. ZILLA X-NOTATA Clerck.
Epeira annulipes H, Lucas, loc. cit., p. 41.
Synonymie établie sur l’étude du type.
20. TETRAGNATHA NITENS SaVe
Tétragnatha gracilis H. Lucas, loc. cit., p. 43, pl, vr, fig. 8.
Synonymie établie sur l'étude du type.
214, (?) ULOBORUS PALLENS Blackw., Ann. Mag. Nat. Hist., 1862, p. 372.
Un jeune Uloborus rapporté par M. le D° Verneau correspond assez
exactement à la description de Blackwall.
U. pallens serait commun à Madère et aux Canaries.
(1583) 1'° partie, 19.
290 E SIMON.
22. OEcoBius PAIvAI Blackw., Ann. Mag. Nat. Hist., 1868, t. II, p. 409
(sub Clotho).
De Ténériffe.
Cette espèce, qui m'est inconnue, devra être comparée à celles des
autres îles océaniques.
23. AGELENA CANARIENSIS H. Lucas, loc. cit., p. 37.
(PI. 8, fig. 14.)
Espèce spéciale, voisine de À. agelenoides Walck., mais avec les pattes
plus courtes, plus fortement annelées, les yeux plus gros et plus resserrés
et une structure différente de l’épigyne ; en effet, chez agelenoides l’épi-
gyne présente en arrière une pièce brune transverse, précédée d’une
dépression de même forme marquée en avant d’une petite saillie trans-
verse caréniforme (voyez pl. 8, fig. 15), tandis que chez À. canariensis la
pièce transverse est précédée d'une dépression beaucoup plus grande,
atténuée et tronquée en avant en forme de trapèze.
2h. TEGENARIA PARIETINA Fourcr,.
Tegenaria Guyoni Guérin.
T. intricata CG. Koch.
Trouvé par M. le D' Verneau.
C’est probablement de cette espèce dont M. H. Lucas a parlé sous le
nom de T. domestica.
25. TEUTANA GROSsA C. Koch.
Theridiow pulchellum H. Lucas, loc. cit., p. 44.
Très commun; toutes les variétés sont représentées.
26. TEUTANA RUFIPES H. Lucas (1).
Répandu aux Canaries.
(1) Nous ne reproduisons pas les synonymies des espèces que nous avons déjà
eu occasion de citer dans ce mémoire.
Arachnides de l'Océan Atlantique. 291
27. LATRODECTUS 13-GUTTATUS Rossi.
L. Argus + Erebus Lucas, loc. cit., p. 22.
Commun. — La variété à taches obsolètes ou même tout à fait effacées
domine.
28. ARGYRODES ARGYRODES Walck., 1837 (sub Linyphia).
Linyphia gibbosa Lucas, Expl. Alg., Ar., p. 254, pl. xv, fig. 9.
Theridion trigonium Hentz, Bost. J, N. H., VI, p. 280, pl. 1x, fig. 24-25.
Argyrodes epeiræ E. Simon, Ann. Soc. ent. Fr., 1866, pl. 1, fig. 4 à 7.
Argyrodes Argyrodes E. Simon, Ar. Fr., t. V, p. 46.
Deux individus recueillis par M. le D' Verneau. — Cette espèce est
répandue dans les régions méditerranéennes, dans presque toute l'Afrique
et aux États-Unis d'Amérique, — Dans l’Ancien-Monde elle accompagne
toujours Cyrtophora citricola, dont elle est parasite.
29. PYTHONISSA CONVEXA , Sp. nov.
©. Long. 8 mill. — Céphalothorax ovale, convexe, fortement incliné et
atténué en avant, brun-rouge foncé, avec deux larges bandes noirâtres
convergeant en arrière sur la partie céphalique et des bandes rayonnantes
irrégulières sur la partie thoracique ; un revêtement de pubescence plu-
meuse fauve brillant, mêlée de longs crins noirs. — Yeux supérieurs
médiocres, égaux, en ligne à peine courbée; les médians beaucoup plus
resserrés, leur intervalle à peine égal àleur rayon, celui des latéraux au
moins de moitié plus large que leur diamètre. Yeux antérieurs en ligne
très fortement courbée en arrière (la base des médians au niveau du som-
met des latéraux), les médians plus pelits, touchant presque aux laté-
raux, plus séparés, leur intervalle à peine plus étroit que leur diamètre.
— Abdomen ovale, gris testacé, pubescent, varié de brun (?). — Pattes
courtes et robustes, fauve olivâtre; tibias 1 et,11 et métatarse 1 inermes :
métatarse 11 pourvu en dessous de trois paires d’épines courtes et robustes.
Un seul individu en mauvais état rapporté par M. le D’ Verneau.
Diffère principalement de P. nigromaculata (des îles du Cap-Vert) par
292 E, SIMON.
ses yeux supérieurs en ligne presque droite, avec les latéraux beaucoup
plus séparés des médians, et par ses métalarses de la seconde paire pour-
vus en dessous de trois paires d’épines.
Nora. Le genre Pythonissa est représenté dans les îles océaniques par
un groupe spécial, remarquable par le céphalothorax convexe, les yeux
supérieurs en ligne courbée avec les médians plus resserrés que les laté-
raux, les paites très épaisses et courtes avec les métatarses des deux
premières paires aussi courts ou presque aussi courts que les tarses. Ges
caractères seraient presque suffisants pour la création d’un genre, mais
ils existent déjà, d’une manière très affaiblie, chez quelques vrais Pytho-
nissa, tels que plumosa Cb., spinosissima E. S., etc.
Deux espèces sont connues : P. nigromaculata B., des îles du Cap-
Vert, et P. convexa E. S., des Canaries.
30. ECHEMUS CANARIENSIS, Sp. nOV.
(PI. 8, fig. 16.)
S. Long. 6,5 mill. — Céphalothorax fauve-rouge testacé, presque lisse,
garni de poils blanchâtres fins et très espacés et en arrière de quelques
longs crins noirs; strie fine et assez courte; front étroit et obtus. — Yeux
supérieurs en ligne légèrement arquée en arrière, équidistants et très
resserrés ; les médians plus gros, obtusément triangulaires. Yeux anté-
rieurs très gros, égaux, en ligne fortement courbée, la base des médians
un peu au-dessus du centre des latéraux ; les médians arrondis, les laté-
raux ovales-obliques, touchant aux médians ; intervalle de ceux-ci plus
étroit que leur diamètre. Bandeau un peu plus étroit que les yeux latéraux
antérieurs. — Abdomen ovale allongé, gris testacé, finement pubescent,
pourvu au bord antérieur d’un groupe de foris crins noirs dressés. —
Pattes fauve-rouge, longues ; patella et tibia 1v plus longs que le céphalo-
thorax ; scopulas non ou à peine distinctes ; tibias 1 et x et métatarse 1
inermes ; métatarse 11 pourvu en dessous, près la base, d’une paire
d’épines et d’une épine vers le milieu au côté interne. — Épigyne en
grande plaque testacée, lisse, cordiforme, plus longue que large, très
atténuée en arrière, pourvue en avant d’un rebord arqué, brunâtre, avancé
itriangulairement dans le milieu, et en arrière de deux impressions rou-
geâtres ovales, obliques et géminées.
Rapporté par M. le D' Verneau.
Arachnides de l'Océan Atlantique. 293
Nora. Le genre Echemus E. Simon (Ar. Fr., t. IV, p. 99) diffère du
genre Prosthesima par la seconde ligne des yeux sensiblement arquée en
arrière ; il se rapproche du genre WMegamyrmecion Reuss, mais en diffère
par les yeux beaucoup plus resserrés et les supérieurs en ligne moins
fortement courbée.
Le genre Echemus paraît nombreux dans le nord de l’Afrique, mais
presque toutes les espèces sont inédites.
81. DRASSUS BEWICKI Blackw., Ann. Mag. Nat. Hist., sér. 3,
? lt XIV, P. 176.
De Ténériffe. —Se trouve aussi aux Salvages et probablement à Madère
(si D. pictus Th. en est réellement synonyme).
32. ZOROPSIS RUFIPES H. Lucas.
Olios rufipes H. Lucas, loc. cit., p. 32, pl. vi, fig. 13.
Zoropsis rufipes E. Simon, Act. Soc. Linn. Bord., 1880, p. 155.
Espèce spéciale, très commune aux Canaries,
Se distingue des Z. ocreata C. Koch et media E. S. par la structure de
l’épigyne chez la femelle, et par celle de la patie-mâchoire chez le mâle;
cette patte-mâchoire est remarquable par sa gracilité, la grande longueur
du tibia et la petitesse du tarse.
33. SCYTODES BERTHELOTI H. Lucas, loc. cit., p. 25, pl Vi, fig. 9.
Celte espèce est répandue dans tout le sud de l'Algérie.
3l. LOXOSCELES RUFESCENS L. Dufour.
Loxosceles citigrada Lowe.
Scytodes pallida Blackw.
Les exemplaires rapportés par M. le D' Verneau sont identiques à ceux
du midi de l’Europe; cette espèce et la suivante n’ont pas été indiquées
par M. H. Lucas.
29/4 FE, SIMON.
35. FILISTATA TESTACEA Latr.
Rapporté par M. le D' Verneau.
36. SEGESTRIA FLORENTINA Rossi.
Commun.
37. SEGESTRIA GRACILIS H. Lucas, loc. cit., p. 24.
cette espèce nous est inconnue; il n’en reste plus au Muséum que
quelques débris insuffisants pour s’en faire une idée quelconque.
88. DYSDERA CROCATA C. Koch.
Ce Dysdera, répandu dans toute l’Europe, mais surlout dans les régions
méditerranéennes, est le plus commun du genre aux îles Canaries. Il en
a été rapporté en grand nombre par M. le D' Verneau. C’est probablement
de cette espèce que M. H. Lucas a parlé sous le nom de D. erythrina.
39. DYSDERA CRIBELLATA, SP. NOV.
(PI. 8, fig. 17.)
&, $. Céphaloth., long. 3,5 mill. — Pattes, 4, 4, 2, 3.— Céphalothorax
assez court, large et convexe, brun-rouge carminé très foncé, très gros-
sièrement ei densément ponctué sur les côlés et en arrière, plus légère-
ment et moins densément en dessus et en avant. — Yeux supérieurs gros,
en ligne légèrement courbée, les médians arrondis, connivents, les laté-
raux bien séparés, un peu plus gros, ovales larges, droits ; yeux anté-
rieurs gros, arrondis, leur intervalle au moins d’un tiers plus étroit que
leur diamètre : bandeau environ de même largeur que leur intervalle.
Chélicères longues, très atténuées et projetées, très finement chagrinées
à la base, lisses ensuite, non granuleuses. Plastron brun-rouge, très forte-
ment et entièrement chagriné-vermiculé (surtout 4). —Pattes peu longues,
fauve-rouge, les antérieures un peu plus foncées et un peu plus robustes,
surtout les fémurs; pattes 1 et 11 et fémurs 111 el 1v inermes; tibias et
métatarses 11 et 1v offrant des épines inférieures et des épines latérales.
— Abdomen ovale, gris testacé obscur.
Arachnides de l’Océan Atlantique. 295
d'. Patte-mâchoire fauve rougeâtre; patella et tibia presque égaux ;
tarse environ de même longueur que le tibia, fusiforme, garni de crins
fauves serrés; bulbe long, lobe ovale assez large, non déprimé et tron-
qué obliquement, marqué d’une double ligne circulaire foncée; pointe
terminale beaucoup plus longue que le lobe (au moins d’un tiers), forte-
ment atténuée et presque droite jusqu’à l'extrémité, pourvue en arrière, à
la base, d’une très forte apophyse triangulaire, aiguë, non recourbée,
testacée, avec le bord supérieur noir et tranchant.
Voisin de D. cribrata E. S., s’en distingue par les yeux latéraux posté-
rieurs plus gros que les médians, le plastron presque également chagriné
vermiculé dans les deux sexes, enfin par le bulbe du mäle dont la pointe
terminale est droite, non coudée en avant.
L0. DYSDERA MACRA, Sp. nov.
(PL. 8, fig. 18.)
d', $. Céphaloth., long. 3 mill. — Pattes, 4, 4, 9, 8. — Céphalothorax
ovale assez allongé, peu convexe, brun-rouge carminé clair, avec une fine
ligne noire marginale, presque lisse dans le milieu et en avant, finement
et densément chagriné-ponciué sur les côtés. — Yeux supérieurs mé-
diocres, égaux, en ligne sensiblement courbée, les médians connivents,
les latéraux à peine séparés ; yeux antérieurs beaucoup plus gros que les
supérieurs, presque arrondis, leur intervalle sensiblement plus étroit que
leur diamètre. Bandeau plus étroit que l'intervalle des yeux antérieurs
(surtout chez G). — Chélicères longues, très atténuées et projetées,
presque lisses, très finement chagrinées seulement près la base. — Plas-
tron brun-rouge presque lisse, ni chagriné, ni vermiculé, très finement
strié sur les côtés. — Pattes médiocrement longues, fauve rougeâtre clair ;
pattes 1 et 11 entièrement inermes; d' fémurs 111 et 1v inermes; @ fémur
IV pourvu en dessus près la base d’un groupe de 2 ou 3 épines courtes ;
tibias 1x et 1v offrant deux petites épines latérales externes ; métatarses
11 et 1v pourvus de plusieurs épines latérales et inférieures. — Abdomen
ovale allongé, gris blanchäâtre testacé.
d. Patte-mâchoire jaune rougeâtre: patella et tibia presque égaux;
tarse environ de même longueur que le Libia, fusiforme, garni de crins
fauves serrés; bulbe long, lobe ovale, plus long que large, non déprimé
296 E. SIMON.
et tronqué obliquement; pointe membraneuse plus longue que le lobe,
large à la base et pourvue en arrière d’une forte dilatation conique ter-
minée par deux petites pointes géminées, l’interne fauve et assez épaisse,
l’externe plus grêle et noire: sur la face antérieure et plus bas, une légère
saillie conique ; partie terminale atténuée et droite.
Voisin de D. erythrina Latr., s’en distingue par le plastron presque
lisse, sans espaces vermiculés, le lobe du bulbe plus allongé, et, chez la
femelle seulement, par la présence d’épines au fémur de la quatrième
paire.
1. DYSDERA VERNEAUI, SP. NOV.
(PL. 8, fig. 19.)
d', $. Céphaloth., long. 5 mill. — Pattes, 1, 4, 2, 3. — Céphalothorax
de même forme que chez D. crocata, brun-rouge moins carminé, très
finement, à peine distinctement chagriné, marqué sur les côtés de points
enfoncés peu denses et réguliers, garni de poils blanchâtres assez longs.
— Yeux supérieurs gros, presque égaux, en ligne sensiblement courbée,
les médians connivents, obtusément tronqués au côté interne, les latéraux
peu séparés, ovales larges, droits; yeux antérieurs très gros, arrondis,
leur intervalle à peine plus large que leur rayon. Bandeau beaucoup
plus étroit que les yeux antérieurs, mais un peu plus large que leur
intervalle. — Chélicères longues, atténuées et projetées, lisses, ni cha-
grinées, ni granuleuses, marquées en dessus et au côlé interne de fortes
strioles transverses, irrégulières. — Piastron brun-rouge, légèrement et
peu densément chagriné-vermiculé. — Pattes longues, robustes, fauve
rougeâtre, les antérieures un peu rembrunies et plus robustes; patles 1
et 11 entièrement inermes ; fémur 111 inerme ; fémur 1v armé en dessus,
dans la première moitié, d’un groupe de quatre épines robustes, longues
et aiguës, suivies, chez le G, de deux épines dorsales semblables; tibias et
métatarses 1x et 1v pourvus d’épines inférieures et latérales. — Abdomen
gris testacé obscur.
&. Patte-mâchoire fauve rougeâtre; palella ct tibia longs et presque
égaux ; tarsc visiblement plus court que le tibia, ovale, garni de crins
fauves serrés: bulbe long; lobe ovale large, non déprimé et tronqué
obliquement, marqué d’une double ligne circulaire foncée ; pointe termi-
nale un peu plus longue que le lobe, fortement atténuée el presque droite
jusqu’à l’extrémité, pourvue en arrière à la base d’une très forte apophyse
Arachnides de l'Océan Atlantique. 297
triangulaire sub-aiguëê non recourbée, testacée, avec le bord supérieur
noir, finement et très obtusément inégal.
Voisin de D. crocata, s'en distingue surtout par le céphalothorax beau-
coup plus finement chagriné et marqué latéralement de points réguliers,
par les épines du fémur 1v plus longues, enfin par la structure du bulbe,
lapophyse postérieure étant plus grande et placée immédiatement à la
base du lobe, tandis que chez crocata elle en est très éloignée.
2. DYSDERA INSULANA , Sp. nov.
(PI. 8, fig. 20.)
d', $. Céphaloth., long. 6,5 mill.— Pattes, 1, 4, 2, 3.— Céphalothorax
ovale assez large, de même forme que chez D. crocata, brun-rouge car-
miné très foncé presque noir, chagriné, densément, finement et irrégu-
lièrement ponctué, principalement sur les côtés, avec une ligne médiane
ponctuée n’atteignant pas les yeux en avant. — Yeux supérieurs gros,
égaux (ou les latéraux un peu plus gros), en ligne sensiblement courbée,
les médians arrondis, connivents, les latéraux ovales larges, un peu
séparés ; yeux antérieurs plus gros que les supérieurs, arrondis, leur
intervalle au moins d’un tiers plus étroit que leur diamètre ; bandeau un
peu plus large que leur intervalle. — Chélicères très longues, très atté-
nuées et projetées, finement chagrinées et marquées de quelques stries
transverses irrégulières dans la moitié basilaire, presque lisses ensuite. —
Plastron brun-rouge, G' très fortement et entièrement chagriné vermiculé,
© très finement, presque lisse. — Pattes assez longues, brun-rouge vif,
les antérieures un peu plus robustes et plus foncées; pattes x et 11 entière-
ment inermes; d'fémur 1v pourvu en dessus près la base de deux petites
épines en ligne, $ d’un groupe de cinq épines plus longues: tibias et
métatarses 111 et IV pourvus d’épines latérales el inférieures nombreuses ;
tibia 1v offrant de plus, dans la première moitié, une épine dorsale,
d. Patte-mâchoire brun-rouge clair; patella et tibia presque d’égale
longueur ; tarse visiblement plus court que le tibia, ovale, fortement atté-
nué, garni en dessus de crins fauves courts et serrés; bulbe à lobe assez
allongé, presque cylindrique, non déprimé et marqué d’une double ligne
circulaire foncée; pointe membraneuse plus longue que le lobe, très
large et parallèle dans la portion basilaire et marquée à la base en
298 E.: SIMON.
arrière d’une forte saillie conique simple, tronquée obliquement à l’extré-
milé, avec l’angle antérieur obliquement prolongé en pointe assez grêle
et frangée, un peu plus courte que la portion large.
Très grande espèce voisine de D. crocata CG. Koch, en différant surtout
par la forme du bulbe.
Nora. Nous résumons dans le tableau suivant les caractères des cinq
espèces du genre Dysdera qui habitent les Canaries :
1. Pedes 1v femoribus inermibus.......... RE nn
12
— Pedes 1v femoribus supra spinosis......................... 8.
2, Cephalothorax grosse ei dense punctatus ; sternum valde coria-
ceo-vermiculatum; bulbus apophysa postica ad apicem sim-
UNE A a LE ou capot à HPRRAES LOT ITR tbellaten
— Cephalothorax tenue et dense coriaceo-punctatus; sternum fere
læve ; bulbus apophysa postica ad apicem bidentata.... macra &.
3. Slernum fere læve haud coriaceum nec vermiculatum.... macra 9.
— Sternum plus minus coriaceo-vermiculatum. ....... se ee Li.
h. Cephalothorax valde, dense et irregulariter coriaceo-punciatus;
bulbus apophysa terminali antice inflexa........... abÉtre 5.
— Cephalothorax subtile coriaceus, lateribus parce et grosse punc-
tatus; bulbus apophysa terminali fere recla........ . Verneaui.
5. Bulbus apophysis terminali et postica fere latitudine æqua, ter-
minali paulo longiori.............. ee CUVE A UE
— Bulbus apophysa postica latissima et obtusa, apophysa terminali
2TaCilIMetAMUONONTIONERP EAP MERE CIO LEEES . insulana.
3. DASYLOBUS FUSCOANNULATUS, Sp. nov.
&. Long. 6 mill — Brun très foncé. Céphalothorax légèrement et irré-
gulièrement maculé de fauve obscur sur les côtés; abdomen irréguliè-
rement ponctué de testacé obscur sur les côtés, marqué en dessus
d'une très large bande foncée, fortement élargie et obtusément angu-
Arachnides de lOcéan Atlantique. 299
leuse vers le milieu, très rétrécie vers le tiers postérieur. — Partie du
céphalothorax antérieure au mamelon garnie d’un large groupe transverse
de denticules assez petits, presque égaux et obtus, ses angles antérieurs
saillants, arrondis et denticulés ; bords latéraux mutiques; bord postérieur
du céphalothorax et abdomen marqués de séries transverses irrégulières
de très petits denticules, peu serrés et souvent effacés. — mamelon élevé,
un peu plus large que long et canaliculé, presque mutique ou pourvu de
chaque côté de 3 ou 4 petits denticules irréguliers. — Espace membra-
neux pourvu au milieu de deux tubercules coniques, rapprochés, mais non
géminés. — Chélicères brun-fauve : premier article assez long et convexe,
entièrement garni en dessus de denticules serrés et presque égaux ;
second article lisse, ni épineux, ni granuleux, à peine convexe à la base
et sans saillie terminale. — Patte-mâchoire testacée avec le fémur, le
côté externe du tibia et de la patella largement tachés de brun; fémur
robuste, presque parallèle, non saillant à l’angle interne, pourvu en dessus
de trois séries peu régulières de pelits denticules noirs, dont la médiane
seule entière, présentant de plus en dessous au bord externe une ligne
oblique de 6 à 8 denticules un peu plus forts; patella et tibia inermes et
lisses, de même longueur; patella presque parallèle, très légèrement con-
vexe au côté externe dans la seconde moitié, droile au côté interne, avec
l'angle supérieur prolongé en petite apophyse conique, obtuse, noire et
piligère; tibia parallèle, sans brosse interne; tarse grêle, un peu courbe,
présentant en dessous au côté interne une bande granuleuse, effacée à
l'extrémité. — Hanches inermes, fauve obscur avec une tache brune ter-
minale. Pattes médiocrement longues, fauves, avec les fémurs et les tibias
marqués chacun de deux larges anneaux bruns, et les métatarses vague-
ment annelés, très inégales, les antérieures beaucoup plus épaisses, avec
les fémurs subclaviformes; fémurs 1; 11 et 1x1 presque cylindriques,
inermes ou présentant en dessus, seulement près la base, quelques très
petits denticules ; fémur 1v légèrement anguleux et pourvu de quatre
séries denticulées atteignant presque l'extrémité; tibias comprimés, non
anguleux, inermes; tibia x offrant seul en dessous quelques très pelits
denticules épars; métatarses inermes.
©. Long. 6 mill. — Premier article des chélicères et fémur de la paite-
mächoire mutiques ; fémur de la patte-mâchoire saillant et arrondi à l’angle
supéro-interne; patella et tibia pourvus d’une brosse interne longue, mais
300 E. SIMON.
peu serrée ; patella fortement élargie à l'extrémité et prolongée à l'angle
en grosse apophyse droite et obtuse ; tibia atténué à la base.
Canaries (D' Verneau).
Se rapproche assez de D. echinifrons E. S., du midi de l’Europe; en
difière principalement par les pattes mutiques avec les fémurs et les
tibias non anguleux et largement annelés. |
Lh, PHALANGIUM SPINIFERUM H. Lucas, loc. cit., p. 46, pl. vix, fig. 7.
&. Long. 6 mill. — Gris testacé obscur, avec des taches brunes irré-
gulières et peu indiquées sur les côtés de la partie thoracique, et les den-
ticules tégumentaires blanchâtre mat. — Espace antérieur au mamelon
présentant un groupe d’une vingtaine de petits denticules disposés irrégu-
lièrement; céphalothorax offrant de plus de chaque côté deux denticules
semblables assez rapprochés du mamelon, plus en dehors trois équidis-
tants formant une ligne oblique, et enfin à la marge deux ou trois denti-
cules aux angles du pore latéral et un groupe peu nombreux à l’angle
antérieur ; en arrière une ligne transverse de denticules semblables très
serrés, mais interrompue dans le milieu. — Espace membraneux de la
base des chélicères pourvu au milieu de deux petits tubercules aigus gémi-
nés. — Mamelon oculaire au moins d’un tiers plus large que long et
légèrement canaliculé ; chacune de ses carènes formée de quatre ou cinq
tubercules assez petits et irréguliers. — Abdomen offrant, sur chaque
segment, une ligne transverse assez régulière et serrée de denticules plus
petits, presque effacés sur les derniers segments. — Chélicères fauve clair
testacé, lisses; premier article élevé en dessus en gros tubercule un peu
plus long que large à la base, très obtus et un peu dirigé en arrière,
présentant au sommet et à la base en avant quelques très petits spicules
noirs peu apparents; second article inerme, garni de crins courts isolés,
arrondi, non saillant à la base, un peu atténué à l'extrémité. — Patte-
mâchoire blanchâtre testacé avec le fémur un peu rembruni, assez robuste
et plus courte que le corps; fémur robuste, un peu courbe, pourvu en
dessus, vers le tiers terminal, de deux petits spicules rapprochés et à l’ex-
trémité de deux ou trois spicules irréguliers, garni en dessous de denti-
cules un peu plus forts, très irréguliers, non disposés en lignes; les
autres articles inermes ; patella environ deux fois plus longue que large,
Arachnides de l'Océan Atlantique. 901
atténuée à la base; tibia un peu plus long que la patella, parallèle. —
Hanches inermes, blanchâtres, ponctuées de fauve à la base. — Pattes
fauve obscur, très longues, les antérieures, surtout les fémurs, beaucoup
plus robustes que les autres; fémurs presque cylindriques, garnis de
séries de denticules, beaucoup plus forts et plus serrés à la première paire;
tibias presque cylindriques, présentant à la première paire des séries de :
denticules forts, assez espacés en dessus, très serrés en dessous; tibias
des autres paires pourvus de petits spicules espacés.
Se rapproche beaucoup de P. parietinum De Gécr, principalement par
l’armature des pattes, la disposition des denticules du corps, la forme du
mamelon oculaire, etc.; en diffère surtout par le gros tubercule lisse du
premier article des chélicères chez le mâle.
Le mâle décrit ci-dessus a été rapporté par M. le D' Verneau: la
femelle décrite par M. H. Lucas paraît en différer par ses chélicères
courtes, normales, et ses téguments un peu plus épineux.
Le type de l’espèce n’existe plus dans les collections du Muséum.
Nota. M. H. Lucas indique encore, sous le nom de Scorpio biaculeatus
Latreille (coll. du Mus.), un Scorpion qui nous paraît être l’Isometrus
americanus L. L'auteur dit à ce propos : « Cette espèce, suivant M. Ber-
thelot, n’est pas originaire des îles Canaries; elle y est apportée par les
bâliments qui viennent d'Amérique, »
Iles du Cap-Vert.
Nous ne possédons sur la faune arachnologique de cet archipel qu’un
petit mémoire de Blackwall (Ann. Mag. of Nat. Hist., 3° sér., t. XVI, 1865,
p. 80) contenant les diagnoses de 19 espèces des îles Sao-Antao, Santiago
el Sao-Nicolao (1). Nous avons décrit depuis un Galéodides des îles du
(1) L’archipel des îles du Cap-Vert, situé à 500 kilom. O. du Cap-Vert, dont
il a pris le nom, entre 14° 20” et 17° 20 de’ lat. N., comprend 10 îles, dont la
principale est Santiago ; les autres sont Fogo, Brava, Sao-Nicolao, Sao-Antao,
Boavista, Mayo, Sao-Vicente, Sal et Santa-Luzia.
802 E. SIMON.
Cap-Vert ei nous avons reçu de M. Bouvier quelques espèces des îles
Santiago, Sao-Vicente et Santa-Luzia, toutes connues de Blackwall; enfin
nous avons pu étudier au Muséum de Paris quelques espèces rapportées
récemment par M. de Sessac.
LISTE DES ESPÈCES.
Lycosa helva BL, loc. cit., p. 80, de l’île Sao-Antao; — Hersiliola
versicolor BI., loc. cit., p. 81 (sub Hersilia), de Santiago, nous l’avons
reçu de Sao-Vicente ; — Menemerus melanognathus Luc., de Santiago (coll.
E. Simon); —Salticus simplex, S. lepidus et S. sedulus BI., loc. cit., p. 82
et 83, de Sao-Nicolao (la synonymie de ces trois espèces n’est pas établie);
— Selenops ægyptiaca Sax., de toutes les îles (coll. E. Simon); — Xysticus
piger Bl., loc. cit., p. 85 (sub Thomisus), de Sao-Nicolao ; — Pythonissa
nigromaculata B]., loc. cit., p. 85 (sub Drassus), de Santiago et de Fogo,
nous le possédons de Santiago (voy. ci-après); — Drassus assimilatus BI.,
loc. cit., p. 88, de Sao-Antao, nous l’avons reçu de Santa-Luzia (voy.
ci-après); — Uloborus luteolus BI, et U. gnavus Bl., loc. cit., p. 89
et 90 (sub Orithyia), de Sao-Nicolao ; —Lithyphantes fallax BL, loc. cit.,
p. 91 (sub Theridion), de Sao-Antao ; — Teutana? quinquenotata et sagax
BL, loc. cit., p. 92-93, de Sao-Antao, probablement des variétés de
T. grossa G. Koch; — Cyclosa maesta BI. (Epeira) et Epetra blanda BI.,
loc. cit., p. 94 et 95, de Sao-Nicolao ; — Nephila senegalensis Walck.
(= N. Grayi BL, loc. cit., p. 96), nous l’avons reçu de Sao-Vicente,
répandu dans toute l'Afrique équatoriale ; — Argiope Clarki BL, loc. cit.,
p. 98, de Brava; — Meta ? maculata BI, loc. cit., p. 99 (sub Tetragnatha),
de Sao-Nicolao ; — Loxosceles rufescens ? L. Duf. (= Scytodes pallida BI.,
loc. cit., p. 100), de Santiago ; — Gluvia atlantica E. Simon, Essai d’une
class. des Galéodes, etc., p. 132, 4879. |
Les quelques espèces que nous possédons donnent lieu aux observations
suivantes :
1. HERSILIOLA VERSICOLOR Blackwall.
Cette espèce, décrite par Blackwall sous le nom générique d’Hersilia,
appartient au genre Hersiliola, représenté en Algérie et dans le sud de
l'Espagne par H. macululata L. Duf. (= oranensis Lucas), en Égypte par
H. Lucasi Cambr., et en Syrie par H. Simoni Cambr. — Notre unique
Arachnides de l'Océan Atlantique. 308
individu de H. versicolor est jeune et son épigyne n’est pas développée;
il paraît différer de H. macululata par une coloration plus vive, la bor-
dure noire du céphalothorax est continue, tandis que chez l'espèce algé-
rienne elle est formée d’une série de petites taches ; les pattes paraissent
plus courtes et les Libias antérieurs n'’offrent en dessous qu’une seule
épine interne vers le tiers terminal, tandis que chez macululata il y a
une série de trois épines; le front et les yeux n'’offrent aucune différence
appréciable.
2. ERIS ALBOBIMACULATA H. Lucas (sub Salticus); — Id. E. Simon,
Ar. Fr., t. IIL, p. 198.
Trouvé à l’île de Sal par M. de Sessac (Muséum). Espèce répandue dans
l'extrême midi de l’Europe et le nord de l'Afrique. Les exemplaires de
l’île de Sal ne diffèrent de ceux d'Europe que par leur grande taille.
9. MENEMERUS MELANOGNATHUS H,. Lucas.
Ile de Sal (de Sessac : Muséum); Santiago (Bouvier : coll. E. Simon).
L. MENEMERUS MARGINELLUS, SP. NOV.
(PI. 8, fig. 21.)
d. Céphaloth., long. 2,8 mill. — Abdom., long. 3,2 mill — Céphalo-
thorax assez allongé, presque lisse; partie céphalique presque parallèle,
plane, très noire, garnie de pubescence fauve peu serrée; partie tho-
racique brun-rouge, garnie de pubescence fauve et marquée en avant,
un peu au delà des yeux dorsaux, d’une grande tache blanche mé-
diane, de plus une très large bordure blanche couvrant presque toutes
les parlies latérales. Cils jaune orangé. Barbes très blanches, longues
et serrées. — Chélicères petites, parallèles, fauves, presque glabres.
— Abdomen. étroit, allongé, atténué en arrière, en dessus brun-rouge
foncé et garni de pubescence fauve-rouge vif, orné de deux larges
bandes longitudinales très blanches, un peu atténuées en arrière. Ventre
fauve testacé. — Pattes assez longues et robustes, fauve rougeâtre, avec
les tibias et métatarses antérieurs souvent rembrunis sur les côtés. —
Patte-mâchoire fauve, garnie de poils blancs longs et peu serrés; fémur
comprimé, peu élargi; tibia pourvu en dessous d’une apophyse externe
304 E. SIMON.
un peu plus longue que l’article, grêle, aiguë et un peu arquée en dehors
à la pointe, dirigée obliquement en avant; tarse très grand, légèrement
arqué ; bulbe simple, presque carré, n’occupant que la moitié inférieure
du tarse, entouré d’un très long stylus détaché partant de son bord
externe.
Trouvé à l’île de Sal par M. de Sessac (Muséum).
5. PYTHONISSA NIGROMACULATA Bl., loc. cit., p. 85 (sub Drassus).
(PL 8, fig. 22.)
@. Long. 9 mill. — Céphalothorax ovale, très convexe, fortement incliné
et atténué en avant, brun-rouge, garni de pubescence plumeuse très
serrée, fauve blanchâtre brillant; partie céphalique marquée de deux
larges bandes brunes latérales, atténuées en avant et en arrière; partie
thoracique présentant de chaque côté deux points bruns. — Yeux supé-
rieurs en ligne assez courbée, égaux, ou les médians à peine plus gros ;
les médians un peu plus resserrés ; intervalle des latéraux environ égal à
leur diamètre. Yeux antérieurs en ligne fortement courbée (la base des
médians cependant un peu au-dessous du sommet des latéraux); les
médians un peu plus petits et plus séparés, leur intervalle à peine plus
étroit que leur diamètre. — Abdomen ovale large, un peu déprimé, garni
de pubescence fauve serrée mêlée de poils blancs en avant et sur les
côtés ; présentant en avant une bordure brune presque cachée en dessus;
en dessus trois paires de grandes taches brunes, et en arrière deux taches
brunes plus petites et découpées. — Pattes courtes et robustes, fauve oli-
vâtre; tibias 1 et 11 et métatarse 1 inermes ; métatarse 11 pourvu en des-
sous d’une paire d’épines basilaires, d’une seule épine médiane et d’une
paire terminale, — Épigyne en grande fossette presque arrondie, cepen-
dant terminée en pointe en arrière, entourée d’un rebord fortement cilié,
surtout en avant, séparée du pli épigastrique par un espace coriacé-ponc-
tué, marqué lui-même de deux petites impressions obliques.
Santiago (coll. E. Simon).
6. DRASSUS ASSIMILATUS Blackw.
$. Céphaloth., long. 6 mill. — Abdom., long. 7,5 mill.—Céphalothorax
fauve-rouge clair, sans ligne marginale foncée, à pubescence blanchâtre
Arachnides de l'Océan Atlantique. 305
brillant, assez longue et couchée; strie assez courte. — Yeux antérieurs
en ligne sensiblement arquée en arrière, les médians à peine plus gros,
presque équidistants, leurs intervalles environ d’un tiers plus étroits que
le diamètre des médians. Yeux médians supérieurs beaucoup plus resserrés
que les latéraux, au moins aussi écartés que les médians antérieurs, un
peu plus petits, ovales larges et obliques. — Chélicères longues, verticales,
peu convexes, bnru-rouge, presque lisses, garnies de crins fauves, rudes.
— Plastron fauve, sans ligne marginale, garni sur les bords de crins gri-
sâtres très longs. — Abdomen ovale, en dessus gris noirâtre, à pubes-
cence soyeuse très longue, en dessous fauve testacé. — Pattes fauve
rougeâtre, longues ; patella et tibia 1v beaucoup plus longs que le cépha-
lothorax ; tarse 1 plus court que le métatarse: tibias 1 et 11 pourvus en
dessous, au bord interne, de deux longues épines; métalarses 1 et 11 d’une
épine près la base; tibia 1v offrant une ligne dorsale de deux épines ;
scopulas serrées aux tarses des quatre paires, aux mélatarses et sur les
côtés des tibias 1 et 11. — Épigyne en plaque petite, marquée d’une carène
médiane assez large, mais resserrée au milieu, fauve, bordée de brun
et de chaque côté d’une saillie noirâtre oblique.
Blackwall indique cette espèce de Sao-Antao ; nous l’avons reçue de
Santa-Luzia.
Du groupe de D. lapidosus, s’en rapproche par la forme générale, la
disposition des épines aux pattes, etc.; en diffère surtout par les yeux
médians supérieurs aussi écartés que les antérieurs, la première ligne
des yeux arquée en arrière, la disposition de l’épigyne, etc.
Ile Sainte-Hélène.
La faune de l’île Sainte-Hélène a été étudiée par le Rév. O.-P. Cam-
bridge, qui a publié successivement deux mémoires sur les espèces
recueillies dans cette île par M. Melliss (1). ke
(1) Cf. Proceed. Zool, Soc. Lond., 1869, p. 53, —- et Idem, 1873, p. 210.
(1883) L'° partie, 20.
806 É. SIMON.
LISTE DES ESPÈCES.
Sur 41 espèces mentionnées, 19 appartiennent à la faune européenne
et circa-méditerranéenne :
Dysdera crocata ©. Koch ;— Segestria florentina Rossi et S. senoculata
L.: — Tegenaria domestica Cl.; — Scytodes thoracica Lair.; — Pholcus
phalangioides Fuess.; — Pholcus convexus Blackw. (= P. borbonicus
Vinson, commun dans la Basse-Égypte); — Teutana triangulosa Walk. (=
Th. punicum Cb.); — Teutana grossa G Koch (— Th. fulvolunulatum
Cb.); — Latrodectus 13-guttatus Rossi, var. Erebus Sav.; — Leptyphantes
(Linyphia) leprosus Ohl.; — Argyrodes Argyrodes Walck.; — Tetragnatha
pelusia Sav.; — Epeira Redii Scopl. (douteuse); — Argiope trifasciata
Forsk.;: — Xysticus grammicus C. Koch.; — Menemerus melanognathus
Lucas (— nigrolimbatus Ch.); — Hasarius Adansoni Sav.; — T'heridion
tepidariorum GC. Koch.
Deux espèces sont répandues dans presque toutes les régions intertro-
picales de l’ancien et du nouveau Monde :
Uloborus zosis Walck. (= Orythia Williamsii BI.) et Isometrus macu-
latus De Géer (= Lychas maculatus + americanus Cambr.).
Une espèce était connue de Ceylan :
Pholcus distinctus Cambr.
Une est répandue dans lAfrique équatoriale :
Peucetia pulchra Blackw.
Toutes les autres sont données comme nouvelles : -
Filistata condita Cb.; — Pythonissa lugubris Cb. (sub Gnaphosa); —
Clubiona dubia Cambr.; — Chiracanthium Mellissi Cb.; — G. planum
Ch.:— Amaurobius crucifera Ch. ; — Tegenaria proxæima Cb. (=T. atrica
du premier mémoire); — Ariamnnes Mellissi Cb.; — Leplyphantes albo-
maculatus Cambr.; — L, trifidens Cambr.; — Meta digna Cambr. (Meta
indigna du premier mémoire esi le jeune); — Philodromus signatus
Cambr.; — Xeropigo tridentiger Cambr. (1); — Lycosa dolosa Cambr.; —
(1) Ce genre de Drassides a été décrit en 1882 par le Rév, O.-P. Cambridge
Arachnides de l’Océan Atlantique. 307
L. ligata Cambr.; — L. inexorabilis Cambr.; — Attus inexcultus Cambr.;
— A. subinstructus Cambr, (ces deux derniers ne sont pas classés).
les Bermudes.
Comme complément au présent travail, nous devons dire quelques mots
de l'archipel des Bermudes ; bien que très éloigné des autres groupes et
se rattachant géographiquement à l’Amérique, dont il n’est distant que
de 950 kilomètres (de la côte de la Caroline du Sud); sa faune paraît
cependant tenir encore de celle des Açores et des Canaries, autant au
moins qu’on en peut juger par le peu de renseignements qui ont été
recueillis sur les Arachnides des Bermudes. :
C’est encore à J. Blackwall que nous devons ces renseignements (1).
L'auteur ne mentionne que six espèces :
Lozosceles .rufescens L. Duf, (sous le nom de Scytodes pallida); — Epeira
gracilipes Blackw.; — Xysticus (?) pallidus Blackw. (sub Thomisus); —
Heteropoda venatoria L. (sous le nom de Olios antillanus Walck.), espèce
répandue dans les régions intertropicales du monde entier; — Saliicus
diversus Bl., Altide de genre incertain ; — enfin Filistata depressa C. Koch,
espèce américaine (2) probablement synonyme de F. capitata Hentz.
Nous avons vu dans les collections du Musée de Cambridge (États-Unis)
un Euscorpius carpathicus L. identiquement semblable au type d'Europe,
étiqueté, peut-être par suite d’une erreur, comme venant des Bermudes.
(in Proceed. Z. S. L., p. 424). — Dans ses précédents travaux, l'auteur, trompé
par la direction des pattes, avait rapporté cette espèce au genre Olios, mais
elle n'appartient pas à la famille des Sparassidæ.
{1) Notice of several species of Spiders supposed to be new, etc., in Ann.
Mag. Nat. Hist., 4e sér., t. II, 1868, p. 403.
2) G Koch ne connaissait pas la provenance de F, (Teratodes) depressa.
308 E. SIMON.
LISTE GÉNÉRALE
DES
Arachnides observés jusqu’à ce jour dans les îles
océaniques.
Fam. Attidæ.
Nora. Les espèces cataloguées sous les noms génériques d’Attus et de
Salticus nous sont inconnues; nous n’avons pu établir leur synonymie,
ni décider à quels genres du nouveau système elles appartiennent.
4. Synageles venator Luc. — Ac. (Eur.).
2. Marpissa ornata Th. — Mad.
3. Menemerus semi-limbatus. H. — Aç., Can. (Eur.).
hi. — melanognathus Luc.—Can., C.-Vert, S'-Hél. (Eur., Afr.),
D, — märginellus E. S. — C.-Vert.
. Hasarius Adansoni Sav. — Can., S'°-Hél. (Eur., Afr., As.)
7. Dendryphantes nitelinus E. S. — Aç. (Eur.).
8. Calliethera mutabilis Luc. — Aç. (Eur., Afr.).
9. Euophrys finitima E. S. — Aç. (Eur.).
40. Eris albobimaculata Luc. — C.-Vert (Eur., Afr.).
41. Salticus diligens BI. — Mad.
12. — vafer BL — Mad.
13. — catus BL — Mad.
Ah. — vigilans BI. — Mad.
15. — simplex BL — C.-Vert.
16. — lepidus BI. — C.-Vert,
17, — sedulus Bl. — C.-Vert,
18. — diversus Bl — Berm.
19. Attus inexcultus Gb. — S'°-Hél.
20. — subinstructus Cb. — S'°-Hél.
=}
Fam Oxyopidæ.
94. Peucetia pulchra BI. — S'°-Hél. (Afr.).
Arachnides de l'Océan Atlantique. 309
Fam. Lycosidæ.
22. Ocyale mirabilis CI. — Aç., Can. (Eur.).
23. Lycosa perita Latr. — Aç. (Eur.).
24. — maderiana WIk. — Mad.
25 — ingens BI. — Mad.
26. — Herii Th. — Mad.
27. ‘— ferox Luc. — Can. (Eur., Afr.).
28. — fulviventris E. S. — Can.
29. — helva BI. — C.-Vert.
30. — dolosa Gb. — S'°-Hék.
31. — ligata Ch. — S'“-Hél.
92 — énexorabilis Cb. — S'°-Hél.
39. Pardosa acoreensis E. S. — AG.
JU. — Furtadoi E. S. — Ac.
35. — proxima © K. — Aç. (Eur.).
Fam. Sparassidæ.
36. Selenops ægyptiaca Sav. — C.-Vert (Afr.).
37. Heteropoda venatoria L. — Berm. (Afr., As., Am.).
38. Olios spongitarsis L. Duf. — Can. (Eur.).
39. — maderianus Th. — Mad.
FA“. Thomisidæ.
0. Thomisus hilarulus E. S. — Can. (Eur.).
h1. Synæma globosum Fab. — Can. (Eur., Afr., As.).
42. Xysticus insulanus Th. — Aç., Mad. (Alg.).
L3. — spinifer BI. — Mad.
Lil. — asper Luc. — Gan.
L5. — squalidus E. S. — Can.
L6. — Verneau E. S. — Can.
7. — piger BL — C.-Vert.
8. — (2?) grammicus ©. K. — S“-Hél. (Eur.).
19. — pallidus BI. — Berm.
50. Philodromus signatus Gb. — S'-Hél,
Fam. Epeiridæ.
54, Cyrtophora citricola Forsk. — Can. (Eur., Afr.).
52. Cyclosa insulana Costa. — Can, (Eur.).
910 E. SIMON.
53. Cyclosa mæsta BI. — C.-Vert.
5h. Argiope Bruennichi Scopl. — Aç. (Eur., Afr., As.).
55. — trifasciata Forsk. — Mad., Can., S*-Hél. (Afr.).
56. — lobata Pallas. — Can. (Eur., Afr:, As.).
57. — Clarki BL — G.-Vert.
58. Epeira acalypha Wick. — Aç. (Eur.).
59. — (?) Redii Scopl. — S'°-Hél. (Eur., Afr.).
60. — hortensis BI. — Mad.
614. — lentiginosa BI. — Mad.
62 — crucifera Luc. — Can.
68 — blanda BL — C.-Vert.
64. — gracilipes BL — Berm.
65. Zilla X-notata CI, — AÇ., Can. (Eur.).
66. Meta Merianæ Scopl. — Ac. (Eur.).
67. — maculata BI, — G.-Vert.
68 — digna Gb. — S“-Hél.
69. Nephila sencgalensis Walck. — G.-Vert (Afr.).
70. Tetragnatha extensa L. — AG. (Eur., Aîfr.).
74e — lineata BL — Mad.
72. _ nitens Sav. — Can, (Eur., Afr.).
73. — (2) pelusia Sav. — S'°-Hél. (Afr.),
Fam. Uloboridæ.
7h. Uloborus pallens BI, — Mad., Can.
75, — luteolus BI, — C.-Vert.
76. — _ gnavus BI, — C.-Vert.
Tite — zosis WIk. — S'°-Hél, (Afr., As., Am.).
78. Hyptiotes flavidus BI. — Mad.
79. — dubius BI. — Mad.
Fam. Theridionidæ.
80. Argyrodes argyrodes Wick. — Can., S'°-Hél. (Eur., Afr., Am.).
81. Ariamnes delicatulus E. S, — AG.
82. — Mellissi Gb. — S'°-Hél,
83. Ero furcata Villers. — Acç. (Eur., Am.).
84, Theridion denticulatum Wick. — AG. (Eur.).
85, — tepidariorum CG. K. — Aç., S'°-Hél, (cosmopolite).
86. — aulicum GC. K. — Mad. (Eur.).
87. —— luteolum BI, — Mad.
88.
“69.
90.
91.
92.
93.
94.
95.
96,
97.
98.
99.
100.
101.
102.
108.
104.
105.
106.
107.
108.
109.
110,
111.
112.
115.
114.
115.
116.
117,
Arachnides de l'Océan Atlantique. gL1
Lasæola testaceomarginata E. S. — Ag. (Eur.).
Teutana grossa G. K. — Aç., Can., S'°-Hél, (Eur., Afr., Am.).
— rufipes Luc. — AÇ., Can. (Eur., Afr.).
— triangulosa Wick. — S'°-Hél. (Eur., Am.).
— (2?) quinquenotata BI. — G.-Vert.
— (2) sagax Bl. — C.-Vert.
Lithyphantes distinctus BL — Mad.
— nobilis Th. — Mad.
— fallax BI. — C.-Vert.
Latrodectus 13-guttatus Rossi. — Mad., Can., S°-Hél. (Eur., Afr.).
Enoplognatha mandibularis Luc. — Aç., Mad. (Eur., Afr., As.).
Linyphia (?) Johnsonti BL. — Mad.
Leptyphantes tenchricola Wider. — Ag. (Eur.).
— leprosus Ohlert. — St°-Hél. (Eur., Am.).
— albomaculatus Gb. — S'°-Hél.
— trifidens Gb. — S'°-Hél.
Microneta rurestris C. K. — Aç. (Eur.).
Erigone vagans Sav. — Aç. (Eur., Afr.).
— pigra BI — Mad.
FAM. Phoicidæ.
Pholcus phalangioides Fuess. — Aç., S-Hél. (Eur., Am.).
— convexus BI, — S'°-Hél, (Afr.).
— distinctus Cb. — S“-Hél. (As.).
Fam. Hersiliidæ.
Hersiliola versicolor BI. — C.-Vert.
FAM. Ürocteidæ.
OEcobius annulipes Luc. — Aç. (Eur., Afr.).
— navus BI. — Aç., Mad.
— (?) Paivai BL. — Can.
Fam. Dictynidæ.
Dictyna flavescens Wick. — Aç. (Eur.).
Amaurobius dentichelis E. S. — Aç.
— affinis BI. — Mad.
— crucifer Ch. — S'°-Hél.
912 E. SIMON.
Fam. Agelenidæ.
118. Agelena canariensis LUC. — Can.
149. Tegenaria parietina Frc. — Aç., Can. (Eur., Afr.).
120. — domestica Cl. — Aç., S'°-Hé]. (cosmopolite).
121. — pagana &. K. — AÇç. (Eur.).
122. — maderiana Th. — Mad.
193. — proxima Cb. — S'°-Hél.
4924. Textrix coarctata L. Duf. — Aç. (Eur., Afr.).
425. — obscura Bi. — Mad.
FAm. Drassidæ.
126. Drassus Furtadoi E. S. — Ac.
497. — pictus Th. — Mad. (Eur.).
128. — secretus Th. — Mad.
199. — Paivai Bl. — Salv.
430. — Bewricki BI. — Salv., Can.
131. — assimilatus BL — Can.
132. Echemus canariensis E. S. — Can.
133. Prosthesima oceanica E. S. — AGÇ.
13/4. — setifera E. S. — Aç.
135. Pythonissa convexa E. S. — Can.
136. — nigromaculata BI. — C.-Vert.
197. — lugubris Cb. — S'-Hél.
138. Clubiona albidula BI. — Mad.
139. — decora BI — Mad. (?Eur.).
110. — virgulata BI. — Mad.
AAA. — dubia Gb. — S'-Hél.
442. Chiracanthium Mellissi Gb. — S'°-Hél.
145. — planum Ch. — S'e-Hél.
4h4. Xeropigo tridentiger Gb. — S'°-Hél.
4h5. Miltia (?) lepida BI. — Mad.
146. Zoropsis rufipes Luc. — Can.
Fam. Scytodidæ.
447. Loæosceles rufescens L. Duf.—Mad., Gan., C.-V', Ber.(Eur., Afr., As.).
148. Scytodes thoracica Latr. — Aç., S“-Hél. (Eur., Am.).
119. — velutina Lowe. — Mad. (Afr.).
450. — Bertheloti Luc. — Can. (Algérie).
Arachnides de l'Océan Atlantique. 913
Fam. Dysderidæ.
151. Oonops concolor BI. — Mad.
152. Dysdera crocata CG. K. — AGÇ., Can., S'-Hé]. (Eur.).
153. — diversa BI. — Mad.
15/4. — Wollastoni BL — Salv.
155. — cribellata E. S. — Gan.
156, — macra E. S. — Can.
157. — Verneaui E. S$. — Can.
158. — insulana E. S. — Can.
159. Segestria florentina Rossi. — Aç., Can., S'°-Hél, (Eur.).
160. — gracilis Luc. — Can.
161. — senoculata L. (?)}. — S'-Hél. (Eur.)
Fam. Filistatideæ.
162. Fiélistata testacea Latr. — Aç., Can. (Eur., Afr.).
163. — condita Cb. — Aç., S'-Hél.
164. — depressa GC. Koch (?). — Berm. (Am.)
Fam. Galeodiäe.
4165. Gluvia atlantica E. S. — C.-Vert,
Fam. Cheliferidæ.
166. Obisium cæcum E. S. — AG,
167. Chthonius Rayi L, K. — Aç. (Eur.).
Fam. Buthidæ.
168. (?) Isometrus americanus L. — Can. (Am.).
169. — maculatus De Géer. —S'°-Hél, (Afr., As., Am., Océan.).
Fam. Ischnuridzæ.
170, (2?) Euscorpius carpathicus L. — Berm. (Eur.).
FAm. Phalangiidæ.
471. Dasylobus fuscoannulatus E. S. — Can.
472, Phalangium spiniferum Luc, — Can.
314 E. SIMON. — Arachnides de l'Océan Atlantique.
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE 8.
Fig. 4. Xysticus insulanus Thorell. — Bulbe du mâle.
2. — — — Épigyne.
9. Amaurobius dentichelis E. S. — Chélicère du mâle de profil.
li, — _ — Patte-mâächoire de profil.
5. Ariamnes delicatulus E. S. — Céphalothorax et Abdomen de
profil.
6. Prosthesima oceanica E. S. — Épigyne.
7. Prosthesima seligera E. S. — Bulbe du mâle en dessous.
8. Drassus Furtadoi E. S. — Tibia et Bulbe du mâle en dessous.
9, — — —— Épigyne.
10. Drassus musculus E. S. — Tibia du mâle en dessous.
11, Félistata condita Cambr, — Patte-mächoire du mâle.
12. Lycosa fulviventris E. S. — Épigyne.
13. Xysticus Verneaui E. S. — Épigyne.
14. Agelena canariensis H. Lucas. — Épigyne.
15. Agelena agelenoides Walck. — Épigyne.
16. Echemus canariensis E. S. — Épigyne.
17. Dysdera cribellata E. S. — Bulbe.
18. Dysdera macra E. S. — Bulbe.
19. Dysdera Verneaui E, S. — Bulbe.
20. Dysdera insulana E. S. — Bulbe.
21. Menemerus marginellus E, S. — Tibia et Bulbe du mâle en
dessous.
29, Pythonissa nigromaculata BI. — Épigyne,
DIPTÉRES NOUVEAUX OÙ PEU CONNUS
22e PARTIE (1)
Par M. J.-M.-F. BIGOT.
XXXIT
SYRPHIDI (2° partie).
Espèces nouvelles, 1° 1°.
(Séance du 25 Octobre 1882.) (2)
Nora. La premiere partie de ce travail, publiée dans les Annales de la
Société entomologique de France 1883, comprend la classification géné-
rale et synoptique de la Tribu des Syrphidi (mihi), précédée de quelques
considérations, observations et annotations, relatives à ce Groupe Diptéro-
logique, auxquelles j’ajouterai celles qui suiveñt.
Mon savant ami le baron Osten-Sacken, adoptant l'opinion doctorale de
H. Loëwe (V. Catal. Dipt. Americ., 1874, p. 121), n’admet pas la validité
de mon ancien Genre Cryptineura (melius Cryptoneura), (Dipt. aliquot
nov. Genera : Rev. et Magas. de Zoologie, 1850, Guérin-Méneville) : cepen-
dant, en dernière analyse, je crois devoir le maintenir à cause de l’atrophie
presque complète de la fausse nervure alaire, caractéristique du Groupe
dont il s’agit; de plus, le même auteur identifie (loc. cit.) ma C. hyero-
glyphica (Mexicus), avec le Chrysogaster nitidus (Wiedem.), dont elle
(1) Voir {re à 20° partie, n° I à XXXI, Annales 1874 à 1883. — 21e partie,
n° XXXII ({rc partie), Ann. 1883, p. 221.
(2) Ce mémoire a été revu par l’auteur en novembre 1883.
Ann, Soc, ent, Fr. — Décembre 1883,
916 J.-M.-F, BIGOT.
diffère au moins par la coloration insolite des yeux. Il me semble
qu’il eût été plus juste d'appliquer cette même synonymie, par exemple,
à l'Orthoneura ustulata (Loew, Cent. IX, 80)2?2. Au surplus, depuis
la publication de la 1"° partie du présent mémoire, j'ai acquis six autres
spécimens, provenant ceux-là des Montagnes Rocheuses, et ne différant
du premier que par la coloration plus pâle des nervures alaires, des
genoux et des tibias, et présentant tous, sur les yeux, ces mêmes linéa-
ments noirâtres, vermiculés. (Voir, 1 partie du présent mémoire,
page 223.)
Syrphus propinquus.—Je possède plusieurs spécimens G' et © de cette
espèce que j'ai récoltés autrefois en Nubie, éfiquetés de la main de
Macquart, Égypte, je ne m'explique donc pas pourquoi l’auteur (V. Dipt.
Exot., 4° Supplém', 4850, p. 151) assigne à cet Insecte la Tasmanie
pour habitat ? La description se rapporterait à mes Échantillons, si leur
face n'était pas entièrement jaunâtre, avec les bords de l’ouverture-buc-
cale et la callosité faciale de couleur brune.
Syrphus gracilis. — J'ai quatre spécimens, dont deux de Ceylan et
deux de la Nouvelle-Zélande (avec point de doute?). Ils ne diffèrent en
rien du S. gracilis (Rondani et Auctor.) = Melanostoma mellina (Schi-
ner).
M. Van der Wulp vient de publier un assez grand nombre de Syr-
phides nouvelles, mais, comme la plupart de ses descriptions sont en
Hollandais, langue que j'ignore, et que ses diagnoses latines sont ordinai-
rement d’une extrême concision, j'aurai peut-être le regret d’avoir décrit
une seconde fois certaines espèces dont il a la primeur ?
On me reprochera peut-être la longueur de mes propres diagnoses ?
Si j'ai pris la peine de les développer ainsi, c'est que, de nos jours,
l'exactitude et la minutie deviennent de plus en plus nécessaires, c’est
surtout, parce que l’Entomologie étant actuellement étudiée dans beau-
coup de pays où le français ne se sait guère, j'ai voulu être partout
compris.
M. le professeur J. Mik (Wiener Entom. Zeit., Novembre 1883, p. 284),
dans une bienveillante el savante analyse de mon travail sur les Genres
Volucella et Phalacromyia (nec Phalachromyia) publié aux Annales en
1883, écrit, qu'il a pu vérifier d’après les Types de Wiedemann, que
Diptères nouveaux ou peu connus. 317
les V. ardua, chalybescens et dorsalis (Wied.) devaient entrer dans le
Genre Phalacromyia (Rondani). J’admets sans conteste cette apprécia-
tion. Peut-être devrait-on, encore avec lui, y ranger la V. aperta (Wal-
ker)?. Mais je ne puis en dire autant de ce qu’il avance relativement
au peu de valeur du dit Genre Phalacromyta, fondé par Rondani sur la
séparation des nervures longitudinales 2° et 3°, (je dis par Rondani et non
par mot) car, si l’on rencontre, parmi les Diptères qui montrent habituel-
lement les nervures longitudinales 2 et 3 soudées à lèurs extrémités,
quelques individus anormaux chez lesquels au contraire ces deux nervures
sont totalement séparées, il ne s'ensuit pas qu’un caractère de pareille
valeur doive être considéré comme /lusoire (sic).
Toutes les espèces.ici décrites font partie de ma collection.
Genre Sphyximorpha (Rondani).
1. S, NIGRA, d', $. — Long. 16 mill.
d. Nigro-opaco. Antennis fuscanis, apice obscure fulvis præter seg-
mentum ultimum cinereo pruinosum, pedunculo latè fulvo ; facie nigrä, in
medio et utrinque cinereo pruinosà, viltis utrinque tribus, inequalibus,
fulvis ; scutello fulvo anguste marginato ; calyptris ferè albis; abdominis
segmento 2°, basi, fulvo pallido ; pedibus fuscis, geniculis tarsisque ful-
vis; alis hyalinis, basi et extrinsecus latè nigro fuscano tinctis, apicem
versus fulvo pallido. !
Q. Simillima; fronte nigrä.
g* D'un noir opaque. Antennes d’un brun foncé, un peu rougeûtres
vers leur extrémité, dernier segment couvert d’une pruinosité grisâtre,
pédoncule presque entièrement rougeâtre ; face noire, d’un gris pruineux
sur le milieu et les côtés, bords de l'ouverture buccale brunâtres, et, de
chaque côté, trois bandes longitudinaies, dont l'intermédiaire est la plus
courte, fauve rougeâtre ; écusson finement liseré de roussâire: balan-
ciers blanchâtres ; abdomen, avec la base du 2° segment d’un jaunâtre
clair, raccourci et notablement claviforme; pieds d’un brun foncé, l’arti-
918 J.-M.-F. BIGOT.
culation des genoux et les tarses d’un fauve rougeâtre, ces derniers bru-
nâtres à l’extrémité; ailes hyalines, base, bord externe jusqu'aux deux
tiers de sa longueur, largement noirâtres, extrémité jaunâtre.
&, Rostre semblable; front noirâtre.
Mexicus. — 4 &, 4 Q.
2. S. RUFIBASIS, d, — Long. 13 mill.
Nigra. Antennis obscurè rufis, cheto albido; facie nigrä, ore, utrin-
que vittis duabus fulvis, in medio et ad latera parum cinereo pruinosé,
pedunculo fulvo ; thorace vittä mediä, latä, obscure cinereâ, vittis utrin-
que angustis, scapulis, angulis posticis, castaneis, line transversali an-
gustà, interrupté, albidä; scutello angustissime fulvo limbato ; halteri-
bus albidis; abdomine, basi, obscurè fulvo; pedibus obscure fulvis ; alis
fere hyalinis, extrinsecùs, satis late, usque ad apicem, fulvo pallido lim-
balis.
D'un noir opaque. Antennes noirâtres, légèrement teintées de rous-
sàtre, chète blanc, pédoncule fauve ; face noire, légèrement pruineuse et
grisâtre au milieu ainsi que sur les côtés; bords de l’ouverture buccale,
épistome, deux bandes de chaque côté, fauves, l’externe pâle; thorax
avec une large bande médiane d’un gris obscur, deux bandes latérales
très étroites, roussâtres, ainsi que les épaules, les angles postérieurs el
les bords de l’écusson, à la suture une bande transversale étroite blan-
châtre, interrompue au milieu; balanciers blanchâtres ; abdomen avec la
base d’un rougeâtre obscur; pieds roussâtres, plus obscurs à la base des
cuisses ainsi qu’à l'extrémité des tarses ; ailes presque hyalines, le bord
externe assez largement teint d’un brun clair.
Mexicus. — À specim.
3. S. ANCHORATA, d' . — Long. 22 mill.
Nigra. Antennis obscurè castaneës, Segmento apicalr et pedunculo obscur
rufis, cheto pallidè testaceo ; facie flavd, genis, supernè, vitlä latâ ancho-
ratä, nigris ; scapulis, macul@ suturali thoracis, villtä, punctoque infero
pleurarum, flavis ; scutello flavo, maculà basalë, trigond, nigrâ; calyptris
fluvis, basi fuscis, halteribus flavis ; abdomine, marginibus posticis angus-
Lis segmentorum 2, 3 et L, puncto basilari et laterali, flavidis; pedibus
Dipleres nouveaux où peu connus. 919
fulvis : alis ferè hyalinis, imbo externo, ven longitudinali basali, fusco
obscuro.
D'un noir opaque. Antennes d’un brun roussâtre foncé, pédoncule et
segment apical châtains, chète d’un blanc jaunâtre; face noire, les joues,
une large bande médiane terminée au-dessus des antennes en forme
d’ancre à branches retournées, noires ; thorax avec un point huméral, un
autre sur la suture près de l'insertion des ailes, flancs avec une bande
transversale, et, au-dessous, un point, jaunes; écusson jaune, avec une
large macule basilaire, trigonale, noire; cuillerons brunâtres, bordés de
jaunâtre, balanciers jaunes; abdomen avec, de chaque côté de sa base,
un point jaune, bords postérieurs des segments 2°, 3° el 4° de même
couleur ; pieds fauves, les cuisses antérieures et intermédiaires largement
teintées de brunâtre à la face interne, extrémité de tous les tarses de
même nuance ; ailes presque hyalines, le bord externe largement bordé
de brun, ainsi que l’une des nervures basilaires longitudinales.
Borneo (Sarawak). — 5 G, 2 ©,
Genre flicrodon (Meigen).
4. M. OPULENTUM, Sd. — Long, 142 mill,
Violaceum, fulvo sparse tomentosum. Antennis fulvis ; thorace obscurè
plurivittato; abdomine, basi, violaceo, supernè ænescente, apice latè aureo
tomentoso; tarsis obscurè fulvis; calyptris et halteribus albis ; alis cine-
reis, venis fusco limbatrs ; scutello, Spinis duo longis, crassis, armato.
Violacé, couvert d’un duvet clairsemé fauve doré; antennes fauves;
thorax, écusson, violacés, le premier orné de bandes longitudinales obscu-
rément verdâtres ; abdomen à base violacée, vert bronzé en son milieu,
extrémité couverte d’un duvet doré; cuillerons et balanciers bilanchâtres :
pieds violacés, extrémilé des tarses légèrement teinlée de fauve; ailes
d’un gris clair, nervures bordées de brunäire (5° postérieure, après le
coude, munie d’un court appendice); écusson fortement échancré en son
milieu et paraissant bifide, armé de deux pointes épaisses couvertes à
leur base d’un duvet velouté noirâtre,
Brésil. — 41 specim,
920 J.-M.-F. BIGOT.
2. M. COTHURNATUM, d. — Long. 10 mill.
Obscurè æneum, satis dense flavo tomentosum. Antennis nigris; calyp-
tris et halteribus fere albis; pedibus nigris, tibiis, basi, pallide late testa-
ceiss alis pallide cinereis.
D'un cuivreux obscur, à duvet jaunâtre, légèrement obscurci sur le
thorax ; antennes noires; écusson armé de deux pointes vers son exiré-
mité ; cuillerons et balanciers blanchâtres; pieds noirs, base des tibias
largement teintée de teslacé pâle; ailes d’un gris très clair, nervures
légèrement bordées de brunâtre.
Amer. septent. (Wasingt. territ.). — 1 specim.
3. M. MARMORATUM, d', £. — Long. 9 mili.
d. Obscurè fuscum, flavo pallido satis dense tomentosum. Antennis
fulvis, apice plus minus infuscatis ; fronte et facie fuscis, lateribus obscurè
testaceis ; abdomine, utrinque, latè, plus minus fulvo tincto; pedibus fulvis,
femoribus basi, annulo tibiarum, tarsorum posticorum segmento basi-
lari, nigris; alis cinereis, apice obscurioribus, venis fusco limbatis.
@. Simillima. Fronte et facie rufis.
d. D'un brun foncé, assez densément couvert d’un duvet velouté fauve
clair, plus abondant sur le thorax; antennes d’un fauve plus ou moins
foncé, souvent brunâtres vers leur extrémité ; face et front bruns; thorax
rougeâtre sur les côlés, écusson plus ou moins -roussâtre ; cuillerons el
balanciers d’un testacé pâle ; abdomen souvent un peu roussâtre sur les
côtés; pieds fauves, base des cuisses largement noire, un anneau au
milieu des tibias, et, base des tarses postérieurs, de même couleur ; ailes
grises, légèrement enfumées au bord externe et à l’extrémité, nervures
largement bordées de brunâtre.
£. Semblable au G. Face et front rougeâtres.
Californie. — 4 G, 8 Q.
h. M. GRACILE, d. — Long. 8 mill.
Corpus angusium, obscure cupreo tinctum. Antennis fulvis, basi casta-
neis ; abdomine, utrinque, vittis duabus obliquis, cinereo-tomentosis ;
Dipières nouveaux ou peu connus. 321
calyptris albis, halteribus testaceis ; pedibus fulvis, femoribus basi tarsis-
que fuscis; alis hyalinis, maculis diffusis et venis transversis, infuscatis.
Corps étroit, entièrement noirâtre, avec des reflets violacés, principale-
ment sur le thorax et l’écusson; face presque glabre, assez brillante ;
antennes noirâtres, un peu roussâtres à la base; cuillerons blancs, balan-
ciers testacés; abdomen avec deux bandes obliques de chaque côté, peu
distinctes, couvertes d’un fin duvet grisâtre; pieds fauves, base des
cuisses, surtout des postérieures, tarses, noirâtres; ailes presque hya-
lines, les nervures transversales bordées de brun, deux petites macules
diffuses, brunâtres, au bord externe,
Mexicus. — 4 specim.
Genre @Graptomyza (Wiedeman).
4. G. VITTIGERA, $. — Long. 6 mill.
Antennis pallidè fulvis, apice parum infuscatis; facie nitidä, fulva,
genis fuscanis, fronte fulvä, vittä transversali fuscä notatä; thorace tes-
taceo, disco lalo, nigro nitido, notato; scutello castaneo; calyptris et
halteribus testaceis ; abdomine testaceo, vittis longitudinalibus nigris sex
notato; pedibus testaceis, femoribus tibiisque posticis apice fuscis ; alis
pallidè cinereis, extrinsecùs, vittis tribus transversis infuscatis; cheto
tomentoso.
Antennes testacées, un peu brunâtres à l’extrémité ; face et front lui-
sants, d’un fauve obscur, joues noirâtres, front avec une bande transver-
sale noirâtre au-dessus des antennes; thorax testacé, avec un large disque
d’un brun foncé luisant, échancré en arrière, flancs brunâtres, avec une
bande transversale de duvet blanchâtre‘ écusson châtain; cuillerons et
balanciers d’un testacé très pâle ; abdomen testacé, peu luisant, orné de
six bandes longitudinales parallèles, noirâtres ; pieds teslacés, cuisses et
tibias postérieurs largement noirâtres à leur extrémité; ailes un peu gri-
sâtres, avec trois demi-bandes transversales brunâtres ; chète brièvement
tomenteux.
Natal. — 4 specim,
2, G. ATRIPES, d, — Long. 7 mill.
Antennis testaceis, supernè nigris; facie testaceä lineâ angustâ medéü,
(1883) 1° partie, 21,
329 J.-M.-F. BIGOT.
fuscä, vittis genarum ejusdem coloris; thorace testaceo-flavido, disco,
vüttis utrinque longitudinalibus, nigris, parum violaceis ; pleuris infernè
nigris, scutello testaceo; calyptris et halteribus testaceis ; abdomine tes-
taceo, vittis duabus transversis, sinuatis, nigris ; pedibus testaceo-fulvo,
tibiis et tarsis nigris; alis pallidè cinereis, basi parum testaceis ; chete
villoso.
Antennes festacées, largement bordées de noir en dessus du 3° segment;
face d’un testacé luisant, une ligne médiane, parfois médiocrement dis-
tincte, et, sur chaque joue, une bande, noirâtres; thorax, écusson,
testacés, un large disque carré et deux petites bandes longitudinales,
latérales, d’un noir luisant à reflets violacés ; flancs largement maculés
de noir au-dessus des hanches ; abdomen testacé, avec trois larges bandes
transversales sises à l'extrémité des 2°, 3° et 4° segments, légèrement
élargies au milieu, la première n’atteignant pas les bords, les deux autres
recourbées en avant le long du dit bord, et 5° segment, noirs; cuille-
rons et balanciers testacés; pieds testacés, tibias et tarses noirs; ailes
d'un gris pâle, base largement teintée d’un jaunâtre pâle.
Molucc. Ins. — 2 specim.
Genre Piéilostylomyia (mihi).
P. TRIANGULIFERA, ®. — Long. 6 mill.
Flava, nigro picta; antennis testaceis, supernè fusco limbatis, thorace
nigro, scutello latè nigro notato ; abdomine utrinque nigro lineato, basi
maculà trigonà et maculis quatuor divergentibus, nigris, ornato ; alis pal-
lidis, vittis tribus inequalibus, pallidè fuscis ; pedibus flavis, posticis nigro
variegatis.
D'un jaune fauve. Antennes testacées, noirâtres en dessus ; front noir,
avec quatre points latéraux jaunâtres ; face testacée, avec une bande
médiane et deux lignes au-dessous des yeux, noirâtres ; thorax, écusson,
d’un noir luisant, entièrement bordés de jaunâtre; callosité humérale
testacée; cuillerons blancs, balanciers testacés: abdomen d’un jaune
fauve, deux bandes longitudinales latérales, deux macules transversales
sur le 4 segment, une macule triangulaire sur le 2°, deux autres
obliques sur le 3°, enfin, deux courtes bandes longitudinales sur le 4°,
Diptères nouveaux ou peu connus. 323
noirâtres ; pieds d’un jaune pâle, un large anneau noirâtre aux cuisses
postérieures, tibias postérieurs noirâtres, excepté à la base; ailes hya-
lines, deux demi-bandes transversales sises vers l’extrémité, une autre,
très-courle près du stigmate, roussâtres.
Sierra-Leon. — 1 specim.
Genre Chrysotoxum (Meigen).
GC. VILLOSULUM, d'. — Long. 11 mill.
Villosum. Antennis nigris, cheto fulvo ; facie flavä, vitlä mediä frontis,
genis, nigris ; thorace nigro, utrinque fulvo pallido; scutello ejusdem
coloris, vix in medio infuscato ; abdomine flavo, utrinque anguste nigro
marginato, segmentis secundis et tertiis nigro marginatis, 2° basi, 8° vittis
transversis utrinque acuminatis, quartis et quintis maculis tribus angus-
tis, notalis, nigris; pedibus fulvis; calyptris et halteribus testaceis; alis
ferè hyalinis, extrinsecüs pallidè flavis.
Couvert d’un duvet assez clair, jaunâtre ; antennes noires, chète fauve
face et front jaunes, ce dernier avec une macule noire, bande médiane
de la face, joues, également noires; thorax noir, avec les traces de deux
bandes grises à peine visibles, côtés et une bande transversale sur les
flancs, jaunâtres ; écusson jaune, un peu obscurei en son milieu ; cuille-
rons et balanciers testacés; abdomen d’un jaune fauve, 1° segment, base
du 2°, base du 3°, une large bande médiane sur les 2° et 3°, la première
s’anastomosant au milieu avec la base noire du segment, toutes deux acu-
minées latéralement et n’atteignant pas les bords, un liseré au bord de
l’abdomen, 4° segment avec la base, deux courtes bandes médianes et un
point carré, 5° à peu près semblablement marqué, le tout noir ; pieds
fauves, hanches noires ; ailes presque hyalines, jaunâtres au bord externe:
balanciers jaunâtres ainsi que les bords des cuillerons; les deux premiers
segments antennaires à peu près égaux entre eux, sont ensemble moins
longs que le 8°.
Diffère du pubescens (Loëw), par la conformation des antennes, les
bandes abdominales, l’écusson presque entièrement jaunâtre, enfin, par
les bandes blanchâtres du thorax à peine visibles. — Loëw (Gentur,
Wiener Entom. Monatsch.) ne parle pas de la face ?,.
Amer, septentr, (Wasingt. lerrit.). — 1 specim,
32! J.-M.-F, Bréot.
Genre Ocyptamus (Macquart).
4. O. INFUSCATUS, . — Long. 12 mill.
Fuscus. Facie pallide testaceä ; antennis fuscis, bast fulvis; fronte nigrä,
punctis duobus fulvis, scutello, basi abdominis, calyptris et halteribus,
obscurè fulvis ; pedibus fulvis, tarsis cunctis et femoribus, apice, tibiis
posticis, fuscis; alis infumatis, apice pallidioribus.
D'un brun obscur. Antennes fauves, noirâtres en dessus ainsi qu’à l’ex-
trémité du 3° segment; front noir avec deux points fauves au-dessus de
la base des antennes; face d’un testacé pâle ; écusson, base de l'abdomen,
cuillerons, balanciers, roussâtres ; pieds d’un testacé pâle, extrémité de
tous les tarses, extrémité des cuisses postérieures, et, tibias postérieurs,
brunâtres ; ailes noirâtres avec l'extrémité grise.
Mexicus. — 3 specim.
2. O. FRATERNUS, ®. — Long. 7 mill.
Antennis fulvis, segmento 5° lato, nigro; fronte late nigro nitido vit-
tatä, supernè angustatà, et, utrinque, angustissimè albido marginatä ; facie
albido pruinos&, viæ callosä; orbitis, retro, albido lomentosis ; thorace
nigro, vix nitido, pleuris tomento albido viltatis ; scutello testaceo ; calyp-
très albis, halteribus fuscis, clavä fulvä ; abdomine obscurè castaneo, utrin-
que et apice nigriore, vittis quatuor transversis, lalis, vix perspicuis,
cinerascentibus ; pedibus fulvis, trochanteribus, femoribus apice, late,
tibiis ferè totis, tarsis apice fuscis; alis ferè hyalinis, basi latè cineras-
centibus.
Antennes fauves, 3° segment fort élargi et chète, noirâtres; front
avec une large bande d’un noir luisant, fort rétrécie en dessus et très
finement bordée de blanchâtre ; face à peine calleuse, entièrement revêtue
d’une pruinosité épaisse et blanche, orbites garnis en arrière de poils
blancs et courts ; thorax d’un noir un peu luisant, flancs avec une bande
transversale de duvet blanc; écusson jaunâtre ; cuillerons blancs, balan-
ciers bruns à massue fauve ; apdomen d’un châtain noirâtre, opaque, plus
foncé sur les côlés et à l’extrémité, muni latéralement, à la base, de longs
Diplères nouveaux ou peu connus. 325
poils blancs, et, sur chaque segment, une large bande transversale, peu
distincte, grisâtre ; pieds d’un fauve pâle, hanches brunes, pieds posté-
rieurs noirâtres, avec les genoux, la base des cuisses et des tarses, lar-
gement fauves; ailes presque hyalines sauf à la base, très largement
teintées d’un gris assez foncé vers le stigmate.
Ressemble à l'O. funebris, de Ténériffe (Macq., Dipt. Exot., t. I, part.
1%, 1840). L’abdomen, notablement plus court que les ailes, n’est point
pédonculé, mais déprimé.
Mexicus. — 1 specim.
3 O. RUFIVENTRIS, $. — Long. 7 mill.
Antennis parvis, rufis, apice nigris, facie et fronte albido densè prui-
nosis, vertice nigro opaco. Prior simillimus, nist ; scutello flavo, nitente;
abdomine rubido, medio obscure fusco tincto; tarsis apice fuscis; alis
obscurè fuscanis, triente apicali hyalinato.
Cette espèce, qui ressemble à la précédente, en diffère toutefois par :
le 3° segment des antennes, beaucoup moins élargi, teint de roussâtre
à la base; la face, nullement calleuse, est entièrement recouverte,
ainsi que le front, d’une épaisse pruinosité blanc jaunâtre, le vertex
est noir opaque; l’écusson d’un jaune luisant; l'abdomen est rougeâtre,
légèrement teinté de brunâtre en son milieu; l'extrémité de tous les
tarses est brune; les ailes, largement noërâtres à la base, ont le tiers
postérieur hyalin.
Cuba. — 1 specim.
h. O. ALBIMANUS, ®. — Long. 146 mill.
Antennis castaneis ; facie nigro nitido, genis testaceis ; thorace nitido,
nigro, cærulescente, utrinque rufo obscuro;- abdomine hyacinthino ;
calyptris et halteribus ferèe albis ; pedibus obscurè cæruleis, basi, late,
obscure rufis, tarsis albidis, segmento 1° basi, posticis omnino, nigris; alis
pallidèe fuscis, apice albo notatis ; limbo stigmatico longo, nigro.
Antennes rougeâtres avec des reflets violacés, chète brun ; face et front
noirs, luisants, avec reflets violacés, bords latéraux de l'ouverture buc-
326 J. -M.-F, BIGOT.
cale testacés : thorax d’un noir luisant à reflets violacés, côtés et flancs
rougeâtres à reflets d’un cuivreux pourpré ; abdomen luisant, d’un bleu
violacé ; cuillerons et balanciers d’un blanc jaunâtre; pieds d’un bleu
violacé, base des cuisses rougeâtre à reflets cuivreux, genoux antérieurs
fauves ; tarses d’un blanc jaunâtre, avec la base du segment basilaire et
le segment basilaire des postérieurs tout entier, noirs; ailes brunâtres,
maculées de blanc à l'extrémité, le bord externe plus foncé, la tache stig-
matique fort allongée, élroite, noirâtre.
Chili. — 1 specim.
Genre Spazigaster (Rondani) — SPATIGASTER (Schiner).
S. BACCHOÏDES, G. — Long. 9 mill,
Antennis elongatis, obscurè castaneis ; facie albido flavo, latè nigro nitido
vittatä, ore nigro; thorace æneo; scultello fulvo, vittä latä transversalr,
fuscä, notato ; calyptris et halteribus pallidè testaceis, clavä ferè albidé ;
abdomine nigro, clavato, parum nitido, segmentis 1, 2 et 3°, basi, utrin-
que flavido notatis ; pedibus anticis et intermediis fulvis, femoribus basi
nigris, tibus, apicem versus, obscurè fusco annulatis, pedibus posticis
nigris, geniculis et basi tibiarum fulvo pallido pictis; alis hyalinis,
maculà stigmaticali, spatio inter venas primas et secundus longiludinalis
(Rond.), obscure fuscis.
Antennes d’un châtain foncé; face d'un blanc jaunâtre, une large bande
médiane et bords de l'ouverture buccale d’un noir luisant; palpes et
trompe noirs ; thorax bronzé, un peu de duvet blanchâtre sur les flancs;
écusson fauve, avec une large bande transversale, médiane, brune ; abdo-
men d’un noir blevâtre, peu luisant, 4° segment avec, de chaque côté de
sa base, une macule jaunâtre trigonale, 2° avec macules semblables,
obliques, ovalaires, allongées, 3° de même, les macules en forme de
bandes obliques, ovaloïdes; cuillerons et balanciers d’un testacé pâle,
massue blanchâtre; pieds antérieurs et intermédiaires d’un jaune fauve,
base des cuisses et tarses noirâtres, extrémité des tibias roussâires, avec
un anneau brurâtre peu distinct, les postérieurs noirs, avec les genoux
et la base des tibias d’un fauve päle; ailes hyalines, la macule stigma-
tique et tout l’espace compris entre les 1"° et 2° nervures longitudinales
postérieures (Rondani), brunâtres.
Diptères nouveaux ou peu connus. 827
Le 3° segment antennal allongé, ovalaire, ne permet pas de classer
cette espèce dans le Genre Baccha, malgré son abdomen cylindrique et
claviforme.
Amer. septentr. (Montagnes Rocheuses). — 1 specim.
Genre Aseïa (Meigen).
1. À. NASUTA, %. — Long. 5 mill.
Nigro ænescente. Antennis nigris, segmento 8° subtus, fulvo notato:
fronte nitidâ; facie æneû, flavido pruinosd; thorace, scutello, segmentis
abdominis quartis et quintis, ænescentibus ; calyptris et halteribus ferè
albis ; abdomine, præter apicem, nigro, vittis duo transversis, latis, ful-
vis ; pedibus pallidè fulvis, femoribus, præter apicem posticarum, nigris,
tibtis laiè nigro annulatis, tarsorum segmentis basalibus et apicalibus
nigris, sed posticarum cunctis superne nigro notatis; alis ferè hyalinis ;
epistomate prominulo.
Antennes noirâtres, base du 3° segment, en dessous, maculée de fauve;
front et face bronzés, celte dernière avec un peu de pruinosité jaunâtre ;
thorax, écusson, les deux derniers segments abdominaux, bronzés, les
premiers noirs, 2° et 3° avec une large bande transversale, arrondie en
avant et n’atteignant pas les côtés, (la dernière bande parfois divisée en
son milieu), fauves ; pieds d’un jaune fauve, cuisses largement teintées de
noir, les postérieures jusqu’à leur extrémité, tibias avec un large anneau
de même couleur, tarses antérieurs avec le 1° et le dernier segment,
intermédiaires avec le dernier, postérieurs avec le dessus de tous les
segments largement, noirs; cuillerons'et balanciers blanchâtres; ailes
presque hyalines ; épistome notablement saillant.
Amer. septentr, (Mont. Hood). — 3 specim.
2. À. QUADRINOTATA, ®. — Long. 5 mill.
Priori similis, nisÿ; facie nullo modo pruinosé ; abdominis segmentis
secundis et lertis bis fulvo-nolatis, tarsis cunctis flavidis, segmentis
supernè nigro piclis.
Semblable à l'espèce précédente, (dont elle nest peut-être qu'une
028 J.-M.-F. BIGor.
variété ?), si ce n’est : que la face n’est pas pruineuse, que les 2° et
3° segments abdominaux sont marqués chacun de deux taches fauves, et
que tous les tarses, d’un jaune pâle, sont tolalement teints de noir à leur
face dorsale.
Amer. septentr. (Mont. Hood). — 4 specim.
8 À. ALBIPES, $. — Long. 5 mill.
Antennis fuscis ; facie sordide albidä ; fronte nigr&; thorace, scutello,
fusco nigro nitido; calyptris et halteribus ferè albis ; abdomine testaceo
nitido, basi, marginibus segmentorum, et, apice, late nigris ; pedibus albis,
tarsis anticis et intermediis, apice, nigris, femoribus et tibiis posticorum,
apice, tarsis totis, nigris ; alis ferè hyalinis, macul& stigmaticali longä,
parum infuscatà; epistomate prominulo.
Antennes brunes; face et trompe blanchâtres; front noir ; thorax, écus-
son, noirâtres et peu luisants; balanciers et cuillerons blanchâtres ; abdo-
men d’un testacé fauve et luisant, base, bords postérieurs des 2°, 3° et
4° segments, largement, le 5° en entier, noirâtres, ou, noirs ; pieds blancs,
les deux derniers segments des tarses antérieurs et intermédiaires noirs,
cuisses et tibias postérieurs noirs à leur extrémité, tarses postérieurs
entièrement noirs; ailes presque hyalines, avec une macule stigmatique
allongée, étroite, d’un gris foncé ; épistome saillant, notablement allongé.
Amer. septentr. — 4 specim.
Genre Salpingogaster (Schiner).
4. S. ANCHORATUS, d. — Long. 47 mill.
Antennis fulvis ; facie flavä, viltä mediä, macul& frontali anchoraté,
nigris; thorace nigro, angulis posticis fulvis, pleuris vittä transversé
flavä notatis, scapulis flavidis ; scutello flavo, latè nigro notato ; calyptris
testaceis, halteribus fulvis: abdomine fusco nigro, segmento 1° fulvo,
2° basi, utrinque, obliquè testaceo limbato; pedibus fulvis, tibiis fuscanis,
basi, late, ferè albis, tarsis fulvis, supernè infuscatis; alis fere hyalinis,
extrinsecus limbo angusto fusco.
Antennes d’un fauve obscur ; face jaune, une large bande médiane ier-
minée sur le front en forme d’ancre, noire; thorax d’un brun noirâtre,
Diptères nouveaux ou peu connus. 329
opaque, un point aux épaules et une bande transversale sur les flancs,
jaunes, angles postérieurs fauves; cuillerons testacés, balanciers fauves ;
écusson noir bordé de jaunâtre; abdomen d’un brun roussâtre foncé,
1°" segment rougeâtre, 2° avec deux bandes obliques, basilaires, larges,
jaunâtres; cuisses fauves, tibias d’un fauve brun, avec la base largement
blanchâtre et l’extrémité plus foncée que le milieu, tarses fauves, bruns
en dessus ; ailes presque hyalines, bordées de brunâtre extérieurement.
Mexicus. — 1 specim. .
2. S. COTHURNATUS, ®. — Long. 16 mill.
Antennis fulvis ; facie albidä ; fronte nigrä maculis quatuor cinereis ;
thorace nigro opaco, utrinque vittà flavä ad Suturam evanescente notuto,
pleuris vittatis ; scutello flavido, fusco notato; calyptris et halteribus fer
. albis, clavé fuscä, abdomine pallide fulvo, superne basi et apice, segmen-
torum marginibus, fusco tinctis ; pedibus flavis, tarsis apice nigris, femo-
ribus posticis fuscis, apice fulvis, flavo pallido late annulatis, tibiis
posticis fuscis, basi late pallidioribus, tarsis, fuscanis; alis hyalinis, basi
late pallidè flavis, externè limbo apicali angusto, fusco.
Antennes fauves, chète brun; face blanchâtre, front noir avec quatre
macules blanchâtres; thorax d’un noir mat, angles postérieurs teintés de
fauve, une bande latérale de l'épaule à la suture, une autre oblique
sur les flancs, jaunâtres ; écusson jaunâtre avec le milieu noirâtre;
abdomen rougeâtre, le dos du 1% segment et les bords postérieurs
des derniers d’un brun foncé; hanches noires; pieds antérieurs jaunâtres
avec les trois derniers segments des tarses noirs, cuisses postérieures
fauves avec la base noire et un large anneau diffus, d’un jaunâtre pâle,
tibias postérieurs noirâtres avec la base d’un jaune blanchâtre, et les
tarses entièrement noirâtres ; ailes claires, la base largement jaunâtre et
la moitié postérieure du bord externe noirâtre,
Mexicus. — 1 specim.
3. S. NIGRIVENTRIS, P. — Long. 11 mill,
Antennis fulvis; faeie flavé, utrinque cinereo pruinosd ; vertice nigro;
viliis tribus, retro abbreviatis, flavidis, pleuris flavis, cinereo pruinostis ;
sculello flavo, basi nigro; calyplris et halteribus testaceis, clavéä fuscé;
330 J.-M.-F. BIGOT.
abdomine nigro, vix nitido, marginibus, anguste, segmentorum secundi,
tertit et quarti, utrinque, basi, oblique testaceo notatis ; pedibus fulvis,
posticis parum obscurioribus, geniculis, tibiis, basi latè, pallidè flavis,
tarsis fuscis; alis hyalinis, basi angustè et macul& externä, elongaté,
fuscis, vitté transversä, intüs abbreviatä, pallidè fuscä.
Antennes fauves; face fauve, couverte sur les côtés d’une pruinosité
blanchâtre ; vertex noirâtre ; thorax d’un noir opaque, avec trois bandes
jaunâtres, l'intermédiaire n’atteignant pas le bord antérieur et dépassant
peu la suture, les latérales partant des épaules et atieignant la suture,
flancs fauves, couverts d’une pruinosité grisâtre; écusson jaune à base
noire; cuillerons et balanciers d’un testacé pâle, massue brune; abdomen
d’un noir assez luisant, bords des segments, côtés des 2° et 3° segments,
une bande basilaire étroite, triangulaire, jaunâtre, de chaque côté des 2°,
3° et 4° et hanches, noirâtres ; pieds fauves, les postérieurs plus foncés,
genoux, base des tibias largement, d’un jaune pâle, tarses brunâtres;
ailes hyalines, la base, une demi-bande transversale extérieure, bru-
nâtres, stigmate brun, allongé.
Monte-Video. — 3 specim.
Genre Heoros (Meigen, Rondani !).
D. INSULARIS, ®. — Long. 12 mill
Antennis rufo obscurè pictis; facie flav4, callositate fuscä; fronte
medià infuscatà ; thorace nigro, rufo obscurè tincio, viltis quinque longi-
tudinalibus flavis, ante contiguis, medis retro abbreviatis, vilttä inter-
mediä tenuissimä, pleuris flavo limbatis ; scutello flavo, nigro notato;
calyptris et halteribus pallidè testaceis, clavä fulvé; abdomine fusco, basi
pallidè testaceo, nigro annulato, segmento primo obscure rufo, secundo
basi, tertio basi et utrinque, flavidis ; pedibus fulvis, femoribus tibiisque
posticis, ferè totis, obscurè fuscis, alis hyalinis, basi et externe late
fulvis.
Antennes rougeâtres ; face jaune, une bande médiane et une longue
macule trigonale sise au-dessous des antennes, brunâtres ; thorax noi-
râtre, en avant un peu rougeàtre, avec cinq bandes longitudinales jaunes,
la médiane extrèmement étroite, les latérales larges et atteignant le bord
Dipleres nouveaux ou peu connus. 331
postérieur, les intermédiaires ne l’atleignant pas; flancs noirs avec une
large bande transversale jaunâtre ; écusson jaune, largement maculé de
brun; cuillerons et balanciers testacés, massue fauve ; abdomen avec la
base étroitement jaunâtre, ornée d’un ‘anneau noir, 1° et 2° segments
rougeâtres, le dernier d’un jaune pâle à sa base, les autres noirs, mais
le 3° avec la base et deux petites macules basilaires latérales, jaunâtres ;
pieds entièrement d’un jaune fauve, hanches un peu brunâtres, cuisses
postérieures presque jusqu’à leur extrémité, tibias id., sauf la base, d’un
brun foncé: ailes hyalines, nervures, bord externe, largement, et base
d’un jaune assez foncé.
Cuba. — 1 specim.
Genre Sphegina (Meigen).
S.? MACROPODA, $. — Long. 11 mili.
Segmento antennarum 3°, lato, orbiculari, (cheto ?); oculis parce tomen-
tosis ; femoribus posticis satis elongatis, vix inflatis, sublds spinosulis ;
alarum ven& longitudinali quinté (Rond.) obtusèe cubitatä, postea valde
sinuosâ, ante cubitum intus appendiculatä et post cubitum pariter
appendiculo brevissimo munitä ; abdomine, basi, vix angustato, haud
clavato; facie ferè pland, unicallosä. — Antennis fulvis; facie nigrä ;
fronte nigro cærulescente nitido; thorace nigro, scapulis, line utrinque
exilé et vittà pleurarum transversali, testaceis; scutello testaceo; calyptris
et halteribus fulvis; abdomine nigro nitido, segmentis angustè fulvo
marginatis, 2° et 3° utrinque, fulvo latè maculatis, L° vitt& obliquä,
utrinque, cinereo tomentosä; femoribus testaceis, apice latè ngris, tibiis
subalbidis, apice pariter, tarsis totis, nigris ; alis pallidè flavidis, maculé
stigmaticali diffusä, fuscand.
Antennes, 3° segment large, arrondi, ({e chète manque); les yeux avec
uu peu de duvet jaunâtre clairsemé; épistome sans saillie, mais avec un
médiocre tubercule sis vers le milieu de la face; callosités humérales sail-
lantes ; front avec un profond sillon transversal: cuisses postérieures
allongées, peu renflées, non claviformes, armées en dessous de pelites
épines ; métatarses postérieurs relativement épais et allongés; ailes, 1" cel-
lule postérieure non pédiforme, 5° nervure longitudinale (Rond.) formant
au coude un angle arrondi, ensuite fortement concave, puis notable-
992 J.-M.-F, BiGor.
ment convexe avant d'atteindre la 4°, munie intérieurement, avant le
coude, d’un long appendice qui semble la souder avec la fausse nervure
(spuria)?, au-dessus du coude, existe intérieurement un autre appendice
très court. ;
Antennes fauves; face noire avec un peu de pruinosité blanchâtre jaté-
ralement; front d’un noir bleuâtre très luisant ; thorax noir, peu luisant,
callosités humérales fauves, une ligne lalérale étroite au-dessus des
ailes, une bande transversale sur les flancs, fauves ; écusson fauve pâle ;
cuillerons et balanciers rougeûtres ; abdomen d’un noir assez luisant, seg-
ments finement liserés de fauve, 2° et 3° avec, de chaque côté, une large
macule carrée de même couleur ; 4° avec une large bande oblique, laté-
rale, couverte d’un fin duvet grisâtre ; cuisses fauves, tibias blanchâtres,
largement noirs à leur extrémilé, tarses noirs; ailes légèrement rous-
sâtres, et, vers le stigmate, entre les 1" et 2° nervures longitudinales,
un peu brunâtres.
Birmania. — 1 specim.
L'absence du chète antennal, la conformation de la face, des nervures
alaires, des cuisses postérieures et de l'abdomen, me portent à ranger,
mais avec doute, celte Syrphide parmi les Sphégines ; je pense qu’elle
pourra devenir le type d’une nouvelle coupe Générique ?.
Genre BBacecha (Fabr., Rondani !).
4. B. PUNCTUM, $. — Long. 8 mill.
Nigra Antennis fulvis ; alis hyalinis puncto apicali et maculà stigma-
ticali longä, fuscis : calyptris albis, halteribus testaceis ; pedibus testaceis,
femoribus tibisque posticis pallidè fusco annulatis, tarsis apice pallidè
fuscis,
D'un noir luisant; antennes fauves; face couverte d’une légère pruino-
sité grisâtre; écusson bronzé; cuillerons blancs, balanciers testacés ;
abdomen avec deux bandes transversales grisâtres, à peine distinctes;
pieds testacés, cuisses et tibias postérieurs avec un large anneau peu
marqué et l'extrémité des tarses brunâires; ailes hyalines, un point brun
à leur extrémité, la macule sligmatique étroite, allongée, brunâtre,
Sénégal, — 1 specim.
Dipteres nouveaux ou peu connus. 399
2. B. TRICINCTA, $. — Long. 10 mill.
Nigra, nitida. Antennis testaceis, apice fuscis; facie et fronte nigris,
utrinque cinereis ; callositale humerali testaceä; calyptris et: halteribus
albis, cluvä flavä; abdomine, vittis tribus transversis fulvis ornato; pedi-
bus testaceis, tarsis posticis parum infuscatis ; alis hyalinis, venis trans-
versis punctoque stigmatico fuscis.
Antennes fauves, bord supérieur du 3° segment brunâtre; face et front
d’un noir luisant, côtés blanchâtres; thorax d’un noir luisant avec reflets
bleuâtres, callosité humérale testacée, flancs couverts d’une pruinosité
grisâtre ; cuillerons blancs, balanciers blancs à massue jaune ; abdomen
d’ün noir luisant avec trois bandes transversales d’un jaune fauve, sises
à la base des 2°, 8° et 4° segments; pieds fauves, tarses postérieurs un
peu roussâtres en dessus; ailes presque hyalines, un point stigmatique
noirâtre, nervures transversales bordées de brun,
Amer. septentr. (Washingt. territ.). — 1 specim.
3. B. MARMORATA, d. — Long. 7 mill.
Antennis fulvis ; facie nigrä, utrinque cinered ; thorace nigro ænescente ;
scutello hyacinthino; calyptris albis, halteribus testaceis ; abdomine nigro,
vittis duo transversis, fulvis ; alis pallidissimè cinereis, venis transversis
longitudinalibusque, apice, fusco marginatis, margine apicali alarum
fusco anguste tinctà; pedibus fulvis, femoribus tibiisque posticis nigro
latè annulatis, tarsis posticis nigro quadri-notatis.
Antennes fauves, face noire à côtés gris; thorax noir, avec quelques
nuances bronzées; écusson violacé; flancs à pruinosité grise; cuillerons
et balanciers blanchâlres; abdomen noir avec deux bandes transversales
fauves; pieds fauves, extrémité des tarses intermédiaires, un large anneau
aux cuisses ainsi qu'aux tibias postérieurs, une macule sur chaque seg-
ment des tarses postérieurs, noirâtres; ailes presque hyalines, nervures
transversales, extrémité des longitudinales, un point stigmatique, bruns,
extrémité de l’aile bordée de brunûtre.
Mexicus. — 1 specim,
29/4 J.-M.-F. BIGOT.
h. B. LUCTUOSA, &. — Long. 8 mill
Antennis fulvis, supernè fuscantis ; facie et fronte testaceis ; thorace nigro
opaco, calyptris et halteribus obscurè fulvis; abdomine nigro, segmento
1° basi, angustè, 2 vitté transversé mediä angust@, 3° maculis trigonis
latis, k° vititis duo longitudinalibus punctisque externis, binis, 5° vittis
longitudinalibus, intermediis latioribus et parum apice dilatatis, fulvis ;
pedibus pallidè fulvis, femoribus et tibiis posticis totis, obscure fuscis ;
alis obscurè fuscanis.
Ressemble à un Ocyptamus ?. Antennes fauves, dessus et chète
bruns, 3° segment orbiculaire, face et front testacés, face sans saillie,
calleuse ; thorax d’un noir opaque; cuillerons et balanciers d’un fauve
obscur ; abdomen déprimé, très peu rétréci à sa base; base du 1° segment,
9° avec ane bande médiane transversale, étroite, 3° avec deux grandes
macules trigonales, élargies transversalement, L° avec deux bandes lon-
gitudinales et deux points latéraux, 5° avec quatre bandes longitudinales,
les intermédiaires beaucoup plus larges que les autres et légèrement dila-
tées à la base du segment, le tout fauve; pieds d’un fauve pâle, cuisses
el tibias postérieurs, sauf les genoux, d’un brun foncé ; ailes uniformé-
ment brun foncé, dépassant l’abdomen.
Mexicus. — 1 specim.
5. B. APICALIS, ®. — Long. 10 mill.
Nigra, nitida. Antennis fulvis; abdomine, basi, obscurè fulvo; calyp-
tris et halteribus pallidè testaceis; alis hyalinis, vittà latä, intùs abre-
viatä, limbo externo, maculä apicali, fusco nigro; pedibus pallidè fulvis,
femoribus intermediis basi latè, posticis fere totis, fuscanis ; libiis pos-
ticis, basi, pallide, apice latè, tarsis posticis, basi, fuscanis.
D'un noir luisant. Antennes fauves: face luisante, noire; cuillerons et
balanciers d’un testacé pâle; abdomen largement teinté d’un fauve obscur
à sa base; pieds testacés, base des cuisses intermédiaires, cuisses posté-
rieures sauf la base, d’un roux foncé, tibias poslérieurs roussâtres à
base blanche; cuisses postérieures à base roussâtre; ailes hyalines, bord
externe, une demi-bande transversale assez large, une macule apicale,
noirâtres,
Brasil, — 1 specim,
Diptères nouveaux ou peu connus. 335
6. B. NIGRIFRONS, d. — Long. 12 mill.
Nigra, nitida. Antennis fulvis, basi infuscatis; fronte nigro nilido;
facie ejusdem coloris, utrinque cinereâ ; calyptris et halteribus testaceis,
clavä fuscà ; abdomine, utrinque, maculis duo quadratis fulvis ; alis
cinereis, maculà stigmaticali longä pallidè fuscä ; pedibus fulvis, femo-
ribus, tibiis posticis latè, tarsisque infuscalis.
Entièrement d’un noir luisant légèrement métallique, excepté : antennes
fauves à base brune, front et face d’un noir luisant, celle-ci latéralement
blanchâtre ; cuillerons et balanciers testacés, massue brune ; une grande
macule carrée, fauve, de chaque côté de la base des 2° et 3° segments,
un point peu distinct, de même couleur, et, de chaque côté de la base au 4°;
ailes grises, une macule stigmatique fort allongée, brunâtre ; pieds d’un
fauve assez obscur, extrémité des tarses et base des cuisses d’un brunâtre
luisant, cuisses postérieures, presque entièrement, tibias id., largement
et tarses, d’un brun roussätre.
Chili. — 1 specim.
7. B. GRATIOSà, 9. — Long. 10 mill.
Antennis ochraceis : fronte pallide flavä ; facie nigr4, latè, utrinque
cinereo flavido pictà ; thorace nigro; callositate humerali, pleurarum vittä,
scutello, testaceis ; calyptris et halteribus testaceis; abdomine fusco, seg-
mento 1° obscure fulvo, secundis, tertiis et quartis, basi, latè flavo lim-
batis, vittis retro profundè emarginatis ; pedibus pallidè testaceis, postico-
rum femoribus fusco annulatis, tarsis basi fuscis; alis pallidè cinereis,
extrinsecüs fusco limbatis.
Antennes ochracées ; front jaunâtre, face jaunâtre, une bande médiane
d’un noir luisant ; thorax noir; callosité humérale, une large bande trans-
versale sur les flancs, écusson, testacés; abdomen, 1° segment et base
du 2° roussâtres, les autres noirs, trois larges bandes transversales jaunes,
profondément échancrées en arrière et sises, la première au milieu du
2° segment, les autres à la base des segments 3° et 4°; pieds d’un jaune
clair, cuisses postérieures avec un anneau brunâtre, tibias postérieurs à
l'extrémité, tarses postérieurs à la base, largement teintés de roux foncé ;
ailes un peu grises, le bord externe brun jusqu’à l'extrémité,
Borneo (Sarawak), — 1 specim.
996 J.-M.-F. Bicor.
Genre EÆristalis (Auctor.).
E. OPULENTUS, $. — Long. 45 mill.
Crassus, facie haud callosä, antennarum segmento tertio ovali (cheto ?).
Niger. Antennis nigris; fronte flavä, nigro vitlatà ; facie albidä, nigro
pariter vittatä, genis nigris; callositatibus humeralibus, lineâ mediä,
plumbatis, utrinque, ante, maculis elongatis flavis retro albido tinctis,
vitté suturali latè interruptä et parum intus dilatatä, flavä, margine
posticà flavä, pleuris late flavo vittatis ; scutello livido, basi nigro et nigro
velutino: calyptris et halteribus testaceis; abdominis segmentis primis,
tertiis, quartis el quintis, basi anguste flavis, 2° vittis utrinque angustis,
transversis, pallidè fulvis, notato; pedibus fulvo croceo, femoribus,
supernè et apicem versus latè, intermediis, apicem versus, infernè, posticis,
basi, late, nigris: alis ferè hyalinis, vittä longitudinali, apice parum
dilatatd, fuscä.
Get insecte, dont le facies rappelle une Milesia, présente, d’autre part,
tous les caractères Génériques des Eristalis. Bien qu'il semble voisin,
soit des Milesia cruciger et ruficrus (Wiedem.), soit du Péeroptila zonata
(Loew), soit enfin de la Plagiocera cruciger (Macquart, Dipt. Exot.), il en
diffère essentiellement par la forme ovalaire du 3° segment antennal, par
celle de la face, ainsi que par la disposition des couleurs : ses ailes,
paraissant glabres, même sous une forte loupe, ne permettent pas de l’as-
similer au Genre Pteroptila (Loew); son écusson est assez fortement
bordé; en somme, je le rapporterai, avec quelques doutes, au Genre
Eristalis de MM. Rondani, Schiner et de quelques autres auteurs.
Corps épais, antennes 8° segment ovalaire, front un peu saillant, face
dépourvue de callosité, cuisses postérieures un peu épaissies, mutiques,
nervures alaires disposées absolument comme chez les Eristalis (Auctor.),
le chète manque; toutes les parties teintées de jaune sont couvertes
d’une villosité de même nuance, yeux nus. — Antennes noires ; front
jaune; face blanche sur les côtés, une large bande médiane et joues,
noires: un duvet roussâtre foncé couvre le haut du front; bord posté-
rieur des orbites à duvet jaune; au thorax, la callosité humérale, une
ligne médiane étroite, de couleur plombée; en avant, de chaque côté,
une macule vérgulée jaune, blanchâtre à son extrémité postérieure,
Diptlères nouveaux où peu connus. 337
une bande transversale à la suture jaune, largement interrompue au
milieu où elle se termine par un point blanchâtre, prolongée, d’autre part,
sur les flancs, bords postérieurs jaunes; stigmate prothoracique blan-
châtre ; écusson livide, à base noire et duvet noir; cuillerons et balan-
ciers testacés; abdomen, 1° segment, base des 3°, 4° et 5° à duvet jaune,
2° avec une bande transversale interrompue, d’un fauve pâle, légèrement
grisâtre au milieu el finement liseré de fauve en arrière ; pieds d’un fauve
rougeâtre, cuisses antérieures avec un large anneau noir de forme irré-
gulière, intermédiaires noires en dessous, postérieures largement noi-
râtres à la base, munies en dessous de courtes soies noires; ailes presque
hyalines, une bande longitudinale au bord externe noirâtre, légèrement
dilatée vers son extrémité, une touffe de poils jaunes à la base du dit
bord externe.
Cuba. — 1 specim.
Genre Eristalomyia ? (Rondani).
A. E, CALOMERA, ®. — Long. 41 mill.
Antennis fulvis ; fronte cinereà, nigro villosä; facie albid&, nigro vit-
tatä, genis nigris; thorace nigro, vittis duo transversis plumbatis, parum
nilidis, utrinque flavo villoso; scutello flavido, calyptris et halteribus tes-
taceis ; abdomine nigro, utrinque, basi, late fulvo notato, segmentis fulvo
marginatis; pedibus fulvis, tibiis tarsisque anterioribus apice, tarsis
intermediis apice, femoribus pedum posticorum, apice latè, tibis, præter
basim, tarsis totis, nigris; alis hyalinis, basi parum flavidis, puncto
stigmaticali fusco. (
Antennes fauves; vertex noir à duvet noir, front grisâtre à duvet noir:
face blanchâtre, la bande médiane et les joues noires; yeux nus; thorax
noir, duveteux, deux bandes transversales plombées, un peu luisantes,
côlés ‘à poils jaunâtres; écusson d’un jaune fauve à duvet noir; abdo-
men noir, 2° segment avec une large macule fauve de chaque côté presque
triangulaire, bords de tous les segments fauves; cuillerons et balanciers
testacés; ailes claires, base un peu jaunâtre, un point stigmatique brun ;
pieds fauves, extrémité des tibias et des larses antérieurs, extrémité des
tarses intermédiaires, un large anneau vers l'extrémité des cuisses posté-
(1883) 1'"° partie, 22,
588 J.-M.-F, Bicot.
rieures, les tibias postérieurs sauf à la base, les tarses postérieurs en
entier, noirs.
Amer. merid. — 2 specim.
2. E. LATICORNIS, ® — Long. 40 4/2 mill.
Segmento 3 antennarum dilatato, ferè pari modo Mallotarum.
Antennis nigris ; fronte nigrâ, utrinque cinereo pruinosd ; facie nigrä,
pariter pruinosé et parum velutinà ; thorace nigro opaco, vittis tribus
longitudinalibus albido cinereo, mediä exili, retro evanescentibus, sca-
pulis, vittä unâ utrinque sutlurali, cinereis ; scutello obscurè castaneo
nitido, dorso nigro, apice flavido, villoso; calyptris fuscanis, halleribus
albidis ; abdomine nigro, parüm nitente, segmentis, 1° apice, et 3° basi,
angustè albido cinereo limbatis, 2° utrinque, castaneo obscuro latè notato,
h° basi, flavido satis angustè limbato, limbo parüm interrupto ; pedibus
castaneo nigro, cinereo tomentosis; alis cinerascentibus, in medio, diffusè
fusco tinctis.
Le 3° segment des antennes est grand, presque orbiculaire, élargi, pour
ainsi dire, comme chez les Mallotes.
Antennes noires; front et face noirs, couverts latéralement d’une prui-
nosité blanchâtre, la face portant un peu de duvet blanchâtre; thorax
noir, sans reflets luisants, callosités humérales grises, trois bandes longi-
tudinales blanchâtres, disparaissant à la suture, l'intermédiaire fort étroite,
une courte ligne transversale étroite sise de chaque côté à la suture,
bord postérieur grisâtre, flancs noirs à reflets gris et avec une bande
transversale de duvet grisàlre ; cuillerons grisâires, balanciers blan-
châtres ; écusson d’un châtain foncé, à duvet noir en dessus, jaune sur
les côtés, deux bandes transversales, étroites, blanchätres, sises, l’une à
l'extrémité du 1° segment, l’autre à la base du 8°, le 2° orné de chaque
côté d’une macule peu distincte duvetée de jaunâtre, 4° segment avec une
bande assez étroite d’un beau jaune, interrompue en son milieu et sise à
la base dudit segment; pieds noirâtres à duvet grisâtre, le dessous des
tarses postérieurs fauve ; ailes grisâtres, largement teintées de brun au
milieu, stigmate fort petit, noirâtre.
Nova-Caledonia, — 4 specim,
Diptères nouveaux ou peu connus. 339
3. E. QUADRIOCULATA , d!. — Long. 10 mill.
Segmento 3° antennarum parvo, ovali.
Antennis fulvis, segmento 3° supernè nigro ; fronte fulvd, fusco pilosà ;
facie obscurè fulvä, callositate castaneä ; thorace nigro opaco, fulvo
tomentoso, vittis quinque pallidè fulvis, intermediä angust&, scapulis
parüm cinerascentibus; scutello fulvo, nitente; calyptris fuscis, halteribus
pallidè flavidis; abdomine fulvo, segmento À° basi macul& trigoné,
2° vitté transvers lalä, apicali, in medio conicè dilatatä, 3° apice, anguste,
vitià mediä tenui, diffusä, 4° apice latè, 5° nitido, nigro pictis, &°, utrin-
que, macul& parvä rotundatà, flavidä, notato; pedibus fulvis, coxis
fuscis, femoribus obscurè fusco annulatis, tibiis, apicem versüs, parum
castaneo tinctis, busi albidis, femoribus posticorum, basi angustè, apice
late, nigro fusco pictis, tibiis posticis annulo medio, et, apice, fuscanis ;
alis hyalinis, puncto stigmaticali fusco.
Troisième segment des antennes pelit, ovale : celles-ci fauves, noires
en dessus, front et vertex d’un fauve obscur à duvet brun; face d’un
roussâtre pâle, callosité brunâtre; thorax d’un noir opaque à duvet
fauve, callosités humérales grisâtres, cinq bandes longitudinales jaunâtres,
l'intermédiaire étroile, flancs noirâtres avec duvet et maculatures jau-
nâtres ; cuillerons bruns, balanciers d'un blanc jaunâtre ; écusson fauve :
une macule trigonale noire à la base du 1° segment abdominal, bord
postérieur du 2° noir; celte nuance se dilate au milieu sous la forme
d’une courte bande médiane ; 8° bordé de noir avec bande médiane, peu
distincte, brune, 4° largement bordé d’un noir luisant avec deux macules
oculiformes d’un blanc jaunâtre, 5° noir luisant; pieds fauves, hanches
noirâtres, base des tibias blanchâtre, base des cuisses un peu noire, un
large anneau noirâtre aux postérieures, vers l’extrémilé, tibias antérieurs
avec un anneau brun, un anneau semblable, mais plus foncé, aux tibias
postérieurs, dont l'extrémité est aussi brunätre; ailes hyalines, un point
noirâtre au sligmate,
Nova-Caledonia. — 4 specim.
h. E. CALEDONICA, d', $. — Long. 4, 7 1/2 mill.; ©, 9 mill.
d. Antennis fulvis; fronte fulvä, nitidä, fusco lomentosä, facie pallide
3h0 J.-M.-F. BIcor.
fulvä, callositate rufä; corpore cærulescente hyacintino; thorace vittis
tribus latis nigris, suturâ obscurè cærulescente, pleuris fusco nigro,
cinereo tomentosis: calyptris fuscanis, halteribus ferè albis; abdominis
segmento 1° basi, 2° basi, angustè, viltä medià ante dilatalä, 3 maculdä
mediä elongatä, male determinatä, nigro opaco; pedibus pallidè casta-
neis, femoribus tarsisque apice obscurioribus; àlis hyalinis, stigmate
cinereo.
©. Simillima; pedibus obscurioribus , femoribus hyacintino tinctis ;
fronte obscurè cærulescente, super antennas fulvo nitente; pleuris cærules-
centibus.
&. Antennes d’un fauve rougeâtre; front rougeâtre luisant à duvet
brun, occiput d’un bleu brillant ; face fauve, callosité rougeàtre; corps
d'un bleu luisant à reflets violacés ; trois larges bandes longitudi-
nales d’un noir velouté sur le thorax, l'intermédiaire paraissant double,
les latérales interrompues à la suture, cette dernière obscurément grisätre,
flancs bruns à duvet gris; cuillerons brunâtres, balanciers presque blancs;
abdomen, base du 4° segment, base du 2° avec une bande transversale
près de son extrémité se réunissant avec celle de la base en son milieu,
une bande longitudinale peu distincte sur le 3°, le tout d’un noir velouté;
pieds d’un brun noirâtre; ailes hyalines, un peu grisâtres au stigmate,
dans l’espace compris entre les nervures longitudinales 4 et 2 (Rondani).
©. Semblable au mâle, excepté : front d’un bleuâtre luisant, fauve rou-
geâtre au-dessus des antennes; flancs obscurs à reflets violacés ; pieds
noirâtres avec les cuisses d’un bleu violacé.
Cette espèce ressemble aux, Eristalis decorus (Macq., Dipt, Exot.) et
E. saphirinus (mihi, Ann. Soc. ent. Fr., 1880).
Nova-Caledonia. — 2 G, 6.
Eristalomyia punctulata (Eristalis id., Macq., Dipt. Exot.). Un speci-
men G de ma collection provient de la Nouvelle-Galédonie.
Genre Sphyxea (Rondani!)=— Temnostoma, p' Sainl-Fargeau, Serville,
— Milesia, p' Schiner.
4. S. FULVIPES, G', &. — Long. g 19 mill., £ 22 mill,
d. Antennis castaneis ; facie pallide flavä, vilt@ fulva ; fronte flavd,
Diptères nouveaux ou peu connus. ol
superne nigro nitido; genis nigris; thorace nigro, flavo bivittato; scu-
tello nigro; abdominis segmentis 19 nigro nitido, 2°, basi, nigro, flavo
viltato, apice latè nigro nitido, 3° similiter picto, apice fluvo tomentoso,
L° simillimo, præter vittam flavam postice emarginatam, et, apice, flavo
villoso, 5° flavo, flavido dense villoso; calyptris obscure fulvis, halte-
ribus testaceis ; pedibus fulvis, femoribus basi et supernè, larsis apice,
nigro fusco ; alis flavis, intùs cinereis, apice fuscanis.
Q. Simillima; fronte flavä fusco vittatd; vittis segmentorum quartis
et quintis fulvis.
d, Antennes d’un fauve obscur ; face jaunâtre, avec une bande rous-
sâtre, les joues et le dessus de la proéminence frontale d’un noir luisant,
front jaunâtre ; thorax d’un noir opaque, avec les côtés teints de jaune et
deux bandes longitudinales jaunes ; écusson noir; cuillerons d’un fauve
clair, balanciers testacés ; abdomen, 4° segment d’un noir luisant, 2° et
3° avec environ les deux tiers antérieurs d’un noir opaque traversé par
une bande jaune, le tiers ensuite d’un noir luisant à reflets bleuâtres,
la partie postérieure du 3° avec un duvet clairsemé jaunâtre, 4° noir
avec une large bande jaune fortement échancrée en arrière, la partie
postérieure couverte d’uñ duvet jaune assez dense, 5° jaune, couvert
d’un duvet jaunâtre; pieds fauves, cuisses à base noirâtre, les posté-
rieures noires en dessus, tibias testacés, les postérieurs un peu noirâtres
au milieu de leur face interne, tarses noirs, les intermédiaires et les pos-
térieurs à base fauve, plus largement sur ces derniers, pelotes fauves,
ongles noirs à l'extrémité.
9. Semblable au mâle, si ce n’est : le front jaunâtre à bande noire;
les deux bandes postérieures transversales de l’abdomen fauves et non
pas jaunes.
Java. — 1 &, 1 $.
2. S. FULVIFRONS, d, — Long. 149 mill.
Antennis fuluis; facie testaceä, genis partim nigris; fronte fulvd,
vertice nigro nitido; thorace nigro, nudo, callositate humerali, vittis
utrinque tribus abbreviatis, flavido-fulvo, pleuris flavo limbatis ; scutello
flavo, basi nigro ; calyptris et haltcribus fulvis; abdomine flavo, segmento
19 nigro nilido, 3° ct 5° apice lule fulvis, cunctis angustissime, basi et
912 J.-M.-F. BIGOT.
apice, vittis denique mediis litteras T reversas formantibus, nigris ; pedi-
bus fulvis ; alis pallide flavidis et apice pallidè infumatis.
Antennes fauves: face testacée, avec les joues noires à la base; front
fauve, occiput d’un noir luisant ; thorax d’un noir un peu luisant, callosité
humérale, trois bandes courtes transversales de chaque côté, une bande
transversale interrompue sur les flancs, d’un jaune fauve; écusson jaune à
base noire; cuillerons et balanciers fauves; abdomen d’un jaune fauve,
4° segment d’un noir luisant, 8° et 5° avec le tiers postérieur rougeàire,
tous liserés de noir à la base ainsi qu’au bord postérieur, au milieu,
ornés d’une bande irrégulière, étroite, noire, formant une sorte de T ren-
versé; pieds d’un jaune fauve, tibias postérieurs munis de quelques poils
noirs en dedans et vers le milieu; ailes d’un jaune très clair, extrémité
légèrement enfumée.
Amer. septent. (Georgia). — 4 specim.
Genre BBoliosyrphus (mihi).
1. D. SCUTELLATUS, d', £. — Long. 10 mill.
&. Nigro-fusco. Antennis fuscis, cheto fulvo ; thorace vittis duo trans-
versis, cinereis ; scutello fulvo; abdomine, maculis lateralibus quatuor
latis, fulvis; alis pallidè infumatis ; tibiis, tarsorum basi, fulvis.
Q®. Simillima; fronte nigrä; nigro tomentosâ ; abdominis segmento
secundo immaculato.
d. Antennes brunes, chète fauve ; face testacée, couverte d’une prui-
nosité blanchâtre, la bande médiane noire; thorax d’un noir opaque
avec deux bandes transversales grisâtres, la deuxième sise au bord pos-
térieur, flancs à duvet grisâtre; écusson d’un jaune fauve; cuillerons et
balanciers blanchâtres ; abdomen d’un noir opaque, bord postérieur des
segments, et, de chaque côté des deuxième et troisième, une large macule,
fauves ; pieds noirs, tibias roussâtres à la base ; ailes presque hyalines.
(Parfois les pieds sont presque entièrement d’un fauve obscur.)
Q. Front noir à duvet noirâtre; 3° segment abdominal sans macules ;
les bandes du thorax sont à peine distinctes.
Panama, — 3 G, 4 $.:
Diptères nouveaux ou peu connus. 9/3
9. D. GENICULATUS, d', &. — Long. 10 mill.
d. Antennis fulvis; facie albido tomentosä, nigro nitido vittatä ; tho-
race nigro, vittis transversis cinereis ; scutello testaceo, abdomine nigro,
utrinque, basi, latè testaceo; pedibus nigris, tibiis basi, satis angustè
testaceis ; alis hyalinis.
@. Simillima ; antennis pallidioribus ; vittà faciali fulvo pallido ; fronte
fuscä lineis tribus nigris.
d. Antennes d’un châtain clair: face grise, couverte de petits poils
blancs, la bande médiane et les joues, noires; thorax d’un noir opaque,
à duvet gris, deux bandes transversales grisâtres, la 2° sise au bord pos-
térieur ; flancs à duvet blanchâtre; écusson testacé, à base brunâtre et
duvet brunâtre clairsemé: cuillerons blanchâtres, balanciers testacés ;
abdomen d’un noir opaque, bords postérieurs des segments, une large
macule latérale sur les 2° et 3°, testacés, la macule du 2° segment est
sise près de sa base; pieds noirs, base des tibias jaune; ailes hyalines.
@. Semblable au mâle; antennes testacées: front brunâtre avec trois
lignes longitudinales noirâtres se réunissant en arrière ; la tache fauve
du 3° segment abdominal peu distincte ; tibias postérieurs presque entière-
ment d’un testacé fauve avec un anneau noirâtre peu distinct,
Buenos-Ayres. — 2 d', 1 9.
8. D. HIRTIPES, ©. — Long. 10 mill.
Antennis, vittà faciali, fulvis; facie testaceä, flavo pallido tomentosà ;
fronte testaceà ; thorace nigro, fulvo tomentoso; scutello fulvo, basi nigro;
calyptris et halteribus testaceis; abdomine fusco, parum metallescente,
marginibus segmentorum testaceis, maculis utrinque, duo latis, testacets ;
pedibus fulvis, flavido villosis, Larsis apice infuscatis, femoribus posticis
fuscis : üibiis posticis, retrorsum, nigro lale et dense, ciliatis.
Antennes et bandes faciale fauves; face et front testacés, ce dernier à
duvet roussâtre, face à duvet blanc jaunâtre ; thorax noir à duvet fauve,
principalement sur les flancs; écusson fauve à base noire ; cuillerons et
balanciers testacés ; abdomen d’un noir brun un peu luisant, avec quel-
ques reflets métalliques principalement visibles sur les macules latérales,
44 J.-M.-F. BIGOT.
bords des segments fauves, une large macule latérale, sur les 2* et 5°,
testacée, la plus petite sur le troisième; pieds fauves à villosité fauve,
extrémité des tarses et cuisses postérieures brunes. Tibias postérieurs
assez élargis et densément ciliés de noir en arrière; ailes d’un brunâtre
très clair.
Panama. — 4 specim.
Peut-être serait-il à propos de former une nouvelle coupe générique
pour cette espèce, en raison de la nature de ses pieds postérieurs ?.
Genre Helophilus (Meigen).
H. FLAVIFACIES, d. — Long. 9 mill,
Antennis testaceis; facie pallide flavä, fronte supernè fusca ; thorace
nigro, vittis quatuor flavis; scutello fulvo ; abdomine nigro, utrinque tri-
bus maculis trigonis, marginibus segmentorum 8 et L, 5° Loto, flavo piclis ;
calyptris et halteribus testaceis ; pedibus pallide fulvis, femoribus posti-
corum apice, tibiis id. basi et apice, fusco annulatis, tursis posticis obscur
fulvis; alis pallidissimè flavis.
Antennes fauves ; face d’un jaune blanchâtre; front de même couleur,
la moitié supérieure brune ; thorax d’un noir opaque avec quatre bandes
longitudinales jaunes, flancs couverts d’un duvet jaunâtre ; écusson fauve,
légèrement teint de noirâtre à la base et sur les côtés; abdomen d’un
noir opaque, les segments 2°, 8° et 4° avec, de chaque côté, une macule
trigonale, la moins grande au 8°, fauves, bords postérieurs des 3° et
Le segments testacés, 5° entièrement d’un jaune teslacé; pieds d’un fauve
pâle, les postérieurs avec érois anneaux bruns, l’un, sis à l'extrémité des
cuisses, les deux autres, sur les tibias, tarses postérieurs d’un fauve bru-
nâtre ; ailes trés légèrement jaunâtres.
Amer. septentr. (Baltimore). — 4 specim.
Genre Mesembrius (Rondani).
M. RUFICAUDA, de. — Long. 44 milk
Tomentosa. Antennis fulvis ; facie flavä, flavo villosä et nigro vittatà ;
Diplères nouveaux ou peu connus. 345
fronte flavä, super antennas nigr@, nitid@, vertice nigro opaco ; thorace
nigro, vittis duabus cinereis, utrinque flavo et fulvo villoso ; scutello fulvo,
basi fusco; calyptris et halteribus testaceis; abdomine nigro, segmentis
secundis et quartis utrinque, maculà latâ trigond, testaceâ, notatis,
segmento 3° maculis similibus, fulvis, fulvo latè marginato, h° late
similiter notato, 5° nigro nitido: pedibus nigris, villosis, geniculis, basi
tibiarum tarsorumque, late, testaceis, posticis nigris, sed, geniculis anguste
testaceis ; alis pallidissime flavis.
Couvert d’un duvet assez dense. Antennes fauves; face d’un jaune
blanchâtre, la bande médiane d’un noir luisant; front jaune, d’un noir
luisant au-dessus de la base des antennes, vertex d’un noir opaque;
thorax noir, deux bandes longitudinales grises, et, de chaque côté, cou-
vert d’un duvet fauve pâle; écusson luisant, d’un fauve obscur à base
brune; cuillerons et balanciers fauves ; abdomen d’un noir assez brillant,
de chaque côté des 2° et 4° segments une large macule d’un blanc un peu
jaunâtre, trigonale, 3° avec deux macules semblables d’un fauve pâle,
le bord postérieur d’un fauve obscur et luisant, le 4° très largement
bordé de même, 5° d’un noir luisant; pieds assez velus, noirs, cuisses
à poils jaunâtres, pieds antérieurs et intermédiaires avec les genoux,
la base des tibias et des tarses, largement, teslacés, postérieurs avec
les genoux fauves et les tibias garnis de poils noirs; ailes d’un jaunâtre
très pâle.
Australia. — 1 specim.
Genre Lepidomyia (Loew).
L, CINCTA, d, — Long. 8 mill.
Nigra, flavo parce villosa. Antennis castaneis ; thorace vitlis duo
obscurè cinereis ; calyptris fuscis, halteribus teslaceis; abdomine, bast,
véllositate quâdam flavé cincto ; geniculis, tibiis tarsisque basi, fulvis ;
alis fere hyalinis, externe latè fusco limbatis.
D'un noir peu luisant et clairsemée d’une villosité jaunâtre; sur les
tibias, quelques poils noirs. Antennes d’un châtain foncé, brunes à la
base, en dessus, et, à l’extrémité, chète testacé; face luisante avec une
346 J.-M.-F. BIGor.
villosité jaune, clairsemée ; thorax avec deux bandes longitudinales gri-
sâtres peu distinctes ; écusson brun, luisant, extrémité fauve ; cuillerons
bruns, balanciers testacés ; 1° segment abdominal couvert de poils
jaunes; base des tibias et des tarses largement fauve; ailes presque
hyalines, bord externe largement teinté de brun. Feux velus.
Mexicus. — 1 specim.
La diagnose de Loew n’est pas suffisamment détaillée; toutefois,
celte espèce semble présenter les caractères assignés au genre par
l’auteur, si ce n’est : que le 3° segment des antennes paraît un peu plus
court, que les pointes indiquées à la partie inférieure des cuisses ne sont
pas ici visibles, masquées peut-être par de courtes et nombreuses soies
noires ?.
Genre HBolichogyra (Macquarl).
D. NIGRIPES, G', $. — Long. 10 mill.
de. Antennis fuscis, basi obscurè fulvis; facie pallide fulvé, fronte
cinereo flavido et vertice fusco, nigro villosulis ; thorace nigro opaco, cine-
reo flavo parcè villoso; sculello testaceo, nitido ; calyptris et halteribus
testaceis ; abdomine nigro opaco, nigro villosulo, segmento 2° macula
utrinque trigonä testaceä, 8° et L°, utrinque, vittà brevi cinereo flavo,
postea, nigro nitido; pedibus nigris, geniculis, tarsis apice, fulvis ; alis
feré hyalinis.
@. Simillima ; fronte latiore.
&. Antennes noirâtres, les deux premiers segments un peu roussâtres ;
face d’un fauve jaunâtre, joues noires; front, au-dessus des antennes,
d’abord un peu roussâtre, ensuite gris, verlex noirâtre à duvet noir;
thorax d’un noir opaque, clairsemé de poils jaunâtres, orné de quatre
bandes longitudinales grises : écusson Lestacé, luisant ; cuillerons et balan-
ciers testacés ; abdomen d’un noir opaque à duvet noir, dernier segment
d’un noir luisant, 2°, de chaque côté, avec une grande macule trigonale
fauve à duvet fauve, les 3° et 4°, de chaque côté, avec une courte bande
médiane, transversale, d’un gris jaunâtre ; pieds, d’un noir assez luisant
Diptères nouveaux ou peu connus. 3/7
à duvet noirâtre, genoux et base des tarses fauves, tarses postérieurs
bruns ; ailes presque hyalines.
©. Semblable au mâle ; le front plus large.
Chili. — 8 4,5 9.
Genre HKirimyia (mihi).
K. ERISTALOÏDES, d, ?. — Long. 4 13 mill., £ 14 mill.
&. Antennis fulvis, apice fuscis, cheto fulvo; facie nigrä, cinereo vil-
losâ ; fronte utrinque fusco villosä; thorace nigro, dense cinereo-flavo
tomentoso; scutello testaceo; calyptris et halteribus testaceis; abdomine
nigro, cinereo parce villoso, segmentis primis et secundis, utrinque ma-
culà testaceä notatis, 2° fulvo marginato, tertiis et quartis vittis trans-
versis cinerascentibus ; pedibus obscurè fuscis, femoribus, anticorum apice,
tibiis late basi, femoribus, intermediorum apice, tibiis et tarsis, basi,
pallidè testaceis, geniculis posticorum fulvis; alis ferè hyalinis, puncto
stigmaticali fusco.
@. Simillima; abdominis segmento 3° linea transversali fulvé, 4° lineâ
cinereä; pedibus posticis, tibiarum tarsorumque basi, latè fulvà.
d. Antennes fauves, brunâtres à l’extrémité, chète fauve; face noire
avec un épais duvet gris de chaque côté; front grisälre à duvet brun;
thorax noir, couvert d’un épais duvet jaunâtre ; écusson testacé ; cuille-
rons et balanciers d’un fauve pâle; abdomen noir opaque, couvert d’un
duvet grisâtre clairsemé, extrémité des segments largement luisante,
1° et 2° avec, de chaque côté, une large macule trigonale jaunâtre,
beaucoup plus grande sur le 2°, dont le bord postérieur est fauve, 3° et 4°
avec une ligne transversale grisâtre ; pieds antérieurs testacés, avec la
base des cuisses et l’extrémité des tibias, largement, ainsi que les
tarses, noirâtres, intermédiaires testacés sauf la base des cuisses et l’ex-
trémité des tarses, postérieurs entièrement noirâtres sauf les genoux et
l'extrémité des cuisses qui sont fauves en dessous; ailes presque hyalines,
un point brunâtre au stigmate.
©. Semblable au mâle, excepté; le front, au-dessus des antennes, d’un
348 J.-M.-F, BIGOT.
brun luisant ; la ligne transversale du 3° segment abdominal roussäire ;
les tibias et les tarses postérieurs largement fauves à la base.
Japon. — 1 &, 1 9.
Genre Tigridiamyia (Olim Tigridemyia) (mihi).
T. PICTIPES, GS. — Long. 10 mill.
Fusco-nigro, thorace cinereo-fulvo villoso. Scutello testaceo; abdomine
nudo, vittis septem transversis flavo testaceo; antennis fuscis, cheto fulvo;
alis pallidè cinereis; pedibus fulvis, femoribus supernè nigris, pedibus
posticis nigro variegatis ; calyptris et halteribus pallidè testaceis.
Antennes- noires, chèle fauve ; face grisâtre, couverte de poils jaunâtres,
joues, bande médiane, noires ; thorax noir, couvert de poils roussâtres;
écusson d’un fauve pâle; cuillerons et balanciers d’un testacé pâle; abdo-
men fauve pâle, 4% et dernier segments noirs, 2°, 8° et 4° avec, chacun,
deux bandes transversales réunies sur les côtés, noires; pieds noirâtres,
tarses, face interne des cuisses, fauves, pieds postérieurs avec les cuisses
rougeâtres, noires en dessus, un anneau et une tache apicale sise en
dessous, noirs, tibias fauves, noirätres en dedans et en dehors, tarses
noirâtres ; ailes grisâtres, un peu plus foncées à la base ainsi qu’au
stigmate.
Java. — 4 specim.
Genre Prionotomyia (mihi).
P. TARSATA, G. — Long. 142 mill.
Antennis nigris, basi fulvis, cheto testaceo; facie albidä, albo tomentosa
et nigro viltatà ; thorace nigro, flavo quadrivittato ; scutello obscurè tes-
taceo, basi anguste nigro ; abdomine testaceo, segmento 1° cinereo, 2° viltà
mediä, apice ante et retro dilatatä, nigrä, 8° viltâ sinuos@ fulvä punc-
toque postico nigro, k° apice latè nigro; calyptris albis, halteribus testa-
ceis; pedibus fuscis, flavo villosis, tibiis apice, late obscure testaceo
fulvo, posticis intüs dense nigro tomentosis, tarsis anticis et intermedüts,
Dipteres nouveaux où peu connus. 349
basi, teslaceis, posticis nigris, intùs nigro dense tomentosis; alis pallidè
cinereis.
Antennes noires à base fauve, chète testacé; face blanchâtre à poils
blancs, le front au-dessus des antennes, une bande médiane, joues, noirs;
thorax noir à duvet jaune et quatre bandes longitudinales jaunâtres :
écusson testacé, luisant à base noire; flancs noirs avec une bande de
duvet jaunâtre; cuillerons blancs, balanciers testacés: abdomen d’un
fauve pâle, 1° segment gris, les suivants bordés de fauve, 2° avec une
bande médiane, fortement élargie transversalement à ses deux extrémités,
noire, 3° avec une bande médiane transversale, rousse, en arrière un
point noir, 4° avec une large macule triangulaire apicale, noire ; pieds
noirâtres à poils jaunâtres et blanchâtres assez denses, Libias un peu plus
pâles, base des tibias intermédiaires testacée, tarses antérieurs et inter-
médiaires, tibias et tarses postérieurs, testacés, noirs à l’extrémité, den-
sément veloutés de noir à la face intérieure; ailes d’un gris très pâle.
Senegal. — 2 specim.
Genre Eumerosyrphus (mihi).
E. iNDIGuS, d\. — Long. 11 mill.
Antennis fulvis; facie testaceä, cinereo albido villosä, vitt& fuscä; tho-
race nigro, flavo tomentoso ; scutello teslaceo ; calyptris et halteribus pal-
lidè testaceis; abdomine testaceo, basi et upice fusco nigro; segmento
2° vittà mediä, ante et retro valde dilatatä, fuscä, 3° vittä, postice simi-
liter dilatatä, ejusdem coloris: pedibus castaneis, testaceo villosis, tibiis
anticis et intermediis, basi, tarsis, fulvo tinctis; alis pallidè cinereis,
venis fuluis.
Antennes fauves ; face blanchâtre, couverte de poils blanchâtres, bande
médiane brune; thorax noir à duvet jaunâtre; écusson testacé ; cuille-
rons et balanciers d’un testacé pâle; abdomen testacé, 4% et dernier
segments noirâtres, 2° avec une bande médiane, fortement élargie trans-
versalement à ses extrémités, brune, 3° avec une bande semblable éga-
lement élargie, mais, seulement en arriére, 4° avec le bord postérieur
brun; pieds d’un fauve obscur, les postérieurs plus foncés ainsi que la
. 850 J.-M.-F, BIGOT.
base des cuisses, l’extrémité des tibias et les derniers segments des tarses
postérieurs ; ailes presque hyalines, nervures fauves.
India, — 1 specim.
Genre Asemosyrplhus (mihi).
A. A. BICOLOR, & ?. — Long. 9 mill.
Antennis nigris, chelo fulvo; facie cinereä, cinereo flavido pilosä; fronte
nigrä, genis, vitlâ mediâ, nigris ; thorace nigro, fulvo villoso; scutello
fulvo obscuro; calyptris et halteribus obscurè testaceis ; abdomine rubido,
basi maculà trigonä, latä, nigrä ; pedibus nigris, geniculis tibiisque, basi,
late fulvis ; tibiis posticis omnino rubidis; alis pallidè testaceis.
Antennes noires, chète fauve; front noir, face grise à poils blan-
châtres, la bande médiane et les joues noires; thorax noir à duvet jau-
nâlre; écusson d’un fauve obscur; cuillerons et balanciers obscurément
testacés ;: abdomen d’une nuance orangée, 1° segment, une large macule
trigonale à la base du 2°, noirs; pieds noirs, genoux et tibias, à large
base fauve, libias postérieurs entièrement rougeâtres ; ailes d’un jaunâtre
très pâle.
Mexicus. — 1 specim.
2. A. OCULIFERUS, P?. — Long. 6 ou 11 mill.
Variabilis. Antennis fuscis, cheto fulvo, basi fusco ; fronte nigrä, vittà
transvers& obscuriore, nigro villosä ; facie cinereo villosâ, genis, vittà
médiä, nigris; thorace fusco, flavido tomentoso, vittis tribus cinereis
utrinque anguste nigro marginatis ; scutello livido; calyptris albis, halte-
ribus testaceis ; «abdomine fulvo, basi nigro, lunulis utrinque tribus angus-
tis cinereis, segmento L° basi, maculis duo fuscis, vel, nigro et l'unulis
cinereis ornato; pedibus obscurè fuscis, tibiis obscurè fulvis, geniculis
testaceis; alis ferè hyalinis.
NoTA. Un individu ®, provenant du Mexique, diffère en ce que, toutes
les couleurs sont plus foncées, et surtout, en ce que l’abdomen ne pré-
sente pas de nuances fauves, Je le considère comme une simple variété ?.
Diptères nouveaux ou peu connus. 651
Varie beaucoup de taille et de couleur. Antennes noirâtres, chèle fauve
à base brune; face grise, couverte de poils blanchâtres; front noirâtre à
poils gris, avec une bande transversale noire, couverte de poils noirs;
joues et bande faciale noires ; thorax noirâtre avec quelques légers reflets
métalliqnes, couvert d’un rare duvet jaunâtre, et, en dessus, trois bandes
grises liserées de noir, en outre, de chaque côté, une bande noirâtre ;
écusson d’un fauve livide; cuillerons blanchâtres, balanciers testacés ;
abdomen d’un fauve rougeâtre plus ou moins teinté de brunâtre, 1° seg-
ment noir, 2° avec une large macule basilaire trigonale, noire, 4° un peu
brunâtre et clairsemé de duvet jaunâtre, 2°, 3° et 4°, de chaque cûié,
chacun avec une étroite lunule en forme de croissant convexe en
arrière, blanchâtre, celles du 4° segment circonscrivent une macule
arrondie, noire, bords des segments jaunâtres ; pieds noirs avec des
reflets bronzés obscurs, genoux fauves, base des tibias rougeâtre; ailes
presque hyalines, nervures transversales très Kéefrement bordées de bru-
nâire.
Mexicus, 4 specim. — California, 1 specim.
3. À. FLAVICAUDATUS, ® ?, — Long. 8 mill.
Antennis fuscis, basi, fulvis, cheto fulvo, basi, fusco; facie cinered,
cinereo villosä, nigro viltatä; fronte fuscà; cinereo rufo villosä, vittä
nigrà transversä villosä (thorace, scutello, calyptris et halteribus priori
simillimis) ; abdomine nigro, segmentiis testaceo anguste marginatis ,
1° cinereo, 2°, 8° et L°, utrinque, lunulis angustis cinerascentibus, 4° et
5° tomento flavo aurato tectis; pedibus nigris, tlibiis obscurè fulvis: alis
ferè hyalinrs.
Antennes noirâtres, chète fauve à base brune; tout à fait semblable, du
reste, à l’espèce précédente, dont elle semble n'être qu'une variété, si
ce n’est : abdomen noir à lunules blanchâtres, segments très finement
bordés de jaunâtre, 4° et 5° couverts d’un fin duvet assez dense d’un
jaune doré.
Mexicus. — 3 specim,
H. À. NIGROSCUTATUS, 9 ?. — Long. 7 mill.
A. oculifero simillimus, differt; scutello toto f'usco-nigro; tibiis fulvis,
tibiis el metatarsis poslicis obscurè rubris.
902 J.-M.-F. BIGOT.
Ressemble beaucoup à l’A. oculiferus, dont il peut n'être qu’une
variété ? sice n’est : écusson entièrement d’un noir brunâtre assez lui-
sant: tibias d’un fauve obscur, les postérieurs avec les métatarses rou-
geâtres.
Genre Spilomyia (Meigen — Milesia. Rondani et Schiner).
S. PALLIPES, ®. — Long. 42 mill.
Nigro opaco. Antennis, satis elongatis, fulvis ; facie flavä, callo casta-
neo ; fronte flavä, maculé trigonâ nigrâ; thorace, callo humerali, vittis
utrinque tribus obliquis, posticis arcuatim conjugatis, flavis, pleuris fla-
vidis : scutello nigro, flavo marginato; calyptris et halteribus testaceis ;
abdomine, segmenlo 1° fulvo, 2°, 8° et L° vittis transversis, utrinque con-
jugalis, flavo testaceo ; pedibus flavis, tarsis parum infuscatis, femoribus
subtus, apice, dente crassiusculä, parûm bifidâ, munitis ; alis hyalinis,
limbo externo pallidè fusco.
D'un noir opaque. Antennes fauves ; face et front d’un jaunâtre pâle,
callosité brunâtre, une macule trigonale allongée d’un noir assez luisant,
s’étendant sur le front ainsi que sur la proéminence antennifère; thorax,
avec la callosité humérale, deux courtes bandes transversales obliques et
courbées, de plus, en arrière, une bande en forme de demi-cercle, con-
vexe en avant, les côtés et les flancs, d’un jaune fauve clair; écusson
noir, bordé de la même nuance; cuillerons et balanciers d’un fauve pâle;
abdomen, 1° segment d’un fauve luisant, les 2°, 3° et 4° avec deux
bandes transversales réunies latéralement, d’un fauve pâle, dernier seg-
ment noir; pieds d’un jaune fauve, tarses un peu brunätres. Antennes,
4° et 2° segments réunis plus longs que le 3°, cuisses postérieures armées
en dessous, vers leur extrémité, d’une assez forte dent, profondément
échancrée au sommet, et paraissant ainsi bifide; ailes hyalines, bordées
extérieurement de brun pâle,
Mexicus. — 41 specim.
Genre Calliprobola (Rondani — Temnostoma, Saint-Fargeau, Serville,
= Spilomyia, p'. Schiner).
4. C. ÆREA, d', $. — Long. 15 mill
4, Antennis obscure fulvis ; facie et fronte flavo pallido, genis nigris ;
Diptères nouveaux ou peu connus 909
thorace nigro, Satis nitido, scapulis, angulis posticis, lined utrinque sutu-
rali angustà, cinerascentibus, a latere flavo villoso; scutello flavo et villo-
sitate flavidä marginato; abdomine nigro opaco, fulvo pallido tomentoso,
segmentis secundis et tertiis vittis duabus transversis æneis et aureo mican-
tibus ; calyptris albis, fulvo marginatis, halteribus fulvis pedibus fulvis,
femoribus, anteriorum et intermediorum ferè totis, tarsis, apice, nigris,
feioribus, posticorum latè, tibiis bis, angustè nigro fusco annulatis, tarsis
apice fuscis; alis pallidè cinereis, extrinsecüs fulvo pallido tinctis.
$. Simillima ; sed, fronte late nigro vittatä, pedibus minüs obscuris,
annulis tibiarum posticorum sæpe obsoletis.
d. Noire. Antennes d’un fauve obscur; face et front d’un blanc jau-
nâtre, joues noires; thorax, avec les épaules, une ligne transversale de
chaque côté sur la suture, angles postérieurs, d’un bronzé clair et cou-
verts de duvet jaune, flancs avec une bande de poils jaunes ; écusson
noir bordé de duvet jaune; cuillerons blanchâtres, frangés de fauve,
balanciers fauves; abdomen d’un noir opaque, 2° et 3° segments avec une
large bande médiane un peu échancrée en arrière, et, bord postérieur un
peu élargi au milieu, d’une couleur de bronze doré, brillant, les bords
postérieurs frangés de poils d’un jaune d’or ainsi que ceux du 4°, ce der-
nier d’un bronzé doré avec une bande noire interrompue, les bandes
métalliques du 3° segment anastomosées au milieu ; pieds fauves, cuisses
noires, sauf les genoux, les postérieures avec un large anneau noirûtre,
munies en dessous de duvet fauve et de courtes soies rigides, noires,
tibias avec deux anneaux bruns, extrémité de tous les tarses noirâtre :
ailes grisâtres, bord externe lavé de roussâtre.
©. Semblable au mâle, excepté : front à large bande noire, milieu de
la face un peu brunâtre; les teintes noires des pieds notablement foncées
et l’anneau des cuisses postérieures beaucoup moins large, ceux des tibias
souvent indistincts.
Amer, septentr, (Wasingl. territ.). — 1 d!, 5 9.
2. C. CALORHINA, d. — Long. 11 mill.
Nigra. Antennis castaneis; fronte flavä, prominente, supernè nigro-
fusco; facie flavidä, vittis latis tribus, nigris; thorace et scutello nigro
nitido; scapulis testaceis; pleuris viltä lat flavo villosä; calyptris et
(1883) 1" partie, 23.
95! J.-M.-F. BIGor.
halteribus testaceis : abdomine nigro opaco, apice, segmentorum margi-
nibus, et, utrinque vitlis quatuor uabbrevialis, flavis; pedibus anticis
nigris, geniculis fulvis, femoribus inlermediorum basi, tarsorumque
apice, nigris; alis pallidè testaceïs.
Noire. Thorax, écusson, un peu luisants, avec un duvet clairsemé noi-
râtre ; antennes d’un fauve obscur ; front jaune, la proéminence frontale
d’un brun noirâtre en dessus et fauve à son sommet; face jaune avec
trois larges bandes longitudinales noires; callosité humérale testacée, une
large bande de poils jaunes sur les flancs; cuillerons et balanciers d’un
teslacé très pâle; abdomen d’un noir opaque, extrémité des 2°, 3° el 4° seg-
ments, et, de chaque côté, quatre bandes transversales médianes, jaunes ;
pieds antérieurs noirs, sauf les genoux et l'extrémité des tibias qui sont
fauves, intermédiaires fauves avec la moilié basilaire des cuisses noire,
pieds postérieurs fauves à duvet jaune, extrémité des tarses brune; ailes
grisâlres, jaunâtres au bord externe, légèrement brunâtres le long des
nervures transversales.
Amer, septentr. (Washingt. territ.). — 1 specim.
3. C PICTIPES, G', ? — Long. 8 et 10 mill.
&. Antennis testaceis, supernè et apice fusco tinctis; palpis fuscis ;
facie, fronte conice elongatä, flavo pallido; thorace, scutello el abdo-
mine nigro ænescente, fulvo tomentosis, scapulis, villä thoracicä laterali
marginibusque scutelli fulvis, incisuris abdominis, angustissimè, macu-
lisque duo, basi, subtrigonis, fulvis ; calyptris et halteribus pallide fla-
vis: femoribus flavidis, nigro annulutis, tibiis anticis fuscis, basi fla-
vidis tarsis anticis infuscatis, tibiis intermediis. flavis tarsis apice
fuscis, tibiis posticis flavidis, apice latè fusco annulatis tarsis flavidis,
basi et extrinsecùs flavidioribus, venis lransversis parum infuscatis.
Q. Simillima ; fronte, supernè, late nigré.
G. Antennes testacées, brunes en dessus et à l'extrémité du 3° segment,
chète teslacé, nu, à pointe brunâtre; palpes bruns; face, front, conique
et notablement saillant, d’un blanc jaunâtre. Entièrement dun noir
bronzé à légers reflets cuivreux et duvet fauve, flancs, sous les ailes,
avec une forte touffle de poils jaunâtres; thorax à parlir de la suture,
écusson, bordés de fauve, épaules fauves, métathorax, sous l’écusson,
Diplères nouveaux ou peu connus. ni 900
d’un noir luisant, 2° segment abdominal orné en dessus, à sa base, de
deux macules presque trigonales, allongées, fauves, segments très fine-
ment bordés de fauve, l’abdomen moins tomenteux que le thorax;
cuillerons et balanciers d’un jaunâtre pâle; hanches noirâtres, pieds
d’un jaunâtre pâle, cuisses avec un anneau noir vers leur extrémité,
libias antérieurs à l'extrémité et tarses entièrement bruns, de même
que les tarses postérieurs, tibias postérieurs largement brunâtres à leur
extrémité, libias et tarses intermédiaires d’un jaunâtre pâle, ces derniers
noirâtres à l’extrémité; ailes d’un jaunâtre fort pâle, un peu plus foncé
à la base et le long du bord externe, nervures transversales légèrement
bordées de noirâtre.
©. Semblable au mâle, front large et d’un noir assez luisant à sa partie
supérieure; cuisses postérieures simplement garnies en dessous de poils
fins, peu rigides; 2° nervure transversale de l'aile très légèrement oblique
et sise au milieu de la cellule discoïdale.
Amer. septentr. (Carolina). — 2 specim.
Genre Brachypalpus (Macquari).
B., Morissoni, &, —Long. 20 mill.
Metallescens, breviter et dense villosus. Antennis obscure fulvis; facie
et fronte flavo albido pruïnosis ; thorace flavo, retrorsüm nigro dense vil-
loso; scutello nÿgro ænescente et nigro villosulo; abdomine ejusdem colo-
ris, nigro, haud dense, sed, apice, late et dense flavido villoso; calyptris et
halteribus fuscis ; pedibus nigris, nigro villosulis, unguibus basi fulvis ;
alis pallidè cinereo fuscog externè dilutè fusco flavido tinctis.
D'un noir verdâtre métallique, densément et brièvement velu. Antennes
d’un fauve obscur, plus foncées à la base; front et face testacés, côtés de
la face, haut du front, couverts d’une pruinosité blanchâtre, joues noi-
râtres ; thorax densément villeux de jaune, bordé de poils noirs en arrière,
flancs noirs avec une large bande de poils jaunes ; cuillerons et balanciers
brunâtres ; écusson noir avec des reflets métalliques et des poils noirs ;
abdomen moins densément villeux, si ce n’est vers son extrémité, noir,
à reflets verdâtres et poils noirs, extrémité couverte de poils jaunes,
ventre noir; pieds noirs à poils noirs, pelotes el base des ongles fauves ;
306 J.-M.-F, BIGOT. — Diptères nouveaux ou peu connus.
ailes d’un gris brunâtre fort pâle, notablement plus foncé le long des
xervures, à la base, et au bord externe.
Dédié à M. Morisson, naturaliste américain.
Amer. septentr, (Washington territ.). — 1 specim.
Genre Romaleosyrphus (mihi).
R. VILLOSUS, d: — Long. 22 mill
Niger, dense, sed breviter, villosus, pedibus et segmentis duo abdominis
nilidis. Antennis obscurè croceis ; facie flavo albido pruinosä, genis
nigriss thorace, scapulis, vittä latä pleurarum, angulis posticis, scu-
tello, abdomine latè, basti flavo longe et dense villosis; calyptris et hal-
leribus infuscatis; alis pallidissime fuscanis, venis, margine, palllde
infuscatis.
Excepté les pieds et les deux derniers segments abdominaux, qui sont
d’un noir luisant, le corps entièrement couvert d’une villosité dense et
courte. Noir; antennes d’un fauve rougeâlre ainsi que le sommet de
la proéminence antennifère; face couverle d’une pruinosité d’un blanc
jaunâtre, joues noires; épaules, une large bande transversale sur les
flancs, angles postérieurs du thorax, écusson, densément couverts de
longs poils jaunes ; cuillerons et balanciers brunâlres ; ailes grisâtres,
toutes les nervures bordées de brunâtre ainsi que le bord externe.
5
Mexicus. — 4 specim.
%
(Voir, n° 2°, Suites.)
Groupe des CGYDNIDES
11e PARTIE (1).
Par M. Vicror SIGNORET, Membre honoraire.
(Séance du 28 Mars 1883.)
Genre BRACHYPELTUS Am. et Serv., Suites à Buffon (1843), 89. —
Cydnus Dall., Cat. (1851), 110. — Stäl, Enum. (1876), 20.
Annales 1883, pl. 9 (Gydnides, pl. XXI), fig. 186.
Ge genre se dislingue de tous les précédents par la forme de l’écusson
qui est court, triangulaire, avec la base plus large que les bords latéraux,
par le bord apical de la corie bisinueux, par le lobe médian englobé par
les latéraux, ceux-ci relevés, surtout en avant, la tête échancrée par consé-
quent, et les bords sans épines, ni cils. Mais un caractère que nous n’avons
vu indiqué nulle part, c’est l'absence de l’épine sous-oculaire. Dans les
Punaises de France : Mulsant et Rey, pour la description du genre,
indiquent l’absence des points piligères des joues et du bord antérieur
du prothorax; nous avons reconnu le mal fondé de cette énonciation, seu-
lement nous n'avons pu nous prononcer pour ceux du prothorax que
nous n’avons pu voir dans nos divers exemplaires, si ce n’est ceux du
disque et du bord sous-antérieur oculaire; nous pensons qu'ils existent
tous dans l’état frais, et que les points piligères, moins forts que dans le
autres Cydnides, se perdent dans la ponctuation générale.
BRACHYPELTUS ATERRIMUS Forst., Nov. Ins. (1774), Sp. 71. — niger D
Géer, Mem. IIL (1773), 269, 13. — tristis Fab., Syst. Ent. (1775
716, 97, — Ent. Syst., IV (1794), 124, 171. — sanguinicollis Fab.
(1) Voir 1re à 10° partie, Annales 1881, 1882, et 1883, p. 33 et 207
Ann. Soc. ent. Fr. — Décembre 1883.
308 V. SIGNORET. (216)
Syst. Ent., 185, 4 (1803). — brunnipennis Fab., Syst. Ent., 185,
6 (1803). — carbonarius Fourc., Ent. Paris. — spinipes Schr.,
Enum. Ins. Aust., 275, 527 (1781). — elevata Uhl., Proceed.
Acad. Sc. of Philad. (1860), 222.
Annales 1883, pl. 9 (Cydnides, pl. XXI), fig. 186.
Europe, Afrique, Indes orient. — Long. 40 à 43 mill.
Ovale, allongé, noir mat, finement ponctué, la base du vertex, le disque
antérieur du prothorax, les deux angles basilaires de l’écusson, lisses,
ceux-ci un peu élevés; dessous lisse brillant au milieu, les côlés plus ou
moins granuleux ou ponctués ; pattes lisses, luisantes, quelquefois plus
claires, les cuisses avec plusieurs rangées de cils spinuleux, les anté-
rieures et les intermédiaires avec deux épines au sommet. Tibias anté-
rieurs fortement élargis, l'extrémité présentant 14 fortes épines au côlé
externe, A au côté interne et à l'extrémité, plusieurs autres sur Îles
disque antérieur et postérieur; les trochanters, le rostre et les antennes
couleur de poix.
Tête plus longue que large, les bords très relevés en avant, sans cils
sur le bord et ne présentant que ceux sortant des points piligères du
verlex et ceux antérieurs au-dessous de la têle et naissant de chaque
côlé de la base du rostre; lobe médian fortement englobé par les laté-
raux. Yeux pelits, sans épine à la base; épine que l’on observe dans tous
les Cydnides. Ocelles très petits, plus près des yeux que de la ligne
médiane. Rostre court, épais, dépassant à peine les hanches antérieures,
le premier article entièrement caché par les carènes rostrales qui sont
assez élevées, le second article plus épais, égalant le troisième, le dernier
un tiers moindre que le précédent. Antennes avec le premier artiele le
plus-court, le troisième moindre que les autres, deuxième, quatrième et
cinquième presque égaux. Prothorax avec le bord antérieur fortement
échancré et présentant derrière l’échancrure une dépression très forte
dans le mâle, moindre pour la femelle. Écusson en triangle à côlé à peine
moins longs que la base; sommet anguleux. Élytres avec un à trois
cils: rebord externe très étroit; membrane presque aussi longue que la
corie et dépassant d’un quart labdomen. Plaques mates avec les angles
arrondis, soit sur le mésosternum, soit sur le métasternum, et faiblement
sillonnées, les parties lisses avec des sillons composés d’une ponctuation
(217) Groupe des Cydnides. 999
assez serrée. Ostiole finissant par une large plaque surélevée, bombée,
lisse, brillante, à convexité postérieure circulaire.
Nous avons vu des exemplaires de cette espèce de tous pays : il y a
quelques types plus parallèles sur les côtés de l’abdomen, d’autres plus
ovalaires, mais nous les considérons tous comme la même espèce. Nous
devons signaler celle décrite comme provenant du Gap, et voici la des-
cription que donne Uhler :
BRACHYPELTUS ELEVATA,
Cap de Bonné-Espérance. — Long. 10-12 mill.
Black, schining, broad, ovate; head roughly punctured, finely emargi-
nate, rounded, margins reflected, lateral lobes meeting in front of the
middle one. Thorax short, transverse, finely but roughly punctured, sides
subparallel, margins trenchant, ciliate, anterior angles rather abruply
rounded, hehind the head a deep lunulate depression, bounded poste-
riorly by a very much elevated proeminence, which is rather smoother
than the surroundiny surface, posterior margin truncate. Scutellum finely
rather sparsely punctured, depressed behind the middle to the tip,
against the basal corners more elevated et polished. Hemelylra finely,
closely punctured, corium sinuated, ciliated at the basal margins, mem-
branes testaceo-hyaline. Abdomen slightly dilated, convex beneath, mar-
gins trenchant, projecting a little beyond the breadth of the corium
posteriorly ; venter polished; legs black polished, femoræ ciliate, each
whith a line of impressed punctures upon the anterior surface, tibiæ very
spinous exterior, spiniform teeth of the anterior ones, subequal.
This species is very closely related to and possesses many of the cha-
raclers of B. tristis Fab.; it me be distinguished at a single glance, howe-
ver, from thas common species, by the proportionality schorter and
less, laterally, oblique thorax and by the abdomen being much broader
Uhan the thorax, (Uhl., loc. cit.)
Genre CYDNOPELTUS, gen. nov.
Annales 1883, pl. 9 (Cydnides, pl XXI), fig. 187.
A première vue ce genre se rapprocherait, par le faciès, des Ghélocoris
960 V. SIGNORET. (218)
Mayr, mais il s’en éloigne par l’absence des palettes du bord de la tête,
par la forme parliculière du canal ostiolaire qui se rapproche tout à fait
de celle des Brachypeltus, ce qui nous porte à le mettre ici, ainsi que
par la forme courte, en triangle presque équilatéral, de l’écusson.
Tête à peu près aussi longue que large, presque quadrilatère dont les
angles antérieurs seraient arrondis, largement ponctuée, sans cils au
bord. Yeux arrondis, saillants, sans épines à la base. Antennes longues,
de cinq articles, dont le premier el le deuxième les plus courts, le pre-
mier le plus épais, renflé, le deuxième le plus étroit, le cinquième le plus
long, puis le quatrième et enfin le troisième, à la base du cinquième et
du quatrième une partie plus étroite, impubescente, formant presque un
article supplémentaire. Rostre avec le deuxième article plus épais mais
égalant le troisième. Prothorax très convexe, surtout sur le disque anté-
rieur. Écusson convexe, les côtés égalant ou à peine plus longs que la
base. Élytres avec le cubitus court, la suture cubitale se perdant sur le
bord scutellaire avant l’extrémité de la corie. Abdomen avec le faux pre-
mier segment très visible jusqu’au bord externe. Canal ostiolaire terminé
par une portion surélevée, convexe, arrondie, dans la forme de celle des
Brachypeltus.
CYDNOPELTUS HORVATHI, nov. Sp.
Annales 1883, pl. 9 (Gydnides, pl. XXI), fig. 187.
Java. — Long. 6 mill., larg. 2 1/2 mill. (Coll. Horvath.)
Allongé, ovalaire, convexe, largement ponclué sur la tête, l’écusson et
les élytres. :
Tête tronquée en avant, arrondie sur les côtés, les lobes égaux, le
médian plus large au milieu qu’au sommet et à la base et présentant en
avant deux fossettes linéaires, les latéraux présentant les deux points
piligères et sur le disque une large ponctuation. Yeux très globuleux,
saillants. Ocelles forts, également distants des yeux que de la ligne
médiane. Antennes longues, le cinquième article le plus grand, les autres
progressivement plus pelits, le deuxième et le premier égaux, les plus
courts, le premier plus gros, épais, le deuxième plus étroit, plus large
au sommet qu’à la base. Rostre long, atteignant les pattes intermédiaires,
les deuxième et troisième articles égaux, le deuxième le plus épais, le
(249) Groupe des Cydnides. 361
troisième d’un bon tiers moins long que le précédent, le premier très
enchässé dans les carènes rostrales. Prothorax très convexe, aussi long
que large à la base, plus étroit vers le bord antérieur, celui-ci peu échan-
cré, courbe, et présentant entre les points piligères une ligne de points;
au centre sur l’impression transverse une autre ligne bisinueuse des
mêmes points, sur les côtés de l’angle antérieur quelques points plus
petits, sur les bords à peine de points piligères. Écusson arrondi à l’ex-
irémité, fortement ponctué sur le disque, avec une ligne de points plus
petits sur les côtés latéraux, la base lisse, excepté au milieu. Élytres lar-
gement ponctuées sur les côtés, le cubitus, les lignes cubitales à la base
et au sommet, et laissant un espace lisse au sommet de la corie et le
long du sommet de celle-ci. Membrane longue, d’un blanc hyalin, avec
quatre ou cinq nervures. Abdomen lisse, excepté sur les parties latérales
des troisième et quatrième segments, qui sont ponctuées. Plaque mate
du mésosternum grande, s'étendant des hanches au bord externe, seule-
ment plus étroite vers celui-ci, l’espace lisse en dessus avec trois très
faibles sillons ; plaque mate inférieure avec un rebord entièrement lisse
le long du bord externe. Canal ostiolaire finissant par une portion sur-
élevée bombée et arrondie au côté libre postérieur. Prosternum fortement
sillonné et ponctué vers les hanches antérieures.
Genre HIVERUS Am. et Serv. (1843), 88, 55.—Dall, (1851), 124, 1.
Annales 1883, pl. 9 (Gydnides, pl. XXI), fig. 188 et 189.
Le principal caractère de ce genre repose sur l’œil englobé, serti par
le milieu par le rebord latéral de la tête, de sorte qu’on peut voir l’œil
en dessus et en dessous, mais pas par le côté. Ocelles très pelits, à peine
visibles. Antennes de cinq articles, dont le second le plus long. Prothorax
sans impression transverse. Écusson très grand. Corie des élytres très
grande, Membrane pelile, ne consistant dans certains cas qu’en un rebord
très étroit. Canal ostiolaire finissant en une large plaque et plus ou moins
longue. Corps plus ou moins globuleux.
4, Hiverus Torripus Erichs., Preisverz (1842), 12, 219; Stett. entom.
Zeit, (1859), 86, 219, — Hiv. hirtus Am. et Serv. (1843), Suites
962 V. SIGNORET. (220)
à Buffon, Hém. (1849), 89. mie List of Hem, (1851), 194, 4.
— Stàl, Hem. Afr. (1864), 20
Annales 1883, pl. 9 (Gydnides, pl. XXI), fig. 488.
Sénégal. — Long. 8 mill., larg. 6 mill. — Assez commun.
Orbiculaire, bombé, noir, très finement ponciué, présentant sur les
côtés une villosité très longue et assez touffue. pe antennes et larses
d’un brun de poix.
Tête arrondie, obluse, ayant la plus grande largeur un peu au-dessus
des yeux, le lobe médian englobé par les latéraux, dont les bords se pro-
longent également à la base en travers de l'œil, ceux-ci petits, transver-
saux, la partie du vertex sous-oculaire développée et avec une épine
au sommet, de manière qu’ils sont pour ainsi dire enchâssés dans le
vertex. Ocelles très petits, à peine visibles. Rostre court, ne dépassant
pas les trochanters antérieurs, le premier article ne dépassant pas les
buccules dont les carènes sont très peu élevées. Antennes courtes, de cinq
articles, le deuxième le plus long de tous. Prothorax très finement
ponctué sur toute sa surface, exceplé une bande sur le disque antérieur
et dont les angles se prolongent jusqu'aux deux points piligères sous-
oculaires. Écusson plus long que large, le sommet largement arrondi, très
finement ponctué, excepté les deux angles basilaires lisses. Élytres fine-
ment ponctuées, les bords latéraux légèrement élevés, très fortement
ciliés, la corie avec le sommet droit ne dépassant pas l'extrémité de l’écus-
son. Membrane plus ou moins grande, ne dépassant pas l’abdomen, avec
les nervures à peine visibles. Plaques mates finement striées, les parties
lisses fortement ponctuées. Canal ostiolaire terminé par une plaque large-
ment arrondie à l’extrémité. Abdomen lisse au milieu, finement ponctué
au milieu, les côtés crénelés et ciliés,
2. HIVERUS ÆNEUS, noOV. Sp.
Annales 1883, pl. 9 (Gydnides, pl. XXI), fig. 189.
Albany (Brewer), Australie. — Long. 6 mill., larg. 4 1/4 mill (Coll.
Buchanan While.)
(221) Groupe des Cydnides. 363
D'une forme ovale, arrondie, obèse postérieurement. D'une couleur
foncée, noir bronzé, finement ponctué sur la tête, le prothorax et l’écus-
son, rugueux sur les élytres, et très cilié sur les bords de la tête, du pro-
thorax et les élytres.
Tête plus large que longue, très ciliée sur les bords, présentant deux
cils à l'extrémité du lobe médian, dix ou onze cils sur les latéraux. Yeux
moyens. Ocelles très pelits, à peine visibles, très près du bord postérieur
et plus rapprochés des yeux que de la ligne médiane, Rostre épais; dépas-
sant les pattes intermédiaires, le second article le plus grand et le plus
épais. Antennes avec le second article grêle et le plus long. Prothorax
très transversal, deux fois plus large que long, très finement ponctué,
avec deux espaces lisses sur le disque antérieur. Écusson atteignant les
trois quarts de l'abdomen, très large à la base, acuminé à l'extrémité,
très ponctué, avec deux espaces élevés et une carène médiane irrrégu-
lière, lisses. Élytres plus courtes que l’abdomen, la membrane ne consis-
tant qu’en un rebord très étroit, la côte externe lrès faible, très rugueuse
transversalement sur le cubitus et surtout sur la partie de la corie, la
plus rapprochée de la suture cubitale, beaucoup moins dans l’espace
marginal qui est très ponctué. Pattes antérieures peu larges, avec sept
épines externes, courtes, et quatre internes, celles-ci beaucoup plus
longues. Abdomen ponctué sur les côlés, lisse sur la ligne médiane,
Plaque mate du mésosternum très étroite, s'étendant le long de la suture
et remontant le long du bord; celle du métasternum un peu plus impor-
tante et séparée de l’espace lisse par une ligne courbe, convexe; ce der-
nier à peine ponctué; celui du mésosternum très finement, mais un peu
plus ponctué, Canal osliolaire s’élargissant au sommet, finissant par un
lobe irrégulier très large, de forme auriculaire, avec une ouverture longue
el large et se rapprochant de celle de certain Séhiride.
Cette espèce ne saurait être confondue avec l’Hiv. torridus Erichs.,
d’abord par sa couleur, ensuite par l’écusson acuminé et par les rugosités
des élytres et de l’écusson.
Genre DEARCLA, nov. gen.
Annales 1883, pl. 9 (Cydnides, pl. XXI), fig. 190.
Nous fondons ce genre sur la forme toute particulière du canal ostio-
364 V. SIGNORET. (229)
laire et de son ouverlure, rappelant en cela celle des Séhirides en général,
avec lesquels nous ne pouvons le mettre par suite de la présence des
“points piligères assez peu visibles qu’ils sont parmi la ponctuation très
dense de l'espèce, mais ils sont évidents.
La tête est arrondie en avant, le lobe médian au même niveau que les
latéraux, les yeux non épineux, les ocelles très petits, insérés en dessous
d’une ligne idéale tracée en dessous de la base des yeux et plus près de
ceux-ci que de la ligne médiane. Antennes avec le deuxième article plus
long que le troisième, le rostre atteignant les hanches intermédiaires, le
premier article caché dans le sillon rostral, les deuxième et troisième
égaux comme longueur, le quatrième la moitié du troisième. Écusson
atteignant les trois cinquièmes des élytres ; celles-ci très larges, avec la
côte peu développée. Membrane dépassant l’abdomen. Pattes comme dans
tous les Cydnides. Plaques mates très visibles. Canal ostiolaire très
sinueux, finissant par une expansion sinueuse en forme de languette, avec
l'ouverture ostiolaire au milieu, à la naissance de cette expansion.
Notre embarras est assez grand quant à la place que doit occuper ce
nouveau genre dans notre classification et quant à la caractéristique que
nous pourrions énoncer. Si l’écusson était moins grand, à bords équilaté-
raux, nous le placerions tout près des Brachypeltus, mais ce caractère
l'en éloigne, et cependant nous ne pouvons le mettre aïlleurs, après eux
et les Cydnopeltus, ce qui du reste le rapproche de genres et d’espèces
dont les ostioles offrent le même caractère de terminaison et juste avant
les Séhirides.
DEARCLA OPERCULARIS, NOV. Sp.
Annales 1883, pl. 9 (Cydnides, pl. XXT'), fig, 190.
Simon’s-Bay (Coquerel). — Long. 7 mill., larg. 4 mill. (Coll. Signoret.)
D'une forme ovalaire, élargi au milieu des élytres; noir, très finement
ponctué, excepté une bande lisse sur le disque antérieur du prothorax et
les angles basilaires de l’écusson.
Tête arrondie, transversale, les points piligères confondus dans la ponc-
tuation générale, les bords légèrement relevés, sans cils. Ocelles plus
rapprochés des yeux que de la ligne médiane. Rostre alleignant la base
des pattes intermédiaires, le premier arlicle caché entre les carènes buc-
(223) Groupe des Cydnides. 365
cales et ne les dépassant pas ; second article épais, égalant le troisième,
celui-ci beaucoup plus étroit, le quatrième à peine la moitié du précédent.
Antennes avec le troisième article plus petit que le second, celui-ci éga-
lant le quatrième et le cinquième, le premier article le plus petit. Pro-
thorax large, transversal, très ponctué en avant, moins postérieurement,
et présentant sur le disque antérieur une fascie lisse allant d’un point
piligère sous-oculaire externe à l’autre. Écusson avec l’extrémité acumi-
née, très ponctué sur le disque, les angles basilaires lisses. Élytres fine-
ment ponctuées ; deux séries de poin(s sur le cubitus, au sommet, et trois
à la base. Espace marginal large, très ponctué; sur la côte, ne dépassant
pas les trois cinquièmes de l’élytre, une série de sept ou huit points pou-
vant donner naissance à des cils, mais dont nous n'avons trouvé aucune
trace. Membrane enfumée, avec les nervures très faibles. Abdomen ponctué
sur les côtés, lisse au milieu. Métasternum avec une portion triangulaire
mate et une portion lisse présentant quelques points assez forts. Méta-
sternum avec une surface lisse très petite le long du bord latéral et la
plaque mate très grandé, finement striolée. Canal ostiolaire très long, for-
mant à l’extrémité une languette sinueuse très longue, canaliculée au
milieu, et se rapprochant de ce qui a lieu chez quelques espèces de Séhi-
rides, Post-métasternum présentant quelques stries plus ou moins forte-
ment ponctuées, la suture mésosternale finement crénelée.
Genre PACHYMEROIDES Signoret, gen. nov.
Annales 1883, pl. 10 (Cydnides, pl. XXIL), fig. 194.
Antennés de quatre articles, dont le deuxième le plus long. Écusson
petit presque équilatéral. Tête avec des dents en forme de palettes. Élytres
avec une commissure en dessous de l’écusson. Membrane la moilié aussi
grande que la corie, le sommet de celle-ci sinueux. Cuisses antérieures de
la femelle présentant une forte épine vers le Liers apical. — Tels sont les
caractères qui rapprochent ce genre des Amnestus, avec lesquels on peut
les réunir en un même groupe, et dont il diffère par la présence de cinq
articles aux antennes dans ces derniers.
Tête arrondie, bordée de douze palettes, quatre sur chaque lobe latéral
et quatre sur le médian, ce dernier très large et dépassant légèrement les
latéraux. Yeux globuleux, presque pédonculés. Ocelles gros, saillants, à
966 V. SIGNOREF. (224)
égale distance des yeux et de la ligne médiane. Rosire atteignant presque
-les pattes postérieures. Antennes longues, atteignant les angles basilaires
du prothorax ; celui-ci présentant des bords latéraux foliacés tranchants,
crénelés et ciliés. Écusson petit, tous les côlés presque égaux. Élytres
avec le cubitus présentant le sommet formant une commissure avec celui
du côté opposé; bord latéral foliacé à la base, le sommet de la corie très
sinueux. Pattes spinuleuses, plus ou moins ciliées, les tibias peu dilatés,
si ce n’est à l’extrémité. Méso- et métaslernum sans plaques mates, le
mésosternum fortement ponctué, le métasternum lisse, mais offrant
une ouverture osliolaire très allongée, dans la forme de celle des Séhi-
rides.
PACHYMEROIDES BOLIVARI Signoret, Ann. Soc. ent. Fr., Bull.,
janvier 1880.
Annales 1883, pl. 10 (Gydnides, pl XXIT), fig. 194.
Coca (Équateur). — Long. 3 1/2 mill., larg. 4 3/4 mill. (Mus. roy. de
Madrid.)
D'un brun ferrugineux, en ovale allongé, aplati, dentelé au bord de la
tête, très largement ponctué en dessus, presque rugueux.
Tête très petite, foliacée sur le bord, le lobe médian dépassant un peu
les latéraux, sur celui-là quatre dents en forme d’épines et sur ceux-ci
quatre sur chaque. Vertex fortement ponclué, lisse vers le sommet, sur-
tout sur le médian. Yeux forts, presque pédonculés. Ocelles très forts.
Antennes de quatre articles, dont le second deux fois plus long que le
troisième, le quatrième un peu plus long que le précédent et plus grêle.
Prothorax avec un large rebord foliacé, ponctué, crénelé et cilié; disque
très ponctué, excepté quatre espaces lisses sur le disque antérieur. Écus-
son court, les bords latéraux presque égaux à la base, l'extrémité très
acuminée, très ponctué sur tout le disque. Élytres longues, la membrane
blanche, sans nervures visibles, dépassant de moitié l'abdomen, la por-
tion du cubitus offrant trois lignes complètes de points, la corie irré-
gulièrement ponctuée le long des bords, mais présentant trois séries
longitudinales, dont une très rapprochée de la suture cubitale, les deux
autres séparées sur le disque avec des espaces lisses entre elles, le som-
met de la corie fortement sinueux, la côte marginale crénelée, ciliée à la
(225) Groupe des Cydnides. 367
base, puis lisse à partir du milieu. Abdomen lisse, crénelé au sommet
des segments, faiblement marqué de points ciliés sur le disque, les points
plus nombreux sur les côtés. Mésosternum lisse, fortement impressionné
de larges points vers la hanche ; mélasternum avec un canal ostiolaire
large, épais, sillonné, et présentant en arrière une longue ouverture dans
Ja forme de celle des Séhirides ; le reste lisse, ainsi que le post-métaster-
num, Pattes ciliées et spinuleuses, les cuisses antérieures © offrant vers
le tiers supérieur une forte épine bifide, et, après, deux ou trois plus
petites. Tibias antérieurs à peine dilatés, excepté au sommet; sur la côte
externe cinq ou six épines, vers le sommet quatre. Tarses courts, le troi-
sième article le double plus long que les précédents et égalant les deux
articles basilaires réunis. Cuisses intermédiaires ne présentant que des
cils.
Genre AMNESTUS Dall., List. of, H. (1851), 410 et 196. —Magoa St,
Bid. till, Rio (1858), 43.
Annales 1883, pl. 40 et 15 (Gydnides, pl. XXII et XXIIL), fig. 499 à 199.
Corps ovale ou subovale, modérément convexe. Écusson petit, équi-
latéral. Tête avec des dents ou spinules. Élytres longues, avec une com-
missure au delà de l’écusson. Antennes de cinq articles (Dallas en indique
cinq avec doute et Stàl dit quatre), le deuxième très petit, rudimentaire,
et à peine visible dans pusio. Cuisses © avec une forte épine médiane
plus ou moins bifide au sommet. Membrane des élytres très grande,
deux à quatre nervures, peu visibles et dépassant de plus de moitié
l'abdomen. Pattes plus ou moins spinuleuses. Tibias antérieurs s’élar-
gissant au sommet comme dans tous les Cydnides et présentant neuf
ou dix spinules au côté externe, quatre au sommet, et des spinules
sur la face externe. Tarses très courts, à peine pubescents. Rostre
très long, le premier article dépassant des deux tiers les buceules. Ostiole
allongée, dans la forme de celle des Séhirides. Méso- et métasternum
mates dans toute leur étendue.
1. AMNESTUS SPINIFRONS Say, Journ. Acad. Philad. (4825), 316, 2: Compl.
Writ. (1859), 242, 2. —Dall., List of Hom., 126, 1, pl. 8, fig. 2
368 V. SIGNORET. (226)
(1851). — Stàl, Enum, (1876), 21, — Uhl, Geog. Geol. Surv.
(1877), 370, 1. : ,
Annales 1883, pl. 10 (Cydnides, pl. XXII), fig. 192.
États-Unis. —G!, ©. Long. 4 1/2 mill., larg. 2 mill. (Coll. Uhl., British
Mus., Stockh. et de notre collection.)
D'un brun marron; les antennes, le rostre et les pattes jaunes, quelque-
fois ferrugineux, avec le dessous plus pâle. Deux fois plus long que large,
fortement ponctué.
Tête plus longue que large entre les yeux, avec le lobe médian plus
long que les latéraux et offrant quatre fortes dents à l’extrémité et cinq
sur chaque lobe latéral; en dehors de ces dents, quelques cils plus ou
moins longs au bord, avec les points Dpiligères ordinaires sur le vertex.
Yeux globuleux. Ocelles plus près de ceux-ci que de la ligne médiane.
Antennes avec le deuxième article très court; le troisième, étroit à la
base, s’élargit au sommet et est plus long que les autres. Rosire dépassant
les trochanters postérieurs, le troisième article deux fois et demie plus
long que le deuxième, le quatrième égal au deuxième. Prothorax plus
large que long, les angles antérieurs fortement arrondis, les côtés con-
vexes, un peu sinueux vers l’angle inférieur; légèrement rehordé et offrant
six ou sept poils; au delà du milieu une légère impression fortement
ponctuée, la ponctuation du disque assez distante, excepté vers le milieu
du bord antérieur et sur les côlés où elle est très dense; un espace
imponctué de chaque côté de la ligne médiane. Écusson court, triangu-
laire, ponctué, excepté à la base. Élytres très longues, l'angle externe
de la corie dépassant l'abdomen, fortement et densément ponctuées,
un peu moins au milieu de la corie, entre les séries de points du
cubilus et les séries des radiales ; le cubitus présentant trois séries de
points; sur la côte marginale deux points piligères. Sommet de la corie
très sinueux. Membranes blanches, nervures à peine visibles ; dessous
du corps plus pâle. Abdomen brillant, très finement ponctué et présen-
tant une pubescence soyeuse jaune sur le milieu et au sommet des seg-
ments. Pattes antérieures avec les tibias fortement élargis au sommet ;
ceux-ci offrent neuf ou dix épines noires au bord externe et trois au bord
interne, vers le sommet; sur la face interne cinq ou six épines, et sur la
(227) Groupe des Cydnides. 369
face externe une légère pubescence. Méso- et métaslernum fortement
sillonnés longitudinalement. Plaque ostiolaire atteignant les trois quarts
transversaux du mélaslernum, l’ostiole en occupant la moitié et formant
une longue boutonnière étroite, à convexité antérieure et concavité infé-
rieure.
M. Dallas figure et M. Uhler décrit une épine au fémur postérieur; ce
dernier indique que la moitié des exemplaires qui lui ont passé par les
mains en manquaient, et que ceux en présentant élaient des femelles, ce
qui est en effet et ce qui peut paraître extraordinaire.
2, AMNESTUS LATERALIS Signoret. — A. lautipennis Berg (nec Släl),
Conf, Argent., Hemipt. (1877), 15.
Annales 1883, pl. 10 (Cydnides, pl. XXIL), fig. 193.
Brésil, — Long. 3 4/4 mill., larg. 4 3/4 mill. (De notre collection.) —
Buenos-Ayres. (Coll. du D' Berg.)
Jaune brun, avec les bords des élytres et le sommet de la corie plus
foncés. Très ponctué sur le prothorax (excepté sur le disque antérieur),
sur l’écusson et les élylres ; celles-ci présentant une teinte plus foncée le
long de la suture cubitale, le disque de la corie plus clair. Membrane
très grande et blanche.
Tête avec les dents ordinaires et ponctuée. Rostre court, dépassant à
peine les patles intermédiaires. Mésosternum ruguleux. Métasternum avec
la fausse suture du post-métasternum très crénelée. Canal ostiolaire très
long, atteignant presque le bord latéral, l’extrémilé de l'ouverture ostio-
laire infléchie en arrière; même forme que le précédent
Cette espèce est très voisine de brunneus, dont elle diffère par le rostre
moins long et le canal ostiolaire plus long, le prothorax plus large; par
la corie des élytres entièrement ponctuée, tandis qu’elle est lisse en
partie dans le brunneus (fig. 194), et le mésosternum est aussi plus
rugueux dans cette dernière espèce, enfin la longueur est différente.
(1883) 41" partie, 24.
©
SI
=
V. SIGNORET. (228)
de AMNESTUS BRUNNEUS, NOV. SP.
Annales 1883, pl. 10 (Cydnides, pl. XXII), fig. 194.
Mexique. — Long. 2 3/4 mill, larg. 4 1/2 mill. (De notre collection.)
Brun noirâtre, avec une ponctuation large assez espacée, laissant des
espaces lisses sur le prothorax, en Gessus du sillon transverse et sur le
disque des élytres.
Cette espèce ressemble beaucoup à la spinifrons, dont elle diffère par
Ja taille moindre, par la ponctuation plus disséminée et plus large, par
les élytres lisses sur le milieu et au sommet de la corie, par le rostre
noins long, car il n’alteint pas les pattes postérieures, tandis qu'il les
dépasse dans le spénéfrons ; le troisième article ici est à peine plus long
que le second, et le quatrième presque égal de longueur avec le second.
Tête avec le lobe médian dépassant à peine les latéraux et présentant
tout autour des dents où épines : quatre sur le médian et cinq sur
chacun des latéraux; le disque est très ponctué; de la plupart des points
partent des poils sur la tête el le prothorax. Il est présumable que dans
l’état frais chaque ponctuation donne naissance à un poil. Pattes avec six
ou sept épines au côlé externe, l'angle du sommet très élargi, quatre sur
le côté interne et au sommet, et quatre plus petites sur la face interne ;
sur les fémurs antérieurs © une forte épine au milieu, et aux fémurs pos-
iérieurs une épine au sommet. Abdomen finement pubescent. Mésoster-
num avec la plaque male fortement impressionnée de larges points. Méta-
sternum presque lisse, à peine sillonné, crénelé à la base, à là fausse
suture. Canal ostiolaire s’élendant jusqu'aux trois quarts transverse, assez
fort au milieu, très étroit à la base et au sommet.
h. AMNESTUS CRIBRATUS SLA}, Bid. till, Rio-Jan. (1858), 14, 1. —
Enum, (1876), 21, 8.
Annales 4883, pl. 10 (Cydnides, pl. XXIL), fig. 495.
Brésil, — Long. 2 8/4 mill., larg. 4 1/2 mill. (Coll. Mus. Slockh.)
D'un brun foncé presque noir, avec les antennes, le rostre et les pattes
(229) . Groupe des Cydnides. 371
d’un‘brun ferrugineux, les élytres jaunes, avec le bord externe, la base
et la ligne siñnueuse du sommet de la corie brunâtres,
rête avec le lobe médian plus long que les latéraux et présentant au
sommet quatre lobules où dents arrondis à l'extrémité, et sur les lobes
latéraux cinq ou six épines ou dents obtuses, mais beaucoup plus petites
qüe celles du lobe médian. Disque du vertex fortement ponctué. Yeux
très gros, globuleux ; les ocelles sur ‘une ligne en dessous des yeux et
plus près de ceux-ci que de la ligne médiane. Rostre n’alteignant pas
tout à fait les pattes intermédiaires. Prothorax une fois et demie plus
large que long, sinueux en avant, convexe en arrière, les côtés latéraux
presque parallèles, très arrondis aux angles antérieurs el sinueux, con-
caves au milieu; disque fortement impressionné de points enfoncés,
quelquefois confluents, dans toute son étendue. Écusson triangulaire,
équilatéral, très aigu à l’extrémilé; disque fortement ponctué. Élytres
longues, fortement ponctuées en ligne le long de la suture clavienne ;
disque lisse, imponctué. Membrane longue, dépassant de plus de moitié
l'abdomen et blanchâtre. Abdomen brun, très ponctué, pubescent au
milieu el au sommet des segments. MéSostérnum avec une ligne de points
enfoncés ; base du métasternum sur la fausse suture ou post-métaslernum
fortement crénelé, la plaque ostiolaire très longue, alteignant presque: le
bord, très étroite, avec le canal médian et très long.
Cette espèce est tiès voisine du {dutipennis Slàl, dont elle diffère par
la ponclualion du prothorax qui est générale ici, tandis que dans le lauti-
pennis le disque antérieur est lisse au milieu. — Elle se rapproche aussi
du A. spinifrons, dont elle diffère par le même caractère de la ponctua-
tion du prothorax, par la taille moindre, par la coloralion des élytres et
par la plaque osliolaire en forme de croissant ici et toute droite dans
lautipennis.
5. AMNESTUS LAUTIPENNIS Slal, Bid. Lil, Rio-Jan, (1858), 14, 2. —Enum.
(1876), 21, 4. (Nec lautipennis Berg, Hem. Conf, Arg. (1850), 15, 40.)
Annales 1883, pl. 10 (Cydnides, pl. XXIL), fig, 196.
Rio-Janciro. — Long. 2 1/3 mill., larg. 4 1/3 mill. (Type, Coll. Stockh.)
Brun roux, brillant, les pattes et le rosire jaunälres, les élytres d’un
blanc jaunâtre, la membrane blanche, hyaline.
972 V. SIGNORET. (230)
Tête comme dans les précédentes. Prothorax plus long que dans cri-
bratus, ponctué, avec le sillon transverse très prononcé et fortement
ponctué; au-dessus du sillon un espace lisse sur le disque, le reste forte-
ment ponctué sur les côtés et le long du bord antérieur; au contraire le
bord postérieur est lisse. Écusson fortement et moins densément ponctué.
Élytres longues, ainsi que la membrane, le disque médian, près du som-
met, lisse. Abdomen ponctué, pubescent. Plaque mate et canal osliolaire
comme dans les précédents, mais ce dernier presque droit et plus étroit ;
le mésosternum peu sillonné et le métasternum crénelé à la base.
6. AuNEsrTus PUSILLUS Uhl., Geol. et Geogr. Surv. (1876), 12.
Annales 1883, pl. 10 (Gydnides, pl. XXIL), fig. 497.
Texas, Cuba. — Long. 2 à 2 1/2 mill. (Coll. Uhl. et la nôtre.)
Jaune, très ponctué sur sa surface, excepté sur le disque du sommet
de la corie, la tête rugueuse, mais moins que dans les autres espèces.
Têle arrondie, avec les dents ordinaires, mais plus longues, le lobe
médian dépassant très peu les latéraux, ceux-ci n’offrant que quatre
dents chacun. Prothorax très ponctué sur toute sa surface, le sillon trans-
verse très prononcé, n’alteignant pas le bord, mais se prolongeant en
dessous vers le bord postérieur. Écusson très ponctué. Élytres moins
longues que dans les espèces précédentes et présentant la même ponctua-
tion. Abdomen jaune, finement ponctué et pubescent. Tibias antérieurs
très dilatés à l'extrémité, avec cinq épines au côté externe, deux ou trois
au côté interne et trois sur la face interne. Canal ostiolaire atleignant
le bord latéral du métasternum et de forme particulière, distinct de
tous les autres, les plaques mates avec des impressions rares, le bord
inférieur du mésosternum sans échancrure, celui du métapleure avec des
sillons profonds.
Gette espèce forme le passage entre les précédentes, dont elle se dis-
tingue par la longueur du canal ostiolaire, et de la suivante dont la taille
est encore moindre.
(231) Groupe des Cydnides. 378
7, AMNESTUS SUBFERRUGINEUS Hope, Cat. (1837), p. 5 et 19. — Stàl
Enum., 5 (1876), 21, 2. — Berg, Hem. Arg., An. Soc, cient.
(1883), 199, 49,
Annales 1883, pl. 10 (Cydnides, pl. XXIT), fig. 198.
Ile Saint-Vincent. — Long. 2 1/3 mill. (Coll. Hope, Tagl. Inst.; Oxford,
coll. roy. de Leyde, type de M. Westwood.)
Jaune brun, plus long que large, ponctué sur la portion basilaire du
prothorax, avec une ligne de points le long du bord antérieur du pro-
thorax, très ponctué sur l’écusson et les élytres.
Ressemble et se rapproche beaucoup de pusillus Uhl. et de pusio Stàl,
mais s’en distingue facilement par cette ligne de points en couronne qui
existe le long du bord antérieur prothoracique, ces points plus visibles et
plus gros que ceux qui sont au delà du sillon transverse. Le long du bord
latéral, en avant de ce sillon, il y a aussi les mêmes points sur deux ran-
gées près de l'angle antérieur et finissant par une seule près du milieu.
L’écusson offre une rangée latérale, puis sur son disque treize ou quatorze
points plus gros et assez espacés. Élytres comme dans les autres espèces,
mais offrant le long du sommet de la corie une teinte brun rougeâtre qui
se prolonge un peu sur le disque dans la partie lisse. Paties et abdomen
comme dans pusio, le mésosternum plus long, très finement pubescent,
le canal ostiolaire plus long, plus étroit, plus lobuleux au sommet et
alteignant presque le bord latéral.
8. Amnesrus rusio Stäl, Bid. till, Rio-Jan. (1858), 14, 3 — Enum.
(1876), 21, 5. — Berg, Hem. Arg., An. Soc. cient. (1883)
199, 12.
Annales 1883, pl. 15 (Cydnides, pl. XXII), fig. 199.
Brésil, — Long. 2 mill. faibles, larg. 4 mill. (Coll. Stockh.) — Brésil et
Cuba (de notre collection), Saint-Domingue.
Très petite, d’un jaune pâle, finement ponctuée, la ponctuation du pro-
371, V. SIGNORET. — Groupe des Cydnides, (252)
thorax plus rugueuse au bord postérieur et sur les côtés; un espace lisse
sur les élytres près de la suture clavienne, après les deux séries de points
de celte suture,
Tête longue, le lobe médian large et plus long que les précédents, pré-
sentant, comme les latéraux, les mêmes dents que dans les espèces pré-
cédentes : quatre sur le médian et quatre sur chacun des latéraux. Pro-
thorax densément ponelué, les bords latéraux presque foliacés, les angles
supérieurs fortement arrondis, les angles basilaires presque aigus, avec
une échancrure au-dessus, au niveau des sillons transverses. Écusson
assez grand, triangulaire, densément ponctué. Élytres fortement ponc-
tuées, surtout à la base ; membrane blanche, hyaline. Pattes antérieures
fortement dilatées à l'extrémité des tibias, qui offrent six ou sept épines
au côté externe, trois où quatre au côté interne et au sommet, trois. sur
la face interne. Abdomen très finement ponctué et légèrement pubescent.
Canal ostiolaire de même forme que les précédents et n’atteignant pas les
bords latéraux.
Gette espèce, remarquable par sa petilesse, se distingue des autres par
sa couleur uniformément pâle.
———————— —
Synopsis du genre THONALMUS
(Hycides)
Par M. Jures BOURGEOIS.
r
(Séance du 27 Juin 1883.)
Les espèces qui font l’objet de ce travail, après être resiées long-
temps réunies aux Galopteron, en ont été délachées, il y a quelques
années, par M. C.-0. Walterhouse, dans un mémoire publié dans les Tran-
sactions de la Société enlomologique de Londres (4). À un faciès très
caractéristique, les Thonalmus joignent une grande uniiormité dans la
coloration. Tous, en effet, sont d’un beau rouge vermillon, avec la partie
postérieure des élytres d’un bleu verdätre ou violet métallique, Leur
distribution géographique mérite aussi l’attention. Exclusivement propres
aux Grandes-Antilles, ils y sont remarquablement jocalisés, Ainsi, sur
les neuf espèces dont se compose le genre, une seule paraît se rencon-
trer à la fois dans deux de ces îles, à Cuba et à Saint-Domingue; parmi
les huit autres, une habile exclusivement la Jamaïque, deux sont essen-
tiellement dominicaines et cinq n’ont encore été trouvées qu'à Cuba,
Linné a décrit l’une d’entre elles, sous le nom de Caxtharis bicolor,
dans le 6° volume de ses Amænitates academicæ (1763), mais en lui assi-
gnant, par erreur, l'Afrique comme patrie. Plus tard, Dalman en fit
connaître une deuxième sous le nom de vmnélitaris. Les autres ont été
publiées depuis, soit par Jacquelin Duval, dans ja partie entomologique
de l’Histoire de l'île de Cuba, de Ramond de la Sagra (1856), soit par
M. Chevrolat, dans les Annales de la Société entomologique de France
(1870). Ce dernier auteur a, en outre, judicieusement élucidé la syno-
nymie de celles déjà connues.
- Le nom de Thonalmus, que j'adople, est le nom inédit sous lequel
J q
(1) Trans. ent. Soc., 1878, I, p. 98, gen. 9.
Ann. Soc. ent. Fr, — Décembre 1883.
276 J. BOURGEOIS,
M. C.-0. Waterhouse a désigné cette coupe générique dans la collection
du British Museum.
Fhonalmus, gen. nov.
Cantharis Lin. (1763). — Lampyris Lin. (1767). — Pyrochroa Fabr.
(1775-1787). — Lycus Fabr. (1801), Oliv., Dalm. — Calopteron Cast.,
Jacq. Duval, Chevrolat. — Gharactus Dej., Cat, 3° éd. — C.-0. Waterh.,
Trans. ent. Soc., 1878, I, p. 98, gen. 9.
Caput pronoto obteclum, breviter vel haud rostratum ; oculis promi-
nentibus.
Frons inter oculos prominula.
Labrum sat magnum, lransversum, antice rotundatuim.
Palpi maxillares articulo ultimo apice oblique curvatimque truncato,
subsecuriformi.
Antennæ elongalæ, graciles, compressæ, frontis prominulæ insertæ,
basi contiguæ, arliculo À° crasso, pyriformi, 2° brevissimo, transverso,
3° triangulariter elongato, sequentibus breviore.
Pronotum lateraliter foliaceum et reflexum, undique marginatum, disco
carina antica instructo posticeque longiludinaliter canaliculato.
Prosternum breve.
Spiracula thoracis haud prominentiu.
Scutellum obtriangulare vel subquadratum.
Elytra elongata, apicem versus paulum dilatata vel subparalella, in
ulroque sexu similia, 3-costata, costa subinarginali ad humerum elevata,
inlervallis punctato-rugosis, plerumque postice irregulariter reticulatis.
Coxæ intermediæ distantes.
Pedes elongati, graciles, tarsis validiusculis, articulis 1-2 obconicis,
3-4 obcordatis, bilobalis, ultimo tenui, elongato.
Unguli simplices.
Abdomen foliaceum, in & segmentis ventralibus 8, ultimo triangula-
riler elongalo, bivalvato, in $ septem, ultimo ogivali vel triangulari.
Corpus rubrum, elytris poslice viridi-cæruleo vel violaceo-micantibus ;
pedibus plus minusve infuscatis.
Ce genre semble former le passage des Lycus aux Calopteron.
Genre Thonalmus. 377
Tableau des espèces.
A. Tête prolongée en un museau presque aussi long que large et longi-
tudinalement caréné sur la ligne médiane; bord postérieur du
pronotum relevé verticalement, dans son milieu, sous forme de
lame triangulaire ; élytres à côtes fortes et saillantes.
4. T. miLiTARIS Dalm. in Schôünh., Syn. Insect., III, Append.,
p. 30 (sub Lycus). — Lycus bicolor Ÿ Oliv., Ent., IT,
29, p. 9, pl. 4, fig. 9, a, b. — Calopteron denominatum
Chevr,, Ann. Soc. ent. Fr., 1870, p. 74.
Les antennes présentent une structure différente suivant
les sexes. Chez les &!, elles sont plus longues que le corps,
le 4° article est très fortement renflé, le 4° légèrement
échancré au milieu de son bord interne et les suivants un
peu sinués avant l'extrémité, ce qui fait paraître leur angle
apical saillant; chez les ®, elles sont de la longueur du
corps ou à peine plus longues, leur 1° article est beaucoup
moins renflé et les suivants ne présentent pas de sinuosilé
à leur bord interne.
Jamaïque.
A°. Tête non prolongée sous forme de museau; bord postérieur du pro-
notum plus ou moins largement rebordé, mais ne formant pas,
dans son milieu, de lame triangulaire élevée; côtes des élytres
tantôt bien marquées, tantôt obsolètes.
B. Les deux côtes externes des élytres fortement relevées avant lex-
trémité en une crête saillante, formant sur chacune d'elles une
double boursouflure anté-apicale.
2, T. pomiInicENsIs Chevr., Ann. Soc. ent. Fr., 1870, p. 73 (sub
Calopteron). — Calopteron bicolor ? Gast., Hist. nat., T,
p. 282. — Charactus blandus Dej., Gat., 3° éd., p. 112.
Le plus souvent l’abdomen est complètement rouge et les
paltes sont rouges avec les tarses noirs; quelquefois les
genoux sont légèrement obscurcis. Un seul individu (Z),
parmi ceux que je possède, fait exception à ce mode de
978 J. BOURGEOIS,
coloration : ses pattes sont noires avec la base des cuisses
rouge, et son abdomen a le dernier segment entièrement
noir et présente, en outre, l’arceau dorsal des deux pénul-
tièmes segments bordés de noir postérieurement. — Ce n’est,
gans doute, qu’une simple variété de coloration.
Saint-Domingue. — Un exemplaire, provenant de la col-
lection Mniszech, est étiqueté de la Guadeloupe ; mais cette
indication me paraît très douteuse.
B’, Ëlytres sans boursouflures anté-apicales,
G. Élytres un peu élargies vers l'extrémité, leurs deux côtes externes
très saillantes postérieurement, où elles sont, en outre, toules
deux sensiblement arquées; la submarginale fortement relevée
dans son tiers antérieur, la juxta-suturale épaissie à la base,
surtout chez les ©,
8. T. Bicocor L., AmϾn. acad., VI (1763), p, 395 (sub Can-
tharis). — Id., Lampyris bicolor, Syst. Nat., 12° éd.,
1, 2, p. 646, — Pyrochroa bicolor Fabr., Syst. enlom.,
p. 203. — Id, Spec, Ins., I, p. 255. — Id., Mantissa
Insect., I, p. 163. — Lycus bicolor Fabr., Syst. Eleuth.,
IT, p. 413. — Id., Ent. Syst., 1, 2, p. 108. — Coqueb.,
xl. Icon, Ins., IIL, 1804, p. 198, pl. 29, fig. —
Calopteron bicolor Ghevr., Ann. Soc. ent. Fr,, 1870,
p. 78.
Saint-Domingue. — Getle espèce a été faussement consi-
dérée comme africaine par les anciens auteurs.
€”. Élytres subparallèles, avec la côle submarginale faiblement relevée
à l'épaule.
D. Les deux côtes externes des élytres se réunissent à l’extrémité,
de manière à figurer une bouele arrondie, la submarginale
très fortement arquée en dehors dans son tiers postérieur, la
2e subrectiligne,
h. T. suAvis J. Duv., Hist. Cuba, p. 80. — Calopteron suave
Chevr., Ann. Soc. ent. Fr., 4870, p. 75, — Charactus
elegans Dej., Cat., 3° éd., p. 142.
Cuba.
Genre T'honalmus. 979
D’. Les deux côtes externes des élytres non réunies postérieurement,
E. Côtes des élylres plus ou moins saillantes, mais toujours bien
visibles ; corps assez allongé.
F. Antennes prolongées, chez les &, à partir du 4° article jusqu’au
10° inclusivement, en un pelit rameau grêle qui se détache
de leur angle apical; celles des ® simplement serriformes ;
côle submarginale des élytres sensiblement arquée en dehors
dans son tiers postérieur, la 2° rectiligne.
5. T. AMABILIS J. Duv., Hist. Guba, p. 82. — Calopteron ama-
bile Chevr., Ann, Soc. ent. Fr., 1870, p. 75.
Cuba.
F°. Antennes simplement serriformes dans les deux sexes; les
2 côtes externes des élytres parallèles entre elles, subrecli-
lignes sur presque toute leur étendue et ne se recourbant
vers l’angle sutural qu’à leur extrémité,
G. Pailes noires, avec la base des cuisses rouge.
6. T. DISTENGUENDUS J. Duv., Hist, Guba, p. 80. — Calopteron
distinguendum Chevr., Ann. Soc, ent. Fr,, 1870, p. 77.
Cuba.
G’. Guisses et tibias en grande partie rouges ; tarses noirs.
7. T. NIGRITARSIS Chevr., Ann. Soc. ent. Fr., 4870, p. 77 (sub
Galopteron), — Calopteron bicolor + J. Duv., Hist. Cuba,
p. 77.
Cuba, — Je possède une © éliquetée de Port-au-Prince,
ce qui semblerait confirmer que lespèce se trouve aussi
à Saint-Domingue, ainsi que l’avait déjà avancé J, Duval,
E”. Côtes des élytres obsolètes ; corps plus large.
F. Cuisses rouges jusqu'aux genoux ; tibias et tarses noirs.
8. T. AULICUS J. Duv., Hist. Cuba, p. 77, pl. 7, fig. 18. —
Calopteron aulicum Chevr., Ann, Soc. ent. Fr., 4870,
p. 76.
Cuba,
en)
SJ
J. BOURGEOIS. — Genre Thonalmus.
F’,. Pattes noires, avec la base des cuisses rouge.
9. T. ELEGANTULUS J. Duv., Hist. Cuba, p. 78. — Calopteron
elegantulum Chevr., Ann. Soc. ent. Fr., 1870, p. 76.
Probablement une simple variété de coloration de l’espèce
précédente.
Cuba.
CATALOGUE DES ESPÈCES DU GENRE Thonalmus.
LT UMILITARIS Dalme ee... TeMaIique
bicolor + Oliv.
denominatus Chevr.
T. DOMINICENSIS Chevr. . ............. S'-Domingue,
bicolor + Cast.
blandus Dej., Cat.
AD BICOLOPAL A UT MAT oh ee S'-Domingue.
T. SUAVIS J. Duv...... PNA MEME dE Et Cuba.
elegans Dej., Gal.
TSAMABILIS II DVI AE RAR EL NCUbA
T. DISTENGUENDUS J. Duv.....,...... Cuba.
T. NIGRITARSIS Chevr............. .. Cuba, ?S'-Domingue.
bicolor ? J. Dur.
TMAULICUS JMD UV: AAA ana Cuba.
T, ELEGANTULUS J. Duv.............. Cuba.
ESSAI MONOGRAPHIQUE
DE LA
F'amille des GYERINID Æ.
Par M. le Dr Maurice RÉGIMBART.
3° PARTIE ({),
(Séances des 26 Septembre et 12 Décembre 1883.)
Orectochilini.
Les insectes de cette tribu ont un faciès spécial qui les fait immédiate-
ment distinguer des autres Gyrinidæ : leur forme est en général assez
allongée, fortement convexe, et l'abdomen se termine en pointe, ce qui
contraste assez avec la troncature large des élytres.
Les yeux sont à peu près égaux en diamètre longitudinal et assez
exactement superposés. Le labre varie beaucoup de forme : chez un grand
nombre il est transversal, court, et paraît tronqué plus ou moins carré-
ment; chez beaucoup d’autres il est plus ou moins allongé et arrondi en
avant; le bord antérieur est garni de cils souvent fort longs. La suture
de l’épistome est très nette dans toute son étendue et tracée par un
sillon transversal ininterrompu.
Le prothorax et les élytres ont les côtés (très rarement toute leur sur-
face) plus ou moins largement ponctués et garnis d’un duvet grisâtre
argenté, doré ou roux; celte portion ponctuée laisse un espace lisse dont
la dimension et les formes varient à l'infini et dont la surface est tantôt
plane, tantôt saillante ou en forme de côles. Lorsque celte région ponc-
tuée-tomenteuse affecte la forme d’une bordure, elle est toujours plus
oo
(1) {re partie, Annales 1882, p. 379 ; 2° partie, Annales 1883, p. 119.
Ann. Soc, ent, Fr, — Janvier 1884.
982 MAURICE RÉGIMBART. (152)
large en avant qu’en arrière sur le prothorax, et sur les élytres elle pré-
sente son maximum de largeur au niveau de l'angle externe de la tronca-
ture, alteignant généralement la suture dans un point plus ou moins
voisin de son extrémité; elle se continue sur les joues chez la plupart
des espèces. Le bord latéral de l’élytre st ‘aplali en gouttière étroite,
tantôt concolore, tantôt testacée, et l’épipleure est pourvu en dedans
d’une dent lamelleuse articulaire ; la troncature est ordinairement brusque
et large, tantôt droite, tanlôt oblique, avec les angles très variables,
aigus, droits ou obtus. Quand l’écusson existe, il est triangulaire et fort
petit, au point d’avoir été souvent méconnu par certains auteurs qui on!
ainsi décrit plusieurs Orectochilus sous le nom de Gyretes.
Les hanches intermédiaires ‘offrent un développement plus grand que
dans les tribus précédentes, el généralement «elles sont séparées com-
plètement l’une de l’autre par le sommet bifide du mésosternum. Par
exception à tous les autres Gyrinides, chez le plus grand nombre des
Orectogyrus, elles sont conliguës dans une partie plus ou moins longue de
leur bord interne ; leur grand axe est sensiblement parallèle à celui des
hanches postérieures qui ne sont guère plus larges en dehors qu'en
dedans, ‘ét dont la dépression ‘occupe une étendue plus grande que la
portiôn plane. Le mélasternum présente la plus grande analogie avec
celui des Gyrinini : il est fortement étranglé et filiforme entre les
hanches, et se dilate triangülairement en dehors. L'épisterne métathora-
cique est beaucoup moins développé que dans les deux autres tribus et
ne limite la hanche postérieure que dans une très faible étendue-en
dehors.
La première suture ventrale est prèsque entièrement effacée et ne con-
siste qu'en un très pelit trait transversal ‘situé vers le tiers interne du
bord postérieur de la hänche. L’avant-dérnier segment abdominal pré-
sente un sillon médian garni de cils, et'le ‘derniers egment, fendu äans
ioute sa Jongueut, est gafni le fong des lèvres de la fente de tongs cils
analogues. Celte fente favorise le mouvement des organes génitaux ‘dans
Pextension.
On ne connaît que peu de choses des mœurs des espèces exotiques qui
doivent certainement vivre dans les eaux courantes des ruisseaux, des
torrents et même des fleuves. C’est ainsi que M. Sallé el le D' Harmand
ont pris, l'un des Gyretes dans les flaques d’eau des torrents au Véneztela,
l’autre des Oreclochilus, en ‘compagnie des Porrhorhynclius, ‘dans les
torrents des montagnes en Cochinchine, Maïs en revanche nous connaissons
(153) Monographie des Gyrinidæ. 389
bien maintenant les mœurs de notre unique espèce européenne, et pour
ma part je prends plaisir à observer cet insecte tous les ans, dans l’Iton,
à Évreux, où il est fort abondant, comme presque partout où il y a des
eaux courantes : c’est le résultat de ces observalions que je vais résu-
mer ici
L'Orectochilus villosus recherche exclusivement les eaux courantes et
se joue volontiers au milieu de l’eau battüe et vivement agitée derrière la
roue des moulins. Il commence à apparaître vers avril ou mai et disparait
cn septembre et octobre, suivant la température; je ne l’ai jamais ren-
cortré l'hiver. 11 ne sort, à l’état normal, qu’à la nuil tombante, et si par
hasard on le voit dans le jour, c’est qu’il a été effrayé ou dérangé, et
alors il se hâte de se rapprocher des rives pour sortir de l’eau. Le jour
il se tient à une hauteur qui varie de cinq à vingt centimètres au-dessus
de l’eau, soit caché dans les mousses ou les interstices des murailles qui
baignent dans l’eau, soit à découvert sur les murailles ou les pierres les
plus lisses, mais dans les endroits ombragés, car il fuit le soleil, qui le
. tue rapidement s'il ne peut se soustraire à ses rayons. Ce n’est que lors-
qu’il fait très froid qu’il se tient submergé et toujours à une très faible
profondeur. Comme je lai dit, il se met en aclivité aux approches de la
nuit, et c’est alors qu’il est intéressant de suivre les sillons qu’il décrit à
la surface de l’eau jusqu’au malin, avec une vilesse prodigieuse, supé-
rieure à celle des Gyrinus. 11 remonte presque toujours le courant, sans
s’écarter beaucoup des rives qu’il touche fréquerament ; il plonge rare-
ment et remonte aussitôt à la surface. Ces évolutions vertigineuses ont
pour but la recherche de la nourriture et aussi la reproduction.
Lorsqu'un mâle à saisi une femelle, il se fixe sur son dos au moyen
des larses antérieurs, de façon que le tiers postérieur de son Corps
dépassé en arrière celui de la femelle; celle-ci aussilôt gagne la rive et
sort un peu de l’eau, à un ou deux centimètres. Le mâle, repliant en des-
sous son dernier segment abdominal parallèlement à l'axe de son corps,
introduit son dard dans la poche copulatrice de la femelle, entre les lames
de l’oviscapte qu’il écarte, tandis que ses deux valves restent en dehors.
Au bout d’une quinzaine de secondes il se retire en arrière, au point que
tout son corps dépasse celui de la femelle et ne lui adhère plus que par
ses larses antérieurs; son abdomen est, dans ce mouvement, considérable-
ment étiré et finit par se rétracter en entraînant avec lui un gros cylindre
de substance spermatique. Alors, délail fort curieux et que je n’ai jamais
384 MAURICE RÉGIMBART. (154)
observé chez aucun insecte aquatique ou terrestre, il quitte la femelle et
dévore avec avidité en quelques secondes toute celte masse spermatique
qui mesure bien de trois à quatre millimètres de long sur un de large.
Ensuite les deux insectes gardent le repos pendant plus ou moins long-
temps, puis reprennent leurs ébats sur l’eau.
Toutes ces phases de l’accouplement se passent en moins d’une minule,
et ont toujours été les mêmes dans les douze cas que j’ai pu observer; l’un
a eu lieu sous mes yeux, en liberté, au bord de la rivière, les autres en
aquarium ou même dans un tube, peu de temps après la capture des
insectes. Nous avons même, avec mon ami L. Bedel, dans un séjour qu'il
a fait avec moi à Évreux, en août 1882, observé sur une feuille de papier
blanc, dans mon cabinet, l’accouplement de deux Orectochilus pris
quelques instants auparavant; seulement, comme c'était dans des condi-
tions de sécheresse très grande, sous la lumière d’une lampe, le cylindre
spermatique se desséchait rapidement à mesure que le mâle se retirait,
et lorsque celui-ci a cherché à le dévorer, il était réduit à l’état d’un fil
élastique et résistant.
Je ne pense pas que l’accouplement ait jamais lieu dans l’eau même, le
mâle ayant besoin d’un point d'appui solide pour le dernier temps de la
copulalion. Il est probable que les œufs sont pondus dans l’eau, très près
de la surface, sur les mousses et même sur les pierres et les murailles
dont le pied baigne. Les insectes que j'ai gardés en aquarium n'ont
jamais pondu, et sont morts au bout d’une semaine au plus, quoique ne
refusant pas de manger les pelits insectes, tels que des Pucerons, que je
leur jetais. Il faudrait en conclure que la durée de leur vie à l’état parfait
est relativement très-brève, car des Gyrinus placés dans les mêmes con-
ditions ont vécu un à deux mois, mais sans que je les visse jamais
s’accoupler.
La plupart des Orcctochilini doivent être nocturnes, ce qui explique-
rait le petit nombre d’exemplaires qui représentent chaque espèce dans
les collections, beaucoup même étant uniques; tandis que les Enhydrini
et Gyrinini, tous diurnes, y sont beaucoup plus abondants. Les Orecto-
gyrus, d'Afrique, à cause de leur coloralion métallique et variée, doivent
au contraire êlre diurnes et vivent aussi dans les eaux courantes ou
renouvelées : c’est dans ces conditions que M. Lelourneux a pris les
O. glaucus et sericeus en Égyple, à Ouadi-Halfa, à la deuxième cataracte
du Nil.
(155) Monographie des Gyrinidæ. 389
Cette troisième tribu est assurément la plus nombreuse en espèces, et
chaque fois que des voyageurs pourront les chasser convenablement en
Afrique, dans l'Amérique méridionale et la région Indo-Malaise, il n’y a
aucun doute qu'ils rapporteront beaucoup d’espèces nouvelles.
J'allais oublier un détail important dans le développement des Orecto-
chilini : c'est que tous ces insectes sont brunâtres ou même jaunûâtres
quand ils sont immatures, ce qui n’a point lieu pour les autres Gyrinides,
qui ont leur coloration complète alors que leurs téguments sont encore
tellement mous, qu’on ne peut les saisir sans les écraser,
Dans les descriptions, pour la longueur du corps des insectes de cette
tribu, je mesure depuis le labre jusqu’au sommet des élytres, laissant de
côté le sommet de l’abdomen, qui peut être plus ou moins saillant, sui-
vant la façon dont l’insecte a été desséché. En outre, je rappelle que,
pour les dessins d’élytres, j'ai supposé ces organes très aplatis, afin de
pouvoir représenter les détails des côtés, qui ne sont pas visibles si l’on
regarde l’insecte perpendiculairement à la suture.
Je divise les Orectochilini en trois genres :
A. Écusson invisible. ..... es ei dite, NON 4 pi Gyretes.
A a. Écusson visible.
B. Hanches intermédiaires très sensiblement atténuées
en dehors, ce qui leur donne une forme irian-
gulaire; la partie externe au moins deux fois
moins large que le bord interne; 5° article des
tarses antérieurs moins d’une fois et demie aussi
JORPÉQUENEN ARE EEE ANUS -. Orectochilus.
B b. Hanches intermédiaires à peine atténuées en de-
hors, ayant une forme presque ovalaire; la
partie externe pas même une fois et demie
plus étroite que le bord interne ; 5° article
des tarses antérieurs deux fois plus long que
le 4° ou au moins une fois et demie plus
IDD MERE I ER an CN OTECIOQURUS
Aun. Soc. ent, Fr, — Mars 1884.
(1883) 1'° partie, 25,
386 MAURICE RÉGIMBART. (156)
VIL Gyretes Brullé, 1834, Hist. nat. Ins., V, p. 244.
Les Gyretes habitent exclusivement l'Amérique et sont surtout abon-
dants dans les régions intertropicales. Ils ne dépassent pas, au nord, la
Californie et le Texas, et, au sud, vont jusqu’à Montevideo. Le princi-
pal caractère est que l’écusson est invisible ; pour le reste, ils sont entiè-
rement semblables aux Orectochilus, dont ils partagent la variabilité,
comme sculpture des élytres et comme forme. Les pattes antérieures
varient considérablement suivant les espèces, mêmes les plus voisines.
Chez les uns, le tarse est peu dilaté, ovale, allongé, et n’atteint même
pas la largeur du tibia; chez d’autres, il est fort dilaté, largement ovale,
à bord externe demi-circulaire, et peut atteindre presque une fois et demie
la largeur du tibia.
Quoiqu'il soit à peu près impossible de les séparer en groupes, j’ad-
mettrai cependant quatre divisions, que je distinguerai ainsi :
1° Taille d’au moins 7 mill.
+ Pronotum et élytres sans liséré jaune. (Espèces 170 à 473.)
tt Pronotum et élytres avec un liséré jaune ou ferrugineux. (Es-
pèces 174 à 176.)
9° Taille inférieure à 7 mill.
+ Prothorax et élytres avec un liséré jaune ou ferrugineux. (Es-
pèces 177 à 186.) -
+ Prothorax et élytres sans liséré jaune. (Espèces 187 à 201.)
4. Taille d'au moins 7 mill.
+ Pronotum et élytres sans liséré jaune.
170. GYRETES SUTURALIS Régimb., n. sp.
Annales 1883, pl. 41 (Gyrinides, pl. V), fig. 97 et 97 «.
Long. 9 4/2 mill. — Elongato-ovalis, vix antice atlenuatus, valde con-
(457) Monographie des Gyrinidæ. 987
veæus; supra nigro-æneus, ad latera paululum cupreus ; infra niger,
abdomine ad apicem ferrugato, pedibus nigro-piceis. Labro sat producto,
rotundato, punctato-tomentoso, antice longissime rufo-cilialo ; prothorace
elytrisque dense punctato-tomentosis, illo disco, his plaga suturali ovata,
lanceolata, postice acuta nec acuminata, lævibus et nitidis; elytris ad
apicem late truncatis, truncatura concava, angulo externo longe spinoso,
interno acuto, leviter producto.— &. Tibiarum anticarum angulo apicali
externo obtuso et sat deleto, tarso ovato, tibia haudk latiore.
Diffère du bidens par:la taille un peu plus grande, le labre plus avancé,
la coloration plus cuivreuse et même un peu irisée sur les côtés des
élytres, et surtout par l’espace sutural lisse qui sur chaque élytre n’oc-
cupe pas tout à fait le tiers de la largeur : cet espace a une forme ovale-
lancéolée, allongée et un peu plus étroite à la région sculellaire, et se
termine régulièrement en pointe non acuminée vers les quatre cinquièmes
de la longueur.
Je n'ai vu qu’un seul &\ faisant partie de ma collection; son étiquette
de localité est illisible, mais je pense qu’il est originaire, comme ses deux
congénères, du Brésil ou des Guyanes.
171. GYRETES BIDENS Oliv., 1792, Ent., LI, 41, p. 13, pl 4, —
Aubé, Spec., p. 751.
Annales 1883, pl. 11 (Gyrinides, pl. V), fig. 98 et 98 «.
Long. 8 mill. — Ovatus, sat elongatus, antice ac postice paululum atte-
nuatus, ad humeros quasi inflatus, perconvexæus ; supru nigro-æneus, nili-
dissimus ; infra niger, abdomuünis apice pedibusque posticis ferrugineis.
Labro semi-circulari, punctato-tomentoso, antice longe rufo-ciliato; pro-
thorace late utrinque punctato-lomentoso ; elytrorum margine tomentoso
in medio parum lato, antice ad basin, ac postice triangulariter usque ad
suturam dilatato ; spatio lævt elliptico, sed postice breviler acuminato ;
elytris ad apicem late truncatis, angulo externo spinoso, interno leviter
acuto, haud prominulo. — &, Tibiarum anticarum angulo apicali externo
obtuso, deleto; larso ovali, tibia haud latiore. —$. Magis convexa, magis
inflala.
Forme extrêmement convexe, ventrue, surtout chez la femelle, atténuée
aux deux bouts ; coloration d’un beau noir bronzé brillant en dessus, noir
profond en dessous, avec le sommet de l'abdomen et les palles natatoires
388 MAURICE RÉGIMBART. (158)
ferrugineux. Labre à peu près demi-circulaire, ponctué et velu, muni au
bord antérieur de longs cils fauves; pronotum lisse dans le tiers médian ;
bordure tomenteuse des élytres peu large au milieu, mais se dilatant le
long du bord basilaire en avant, et en arrière triangulairement sur la
troncature, de façon à rejoindre la suture dans le dernier sixième de sa
longueur ; l’ensemble de l’espace lisse forme une ellipse dont l'extrémité
postérieure est brièvement, mais sensiblement acuminée, c’est-à-dire se
rétrécit brusquement en pointe courte le long de la suture. La troncature
est large, un peu concave, avec l'angle externe épineux et l’interne un
peu aigu, mais non saillant.
Cayenne; généralement répandu dans les collections.
172. GYRETES sExUALIS Régimb., n. sp.
Annales 1883, pl. 11 (Gyrinides, pl. V), fig. 99.
Long. 7 1/2 à 8 mill. — Præcedenti forma et statura simillimus ; supra
G' lævis, nitidissimus, nigro-æneus, ® subtilissime et fortiter reticulata,
opaca, Sericeo-ænea ; infra niger, abdomine pedibusque ferrugineis. Ely-
trorum spatio lævi minore, postice multo longius acuminato. — &. Tibiis
anticis angulo apicali externo deleto, sed minus obtuso ; tarso paulo latius
ovato.
Cette espèce, qui a la plus grande analogie avec le bidens, en diffère
par la structure de la femelle et par la bordure tomenteuse des élytres.
Le mâle est très brillant au milieu et absolument lisse; la femelle au con-
traire est couverte en dessus d’une réticulation très fine el bien imprimée
qui la rend opaque ; la bande tomenteuse des élytres est plus large, se
rapproche un peu plus du point scutellaire en avant, et se dilate plus
largement et un peu moins brusquement en arrière; de plus l’angle
externe apical du tibia g' est un peu moins obtus, quoique aussi émoussé,
et le tarse est un peu plus largement dilaté.
Cayenne; Amazone. Je n'ai vu qu’un G' (coll. Sharp) et deux & (Mus.
de Paris, coll. Régimbart).
478. GYRETES SERICEUS Laboulb., 1853, Ann. Soc. ent. Fr., p. 48, pl. 4.
Annales 1883, pl. 11 (Gyrinides, pl. V), fig. 400 et 400 a.
Long, 8 1/2 à 9 mill, — Ovatus, haud elongatus, modice convexus ;
(159) Monographie des Gyrinidæ. 389
supra nitidulus, punctulatus, cinereo-tomentosus ; capite, prothorace in
medio baseos spatio minuto triangulari, elytris linea angustissima sutu-
ralé postice paulo ante medium suturæ rotundatim dilatata, lævibus et niti-
dissimis ; infra nigro-brunneus, abdominis apice, epipleuris pedibusque
ferrugineis. Labro punctato, valde transverso. Elytrorum truncatura fere
recta, extus paululum concava, angulo extlerno subacuto, prominulo, sutu-
rali recto, haud deleto. — &\ Tibiis anticis angulo apicali externo sub-
obtuso, vix deleto; tarso tibia paulo angustiore.
Ovale, non allongé, un peu atténué en arrière et médiocrement con-
vexe; dessus du corps assez brillant, finement ponctué, couvert d’un
duvet court et d’un gris verdâtre; la tête est lisse; le milieu de la base
du pronotum présente un petit espace triangulaire lisse, qui se continue
sur les élytres par une ligne suturale très étroite, dilatée en forme de
spatule avant le milieu de la suture. Le dessous est d’un brun noir, avec
le sommet de l’abdomen, les pattes et les épipleures ferrugineux. Le labre
est très court, transversal et faiblement arrondi; la troncature des élytres
est un peu oblique et concave seulement en dehors; l’angle externe est
un peu aigu et saillant, le sutural droit et nullement émoussé.
Bon nombre d'exemplaires sont défraichis et frottés, et par conséquent
paraissent d’un noir uniforme; on voit alors distinctement que toute la
parlie ponctuée est en même temps réticulée avec une extrême finesse.
Venezuela, principalement à Caracas ; commun.
++ Pronotum et élytres avec un liséré ferrugineux ou jaune.
174. GYRETES MELANARIUS Aubé, 1838, Spec., p. 748.
Annales 1883, pl. 11 (Gyrinides, pl V), fig. 101 et 101 a.
Long. 8 4/2 à 10 mill. — Ovatus, latus, postice attenuatus, modice con-
veus ; supra, capite exceplo, dense et tlenuissime reticulatus, nitidus,
niger, aliquoties ænescens, obscure el angustissime ferrugineo-limbatus ;
énfra piceus ; abdomine, epipleuris pedibusque ferrugineis. Labro punc-
tato, antice lævi, transverso; prothorace elytrisque & latissime, $ minus
late utrinque punctalo-lomentosis, hac regione tomentosa suturam ante
apicem attingente ; truncatura paululum conveæa et obliqua, angul
390 MAURICE RÉGIMBART. (160)
exlerno obtusiusculo, nec prominulo, nec deleto, suturali recto.—d\, Tibiis
anticis angulo apicali exlerno deleto; tarso valde dilatato, tibia paulo
latiore.
Largement ovale et médiocrement convexe, surlout chez le mâle ; dessus
densément et très finement réticulé et brillant, d’un beau noir, parfois
bronzé, surtout chez la femelle, avec un liséré ferrugineux étroit et peu
apparent; la tête est lisse et ne présente de trace de réticulatlon qu’autour
des yeux. Le labre est transversal, ponctué dans sa plus grande partie,
lisse au milieu et en avant. La bordure tomenteuse du pronotum, à peu
près semblable dans les deux sexes, n’occupe guère de chaque côté qu’un
quart de la largeur; celle des élytres est beaucoup plus large chez le
mâle ; il en résulte que dans ce sexe la région lisse présente un aspect
triangulaire ou cunéiforme, à côtés à peu près rectilignes, se terminant
en pointe vers les cinq sixièmes de la suture. Chez la femelle la région
lisse est ovale, à côtés curvilignes, et se termine moins en pointe vers
les sept huitièmes de la suture; troncature un peu oblique et légèrement
convexe, l’angle externe un peu obtus, mais non émoussé, le sutural
droit. Pattes antérieures du mâle très robustes, tarses largement dilatés.
Brésil. (Coll. Sharp, Wehncke, Sédillot, Oberthür, Régimbart; Mus. de
Bruxelles, etc.)
175. GYRETES DORSALIS Brullé, 1837, Voy. d’Orb., Col., p. 52. —
Aubé, Sp., p. 749.
Annales 1883, pl. 41 (Gyrinides, pl. V), fig. 102.
Long. 7 1/2 à 8 1/2 mill. — Ovatus, sat elongatus, antice ac postice
attenuatus, leviter rhomboideus, valde convexus ; supra nitidissimus,
lævis, niger, sæpe brunneus (immaturus), anguste flavo-limbatus ; infra
ferrugineus, pectoris laleribus nigricantibus. Labro punctato; pronoto in
medio lævi; elytris plaga lata breviter lanceolata, a basi usque ultra
medium ornatis, ad apicem concaviler ct paululum oblique truncatis,
angulis acutis, prominulis (externo præcipue). —d. Tibiis anticis angulo
apicali externo leviter deleto; tarso modice dilatato.
Corps très convexe, de forme ovale et assez allongée, assez brusque-
ment rétrécie aux deux bouts, et par conséquent un peu rhomboïdal. La
coloration chez les individus bien développés est d’un noir très brillant
(161) Monographie des Gyrinidæ. 994
sur les parties lisses, plus ou moins brunâlre chez ceux qui sont imma-
tures. La portion lisse du pronotum occupe un peu plus du tiers médian;
celle des élytres est largement ovale, lancéolée, se rétrécit un peu à la
base et se termine un peu après le milieu de la suture; le duvet de la
partie ponctuée est d’un gris de souris; la troncature est un peu oblique
et concave, et les deux angles sont aigus et saillants ; chez la femelle
l’angle sutural est aussi avancé que l’externe.
Brésil. (Coll. Oberthür, Wehncke, Sédillot, Régimbart ; Mus. de Paris.)
176. GYRETES SHARPI Régimb., n. sp.
Long. 7 mill. — Præcedenti fere omnino similis; paulo minor, paulo
minus convexus, prothoracis elytrorumque regione lævi minus extensa.
Cette espèce ne diffère de la précédente que par les points suivants :
sa taille est plus petite, sa forme un peu moins convexe; la portion lisse
du pronolum n’occupe guère que le tiers médian; celle des élytres est
infiniment plus étroite, oblongue, et se termine en s’arrondissant un
peu avant le milieu de la suture.
Brésil : Santa-Cruz; un seul 4 (Coll. Sharp.)
2. Taille inférieure à 7 mul.
+ Prothorax et élytres avec un l'iséré jaune ou ferrugineux.
177. GYRETES VULNERATUS Aubé, 1838, Spec., p. 7/42.
Annales 1883, pl. 41 (Gyrinides, pl. V), fig. 103.
Long. 5 1/2 à 6 mill. — Ovatus, vix elongatus, postice attenuatus, con-
vexus, supra G'lævis, iridescens, nitidissimus, © subtilissime reticulata
et opaca, niger, vel fusco-niger, sat anguste luteo-marginatus, infra rufo-
ferrugineus. Labro rufo-ferrugineo, in medio antice lævi, utrinque et pos-
tice fortiler punclato; pronolo late ad latera punclato-tomentoso ; elytris
ad latera sat anguste tomentosis, hoc margine tomentoso vix postice latiore
et in medio truncaturæ desinente ÿtruncatura parum obliqua, © fortiter
obliqua, angulo externo prominulo subacuto, suturali & recto, $ subacuto,
prominulo et extus leviter curvalo.— d', Tibiis anticis robustis, angulo api-
392 MAURICE REGIMBART. (162)
cali externo fere recto, minime delelo; tarso valde dilatato, tibia latiore.
— 9. In medio elytrorum utrinque duabus costulis antice et postice valde
abbreviatis et foveam inter se includentibus, corpore postice magis angusto
el compresso.
Ovale, peu allongé, convexe, surtout chez la femelle qui est en même
temps plus atténuée en arrière et plus comprimée. Chez le mâle le dessus
du corps est entièrement lisse, très brillant, noir ou brun bronzé, à
reflets irisés, la troncature est presque droite, avec l’angle apical externe
subaigu et saillant ; le sutural droit; le tibia antérieur robuste, à angle
apical externe presque droit et bien senti, à tarse très dilaté, un peu plus
large que le tibia. Ghez la femelle le dessus du corps est finement et den-
sément réticulé, opaque; les élytres présentent vers le milieu de leur
longueur et un peu en dehors deux côtes assez saillantes, abrégées en
avant et en arrière, et limitant entre elles une sorte de fovéole oblongue
et peu profonde; la troncature est assez fortement oblique, avec l’angle
apical externe subaïgu et un peu moins saillant, le sutural plus saillant,
un peu émoussé et déjeté en dehors, ce qui rend les élytres déhiscentes
au sommet. Dans les deux sexes le labre, le dessous du corps et les
pattes sont roux ferrugineux, le dessus bordé de jaune; la bande tomen-
teuse est large, celle des élytres assez étroite, à peine plus large en
arrière, où elle vient atteindre le milieu de la troncalure.
Haïti.
178. GYRETES CUBENSIS Régimb., n. sp.
Annales 1883, pl. 11 (Gyrinides, pl. V), fig. 104.
Long. 5 mil. — ©. Præcedenti simillimus : minor, paulo magis elon-
gatus, convexior ; supra nitidissimus, omnino lævis; labro nigro, æqua-
liter punctato; prothoracis et elytrorum limbo ferrugineo angustiore ;
margine tomentoso quoque angustiore, postice arcuatim dilatato et sutu-
ram ante apicem allingente; angulo suturali magis acuto et prominulo.—
d, Ignotus.
Très voisin, mais très nettement distinct du vu/neratus par sa taille
plus petite et le dessus du corps entièrement lisse et brillant ; de plus la
forme est encore plus convexe et un peu plus allongée; le labre est noir
et entièrement ponctué, le liséré jaune du pronotum et des élytres plus
étroit et plus ferrugineux; la bordure tomenteuse également plus étroite,
(163) Monographie des Gyrinidæ. 393
surtout à la base des élytres, se dilate brusquement vers les trois quarts
postérieurs pour venir atteindre par un bord interne convexe la suture
près de son extrémité; l’angle sutural des élytres est plus aigu et plus
saillant.
Je n’ai vu qu’une seule femelle, de Cuba, appartenant à M. Wehncke.
179. GYRETES GLABRATUS Régimb., 4881, Not. Leyd. Mus., vol. IV,
p. 70.
Annales 1883, pl. 41 (Gyrinides, pl. V), fig. 105 et 105 4.
Long. 5 1/2 à 6 mill. — G. cincto Germ. sémillimus : ovatus convexus,
postice attenuatus ; supra nitidissimus, nigro-cæruleus, plus minor iri-
color, anguste luteo-marginatus, subtus nigro-piceus, pectore medio, abdo-
minis apice pedibusque rufis, epipleuris flavis. Prothorace ad latera
anguste punctato-tomentoso, elytris ad apicem paulo oblique truncatis
(8 magis oblique), angulis rectis, haud deletis ; elytris angustissime ulrin-
que a medio et secundum truncaturam punctato-tomentosis. — &. Tibiis
anticis angulo apicali externo obtuso, vix deleto; tarso dilatato, sat
breviter ovato.
@ var. Elytris subopacis, dense et tenuissime reticulatis.
Cette espèce, très voisine du cenctus, en diffère par les caractères sui-
vants : bordure tomenteuse du prothorax un peu plus étroite, celle des
élytres à peine perceptible avant le milieu et consistant en un très fin
liséré qui se dilate très peu en arrière en suivant le contour du bord
externe et de la troncature, pour alteindre la suture à peine avant son
extrémité ; troncature plus oblique, surtout chez la femelle. — & Tibia
antérieur à angle externe apical obtus et à peine émoussé, tandis qu’il
est très arrondi chez le cénctus; tarse également dilaté et brièvement
ovale. Y
© var. Élytres subopaques, couvertes d’une réticulation serrée et très
fine, dont les mailles sont parfailement arrondies.
Brésil. (Mus. de Leyde, de Bruxelles; coll. Sédillot, Wehncke, Régim-
bart.)
99/ MAURICE RÉGIMBART. (164)
180. GYRETES CINCTUS Germ., 182/, Ins. Spc. nov., p. 88 —
Aubé, Spec., p. 745.
Annales 1883, pl. 11 (Gyrinides, pl. V), fig. 106 et 406 a.
Long. 5 à 6 1/2 mill. — Ovalis, vix elongatus, postice plus minus atte-
nualus, conveœus; Supra nilidissimus, nigro cæruleus, tridescens, luteo-
mar ginatus ; infra nigro-piceus, pectore medio, abdominis apice pedibusque
rufis. Labro antice sat rotundalo, fortiler punctato, nigricante ; capite
lævi, utrinque punclis non nullis notato ; prothorace ad latera sat anguste
punctato-lomentoso; elytris margine tomentoso in medio angustissimo, :
vix visibili, ad humeros leviter et breviter dilatato, post medium plus
minus triangulariter dilatato et suturam paulo ante apicem altingente ;
truncalura fere recta, angulis haud deletis, externo subobtuso, suturali
recto. — &. Tibiis anticis angulo apicali exlerno rotundato et deleto ;
tarso ovalo, libia haud latiore.
£ var. Elytris postice utlrinque intra marginem tomentosum persubti-
lissime reticulatis el subopacis.
Espèce très variable de taille, ovale, à peine allongée, convexe, plus ou
moins atténuée en arrière, et souvent sensiblement rhomboïdal, d’un
beau noir élincelant et très irisé en dessus, avec un fin liséré jaune, d’un
noir de poix en dessous, avec le milieu de la poitrine, les derniers seg-
ments abdominaux et les pattes roux. Labre un peu plus court que large,
arrondi en avant, mais non demi-circulaire, fortement ponctué; têle mar-
quée de chaque côté en avant de quelques points peu rapprochés et épars;
bordure tomenteuse du pronotum étroite, à peine plus large en avant;
celle des élytres réduite à une simple rangée de points pilifères dans la
moitié antérieure où elle se dilate brièvement à l’angle huméral, dilatée
triangulairement et plus ou moins largement dans la deuxième moitié
pour venir toucher-la suture très près de son extrémité, le bord interne
de cette dilatation triangulaire, étant tantôt rectiligne, tantôt un peu con-
vexe et flexueux; troncature presque droite avec les angles non émoussés,
l’externe presque droit ou subobtus, le sutural droit.
Chez le mâle le Libia a l’angle apical externe arrondi et émoussé, et le
tarse ovale est de même largeur. La plupart des femelles sont entièrement
lisses comme les mâles: mais chez quelques-unes on remarque dans la
(165) Monographie des Gyrinidæ. 995
seconde moitié des élytres, en dedans de la bordure tomenteuse, une
bande longitudinale subopaque formée d’une réticulation excessivement
subtile.
Brésil.
181. GYRETES BOLIVARI Régimb., n. sp.
Long. 5 mill. — Ovatus, elongatulus, convexus ; supra nigro-castaneus,
nitidissimus, luteo-marginatus; infra piceo-ferrugineus, pectore medio,
abdomine pedibusque rufescentibus. Capite lævi, ad latera haud punctato ;
labro antice rotundato, punctalo ; prothoracis elytrorumque mar gine tomen-
toso sat angusto, in his postice leviter latiore, et suluram vix ante apicem
attingente ; truncatura rectla, extus paululum sinuata, angulis rectis. —
d. Tibiis anticis angulo apicali externo obtuso, delelo; tarso ovato, tibia
vir angustiore. É
Bien distinct du cinctus par sa forme un peu plus allongée et moins
élargie aux épaules, par sa couleur plus brunâtre et moins chatoyante,
par la troncature des élytres plus sensiblement sinueuse en dehors, ce
qui rend les angles externes plus nets, par leur bordure tomenteuse très
visible dans la moitié antérieure, mais assez étroite, se dilatant faiblement
et insensiblement en arrière, pour atteindre la suture très près du som-
met. De plus la tête est entièrement lisse et nullement ponctuée sur les
côtés, et le tarse antérieur chez le mâle est moins dilaté et même un peu
plus étroit que le tibia.
Amérique méridionale : Ecuador. (Mus. de Madrid;. coll. Régimbart.)
Je dédie cette espèce à M. I. Bolivar.
182. GYRETES PYGMÆUS Régimb., 1881, Not. Leyd. Mus, vol. IV, p. 70.
Annales 1883, pl. 11 (Gyrinides, pl. V), fig. 407.
Long. 4 1/4 mill. — Ovalis, valde convexus; supra nitidissimus, cæruleo-
niger, tenuissime luteo-marginatus ; infra nigro-piceus, pectore medio,
abdomine pedibusque anticis rufis, intermediis et posticis epipleurisque
flavo-testaceis. Prothorace latius antice quam postice ad latera punctato-
tomentoso; elytris fere recte truncalis, angulis rectis, haud deletis, anguste
ad latera, vix latius postice ct usque ad angulum suturalem punctato-
tomentosis.
396 MAURICE RÉGIMBART. (166)
Ovale, très convexe: dessus d’un noir très brillant à reflets bleuâtres,
avec une bande jaune excessivement fine au prothorax et aux élytres;
dessous d’un noir de poix, avec le milieu de la poitrine, l’abdomen et les
pattes antérieures roussâtres, les nageoires et les épipleures d’un jaune
vif. Bordure tomenteuse du pronotum assez large en avant, plus étroite
en arrière, celle des élytres très étroite, s’élargissant à peine vers l’angle
externe de la troncature, pour venir se terminer à l’angle sutural; tron-
cature à peu près droite, avec les angles non émoussés et non saillants.
Brésil, 3 femelles. (Mus. de Leyde ; coll. Wehncke.)
183. GYRETES OBLONGUS Régimb., n, sp.
Long. 4 4/5 mill. — Ovalis, oblongus, ab humeris postice attenuatus,
conveæus et leviter compressus ; supra nilidissimus, niger, valde irides-
cens, ad latera tenuiter luteo-limbatus, infra nigro-piceus, abdomine fer-
rugato, pedibus rufis. Elytrorum margine punctato-tomentoso angusto,
secundum truncaturam latiore, suturam vix ante apicem attingente; trun-
catura recta, angulo externo obtuso leviter deleto. — &. Tibüs anticis
angulo apicali externo subacuto, arguto ; tarso brevi, late ovato.
Gelte espèce est encore voisine du pygmaæus, mais bien facile à distin-
guer par sa forme allongée et un peu comprimée, régulièrement et légère-
ment atténuée en arrière depuis les épaules, où se trouve la plus grande
largeur du corps, le contour des élytres étant à peine arqué. La couleur
est d’un beau noir brillant très irisé, avec une fine bordure jaune: la
marge tomenteuse des élytres est étroite, mais s’élargit notablement le
long de la troncature et vient toucher la suture un peu avant le sommet ;
la troncature est droite, avec l’angle externe oblus et un peu émoussé.
Chez le mâle le tibia a l’angle apical externe un peu aigu et très senti,
le tarse est largement ovale.
Un seul mâle, appartenant au Muséum de Paris, et étiqueté : Mato-
Grosso.
184. GYRETES TUMIDUS Régimb., n. sp.
Long. 4 3/4 mill. —G. pygmeo valde affinis : convexior, brevior, latior ;
supra nitidissimus , valde iridescens ; elytris magis oblique truncatis,
angulo externo obtuso, häud delelo, marginibus tomentosis similibus.
(167) Monographie des Gyrinidæ. 397
Diffère du pygmæus, dont il est très voisin, par sa taille plus grande,
sa forme beaucoup plus convexe, plus courte et plus ventrue, sa colora-
tion très irisée, principalement sur les élytres dont la troncature est
oblique, ce qui rend l'angle externe très obtus, sans être émoussé.
Je n’ai vu qu’une seule femelle, appartenant au Muséum de Paris, et
portant comme indication de localité : de Goyaz à Cuyaba.
185. GYRETES NITIDULUS Laboulb., 1853, Ann. Soc. ent. Fr., p. 53, pl, 4.
Annales 1883, pl. 11 (Gyrinides, pl. V), fig. 108.
Long. 5 à 5 1/2 mill. — Elongato-ovatus, valde convexus ; supra niti-
dus, nigro-æneus, angustissime rufo marginatus ; infra brunneo-ferru-
gineus, pectore medio abdomineque plus minus rufescentibus, epipleuris,
pedibus et labro rufo-ferrugatis. Prothorace ad latera sat late (paulo
latius antice) punctato-tomentoso ; elytris lævibus, vix oblique truncatis,
angulo externo subacuto, prominulo, suturali recto, margine tomentoso
trregulari, a basi usque ad medium angustissimo, ad medium subito
valde dilatato et antice appendiculato, ante apicem latissime dilatato, nec
suturam, nec angulum internum attingente. — d, Tibiis anticis validis,
brevibus, latis, angulo apicali externo valde obtuso, rotundato et deleto ;
tarso dilatato, ad apicem attenuato, tibia haud angustiore et vix breviore.
Ovale, allongé, très convexe ; dessus d’un noir bronzé brillant, avec un
fin liséré roussâtre ; dessous d’un brun ferrugineux, un peu plus clair sur
le milieu de la poitrine et sur l'abdomen; pattes, antennes et labre d’un
roux ferrugineux; bordure tomenteuse du prolhorax assez large, surtout
en avant; élytres lisses, à troncature à peine oblique, l’angle externe
presque aigu, bien saillant, le sutural droit, leur bordure tomenteuse
irrégulière, très étroite dans Ja première moitié, s’élargissant une pre-
mière fois brusquement au milieu, en envoyant en avant un petit prolon-
gement, une deuxième foïs un peu moins brusquement el un peu oblique-
ment vers les trois quarts postérieurs, pour se diriger ensuite parallèle-
ment à la suture sur la troncature, le long de laquelle elle s’échancre
légèrement, surtout chez le mâle. Tibia antérieur du mâle très robuste,
large, court, avec l’angle externe très obtus, très arrondi el tout à fait
effacé ; tarse bien dilaté, ovale, alténué au sommet, aussi large et à peine
plus court que le tibia.
398 MAURICE RÉGIMBART. (168)
Deux exemplaires de l’Amazone : Muséum de Paris, G'; de Bruxelles, ©,
qui est le type de l’ancienne collection Chevrolat.
186. GYRETES PARVULUS Laboulb., 1853, Ann. Soc. ent. Fr., p. 58.
« Corps très brillant, d’un noir bronzé, bordé de jaune, avec une bor-
dure ponctuée duveteuse assez large, régulière, atteignant largement en
arrière la suture élytrale. Troncature des élytres à peu près droite; angle
postéro-externe droit, un peu ouvert. Labre noir; antennes noires, à base
testacée, ainsi que les pattes; dessous brunâtre. g.
« De la coloration des vulneratus et cinctus, et de la taille du Levs.
« Cayenne. »
Je n’ai vu aucun exemplaire de ce Gyretes.
++ Prothorax et élytres sans liséré jaune.
187. GYRETES LEVIS Brullé, 14836, Voy. d'Orb., Gol., p. 52. —
Aubé, Spec., p. 757.
Annales 1883, pl. 41 (Gyrinides, pl. V), fig. 445.
Long. 4 4/4 mill. — Ovatus, vix elongalus, convexus, supra lævis, nitr-
dissimus, nigro- vel brunneo-æneus, infra rufo-ferrugineus, abdominis
apicis pedibusque pallidioribus. Labro ferrugineo; prothorace ad latera
punctato-tomentoso ; elytris ad apicem paulo oblique et leviter rotundatim
truncatis, angulo externo obluso, haud deleto, suturali recto, margine
tomentoso angusto, paullo ante apicem dilatato et angulum suturalem
attingente. — &. Tibiis anticis latis, angulo apicali externo obtuso et
deleto, tarso late dilatato.
Ovale, à peine allongé, convexe; dessus du corps très brillant, d’un
noir plus-ou moins bronzé, parfois brunâtre; dessous d’un roux ferrugi-
neux, plus clair sur les paltes et au sommet de l’abdomen. Labre ferru-
gineux ; bordure tomenteuse du pronotum médiocrement large, plus
“étroite en arrière; élytres à troncature un peu oblique et légèrement
arrondie au milieu, l'angle externe obtus et très net, l’interne droit et
également non émoussé ; leur bordure tomenteuse étroile se dilate brus-
(169) Monographie des Gyrinide. 399
quement vers les trois quarts de la longueur, pour venir par un bord
interne convexe se terminer à l’angle sutural. Chez le mâle les tibias sont
robustes avec l’angle apical externe obtus et émoussé; le tarse est ovale,
large et assez court.
Brésil. (Mus. de Bruxelles; coll. Régimbart.)
188. GYRETES GUATEMALENSIS Régimb., n. sp.
+ levis Sharp, 1882, Biol. Centr.-Amer., Col., vol. I, p. 54.
Long. 4 4/2 mil — Præcedenti simillimus : paulo magis elongatus et
postice attenuatus ; elytrorum margine tomentoso ad humero, angustiore,
deinde usque ad angulum suluralem dilatato et post medium subangula-
tim convexo; pygidio flavo. — &. Tibis anticis sat crassis, angulo api-
cali externo fere recto, vix deleto ; tarso paulo minus dilatato, magis
oblongo.
Cet insecte me paraît une espèce distincte du levis Br. : il est un peu
plus allongé et plus atténué en arrière et d’une couleur plus noire; la
bordure tomenteuse des élytres, au lieu d’être parallèle dans les deux
premiers tiers, comme chez le levis, se dilate au contraire régulièrement
depuis les épaules où elle est très étroite, puis vers les trois quarts la
dilatation augmente en restant moins brusque et plus oblique, et le bord
interne, plus anguleusement convexe, vient toucher la suture à l’angle
apical interne; la troncature est un peu plus oblique et plus convexe ; le
pygidium est fauve, tandis qu’il est noir chez le levis; le tibia antérieur
du mâle a l’angle apical externe presque droit et à peine émoussé ; enfin
le tarse est moins court, oblong et un peu moins dilaté à la base.
Guatemala : Paso-Antonio. (Goll. Sharp.) Je n’ai vu qu’un seul exem-
plaire
189. GYRETES SINUATUS Lec., 1851, Ann. Lyc., V, p. 210.
Long. 5 à 5 1/2 mill — Ovalis, elongalus, valde convexus; supra niti-
dissimus, niger, vel nigro-brunneus, leviler ænescens ; infra ferrugineus,
pectore abdominisque basi nigricantibus. Labro ferrugineo ; capite protho-
raceque in utroque seæu subtilissème reliculatis, elytris læribus; protho-
racis margine tomentoso sat lalo, elylrorum angusto, ad angulum exlernum
00 MAURICE RÉGIMBART. (170)
leviter dilatato et suturam ad apicem attingente ; truncatura oblique, con-
vexa, extus leviter sinuata, angulo externo obtuso, haud deleto, interno
recto. & tibiis anticis angulo externo fere recto, haud deleto; tarso
ovato, ad apicem attenuato. — ©. Elytrorum margine tomentoso latiore
et postice magis dilatato.
Espèce de forme allongée ct d’un ovale bien régulier, très convexe et
même comprimée latéralement, d’un beau noir bronzé en dessus, quelque-
fois un peu brunâtre, la tête et le pronotum très finement et à peine visi-
blement réticulés, les élytres lisses; bordure tomenteuse du pronotum
assez large en avant, celle des élytres étroite, se dilatant peu en arrière,
et venant se terminer à l'angle sutural, en touchant à peine la suture.
Cette description se rapporte aux trois mâles que j'ai vus, et dont l’un
est un type du D’ Le Conte. Chez la seule femelle que j'ai sous les yeux
et que je ne puis rapporter qu'à cette espèce, la bordure tomenteuse est
plus large, plus brusquement dilatée aux trois quarts postérieurs et vient
toucher l’angle sutural par un bord interne plus convexe et plus oblique;
la troncature est oblique, plus ou moins convexe au milieu, faiblement
sinuée en arrière de l’angle externe qui est obtus, tandis que l’interne
est droit, tous les deux non émoussés.
Californie; Texas. (Coll. Le Conte, Sédillot, Wehncke, Régimbart.)
Ici viendrait se placer le G. compressus Lec. (New Spec. North Am.
Col. [Smiths. Inst.], p. 23), dont je n’ai vu aucun exemplaire. Le D’ John
Le Conte m'écrivait qu’il considérait cette espèce comme ne devant pro-
bablement pas être maintenue, car le seul exemplaire qu’il a vu lui paraît
être un individu assez mal développé du sinuatus. Voici du reste ce qu'il
en dit, comparativement au sinuatus (Proceed. Acad. Nat, Sc. Philad.,
1868, p. 373) :
« Still more elongate, and more convex, and more narrowed in front
than behind, dark bronzed, shining ; sides of prothorax and elytra den-
sely punctured and pubescent, punctures not quite reaching, the suture ;
tip broadly and obliquely truncate and very feebly sinuate, outer angle
obtuse, distinct, slightiy prominent, inflexed margins black ; body beneath
dark brownish red, feet and tip of abdomen paler.— Long. 6 3/4 mill.
« One specimen collected at Quincy, Illinois, by M. Willcox. »
(171) Monographie des Gyrinidæ. 01
190. GYRETES SALLEI Laboulb., 14853, Ann. Soc. ent. Fr., p. 51.
Annales 1883, pl. 11 (Gyrinides, pl. V), fig. 109.
Long. b mill. — Ovatus, ad humeros dilatatus, antice ac postice atte-
nuatus, valde convexus, supra nilidus, niger, elytris ad latera et apicem
angustissime et obscure ferrugineo marginatis ; infra nigro ferrugineus,
pectore medio abdominisque apice rufescentibus, epipleuris pedibusque
rufis. Prothorace ad latera sat late (vix latius antice) punctato-tomentoso;
elytris vix oblique truncatis, angulo externo recto, vix prominulo, sutu-
rali recto, margine tomentoso a basi usque ad angulum suturalem sat
regulariter dilatato, ante apicem intus angulatim producto. — &'. Ignotus.
— Q. Tibiæ angulo apicali externo recto, haud deleto.
Ovale, à peine allongé, ayant son maximum de dilatation vers les
épaules, atténué aux deux bouts et très convexe; dessus brillant, d’un
noir profond avec un fin liséré d’un ferrugineux obscur au bord et à la
troncature des élytres; dessous d’un noir ferrugineux, avec le milieu du
sternum et les derniers segments abdominaux roussâtres, les pattes et les
épipleures d’un roux plus clair ; bordure tomenteuse du pronotum assez
large, à peine rétrécie en arrière; élytres à troncature à peine oblique,
l’angle externe droit, à peine saillant, le sutural également droit; bordure
tomenteuse s’élargissant régulièrement de l’angle huméral, où elle est
étroite, jusqu’à l'angle sutural en présentant vers les trois quarts posté-
rieurs une large saillie interne en forme d’angle un peu obtus.
Le mâle m'est inconnu.
Venezuela : Caracas, $ type. (Mus. de Bruxelles, anc. Coll. Chevrolat.)
194, GYRETES SCAPHIDIFORMIS Régimh., 1881, Not, Leyd. Mus.,
vol. IV, p. 69.
Long. 6 1/4 à 6 3/4 mill. —Ovatus, brevis, valde conveæus ; supra niti-
dissimus, cæruleo-niger ; infra piceo-niger, pectore medio et abdominis
segmentis præter primum rufo-ferrugineis, pedibus et epipleuris rufis.
Prothorace ad latera, latius antice, punctato-tomentoso; elytris postice
stricte ferrugineo vix limbatis, anguste ad latlera, latius ad apicem et
usque ad extremam Suluram punclaio-tomentosis, vix oblique truncatis,
(1883) 1'° partie, 26.
102 MAURICE RÉGIMBART. (ae (172)
angulis rectis, haud deletis. —G'. Tibüs anticis angulo externo recto, vix
prominulo, tarso parum dilatato, tibia paulo angustiore.
Ovale, large, court et très convexe ; dessus d’un beau noir bleuâtre très
brillant et à reflets irisés; dessous d’un brun noir, avec le milieu de la
poitrine et l’abdomen, moins le premier segment, d’un roux ferrugineux,
les épipleures et les pattes plus clairs. Bordure tomenteuse du pronotum
assez large et occupant de chaque côté environ un sixième de la largeur,
celle des élytres assez étroite au premier tiers et de là s’élargissant assez
régulièrement, pour venir toucher la suture un peu avant son extrémité ;
troncature très peu oblique, avec les angles droits et non émoussés. Chez
le mâle les tibias antérieurs sont droits, relativement étroits, avec l'angle
externe droit ; le tarse est très peu dilaté et plus étroit que le tibia.
Colombie : Bogota; Venezuela : Caracas ; Brésil. (Coll. Sharp, Wehncke,
Oberthür, Sédillot, Régimbart ; Mus, de Leyde.)
Le Musée de Leyde possède un Gyretes que je ne puis rapporter qu’à
cette espèce : il en diffère par la taille un peu plus petite (6 mill.) et par
la bordure tomenteuse des élytres qui s’élargit très brusquement au
milieu en y formant une saillie en forme d’angle obtus et qui atteint la
suture un peu plus haut.
199. GYRETES ACUTANGULUS Sharp, 1882, Biol. Centr. Am., Col.,
vol. I, p. 51.
Annales 4883, pl. 41 (Gyrinides, pl V), fig. 440.
Long. 9 mill. — G. scaphidiformis sémillimus : paulo minor, postice
magis attenuatus ; truncaturæ angulo externo subacuto, porrecto ; elytro-
rum margine tomentoso paulo angustiore et poslice magis subilo dilatato.
Excessivement voisine du scaphidiformis, cette espèce en diffère par sa
taille un peu plus petite, sa forme plus atlénuée en arrière où elle paraît
en même temps plus comprimée, la bordure tomenteuse est plus étroite
au prothorax, ainsi qu'aux élytres où elle se dilate brusquement seule-
ment aux trois quarts postérieurs pour venir par un bord interne plus
convexe toucher la suture à peu près au même point. La troncature esl
un peu plus convexe et un peu sinuée, et l’angle externe est aigu et sail-
(173) Monographie des Gyrinidæ. 103
lant en arrière. Chez le mâle les pattes antérieures sont également faibles
et le tarse peut-être encore moins dilaté.
Mexique. (Coll. Sharp, Régimbart,.)
193. GYRETES MORIO Aubé, 1838, Spec., p. 746.
Annales 1883, pl. 11 (Gyrinides, pl. V), fig. 118.
Long. 5 3/4 à 6 mill. — Ovatus, valde convexus, & crassus, ® magis
elongata ; supra nitidissimus, niger ; infra brunneo-ferrugineus. Labro
nigro, antice ferrugineo limbato ; prothoracis elytrorumque margine tomen-
toso fere ut in scaphidiformi; éruncatura & leviter convexæa, subsinuata,
£ recta, angulis rectis, minime deletis.— &, Tibiis anticis angulo externo
subacuto, extus leviter prominulo; tarso sat anguste ovato.
Cette espèce est encore très voisine du scaphidiformis, mais néanmoins
s’en distingue par sa taille plus petite, par la coloration du dessous du
corps qui est entièrement ferrugineuse, par le labre très nettement bordé
de ferrugineux en avant; de plus la bordure tomenteuse, quoique à peu
près semblable, est un peu plus étroite dans toute son étendue. Le mâle
est court et ramassé, la femelle sensiblement plus allongée, avec la tron-
cature plus carrée. C’est à peine si les pattes antérieures du mâle pré-
sentent plus de développement que chez l'espèce précitée.
Guadeloupe. (Coll. Oberthür, Sédillot, Régimbart; Mus. de Bruxelles.)
Var. Mâle et femelle un peu allongés, angle externe de la troncature
un peu plus accusé. — Cette variété, dont je n’ai vu que deux exem-
plaires, du Mexique, faisant partie de ma collection, est peut-être une
espèce distincte; mais le peu de caractères qui lui sont propres me
paraissent ne pas suffire pour l’en séparer.
194. GYRETES VENEZUELENSIS Régimb., n. sp.
Annales 1883, pl. 41 (Gyrinides, pl. V), fig. 444, 411 « et 111 b.
Long. 5 à 6 mill. — Ovatus, crassus, convexus, ® paulo magis elon-
gatus ; supra nitidissimus, niger ; infra piceus, & abdominis apice ferru-
gineo, & pectore medio, abdomineque toto ferrugineis, pedibus epipleuris-
que rufo-ferrugineis. Elytrorum margine lomentoso ad basin angusto,
04 MAURICE REÉGIMBART. (174)
deinde regulariter dilatato et suiuram paulo ante apicem attingente :
truncatura obliqua, angulo interno recto, d'in medio convexa, intus recta,
extus sinuata, angulo externo obtuso, leviter deleto, © vix convexa, angulo
externo recto, haud deleto. — & Tibiis anticis latis, triangularibus,
angulo externo haud deleto, extus leviter prominulo ; tarso late dilatato,
brevi, ovato, tibia paulo latiore.
Ovale, assez court et épais chez le mâle, un peu plus allongé chez la
femelle, et rappelant ainsi à peu près la forme du morio ; coloration en
dessus d’un beau noir brillant, nullement irisé, en dessous brun noir,
avec l’abdomen ferrugineux au sommet chez le mâle; chez la femelle le
milieu de la poitrine et tout l’abdomen sont ferrugineux ; les pattes et les
épipleures roussâtres. La bordure tomenteuse des élytres, étroite aux
épaules, se dilate régulièrement pour venir toucher la suture un peu
avant son sommet, et chez le mâle le bord interne de cette bordure pré-
sente près de la suture une petite concavité qu’on ne retrouve pas chez
la femelle, La troncature diffère sensiblement dans les deux sexes et est
assez oblique avec l’angle sutural droit ; chez le mâle son milieu est bien
convexe, sa moitié interne droite et la partie extérieure assez fortement
sinuée avec l'angle externe oblus et émoussé; chez la femelle elle est
presque rectiligne, très peu convexe, avec l’angle externe presque droit
et non émoussé. Le mâle a les tibias antérieurs très robustes, triangu-
laires, leur angle externe un peu saillant en dehors et par là même à peu
près droit, le tarse largement ovale, court et un peu plus large que le
tibia.
Venezuela. (Coll. Régimbart.)
195. GYRETES PROXIMUS Sharp, 1882, Biol. Centr. Amer., vol. IV, p. 52.
Annales 1883, pl. 11 (Gyrinides, pl. V), fig. 442.
Long. 6 1/4 mill. — Ovatus, sat crassus, antice leviter attenuatus, con-
veaus, supra nitfidissimus, nigro-æneus; infra nigro-piceus, abdominis
apice, epipleuris pedibusque rufo-ferrugineis. Labro toto nigro. Elytrorum
marginem tomentoso ad basin angusto, deinde latiore et suturam fere ad
angulum attingente ; truncatura obliqua, convexa, extus sinuata, angulo
extlerno obtuso, leviter deleto, interno recto. — &. Tibiis anticis robustis,
triangularibus, angulo externo recto ; tarso ovato, lato, ad apicem atte-
nuato. — &. Tgnota
(175) Monographie des Gyrinidæ. A05
Se distingue aisément du précédent par sa taille plus grande et par le
labre entièrement noir sans bordure fauve; de plus la bordure tomen-
teuse des élytres a le bord interne plus convexe dans le tiers postérieur.
Les pattes antérieures du mâle sont plus robustes, le tarse plus dilaté et
l'angle apical externe du tibia plus droit et moins saillant.
Je ne connais pas la femelle; mais, dans sa description, le D' Sharp
dit que la bordure tomenteuse est plus développée chez elle,
Gosta-Rica; un seul mâle. (Coll. Sharp.)
196. GYRETES MEXICANUS Régimb., nov. sp.
Annales 4883, pl. 11 (Gyrinides, pl V), fig. 119.
Long. 5 à 5 4/2 mill. — Ovatus, in medio crassiusculus, antice et pos-
lice paululum attenuatus, converxus ; supra nigro-æneus, nitidissimus ;
infra niger, abdominis apice, epipleuris pedibusque rufo-ferrugineis.
Labro nigro, anterius fulvo limbato ; prothoracis margine tementoso sat
lato, elytrorum ad basin angusto, deinde regulariter latiore et suturam
fere ad angulum attingente ; truncatura obliqua, sinuata, angulo externo
obtuso, leviter deleto, interno recto. — &, Tibiis anticis sat robustis,
angulo externo fere recto, extus leviter acute prominulo; tarso late lan-
ceolato, ad apicem attenuato.
Forme convexe, ovale, un peu épaisse au milieu et atténuée sensible-
ment aux deux bouts; dessus d’un beau noir bronzé brillant ; dessous
noir de poix, avec les derniers segments abdominaux, les épipleures et
les pattes d’un roux ferrugineux clair. Le labre est noir, mais très nelte-
ment bordé de fauve en avant. La bordure tomenteuse du pronotum est
relativement large et occupe de chaque côté un peu plus du cinquième
de la largeur ; celle des élytres, étroite à la base où elle n’a guère qu’un
quart (d) ou un tiers (9) de celle du pronotum, s’élargit ensuite régu-
lièrement, et son bord interne un peu convexe vient toucher la suture
tout près du sommet par un petit liséré très fin chez la femelle ; la tron-
cature est oblique, nettement sinuée, avec l’angle externe obtus et un
peu émoussé, l’interne droit. Chez le mâle le tibia antérieur est assez
robuste, avec l'angle externe un peu saillant et presque droit, le tarse
dilaté, atténué au sommet et de forme un peu acuminée.
Mexique. (Coll. Wehncke, Régimbart.)
406 MAURICE RÉGIMBART. (176)
197. GYRETES LIONOTUS Aubé, 1838, Spec., p. 759.
Annales 1883, pl. 11 (Gyrinides, pl. V, fig. 113 et 113 a.
Long. 5 1/4 à 6 1/4 mill. — Ovalis, crassus, valde convexæus, supra
nigro-æneus ; infra nigro-piceus, ano, epipleuris pedibusque rufo-ferrugi-
neis. Elytrorum truncatura obliqua, sinuala, angulo externo obtuso, leviter
deleto, interno recto.
&. Nitidissimus, lævis; prothoracis margine tomentoso valde obliquo,
antice lato, postice angusto, elytrorum ad basin angusto, deinde regulariler
dilatato et suturam ante angulum altingente ; libiis anticis robustis, trian-
gularibus, angulo externo vix obtuso, tarso late dilatato, breviter ovato.
©. Opaca, in prothorace persubtilissime, in elytris fortiter reticulata ;
prothoracis margine tomentoso paulo minus obliquo, elytrorum multo
latiore, sed suturam fere in eadem regione attingente; elytris sulcorum
quinque vestigia præbentibus.
Forme ovale, épaisse et très convexe; coloration en dessus d’un noir
bronzé et en dessous d’un noir de poix, avec le dernier segment abdo-
minal, les épipleures et les pattes d’un roux ferrugineux. La troncature
des éiytres est oblique, convexe au milieu, rectiligne dans la moitié sutu-
rale et sinuée en dehors, en arrière de l’angle externe qui est obtus et
un peu émoussé.
Le mâle est fort brillant et très lisse ; la marge tomenteuse du prono-
lum est très oblique, au point d’être deux fois et demie plus large en avant
qu’en arrière, avec le bord interne convexe; celle des élytres, très étroite
aux épaules, se dilate ensuite très sensiblement et vient se terminer sur
la suture, avant l’angle apical, par un bord interne subanguleusement
convexe vers les deux tiers postérieurs ; l’ensemble de l’espace lisse est
cordiforme et se termine en pointe sur la suture; les tibias antérieurs
sont triangulaires et robustes, avec l'angle externe très peu obtus, presque
droit et non émoussé. j
La femelle est mate, avec le pronotum bronzé et couvert d’une réticu-
lation d’une excessive ténuité ; les élytres, beaucoup plus fortement réti-
culées, montrent en outre les vestiges de cinq sillons interrompus en
avant et en arrière; la marge tomenteuse du pronotum est plus étendue
(477) Monographie des Gyrinidæ. 107
et seulement une fois et demie plus large en avant qu’en arrière; celle
des élytres est très développée, plus large à la base que celle du prono-
tum, se dilate ensuite très peu et se porte brusquement en dedans tout
près de la suture qu’elle atteint un peu plus haut que chez le mâle; l’en-
semble de l’espace lisse représente un ovale allongé et arrondi à son
sommet.
Mexique. (Coll. Sédillot, Sharp, Régimbart; Mus. de Bruxelles, etc.)
198. GYRETES MINOR Régimb., n. sp.
Annales 1883, pl. 41 (Gyrinides, pl. V), fig. 114 et 114 a.
Long. 5 1/2 mill. — Præcedenti simillimus : multo magis elongatus et
compressus, èn sulura fere carinatus, postice altenuatus ; truncatura minus
sinuata, angulis externis magis oblusis. —d\. Prothoracis margine tomen-
toso paulo minus obliquo, elytrorum simili; tibiis anticis magis crassis,
angulo externo magis obtuso, tarso latissime ovato, brevi, tibia latiore., —
Q. In elytris sulcis tribus valde dilatis, margine tomentoso latiore.
Cette espèce, que le D' Sharp réunit au léneatus, en esl excessivement
voisine, mais me paraît cependant distincte par sa forme plus allongée,
plus comprimée, sensiblement atténuée en arrière et la suture presque
carénée; de plus la troncature est moins convexe au milieu et moins
sinuée en dehors, ce qui fait que l’angle externe paraît plus obtus. Chez
le mâle la marge tomenteuse du pronotum est moins oblique et seule-
ment deux fois plus large en avant qu’en arrière; la coloration des élytres
est plus irisée et plus chatoyante, les pattes antérieures sensiblement plus
robustes, à tibia plus largement triangulaire, avec l'angle externe plus
obtus, à tarse très dilaté, brièvement ovale et sensiblement plus large que
le tibia. Chez la femelle la bordure tomenteuse des élytres a encore plus
d’étendue, ce qui rétrécit l’espace glabre qui est en même temps moins
arrondi en arrière; l’élytre se trouve ainsi partagée obliquement en deux
portions égales.
Guatemala; un seul couple. (Coll. Sharp.)
199. GYRETES BoucARDI Sharp, 1882, Biol. Centr. Am., Col., vol. I, p. 51.
Long, 4 1/2 à 5 mill. — Ovalis, postlice attenuatus, valde convevus ;
408 MAURICE RÉGIMBART. (178)
supra nigro-æneus, infra nigro-ferrugineus , pectore medio, abdomine,
epipleuris pedibusque rufescentibus ; elytrorum truncatura obliqua, in
medio convexa, extus sinuata, angulo externo recto, haud deleto.
&. INitidissimus , iridescens, lævis; prothoracis margine lomentoso
modice lato, elytrorum ad basin angusto, post medium oblique dilatato et
suturam paulo ante apicem attingente; tibiis anticis latis, triangularibus,
angulo externo fere recto, minime deleto ; tarso late ovalo, brevi, tibia
latiore.
®. Opaca, in prothorace persubtilissime, in elytris fortiter reticulata ;
elytris sulcos quatuor præbentibus, intervallis elevatis, margène tomentoso
lato, ad basin paulo angustiore et suturam ante apicem attingente.
Cette petite espèce est également voisine du lionotus, mais très facile
à distinguer par sa taille beaucoup plus petite, par la marge tomenteuse
des élytres à bord interne moins convexe chez le mâle, à surface un peu
moins étendue chez la femelle dont les élytres présentent quatre sillons
bien marqués et séparés par des intervalles légèrement relevés en côtes;
de plus l'angle externe de la troncature est plus droit, plus accusé et non
émoussé, et enfin la coloration du dessous du corps est différente, d’un
noir ferrugineux plus clair au milieu de la poitrine et sur l'abdomen.
Mexique. (Coll. Sharp, Régimbart.)
200. GYRETES MERIDIONALIS Régimb., n. sp.
Annales 1883, pl. 11 (Gyrinides, pl. V), fig. 416.
Long. 5 à 5 1/4 mill. — ©. Oblongo-ovatus, parum elongatus, sat con-
verus ; supra subopacus, in capite et prothorace persubtilissime, in ely-
tris fortiter reticulatus, piceo-brunneus ; infra nigro-piceus, pectore medio,
abdomine, epipleuris pedibusque rufescentibus. Prothoracis margine tomen-
toso parum lato, elytrorum angusto, ante apicem subito intus dilatato et
suturam attingente; elytris sulcorum octo vestigia præbentibus ; trunca-
tura paululum obliqua, extus sinuata, angulo apicali externo valde obtuso,
suturali leviter acuto et prominulo. — &. Ignotus.
Tête et pronotum couverts d’une réticulation d’une extrême ténuité et
à peine visible; élytres beaucoup plus fortement réticulées, brun noir,
plus mates que la tête et le pronotum qui ont des reflets bronzés: la
(179) Monographie des Gyrinidæ. 109
marge tomenteuse du pronotum est médiocrement large, celle des élytres
étroite et presque de même largeur jusqu'aux cinq sixièmes postérieurs,
où elle se dilale brusquement parallèlement à la troncature, pour venir
gagner la sulure en s’arrondissant très faiblement ; les élytres présentent
la trace de huit sillons superficiels et ont la troncature un peu oblique,
sinuée en dehors, avec l’angle externe très oblus et le sutural un peu
aigu et saillant.
Montevideo.
Je n’ai vu que deux femelles de cette espèce ; le mâle doit avoir pro-
bablement une structure différente.
201. GYRETES ANGUSTATUS Régimb., n. sp.
Annales 1883, pl. 11 (Gyrinides, pl V), fig. 447.
Long. 3 1/2 mill. — Elongato-ovatus, subparallelus, convexus, fere
cylindricus, haud attenuatus; supra nitidus, subtilissime reticulatus,
æneus ; infra rufo-ferrugineus. Prothorace sat anguste (paulo latius antice)
ad latera punctato-tomentoso ; elytris ad apicem oblique truncatis, angulo
externo valde obtuso et vix delelo, suturali recto, ad latera anguste, secun-
dum truncatorum paulo latius punctato-tomentosis. — G\. Tibiis anticis
latis, angulo apicali externo obluso, vix deleto, extus leviter producto ;
tarso late ovato.
Cette espèce est fort remarquable et facile à reconnaitre par sa forme
très allongée, subparallèle, presque cylindrique et sans être atténué aux
deux bouts ; le dessus du corps est bronzé, brillant, un peu plus terne
sur la tête et le pronotum, très finement réticulé; le dessous roux, ferru-
gineux, avec les pattes natatoires et le sommet de l’abdomen plus clairs ;
la bordure tomenteuse du pronotum est assez étroite et un peu plus large
en avant; celle des élytres, très étroile, suit exactement le bord latéral
et la troncature, où elle est un peu plus large, pour venir toucher la
suture avant son sommet; la troncature est oblique, très légèrement cur-
viligne avec l’angle externe obtus et à peine émoussé et l’angle sutural
droit.
Je n’ai vu de ce Gyrinide, le plus petit que je connaisse, que deux
exemplaires : un mâle étiqueté « Brésil » à M. Wehncke et une femelle
venant de Rio-de-Janeiro et appartenant à M. Sédillot.
L10 MAURICE RÉGIMBART. (180)
VII. @rectochilus Lacord., 1835, Faun. Ent. Par., I, p. 34h.
Ce genre, nombreux en espèces, se rencontre surtout en Asie et dans
l'archipel Indo-Malais; une seule espèce, l'O. véllosus, habile l’Europe,
la région circaméditerranéenne et la Sibérie. Aubé, qui ne connaissait
qu’un petit nombre d’espèces, avait cru devoir en retrancher l'O. javanus,
pour en faire le type de son genre Patrus, caractérisé par le labre trans-
versal ; mais cette division est impossible à garder, un nombre considé-
rable d’espèces élant venues depuis apporter tous les passages de l’un à
l’autre des deux genres.
En effet, chez les uns le labre est très court, transversal et tronqué
plus ou moins carrément; chez les autres il est arrondi en avant, demi-
circulaire ou demi-elliptique. L‘écusson est fort pelit ordinairement et
même très difficile à apercevoir pour peu que le pronotum soit un peu
élendu, car alors il est entièrement caché par le bord postérieur qui le
recouvre. C’est ainsi que plusieurs espèces, comme je l'ai déjà dit, ont
élé décrites comme Gyretes. Les hanches intermédiaires sont toujours
nettement séparées l’une de l’autre par le sommet du mésosternum; elles
se rétrécissent notablement à leur région externe où leur largeur est au
moins deux fois moins grande qu’au bord interne : elles ont ainsi un
aspect sensiblement triangulaire. Le tarse antérieur du mâle est tantôt
largement dilaté en ovale, tantôt plus étroit et allongé, sans jamais être
parallèle, et le cinquième article est au plus une fois et demie aussi long
que le quatrième dans les deux sexes.
Pour tâcher d’amoindrir un peu les difficultés de la détermination, j'ai
essayé de diviser les Orectochilus en quelques groupes :
1. Labre plus de deux fois aussi large que long.
+ Pronotum et élytres non bordés de jaune. (Espèces 202 à 206.)
++ Pronotum et élytres bordés de jaune ou de ferrugineux. (Es-
pèces 207 à 22/1.)
2. Labre au plus deux fois aussi large que long.
+ Angle externe de la troncature des élytres plus ou moins
accusé, mais non épineux. (Espèces 225 à 230.)
++ Angle externe des élytres aigu et prolongé en épine plus ou
moins saillante. (Espèces 231 à 235.)
(181) Monographie des Gyrinidæ. Al
4. Labre plus de deux fois aussi large que long.
+ Pronotum et élytres non bordés de jaune.
202. ORECTOCHILUS CRASSIPES Régimb., n. sp.
Annales 1883, pl. 12 (Gyrinides, pl. VI), fig. 420.
Long. 11 mill. — ©. Ovatus, latus, brevis, depressus; supra nigro-
æneus, sat nitidus ; infra nigro-piceus, epipleuris pedibusque posticis levi-
ter ferrugatis. Labro punctalo, antice rolundato; capite el prothorace
densissime punctulatis, hoc ad latera sat anguste tomentoso. Elytris trans-
versim densissime coriaceo-reticulatis, ad latera usque ad angulum sutu-
ralem angustius tomentosis, ad apicem fere recte et vix sinuatim truncatis,
ungulo externo leviler obtuso, haud deleto et subprominulo, suturali recto.
Pedibus anticis robustis, crassis, tibiis intus ad basin vix incurvatis,
angulo apicali externo fere recto, sed rotundalo.
Ovale, large et court, et beaucoup moins convexe qu'aucun autre
insecte de la tribu. D’un noir bronzé assez brillant en dessus, noir de
poix en dessous, avec une teinte ferrugineuse aux épipleures et aux pattes
natatoires. Labre ponctué, à bord antérieur régulièrement arrondi. Tête
el pronotum très densément et finement ponctués; élytres couvertes
d’une sculpture très dense affectant la forme d’une réticulation transver-
sale, et comme chagrinées, à troncature presque droite, faiblement
sinuée, avec l’angle externe un peu cblus, non émoussé et presque sail-
lant, l’interne droit; bordure tomenteuse du pronoltum assez étroite, à
bord interne concave el à très peu près aussi large en arrière qu’en avant;
celle des élytres encore plus étroite, non dilatée en arrière et venant le
long de la troncature loucher la suture à son sommet. Chez le seul exem-
plaire que j'ai vu, une femelle, les pattes antérieures sont très robustes
et doivent l’être encore bien davantage chez le mâle.
Borneo. (Coll. Sharp.)
208. ORECTOCHILUS CORPULENTUS Régimpb., n. sp.
Annales 1883, pl. 42 (Gyrinides, pl. VI), fig. 124.
Long. 10 4/2 à 11 mill, — $. Ovatus, brevis, subrotundatus, crassus,
442 MAURICE RÉGIMBART. (182)
modice convexus ; supra nilidissimus, niger ; infra nigro-piceus, epi-
pleuris pedibusque posticis ferrugatis. Labro brevi, antice parum arcuato ;
capite et prothorace subtilissime punctulatis ; elytris paulo magis fortius,
punctis transversim elongatis ; truncatura haud lata, subconvexa, leviter
obliqua, angulo externo obtuso et deleto, interno recto et anguste rotun-
dato ; prothoracis margine tomentoso modice lato, anterius leviter dila-
tato, elytrorum sat lato, postice vix latiore, suturam oblique paulo ante
apicem attingente. Tibiis anticis rectis, angulo exlerno recto, angustis-
sime rotundato et subprominulo.
Cette grande espèce est remarquable par sa forme arrondie, très large,
épaisse et médiocrement convexe. Elle est en dessus d’un beau noir bril-
lant, faiblement bleuâtre, en dessous noir de poix avec une teinte d’un
ferrugineux foncé sur les épipleures et les pattes nataloires. La tête et le
prothorax ont une ponctuation fine, plus rapprochée sur ce dernier; celle
des élytres est plus dense, plus forte, formée de points allongés transver-
salement et un peu obliquement d’avant en arrière et de dedans en
dehors, obliquité absolument contraire aux strioles des Macrogyrus ; la
troncature est relativement étroite, à peine convexe et oblique, les angles
émoussés, l’externe obtus, l'interne droit; la bande marginale tomen-
teuse du pronotum est peu large, un peu plus en avant qu’en arrière ;
celle des élytres, un peu plus étendue que celle du pronotum à la base,
s’élargit très faiblement en arrière et vient rejoindre très obliquement la
suture un peu avant son sommet.
Le hasard a voulu que les cinq exemplaires que j'ai sous les yeux
fussent tous des femelles : les trois du D" Sharp sont sans localité, les
deux de M. Wehncke sont l’un de Borneo, l’autre de Java, mais je crois
l'indication de cette dernière localité erronée.
204. ORECTOCHILUS VALIDUS Régimb., 1881, Not. Leyd. Mus.,
vol. IV, p. 63.
Annales 1883, pl. 12 (Gyrinides, pl. VI), fig. 122, 429 à et 192 b.
Long. 10 1/2 à 44 1/2 mill. — Ovatus, latus, valde convexus, supra
niger, nitidus, infra nigro-piceus, pedibus, epipleuris et ano ferrugineis.
Labro antice leviler arcuato ; capite subtilissime, prothorace fortius reti-
culato; elytris striolis transversis densissümis instructis. Prothorace sat
(183) Monographie des Gyrinidæ. 13
late ad latera punctato-tomentoso ; elytrorum margine lomentoso sat
angusto, postea dilatato et suturam fere ad apicem attingente; truncatura
recta, angulo externo subacuto, prominulo, inlerno recto. — &, Tibüs
anticis latis, angulo externo obluso, rotundato; tarso late dilatato,
oblongo.
Ovale, large et très convexe, d’un beau noir luisant en dessus, noir de
poix en dessous, avec les pattes, les épipleures et le sommet de l'abdomen
d’un rougeâtre ferrugineux. Bord antérieur du labre faiblement arqué ;
tête pourvue de points infiniment petils et assez écartés; ceux du prono-
tum plus nombreux, plus forts et allongés transversalement, tandis que
les élytres sont couvertes de strioles transversales très denses et un peu
onduleuses. La bordure tomenteuse des élytres est un peu plus étroite
que celle du pronotum à la base, commence à s’élargir avant le milieu
chez le mâle, après le milieu chez la femelle et atteint la suture un peu
avant son extrémité; la troncature est droite, avec l’angle externe un
peu aigu et saillant et l’interne droit. Les pattes antérieures, surtout chez
le mâle, sont très robustes, les tibias élargis en triangle, avec l’angle
apical externe étroitement arrondi et obtus.
Célèbes. (Coll. Oberthür, Sharp, Régimbart ; Mus. de Leyde, de Bruxelles,
de Gênes, etc.)
Cette espèce porte dans les collections le nom inédit de Patrus cele-
bianus Deyr.
Le D' Sharp possède un mâle de très grande taille (41 mill.) dont les
pattes antérieures sont remarquablement robustes : il vient de Menado,
205. ORECTOCHILUS SEMIVESTITUS Guérin, Rev. Zool., 1840, p. 88.
Annales 1883, pl. 12 (Gyrinides, pl. VI), fig. 123 et 193 a.
Long. 41 1/2 à 12 mill. — Ovatus, sat elongatus, postice attenuatus,
modice conveæus ; supra niger, vix ænescens, nitidulus, tenuissime reticu-
latus ; infra nigro-piceus, abdominis apice et epipleuris ferrugatis, pedi-
bus posticis r'ufo-ferrugineis. Labro valde transverso, antice haud arcuato ;
margine tomentoso antice modice lalo, post humeros regulariter oblique
dilatato, et sulturam late ante apicem attingente ; sutura postice elevata ;
truncatura vix obliqua, angulo externo obtuso et deleto, interno recto,
minime deleto, —d. Tibiis anticis validis, intus arcuatis, angulo externo
Ü
EN MAURICE RÉGIMBART. (184)
fere recto, subprominulo, tarso subconico, sat dilatato ; ® margine tomen-
toso ad humeros multo angustiore.
C'est, à ma connaissance, le plus grand des Orectochilini. Sa forme est
assez allongée et surlout très sensiblement atténuée en arrière à partir
des épaules, avec une convexité moyenne. La coloration est le noir à
peine bronzé en dessus, où il existe une très fine réticulation à mailles
rondes; la bordure tomenteuse, d’un gris de souris, peu large au pro-
thorax et à la région humérale, se dilate obliquement et très régulière-
ment en arrière des épaules, pour venir atteindre la suture vers les deux
tiers ou les trois quarts postérieurs ; la suture est sensiblement relevée
en côte dans sa seconde moitié; la troncature est peu oblique, avec l’angle
externe obtus et émoussé, tandis que l’interne est droit et bien net. Le
labre est fortement transversal, à bord antérieur non arqué. Chez le mâle
le tibia antérieur est arqué en dedans, avec l'angle externe à peu près
droit, un peu émoussé et presque saillant ; le tarse affecte la forme d’un
tronc de cône. Chez la femelle la bordure tomenteuse est de beaucoup
plus rétrécie que chez le mâle à la région humérale.
Indes orientales : Pondichéry. (Coll. Wehncke, Sharp, Régimbart.)
206. ORECTOCHILUS WEHNCKEI Régimb., n. sp.
Annales 1883, pl. 12 (Gyrinides, pl. VI), fig. 124.
Long. 9 mill. — $. Elongato-ovalis, antice et postice leviter attenuatus,
conveæus; supra Subtilissime reticulatus, niger, nitidus ;=infra nigro-
piceus, abdominis apice pedibusque posticis ferrugatis, epipleuris rubris.
Margine tomentoso parum lato, postice magis dilatato et suturam ante
apicem attingente ; prothoracis elytrorumque spatio lævi perfecte elliptico;
truncatura fere recta, angulis haud deletis, externo vix obtuso, tibis
anticis minus robustis, rectis, angulo externo recto.
Beaucoup plus allongé que les précédents et un peu atténué aux deux
bouts, avec une forte convexité. Dessus du corps entièrement couvert
d’une réticulation extrêmement fine à mailles rondes, d’un beau noir bril-
lant ; dessous noir de poix, avec le bord postérieur des segments abdo-
minaux et les pattes natatoires plus ou moins ferrugineux, les épipleures
rouges. Le labre a le bord antérieur presque droit; la bordure tomen-
(185) Monographie des Gyrinidæ. 415
teuse est peu large, à peu près continue du pronotum aux élytres, se
dilatant surtout en arrière, pour venir toucher la suture vers les quatre
cinquièmes postérieurs et presqne parallèlement à la troncature ; il en
résulte que l’ensemble des espaces lisses du pronotum et des élytres
représente une ellipse parfaite ; la troncature est presque droile avec les
angles bien nets, l’externe à peine obtus. Les pattes antérieures sont
relativement beaucoup moins robustes.
Ceylan; une seule femelle. (Coll. Wehncke.)
++ Pronotum et élytres bordés de jaune ou de ferrugineux.
207. ORECTOCHILUS PROCERUS Régimb., n. sp.
Long. 11 mill. — Ovatus, parum elongatus, modice conveæus, supra
subtilissime et dense punctulatus, niger, nitidulus, anguste ferrugineo
marginatus ; infra niger, epipleuris pedibusque posticis rubro-ferrugineis.
Labro brevi, antice vix arcuato; prothoracis margine tomentoso sat lato,
elytrorum ad hkumeros angustiore, postea dilatato et suturam ante apicem
attingente ; spalio lævi cordato et apud marein postice attenuato; trunca-
tura recta, extus vix sinuala, ongulo externo recto, leviter prominulo,
interno recto. — &. Tibiis anticis angulo externo subobtuso, vix promi-
nulo ; tarso lato, extus arcuato.
Ovale, peu allongé et relativement peu convexe; dessus du corps entière-
ment couvert d’un pointillé très fin et assez dense, noir assez brillant ;
dessous de même couleur avec les paties natatoires et les épipleures d’un
rouge ferrugineux. Bordure tomenteuse du pronotum assez large, se rétré-
cissant en arrière; celle des élytres encore plus étroite au niveau de
l'épaule, puis se dilatant par un bord interne légèrement convexe chez le
mâle, presque droit chez la femelle pour venir toucher la suture dans le
dernier huitième de sa longueur ; l’espace lisse est cordiforme, sensible-
ment atténué en arrière chez le mâle, dont la bordure tomenteuse se
trouve ainsi plus large; troncalure à peu près droite, légèrement sinuée
en dehors, ce qui rend l’angle externe un peu saillant, cet angle, comme
l’interne, étant droit. — 4. Angle externe du tibia un peu obtus, non
émoussé et un peu déjeté en dehors; tarse assez largement ovale, à bord
externe très arqué.
Cochinchine : Lakhon. (Mus. de Paris.)
416 MAURICE RÉGIMBART. (186)
208. ORECTOCHILUS CEYLONICUS Redt. (Gyretes), 1867, Reise Novara, IL,
p. 24. — conspicuus Régimb., Not. Leyd. Mus., vol. IV, p. 64.
Annales 1883, pl. 12 (Gyrinides, pl. VI), fig. 125 et 195 a.
Long. 10 à 41 mill. — Præcedente valde similis, magis conveæus, paulo
magis elongatus; abdominis apice obscure ferrugineo; supra haud punc-
tulatus, sed subtilissime reticulatus ; labro antice multo magis arcuato ;
prothoracis elytrorumque margine tomentoso paulo magis lato, suturam
latius attingente ; truncatura angustiore, paululum obliqua, angulo externo
acuto, postice producto. — &. Tibis anticis angulo exierno recto.
Au premier abord, cette espèce paraît identique à la précédente, quoi-
qu'il existe un grand nombre de caractères pour la distinguer : la forme
esl un peu plus allongée, plus étroite et surtout plus convexe; la colora-
tion est la même, sauf que les deux derniers segments abdominaux sont
en dessous ferrugineux ; tout le dessus du corps est entièrement couvert
d’une réticulation très fine et bien imprimée à aréoles rondes, sans trace
de ponctuation. Le labre est beaucoup moins transversal et très nelte-
ment arrondi en avant; la bordure iomenteuse, semblable sur le prono-
tum, est un peu moins étroite à la région humérale et se dilate davantage
en arrière des élylres, au point d'atteindre la suture dans tout le tiers
postérieur ; l’espace lisse se trouve ainsi beaucoup moins acuminé et à
peine plus étroit en arrière chez le mäle que chez la femelle; la tronca-
ture paraît un peu plus étroite et plus oblique, et l’angle externe aigu fait
plus saillie en arrière. Chez le mâle l’angle externe du tibia est parfaite-
ment droit et nullement déjeté en dehors.
Indes orientales : Madras ; Ceylan. (Coll. Sharp, Wehncke, Sédillot,
Fairmaire, Régimbart ; Mus. de Paris, de Bruxelles.) :
909. ORECTOCHILUS DISCIFER Walker (Gyrinus), 1859, Ann. Nat. Hist.,
3° ser., IV, p. 91. — Redt., Reis. Novara, IE, 1867, p. 24, pl 1.
Long, 7 à 7 3/4 mill. — Elongato ovalis, postice parum attenuatus, :
conveæus : supra persubtilissime reticulatus, niger, nitidus, angustissime
rufo-marginatus; corpore sublus pedibusque rufo-ferrugineis, sterni coxæa-
rumque lateribus nigricantibus, epipleuris flavis. Labro brevi, sat
arcuato ; margine tomentoso sat lato, ex pronoto in elytris bene con-
(487) Monographie des Gyrinidæ. h17
tinuato, post humeros regulariter dilatato et suturam ante apicem attin-
gente ; spatio lævi postice evidenter acuminato ; truncatura paululum
obliqua, angulo externo recto, leviter prominulo. — d\ Tibiis anticis
angulo externo subacuto, deleto, tarso parum dilatato.
Ovale, allongé, faiblement atlénué en arrière et convexe; dessus cou-
vert d’une réticulation d’une excessive finesse très difficile à distinguer
sur la tête, d’un noir brillant, avec un fin liséré latéral roussâtre ; des-
sous et pattes roux ferrugineux, les pariies latérales du sternum et des
hanches noirâtres, les épipleures jaunes. Labre court, mais à bord anté-
rieur assez arqué; bordure tomenteuse assez large, bien continue du
pronotum aux élytres, où elle s’élargit insensiblement et régulièrement
depuis les épaules, pour atteindre la suture dans son dernier quart par
un bord interne sensiblement rectiligne dans sa deuxième moitié ; espace
lisse acuminé en arrière ; troncature faiblement oblique avec l’angle
externe droit, nullement émoussé et même un peu saillant en arrière.
Le tibia antérieur du mâle est droit, avec l’angle externe un peu aigu,
mais très émoussé, le tarse relativement peu développé et ovoïde et les
ongles assez longs.
Ceylan; Malacca. (Coll. Sharp, Oberthür, Régimbart ; Mus. de Gênes,
etc.)
210. ORECTOCHILUS FRATERNUS Régimb., n. sp.
Annales 1883, pl. 12 (Gyrinides, pl. VI), fig. 442.
Long. 5 3/4 à 6 3h mill — Præcedenti valde similis; minor, paulo
fortius reticulatus et cæterum remote punctulatus. Labro magis transverso,
antice minus arcuato ; spatio lævi postice minus acuminato, sed magis
rotundato ; truncatura magis obliqua, angulo externo obtuso, haud promi-
nulo. — &. Tarsis anterioribus paulo magis dilatatis, unguiculis paulo
brevioribus.
Il est bien certain que cette espèce a été confondue avec la précédente
par Walker, puisqu'il donne à son Gyrinus discifer une longueur variant
entre 3 lignes et 3 lignes 3/4. Elle est cependant réellement distincte,
ainsi que j'ai pu m’en convaincre sur une demi-douzaine d'exemplaires
de chaque espèce que j'ai sous les yeux. Elle est toujours plus petite et
habituellement moins fortement convexe sur la suture; la réticulation du
dessus du corps est plus apparente el accompagnée de petits points
(1883) A'e partie, 27,
h18 MAURICE RÉGIMBART. (488)
écartés. Le labre est plus transversal et moins arrondi en avant; le bord
de la marge tomenteuse est sensiblement concave dans sa dernière
moitié sur les élytres, ce qui fait que l’espace lisse est beaucoup moins
acuminé, mais notablement arrondi en ellipse; la troncature est plus
oblique, avec l’angle externe obtus et nullement saillant ; enfin, chez le
mâle le tarse paraît plus notablement dilaté, maïs ses ongles sont plus
courls.
Ceylan. (Collections Sharp, Sédillot, Fairmaire, Régimbart; Mus. de
Bruxelles.)
911. ORECTOCHILUS METALLICUS Régimb., n. Sp.
Annales 4883, pl. 12 (Gyrinides, pl. VI), fig. 143.
Long. 6 4/2 mill — $. Ovatus, sat elongatus, modice conveæus ; supra
persubtilissime reticulatus, ceterum fortiter et dense punctulatus, æneus,
nitidulus, rufo angustissime limbatus ; infra niger, ano, epipleuris pedi-
busque rufo-ferrugineis ; margine tomentoso parum lato, in pronoto antice
valde dilatato, in elytris æquali, suturam paululum ante apicem attin-
gente : truncatura leviter obliqua, angulo externo fere recto, haud deleto.
Labro brevi, antice fere recto.
Espèce remarquable par sa coloration bronzée et sa ponctuation forte et
serrée sur un fond très subtilement réticulé. La bordure tomenteuse est
peu large, très dilatée en avant du pronotum où elle occupe ainsi de
chaque côté en largeur presque le tiers du bord antérieur; sur les élytres
elle est sensiblement de même largeur depuis la base jusque presque au
sontmet, où son bord interne se porte assez brusquement en dedans sur
la suture pour l’atteindre assez près du sommet, à moins d’un demi-
millimètre; le fond de cette région tomenteuse présente sous le duvet
une coloration bleu d’acier ; la troncature est un peu oblique, avec l’angle
externe presque droit et non émoussé; de plus la suture est un peu éle-
vée, et on remarque sur les élytres des traces de sillons longitudinaux
très superficiels et visibles seulement au faux jour. Le dessous du corps
est noir, avec une teinte ferrugineuse au segment anal ; les épipleures et
les pattes sont roux ferrugineux. Le labre est très court, à bord antérieur
presque droit. Chez la femelle les pattes antérieures sont assez robustes;
l'angle extérieur du tibia est obtus et à peine émoussé, et le bord externe
(189) Monographie des Gyrinidæ. 419
a son quart apical arrondi en dedans et finement serreté; le mâle doit
avoir des caractères importants de ce côté.
Inde; une seule femelle. (Coll. Régimbart.)
212, ORECTOCHILUS DILATATUS Redt., 1867, Reis. Novara, IL, p. 25, pl, 1.
Annales 4883, pl. 42 (Gyrinides, pl. VI), fig. 196.
Long. 8 mill. —®. Ovatus, ad humeros quasi dilatatus, parum convexus ;
supra tenuiter reticulatus, niger, nitidulus, angustissime rufo limbatus :
infra piceo-ferrugineus, abdominis apice pedibusque dilutioribus, epi-
pleuris flavis. Labro brevi, antice vix arcuato, margine tomentoso in
regione thoraco=elytrali parum lato, postice late dilatato et suturam vix
post medium attingente ; truncatura leviter obliqua, angulo externo fere
recto, Subprominulo, leviter deleto. — & Ignotus. — @. Tibüs anticis
angulo externo,;subobtuso, haud deleto.
Forme ovale, presque déprimée, comme dilatée au niveau des épaules,
avec les côtés des élytres obliques et presque rectilignes; pronotum rela-
tivement très court. Dessus finement réticulé, les aréoles presque rondes,
d’un beau noir luisant, avec un fin liséré roussâtre; dessous d’un noir
ferrugineux, un peu plus clair sur le sommet de l’abdomen et les pattes ;
épipleures jaunes. Labre court, à bord antérieur très peu arqué. Bordure
tomenteuse très peu large et continue dans la région thoraco-élytrale, se
dilatant ensuite largement depuis les épaules, pour venir par un bord
interne un peu concave toucher la suture à peine en arrière du milieu;
troncature un peu oblique, à angle externe presque droit et non émoussé.
Je n’ai vu de celte espèce qu’un seul exemplaire femelle, de Madras,
faisant partie de La collection du Muséum de Paris. Il se trouve également
à Ceylan, d’après Redtenbacher.
213. ORECTOCHILUS PUBESCENS Régimb., 1882, Ann. Mus. civ. St, Nat.
Genova, vol. XVIII, p. 73.
Annales 1883, pl. 42 (Gyrinides, pl. VI), fig. 127 et 197 «.
Long, 8 mill. — Ovatus, sal elongatus, conveæus, postice leviter atte-
nualus; supra niger, nitlidulus, anguste rufo limbatus ; infra fusco-
120 MAURICE RÉGIMBART. (190)
ferrugineus, abdomine pedibusque rufescentibus. Capite antice ferrugato,
labro valde transverso, ferrugato ; prothorace latissime utrinque tomen-
toso; elytris paulo oblique truncatis, angulo externo fere recto, leviter
deleto, vix prominulo, suturali recto, punctato-tomentosis, spatio scutel-
lari triangulari, elongato, lævi, — d'. Tibiis anticis rectis, dilatatis,
angulo apicali externo fere recto, deleto ; tarso oblongo, fere parallelo,
viæ attenuato. — Q. Ignota.
Cette espèce est remarquable par l'étendue considérable de la région
tomenteuse au pronotum et aux élytres:; sur le premier, l’espace lisse est
trapézoïdal; sur les élytres il occupe la région scutellaire et a la forme
d’un triangle allongé et étroit ne dépassant pas le tiers de la suture; la
villosité est d’un gris roussâtre; la troncature est légèrement oblique,
l'angle externe presque droit, un peu émoussé et à peine saillant, le
sutural droit. Le labre est transversal, court, un peu ferrugineux, ainsi
que le chaperon; le dessous du corps est d’un ferrugineux foncé, avec
les pattes et l'abdomen roux clair ; le dessus des derniers segments abdo-
minaux est également roux ferrugineux. Chez le mâle le tibia est assez
dilaté, droit, avec l’angle apical externe très émoussé, le tarse peu dilaté,
oblong, presque parallèle et à peine atténué de la base au sommet.
Il est probable que la femelle doit différer par la villosité des élytres.
Borneo : Sarawak ; un seul mâle. (Mus. de Gênes.)
914. ORECTOCHILUS JAVANUS Aubé, 1836, Icon., V, p. 898, pl. 46.
— Spec., p. 725.
Annales 4883, pl. 42 (Gyrinides, pl. VI), fig. 429 et 199 a.
Long. 7 4/2 mill. —Oblongo-ovatus, haud attenuatus, parum convexus,
supra nigro-piceus, nilidissinus, angustissime fulvo limbatus, labro et
e pistomule ferrugineis, sublilissime transversim reticulatus ; infra ferru-
gineus, pedibus rufescentibus ; labro brevissimo, transverso; prothorace
anguste ad latera (lalius antice) punctato tomentoso; elytris utrinque
angustissime, postice latius usque paulo ante apicem suluræ punctato-
tomentosis, ad apicem paulo oblique truncatis, angulo extlerno obtusius-
culo, vix deleto, interno recto. — d'. Tibiis rectis, angulo apicali externo
fere recto, delcio ; tarso sat dilatalo, ad apicem attenuato.
Oblong ovale, non atténué, très peu convexe relativement aux autres
(191) Monographie des Gyrinidæ. 424
espèces; d’un beau noir luisant en dessus, quelquefois avec des reflets
ferrugineux sur les côtés, très étroitement bordé de fauve sombre; en
dessous entièrement ferrugineux, avec les pattes roussâtres. Le labre, très
large et court, est ferrugineux, ainsi que l’épistome. La bordure tomen-
teuse du prothorax est étroite, plus large en avant ; celle des élytres est
fort étroile à la base, s’élargit très faiblement jusqu’aug trois quarts pos-
térieurs, puis brusquement, pour venir rejoindre la suture un peu avant
son extrémité; la troncature est un peu oblique en dedans, avec l’angle
externe un peu obtus et légèrement émoussé, l’angle interne droit.
Les deux sexes, à part la dilatation des tarses antérieurs d', sont iden-
tiques.
Java. (Goll. Oberthür, Sharp ; Mus. de Paris, de Leyde.)
215. ORECTOCHILUS ANGULATUS Régimb., 14882, Ann. Mus. civ. St. Nat.
Genova, vol. XVIIL, p. 72.
Annales 4883, pl. 12 (Gyrinides, pl. VI), fig. 128.
Long. 7 1/2 à 8 mill. — Ovatus, parum elongatus, parum convexus ;
supra nitidissimus, niger, plus minus iridescens , anguste rufo margi-
natus; infra rufo-ferrugineus, epipleuris pedibusque posticis flavis. Labro
fortiter transverso, ferrugineo; capite antice ferrugineo; prothorace in
medio leviter ferrugato, ad latera sat late (paulo latius antice) punctato-
tomentoso-; elytris ad apicem paulo oblique truncatis, angulo externo
acuto, prominulo, suturali recto; margine tomentoso ad basin sat lato,
ante medium fortiter dilatato et suturam multum ante apicem attingente.
— &, Tibiis anticis reclis, parallelis, angulo apicali externo subacuto,
leviler prominulo ; tarso ovalo, parum dilatato.
Cette espèce ressemble assez à l'O. discifer Walker, mais s’en distingue
néanmoins par bon nombre de caractères faciles à saisir : la forme est
moins allongée, moins convexe; le chaperon, le labre et le dessus du der-
nier segment abdominal sont ferrugineux ; la bordure tomenteuse du pro-
notum est beaucoup plus large; celle des élytres, peu large à la base, se
dilate assez brusquement dès le premier tiers et vient atteindre la suture
un peu avant les trois quarts; le bord interne de cette partie tomenteuse,
très concave dans sa première moilié, devient ensuite très sensiblement
1122 MAURICE RÉGIMBART. (192)
convexe jusqu’à sa jonction avec la suture; enfin l’angle externe de la
troncature est beaucoup plus marqué et plus saillant.
Borneo. (Mus. de Gênes.)
916. ORECTOCHILUS PRODUCTUS Régimb., n, sp.
S
Annales 1883, pl. 42 (Gyrinides, pl VI), fig. 130.
Long. 5 à 5 1/4 mil. — Oblongo-ovalis, valde elongatus, convexæus et
compressus; supra lævis, nigro-æneus, paululum iridescens, anguste flavo
marginatus ; infra piceo ferrugineus, abdominis apice pedibusque palli-
dioribus, epipleuris flavis. Labro brevi, antice truncato; margine tomen-
toso sat angusto, postice parum dilatato et suturam oblique fere ad apicem
attingente ; truncatura paululum obliqua et convexa, angulo externo valde
acuto-spinoso, producto, interno recto. — d. Tibiis anticis angulo exlerno
subobtuso, rotundato ; tarso parum dilatato, fere parallelo.
Espèce remarquable par sa forme très allongée et un peu comprimée,
d’un beau noir luisant à reflets bronzés et irisés en dessus, avec une fine
bordure jaune, d’un ferrugineux noirâtre en dessous, avec le sommet de
l’'abdomen et les pattes plus clairs et les épipleures jaunes. Le labre
est court, à bord antérieur nullement arrondi, mais paraissant tron-
qué carrément ; la marge tomenteuse occupe de chaque côté du prono-
tum à peine plus d’un huitième de sa largeur, aux élytres elle est encore
moins large et se dilate très faiblement et insensiblement en arrière, pour
venir toucher la suture très près de son sommet; la troncature est un
peu oblique et à peine convexe, avec l’angle externe en forme d’épine
très aiguë et saillante. L’angle externe des tibias, chez le mâle, est arrondi
et un peu obtus, le tarse peu dilaté et parallèle ; de plus la région tomen-
teuse est un peu plus dilatée en arrière des élytres.
Inde ; Cochinchine; Chine mérid.; Borneo. Paraît assez commun. Dans
beaucoup de collections il porte le nom erroné de Patrus javanus Aubé.
917. ORECTOCHILUS DISCUS Aubé, 1838, Spec., p. 743.
Long. 5 à 6 mill. — Ovatus, parum elongatus, postice paululum attenua-
lus, valide conveæus ; supra nigro-æneus, anguste flavo marginatus ; nili-
dulus, infra piceo-ferrugineus , abdominis apice pedibusque rufescentibus,
(195) Monographie des Gyrinidæ. L23
epipleuris flavis. Capite æneo, subtilissime reticulato; labro brevi, antice
rotundato; pronolo subtilissime reticulato, multo latius antice quam pos-
tice ad latera punctato reticulato; elytris tenuiter et dense punctatis,
punctis obliquis ; margine lomentoso ad humeros parum lato, postice for-
titer dilatato et suturam multum ante apicem attingente; truncatura pau-
lulum obliqua, angulo externo acuto, prominulo. — &. Tibiüs anticis
angulo externo recto, leviler deleto ; tarso late ovato.
Ovale, un peu atténué en arrière, surtout chez le mâle, et très con-
vexe; dessus assez brillant, d’un noir bronzé bordé de jaune ; dessous
d’un ferrugineux obscur, plus clair au sommet de l’abdomen et sur les
pattes ; épipleures jaunes. Labre assez court, bien arrondi en avant; tête
et prothorax très finement réliculés ; élytres couvertes de points fins assez
serrés, un peu allongés et obliques en dedans et en arrière; bordure
tomenteuse du prothorax près de moitié plus large en avant qu’en arrière,
celle des élytres la continuant exactement et se dilatant fortement après
le premier quart, pour venir atteindre la suture au moins dans son der-
nier quart, et souvent même un peu avant chez le mâle; espace lisse
ayant la forme d’un cœur à sommet non atténué ; troncature un peu
oblique, ayant l’angle externe aigu et saillant en arrière. Angle externe
du tibia G' droit et un peu émoussé, le tarse assez largement ovale.
Philippines : Manille, Mindanao, etc. (Coll. Sharp, Wehncke, Oberthür,
Régimbart, etc.)
Les exemplaires de Luçon sont les plus gros et les moins allongés;
ceux de Mindanao et des îles du sud de l'archipel sont généralement plus
petits et plus atténués en arrière ; de plus l’angle externe des élytres est
un peu plus aigu et leur espace lisse un peu plus étroit en arrière ; mais
on trouve les passages de l’un à l’autre.
218. ORECTOCHILUS OBERTHÜRI Régimb., n. Sp.
Long. 6 1/2 à 7 mill — $. Ovatus, parum elongatus, valde convexus,
postice leviter attenuatus ;-supra nitidissimus, niger; infra nigro ferru-
gineus, abdomine pedibusque rufis, epipleuris flavis. Labro transverso,
antice rufo et arcuato ; prothorace late utrinque punctato-lomentoso; ely-
tris paulo oblique truncatis, angulo externo recto, leviter deleto, vix pro-
minulo, suturali recto; margine tomentoso antice lato, postice latissimo,
suturam multum ante apicem attingente. — d\ Ignotus.
L24 MAURICE RÉGIMBART. (494)
Ressemble beaucoup au discifer, mais est bien moins allongé, plus
épais, plus convexe, plus brillant, lisse ; région tomenteuse un peu plus
large, se prolongeant moins exactement du pronotum aux élytres, à bord
interne régulièrement concave, atteignant la suture également vers les
trois quarts postérieurs; angle externe de la troncature un peu mieux
senti.
Je n’ai vu que cinq femelles.
Philippines : Mindanao. (Coll. Oberthür, Wehncke, Régimbart.)
219. ORECTOCHILUS PULCHELLUS Régimb., n. sp.
Long. 4 14/2 à 5 mill. — Præcedenti simillimus, sed multo minor, mar-
gine tomentoso sémili, sed paulo magis albido; subtus niger, abdominis
apice, coxarum apophysibus et pedibus rufis, epipleuris pallide flavis. —
&. Tibis anticis rectis, dilalatis, angulo apicali externo rotundato ; tarso
ovalo, sat lato, ad apicem attenuato.
Cette jolie espèce est à peu près semblable à la précédente, mais elle
est beaucoup plus petite; la région tomenteuse, plus blanchâtre, se con-
tinue avec une exactitude parfaite du pronotum aux élytres, en conser-
vant les mêmes rapports que chez l'Oberthüri ; le liséré marginal est d’un
jaune très pâle, ainsi que les épipleures; le dessous du corps est noir,
avec les trois derniers segments abdominaux, la pointe des apophyses
coxales et les pattes d’un roux un peu ferrugineux. Le labre est également
transversal et un peu arrondi au bord antérieur. Chez le mâle les tibias
antérieurs sont droits, larges, avec l’angle apical externe arrondi, le tarse
ovale, atténué dilaté au sommet.
Philippines : Mindanao ; Timor. (Coll. Oberthür, Sharp, Wehncke.)
290. ORECTOCHILUS LIMBATUS Régimb., n. sp.
Long. vix 4 1/2 mill. — @. Ovalis, elongatus, postice aitenuatus, con-
vexus et compressus; supra lævis, nitidissimus, niger, leviter æneus et
iridescens, flavo-mar ginatus ; infra nigricans, pectore medio et abdomine
rufo-ferrugineis, epipleuris pedibusque flavis. Labro brevi, antice arcuato
et ferrugineo-limbato. Capite cupreo, pertenuissime reticulato. Margine
tomentoso parum lalo, « thorace in elylris continuato, postice parum
(195) Monographie des Gyrinidæ. 125
dilatato et suturam paulo ante apicem altingente; truncatura fere recta,
angulo externo obtusiusculo, haud deleto. — &. Ignotus, — ©. Tibiis anti-
cis angulo externo rotundato et omnino delelo.
Assez semblable au lucidus, mais plus petit, plus étroit, moins bossu;
coloration plus bronzée en dessus; réticulation de la tête encore plus
fine: bordure tomenteuse un peu plus large et plus dense.
Indes orient.; une seule femelle. (Coll Wehncke.)
291. OREGTOCHILUS LUGIDUS Régimb., 4881, Not. Leyd. Mus,,
vol. IV, p. 66.
Annales 1883, pl. 12 (Gyrinides, pl. VI), fig. 151.
Long. 5 4/2 mill, — Ovatus, sat elongatus, valde convexus, gibbosus,
antice et postice satis attenuatus ; supra lævis, nitidissimus, niger, anguste
flavo-marginalus ; infra nigro-ferrugineus, thorace medio, abdomine
pedibusque rufescentibus. Labro antice rotundato, nigro; capite lenuissime
reliculato, leviter æneo; prothoracis margine tomentoso parum lato, antice
latiore, in elytris continuato, postice vix dilatato et suturam fere ad api-
cem attingente ; truncatura obliqua, angulo externo obtuso, haud deleto,
interno fere recto. — &, Ignotus. —®. Tibis anticis rectis, angulo externo
obtuso, valde deleto.
Ovale, médiocrement allongé, assez atlénué aux deux bouts; très con-
vexe, avec les élylres gibbeuses; en dessus d’un beau noir fort brillant,
lisse, avec un fin liséré jaune, en dessous d’un noir ferrugineux, avec le
milieu de la poitrine, l'abdomen et les pattes roussâtres. Labre arrondi,
noir; bordure tomenteuse du prothorax assez large, celle des élytres de
même largeur sur les côtés, puis s’élargissant un peu en arrière pour
venir alteindre la suture, un peu avant son extrémité; angle externe de
la troncature oblus, légèrement émoussé, l’interne à peu près droit et
non émoussé.
Java; une seule femelle. (Mus. de Leyde.)
222, ORECTOCHILUS SCULPTURATUS Régimp., n. sp,
Long, 5 4/2 mill. — Ovatus, haud elongatus, postice vix attenuatus,
426 MAURICE RÉGIMBART. (196)
sat convexus ; supra nilidulus, æneus, rufo-marginatus, infra piceo fer-
rugineus, abdominis apice pedibusque rufis, epipleuris flavis. Labro brevi,
antice parum arcuato; capite et prothorace tenuiter sed fortiter reticu-
latis ; elytris subtilissime et vix visibiliter reliculatis, cæterum dense
punctulatis ; margine tomentoso sat angusto, in elytris postice vix latiore
et suluram paulo ante apicem attingente; truncatura fere recta, angulo
externo oblusiusculo, haud deleto. — &. Tibiis anticis angulo apicali
externo fere recto, deleto, tarso modice dilatalo, ad apicem vix atte-
nuato.
Assez semblable de forme et de taille à l'O. discus, mais bien différent
dans tous ses détails: dessus du corps bronzé, assez brillant, finement
bordé de jaune, dessous d’un ferrugineux très obscur, avec l’abdomen,
moins le premier segment, et les pattes d’un roux plus clair, les épipleures
jaunes. Labre très court et à peine arqué au bord antérieur. Têle et pro-
notum couverts d’une réliculation très fine, mais bien imprimée ; élytres
beaucoup plus subtilement réticulées et couverles en outre de points
très serrés et bien imprimés; bordure tomenteuse assez étroite, d’égale
largeur sur le prothorax, se dilatant très faiblement en arrière sur les
élytres pour atteindre la suture assez près du sommet ; on remarque sur
les élytres la trace de deux ou trois sillons internes fort superficiels el
visibles seulement au faux jour; la troncature est presque droite, avec
l'angle externe un peu obtus, mais non émoussé.
Hong-Kong; un seul mâle. (Coll. Sharp.)
293. ORECTOCHILUS BIPARTITUS Régimb., 1882, Not. Leyd. Mus.,
vol. IV, p. 65.
Annales 1883, pl. 12 (Gyrinides, pl. VI), fig. 132.
Long. 6 1/4 mill. — Ovatus, sat elongatus, conveæus, antice et postice
paululum attenuatus ; supra nitidissimus, niger, anguste flavo marginatus ;
subtus nigro-piceus, pedibus, ultimisque abdominis segmentis rufis, epi-
pleuris flavis. Labro rotundato, nigro, antice rufo-marginate ; prothorace
utrinque late (latius antice) punctato tomentoso; elytris ad apicem paulo
oblique truncatis, angulo externo obluso, haud deleto, interno fere recto,
leviter delelo, ab humero ad extremam suturam bipartitis : pars interna
lævis, nitidissima, parce et sublililer punctulata, obsolelissime quadri-
(197) Monographie des Gyrinidæ. 127
sulcata; pars externa crebre punclalo-tomentosa. —&. Ignotus. —®, Tibiis
anticis rectis, angulo externc oblusiusculo, valde deleto.
Gette espèce a une grande analogie avec l'O. marginipennis Aubé, mais
elle s’en distingue nettement par plusieurs caractères que nous allons
énumérer. Taille un peu plus grande, forme un peu plus allongée, moins
ventrue aux épaules ; labre noir, simplement bordé de roux au bord anté-
rieur, tândis qu’il est entièrement jaune chez l’autre espèce; bordure
tomenteuse du prothorax beaucoup plus large ; celle des élytres fort large,
triangulaire et divisant l’élytre diagonalement de la partie interne des
épaules à l’angle sutural en deux parties à peu près égales en surface ;
la portion interne lisse ne présentant que quatre sillons superficiels lui-
sants, tandis que chez le marginipennis celte portion tomenteuse est
beaucoup moins développée et la portion lisse visiblement réticulée a
cinq sillons luisants ; enfin dans l’espèce actuelle la troncature des élytres
est un peu plus convexe et l’angle externe est moins accusé.
Java ; une seule femelle. (Mus. de Leyde.)
224. ORECTOCHILUS RIVULARIS Régimb., n. sp.
Long. vix 5 mill. — Ovatus, vix elongatus, postice leviter attenuatus,
convexus ; supra lævis, nilidissimus, niger, iridescens, flavo-marginatus ;
infra piceo-ferrugineus, abdominis apice pedibusque rufis, epipleuris flavis ;
labro brevi, anterius modice arcuato; capite antice persubtilissime relicu-
lLalo ; margine tomentoso in prothorace sat lato, in elytris ante medium
dilatalo et suturam paulo ante apicem attingente; truncatura fere recta,
angulo externo obtusiusculo, haud deleto. — &. Tgnotus. —®. Tibiis anticis
angulo apicali externc recto, haud deleto.
Ovale, peu allongé, très légèrement alténué en arrière et convexe:
coloration en dessus très brillante, d’un beau noir à reflets irisés, avec
un liséré jaune; dessous ferrugineux obscur, avec le sommet de l’abdo-
men, les pattes et les épipleures d’un jaune roux. Labre court, faiblement
arqué au bord antérieur; tête courte en avant, d’une réticulation à peine
perceptible ; marge tomenteuse du pronotum assez large, surtout en
avant ; celle des élytres plus étroite, se resserrant un peu en arrière des
épaules, puis se dilalant assez brusquement après le milieu pour venir
1128 MAURICE REGIMBART. (198)
atteindre la suture obliquement un peu avant le sommet ; troncature à
peu près droite, avec l'angle externe un peu oblus, mais non émoussé.
Le mâle m'est inconnu.
Cochinchine : Phu-Quoc: capturé par le D' Harmand dans les torrents.
(Muséum de Paris.)
2. Labre au plus deux fois aussi large que long.
+ Angle externe de la troncalure des élytres plus ou moins accusé,
mais NON Épineux.
225. ORECTOCHILUS FAIRMAIREI, D. SP.
Annales 1883, pl. 142 (Gyrinides, pl VI), fig. 435.
Long. 4 4/2 mill. — Ovatus, parum elongatus, antice ac postice leviter
attenuatus, valde convexus ; supra nitidus, niger, angustissime luteo-
limbatus ; infra niger, pectore medio ferrugato, abdominis apice pedibus-
que rufis, epipleuris flavis. Labro semicirculari; prothorace utrinque sat
late (latius antice) punctato-lomentoso; elytris ad apicem paulo oblique
truncatis, angulo externo obtuso, leviter deleto, interno recto; margine
tomentoso angusto, ad humerum vix latiore, postice leviter dilatato et
suturam paulo ante apicem atlingente. — &. Tibiis anticis reclis, sub-
parallelis, angulo apicali externo fere recto, leviter delelo ; tarso oblongo,
subparallelo.
Ovale, peu allongé, un peu atténué aux deux bouts, très convexe ; des-
sus d’un noir brillant, finement marginé de jaune pâle ; dessous noir, avec
le milieu du sternum et les apophyses coxales teintés de ferrugineux,
les trois derniers segments abdominaux el les palles roux, les épipleures
jaune päle. Bordure tomenteuse latérale du prothorax notablement plus
large en avant qu’en arrière; celle des élytres étroite, à peine plus large
à la base, se dilatant insensiblement et légèrement depuis l’épaule, pour
venir par un bord interne très concave toucher la suture un peu avant
l'extrémité. — G!. Tibias antérieurs droits, subparallèles, à angle apical
externe presque droit et un peu émoussé; tarse oblong, subparallèle.
Ceylan. (Goll. Sédillot, Fairmaire.)
(199) Monographie des Gyrinideæ. 129
2926. ORECTOCHILUS MARGINIPENNIS Aubé, 1838, Sp., p. 744, —
subsulcatus Régimb., Not. from the Leyden Mus., vol. II, 4880, p. 215.
Annales 4883, pl. 42 (Gyrinides, pl. VI), fig. 133, 133 a et 135 6.
Long. 5 à 5 1/2 mill. — Ovatus, elongatus, antice et postice attenuatus,
conveæus ; supra nilidus, niger, læviter ænescens, angustissime rufo-lim-
batus ; infra niger, epipleuris, pedibus, abdominisque apice flavo-testaceis.
Labro flavo, fere semicirculari. Capite et pronoto persubtilissime in utro-
que sexu reticulatis ; elytris in mare lævibus, in femina subtiliter el for-
titer reticulatis lincisque quatuor lævibus ornatis; margine Lomentoso in
prothorace sat angusto et anterius dilatato, in elytris ad humeros paulo
angustiore, postea usque ad angulum suturalem oblique dilatato; sutura
recta, angulo externo obtustusculo, haud deleto. Pygidio flavo, utrinque
antice nigro. — &. Tibtüis anticis angulo externo recto nec deleto, tarso
ovalo,
Ovale allongé, atténué aux deux bouts, un peu rhomboïdal et convexe ;
coloration d’un noir brillant un peu bronzé en dessus, avec un fin liséré
marginal jaune; dessous noir avec les épipleures, les pattes, l'extrémité
de l'abdomen jaunes. Labre jaune, à peu près demi-circulaire. Tête et
pronotum couverts d’une ponctuation d’une excessive finesse ; élytres
paraissant lisses chez le mâle, mais finement et fortement réticulées chez
la femelle, avec quatre lignes longitudinales lisses bien nettes ; bordure
tomenteuse assez étroite au prothorax, mais dilatée en avant, un peu plus
élroile aux élyires, à la région humérale, puis se dilatant obliquement
après lé premier tiers jusqu’à l’angle sutural ; troncature droite, avec
l'angle externe un peu oblus et non émoussé. Le pygidium est jaunâtre,
avec une tache noire allongée de chaque côté de la base. Chez le mâle
l'angle externe du tibia est droit et bien accusé, le tarse ovale, assez
dilaté.
Java, Sumatra. (Coll. Régimbart, Oberthür ; Mus. de Leyde, de Bruxelles.)
J'avais décrit celte espèce comme nouvelle, Aubé n’ayant nullement
tenu compte des lignes lisses des élytres; depuis, ayant eu sous les yeux
le type même d’Aubé, appartenant actuellement au Musée de Bruxelles, je
l'ai bien nettoyé à l’éther et à la benzine, et ces lignes m'ont alors apparu
dans toute leur netteté,
430 MAURICE RÉGIMBART. (200)
297. ORECTOCHILUS PUSILLUS Régimb., 4882, Ann. Mus. civ. St. Nat.
Genova, vol. XVIII, p. 74.
Long. 4 mill.— Ovatus, parum elongalus, convexus, antice attenuatus :
supra lævis, nitidissimus, niger, angustissime luteo marginatus; infra
omnino rufo-ferrugineus. Labro semicirculari, pallide flavo; prothorace
utrinque sat anguste tomentoso; elytris recte truncatis, angulo externo
leviter obtuso, haud deleto, suturali recto, leviter deleto, margine tomen-
toso angusto, post medium leviter dilatato, denique angulum suturæ angus-
tissime secundum truncaturam attingente. — &. Tibiis anticis rectis,
latis, subparallelis, angulo apicali externo recto; tarso ovato, parum dila-
tato. — Q. 1gnota.
Cette espèce, la plus petite du genre, est ovale, peu allongée, convexe
et atlénuée un peu plus en avant qu’en arrière; le dessus est d’un beau
noir brillant avec un fin liséré jaune, le dessous entièrement d’un roux
ferrugineux clair. Le labre est d’un jaune clair et demi-circulaire; la bor-
dure tomenteuse du prothorax est assez étroite, celle des élytres, très
étroite dans les deux premiers tiers, se dilate un peu triangulairement au
dernier tiers et paraît tomber au tiers interne de la troncature qu’elle
suit alors sous forme de liséré jusqu’à l’angle sutural. Chez le mâle le
tibia antérieur est large, droit, subparallèle, avec l’angle jépiél externe
droit, le tarse peu dilaté, ovale.
Borneo; un seul mâle. (Musée de Gênes.)
298. ORECTOCHILUS SCALARIS Régimb., 1880, Not. Leyd. Mus.,
vol. IT, p. 215.
Annales 1883, pi. 42 (Gyrinides, pl. VI), fig. 134 et 134 a.
Long. 4 4/4 à k 3/h mill. — Ovalis, elongatus, antice et postice atte-
nuatus, valde convexus, compressus; supra lævis, nitidissimus, nigro-
æneus, anguste luleo limbatus; infra nigricans, abdominis apice, epi-
pleuris pedibusque flavis. Labro semicirculari, flavo; capite magno,
persubtilissime reliculato ; margine lomentoso in prolhorace angusto,
antice dilatato, in elytris ante medium angustissimo, post medium bis
angulatim dilatato et suturam fere ad apicem attingente; truncatura fere
recta, angulo externo paululun obtuso, vix deleto. Pygidio flavo.
(201) | Monographie des Gyrinidæ. 31
Cette charmante espèce, que j'ai décrite pour la première fois sur des
exemplaires immatures du Musée de Leyde, s’est représentée à moi plu-
sieurs fois dans les collections et varie passablement suivant les localités.
Sa forme habituelle est ovale, allongée, atténuée aux deux bouts, très
convexe et même comprimée; la couleur est en dessus d’un beau noir
bronzé très brillant, finement bordé de jaune roussâtre, en dessous d’un
noir brun, avec le sommet de l'abdomen, les épipleures et les pattes d’un
testacé pâle ; le labre demi-circulaire et le pygidium sont jaunes. La tête
est relativement grosse et le pronotum court; la marge tomenteuse du
pronotum est étroite, élargie en avant le long du bord antérieur; celle
des élytres, fort étroite dans la première moitié, se dilate brusquement
une première fois au milieu à angle droit, puis une seconde fois de même
vers les quatre cinquièmes postérieurs, très près de la suture qu’elle
touche presque au sommet; la troncature est à peu près droite, avec
angle externe peu obtus el à peine émoussé.
Java; Sumatra ; CGambodje; îles Andaman."(Coll. Sédillot, Régimbart;
Mus. de Paris, de Leyde.)
299. ORECTOCHILUS RITSEMÆ Régimb., 1881, Not. Leyd. Mus.,
vol. IV, p. 67.
Annales 1883, pl. 12 (Gyrinides, pl. VI), fig. 186.
Long. 6 1/2 à 7 1/2 mill. — Oblongus, valde elongatus, ad humeros
inflatus, ad suturam fortliter convexus ; supra nitidissimus, subtiliter et
remote punctulatus, nigro-æneus, angustissime luteo-marginatus ; subtus
brunneo-ferrugineus, abdomine, epipleuris, pedibus eE antennis rufescen-
tibus. Labro semicirculari, nigro; prothorace subparallelo, ad latera
paulo latius antice quam postice punctato-tomentoso ; elytris paulo oblique
truncatis (truncalura extus convexa et sinuata, angulis rectis haud deletis),
in medio lævibus, subtiliter et remote punctulatis, ad latera valde irregu-
lariter punctalo-tomentosis ; hæc regio tomentosa antice angustissima,
ante medium in duobus lobis transversim juxtia positis et ad medium in
tertio lobo sese dilatat et mullum ante apicem suturam attingit.— &. Tibiis
anticis rectis, angulo externo recto, leviter delelo; tarso parum dilatato.
Oblong, très allongé, très convexe et gibbeux dans la région suturale,
renflé à la base des élytres avec angle thoraco-élytral bien marqué :
132 MAURICE RÉGIMBART. (202)
dessus très brillant, d’un beau noir bronzé, avec un fin liséré jaune au
prothorax et aux élytres. Dessous du corps d’un brun noir, avec l’abdo-
men, les épipleures, les pattes et les antennes roussâtres. Labre demi-
circulaire très saillant. Prothorax presque parallèle, à bordure tomenteuse
peu large, surtout en arrière. Élytres à ironcature un peu oblique, un
peu convexe et sinuée en dehors, avec les angles droits et non émoussés;
elles sont lisses au milieu, avec quelques points très fins et très écartés;
région ponctuée tomenteuse fort irrégulière, très étroite dans le premier
quart, se dilatant brusquement une première fois à ce point en deux
lobes égaux juxtaposés transversalement, puis une seconde fois au milieu
en un lobe simple semblable, et enfin atteignant obliquement la suture
vers les trois quarts de sa longueur ; les trois lobes sont arrondis, assez
étroits, dirigés en avant et moins bien formés chez le mâle.
Java.
La collection Wehncke possède un mâle et le Musée de Leyde une
femelle de cette espèce qui est une des plus remarquables par le dessin
des élytres et la forme du corps.
230. ORECTOCHILUS ViLLOsSUS Müller, 1776, Zool. Dan. Proûr., p. 68,
n° 652, — Auhé, Spec., p. 746.
Long. 5 1/2 à 6 1/2 mill. — Ovalis elongatus, ad humeros leviter infla--
tus, valde convexus, subcylindricus. Supra nitidus, niger leviter ænes-
cens, undique punctato-tomentosus ; infra testaceus, vel nigro ferrugineus,
pedibus epipleurisque rufis. Labro rotundato, producto ; capite subtilis-
sime reticulato coriaceo; elytrorum truncatura obliqua, convexa, angulo
externo valde obtuso, vix indicato, suturali fere recto. — &, Tibiis anticis
angulo apicali externo recto, haud deleto, tarso elongato.
Ovale, allongé, comme renflé à la région scutello-humérale, très con-
vexe et de forme presque cylindrique. Dessus noir, un peu bronzé, ponc-
tué, brillant malgré le duvet qui le couvre entièrement, avec un fin liséré
roussâtre fort peu apparent. Dessous tantôl entièrement testacé, tantôt
rembruni et noirâtre, avec les paltes et les épipleures roux clair. Tête
très finement réticulée, presque chagrinée, avec le labre avancé et arrondi,
de façon que l’angle externe, très obtus, est à peine indiqué, l’interne est
droit ou quelquefois un peu oblus. Chez le mâle l'angle externe du tibia
est droit, non émoussé, avec le tarse allongé et médiocrement dilaté.
(203) Monographie des Gyrinidæ. L33
Geite espèce varie beaucoup de taille et de coloration. Le type est noir
en dessus et jaune en dessous ; dans le Midi et surtout en Corse, Sar-
daigne, Espagne, la forme est plus renflée el la coloration en dessous
noirâtre (O0. Bellieri Reiche, 1861, Ann. Soc. ent. Fr., p. 203); en Syrie
et en Égypte, le dessus est brunâtre, la forme souvent plus allongée
(O. syriacus, Chevr. in litt). Les O. dauricus Motsch. (Hydroc. Russ.,
p. 10; Schrenck Reis., 1860, p. 102, fig. 7) et sibiricus Motsch. (loc. cit.,
p. 103) ne sont également que des variétés du véllosus.
Toute l’Europe, région méditerranéenne de l'Algérie et de l'Égypte :
Syrie; Sibérie,
J'ai donné, en décrivant la tribu des Orectochilini, des détails sur les
mœurs de cette espèce. 4
231. ORECTOCHILUS INVOLVENS Fald., 1836, Faun. Transce.,
I, p. 415.
Long. 3 2/3 lin., lat. 4 1/2 lin. (ex Fald.); — elytrorum long. 5 4/5 mill.
— (Caput et prothorax absunt.) Scutello lævi, elytris valde convexis,
castaneis , nitidulis, crebre punctulatis, breviter griseo-tomentosis ,
ad apicem oblique truncatis, angulo externo valde obtuso, fere deleto,
interno recto, haud deleto. Corpore subtus, epipleuris pedibusque pallide
testaceis,
Espèce extrêmement voisine du oëllosus, mais bien différente par sa
grande taille, puisque les élytres à elles seules ont la longueur totale
du véllosus. Dans sa description, Faldermann dit qu’il est du double
plus grand, surtout plus large et plus parallèle, que le pronotum
est brun bronzé et que les élytres ne sont pas plus larges que le pro-
thorax.
Le seul exemplaire que j'aie vu est très mulilé; il n’en reste que
les élytres, le métasternum, l’abdomen et les paltes natatoires. Cest
un type de Faldermann, appartenant actuellement à M. Maurice Sé-
dillot.
Sa provenance n’est nullement précise, tous les insectes décrits étant
compris sous la rubrique : Coleoptera persico-armeniaca.
(1885) 1'° partie, 28.
h3/4 MAURICE RÉGIMBART. (204)
rt Angle externe des élytres aigu et prolongé en épine plus
ou moins saillante.
932. ORECTOCHILUS GANGETIQUS Wiedm., 1821, Germ., Mag., IV, p. 119.
— Aubé, Spec., p. 740.
Annales 1883, pl. 12 (Gyrinides, pl. VI), fig. 437, 137 a, 137 b.
Long. 7 1/2 à 10 mill. — Ovalis, perelongatus, haud parallelus, sed
fusiformis, antice et postice altenuatus, valde convexus et compressus,
fere cylindricus. Supra tenuissime reticulatus, nigro-æneus, nitidus ; infra
omnino niger, pedibus posticis ad apicem vix ferrugatis. Labro porrecto,
triangulari, antice rotundato. Prothoracis margine tomentoso sat lato,
elytrorum ad humeros eadem latitudine, postea oblique et undulatim
dilatato et suturam ad apicem attingente ; truncatura valde obliqua et
sinuala, angulo externo acuto, spinoso et fortiter prominulo, interno &
recto, & obtuso et deleto. —- G, Tibiis anticis triangularibus, angulo api-
cali externo obtuso et deleto, tarso late dilatato, subquadrato. — . Ely-
tris utrinque sulco elongato et postice abbreviato in regione tomentosa
instructis.
Ce curieux insecte se fait remarquer par sa forme très allongée, atté-
nuée aux deux bouts, en fuseau, fortement convexe et comprimée, sub-
cylindrique; il est entièrement noir, bronzé en dessus, avec une très
légère teinte ferrugineuse aux patles natatoires. Le labre est avancé,
triangulaire, mais très arrondi en avant. La bordure tomenteuse a partout
une teinte très argentée; au pronotum elle occupe de chaque côté un
cinquième de la largeur et est un peu plus développée en avant; aux
élytres, elle est de même largeur dans la région humérale, puis, chez le
mâle, se dilate obliquement à partir du deuxième tiers en formant trois
ondulations pour venir toucher la suture à son sommet ; chez la femelle
la dilatation ne commence qu’à la seconde moitié, à cause du bord externe
de l’espace lisse qui a la forme d’une côte un peu aiguë limitant un
sillon assez profond situé dans la région tomenteuse et fortement abrégé
en arrière; de plus, dans ce sexe les trois ondulations sont plus courtes
et plus marquées; l’espace lisse est dans les deux sexes très longuement
et très étroitement acuminé jusqu'au sommet de la suture, La troncature
(205) Monographie des Gyrinidæ. 435
est très oblique, surtout chez la femelle, l’angle externe en forme d’épine
aiguë et saillante, l’interne droit et non émoussé chez le mâle, étroitement
arrondi chez la femelle. Le tarse du mâle est en forme de triangle allongé
avec l'angle externe très obtus et effacé, le tarse largement dilaté et
presque rectangulaire.
Inde, Java.
233. ORECTOCHILUS INDICUS Régimb., n. sp.
Annales 1883, pl. 12 (Gyrinides, pl. VI), fig. 441,
Long. 7 1/4 mill. — ©. Ovatus, elongatus, antice et postice sat atte-
nuatus, valde convexus. Supra lævis, niger, nitidissimus, anguste flavo
limbatus ; infra niger, ano pedibusque ferrugatis, epipleuris flavis. Labro
semicirculari, rufo barbato. Prothoracis margine tomentoso sat lato, ely-
trorum ante medium perangusto, vix visibili, post medium intus subito
dilatato, postea fere longitudinali et circiter ad medium truncaturæ desi-
nente; truncatura leviter obliqua, fere recta, angulo externo acuto, breviter
spinoso, interno recto. — d. Ignotus.
Ovale, assez allongé, atténué aux deux bouts et très convexe; d’un
beau noir brillant, parfaitement lisse et un peu bronzé en dessus, avec
un liséré jaune marginal, le sommet de l’abdomen et les pattes ferrugi-
neux, les épipleures jaunes. Labre demi-circulaire, peu avancé. Bordure
tomenteuse du prothorax occupant de chaque côté environ un cinquième
de la largeur; celle des élytres, tellement étroite qu’on a peine à l’aper-
cevoir dans les deux premiers tiers, se dilate brusquement et obliquement
en dedans au dernier tiers, puis redevient à peu près parallèle au bord
externe de l’élytre pour Lomber vers le tiers interne de la troncature:
ceite dilatation affecte ainsi presque la forme d’un parallélogramme. La
troncalure est sensiblement oblique, avec l’angle externe aigu et briève-
ment épineux, l’interne droit.
Je n’ai vu qu’une seule femelle, originaire de l’Inde, et faisant partie
de Ja collection du D' Sharp.
23h, ORECTOCHILUS ANDAMANICUS Régimb., n. sp.
Annales 1883, pl. 12 (Gyrinides, pl VI), fig. 138,
Long. 8 4/2 mill. — Ovalis, sal elongatus, ad humeros inflatus, valde
136 MAURICE RÉGIMBART. (206)
conveæus, antice et postice altenuatus. Supra nigro-æneus, nilidus, luteo
marginatus ; infra nigro-piceus, abdominis apice pedibusque ferrugineis,
epipleuris flavis. Labro fere semicirculari, flavo ciliato; prothoracis mar-
gine tomentoso sat lato, antice latiore, elytrorum ante medium valde
angusto, post medium subito dilatalo et postea oblique angulum suturalem
attingente ; truncatura recta, angulo externo acuto valde Spinoso et pro-
ducto, interno & recto, $ subacuto. — &. Elytris omnino lævibus, niti-
dissimus, $ tenuissime reticulatis, in regione scutellari nitidis, utrinque
el poslice opactis.
Ovale, assez allongé, renflé aux épaules, atténué aux deux bouts, très
convexe. Dessus d’un beau noir bronzé brillant, avec une bordure jaune;
dessous noir de poix avec le sommet de l’abdomen et les pattes ferrugi-
neux, les épipleures jaune clair. Labre à peu près demi-circulaire, médio-
crement saillant, garni en avant de longs cils jaunes. Bordure tomenteuse
du prothorax occupant de chaque côté environ un sixième de la largeur,
mais un tiers plus large en avant qu’en arrière ; celle des élytres
étroite dans la première moitié, un peu élargie tout près de la base, se
dilatant assez brusquement un peu en arrière du milieu pour venir ensuite
obliquement toucher l’angle sutural; la troncature est droite, avec l’angle
externe très aigu, longuement épineux, l’interne droit chez le mâle, un
peu aigu chez la femelle. — Le seul mâle que je possède étant privé des
deux pattes antérieures, je ne puis en indiquer les caractères. — Dans ce
sexe les élytres sont parfailement lisses et très brillantes ; chez la femelle
elles sont entièrement couvertes d’une fine réliculation à aréoles rondes,
sont luisantes dans la région scutellaire et très largement opaques sur les
côtés en arrière.
Iles Andaman : un mâle (coll. Régimbart) et une femelle (coll. Sharp).
235. ORECTOCHILUS SPINIGER Régimhb., 1880, Not, Leyd. Mus.,
vol. IX, p. 214.
Annales 1883, pl. 12 (Gyrinides, pl. VE), fig. 439.
Long. 6 1/2 à 8 1/2 mill. —Ovalis, elongatus, ad humeros leviter infla-
tus, antice et postice fortiter altenualus, valde convexus. Supra niger,
vix ænescens, aut iridescens, pernitidus, luteo marginatus ; infra nigro
piceus, abdominis apice pedibusque plus minus ferrugineis. Labro sat
producto, semi-elliptico; prothoracis margine tomentoso parum lato,
(207) Monographie des Gyrinidæ. 437
antice fere duplo laliore; elytrorum angustissimo, muito post medium
subquadrangulariler dilatato, et in truncatura apud angulum suturalem
desinente ; truncatura paululum obliqua et convexa, angulo externo valde
acutlo, spinoso et producto, interno in mare recto, in femina recto vel sub-
acuto. —d. Tibiis anticis angulo apicali externo recto, haud deleto, tarso
modice dilatato, ovato. —®. Elytris ad apicem plus minus late pertenuiter
reticulatis.
Ovale, allongé, légèrement renflé aux épaules et très convexe. D’un
noir très brillant, un peu bronzé et irisé en dessus, avec une teinte ferru-
gineuse plus ou moins développée aux pattes et aux derniers segments
abdominaux ; bord latéral des élytres jaune, presque horizontal, très
tranchant et séparé du reste de l’élytre par un sillon profond et extré-
mement aigu. Labre assez allongé, demi-elliptique, garni de longs cils
roux Clair; bordure tomenteuse du pronotum peu développée, presque
moitié plus large en avant, n’occupant guère de chaque côté de la base
qu’un dixième de sa largeur; celle des élytres fort étroite, se dilatant
assez brusquement dans le dernier quart à la région de l’angle externe,
pour se diriger ensuite obliquement vers le quart interne de la tron-
cature, où elle se termine habituellement chez la femelle, tandis qu’elle
envoie un très mince filet jusqu’à l’angle sutural chez le mâle: la forme
de cette dilatation est moins nettement quadrangulaire que chez l'espèce
précédente, et même chez certains exemplaires elle est à peu près trian-
gulaire, à cause du peu de convexilé de son bord interne; la troncature
est un peu oblique et légèrement convexe, l’angle externe très aigu,
épineux et saillant, l’interne droit chez le mâle, et souvent subaigu
chez la femelle. Le tibia antérieur du mâle a l'angle externe droit et
bien accusé, le tarse est ovale, médiocrement dilaté; la femelle possède
sur les élytres au sommet un espace très sublilement réticulé et plus ou
moins étendu.
Cette description se rapporte aux insecles pris à Sumatra et en Cochin-
chine (Mus. de Paris, de Leyde; coll. Régimbart). Le Muséum de Paris
possède une femelle de l’Indo-Chine (Laos inférieur), qui diffère par l'angle
sutural des élytres beaucoup plus aigu et sensiblement saillant, en rendant
les élytres un peu déhiscentes; la collection Wehncke possède une autre
femelle de l'Inde qui présente le même caractère un peu moins accusé,
et qui, de plus, a une forme plus renflée au niveau des épaules; néan-
moins je ne vois là que des variétés du spéniger, qui diffèrent un peu
138 MAURICE RÉGIMBART. (208)
suivant les localités. Les exemplaires de Sumatra eux-mêmes présentent
entre eux des différences: ainsi ceux de Soeroelangoen et de Kloempang
sont beaucoup plus petits que ceux portant l'indication : « Tandjong-
Morawa, Serdang, N. O. Sumatra. »
236. ORECTOCHILUS GESTROI Régimb., 1882, Ann. Mus. civ. Genova,
vol. XVIII, p. 72.
Annales 1883, pl. 12 (Gyrinides, pl. VI), fig. 440.
Long. 7 1/29 à 8 mill. — Ovatus, elongatus, antice et postice attenuatus,
ad humeros latior, sed non inflatus, paulo minus convexus; supra niger,
iridescens, pernilidus, latius luteo limbatus; infra nigro piceus, abdo-
minis apice pedibusque ferrugineis, epipleuris flavis. Prothoracis margine
tomentoso parum lato, antice dilatato, elytrorum sat angusto, paulo post
medium minus subilo dilatato, postea cum margine exlerno parallelo et
circiter ad medium truncaluræ desinente; truncatura fere recta, angulo
externo valde acuto, spinoso et porrecto, suturali & recto, $ vix subacuto.
—&, Tibiis anticis angulo apicali externo recto ; tarso modice dilatato.—
©. Elytris apud truncaturam persubtilissime reticulatis.
Espèce très voisine du spiniger, mais que je crois néanmoins distincte
par les caractères suivants : forme plus allongée, beaucoup moins renflée
aux épaules et aussi moins convexe; bord aplati des élytres plus large,
séparé par un sillon un peu moins profond ; bordure tomenteuse analogue
au prothorax, mais sensiblement plus large aux élytres, se dilatant non
pas dans le dernier quart, mais {rès peu après le milieu, moins brusque-
ment et moins largement, devenant ensuite parallèle à la direction du
bord externe de l’élytre pour se terminer un peu en dedans du milieu de
la troncalure, sans prolongement vers l’angle sutural dans aucun des
deux sexes; troncaiure plus droite; région réticulée des élytres chez la
femelle beaucoup moins étendue et n’occupant qu’un très faible espace
auprès de la troncature,
Borneo : Sarawak. (Mus. de Gênes; coll. Fairmaire, Sharp.)
(209) Monographie des Gyrinidæ. 139
IX. OGrectogyrus, nov. gen,
Annales 1883, pl. 13 et 14 (Gyrinides, pl. VIT et VIIL), fig. 144 à 174,
Les insectes que je fais entrer dans ce genre sont extrêmement voisins
des Orectochilus, dont ils ont fait partie jusqu'ici. La forme générale est
à peu près la même, et il est certain que, comme eux, ils habitent les
eaux courantes. Leur livrée est ordinairement très brillante, à reflets
métalliques plus ou moins intenses, à villosité couvrant une grande éten-
due des élytres, surtout chez les mâles ; le pronotum et les élytres sont
toujours bordés d’un liséré jaune, roux ou ferrugineux, et les régions
glabres ne sont pas à proprement parier lisses, mais couvertes d’une
réticulation excessivement fine et souvent difficilement perceptible sans
une très forte loupe. Chez le plus grand nombre d’espèces, le labre,
pubescent sur toute sa surface, est pourvu au bord antérieur d’une rangée
de longs cils qui ont presque toujours la même longueur que le labre.
Les hanches intermédiaires sont plus développées que chez les autres
Gyrinides : leur extrémité externe est très largement arrondie et leur
bord interne est plus rapproché de la ligne médiane; chez quelques
espèces elles sont cependant séparées par une portion extrêmement petite
du mésosternum, chez quelques autres elles ne se touchent que par
l'angle antéro-interne, et chez presque tous elles sont contiguës dans une
certaine étendue de leur bord interne. Le tarse antérieur rappelle beau-
coup la conformation de celui des Dineutes : chez le mäle, comme chez
la femelle, il est toujours parallèle ou presque parallèle, à bords recti-
lignes et jamais courbes, et il est garni en dessous d’un feutrage épais et
relativement long ; les quatre premiers articles sont à peu près égaux,
mais le dernier est le plus grand, et habituellement il a la longueur des
deux précédents réunis.
Ilest à remarquer qne ce genre habite exclusivement le continent
africain, Madagascar et les îles avoisinantes, et qu'aucune espèce n’a
jamais été trouvée ailleurs. Par contre il y remplace totalement les Orec-
tochilus, dont aucune espèce ne se prend dans ces parages ; l’Orectochilus
villosus Seul se trouve en Algérie, mais seulement au voisinage de la
mer; or, aucun Orectogyrus ne va jusqu’à l'Algérie, car ils ne dépassent
pas, dans la région septentrionale, la Haute-Égypte à l’est et Sierra-
L40 MAURICE RÉGIMBART. (210)
Leone à l’ouest ; aucun à ma connaissance n’a élé pris au Sénégal, où
cependant la température est fort élevée, de sorte qu’ils ne se rencontrent
que dans la région située au-dessous du tropique du Cancer.
237. ORECTOGYRUS LANCEOLATUS Régimb., n. sp.
Annales, pl. 13 (Gyrinides, pl. VIL), fig. 444.
Long. 9 3/4 mill, — ©. Elongato-ovalis, parum convexus, antlice et pos-
tice attenuatus; supra nilidulus, subtilissime reticulatus, nigro-æneus,
anguste ferrugineo marginatus ; infra niger, pectore medio abdominisque
apice ferrugalis, epipleuris flavis, pedibus rufis. Labro sat brevi, trans-
verso, antice modice rotundato, sat breviter rufo ciliato ; margine tomen-
toso sat lato, postice haud dilatalo, suturam paullo ante apicem attin-
gente ; elytrorum spatio lævi lanceolato, ad apicem rotundato, utrinque
lincis qualuor remote et obsolete punctatis instructo; truncatura vix obli-
qua, parum convexa, extus sinuala, angulo externo recto, leviler promi-
nulo, suturali anguste rotundato. — &, Ignotus.
Forme aliongée, assez sensiblement atténuée aux deux bouts, peu con-
vexe, surlout en regardant l’insecte de côté; coloration en dessus d’un
noir très bronzé, assez brillante, avec une fine bordure ferrugineuse, en
dessous noir foncé avec le milieu du sternum et l'extrémité de l’abdomen
ferrugineux, les pattes rousses et les épipleures jaunes. Dessus du corps
entièrement couvert d’une très fine réticulation à mailles rondes, présen-
{ant de plus sur l’espace glabre de chaque élytre quatré lignes irisées un
peu enfoncées et pourvues de points espacés et peu visibles. Labre deux
fois et demi aussi large que long, médiocrement arrondi en avant; région
tomenteuse assez large, régulièrement de même largeur depuis le bord
antérieur du pronolum jusque près de l’extrémité où elie rejoint la
suture dans le dernier septième de sa longueur; l’espace lisse a ainsi une
forme lancéolée arrondie au sommet ; la troncalure est à peine oblique,
un peu convexe, sinuée en dehors, l’angle externe droit, un peu saillant.
Les hanches intermédiaires sont nettement séparées.
Afrique méridionale : Natal: une seule femelle. (Coll. Régimbart.)
s EEE
(212) Monographie des Gyrinidæ. LA
238. ORECTOGYRUS MIRABILIS Régimb., n. sp.
Annales 1883, pl. 13 (Gyrinides, pl. VI), fig. 145.
Long. 9 à 40 4/2 mill. — Ovatus, parum elongatus, parum convexus,
d fere depressus, postice leviler attenuatus; supra nitidissimus, nigro-
metallicus, purpurascens el iridescens, persubtilissime reticulatus, luteo
marginatus ; infra nigro-piceus, plus minus ferrugatus, pectore medio et
abdomine rufescentibus, epipleuris pedibusque posticis pallide testaceis,
pedibus anticis rufis. Labro brevi, valde transverso, antice rotundato,
cilis griseis et sat brevibus instructo ; margine tomentoso lato, a pronoto
in elytris continuato el suturam post medium attingente; elytrorum spatio
lævi semi-elliptico ; truncatura paululum obliqua, extlus leviter sinuata,
angulo externo obluso, subprominulo, vix delelo, suturali anguste rotun-
dato. — d. Tibiis anticis angulo apicali externo valde deleto et obluso.
— ©. Margine tomentoso paulo minus lato, spatio lævi postice magis
extenso.
Magnifique espèce de forme très peu convexe, surtout chez le màle,
d’un beau noir mélallique à reflets irisés et pourprés, à pubescence d’un
roux doré occupant de chaque côté une large étendue et se continuant
assez exactement du pronotum aux élytres ; l’espace lisse affecte la forme
d’une demi-ellipse dont le sommet dépasse un peu le milieu chez le mâle
et atteint presque les trois quarts de la suture chez la femelle. Tout le
Gessus du corps esl couvert d’une réticulation excessivement fine, à
mailles rondes sur la tête et le pronotum, allongées en ellipses transver-
sales sur les élytres dont la troncalure est un peu oblique, convexe,
sinuée: en dehors, avec l’angle externe obtus et à peine effacé. Le dessous
du corps est noirâtre, un peu rouillé, avec le milieu du sternum, l’abdo-
men, moins la base et les pattes antérieures, roux, les épipleures et les
paltes nalaloires d’un testacé très pâle ; le labre est court, transversal,
pourvu de cils gris peu longs. Les hanches intermédiaires sont neltement
séparées par le sommet du mésosternum.
Afrique méridionale : Delagoa-Bay; Zambèze. (Coll. Sharp; Mus. de
Paris. )
h42 MAURICE RÉGIMBART. (212)
239. OREGTOGYRUS SPECULUM Aubé, 1838, Spec., p. 742.
Annales 1883, pl. 13 (Gyrinides, pl. VIT), fig. 146.
Long. 7 à 8 mill. — Ovalis, ® paulo magis elongatus, convexus ; supra
persubtilissime reticulatus, nitidus, niger, paululum iridescens, rufo mar-
ginatus ; infra ferrugineus, epipleuris flavis. Labro æneo, fortiter punctato,
antice rotundato, et longe rufo cilidlo; margine tomentoso latissimo, «
prothorace in elytris fere regulariter continuato et suturam in mare ad
medium, in femina post medium attingente; spatio lævi & elliplico, pos-
lice rotundato, ® cordato, postice leviter acuminato; truncatura vix obli-
qua, paululum convexa, extus sinuata, angulo externo recto, haud deleto,
prominulo. — d. Tibiis anticis angulo apicali externo valde obtuso,
deleto.
Ovale, convexe et faiblement allongé chez la femelle. Dessus du corps
couvert d’une réticulation d’une excessive finesse, à mailles rondes sur la
tèle et le pronotum, un peu allongées transversalement sur les élylres,
d’un beau noir brillant à reflets à peine irisés et bordé de jaune roux ;
dessous d’un roux ferrugineux plus ou moins foncé, ainsi que les paltes,
les épipleures jaune clair. Labre presque demi-circulaire, bronzé, forle-
ment ponclué et pourvu au bord antérieur d’assez longs cils roux;
région tomenteuse très développée, à duvet d’un roux doré, occupant
sur le prothorax presque les deux tiers latéraux chez le mâle et un
peu moins chez la femelle, se continuant presque exactement sur les
élytres pour atteindre la suture au milieu chez le mäle, vers les deux
tiers chez la femelle; espace lisse des élytres elliptique chez le mâle et
arrondi en arrière, cordiforme chez la femelle et légèrement acuminé en
arrière ; troncature à peine oblique, un peu convexe et bien sinuée en
dehors, l'angle externe droit, saillant et nullement émoussé. Les hanches
intermédiaires sont contiguës par leur angle interne.
Comores : île Johanna (Anjouan); un mâle et une femelle. (Goll.
Wehncke, Régimbart.)
Quoique l’insecte décrit par Aubé soit de Mozambique, sa descriplion
se rapporte parfaitement au mâle que j'ai sous les yeux.
L'Orectogyrus speculum établit le passage des deux groupes l’un à
l’autre, car les hanches intermédiaires se touchent par leur angle antéro-
interne.
(213) Monographie des Gyrinidæ. hAS
240. ORECTOGYRUS DORSIGER Régimb., n. sp.
Annales 1883, pl. 13 (Gyrinides, p. VII), fig. 447.
Long. 8 à 10 mill. — Oblongo-ovatus, elongatus, convexæus, in ulroque
seæu similis : supra subtilissime reticulatus, nitidus, nigro-æneus, tri-
descens, rufo marginatus ; infra nigro-ferrugineus, pectore medio, abdo-
mine (basi et ano exceplis) pedibusque rufis, epipleuris flavis. Labro semi-
cérculari, villoso, antice longe nigro ciliato ; margine tomentoso lato, «
prothorace in elytris continuato, et suturam ante apicem attingente ;
spatio lævi in elytris oblongo, fere parallelo, ad latera carinula limitato,
postice truncato et fere bilobato; truncatura elytrorum convexa, extus
fortiter sinuata, angulo exlerno acuto, prominulo, interno subobtuso et
leviter delelo. — &. Tibiis anticis robustis, angulo apicali externo
obtuso, valde deleto. Labro paulo magis porrecto.
Réticulation du dessus du corps très fine, celle de la tête et du prono-
tum à mailles bien rondes, celle des élytres très faiblement transversale :
coloration en dessus d’un noir bronzé et verdâtre, brillant, à reflets irisés,
en dessous d’un noir ferrugineux, avec le milieu du sternum, les lignes
articulaires, l'abdomen, moins la base et le segment anal, les pattes d’un
roux plus ou moins foncé, les épipleures jaunes. Labre à peu près demi-
circulaire, un peu plus saillant chez le mâle, longuement cilié. Bordure
tomenteuse occupant de chaque cêlé un cinquième de la largeur totale,
d’égale largeur depuis le sommet du pronotum jusqu'aux quatre cin-
quièmes des élytres, où elle se dilate brusquement à angle droit pour
gagner la suture sur laquelle elle remonte très faiblement ; l’espace lisse
est allongé, presque parallèle, limité en dehors dans toute sa longneur
par un bord en forme de légère carène, et se termine en arrière par une
troncalure droite, légèrement divisée en deux lobes sur la sulure; la
troncature des élvires est convexe, très sinuée en dehors, l’angle externe
aigu et saillant, l’interne un peu obtus et à peine émoussé, Hanches
ntermédiaires contiguês dans la portion antérieure de leur bord interne,
comme chez toutes les espèces suivantes.
Afrique méridionale : Natal. (Coll. Sharp, Régimhart.)
LU MAURICE RÉGIMBART. (214)
241. ORECTOGYRUS SEDILLOTI Régimb., n. sp.
Annales 4883, pl. 13 (Gyrinides, pl. VIE), fig. 148.
Long. 9 4/2 mill. — Q. Ovalis, elongatus, parum convexus; subtus
rufus, epipleuris flavis. Gapite persublilissime reliculalo, viridi-cupreo,
labro nigro fere semicirculari; pronoto in disco persubtilissime reticulato,
viridi-æneo, antice et postice vitta rufa utrinque abbreviala. ornato, ad
latera late (multo latius antice) punctalo-lomentoso, rufo marginato ;
elytris ad apicem attenuatis, punctato-lomentosis, nigro-virescentibus,
rufo marginalis, spalio suturali glabro ferrugineo sat lato, postice dila-
lato, spatuliformi et ante apicem rotundatim desinente, subtilissime et
transversim reliculato, cælerum oblique vermiculalo ; truncatura valde
obliqua, convexa, extus sinuata, angulo externo obtuso, haud deleto, sutu-
rali recto. — &. Ignotus.
Ovale, allongé, peu convexe, entièrement roux en dessous. Tête d’un
vert bronzé à reflets bleuâtres et cuivrés, couverte d’une réticulation
excessivement fine à mailles rondes; pronotum de même couleur sur le
disque, muni d’une réticulalion analogue et encore plus fine, orné en
avant et en arrière d’une bande transversale fauve très abrégée de chaque
côté; région tomenteuse très large en avant, moitié plus étroite en
arrière. Élytres tomenteuses, d’un noir verdâtre, bordées de roux comme
le prothorax, avec un espace sutural glabre ferrugineux, assez large,
dilaté en arrière en forme de spatule et se terminant par un sommet très
arrondi vers les cinq sixièmes de la suture; la sculpture de cet espace
est très curieuse : Le fond est couvert d’une très fine réliculation à mailles
transversales et en outre de petites vermiculalions peu onduleuses diri-
gées obliquement d’avant en arrière et de dedans en dehors, s’effaçant
dans le premier quart, troncature très oblique, convexe, sinuée en
dehors ; l’angle externe obtus, mais non effacé, le sutural droit, — Ii est
probable que le mâle est différent.
Madagascar; une seule femelle. (Coll. Sédillot.)
242, ORECTOGYRUS ORNATICOLLIS Aubé, 1838, Spec., p. 728.
Annales 1885, pl. 13 (Gyrinides, pl. VIT), fig. 149.
Long. 8 à 8 1/2 mill. — Regulariter ovglis, modice convexus ; supra
(215) Monographie des Gyrinidæ. UT)
viridi-æneus, nilidus, subtilissime reticulatus, ad latera griseo-lomentosus,
fulvo marginatus; infra rufo-ferrugineus. Labro semicirculari; protho-
race antice et postice villa rufa ulrinque abbreviata ornato, ad latera late
punclato-tomentoso. Elytris costa sublaterali elevata instructis, punctato-
tomentosis ; spatio glabro leviter elevato, & quadrato, postice truncato et
utrinque breviter lobato, medium suturæ haud omnino attingente, $ cor-
dato, sat elongalo, subacuminato et ante apicem desinente; truncatura
obliqua, convexa, extus sinuata, angulo externo obluso, haud deleto. —
d. Tibiis anticis angulo apicali externo recto, parum deleto.
Forme ovale, régulière et médiocrement convexe; couleur en dessus
d’un beau vert bronzé, en dessous d’un roux ferrugineux. Tête et prono-
tum très finement réticulés, à mailles rondes ; ce dernier pourvu en avant
et en arrière d’une bande transversale rousse, très abrégée de chaque
côlé. Espace glabre des élytres un peu élevé, carré chez le mâle, à bords
latéraux légèrement curvilignes, tronqué en arrière, avec les deux angles
postérieurs saillants en forme de lobule très court, n’alteignant pas tout
à fait le milieu de la suture, cordiforme allongé chez la femelle et se
terminant en pointe presque aux trois quarls de la suture; cet espace
lisse est couvert d’une réticulation très fine, à mailles très allongées
transversalement el un peu obliquement en dedans ; en outre on remarque
de chaque côté de l’élytre une côte saillante entière située à peu près au
tiers externe et noyée dans la villosité, troncature oblique, convexe,
sinuée en dehors, avec l'angle externe oblus et non émoussé. Chez le
mâle l’angle externe du tibia est droit et un peu émoussé.
Madagascar. (Coll. Sédillot, Oberthür, Régimbart ; Mus. de Paris.)
243. ORECTOGYRUS SCHÔNHERRI Aubé, 1838, Spec., p. 727.
Annales 1883, pl. 13 (Gyrinides, pl. VIT), fig. 450.
Long. 7 1/2 mill. (8 1/2 avec le segment anal). — Ovatus, sat latus,
parum conveæus ; supra subtilissime reticulatus, nitidus, nigro-olivaceus,
leviter virescens, flavo marginatus, aureo-viliosus ; infra rufo-ferrugineus,
ad latera nigricans, pedibus rufis, genibus, tibiis el larsis anticis nigri-
cantibus. Labro brevi, transverso, antice rotundato ; pronoto vitta trans-
versa media fulva, ulrinque fortiter abbreviata ornato, margine tomen-
loso lalo; elytris vitta juxtasuturali fulva vix post medium terminata
AG MAURICE RÉGIMBART. (216)
ornatis, margine tomentoso latissimo suluram mullum ante apicem attin-
gente; truncatura leviter obliqua, parum convexa, extus late sinuata,
angulo externo recto, sat deleto, interno recto, magis arguto. — g\ Tibiüs
anticis rectis, sat gracilibus, angulo apicali externo fere recto ; tarso
brevi.
Forme ovale, assez large et relativement peu convexe; coloration en
dessus d’un beau noir olivâtre brillant, à reflets légèrement verdâtres, à
peine métalliques, avec une bordure marginale jaune, les parties lisses
très finement et bien visiblement réticulées, à aréoles rondes, villosité
dorée; dessous d’un roux ferrugineux, fortement rembruni et noirâtre
sur les côtés du slernum et sur les hanches. Labre court, transversal et
arrondi en avant. Pronotum orné sur la partie lisse d’une bande fauve
transversale un peu plus rapprochée du bord antérieur et n’atteignant pas
par ses extrémités la bordure tomenteuse qui occupe un peu plus du
quart de chaque côté ; sur les élytres se trouve une bande fauve longitu-
dinale, très près de la suture dont elle est nettement séparée, étendue de
la base au milieu qu’elle dépasse un peu: bordure tomenteuse plus large
que celle du pronotum, atteignant la suture vers les trois quarts posté-
rieurs chez le mâle et vers les quatre cinquièmes chez la femelle (d’après
Aubé); l’espace sutural présente ainsi une forme brièvement lancéolée et
arrondie au sommet chez le mâle, tandis que chez la femelle Aubé dit
qu’elle représente assez exactement un cône renversé occupant les quatre
cinquièmes antérieurs ; troncature à peine oblique, peu convexe au mileu,
largement sinuée en dehors, les angles droits, l’externe beaucoup plus
émoussé. Chez le mâle le tibia est assez grêle et le tarse court.
Sierra-Leone : George-Town.
Je n'ai vu qu’un seul mâle appartenant à M. E. Gounelle, qui me l’a
obligeamment communiqué.
La description du D' Auhé est faite sur une femelle de la mème pro-
venance. Je crois que ce sont les seuls exemplaires connus.
24h. ORECTOGYRUS CYANICOLLIS Aubé, 1838, Spec., p. 786.
Annales 1883, pl. 13 (Gyrinides, pl. VIT), fig. 151.
Long. 9 4/2 à 42 mil — Ovalus, parum elongatus, apud feminam
postice attenualus, modice convevus; supra parum nitidus, cæruleus,
(217) Monographie des Gyrinidæ. 47
rufo-marginatus ; infra niger, sterno, abdomine (ano excepto) pedibusque
ferrügineis, tibiis et tarsis anticis nigricantibus, epipleuris flavis. Labro
semicirculari, fortiter punctato, rufo-ciliato; capite, pronoto, elytrorum-
que regione glabra crebre tenuiter reticulatis ; prothoracis margine tomen-
toso parum lato, antice post oculos expanso; elytris utrinque carina
elevata et acuta a basi usque ad apicem instructis, d'fere omnino punctato-
tomentosis, carina antice sat late, postea usque ulira medium angustissime
et spatio triangulari juxtasuturali glabris, $ usque paulo ultra medium
inter carinas glabris; truncatura convexa, extus fortiler sinuata, angulo
externo recto, haud deleto. — &, Pedibus anticis valde robustis, tibiis
angulo apicali externo recto, leviter deleto, tarso lalo, dilatato.
Cette espèce, assurément la plus belle du genre, se fait remarquer par
sa magnifique coloration d’un bleu d’acier à reflets légèrement pourprés
et sa pubescence dorée; en dessous le corps est noir, à part la partie
médiane du méso- et du métasternum et l’abdomen, moins le segment
anal, qui sont roux ferrugineux, ainsi que les pattes. La tête, le pronotum
et les régions glabres des élytres sont couverts d’une réticulation fine,
dense et extrêmement régulière à mailles rondes ; la marge tomenteuse
du pronotum est peu large, mais s'étend sensiblement en arrière des
yeux, le long du bord antérieur. Sur chaque élytre on remarque, environ
au tiers externe, une carène élevée el aiguë en arrière qui occupe toute
leur longueur ; la portion comprise en dehors entre cette carène et la
bordure rousse est elle-même sensiblement convexe mais sans affecter
la forme d’une côte. Chez le mâle cette carène est glabre, assez large-
ment à la base, puis très étroitement et en forme de pointe aiguë en
arrière, jusqu'aux trois quarts environ; en outre il existe en dedans,
entre elle et l’écusson, un petit espace triangulaire glabre ; chez la
femelle on remarque un grand espace glabre comprenant la région
située entre les carènes et se terminant presque carrément un peu en
arrière du milieu, en émettant de chaque côté une pointe le long de
la carène; la troncature est convexe, très sinuée en dehors, avec l’angle
externe droit et non émoussé. La patte antérieure du mâle est très
robuste, l'angle interne du tibia droit est faiblement émoussé, le tarse
relativement large et dilaté.
Madagascar, (Coll, Sédillot ; Mus. de Paris.)
hAS MAURICE RÉGIMBART. (218)
945. ORECTOGYRUS PALLIDOCINCTUS Fairm., Ann. Soc. ent. Fr.,
1880, p. 325.
Annales 1883, pl 13 (Gyrinides, pl. VIL), fig. 152,
Long. 7 1/4 mill. — & Ovalis, elongatus, antice et postice attenuatus,
coveæus; supra æneo-cæruleus, virescens albo marginatus ; infra rufo-
ferrugineus, epipleuris albidis. Labro semicirculari ; capite, prothorace et
elytrorum regione glabra crebre per subtilissime reticulatis ; prothoracis
margine tomentoso sat lato; elytris utrinque costa vix elevata a basi usque
ad apicem instructis, hac costa usque ad medium spatioque scutellari lato,
brevi, æqualiter tridentato, glabris ; truncatura parum obliqua, vix con-
vexa, extus sinuata, angulis rectis, argutis. Tibiarum angulo externo
fere recto, haud deleto. — ©. Tgnota.
Quoique beaucoup plus petite et plus allongée, cette espèce a de l’affi-
nité avec la précédente : sa coloration est d’un bronzé à la fois bleu et
verdâtre, avec la pubescence grise et faiblement dorée en dehors ; la réti-
culalion qui couvre la tête, le pronotum et les régions glabres est exces-
sivement fine, serrée et à mailles rondes ; la bordure tomenteuse du pro-
nolum assez large, un peu échancrée en arrière. Élytres poncluées tomen-
teuses, pourvues vers leur tiers externe d’une côte à peine élevée,
obsolète, occupant toute leur longueur, et glabre dans sa première moitié
environ; en dehors de celte côte, la partie qui s’étend jusqu’à la bordure
extérieure blanche est à peine sensiblement convexe ; enfin il existe à la
région sculellaire un espace glabre large et court dont le bord postérieur
forme trois lobes égaux ; itroncature un peu oblique, très faiblement con-
vexe, sinuée en dehors, avec les angles droits et fort nets.
Nossi-Bé ; un seul mâle. (Coll. Fairmaire.)
26. ORECTOGYRUS SEMISERICEUS Gestro, Ann. Mus. civ. di St. Nat.
di Genova, 18814, p. 5.
Annales 14883, pl. 13 (Gyrinides, pl. VIL), fig. 153.
Long. 9 mill — Ovatus, sat elongatus, parum convexus; supra subli-
lissime reticulatus, nilidus, nigro æneus, plus minus viridi-cæruleus,
(219) Monographie des Gyrinidæ. 49
flavo marginatus; infra rufo-ferrugineus, coxis intermediis ct posticis
infuscatis, epipleuris flavis. Labro parum porrecto, rufo ciliato, antice
rotundato ; margine tomentoso a prothorace in elytris regulariter conti-
nuato, lato, ad angulum externum elytri minute emarginato, in medio
truncaturæ desinente, sutura ad angulum angustissime punctato-tomen-
tosa ; truncatura subangulatim convexæa, extus leviler sinuata, angulo
externo fere recto, haud deleto, suturali anguste rotundato.
Très régulièrement ovale, assez allongé et peu convexe ; dessus couvert
d’une très fine réticulation à mailles rondes, brillant, d’un noir bronzé
avec une teinte plus ou moins forte d’un vert bleuâtre, bordure jaune,
pubescence argentée; dessous roux ferrugineux clair, avec les hanches
des pattes natatoires fortement rembrunies, ainsi que les tarses anté-
rieurs; épipleures jaune vif. Bordure tomenteuse très régulière, se conti-
nuant exactement du prothorax aux élytres dont elle occupe la moitié
externe, présentant une petile échancrure un peu avant le niveau de
l'angle externe de l’élytre et se terminant au milieu de la troncature ;
l’espace lisse présente une forme lancéolée, à bords externes peu arqués
et se trouve bifide à son sommet, à cause d’une petite partie pubescente
très étroite occupant le sommet de la suture, à l’angle interne; tronca-
ture presque anguleusement convexe, faiblement sinuée en dehors; l’angle
externe presque droit, un peu obtus, non émoussé, le sutural étroitement
arrondi.
Cette description se rapporte à la femelle ; chez le mâle il y a une
petite différence insignifiante dans les rapports de la région lisse et de la
région tomenteuse au sommet, différence que je ne puis exactement
préciser, n’ayant plus ce sexe sous les yeux.
Abyssinie, (Mus. de Gênes ; coll. Régimbart.)
247. ORECTOGYRUS LIONOTUS Régimb., n. sp.
Annales 1883, pl. 13 (Gyrinides, pl. VII), fig. 154.
Long. 6 4/3 à 6 1/2 mill. — Ovatus, vix elongatus, paululum rhom-
boideus, conveæus ; supra subtilissime reticulatus, nitidus, anguste fulvo
marginatus, aureo tomentosus, cæruleo-violaceus, prothorace antice et
poslice late purpureo-cupreus; infra omnino rufus, genibus anticis late
(1883) 1'° partie, 29.
h50 MAURICE RÉGIMBART. (220)
nigricantibus. Labro dense punctato, rufo ciliato, semicirculari; pronoto
late utrinque punctato-tomentoso, haud latius antice ; elytris spatio scutello-
suturali Latissimo lævi, postice trilobato, lobi$ externis obtusis et brevibus,
medio multo majore et & dimidium suturæ fere attingento, ® post medium
suturæ desinente; truncatura paululum obliqua, convexa, extus fortiter
emarginato-sinuata, angulo externo acuto et valde prominulo, suturalè
recto. —d, Tibiis anticis leviter biincurvatis, angulo apicali externo valde
obtuso, haud rotundato.
Ovale, à peine allongé, un peu rhomboïdal, convexe et faiblement
déprimé sur la région antérieure de la suture ; dessus du corps très fine-
ment réticulé, à aréoles rondes, brillant, d’une belle couleur bleu violacé,
avec une large bande d’un cuivreux pourpre en avant et en arrière du
prothorax; pubescence roux doré et bordure marginale fauve et étroite ;
dessous entièrement roux, avec les tibias antérieurs rembrunis. Bordure
tomenteuse du pronotum occupant de chaque côlé un peu plus du quart
de la largeur et pas plus étroite en arrière. Élytres ornées d’un espace
lisse scutello-sutural occupant la moitié interne de chacune, à bords laté-
raux non parallèles, mais très sensiblement divergents, se terminant en
arrière par trois lobes dont les deux latéraux, courts et obtus, dépassent
un peu le quart de la longueur de l’élytre, tandis que le médian, beau-
coup plus développé et triangulaire, s’avance jusqu’au milieu de la suture
chez le mâle et jusqu'aux deux tiers chez la femelle; troncature un peu
oblique, très convexe, fortement échancrée sinuée en dehors, avec l’angle
externe aigu et très saillant, le sutural droit. Le labre est demi-circulaire,
noir, fortement ponctué et garni antérieurement d’assez longs cils roux.
Chez le mâle les tibias antérieurs ont une double courbure assez sensible,
et leur angle apical externe est très obtus, mais non émoussé.
Afrique occidentale : île du Prince, (Mus. de Bruxelles; coll. Régimbart.)
248, ORECTOCHILUS TRILOBATUS Régimh., n. Sp.
Long. 6 mill, — Præcedenti fere omnèno similis : paulo magis elongatus,
magis convexæus ; prothorace toto cupreo; infra ad latera et ad apicem
abdominis leviter infuscato. Elytrorum spatio lævi minus lalo, lobis
externis magis elongatis et angustis, truncaturæ angulo externo magis
aculo, — &. Tibiis anticis angulo apicali externo magis deleto.
(221) Monographie des Gyrinideæ. A51
Cet insecte qui, jusqu'ici, est le plus petit du genre, n’est vraisembla-
blement qu’une variété du précédent ; sa taille est un peu plus petite, sa
forme plus étroite, et plus convexe dans la première moilié de la suture:
en dessus le pronotum est entièrement cuivreux, et en dessous les côtés
du corps et le segment anal sont un peu rembrunis ; les cils du labre sont
d’un brun plus foncé. L’espace lisse des élytres est notablement plus étroit,
à côtés presque parallèles, n’occupant pas la moitié interne de chacune ;
ses lobes latéraux sont plus prolongés en arrière et plus étroits, et le
médian n’atteint pas la moitié de la suture; la troncature paraît moins
large et l’angle externe est plus aigu. Enfin l’angle externe du tibia du
mâle est plus émoussé.
Afrique occidentale : île du Prince; un seul mâle. (Coll. Sharp.)
249. ORECTOGYRUS TRIDENS Régimb., n. sp.
Annales 1883, pl. 13 (Gyrinides, pl. VIL), fig. 455.
Long. 7 mill. — Ovatus, conveæus, vix elongatus ; supra subtilissime
reticulatus, nitidus, viridi-cæruleus, in prothorace ænescens, fulvo margi-
natus; infra omnino rufus. Labro semielliptico, punctato, brunneo ciliato ;
prothoracis margine tomentoso.lato, intus leviter concavo ; elytris spatio
scutello-suturali lævi lato, postice trilobato, lobis externis longis, angustis,
subacutis et dimidium attingentibus, medio triangulari, multo breviore ;
truncatura vix obliqua, conveæa, extus fortiter emarginato-sinuata, angulo
externo acutissimo et producto, suturali recto.
Cette espèce est encore très voisine des deux précédentes; elle est sen-
siblement plus grosse, plus régulièrement ovale et convexe; le dessus du
corps est d’un vert bleuâtre, bronzé sur le pronotum, avec une bordure
fauve assez étroite ; le dessous est entièrement roux clair. La bordure
tomenteuse du pronotum occupe presque un tiers de chaque côté et est
légèrement concave en dedans ; l’espace lisse des élytres est aussi trilobé,
mais ses lobes latéraux sont très longs, étroits, subaigus, et atteignent le
milieu de la longueur de l’élytre, tandis que le lobe moyen, brièvement
triangulaire, ne dépasse pas le tiers de la suture ; la troncature est iden-
tique, mais l’angle externe encore plus aigu ; le labre est plus allongé.
Je n’ai vu qu’un seul exemplaire de cette espèce, absolument dépourvu
452 MAURICE RÉGIMBART. (222)
de pattes antérieures, ce qui empêche de dire à quel sexe il appartient ;
l'allongement du labre semble indiquer une femelle. Il appartient actuelle-
ment à M. Oberthür et vient de l’ancienne collection Steinheil ; l'étiquette
porte « Ægyptus», mais celte localité me paraît erronée, et je le croirais
plutôt originaire des environs du golfe de Guinée.
250. OREGTOGYRUS DIMIDIATUS Cast., 1835, Elud. Ent., p. 109. —
Aubé, Spec., p. 738,
Annales 1883, pl. 13 (Gyrinides, pl. VIL), fig. 156.
Long. 6 3/4 mill. — Ovatus, elongatus, valde convexus ; supra subti-
lissime reticulatus , nigro-violaceus, plus minus ænescens, nitidulus,
griseo-tomentosus, anguste rufo-marginatus ; infra pallide rufus, genibus
tibisque anticis nigricantibus. Labro semielliptico, punctato, fusco ciliato.
Pronoto late utrinque punctato-lomentoso ; elytris & spatio lævi scutello-
sulurali latissimo, parallelo, postice longe trilobato, lobo medio triangu-
lari, dimidium suturæ attingente, lobis externis longioribus ad apicem
rotundatis ; & lobis externis magis elongatis, postice aculis, medio haud
postice abbreviato, sed dilatato, totam suturam et maximam trunca-
turæ partem occupante ; truncatura obliqua, convexa, extus fortiter emar-
ginato-sinuata, angulo externo acuto-spinoso, valde producto, suturali
recto. —&. Tibis anticis antice sat dilatatis, longe triangularibus, angulo
apicali externo valde obtuso et deleto. i
Beaucoup plus allongé et plus convexe que les trois précédents ; en
dessus d’un noir violacé plus ou moins bronzé, à pubescence rousse et à
fin liséré marginal fauve ; dessous entièrement roux clair, avec les genoux
et les tibias antérieurs noirâtres. Bordure tomenteuse du pronotum occu-
pant les deux quarts latéraux ; espace lisse des élytres, chez le mâle, large,
parallèle, trilobé, le lobe médian brièvement iriangulaire, atteignant le
milieu de la suture, les lobes latéraux plus allongés, assez larges, arrondis
au sommet et atteignant presque les deux tiers de la longueur de l’élytre;
chez la femelle ces lobes latéraux sont plus allongés, aigus postérieure-
ment, et dépassent un peu les deux tiers de la longueur en s’incurvant
légèrement en dedans ; le lobe médian se prolonge sur toute la suture, se
dilate sensiblement en arrière el vient occuper presque toute la tronca-
ture en ne laissant guère que le quart externe. La troncature est oblique,
(223) Monographie des Gyriniüæ. _ 1458
convexe, fortement échancrée-sinuée en dehors, avec l’angle externe aigu,
épineux et très saillant.
Guinée : Elmina, (Coll. Fairmaire, Régimbart; Mus. de Bruxelles.)
251. ORECTOGYRUS HEROS Régimb., n. sp.
Annales 1883, pl. 13 (Gyrinides, pl. VIT), fig. 157.
Long. 13 à 14 mil. — Oblongo-ovatus, antice attenuatus, depressus ;
supra subtilissime reticulatus, niger, leviter ænescens, anguste rufo-mar-
ginatus ; infra niger, abdomine, epipleuris pedibusque rufo-ferrugineis.
Labro nigro, cilis densis, rufis simul et nigris munito; capite sat parvo,
prothorace utrinque late (multo latius antice) tomentoso ; scutello valde
exiguo. Elytris ad apicem late et paulo oblique truncatis, angulo externo
obtuso, haud deleto, interno recto, omnino punctato-tomentosis (minus
crebre circa scutellum), utrinque costa unica elevata, lævi, medium vix
attingente ornatis. — d. Tibis anticis validis, latis, angulo apicali
externo fere recto, leviter deleto ; tarso brevi, oblongo, parum dilatato.—
©. Ignota.
Cette magnifique espèce est, avec le cyanicollis, la plus grande du
genre. La forme est oblongue ovale, un peu alténuée en avant, assez for-
tement déprimée au milieu des élytres. Le dessus est noir, à légers reflets
bronzés, avec une fine bordure rousse ; le dessous est noir, avec le milieu
du sternum, les apophyses coxales, les épipleures et les pattes d’un roux
ferrugineux. La tête est assez petite, avec le labre un peu allongé, noir
et couvert de nombreux cils longs noirs et roussâtres. Le prothorax,
très rétréci en avant, a une large bordure tomenteuse latérale plus éten-
due en avant qu’en arrière, de sorte que la portion lisse représente un
trapèze à bases très inégales et à côtés par conséquent très obliques.
L’écusson est fort petit et à peine visible. Les élytres sont largement tron-
quées, avec l’angle externe obtus, mais non émoussé, l’interne droit ; à
part une côle oblique lisse, située en dehors du milieu et atteignant à
peine la moitié de la longueur, elles sont entièrement ponctuées tomen-
teuses, plus lâchement vers l’écusson, dont le pourtour est étroitement
lisse. — &, Tibias antérieurs robustes, droits, à angle apical externe un
peu obtus et très peu émoussé.
L54 MAURICE RÉGIMBART. (224)
La femelle, qui m'est inconnue, doit probablement différer par les
élytres.
Madagascar : Antananarivo. (Coll. Oberthür, Régimbart.)
259, ORECTOGYRUS MADAGASCARIENSIS Aubé, 1838, Spec., p. 730.
Annales 1883, pl. 13 (Gyrinides, pl. VIL), fig. 158.
Long. 9 à 40 4/2 mill — Ovatus, convexus ; supra nigro-æneus, plus
minus cæruleus vel viridis, rufo-marginatus, fulvo villosus, persubtilis-
sime et vix visibiliter reticulatus ; infra niger, peclore medio, ultimorum
abdominis segmentorum apice pedibusque ferrugineis, tibiis anticis infus-
catis, epipleuris flavis. Labro semicirculari, longis pilis hirsuto; protho-
race utrinque sat late punctato-tomentoso; elytris utrinque costa media
longitudinali ad medium postice abbreviata ornatis, & ad suluram usque
ad medium multo minus crebre punctato-lomentosis, £ spatio suturali
lanceolato lævi, post medium acute desinente ; truncatura vix convexa,
extus leviter sinuata, angulo externo subacuto haud deleto, suturali recto.
Forme régulièrement ovale, assez convexe; parties lisses du dessus du
corps couvertes d’une réticulation d’une excessive finesse, à peine percep-
tible et à mailles rondes, d’un noir bronzé à reflets bleus ou verts, sur-
tout sur la tête; dessous noir brillant, milieu du sternum, apophyses
coxales, sommet des trois avant-derniers segments de l’abdomen et pattes
d’un rouge ferrugineux, tibias et tarses antérieurs rembrunis, épipleures
jaune d’or. Labre demi-circulaire, hérissé de longs poils roux et bruns.
Bordure tomenteuse du pronotum occupant un peu moins d’un quart de
la largeur. Élytres densément ponctuées tomenteuses, ornées dans les
deux sexes d’une côte élevée lisse longitudinale, située au milieu de leur
largeur et étendue de la base jusqu’au milieu environ, présentant en
outre chez la femelle un espace sutural lancéolé se terminant en pointe
vers les deux tiers ou les trois quarts de leur longueur, tandis que chez
le mâle celte même région est couverte d’une pubescence et d’une ponc-
tuation infiniment plus rares que dans le reste de l’élytre; troncature à
peine convexe, faiblement sinuée en dehors où l’angle externe est
presque aigu et non émoussé. Tibias antérieurs du mâle droits, à angle
apical externe obtus et assez émoussé.
(225) Monographie des Gyrinidæ. L55
Madagascar. (Coll. Sharp, Wehncke, Régimbart; Mus. de Paris, de
Bruxelles, etc.)
253. ORECTOGYRUS SPECULARIS Aubé, 1838, Spec., p. 793.
Var. nudivittis Murray, Ann. Nat. Hist., 1859, p. 21.
Annales 1883, pl. 13 et 14 (Gyrinides, pl. VIE et VIIL), fig. 159 et 460.
Long. 7 1/2 à 9 mill. — Ovatus, convexus ; supra persubtilissime et vix
conspicue reticulatus , nigro-æneus , virescens, rufo-marginatus, fulvo
véllosus ; infra rufo-ferrugineus, ad latera et anum infuscatus , tibiis
anticis brunneis. Labro semicirculari, longe piloso ; prothorace late ad
latera tomentoso. Elytris costa media longitudinali ante medium abbreviata
utrinque ornalis, & ad suturam mullo minus crebre punctato tomentosis,
® spalio suturali parallelo ante apicem desinente et breviter bifido ; trun-
catura leviter obliqua, extus sinuata, angulo externo sat acuto., — &\ Tibiis
anticis angulo apicali externo deleto, leviter obtuso.
Très voisin du madagascariensis, mais sensiblement plus petit. Assez
régulièrement ovale et modérément convexe ; réticulation des régions
lisses du dessus d’une ténuité extrême et seulement perceptible à une
forte loupe, couleur d’un noir bronzé à reflets verts bien accentués; des-
sous du corps roux ferrugineux, plus ou moins rembruni sur les côtés,
au segment anal et aux tibias antérieurs. Labre à peu près comme dans
l'espèce précédente. Bordure tomenteuse du pronotum occupant près du
tiers de sa largeur. Élytres très semblables à celles de l’espèce précé-
dente, mais la côte est située un peu plus en dedans, plus arquée, plus
courte, n’atteignant pas le miieu de là longueur ; chez la femelle l’espace
sutural est parallèle et se termine vers les quatre cinquièmes de la suture
par un sommet brièvement bifide ; l'espace qui le sépare de la côte est
plus étroit; troncalure plus fortement sinuée en dehors, avec l’angle
externe plus aigu et plus saillant. Angle externe du libia antérieur mâle
moins obtus, mais également émoussé.
Afrique occidentale : Gabon ; Achanti; Côte d'Or; Addah; Old-Calabar.
(Coll. Oberthür, Régimbart, Sharp, Wehncke.)
Les exemplaires du Gabon diffèrent assez sensiblement de ceux des
autres localités ci-dessus mentionnées; ils sont sensiblement plus étroits,
456 MAURICE RÉGIMBART. (226)
plus convexes, et en dessous les parties latérales du sternum, de l’abdo-
men et les hanches sont plus nettement noires ; de plus la côte des élytres
est plus courte, ne dépasse pas le tiers de la longueur et est par consé-
quent moins arquée et de forme ovoïde. Ces légères différences ne me
paraissent pas suffisantes pour établir deux espèces ; du reste cette forme
du Gabon est le type de l’Orectochilus specularis d’Aubé ; les autres cons-
tituent le Gyretes nudivittis Murray.
254. ORECTOGYRUS CONFORMIS Régimb., n. sp.
Annales 1883, pl. 14 (Gyrinides, pl. VIIL), fig. 164.
Long. 8 à 9 mill — Oblongo-ovatus, sat elongatus, parum convexus ;
supra subtilissime reticulatus, nigro-æneus, in capite et elytris virescens,
in prothorace plus minus cupreus, flavo marginatus, rufo-villosus ; infra
omnino pallide testaceus, genibus tarsisque anticis leviter infuscatis.
Labro & semielliptico, $ semicirculari, rufo-piloso ; pronoto sat late utrin-
que punclato-tomentoso. Elytris utrinque costa lata lævi applanata, a basi
usque fere ad apicem continuata, alteraque costa suturali simili et eadem
longitudine ornatis, spatio intercostali angustissimo ; truncatura con-
vexa, extus Sinuata, anguio externo acuto, suturali recto et arguto. —
d. Tibiis anticis ad basin sat fortiter attenuatis, angulo apicali externo
obtuso, leviter deleto.
Forme oblongue ovale, assez allongée, nullement atténuée aux deux
bouts, relativement peu convexe. Réticulation des parties lisses du dessus
du corps très fine, mais bien imprimée ; couleur d’un noir bronzé brillant
à reflets verts sur la tête et les élytres, pourprés et cuivreux sur le pro-
notum dont la bande tomenteuse occupe le quart de la largeur chez le
mâle et environ le cinquième chez la femelle. Dessous entièrement roux
clair, avec les tarses et tibias antérieurs souvent un peu rembrunis sur
les bords. Élytres pourvues sur le milieu de leur largeur d’une large côte
lisse longitudinale aplatie, étendue de la base aux cinq sixièmes posté-
rieurs, et d’un espace sutural commun formant sur chacune une côte ana-
logue à la précédente dans sa forme et ses dimensions; l’espace intermé-
diaire à ces deux côtes forme naturellement un sillon superficiel pubescent
très étroit; troncature à peine oblique, convexe, sinuée en dehors, avec
l’angle externe aigu et le sutural droit, mais bien accusé. Chez le mâle
(227) Monographie des Gyrinidæ. 157
le tibia est sensiblement atténué à sa base et l’angle apical externe obtus
el un peu émoussé. Ce sexe ne se distingue de la femelle que par la dila-
tation des tarses antérieurs et un peu plus d’ampleur à la bande tomen-
teuse du pronotum.
Cafrerie. (Coll. Fairmaire, Régimbart.)
255. ORECTOGYRUS COSTATUS Aubé, Spec., p. 732.
Annales 1883, pl 14 (Gyrinides, pl. VIIL), fig. 162.
Long. 9 mill. — & Præcedenti forma, statura et colore similis, sed
magis convexus, subtus ad latera leviter infuscatus. In elytris costis sutu-
ralibus ad basin tantummodo confluentibus, postea separatis et parallelis,
inter quas sutura minus crebre punctata et multo longius villosa est :
spatio inlercostali minus anguslo evidenter et remote uniseriatim punc-
tato. — Q. Ignota.
Plus convexe que le précédent, dont il a du reste la taille, la forme et
la coloration ;-le dessous du corps est cependant un peu plus brunâtre
sur les côtés. La côte médiane des élytres est semblable, mais plus étroite
et plus convexe; la côte suturale est au contraire différente : elle n’est
commune et ne touche la suture que dans le premier quart à peine,
ensuite elle s’en écarte brusquement aux dépens de son bord interne et
la suit parallèlement pour se terminer vers les deux tiers postérieurs ; la
portion de suture intermédiaire es moins densément ponctuée et garnie
d’une villosité plus longue et plus dressée que sur le reste de l’élytre, ce
qui se voit aisément en regardant l’insecte horizontalement ; de plus l’es-
pace intercostal est moins étroit et présente une rangée de gros points
espacés et bien visibles, tandis que chez le précédent cette rangée est
plus difficilement perceptible. |
Je n’ai vu que deux mâles appartenant au D' Sharp et malheureusement
sans indication de localité. Je pense néanmoins qu’ils ne peuvent venir
‘ d’ailleurs que de Madagascar, comme le type d’Aubé..
256, ORECTOGYRUS SGHISTAGEUS Gersläck., Beitr. Ins. Zanzib., 1866, p. 25.
Annales 1883, pl 44 (Gyrinides, p. VIIL), fig. 163.
Long. 8 mill. — Regulariter ovalis, haud elongatus, convexus ; supra
458 MAURICE RÉGIMBART. (228)
subtilissime reliculatus, viridi-æneus, cupreus el purpurascens, infra
rufo-ferrugineus, genibus anticis et tibiis ad basin nigricantibus. Labro
semicirculari, rufo-piloso, antice nigro-ciliato. Prothorace late utrinque
punctato-tomentoso. Elytris ulrinque costa lævi longitudinali mullum ante
apicem desinente ornatis, spatio suturali lævi, &' parallelo, multum ante
medium terminato et postice late bifido, ® lanceolato, ante apicem termi-
nato, postice attenuato et angustius bifido; spatio intercostali antice
angustiore, evidenter uniserialim punctalo; truncalura convexa, extus
sinuata, angulo externo acuto, suturali recto, arguto. — &. Tibiis anticis
ad basin parum attenuatis, angulo apicali externo obtuso, vix deleto.
Régulièrement et assez largement ovale, convexe. En dessus rélicula-
tion extrêmement fine, mais bien imprimée ; couleur d’un vert bronzé à
reflets pourprés et cuivreux sur les parties lisses, bleuâtre sur les régions
tomenteuses ; dessous roux, avec les genoux antérieurs et la base des
tibias noirâtres. Bordure tomenteuse du pronotum occupant un peu plus
des quarts latéraux. Côte médiane des élytres assez étroite, atténuée en
arrière, étendue de la base aux trois quarts postérieurs; espace sutural
lisse, de forme rectangulaire chez le mâle, occupant le tiers antérieur et
largement bifide en arrière, chez la femelle lancéolé, insensiblement atté-
nué en arrière où il atteint les quatre cinquièmes par un sommet moins
largement bifide ; espace intercostal plus étroit en avant, marqué d’une
série bien visible de points; troncature convexe, bien sinuée en dehors,
l'angle externe aigu, l’interne droit et très net. Tibias antérieurs du
mâle faiblement rétrécis à la base, l’angle externe obtus, mais à peine
émoussé.
Afrique orientale : Usambara. (Coll. Sharp); Zanzibar (ex Gerstäcker).
La descriplion de Gerstäcker se rapporte parfaitement au mâle de l’es-
pèce que je viens de décrire.
257. ORECTOGYRUS ASSIMILIS Régimb., n. sp.
Annales 4883, pl. 14 (Gyrinides, pl. VIIL), fig. 164.
Long. 7 1/2 à 8 mill. — 0. schistaceo valde affinis; paulo minor, magis
elongatus, magis virescens ; sublus rufo-tlestaceus, pedibus anticis conco-
loribus, tarso & infuscato. Spatio sutulari lævi in utroque sezu minus
lato et breviore, & costa media breviore.
229) Monographie des Gyrinidæ. 159
Très voisine de l'espèce précédente, celle-ci s’en distingue par sa taille
un peu plus petite, sa forme plus allongée, sa coloration plus verte en
dessus, plus claire en dessous, avec les pattes antérieures concolores,
sauf le tarse qui est noirâtre chez le mâle. C’est sur les élytres que se
trouve la différence la plus frappante : chez le mâle la côte lisse sur
chaque élytre est plus courte et n’atteint pas tout à fait les deux tiers de
la longueur de l’élytre, l’espace lisse est plus rétréci et un peu plus court
et occupe à peine le quart antérieur de la suture ; chez la femelle la côte
lisse est de même largeur au sommet qu’à la base, l’espace sutural est
rétréci à la base, un peu renflé au milieu, et se termine aux trois quarts
de la suture, c’est-à-dire un peu moins loin que la côte; l’espace inter-
costal est de même largeur dans toute son étendue, chez la précédente,
au contraire, l’espace sutural se termine un peu plus loin que la côte, et
l’espace intercostal est bien plus étroit en avant qu’en arrière. Enfin le
tibia antérieur du mâle paraît avoir l’angle externe plus émoussé.
Angola. (Coll. Fairmaire, Wehncke, Régimbart.)
258. ORECTOGYRUS SUTURALIS Régimb., 1881, Not. Leyd. Mus.,
vol. IV, p. 66.
Annales 1883, pl. 14 (Gyrinides, pl. VIIL), fig. 165.
Long. 8 à 9 mill. — Elongato-ovalis, valde convexus, antice et postice
paululum attenuatus ; supra subtilissime reticulatus, nitidus, æneus, in
prothorace plus munus purpurascens el cupreus, argenteo-villosus, flavo
marginatus ; infra rufo-testaceus, ad latera nigricans, genibus, tibiis et
tarsis anticis nigricantibus. Labro semicirculari, punctato, leviter piloso,
longe fusco ciliato. Prothorace late ad latera punctato-tomentoso. Elytris
costa media lævi post medium desinente, spatio suturali lævi, d'quadrato,
brevi, postice vix bilobato, ® secundum suluram continuato, subparallelo,
ante apicem desinente ; truncatura obliqua, convexa, extus sinuala, angulo
exlerno acuto, interno recto. — d. Tibiis anticis angulo apicali externo
recto, extus prominulo, haud deleto.
Plus allongé et plus convexe que les précédents, sensiblement atténué
aux deux bouts; couleur en dessus d’un bronzé un peu verdâtre sur la
tête et les régions lisses des élytres, cuivrée et pourprée sur le pronotum,
bleu d’acier sur les régions tomenteuses, villosité d’un blanc argenté;
460 MAURICE RÉGIMBART. (230)
dessous roux, noirâtre sur les côtés, ainsi que sur les pattes antérieures
dont les fémurs seuls sont testacés dans les trois premiers quarts. Labre
ponctué, brièvement velu, cilié de poils brun noir ; bordure tomenteuse
du pronotum occupant un peu plus du quart de chaque côté. Côte
médiane des élytres prolongée un peu au delà des deux tiers, à peine
rétrécie en arrière; espace sutural lisse carré chez le mâle, ne dépassant
guère le cinquième de la suture, à peine bilobé en arrière, prolongé chez
la femelle jusqu’aux trois quarts postérieurs, un peu plus long que la
côte médiane, subparallèle, un peu atténué en arrière où il est bien net-
tement bifide ; espace intercostal à peine plus large en arrière; troncature
oblique, convexe, sinuée en dehors, angle externe aigu, le sutural droit.
Tibia antérieur du mâle à angle externe droit, non émoussé, un peu
déjeté en dehors.
Afrique orientale, depuis la Haute-Égypte jusqu’en Cafrerie : environs
de Karthoum, Abyssinie, Zambèze, Natal. (Goll. Sharp, Wehncke, Sédillot,
Régimbart ; Mus. de Paris, de Leyde.)
Il est très possible que l'Orectochilus bicostatus Bohm. (Ins. Caffr., I,
p. 261), soit le même que cet insecte, mais la description de Bohemann
ne se rapporte qu’à un seul sexe que l’auteur ne mentionne pas. D’un
autre côté, en le comparant au glaucus Klug, il dit : « Glauco affines,
corpore subtus ex parte nigro-æneo, elytrorum sutura longèus et latius
denudata, angulis apicalibus externis minus productis ab illo bene dis-
tinctus. » Or, il est difficile que la suture soit plus longuement dénudée
que chez le glaucus ®, où elle atteint presque le sommet, tandis que
chez le suturalis $ la suture est dénudée beaucoup plus largement, c’est
vrai, mais moins longuement et seulement jusqu'aux trois quarts posté-
rieurs. Ce caractère indiqué par Bohemann empêche toute certitude au
sujet de ces deux insectes, et le doute ne pourrait être levé que par l’exa-
men du type.
Quand j'ai décrit le suturalis (Notes from the Leyden Museum, vol. IV,
p. 68) je l’ai comparé au bécostatus Bohem., mais par erreur, attribuant
ce nom à l’espèce que j'ai décrite plus haut sous le nom de conformis,
et qui s’en distingue nettement par le dessous du corps uniformément
roux lestacé,
(231) Monographie des Gyrinidæ. h61
259. ORECTOGYRUS GLAUCUS Klug, 1834, Symb. Phys., IV, t. 34.
Annales 1883, pl. 14 (Gyrinides, pl. VIIL), fig. 166.
Long. 7 3/4 à 8 1/4 mill. — Ovatus, sat elongatus, valde convexus ;
supra tenuissime reticulatus, cæruleo-metallicus, plus minus ænescens, in
pronoto levier cupreus, luteo marginatus, argenteo-villosus ; infra pallide
rufus, pedibus anticis tibiarum basi utrinque breviter infuscata. Labro
semielliptico, sat breviter piloso, antice longe fusco-ciliato. Prothoracis
margine lomentoso latissimo. Elytris costa media angusta lævi, & post
medium, $ fere usque ad apicem continuata, spatio suturali lævi angusto,
d ante medium, $ fere ad apicem desinente, subparallelo, postice vix
dilatato ; truncatura convexa, intus leviter, extus fortiter sinuata, angulo
externo longius, interno brevius acuto. — d. Tibiis anticis extus ad api-
cem sinuatis, angulo apicalti externo acuto, extus projecto.
Ovale, assez allongé et très convexe. En dessus d’un beau bleu d’acier
sur les régions tomenteuses, souvent bronzé sur les régions lisses, à
reflets cuivreux sur le pronotum, avec une pubescence argentée ; en des-
sous entièrement roux clair, avec la base du tibia noirâtre de chaque
côté. Bordure-tomenteuse du pronotum occupant un tiers de chaque côté:
côte médiane des élytres étroite, chez le mâle étendue de la base aux
deux tiers, chez la femelle atteignant les neuf dixièmes par une exlrémité
faiblement arquée en dedans ; espace sutural lisse très étroit, atteignant
à peine le quart de la suture chez le mâle, tandis que chez la femelle il
s’élend presque jusqu’au sommet, plus loin encore que la côte médiane :
sa forme est parallèle dans la première moitié, et fort peu augmentée de
largeur dans la seconde; le contraire a lieu pour la côle qui est très
légèrement rétrécie après le milieu ; l’espace intercostal est sensiblement
plus large que la côte, et sa série ponctuée est faiblement imprimée. La
troncature est un peu oblique, convexe au milieu, sinuée légèrement en
dedans et fortement en dehors, l’angle interne irès brièvement, l’externe
assez longuement aigu. Le tibia antérieur, surtout chez le mâle, a le bord
externe muni d’une sinuosilé en forme d’encoche, tout près de l’angle
externe qui est aigu et déjeté en dehors.
Haute-Égyple : Lougsor ; Ouadi-Halfa, 2° cataracte du Nil, Korosko;
capturé par M. Letourneux. (Coll. Leprieur, Sharp, Régimbarl; Mus. de
Paris, de Bruxelles, elc.)
62 MAURICE RÉGIMBART. (232)
260. ORECTOGYRUS CUPRIFER Régimb., n. Sp.
Long. 7 à 7 1/4 mill — Præcedenti simillimus : paulo minor, supra
niger, in regionibus lævibus cupreo-nitens ; labro paulo magis angustato.
In elytris costa in utroque seæu breviore, spatio suturali & simili, $ bre-
viore. Tibiis anticis extus minus fortiler sinualis.
Insecte très voisin du glaucus, mais que je crois cependant distinct
par plusieurs points constants : taille un peu moindre; coloration d’un
noir à peine bleuâtre sur les parties tomenteuses, d’un cuivreux pourpré
sur les parties lisses, surtout aux élytres. Labre paraissant un peu plus
étroit. Côte médiane des élytres plus courte et un peu plus arquée dans
les deux sexes, ne dépassant pas les trois quarts chez la femelle et à
peine la moitié chez le mâle ; espace lisse sutural à peu près semblable
chez le mâle, mais plus fortement abrégé chez la femelle où il n’atteint
que les sept huitièmes de la suture. La sinuosité ou encoche du bord
externe du tibia est plus faible et l’angle externe moins déjeté en dehors.
Afrique centrale et occidentale :Zambèze ; lac Nyanza; Benguela; Gabon,
Guinée, Accra, etc. (Coll. Oberthür, Wehncke, Sharp, Régimbart.)
261. ORECTOGYRUS BEDELI Régimpb., n. sp.
Annales 1883, pl. 14 (Gyrinides, pl. VIIL), fig. 167.
Long. 7 1/4 mill. — $. Ovatus, elongatus, valde convexus ; supra per-
subtilissime reticulatus, nigro-æneus, leviter virescens, luteo-marginatus,
albido-villosus ; infra rufo-testaceus, genibus anticis vix obscurioribus.
Labro semicirculari, breviter piloso, antice fusco ciliato. Pronoto late ad
latera punctato-tomentoso ; elytris costa media longitudinali lævi, paulo
post medium continuata ; spatio suturali sat angusto, parallelo, postice
bifido et fere medium altingente; truncatura leviter obliqua, convexa, extus
sinuata, angulo apicali externo acuto, suturali subacuto. — &, Ignotus. —
©. Tibiis anticis angulo apicali exlerno recto, vix deleto.
Au premier abord, on prendrait cette espèce, dont je ne connais que
la femelle, pour un mâle d’assümilis, dont elle est très voisine. La cou-
leur, au moins chez le seul exemplaire que j'ai, est moins métallique, la
villosité d’un blanc argenté, la forme plus allongée et plus convexe. Le
(233) Monographie des Gyrinidæ. h63
labre est demi-circulaire ; la bordure tomenteuse du pronotum occupe
presque le tiers de chaque côté; la côte médiane des élytres, bien sail-
lante, dépasse un peu le milieu ; l’espace lisse sutural est parallèle, plus
étroit que chez l’assimilis G\, plus large que chez le glaucus &\, et se ter-
mine très peu avant le milieu par une extrémité assez ionguement bifide.
La troncature est à peine oblique, convexe au milieu, fortement sinuée
en dehors, très faiblement en dedans, l’angle externe aigu, l’interne sub-
aigu. Le tibia antérieur est comme renflé à son bord externe, avec l’angle
apical correspondant à peu près droit et un peu émoussé. Le caractère le
plus remarquable de cette femelle est d’avoir la sculpture élytrale d’un
mâle.
Côte d’Or : Addah. (Coll. Régimbart.)
Je dédie celte espèce à mon ami L. Bedel, qui me l’a généreusement
offerte.
262. ORECTOGYRUS SERICEUS Klug, 1834, Symb. Phys., IV, t. 34.
Annales 1883, pl. 14 (Gyrinides, pl. VIII), fig. 168.
Long. 7 3/4 à 9 mill. — Ovatus, elongatus, compressus, valde convexus;
supra æneus, nilidus, flavo-marginatus, undique punctato-tomentosus,
multo fortius ad latera, pubescentia in elytris vittas irregulares argen-
tatas et auratas formante; subtus pallide rufus, ad latera sæpe infusca-
tus. Labro elongato, semielliptico, sat breviter piloso, sed antice longis-
sime fusco ciliato. In prothorace spatio longitudinali angustissimo sub-
lævi, tenuissime punctulato ; in elytris tribus punctiorum seriebus valde
irregularibus et parum conspicuis ; truncatura obliqua, angulis acutis,
externo multo magis producto, spinoso. — d". Tibüs anticis angulo apicali
externo acuto, extus valde porrecto. — Q. Elytrorum angulo suturali
magis acuto et producto.
Forme allongée, ovale, très légèrement rhomboïdale, comprimée et
très convexe ; dessus d’un bronzé brillant, bordé de jaune, entièrement
couvert d’une poncluation forte, plus serrée en dehors, et d’une pubes-
cence couchée, également plus dense en dehors, d’un roux doré sur le
pronotum et formant sur les élytres des bandes longitudinales irrégulières
alternativement argentées et dorées; sur le milieu du pronotum est un
espace longitudinal très étroit, dépourvu de pubescence, presque lisse et
h6/ MAURICE RÉGIMBART. (234)
couvert seulement d’un pointillé très fin qui passe insensiblement à la
grosse ponctuation du reste de la surface. Troncature des élytres oblique
avec les angles aigus, surtout l’externe qui a la forme d’une assez longue
épine. Labre allongé, demi-elliptique, brièvement velu, mais très longue-
ment cilié au bord antérieur. Dessous du corps entièrement roux et sou-
vent rembruni sur les côtés. Chez le mâle l’angle externe du tibia est
longuement prolongé en dehors, en forme de dent étroitement émoussée;
l'angle sutural des élytres est plus saillant chez la femelle que chez le
mâle.
Haute-Égypte : Ouadi-Halfa, 2° cataracte du Nil (A. Lelourneux); Nubie :
Sennaar. (Coll. Sharp, Oberthür, Leprieur, Régimbarl, etc.)
263. ORECTOGYRUS ANGUSTIOR Kolbe, Berlin. ent. Zeit., XXVIT,
1883, p. 18.
Annales 1883, pl. 14 (Gyrinides, pl. VIIT), fig. 169.
Long. 8 mill. — Elongato-ovatus, valde convexus in medio fere cari-
natus, antice attenuatus ; infra omnino rufus. Capite ænceo ; labro elongato,
nigro, rufo-tomentoso, antice nigro-ciliato. Prothorace in medio lævi,
nigro-æneo, nitidissimo, latissime utrinque punctalo-tomentoso; elytris
ad apicem oblique truncatis, angulo externo acutissimo, valde producto,
suturali subacuto, leviter producto, extus argentato-, intus griseo-tomen-
tosis, spatio suturali lævi anguste lanceolato, postice attenuato, acuto, a
scutello usque post medium extenso, nigro-æneo, nitidissimo ; prothorace
et elytris anguste luteo marginatis. — &, Tibiis anticis reclis, sat robus-
tis, angulo apicali externo leviter acuto, extus prominulo, tarso elongato,
parallelo, paululum dilatato,
Espèce très voisine de l'O. sericeus Klug : forme un peu plus étroite et
encore plus convexe ; tête moins déprimée ; milieu du prothorax lisse et
en forme de trapèze étroit, à bases presque égales: élytres présentant un
espace sutural lisse, étroit, régulièrement alténué en arrière, s'étendant
de l’écusson presque aux deux tiers de la suture; région tomenteuse
moirée, argentée en dehors, roussâtre le long de l’espace lisse, marquée
de petites dépressions longitudinales très obsolètes qui la rendent encore
plus chatoyante.
Je n'ai vu que trois mâles : les deux premiers viennent du Zambèze et
(235) Monographie des Gyrinidæ. 65
font partie de la riche collection de M. R. Oberthür ; le troisième, de
Chinchoxo (Gongo sept.), m’a été communiqué obligeamment depuis peu
par M. Kolbe : c’est le type de sa description, et malheureusement il est
en assez mauvais état, dépourvu de pygidium et des cils du labre, ce qui
a fait dire à M. Kolbe que le labre est glabre.
264, ORECTOGYRUS OscArIs Apetz, Coleopt. Brehm., 1854, p. 14.
« Long. 47°”. — Oblongo-ovatus, convexus, brunneus, sericeo-pubescens,
luteo marginatus ; elytris costa suturali lævissima ante apicem abbre-
viata; angulis apicis externis in spinam productis, internis acutis.
« Dongola (0. Brehm.).
« ©. sericeo Klug similis, at paulo minor et angustior; thoracis late-
ribus, elytris subtilissime punctatis, striis eorum pubescentibus vix cons-
picuis ; costa elytrorum suturali, cujus margo exterior sinuaius, postice
angustiore, ante apicem abbreviata, præsertim ab illo distinctus. »
Il est plus que probable que cet insecte est le même que le précédent,
car la description est bien claire ; il est fâcheux que l’auteur n’ait pas
indiqué le sexe, et d’un autre côté que les trois exemplaires jusqu'ici
connus de l’espèce précédente soient trois mâles; il y a en effet tout lieu
de penser que l’espace sutural lisse est différent chez la femelle, et que le
caractère donné par Apelz (costa elytrorum suturali, cujus margo exte-
rior sinuatus) doit s’y rapporter. La première femelle qui me tombera
sous les yeux lèvera tous les doutes à cet égard.
Cette espèce aurait ainsi un habitat très étendu, puisqu’on la rencon-
trerait sur trois points fort éloignés : le Congo, le Zambèze et Dongola.
265. ORECTOGYRUS OBERTHÜRI Régimb., n. sp,
Annales, pl. 14 (Gyrinides, pl. VIIL), fig. 170.
Long. 8 1/2 mill, — &. Elongato-ovatus, antice et postice leviter atte-
nuatus, modice convexus; supra fere omnino punctato-tomentosus, pubes-
centia argenteo-murina, æneo virescens, plus minus cupreus et purpureus,
flavo-marginatus ; infra pallide testaceus, Labro semielliptico, elongato,
breviler piloso et longe antice cilialo; capile persublilissème reticulato ;
(1885) L'° partie, 50,
166 MAURICE RÉGIMBART. (236)
pronoto ad latera latissime punctato-tomentoso, in medio denudato, lævi,
sed subtilissime reticulato. Elytris spatio suturali angustissimo, postice
acuto et medium suturæ attingente ; truncatura leviter obliquæ, sat con-
vexa, extus parum sinuata, angulis rectis, argutis. Tibiis anticis angulo
apicali externo recto, haud deleto. — Q. Ignota.
Remarquable espèce du groupe des deux précédentes, mais bien dis-
tincte : forme à peu près identique, mais beaucoup moins convexe, cou-
leur d’un bleu d’acier sous la pubescence qui est d’un gris de souris
argenté, à peine plus roussâtre en dedans; d’un beau bronzé verdâtre à
reflets cuivreux et pourprés sur les régions lisses. Labre analogue, mais
peut-être encore plus longuement cilié au bord antérieur. Région tomen-
teuse du pronotum occupant un tiers de chaque côté, son milieu lisse,
en forme de trapèze à bord postérieur moitié plus large, couvert ainsi
que la tête d’une réticulation excessivement fine à mailles rondes. Élytres
avec un espace sutural lisse très étroit, linéaire, terminé en pointe vers
le milieu, et couvert d’une réticulation extraordinairement fine, à peine
perceptible, à mailles transversales ; troncature un peu oblique, assez
convexe, très faiblement sinuée en dehors, les deux angles droits et non
émoussés, l’interne mieux senti. Les tibias antérieurs ont l’angle externe
droit, non émoussé et non saillant.
Je n’ai eu sous les yeux qu’un seul mâle, de Madagascar, rapporté celte
année par M. Humblot et appartenant à M. R. Oberthür.
266. ORECTOGYRUS LONGITARSIS Régimb., n, sp.
Annales 1883, pl. 14 (Gyrinides, pl. VIIT), fig. 171.
Long. 6 à 6 4/2 mill. — Ovatus, valde elongatus, convexus et compres-
sus, subcylindricus; supra subtilissime, sed fortiter reticulatus, æneus,
vel cupreus, plus minus virescens et purpurascens, anguste flavo margina-
tus; infra albido-testaceus. Labro S' semielliptico, © semicirculari, antice
rufo ciliato; pronoto ad latera, sat late tomentoso; elytris spatio scutello-
suturali lævi, & ovato-cordiformi, lato, postice subacuminato et paulo post
medium terminato, $ ante medium fere simili, sed post medium fortiter
strangulato et postice iterum dilatato et truncaturam fere totam tan-
gente, —@. Truncatura leviter obliqua, parum convexa, extus vix sinuata,
angulo externo obtuso, sulurali recto ; tibiis anticis angulo apicali externo
(237) Monographie des Gyrinidæ. 467
omnino deleto et rotundato, tarso valde elongato, tibia vix breviore,
pubescentia longa et densa subtus instructo, unguiculis vix curvatis,
elongatis. — $. Truncatura multo magis obliqua, in medio anguste con-
vexa, utrinque leviter sinuata, angulo externo obtuso, interno acuto et
paululum porrecto, statura minore.
Cette espèce est très aberrante et diffère notablement des autres Orecto-
gyrus; elle a assez exactement la forme et la taille de l’Orectochilus vil-
losus, mais la contiguïté des hanches intermédiaires et la forme du tarse
chez le mâle en font un Orectogyrus, ce qui, du reste, n’est nullement
contredit par son habitat. La coloration est en dessus d’un beau bronzé
cuivreux brillant avec des reflets verts et pourprés, la pubescence courte,
grise, à reflets argentés ou dorés; le dessous est d’un jaune très pâle,
blanchâtre. Le labre est demi-elliptique chez le mâle, un peu plus court
et seulement demi-circulaire chez la femelle, avec une rangée antérieure
de cils blonds. La réticulation qui couvre les parties lisses du dessus est
très fine, mais fortement imprimée et à mailles rondes. La région tomen-
teuse du pronotum n’occupe pas tout à fait le quart de la largeur de
chaque côté; les élytres présentent un espace lisse très différent dans les
deux sexes : chez le mâle il est largement cordiforme, à extrémité posté-
rieure presque acuminée, atteint les deux tiers de la suture et occupe
à la base la moitié de la largeur de chaque élytre ; chez la femelle il a
la même forme jusqu'aux deux tiers de la suture, mais là, subissant
un rétrécissement considérable, il se dilate ensuite de nouveau et vient
par un bord externe irrégulier atteindre la troncature au tiers externe;
la suture se trouve ainsi entièrement dénudée dans toute sa longueur.
La troncature chez le mâle est un peu oblique, convexe et à peine sinuée
en dehors, l'angle externe obtus, l’interne droit; chez la femelle elle est
beaucoup plus oblique, subanguleusement convexe au milieu, sinuée fai-
blement de chaque côté, avec l’angle externe obtus et semblable, tandis
que l’interne est aigu et saillant, mais non épineux. L’angle externe
du tibia mâle est complétement arrondi et effacé, le tarse très allongé,
à peine plus court que le tibia et garni en dessous d’un duvet blanchâtre
épais et long,
Madagascar ; voyage de M. Humblot, (Coll. Oberthür.)
468 MAURICE RÉGIMBART. (238)
Je croirais manquer à tous mes devoirs si je terminais ce travail sans
exprimer publiquement mes remerciments aux nombreux Entomologistes
qui ont facilité ma tâche en me confiant, pendant une longue période
qui a souvent dépassé deux ans, leurs propres collections ou celles des
Musées dont ils sont les conservateurs, et je m'adresse surtout à
MM. L. Bedel, E. Blanchard, I. Bolivar, de Borre, Fairmaire, Gestro,
Le Conte, R. Oberthür, Ritsema, Sédillot, Sharp, E. Simon. Je n'oublie
pas non plus le regretté Wehncke, dont nous avons à déplorer la perte
récente, et dont tout le monde connaissait l’empressement à rendre
service.
Catalogue de la Famille des Gyrinidæ.
Enhydrini.
I. Bineutes Mac Leay.
1. Fairmairei Rég. — Iles Vili.
2, Regimbarti (Ritsema) Rég. — Timor.
3. politus Mac Leay. — Java.
h. hypomelas Rég. — Amboine.
5. caliginosus Rég. — Australie.
6. fulgidus Rég. — Sumatra.
7. Mellyi (Chevr.) Rég. — Chine.
8. grandis Klug. — Arabie, Égypte, Nubie, Abyssinie.
9, proximus Aubé. — Madagascar.
10. indus Fab. — Madagascar, îles de France et de la Réunion ; Indes
orientales ?
41. olivaceus (Dej.) Rég. — Madagascar, îles de France et de la Réu-
nion.
(239) Monographie des Gyrinidæ. 469
12.
15.
14.
15.
16.
A7:
18.
19.
20.
21.
[ie]
© LL
[eS)
33.
ol.
95.
96.
97.
98.
39.
A0.
LL,
12,
denticulatus Rég. — Madagascar, Nossi-Bé, Mayotte; Cap?
picipes Waterh. — Ile Rodrigue.
dilatatus Rég. — Madagascar.
caffer Bohem. — Zambèze, Cafrerie.
africanus Aubé. — Cafrerie, Transvaal.
indicus Aubé. — Indes orientales.
gondaricus Reiche. — Abyssinie.
abyssinicus Rég. — Abyssinie.
angolensis Rég. — Angola.
æreus Klug, — Sénégal, îles du Cap-Vert, Cafrerie, Transvaal,
Abyssinie, Égypte.
punctatus Aubé. — Cafrerie.
. Wehnckei Rég. — Angola.
. micans Fabr. — Guinée, Cape Coast Castle.
vittatus Germ. — États-Unis.
. sublincatus Chevr. — Arizona, Basse-Californie, Mexique, Nicara-
sua, Honduras.
. truncatus Sharp. — Honduras, Nicaragua; Mexique ?
. longimanus Oliv. — Antilles : Cuba, Saint-Domingue, Jamaïque.
. discolor Aubé. — États-Unis.
. serrulatus Leconte. — Centre et Sud des États-Unis.
. americanus Say. — États-Unis.
. analis Rég. — États-Unis : Louisiane, Texas.
emarginatus Say. — États-Unis, Mexique septentrional.
solitarius Aubé., — Mexique, Nicaragua.
metallicus Aubé. — Grandes et petites Antilles.
pectoralis Rég. — Nouvelle-Guinée : Andai, Amberbaki.
Rilsemæ Rég. — Célèbes.
janthinus Blanch. — Iles Viti.
australis Fab. — Indes orientales, Malacca, îles de la Sonde, Phi-
lippines, Célèbes, Australie, Nouvelle-Calédonie, Nouvelle-Zé-
lande, etc.
Sharpi Rég. — Côte d'Or, Zambèze.
subspinosus Klug. — Sénégal, Canaries; Guinée ; Cap; Madagascar ;
île de France; Obock, Abyssinie, Nubie, Égypte, Syrie; Indes
orientales.
unidentatus Aubé. — Indes orientales ; Saïgon ; Chine.
70 MAURICE RÉGIMBART. (240)
L2 bis, Fauveli Rég., n. sp. — Afrique occidentale. : Ogowé. — Je donne
ici une courte diagnose de cette espèce que M. A. Fauvel vient de
me communiquer :
Long. 7 1/2 à 8 mill.— Ovalus, parum convexus, vix antice atte-
nuatus ; supra nitidissimus, nigro-olivaceus, æneo-micans, latissime |
ad latera sericeo-opacus ; infra rufo-ferrugineus ; prothorace et ely-
tris in medio persubtilissime et inconspicue ad latera evidentius et
fortius reticulatis; elytris striarum vestigia præbentibus, bitrun-
catis, angulo exlerno acuto-spinoso, intermedio longius spinoso,
suturali acuto et leviter producto, truncatura interna serrulata;
G tibiis anticis angulo externo satis obtuso et deleto.
43. marginatus Sharp. — Indes orientales; Chine, Japon; Nouvelle-
Guinée : Fly River.
Lh. spinosus Fabr. — Indes orientales; Siam; Boruéo.
45. Gouldi Hope. — Australie : Port Essington.
Espèces non identifiées, mais comprises très probablement
parmi les précédentes.
D. hastatus Fabr.
— ciliatus Forsbg.
— comma Thunb.
— grossus Modeer.
— indicans Walker.
— sinuosipennis Cast.
IL Porrhorrhynechus Cast.
L6. marginatus Cast. — Java, Bornéo.
Var. tenutrostris Rég. — Siam, Indo-Chine : montagnes de Lakhon;
Cochinchine : Phu-Quoc.
47. brevirostris Rég. — Ceylan; Java.
(241) Monographie des Gyrinidæ. {71
18.
19.
50.
51.
52.
59.
54.
55.
56.
Er
58.
59.
60.
61
62.
63.
64.
65.
66
67.
68
69.
70.
74.
72.
78.
74.
75.
76.
71.
III. ÆEnhydrus Cast.
sulcatus Wiedem. — Brésil,
tibialis Rég. — Brésil.
atratus Rég. — Panama.
IV. NEacrogyrus Régimb.
striolatus Guérin. — Australie.
Buqueti Aubé., — Colombie.
glaucus Aubé. — Colombie, Noel Cr nee Venezuela.
Var. depressus Brullé. — Bolivie.
Sedilloti Rég. — Colombie, Ecuador, Venezuela.
Borrei Rég. — Colombie, Ecuador,
seriatopunctatus Rég. — Pérou.
ellipticus Brullé. — Chili, Brésil, Pérou.
Gayi Sol. — Chili.
Howitti Clark. — Australie.
Albertisi Rég. — Nouvelle-Guinée : Fly River.
Blanchardi Rég. — Nouvelle-Guinée septentrionale : Amberbaki.
obliquatus Aubé. — Timor.
venator Boisd. — Australie.
Sumbawæ Rég. — Sumbawa, Flores.
ænescens Rég. — Timor.
Oberthüri Rég. — Nouvelle-Guinée, Mysol.
elongatus Rég. — Iles Aru.
Simoni Rég. — Nouvelle-Galles du Sud.
angustatus Rég. — Australie : King George Sound, Cap York.
oblongus Boisd. — Australie.
canaliculatus Rég. — Australie.
rivularis Clark. — Australie.
longipes Rég. — Australie.
Reichei Aubé. — Australie.
purpurascens Rég. — Nouvelle-Guinée septentrionale : Amberbaki.
caledonicus Fauvel. — Nouvelle-Calédonie.
paradorus Rég. — Australie.
172 MAURICE RÉGIMBART. (242)
Espèces non identifiées :
r
M. assimilis Clark. — Australie.
— latior Clark, — Australie,
Gyrinini.
V. Aulonéegyrus (Motsch.) Régimb,
78. Wehnckei Rég. — Angola.
79. elegantissimus (Chevr.) Rég. — Madagascar.
80. splendidulus Aubé. — Cafrerie.
81. subparallelus Rég. — Cafrerie, Cap.
82. convexiusculus Rég. — Cafrerie, Delagoa-Bay.
83. amænulus Bohem. — Cafrerie, Port-Natal.
8h. abdominalis Aubé. — Cafrerie.
85. strigosus Fab. — Australie, Tasmanie.
86. concinnus Klug. — France, Allemagne, Autriche, Grèce, Turquie;
Anatolie, Caucase, Mésopotamie, Syrie; Égypte.
87. abyssinicus Rég. — Abyssinie.
88. marginatus Aubé. — Cap.
89. capensis Thunbg. — Cap.
90. striatus Fab. — France méridionale, Espagne, Italie, Corse, Sar-
daigne, Sicile, Grèce; Barbarie.
91. Sharpi Rég. — Cafrerie : Bedford distr.
92, caffer Aubé. — Cafrerie, Zanzibar.
93. obliquus Walker. — Inde méridionale, Ceylan.
94. virescens Rég. — Abyssinie.
95. Bedeli Rég. — Côte d'Or : Addah.
96. zanzibaricus Rég. — Zanzibar.
97. algoensis Rég. — Algoa-Bay, Cafrerie.
98. Goudoti (Dup.) Rég. — Madagascar.
(243) Monographie des Gyrinidæ. 478
VL @Gvyrinus Geoffr.
99. minutus Fab. — Europe, surtout septentrionale et centrale ; Sibérie ;
Amérique septentrionale.
100. urinator Ill. — Europe, surtout centrale et méridionale ; Barbarie ;
Madère.
101. Fairmairet Rég. — Mésopotamie, Bagdad.
102. tenuistriatus (Chevr.) Rég. — Iles Philippines.
103. vicinus Aubé. — Cap.
104. chalcopleurus Rég. — Cap.
105. rufiventris Rég. — Cap; Madagascar.
106. confinis Leconte. — Amérique boréale : Labrador, Hudson-Bay,
Canada, Rivière Rouge.
107. fraternus Couper. — Amérique boréale : Canada, Lac Supérieur,
New-York.
108. turbinator Sharp. — Mexique.
109. æneolus Leconte. — États-Unis : Illinois, New-York, Rochester.
110. limbatus Say. — États-Unis : Canada, Lac Supérieur, New-York,
Géorgie, Floride,
141. dichrous Leconte. — Élats-Unis : New-England, Massachusetts.
112. elevatus Leconte. — États-Unis : New-York.
113. cubensis Rég. — Cuba.
114. ventralis Kixby. — Amérique boréale : Pennsylvanie, Lac Supé-
rieur, etc.
115. aquiris Leconte. — Étals-Unis.
116. plicifer Leconte. — Californie, Arizona, Missouri.
117. consobrinus Leconte. — Californie.
118. maculiventris Leconte. — États-Unis : Lac Supérieur, Montana.
119. oceanicus Rég. — Iles Philippines.
. madagascariensis Aubé. — Madagascar.
ægyptiacus Rég. — Égypte.
elongatus Aubé. — Europe centrale et méridionale, Barbarie, Syrie.
. natator Linn. — Europe, surtout centrale et occidentale.
Wankorwiczi Rég. — Russie : Minsk.
caspius Ménétr. — Laponie, Suède, Angleterre, France, Piémont,
Espagne, Autriche, Hongrie, Balkans, Russie méridionale ; Caucase,
Mésopotamie, Syrie; Sibérie.
canadensis Rég. — Amérique boréale : Canada, Californie.
74 MAURICE RÉGIMBART. (244)
197. affinis Aubé. — Étals-Unis.
198. bicolor Fab. — France, Angleterre, Finlande, Suède, Prusse, Alle-
magne, Hongrie.
199. niloticus Waltl. — Basse-Égypte.
130. Suffriani Scriba. — Angleterre, France, Allemagne,
131. siculus Rég. — Sicile.
132. Simont Rég. — Australie.
133. ceylonicus Rég. — Ceylan.
13h. Gestroi Rég. — Japon.
135. nitidulus Fab. — Iles de France et Bourbon.
136. convexiusculus Mac Leay. — Indes orientales : Madras; Chine :
154.
Kiang-Si, Thibet ; Nouvelle-Calédonie; Australie.
caledonicus (Fauvel) Rég. — Nouvelle-Calédonie.
. orientalis Rég. — Chine.
. curtus Motsch. — Japon.
lLuciuosus Rég. — Mésopotamie, Arabie : Hedjaz.
Dejeani Brullé. — Europe méridionale : France, Espagne, Italie,
Corse, Sardaigne, Sicile, Autriche, Turquie, Grèce, Crimée; Ca-
naries ; Algérie ; Chine : Kiang-Si.
pernitidus Leconte. — États-Unis : Géorgie, Californie.
analis Say. — États-Unis.
Sayi Aubé. — États-Unis.
obtusus Say. — Mexique.
marinus Gyll. — France, Angleterre, Belgique, Hollande, Alle-
magne, Scandinavie, Finlande, Russie, Crimée; Sibérie; États-
Unis; Groenland.
indicus Aubé. — Indes orientales.
pectoralis Leconte. — États-Unis : Lac Supérieur, Hudson-Bay.
impressicollis Kirby. — Canada.
gibber Leconte. — États-Unis : Caroline du Nord.
borealis Aubé. — États-Unis.
lugens Leconte. — États-Unis.
. picipes Aubé. — Amérique boréale.
corpulentus Rég. — Amérique boréale.
A54 bis. dimorphus Rég., n. sp. — Mexique : Ciudad, Durango. — Je ne
donne de cet insecte, que j'ai connu tout récemment, qu’une
diagnose succincte, la description complète étant réservée pour
un supplément à ce travail :
Long. 5 4/2 à 6 mill — Rofundalo-ovatus, latissimus, valde
(245)
155.
156.
157.
158.
159.
160.
161.
162.
163.
164.
165.
166
167
168.
169.
170
171.
172.
173
174.
175.
176.
M onographie des Gyrinidæ.
475
convexus ; niger, leviter cærulescens, ad latera ænescens, pedibus
brunneis, epipleuris nigro-metallicis, aliquoties leviter ferrugatis.
Pronoto brevissimo. Elytris late truncatis, angulo externo obtuso,
sat rotundato, tenuiter punctulatis, & haud reticulatis, ® nitidis
et reticulatis, vix ad apicem vel undique subtilissime et fortiter
reticulatis el subopacis.
parcus Say. — Texas, Mexique, Guatemala, Pérou, Ghili.
rugifer Rég. — Guadeloupe.
impatiens Aubé. — Colombie.
colombicus Rég. — Colombie.
Bolivari Rég. — Ecuador.
æquatorius Rég. — Ecuador.
argentinus Sleinh. — République Argentine : Achiras; Buenos-
Ayres.
plicatus (Chevr.) Rég. — Mexique.
opalinus (Chevr.) Rég. — Brésil.
sericeolimbatus (H. Deyr.) Rég. — Célèbes, Philippines, Java.
ovatus Aubé. — Brésil méridional, Montevideo.
gibbus Aubé, — Brésil.
Var. apicalis Sharp. — Brésil.
violaceus Rég. — Montevideo.
crassus Aubé. — Brésil.
chalybæus Perly. — Brésil.
Var. derasus Sharp. — Brésil.
Orectochilini.
VIL @yretes Brullé.
suturalis Rég. — Brésil? Guyanes ?
bidens Oliv. — Brésil.
sexœualis Rég. — Brésil : Amazones.
sericeus Laboulb. — Venezuela : Caracas.
melanarius Aubé. — Brésil.
dorsalis Brullé. — Brésil, Parana.
Sharpi Rég. — Brésil : Sanla-Gruz.
L76
177.
178.
179.
180.
181
182.
183.
184.
185.
186.
°187.
188.
189.
190.
191.
192.
198.
194.
495.
195
197.
198.
490%
200.
201
202.
205.
20/.
205
206.
207.
208.
MAURICE REGIMBART.
vulneratus Aubé. — Saint-Domingue.
cubensis Rég. — Cuba.
glabratus Rég. — Brésil.
cinctus Germ. — Brésil.
Bolivari Rég. — Amérique méridionale : Ecuador.
pygmaæus Rég. — Brésil.
oblongus Rég. — Brésil : Mato-Grosso.
tumidus Rég. — Brésil : de Goyaz à Cuyaba.
nitidulus Laboulb. — Amazones.
parvulus Laboulb. — Cayenne.
levis Brullé. — Brésil, Parana, Colombie.
guatemalensis Rég. — Guatémala.
sinuatus Leconte. — Californie, Texas, Illinois.
Sallei Laboulb. — Venezuela : Caracas.
scaphidiformis Rég. — Colombie : Bogota; Venezuela
Brésil.
acutangulus Sharp. — Mexique.
morio Aubé. — Guadeloupe.
venezuelensis Rég. — Venezuela.
proximus Sharp. — Gosta-Rica.
mexicanus Règ. — Mexique.
lionotus Aubé. — Mexique.
minor Règ. — Guatemala.
Boucardi Sharp. — Mexique.
meridionalis Rég. — Montevideo.
angustatus Rés. — Brésil : Rio-Janeiro.
VIIL @rectochilus Lacord.
crassipes Rég. — Bornéo.
corpulentus Rég. — Bornéo ? Java ?
validus Rég. — Gélèbes.
semivestitus Guérin. — Indes orientales : Pondichéry.
Wehnckei Rég. — Ceylan.
procerus Rég. — Cochinchine : Lakhon.
ceylonicus Redt. — Indes orientales : Madras, Ceylan.
(246)
: Caracas ;
(247) Monographie des Gyrinidæ. 477
209.
210.
211.
219;
215.
21/4.
215.
216.
217.
N2T6.
219.
220.
221.
229
223.
22/1.
295.
226.
227.
228.
229.
230.
234.
232.
235.
254.
235.
256.
237.
235.
239.
2/0.
discifer Walker, — Ceylan, Malacca.
fraternus Rég. — Ceylan.
metallicus Rég. — Inde.
dilatatus Redt. — Ceylan.
pubescens Rég. — Bornéo : Sarawak.
javanus Aubé. — Java.
angulatus Rég. — Bornéo.
productus Rég. — Inde; Cochinchine, Chine; Bornéo.
discus Aubé. — Philippines : Manille, Mindanao, etc.
Oberthüri Rég. — Philippines : Mindanao.
pulchellus Rég. — Philippines : Mindanao.
limbatus Rég. — Indes orientales.
lucidus Rég. — Java.
sculpturatus Rég. — Hong-Khong.
bipartitus Rég. — Java.
rivularis Rég. — Cochinchine : Phu-Quoc.
Fairmairei Rég. — Ceylan.
marginipennis Aubé. — Java, Sumatra.
pusillus Rég. — Bornéo.
scalaris Rég. — Java, Sumatra, Cambodge, îles Andaman.
Ritsemæ RÉég. — Java.
villosus Müller. — Toute l’Europe; région méditerranéenne de l’AÏ-
gérie et de l'Égypte; Syrie; Sibérie.
involvens Fald. — Asie occidentale.
gangeticus Wiedem. — Inde, Java.
indicus Rég. — Inde.
andamanicus Rég. — Iles Andaman.
spiniger Rég. — Sumatra, Cochinchine, Indo-Chine : Laos inférieur,
Gestroi Rég. — Bornéo : Sarawak,
IX. Grectogyrus Régimb,.
lanceolatus Rég. — Natal.
mirabilis Rég. — Afrique méridionale : Zambèze ; Delagoa-Bay.
speculum Aubé. — Mozambique, île Johanna.
dorsiger Rég. — Natal.
478
2/1.
212.
215.
2H.
245.
216.
2/7.
2/8
249.
250.
e
251.
252.
255,
254.
255.
256.
257.
258.
259
260.
261.
262.
263.
264.
265.
266.
MAURICE RÉGIMBART. (248)
Sedilloti Rég. — Madagascar.
ornaticollis Aubé. — Madagascar.
Schünherri Aubé. — Sierra-Leone : George-Town.
cyanicollis Aubé. — Madagascar.
pallidocinctus Aubé. — Nossi-hé.
semisericeus Gestro. — Abyssinie.
lionotus Rég. — Ile du Prince.
trilobatus Rég. — Ile du Prince.
tridens Rég. — Égyple ?
dimidiatus Cast. — Côte d'Or : Elmina.
heros Rég. — Madagascar.
madagascariensis Aubé. — Madagascar.
specularis Aubëé. — Gabon.
Var. nudivittis Murray. — Achanti, Côte d'Or : Addah.
conformis Rég. — Cafrerie.
costatus Aubé. — Madagascar.
schistaceus Gerst. — Afrique orientale : Usambara, Zanzibar.
assimilis Rég. — Angola.
suluralis Rég. — Afrique orientale el méridionale : environs de
Khartoum, Abyssinie, Zambèze, Natal.
glaucus Klug. — Haute-Égypte : Ouadi-Halfa, 2° cataracte du Nil,
Korosko, Louqsor.
cuprifer Rég. — Afrique centrale et occidentale : lac Nyanza, Zam-
bèze; Gabon, Côte d’Or : Accra.
Bedeli Rég. — Côte d'Or : Addah.
sericeus Klug. — Haute-Égypte : Ouadi-Halfa, Sennaar.
angustior Kolbe. — Congo septentrional : Chinchoxo ; Zambèze.
Oscari Apetz. — Dongola.
Oberthüri Rég. — Madagascar.
longitarsis Rég. — Madagascar.
(249)
Fig. 97.
98.
99.
100.
101.
102.
103.
104.
105.
106.
107.
408.
109.
110.
111
112.
115.
114.
115.
116.
AA.
118,
119.
Monographie des Gyrinidæ. 479
Explication des planches.
ANNALES 1883, planche 11 (GyrINIDESs, planche V).
Élytre
du Gyretes suturalis &. — 97 a. Labre.
[>
. bidens $. — 98 a. Labre.
. sexualis ®,.
sericeus $. — 100 «. Patte antérieure du &.
. Mmelanarius & — 101 à. Patte antérieure du &
. dorsalis Q,
. vulneratus $.
. cubensis $.
glabratus d. — 105 a. Paite antérieure du &.
. cinctus &. — 106 a. Patte antérieure du &
+ pygmaæus.
. nitidulus ©.
. Sallei Q.
acutangulus
venezuelensis &. — 111 a, $, — 111 b, Patte an-
térieure du &.
G, proximus G
G. lionotus S. — 118 a. ?.
G. minor $. — 11h a. Pate antérieure du &
G, levis.
G. meridionalis ©.
. angustatus ®.
Patle antérieure du G. morio &.
—
G. mexicanus
A80
MAURICE RÉGIMBART. (250)
ANNALES 1883, planche 12 (GyriNines, planche VI).
Fig. 420. Élvtre de l’Orectochilus crassipes 9.
121.
122.
128.
12/4.
125.
126.
127.
128.
129,
130.
131.
132.
133.
134.
135.
136.
157.
158.
159.
140.
142.
142.
LAS.
. corpulentus Q.
. validus $. — 199 «a. Labre. — 122 b. Patte an-
térieure du &,
. semivestitus G. — 193 a. Patte antérieure du &.
. Wehnckei $.
. ceylonicus &. — 1954. Patte antérieure du &
dilatatus $.
. pubescens d'. — 127 à Patte antérieure du
. angulatus ®.
. javanus ®. — 199 «. Labre.
productus &.
. lucidus ©.
. bipartitus ©.
. marginipennis ®. — 133 & Labre. — 133 0.
Patte antérieure du &.
. Scalaris $, type de Java, — 134 a. Id. ®, type
d’Andaman.
. Fairmairei
. Ritsemæ $.
. gangeticus &. — 137 a ©. — 137 b. Labre.
, andamanicus &.
. Spiniger $.
. Gestroi %,.
. indicus @.
Patte antérieure de l’Orectochilus fraternus &.
Labre de l'Orectochilus metalticus.
(251)
Monographie des Gyrinidæ. L84
ANNALES 1883, planche 13 (GyrINIDES, planche VII).
Fig. 144. Élytre de l'Orectogyrus lanceolatus $.
Fig.
145.
146.
147.
148.
149,
150.
151.
152.
155.
154.
155.
156.
157.
158.
159.
O. mirabilis $. — 145 a. Hanches intermédiaires.
O. speculum &. — 146a Id. id.
O. dorsiger &, — 147 a. Id. id.
O. Sedilloti $.
O. ornaticollis &, — 149 a. 9.
O. Schünherri &.
O. cyanicollis &. — 151 a. $. — 151 b. Patte an-
Se, & S 6
térieure du &
pallidocinctus &.
. Ssemisericeus ©.
lionotus 9.
. tridens.
. dimidiatus &. — 156 a. Q.
. heros & — 157 a. Patte antérieure du &!.
. madagascariensis G, — 158 a 9.
. specularis ®. — 159 a. Hanches intermédiaires.
ANNALES 1883, planche 14 (GYRINIDES, planche VIII),
160. Patte antérieure de l’Orectogyrus specularis, var, nudivittis &.
161. Élytre de l’Orectogyrus conformis d.
162,
165.
16/4.
(1883)
—
—
0.
0.
0.
costatus &.
schistaceus &. — 163 a. $,
assimilis 9,
1" partie, 81,
L82 MAURICE RÉGIMBART. — Monographie des Gyrinidæ. (252)
Fig. 165. Élytre de l'Orectogyrus suturalis & — 165a. $. — 165 b.
Patte antérieure du &!.
166. — O. glaucus 4, — 166a. $. — 166 b. Patte anté-
rieure du G
167. — O. Bedeli $.
168. — O. sericeus $. — 168 a. Patte antérieure du &.
169. — O. angustior &, — 169 a. Labre. — 1696. Palte
antérieure du &,
170. — O. Oberthüri &, — 170 a. Patte antérieure du &!
171. — O. longitarsis &. — 171 a. $. — 171 b. Patte an-
térieure du &.
NOTE
SUR QUELQLES
Coléoptères de Magellan et de Santa-Cruz
Par M. Léon FAIRMAIRE, Membre honoraire.
ne
(Séance du 28 Novembre 1883.)
Pendant la station de l’aviso le Volage sur les côles de Patagonie e
dans le détroit de Magellan, notamment à Punta-Arena, M. Lebrun, pré-
parateur au Muséum d'Histoire naturelle, a recueilli des collections zoolo-
giques, parmi lesquelles une certaine quantité de Coléoptères que j'ai pu
éludier, grâce à l’obligeance de M. le professeur Blanchard. Le nombre
des espèces rapportées est peu considérable; mais il faut tenir compte
des difficultés que présente une terre ingrate, détrempée pendant l'hiver,
desséchée pendant l’été par un vent des plus violents, et qui est ravagée
périodiquement par les incendies allumés soit par les indigènes, soit par
les colons. Aussi la végétation est-elle rare, et ce n’est guère qu’au bord
des ruisseaux qu’on peut trouver quelques insectes, soit sur les buissons,
soit sous les pierres. Néanmoins cette petite collection renferme plus de
30 espèces nouvelles, et, parmi quelques types génériques très intéres-
sants, plusieurs individus d’un Coléoptère d’assez grande taille, le Tauro-
cerastes magellanicus, Coléoptère extrêmement rare et dont le mâle seul
élait connu.
En somme, M. Lebrun mérite des remercîiments pour avoir augmenté
une faune relativement pauvre.
Voici la liste de ces Coléoptères avec les descriptions des espèces nou-
velles :
AGRIUS FALLACIOSUS Chevr. (Polyagrus Schylhei Phil), — Entre Salinas
et Punla-Arena,
Ann, Soc, ent, Fr, — Avril 1884.
8! JL. FAIRMAIRE.
CARABUS SUTURALIS Fab. — Rivière des Trois-Pointes; commun sous
les pierres.
CARDIOPHTHALMUS CLIVINOIDES Curi. (Barypus magellanicus Phil.). —
Entre Salinas et Punta-Arena; assez commun,
CARDIOPHTHALMUS LONGITARSUS Waterh, — Santa-Cruz.
CNEMACANTHUS PLICICOLLIS, Sp. nov. — Long. 25 milll — Oblongus,
modice convexus, niger, modice nitidus, prothorace lateribus et basi ely-
trisque vage viridi-metallico tinctis, subtus paulo nitidior cyanescenti-
niger, segmentis abdominalibus æneo tinctis, elytrorum margine reflexo
cyaneo ; capite utrinque obsolete arcuatim plicatulo, stria longitudinali me-
dia fere obsoleta et medio interrupta ; palpis antennarumque apice piceis,
his brevibus, medium prothoracis vix attingente; prothorace antice elytris
vix angusliore, lateribus valde rotundato et reflexo, postice paulo angus-
tiore, margine postico medio late sinuato, angulis posticis rotundis, dorsa
stria longitudinali sat tenuiter impresso, utrinque transversim ac paulo
undulatim plicato, plicis basi profundioribus, margine laterali reflexo
punctis 7 grossis signalo; elytris ovatis, ad humeros rotundatis, haud
striatis, punctis setiferis metallicis laxe impressis, serie externa sat inte-
gra, serie discoidali 3 aut k punciata, antice et postice late abbreviata,
serie interna à aut A punclata, post medium sita, serie suturali postice
tantum distincta ; tibiis intermediis leviter arcuatis.
Punta-Arena.
Ressemble au C. Darwinti, mais sa coloration est d’un noir médiocre-
ment brillant avec de très faibles reflets d’un vert bronzé sur les côtés
et la base du corselet et des élytres; ces dernières sont un peu plus dis-
tinctement métalliques tout à fait à extrémité qui est un peu rugueuse ;
le thorax est aussi large en avant que les élytres, plissé en travers, et son
bord postérieur ne présente aucune dent, seulement il forme, de chaque
côté de la partie sinuée, une sorte d’angle extrêmement obtus, à peine
distinct, qui indique la terminaison de la partie tranchante externe; les
élytres présentent aussi une strie avec une rangée de points serrés qui
commence à l’épaule et finit à l'extrémité, ainsi qu’une ligne de gros
‘poinis très espacés près du bord externe, et en outre 3 séries de points
ou fossettes sétigères, l’externe entière, la discoïdale très courte et l’in-
Coléoptères de Magellan et de Santa-Cruz. - 485
terne marquée seulement en arrière; la base offre quelques strioles ou
plis longitudinaux très courts; l’extrémité n’est nullement sinuée ; les
articles des antennes sont un peu comprimés, le 2° ovalaire, plus long
que large, en triangle obtusément arrondi à l'extrémité.
PARAMECUS BREVIUSCULUS, Sp. nov. — Long. 6 1/2 mill. — Breviter
oblongus, subparallelus, fusco-niger, nitidus, elytris post medium anguste
piceo marginatis, palpis rufo-piceis, antennis brunneis ; capite late, con-
vexo, antennis brevibus, fere moniliatis ; prothorace elytris parum angus-
tiore, longitudine antice duplo latiore, postice angustato, angulis posticis
obtustusculis, basi ulrinque foveolato, stria media tenui ; elytris brevibus,
apice conjunctim valde rotundatis, striatis, striis lævibus, stria præscu-
tellari obsoleta, intervallis plantusculis, lævibus, apice extremo subtiliter
punctulatis ; sublus lævis, pedibus brevioribus, dense ciliatis.
Santa-Cruz.
Plus petit et bien plus court que le P. lævigatus, avec le corselet plus
court, à angles postérieurs moins marqués et les élytres brusquement
arrondies à l’extrémité ou elles présentent une faible teinte bronzée ; les
pattes sont aussi plus courtes et les antennes d’un brun foncé.
Genre ANTARCTIA.
A. Pointe sternale rebordée.
L. ANTARCTIA ANODON, Sp. nov. — Long. 7 à 9 mill. — Oblonga, postice
vixæ ampliata, æneo-metallica, nitida, capite prothoraceque vix sensim
virescentibus, antennis gracilioribus, fuscis, articulis 5 primis testaceis,
subtus cum. femoribus magis obscure ænea, nilida, tibiis fusco-piceis,
tarsis dilutioribus ; capite lævi, antice subtilissime punctulato , labro piceo;
prothorace medio elytris parum angustiore, transverso, lateribus rotun-
dato, angulis posticis oblusissimis, basi utrinque impresso; elytris subti-
liter striatulis, stria suturali impressa. — S' minor, elytris vix perspicue
striatulis, antennis obscurioribus.
Punta-Arena.
Distincte par ses antennes grêles, les angles postérieurs du corselet
plus oblus, presque arrondis, et les élytres à peine striées. Ressemble à
485 L. FAIRMAIRE.
l'A. leucoscelis Chaud., mais les élytres sont plus oblongues, plus paral-
lèles, avec les stries plus superficielles, l’extrémité moins sinuée, et les
fémurs sont d’un brun noirâtre. Le dernier segment ventral G' est entier,
et le 3° intervalle des élytres présente 2 points peu marqués.
2, ANTARCTIA CYANOIDEA, Sp. nov. — Long. 9 mill. —Oblonga, minus
conveæa, tota cyanea, nitida, subtus obscurius, antennis fuscis, basi lesta-
ceis, tibiis fusco-piceis, tarsis dilutioribus ; prothorace medio elytris sen-
sim angustiore, transverso, lateribus, rotundato, angulis posticis obtusis,
basi utrinque sat fortiter impresso, linea media sat impressa; elytris
medio paulo ampliatis, striis sat latis, parum impressis, extus obsoletis,
stria sutura suturali magis profunda, basi obsolela.
Punta-Arena.
Paraît différer de la chalybea BI. par les stries des élytres qui sont
assez fines, mais assez larges, par les intervalles légèrement convexes, et
par le corselet beaucoup plus large que long, ce qui la distingue aussi de
VA. cærulea, laquelle, en outre, ne présente pas un point enfoncé à la
base du 3° intervalle. Elle diffère en outre de cette dernière par le pro-
sternum marginé et le dernier segment G' échancré. Les élytres ont les
stries variables ainsi que les intervalles qui sont tantôt plans, tantôt fai-
blement convexes, et dont le troisième présente tantôt deux points en
arrière (&), tantôt un seul en avant.
3. ANTARCTIA GRANDIPENNIS, SP. NOV. — Long. 10 mill. — Oblonga,
antice attenuata, viridi-ænea, nitida, subtus obscurius ænea, nitida,
antennis fuscis, basi testaceis, tibiis tarsisque rufescentibus ; prothorace
elytris dimidio angustiore, postice angustato, lateribus antice arcuatis,
postice fere rectis, angulis obtuse rectis, basi utrinque fovea lata, fundo
striata late signato; elytris amplis, post medium ampliatis, ante apicem
fortiler sinuatis, subliliter striatis, striis subtilissime punctulatis, extus
et apice valde obsoletis, stria suturali profundiore, sutura postice elevata,
intervallo 3° post medium puncto impresso.
Punta-Arena.
!
Cette espèce est remarquable par les élytres très amples, beaucoup plus
larges que le corselet et notablement élargies en arrière. Le segment anal
est entier.
Coléoptères de Magellan et de Santa-Cruz. 187
LH. ANTARCTIA FALSICOLOR, Sp. nov. — Long. 9 mill. — A, grandipenni
primo visu statura et coloratione simillima, sed magis ænea, postice minus
ampliata et præsertim prosterno haud marginato distincta.
Punta-Arena.
Ressemble beaucoup à la grandipennis, mais n’a pas le pronotum mar-
giné; en outre les antennes n’ont que les 2 premiers articles testacés,
le 3° est aussi un peu plus long et plus grêle ; le corselet est plus étroit,
les élytres sont moins élargies en arrière, le 3° intervalle porte 2 points,
l’un avant, l’autre bien après le milieu; l'extrémité des élytres est bien
moins sinuée, et les pattes sont entièrement sombres. Le dernier segment
de l'abdomen est entier.
5. ANTARCTIA POGONOIDES, Sp. nOv. — Long. 6 à 8 mill — Ovato-
oblonga, dorso depressiuscula, obscure ænea, sat nitida, subtus cum femo-
ribus æneo-fusca, antennis, palpis, tibiis tarsisque piceis ; prothorace
valde transverso, elytris angustiore, lateribus rotundatis, angulis posticis
oblusissimis, basi utrinque late parum fortiler impresso, impressione
medio striata, sulco dorsali sat tenui sed impresso; elytris fere ovatis,
sat latis, ante apicem sinuatis, subtiliter striatis, striis vix distincte
punclatis, stria suturali profundiore, intervallis planis; sublus lævis. .
Punta-Arena.
Cet insecte ressemble beaucoup, pour la forme et la coloration, au
Pogonus chalceus, mais il est plus large et les angles du corselet ne sont
pas pointus, le segment anal est entier, le 3° segment des élytres ne pré-
sente pas de points et le mésosternum est parfois assez fortement impres-
sionné, les élytres sont très étroitement bordées de rougeûtre à l’extré-
mité. |
B. Pointe sternale non rebordée.
6. ANTARCTIA BRADYTOIDES, Sp. nov. — Long. 6 à 8 mill. — Paulo bre-
vior, ænea, metallica, nilida, pedibus rufescentibus, æneo-tinctis, antennis
rufo-piceis, arliculis apice infuscutis; capite lævi; prothorace elytris
angustiore, transvcrso, lateribus antice arcuatis, postice fere rectis, angulis
posticis acute rectis, basi utrinque fovea parce punctata sat profunde im-
presse, stria discoidali sat impressa; elytris postice leviter ampliatis,
88 L. FAIRMAIRE.
punctalo-striatis, striis post medium et extus obsoletis, fere nullis, inter-
vallo 8° haud punclato.
Punta-Arena.
Ressemble à une petite Amara apricaria. Le dernier segment ventral
est entier.
ANCHOMENUS SEMISTRIATUS, Sp. nOV. — Long. 8 mill — Oblongus,
niger, nitidus, antennis palpisque fuscis, tibüs larsisque piceis ; antenna-
rum articulo 3° segmentis haud longiore ; prothorace sat convexo, sub-
cordato , longitudine vix latiore, lateribus antice rotundatis, basi vix
sensim sinuatis, tenuiler marginatis, basi utrinque late sat profunde
foveatis, foveis intus stria oblique elongata signatis, sulco discoidali inte-
gro, angulis posticis fere rectis ; elytris prothoracis basi duplo latioribus,
postice leviter ampliatis, apice abrupte rotundatis et extus haud sinuatis,
dorso striis L primis sat impressis, 5° tenuiore, externis obsoletis, stria
suturali, basi præsertim, profundiore, intervallo 3° a medio tripunctato,
stria 8° bast puncto signata.
Punta-Arena.
Diffère de l'A, ambiguus Sol. par les stries des élytres bien moins effa-
cées en dehors, le 3° intervalle pas plus large que le 4°, non marqué au
milieu de 2 gros poinis et les impressions de la base plus prolongées.
COLYMBETES RETICULATUS SOI. — Punta-Arena.
PHILHYDRUS VICINUS Sol. — Puna-Arena.
OcyPus scABROSUS Curtis. — San-Gregori.
NECRODES BIGUTTULUS Fairm. — Laguna-Romero.
DORCUS FEMORALIS Guér. — Rivière des Trois-Pointes.
DIONTOLOBUS LATERITIUS, Sp. nOV. — Long. 3 mill. — Oblongus, con-
veus, fusco-niger, modice nitidus, griseo-pubescens, elytris sat dilute
fulvis, vilta suturali angusta post medium abbreviata, basi late triangu-
lariter expansa, et vitta submarginali post medium evanescente fuscis,
prothorace lateribus angustissime fulvo marginatis, palpis anlennisque
fuscis, his medio fulvis; capite prothoraceque dense punctatis, hoc trans-
verso, fere rugoso, elytris haud angustiore, ad latera anguste explanato,
Coléoptères de Magellan et de Santa-Cruz. 489
basi late arcuato, angulis obtusis ; scutello apice obtuse rotundato; elytris
post medium leviter ampliatis, sat fortiter ac dense seriatim punctatis,
sutura angustle elevata et utrinque lineis 2 obsoletime elevatis.
Punta-Arena.
Diffère du D. punctipennis par la taille plus faible et la coloration qui,
chez cette dernière espèce, forme des fascies transversales.
ATÆNIUS CRENATULUS, Sp. nov. — Long. 5 mill. — Oblongus, paralle-
lus, convexus, niger, nitidus, sublus nigro-fuscus, antice cum pedibus
piceus; capite transverso, convexo, subtiliter densissime punctulato, mar-
gine antico piceo, medio late sinuato; prothorace transverso, elytris haud
angustiore, antice vix angustato, angulis posticis rotundatis, dorso subti-
lissime dense punctulato, postice et ad latera punctis sat grossis parum
dense impresso, basi anguste marginata ; scutello lævi, oblongo-triangu-
lari ; elytris fortiler strialo-crenatis, striis apice profundioribus, inter-
vallis basi fere planis, apice convexis et angustioribus ; abdomine punctato,
segmentis haud connatis, tibiis anticis obluse tridentatis.
Punta-Arena.
Ne peut être confondu avec l'A. Derbesi, à cause de sa taille plus
grande, de sa tête uniformément convexe et de la sculpture du corselet
et des élytres ; ressemblerait davantage à l’À. crenatostriatus BL. (Oxyo-
mus) à raison de la ponctuation du thorax; mais ce dernier a 6 millim.
et les intervalles des stries sont très relevés en forme de crêtes.
TAUROCERASTES PATAGONICUS Phil., Stett. Ent. Zeit., 1866, 116, pl. 2,
fig. 1, — Long. 18 mill. — Brevis, valde convexus, niger, sat nitidus,
rugoso-punctalus ; & prothorace antict late impresso et lævi, utrinque
cornu valido antice arcuato; elytris fortiter striatis, striis parum regu-
laribus , densis intervallis rugosulis, grosse punciatis; © prothorace
inermi, antice medio breviler cavato et obluse biltuberoso, dorso linea me-
dia longitudinali lævi ; elytris paulo minus brevibus fortius rugosis.
Lagune de la Lionne.
Get insecte ressemble à un énorme Géotrupe ; il est aptère et le corselet
du mâle armé de 2 cornes presque horizontales, La femelle n’était pas
encore connue.
1190 L. FAIRMAIRE.
TROX GLOBULATUS, Sp. NOV. — Long. 15 mill. — Brevissime ovatus,
elytris globosis, valde conveæus, nigro-fuscus, sat nitidus, spatiis depressis
dense cinereo indutus; capite brevi, antice truncato, vix reflexo, clypeo
subtus reflexo, triangulari, utrinque sinuato, sat dense punctato, fronte
bituberculata ; prothorace brevissimo, elytris angustiore, antice angustato,
lateribus crenulato, angulis posticis obtuse rectis, margine postico utrin-
que ad angulos leviter sinuatis, dorso setulis fuscis brevissimis sparsuto,
sat dense punctato, medio longitudinaliter obsolete impresso, utrinque
medio costula parum elevata, spatium subtriangulart fere includente,
antice spatio transverso parum elevato et postice tuberculo oblique oblongo
et ad latera tuberculis 2 denudatis ; scutello vestito ; elytris globosis, sutura
dense tuberculata, et utrinque tuberculis majoribus minus densis quadri
seriatis, serie prima e majoribus tuberculis composita, intervallis trans-
versim paulo inæqualibus, granulis politis parum regulariter sat dense
munitis, margine externo granulalo, intus longitudinaliter impresso,
extus subtiliter crenulato ; margine reflexo fere plano; tibiis basi extus
crenulatis, ante apicem leviler sinualis, larsis posticis tibiarum medio
paulo longioribus.
Punta-Arena.
Voisin du T. bullatus, maïs à élytres encore plus rondes, plus convexes,
plus arrondies aux épaules, avec des tubercules et des granulations plus
fins et le bord externe presque uni; le corselet est bien plus court, presque
ironqué à la base, avec tous les angles moins saillants, les reliefs bien
moins convexes et les dépressions peu marquées.
APTERODEMA, nov. gen,
Le curieux Mélolonthide pour lequel est créé ce genre se rapproche
beaucoup des Liogenys par ses hanches antérieures saillantes, ses tarses
allongés, bien plus longs que les tibias ; ils sont simples chez l’unique
individu que je connais et dont l’état ne permet pas de voir la bouche,
ni les antennes. C’est sans doute une femelle, car les élytres sont soudées
et ne recouvrent pas d’ailes. Get insecte diffère en outre des Liogenys
par la tête plus large, le chaperon arrondi et rebordé en avant, les yeux
plus gros, le labre plus grand, très largement sinué, presque bilobé, le
corselet plus large que la base des élytres, à angles postérieurs pointus,
Coléopteres de Magellan et de Santa-Cruz. A92
l’éeusson plus triangulaire, le 4° article des tarses postérieurs au moins
aussi long que le 2°, et les crochets des tarses simples.
APTERODEMA ACUTICOLLIS, Sp. nov. — Long. 8 1/2 mill. — Oblonga,
convexa, testaceo-rufa, nitida; capite subtiliter densissime punctato, inter
oculos stria brevi longitudinaliter signato, sutura clypeali indistincta ;
prothorace transversim subquadrato, lateribus fere parallelis, antice tan-
tum arcuatis, margine postico fere recto, angulos versus leviter sinuato,
his acutis, paulo retroversis, dorso tenuiter sat dense punctato ; scutello
late triangulari, lævi, utrinque subtilissime punctulato ; elytris basi atte-
nuatis, ad hkumeros late rotundatis, apice separatim rotundatis, obsolete
costulatis, intervalis seriatim parum fortiter punctatis, stria suturali
paulo impressa, sutura ipsa basi depressa ; pygidio triangulari, convexo;
dense tenuiter ruguloso-punctato ; subtus subtiliter punctata, abdomine
transversim setosulo.
Punta-Arena.
TRIBOSTETHES PILICOLLIS, Sp. nOV. — Long. 14 à 16 mill. — Ovatus,
conveæus, fulvo-lestaceus, nitidus, longe fulvo-villosus, prothorace scu-
lelloque densius, elytris nudis, clypeo margine antico, palpis, antennis,
libiarum margine externo et tarsorum articulis apice obscuris: capite
antice rotundato, reflexo, densissime punctato-rugosulo ; prothorace valde
transverso, lateribus antice fortiter rotundato, margine postico late bisi-
nuato, dorso densissime punctato; scutello ogivali, dense punctulato; ely-
tris postice ampliatis, leviter punctato-substriatis, striis extus obsoletis,
intervallo 1° punctato, ceteris obsolete punctulatis ; pygidio convexo, subti-
lissime punctulato ; tibüs anticis tridentatis, dente superiore obluso,
minusculo ; unguibus sal inæqualibus, majore apice fisso.
Se rapproche du punctatus Fairm. mais un peu moins grand, d’une
coloration différente, à ponctuation serrée, mais assez fine, sur le cor-
selet, la tête et l’écusson, avec les élytres à peine ponctuées et à peine
striées.
STIGMODERA MAGELLANICA, Sp. nov. — Long. 15 milll — Oblonga,
subparallela, dorso planiuscula, nitida, albido-villosa, cyaneo-virescens,
prothoracis lateribus cum prosterno rubris, elytris flavo-rufis, mar-
92 L. FAIRMAIRE,
gine basali angustissime cyaneo-virescenti, utrinque vitlis 3 transversis
et sutura (ante scutellum abbreviata) cyaneis, 1 ante medium, extus
dilatata, marginem haud attingente, ® vix post medium, extus latiore,
marginem attingente, 3° ante apicali, latiore, omnibus. ad suturam
dilatatis; capite dense punctato, medio obsolete impresso; antennis ab
articulo 5° dentatis; prothorace transverso, elytris vix latiore, antice tan-
lum angustato, margine antico medio late rotundato, dorso fortiter dense
punctato, ad latera rugoso, medio profunde sulcato, postice late ac pro-
funde cavato, margine postico medio polito, utrinque ad angulos posticos
fortiter foveato; scutello peniagono, lævi; elytris subparallelis, post me-
dium angustatis, apice acutis, sulura paulo elevata, utrinque costis
3 convexis, intervallis parum regulariter grosse punctatis, punctis ad
vitam transversalem primis extus majoribus et confluentibus ; subtus dense
punctata, processu intercoxali apice rubro.
Ressemble beaucoup au S. Rousselii, mais de forme plus courte et plus
déprimée; le front est bien moins fortement impressionné, le corselet est
plus large, plus arrondi vers les angles antérieurs, sa surface est plus den-
sément et fortement ponctuée, les impressions latérales sont moins prolon-
gées en avant, très rugueuses, les élytres sont plus courtes, non échan-
crées à l'extrémité, la sculpture est à peu près semblable, mais moins
régulière, le dessous est bien plus ponctué.
AGRIOTES AUSTRALIS, Sp. nOV. — Long. 7 mill. — Subparallelus, pos-
tice leviter attenuatus, coveæus, fuscus, modice nitidus, fulvo-pubescens,
elytris picescentibus, abdomine lateribus pedibusque rufo-piceis, antennis
obscuris, basi et apice rufo, piceis ; capite convexo, subtiliter dense punc-
tulalo, supra antennas breviter carinulato, antice declivi; antennis elon-
galis, medium corporis superantibus, validiusculis, articulis oblongis,
subæqualibus, 2° S°que exceptis brevioribus et æqualibus ; prothorace ely-
tris viæ sensim angustiore, latitudine fere longiore, subparallelo, late-
ribus antice leviter arcuatis, margine antico recto, postico utrinque for-
titer sinuato et impresso, medio ad scutellam breviter ac leviter sinuato,
angulis posticis brevibus, sat acutis, dorso subtiliter densissime punctu-
lato, basi medio obsolete bielevato; scutello sat magno, breviter ovato, basi
truncatlo, alutaceo; elytris post medium leviler atltenuatis, sat tenuiter
sériato-punclalis, Striis parum impressis, apice paulo profundioribus,
Coléoptères de Magellan et de Santa-Cruz. 495
stria suturali ceteris profundiore, intervallis planis, subtiliter coriaceo-
punctulatis.
Punta-Arena.
Je crois que cet insecte doit appartenir au genre Agriotes; mais il a
les articles des antennes plus longs, non triangulaires, le prosternum est
assez fortement comprimé avant les hanches, les angles postérieurs du
corselet sont courts et le 4° article des tarses est long; les hanches sont
larges, fortement et assez brusquement rétrécies en dehors.
CYPHON ANTARCTICUS, Sp. nov. — Long. 6 mill. — Oblongo-ellipticus,
modice convexus, fulvus, nitidus, subtiliter fulvo-pubescens, antennis
(articulis 3 primis et apicibus exceptis), elytris margine externo et sutura
angustissime fuscatis, abdomine unicolori, obscuro; capite vix perspicue
densissime punctulato; antennis articulo 3° secundo parum longiore,
segmenti valde breviore ; prothorace brevissimo, elytris angustiore, late-
ribus rotundato et antice angustato, basi marginato, dorso tenuiter den-
sissime punctato; scutello triangulari, acuto, dense punctato; elytris
medio leviter ampliatis, apice obtusis, dense paulo fortius punctatis,
subtus haud distincte punctatus, segmento ventrali ultimo bimpresso.
Ne peut être confondu avec le C. patagonicus Gurtis, dont voici la
description :
Long. 2 1/4 lines.—Ochreo-nitens, dense minuteque punctatus ; antennis
nisi in articulo basali, maculis 2 facialibus thoracisque disco fuscis.
D'un jaune d’ocre brillant, faiblement et finement ponctué; antennes
brunes, excepté le 1° article et l'extrémité des autres; 2 taches sur la
face et disque du thorax bruns, ce derhier plus large que la tête et plus
étroit que les élytres, semi-orbiculaire; brunâtre en dessous, une ligne
de taches noires de chaque côté et une double rangée de plus petits au
milieu.
Port S.-Elena.
Ressemble beaucoup au C. lividus, mais plus étroit.
DANACÆA ? RUFOTIBIA , Sp. nOv. — Long. 3 mill — Elongata, sub-
parallela convexa, fusco-plumbea, nitida, pube brevissima grisea dense
49/ L. FAIRMAIRE.
vestita, antennis fuscis, tibiis tarsisque rufo-testaceis ; capite dense
tenuiter punctato, antice planato; antennis submoniliatis, articulis fere
æqualibus, 2° paulo breviore ; prothorace parum transverso, elytris angus-
tiore, antice angustato, lateribus ante medium paulo angulatim rotun-
dato, angulis posticis rotundatis, dorso densissime tenuiter punctato ;
scutello abrupte rotundato, fere truncato, dense punctulato; elytris elon-
gatis, ad humeros angulatis, post medium leviter ampliatis, apice con-
Junctim rotundalis, subtilissime dense æqualiter punctulatis; tarsis pos-
ticis articulo 4° duobus sequentibus conjunctis æquali.
Punta-Arenà.
C’est avec doute que je range ce Dasytide parmi les Danacæa dont les
espèces sont exclusivement européennes; maïs il serait nécessaire de révi-
ser toutes les espèces chiliennes qui, jusqu’à présent, ont été classées
dans le genre Dasytes.
EMMALLODERA CRENATICOLLIS Bl. — Santa-Cruz.
E. OBESA Guér. — Santa-Cruz.
NyCTELIA DArWINII Waterh. — Santa-Cruz.
N. NewPorTir Waterh. — Santa-Cruz.
N. SALLEI Fairm. — Santa-Cruz.
N. RECTESTRIATA Fairm. — Santa-Cruz.
N. BREMEI Curt. — Tres-Lagunas.
N. CORRUGATA Curt. — Punla-Arena.
EPIPEDONOTA LATA. — Santa-Cruz et île Pavon.
Le genre Nyctelia paraît spécial à la côte ouest et ne pas dépasser la
partie occidentale du détroit de Magellan, sauf pour l'espèce chilienne
dont le faciès est assez différent de celui des Nyctelia patagoniennes dont
le centre paraît être à Santa-Cruz.
A. PRAOCIS STRIOLICOLLIS, Sp. n0v. — Long. 7 mill. — Brevis, convexa,
parum nitida, pilis longis pallide fulvis circumciliata ; capite sat lato,
lævi, antice parce punctato, sutura clypeali parum arcuata, medio pro-
Coléoptères de Magellan et de Santa-Cruz. 495
fundiore, clypeo sat fortiter late emarginato; antennis basin prothoracis
viæ allingentibus, usque ad apicem nitidis; prothorace brevi, longitudine
fere triplo latiore, lateribus explanatis, subtiliter crenulatis, a basi antice
arcuatis, margine postico utrinque late sinuato, angulis posticis basin
elytrorum amplectantibus, dorso subtilius densissime striolato; scutello
breviter triangulari, lævi; elytris brevibus, fere a basi postice atte-
nuatis, obsolete punctatis, sutura et utrinque costis 2 (discoidali et mar-
ginali) paulo elevatis, apice obsoletis: subtus subtiliter punctulata, aspe-
rula, abdominis segmentis 2-L obsoletissime punctulatis, prosterno inter
coxas bistriato, mesosterno declivi, processu intercoxali sat angusto,
obtuso; tibiis anticis modice latis, apice dente sat acuto terminatis.
Santa-Cruz.
Ressemble extrèmement à la P. denseciliata pour la forme el la taille,
les côtes des élytres et les cils qui bordent tout le corps; elle en diffère
par la forme moins elliptique, moins rétrécie en avant, le corselet plus
largement déprimé le long des bords latéraux, nettement striolé sur le
dos, les angles postérieurs plus saillants, l’écusson bien distinct et les
élytres non arrondies dès la base, à côtes un peu moins saillantes.
2. PRAOCIS SILPHOMORPHA, Sp. nov. — Long. 9 à 41 mill — Ovato-
subquadrata, convexa, nigra, nitida; capite planiusculo, subtilissime
punctulato, antice evidentius, fronte medio puncto impressa, sutura cly-
peali fere recta, utrinque abbreviata ; antennis gracilioribus, basin pro-
thoracis vix attingentibus, articulis 8 ultimis paulo transversis ; protho-
race amplo, elytris haud angustiore, marginibus lateralibus sat late
explanatis, antice angustius el arcuatis, angulis anticis obtusis, margine
postico medio modice arcuato, ante angulo valde sinuato, angulis latis,
acutis, humeros amplectantibus ; scutelio indistincto; elytris basi late-
ribus vix arcuatis, fere parallelis, apicem versus tantum convergentibus,
apice obtuso, dorso utrinque costis 3 acutis, 2 internis ante apicem abbre-
viatis, marginali sola integra, intervallis fere plants, leviter inæqualibus,
punctis sat grossis, ad costas densioribus, laxe impressis, costa externa
subtus dense punctata, spatio epipleurali laxe tenuiter punctato: subtus
densissime subtiliter punctalo-asperula, prosterno inter coxas convexius-
culo, fortius punctalo, ad latera subtiliter strigosulo; tibiis anticis extus
subtililer denticulatis, dente sat valido, obluso extus terminatis.
Santa-Cruz.
96 L. FAIRMAIRE.
L'espace entre la suture et la 4"° côte est notablement plus large que
celui qui sépare les côtes entre elles, et ce même espace, en arrière, est
faiblement relevé de manière à indiquer une espèce de côte qui, chez l’un
des individus, se prolonge jusqu’à la base.
Cette espèce se rapproche de P. rugata Sol., mais la sculpture est bien
différente, très fine, à peine distincte et serrée sur le corselet, les côtes
des élytres sont bien moins saillantes, et les tibias sont terminés en
dehors par une forte dent saillante.
L'un des individus de cette espèce est plus petit, avec les élytres un
peu arrondies sur les côtés et les intervalles entre les côles légèrement
concaves ; c’est sans doute un mâle.
PLATESTHES SILPHOIDES Waterh., Ann. Nat. Hist., XVI, 319. — Long.
11 4/2 mill. — Oblongo-ovatus, subparallelus, niger, nitidus; capite sat
fortiter parum dense punctalo, sutura clypeali arcuata; prothorace medio
elytris haud angustiore, later ibus arcuatis, angulis omnibus obtusis, dorso
fortiter ac dense ad latera et basi multo minus punctato, lateribus expla-
natis, intus late depressis ; elytris lateribus fere parallelis, ad humeros
angulatim rotundatis, sutura paulo elevata, utrinque costis 2 et costa
marginali elevalis, acutis, fere parallelis, À apice paulo arcuata, cum
marginali coeunte, 2° paulo breviore, éntervallis concavis, parce sat for-
titer punctatis, spatio epipleurali rarius punctato ; prosterno lateribus sub-
tiliter striatulo, metasterno lateribus fortiter fere rugose punctato, abdo-
mine rarius punctato, tibiis punctatis.
Santa-Cruz et Punta-Arena.
Bien distinct du depressus par sa taille plus grande, sa forme parallèle,
sa coloration plus brillante, les élytres bien plus longues, à épaules angu-
lées, à côtes saillantes, la 1"° à peine plus écartée de la suture que de la
9e côte, et le corselet à ponctuation très forte, presque confluente sur le
disque.
C’est à tort qu’on indique cette espèce comme synonyme du P. depressus
Guér., qui est bien plus petit, déprimé, avec le corselet finement ponctué
et les élytres courtes, arrondies sur les côtés et aux épaules, avec les
côtes arquées, la 1°° très éloignée de la suture; la taille est aussi bien
différente.
A, PSEUDOMELOE MAGELLANIGUS, Sp. n0v. — Long. 10 mill. — Niger,
Coléoptères de Magellan et de Santa-Cruz. 497
parum nitidus, elytris sericeo-opacis, costulis reticulatis nitidis, abdo-
minis lateribus rufescentibus ; capite antice planato, summo utrinque for-
tiler angulalo, fortiter sat dense punctato, antice transversim impresso,
tmpressione obsolete trifoveolata, medio haud sulcato, summo integro ;
antennis sat gracilibus, basin prothoracis sensim superantibus, articulis
viæ obconicis, ultimo præcedente paulo longiore, acuto ; prothorace brevi,
capite paulo angustiore, lateribus fortiter angulato, dorso inæquäli, dense
punctato, fere rugosulo, antice transversim minus profunde et reclius
sulcato, postice medio sulcato et utrinque late impresso; elytris late diva-
ricatis, multiareolatis; abdomine coriaceo, lateribus a basi ad apicem
obscure piceo-rufescentibus et maculis rotundatis pallidis signatis ; ungui-
bus æqualiter fissis.
Santa-Cruz.
Ressemble à l’anthracinus du Chili, mais plus petit, à tête plus aplatie,
plus angulée de chaque côté, plus ponctuée, sans sillon médian, sans
bourrelet transversal entre les antennes qui sont plus grêles, à corselet
plus ponctué, moins fortement sillonné en long, rétréci en ligne droite
vers la base, et enfin à abdomen roussâtre sur toute la longueur des
côtés.
La coloration de l’abdomen le raproche du chilensis, mais chez ce der-
nier l’abdomen n’est roussâtre qu’à la base, la tête n’est pas sillonnée au
milieu.
2, PSEUDOMELOE VENOSULUS, sp” nov.—Long. 9 à 12 mill.—Niger, fere
cærulescens, modice nitidus, abdominis lateribus obscure rufescentibus,
elytris paulo sericeo-opaculis, tenuiter ac leviter costulato-reticulatis ;
capite triangulari, margine summo fere recto, coriaceo, laxe sat grosse
punctalo, antice biimpresso; antennis basin prothoracis attingentibus, fere
cylindricis, articulo ultimo acute appendiculato; prothorace brevi, late-
ribus medio sat fortiter angulato, antice transversim recte impresso, parte
anteriore sat punctato, postice ad latiora fortiter punctato, medio fere
lævi et stria longitudinali impresso, margine postico late angulatim
emarginato ; scutello fortiter punctato; elytris fere a basi divaricatis,
areolatis, sed venis parum elevatis et vix nitidioribus ; abdomine subtiliter
alutaceo ; unguibus inequaliter fissis.
Santa-Cruz.
(1883) 1"° partie, 32,
198 L. FAIRMAIRE.
Bien voisin du précédent par sa coloration et la réticulation des élytres,
mais les nervures sont beaucoup plus faibles, à peine saillantes et à peine
plus brillantes que les aréoles ; la tête et le corselet sont bien moins
ponctués, le sommet de la première est droit, le front est plus convexe
et les angles ne sont pas fortement saillants: le corselet est moins pro-
fondément sillonné en travers et la base échancrée.
EPICAUTA CONSPERSA KI. — San-Gregori.
Genre ANOMOPHTHALMUS, noy. gen.
Prothorax ad oculos haud lobatus, sed utrinque penicillatus. Caput
utrinque extus valde lobatum, oculos occultans, his ovatis, convexis. Ros-
trum capile vix angustius, antice attenuatum, apice reflezum; scrobes
foveiformes, ovatæ, laterales. Antennæ fractæ, breviusculæ, Scapo :apice
clavato, funiculo quinque-articulato, articulo 1° ovato, crassiore, 2° mi-
nore, Sequentibus paulatim crassioribus, clava crasse ovata, acuta, haud
distincte articulata. Prothorax elytris angustior,; scutellum minutum,
triangulare. Elytra breviter ovata, basi truncata. Coxæ anticæ contiguæ,
mesosternum sat latum, coxæ posticæ late separatæ, processu intercoxæali
late truncato, segmento 1° a secundo sutura recta separato, 2° tertio et
quarto separatim longiore. Tarsi articulis 3 primis brevibus, subæquali-
bus, 3° integro, ultimo ceteris AOC fere æquali, unguibus liberis
divaricatis.
La place de ce Curculionide paraît difficile à préciser; la forme singu-
lière de la tête dilatée de chaque côté en une oreillette qui recouvre
complètement les yeux rappelle celle du genre Acropis parmi les Coly-
dides. Le 3° article des tarses simple, le rostre court, aussi large à la
base que la tête, les yeux recouverts semblent le rapprocher des Érem-
nides; mais l’absence de lobes oculaires, le funicule de 5 articles, les
scrobes fovéiformes, les fémurs inermes, le 2° segment abdominal séparé
du 4° par une suture non arquée, l’éloignent beaucoup de ce groupe.
Le faciès rappelle un peu les Blosyrus, avec lesquels cet insecte n’a aucun
rapport sérieux. |
A. INSOLITUS, Sp. nOV. — Long. vix 5 Mill. — Oblongo-ovatus, convexus,
Coléoptères de Magellan et de Santa-Cruz. 199
fuscus, indumento terreno: dense vestilus, opacus; capite lato, planato,
supra oculos lobato, lobis paulo elevatis, apice rotundatis et marginatis,
capite summo breviter biplicato; rostro basi capite vix angustiore, api-
cem versus paulatim angustato, lateribus carinato, planiusculo sed leviter
inequali, apice reflexo, medio sinuato, utrinque acuto angulato; oculis sat
magnis, fere horizontalibus, insuper haud distinguendis ; prothorace
transverso, basi elytris valde angustiore, antice lobis ocularibus haud
latiore, basi angustato, dorso valde inæquali, sulco medio sat profundo,
medio subinterrupto et utrinque faveato ; elytris brevibus, ovatis, ad
humeros obliquatis, post medium angustatis, apice breviter bimucronatis,
divaricatis, dorso inæqualibus, sutura et utrinque costulis 2 obsoleto ele-
vatis, his duabus apice tuberculo conico terminatis, lateribus paulo tuber-
culatis, intervallis subtilissime cortaceis vage impressis, laxe .breviter
setosulis, tuberculis evidentius setosis ; subtus subtiliter coriaceus, Selo-
sulus: femoribus medio incrassatis ; tibiis fere rectis, apice breviter
incurois et unguibus 2 arcuatis armatis.
Santa-Cruz.
Genre MYLOPS, nov. gen.
Corpus oblongum, apterum. Caput basi haud collo constrictum, oculis
mediocribus, parum convexis, ovalibus; palpi maæxillares articulo ultimo
ovato, truncato.. Antennæ ante oculos insertæ, breviusculæ, articulo 2°
primo haud breviores segmentibus paulo longiore. Prothorax transversus,
elytris paulo angustior. Scutellum breve latum, truncatum. Elytra
oblonga, margine reflexo paulo ante apicem abbreviato, haud connato.
Coxæ anticæ angustissime separatæ, exsertæ. Tarsi articulo penultimo
integro, posteriores 1° quarto æquali, anteriores 1° secundo parum lon-
giore.
L’insecte qui sert de type à ce genre rappelle un peu le faciès de cer-
tains Helops, mais la conformation de la tête, l'insertion des antennes,
les hanches antérieures à peu près contiguës, les cavités cotyloïdes fer-
mées et le pénultième article des tarses entier, le rangent parmi les La-
grides, Il faut donc le mettre dans la 4° tribu, près du genre Trachelo-
stenus, avec lequel il n’a aucune ressemblance apparente, car les antennes
sont assez courtes, un peu épaisses, le corselel est transversal, les élytres
500 L. FAIRMAIRE.
sont peu convexes, les yeux sont peu saillants, le mésosternum est très
étroit, et les tarses ne sont pas plus longs que les tibias.
M. MAGELLANICUS, Sp. nOV. — Long. 7 à 9 mill. — Oblongus, modice
conveæus, piceo-rufescens, nitidus, sublus cum pedibus, ore, antennisque
dilutior, capite prothoraceque obscurioribus ; capite dense punctato, impres-
siusculo; antennis basin prothoracis paulo superantibus, parum gracilibus,
apice vix sensim crassioribus; prothorace transverso, elytris parum
angustiore, angulis omnibus fere rotundis, dorso fortiter ac dense punc-
tato inæquali, lateribus rugosulo, basi utrinque leviter impresso ; scutello
lævi; elytris ovato-oblongis, apice conjunctim rotundatis, grosse sat dense
seriato-punctatis, sutura anguste et utrinque costulis 3 lævioribus, vix
elevatis, ante apicem obliteratis; sublus lævis, abdomine subtiliter punc-
tulata-asperulo; femoribus medio late fuscis.
Punta-Arena.
Je possède cet insecte sous les noms générique et spécifique que je lui
conserve et qui lui ont été donnés par M. Philippi ; mais j'ignore s’il a
été décrit. Je n’en trouve pas trace dans le Catalogue Harold-Gemminger.
1. OTIDERES CANCELLATUS, Sp. nOV. — Long. 17 mill — Oblongus,
conveæus, fusco-niger, nitidus, capite cum rostro, prothoracis lateribus et
elytris (costis exceptis), pectore abdominisque lateribus laxe et femorum
apice dense niveo-squamosis; capite dense punctato, inter oculos puncio
impresso, rostro apicem versus ampliato, medio carinula tenui signato et
utrinque punctato: prothorace transverso, brevi, lateribus angulatim |
obtuso dilatato, dorso grosse ac fortiter punctato-rugoso, linea media
elevata tenui; elytris oblongo-ovatis, sutura, utrinque costis 2 et margine
externo elevatis, sat nitidis, subtiliter punctatis, intervallis grosse trans-
versim foveolato-punctatis, intervallis longitudinaliter paulo elevatis,
costis et punclis postice obliteratis, parte epipleurali triseriatim foveo-
punctato, punctis grossis transversis, intervallis laxe tenuiter granatis,
elytris postice valde declivibus et apice acute productis, minus divari-
catis; subtus fortiter sat dense punctatus, pectore rugoso, abdominis seg-
mento ultimo densius ac tenuius punctato.
Santa-Cruz.
Bien distinct de l’externevittatus par sa forme plus large, un peu moins
Coléoptères de Magellan et de Santa-Grux. .. 501
convexe, le corselet plus large, à bords latéraux plus tranchants, plus
dilatés en angle arrondi, non bilobé, rugueusement ponctué et non gra-
nuleux, ses élytres à côtes non granuleuses, brillantes, séparées par une
double rangée de très gros points et à pointes apicales plus aiguës, un
peu moins divariquées. Les intervalles entre la suture et les deux pre-
mières côtes présentent les rangées de points séparées par une ligne un
peu convexe, formant presque une côte; mais l’espace entre la 2° côte et
le bord ne présente qu'une double ligne de points assez faible, et au
milieu des granulations écartées, le tout couvert de squamules blanches
plus serrées. Les pattes sont très poncluées, les tibias couverts en
dedans et à l'extrémité de poils d’un gris roussâtre ; les tarses sont cou-
verts de poils gris et roussâtres mêlés.
2. OTIDERES EXTERNEVITTATUS, Sp. NOV. —Long. 18 mill, — Oblongus,
valde conveæus, fuscus, capite rostro prothoracisque lateribus indumento
squamoso=albido vestitis, elytris extus similiter vestitis sed costa brunnea
medio signatis et margine epipleurali paulo fulvescente, sublus cum pedibus
squalide albido-squamosus ; rostro apicem versus ampliato, medio leviler
ac longitudinaliter impresso ; antennis dense squalido-albido vestitis ; pro-
thorace planiusculo, transverso, lateribus explanatis, paulo reversis,
triangulatis, ante basin sinualis, dorso fortiter granato, granis ad latera
rarioribus, linea media elevata tenui, valde interrupta; elytris ovatlo-
oblonga, sutura, utrinque costis 2 et margine externo elevatis, sat dense
granulatis, costa 2° basi et apice valde abbreviata, elytris postice valde
declivibus et apice sat acute divaricato-productis ; subtus fortiter sat grosse
punctatus, rugosulus, abdomine medio longitudinaliter denudato; libiis
squamulatis et intus dense, tarsis supra squalide albido-villosis.
Santa-Cruz.
Ce bel insecte est facile à distinguer par son corselet à côtés biangulés,
les angles séparés par une faible échancrure, et par ses élytres à côtés
finement granulés, sans lignes ponctuées distinctes; il y a seulement des
points espacés le long des côtes, mais sur la partie épipleurale il y a
3 stries assez bien ponctuées, mais peu profondes, avec les intervalles
légèrement convexes.
3. OTIDERES ECHINOSOMA, Sp. nov.— Long. 20 mill. — Oblongus, valde
502 L. FAIRMAIRE.
PA
conveæus, lateribus paulo compressus, fuscus, fusco-squamulatus et squa-
mulis griseis, rufulis ‘immiaælis, maculosus ; rostro medio arcuato, antice
dilatato, linea media denudata sat angusta signato ; antennis pube rufula
dense vestitis ; prothorace transverso, lateribus utrinque dentibus 2 trian-
gularibus acutis armato, dorso inæquali, granulis nitidis laxe sparsuto,
lateribus et antice grisescens ; elytris oblongo-ovatis, sutura et utrinque
costis 3 elevatlis, acute tuberculatis, tuberculis postice et ad latera majo-
ribus, magis acutis et postice leviter recurvis, interstiliis grosse biseriatim
punctatis, intervallis longitudinaliter paulo elevatis, subtiliter ac laxe
granulatis, elytris apice dentibus 2 validis, divaricatis, extus vix incur-
vis, acutlis, parle epipleurali striis 2 fortiter punctalis, intervallis sat
convexis, parce granulatis; sublus rugoso-punctatus, squamis griseis et
rufulis vestitus, processu intercoxali lalo, truncato.
Santa-Cruz,
Getle espèce est remarquable par les tubercules aigus, un peu arqués
en arrière, qui hérissent les côtes des élytres, et par les 2 dents aiguës
placées de chaque côté du corselet. Elle se rapproche du denticulatus
Fairm. pour la forme générale, la coloration et les fines granulations, mais
elle en diffère beaucoup par les caractères détaillés ci-dessus. Get insecte
et les autres espèces du même genre rappellent tout à fait les Hippo-
rhinus du Cap de Bonne-Espérance. |
ADIORISTUS ANGULATUS BI. — Santa-Cruz,
À. ASPERICOLLIS, Sp. nov. — Long. 8 mill. — Oblongo-elongatus, con-
veæus, fuscus, vix nitidus, dense fulvo-cinereo pubescens, quttulis griseis
sat vage maculosus ; capite rostroque dense subtiliter rugosulis, hoc medio
carinato ; prothorace transverso, lateribus valde rotundato, fere angulato,
dense rugoso, asperulo ; elytris sat fortiler striato-punctatis, punctis api-
cem versus obsolescentibus, intervallis convexiusculis, subtiliter asperulis ;
subtus tenuiter dense asperulus, pedibus dense punctatis.
Santa-Cruz.
Extrêémement voisin de l’A. prælongus Fairm., du Chili; mais celui-ci
est plus grand, plus allongé, ses antennes sont d’un roussâtre foncé, le
rostre est bien plus rugueux, le corselet est plus long, plus étroit, faible-
Goléoptères de Magellan ct de Santa-Cruz. 505
ment arrondi sur les. côtés, rugueusement ponctué, les élytres sont plus
longues, moins convexes longitudinalement, les stries sont plus fortes,
plus grossement ponctuées, et le dessous du corps est plus ponctué, moins
rugueux.
RHYEPHENES MAILLEI Sol. — Un très petit individu (8 mill.). — Punta-
Arena.
LISTRODERES NIGRINUS, Sp. nov.?—Long. 5 mill. — Ovatus, valde con-
veæus, squamulis umbrinis dense vestitus, squamulis griseis plagiatis,
prothorace vage lineato et punctis fuscis sparsuto; capite rostroque dense
punctatis, hoc valido, sat brevi, medio fortiter carinato, inter oculos
puncto signato, ad latera obsolete bicostulato ; antennis brevioribus, scapo
apice clavalo, funiculi articulis ultimis transversis, clava robusta; pro-
thorace elytris valde angustiore, parum transverso, lateribus fere paral-
lelis, rectis, sed antice paulatim divergentibus et ad angulos anticos sat
abrupte arcuatis; scutello angusto, truncato, griseo-pubescente; elytris
ovatis, basi late truncatis, post medium angustatis, late striatis, striis
sat grosse parum dense punclatis, intervallis paulo convexis, breviter
setosulis, sutura elevata ; sublus cum pedibus fuscus, nitidus, luteo-pubes-
cens.
Punta-Arena.
Je conserve à celte espèce le nom de nigrinus Phil, sous lequel elle
se trouve dans ma collection, mais j'ignore si elle a été décrite. Elle
diffère des Listroderes ordinaires par sa forme courte, ses élytres sans
tubercules et ses antennes plus courtes. Le nom est du reste assez mal
choisi et ne convient qu’à des individus privés de leur vestiture.
LISTRODERES CAUDICULATUS Phil. — San-Gregori,
ANTHONONUS BIPLAGIATUS, Sp. nOv. — Long. 2 1/2 mill — Ovatus,
valde convexus, sat obscure rufus, dense pubescens, prothoracis linea
media scutelloque albidis, elytris plaga magna extlerna fere triangulari
rufa, fusco marginata, dentala, extus dilatata, intus angulata, suturam
haud attingente, basi et post scutellum maculis oblongis fuscis, ad plaga
maculis oblongis pallidis signatis; rostro tenui vix arcuato, apice
504 L. FAIRMAIRE.
obscuro, capite dense sat fortiter punctato ; antennis gracilibus, funiculi
äpice clavaque infuscatis ; prothorace transverso, elytris valde angustiore,
antice angustato et leviter constricto, lateribus basi rotundatis, dorso
dense punctato, fere rugosulo, antice transversim impressiusculo'; elytris
ad humeros rotundatim angulatis, sat fortiter punctato-striatis, inter-
vallis vix convexiusculis, sutura paulo elevata; femoribus sat clavaiis,
anticis subtus dentatis.
Punita-Arena.
Ressemble à l’ornatus BL, du Chili, mais un peu plus petit; le rostre
paraît moins arqué, les élytres paraissent moins fortement striées, et la
grande tache triangulaire est marginée de noirâtre.
LÆMOSACCUS NIGROTUBEROSUS, Sp. nOV. — Long. 4 mill — Oblongus,
postice ampliatus et abrupte rotundatus, subtruncatus, convexus, fusco-
niger, subopacus, lateribus et pygidio dense griseo-pubescens ; capite con-
vexo, dense rugosulo, rostro brevi crasso, recto, fere lævi, oculis sat
approxæimatis; prothorace elytris parum angustiore, transverso, antice
tantum angustato, margine postico utrinque late sinuato, angulis posticis
acutis, dorso tenuiter dense rugoso-punctato, antice tuberculis 2 nigro-
velutinis signato; scutello ovato, nigro-velutino; elytris a basi postice
ampliatis, sat fortiter striatis, intervallis plantusculis, dense rugosulo-
punctatis, intervallo 3° basi, medio et apice, L° apice tuberculo nigro-
velutino signatis, margine externo, apicem versus præserlim, nigro et
cinereo vage maculoso; subtus cum pedibus griseo-pubescens.
Punta-Arena.
Se rapproche du L. vartegatus BI., du Chili, mais plus petit, d’une
coloration différente, avec les élytres sans fascies noires et à stries non
géminées, ni ponctuées.
MICROPLOPHORUS MAGELLANICUS Bl. — Terre-de-Feu.
LEMA PATAGONICA, Sp. nov. — Long. 8 mill. — Oblonga, süpra rubra,
glabra, subtus cum pedibus, ore antennisque nigra, abdominis lateribus
et parte superna rubris, abdomine, pectore tibiarumque apice fulvo-pubes-
centibus ; capite inter oculos profunde sulcato, ad oculos punctato et pli-
Coléoptères de Magellan et de Santa-Cruz. 505
catulo, antice nigro et dense punctulato ; antennis validiusculis, medium
corporis attingentibus, articulo 2° primo breviore, 3° L°que æqualibus et
sequentibus brevioribus; prothorace ante basin coarctato et dorso trans-
versim profunde sulcäto, antice utrinque angulato, dorso subtiliter parce
punctulato, parte basali transversim plicata; scutello quadrato; elytris
oblongis, subparallelis, medio vix ampliatis, apice conjunctim fortiter
rotundatis, grosse striato-punctatis, striis dorso parum impressis, sed
lateribus et apice profundioribus, et intervallis postice convexis; subtus
densissime subtiliter coriacea.
Punta-Arena.
cet insecte, à raison des crochels tarsiens soudés à la base, appartient
au genre Lema, mais il a le faciès de la Crioceris merdigera dont il diffère
en outre par le corselet fortement sillonné en travers et les stries externes
des élytres non interrompues à la base,
GALERUCA FULVONIGRA, Sp. nOV. — Long. 5 mill — Ovata, parum con-
vera, nitida, subtiliter fulvo-pubescens, fulva, elytris extus late fuscis,
margine externo anguste excepto, macula scutellari el prothoracis impres-
siontbus 8 fuscis, sublus fusco-nigra, ano pedibusque piceis, antennis
fuscis ; capite fortiter punctato, summo foveolato, antennis validiusculis,
medium corporis haud attingentibus, articulo 8° longiore, articulis 7
ultimis opacis ; prothorace brevi, elytris paulo angustiore, lateribus
parum arcuatis, angulis anticis obtusis, margine postico medio leviter
sinuato, dorso fortiter triimpresso, impressione media angustiore, profun-
diore, lateralibus latis, sat laxe punctalo; scutello fere semicirculari,
subtilissime punctulato ; elytris post medium ampliatis, apice separatim
abrupte rotundatis, dense punclatis, sutura paulo elevata,
Punta-Arena,
Ressemble à la G. æanthomelæna pour la coloration, mais bien plus
petite, à antennes plus courtes, plus épaisses, et à corselet ayant trois
impressions larges et profondes.
ÆDIONYCHIS NIGROVITTATA Boh. — Punta-Arena; n’était encore indi-
quée que de la Plata.
ADONIA ? NIGRODORSATA, Sp. nov. — Long. 2 mill. — Breviter ovata,
506 L. FAIRMAIRE. — Coléoptères de Magellan et de Santa-Cruz
convexa, valde nitida, nigra, prothorace vitta laterali antice intus paulo
dilatata elytrisque pallide griseo-fulvis, his eætus nigro-punctatis et sub-
maculatis et dorso plaga magna communi, nigra, spatium pallidum utrin-
que includente, antice et postice nigro marmoratis, ore pedibusque fulvis ;
capite subtiliter dense punctulato; prothorace elytris, angustiore, antice
fere a basi angustato, lateribus rotundatis, basi valde rotundato et utrin-
que sinualo, angulis posticis obtusis, dorso subtilissime vix perspicue
punctulato; scutello minulo, triangulari ; elytris ovatis, basi truncatis,
apice obtusis, lateribus vix sensim marginatis, sat subtiliter sat dense
punctatis.
Punta-Arena.
Je rapporte cet insecte avec doute au genre Adonia, n'ayant pu voir
les crochets des tarses ; mais il présente une certaine ressemblance avec
VA. strigata de Laponie.
COCCINELLA LIMBICOLLIS, Sp. nov. Long. 8 mill. — Brevissime ovata,
modice convexa, nitida, nigra, elytris rubris, immaculatis, prothorace
margine antico et lateribus anguste flavo-pallido marginato, disco maculis
2 flavo-pallidis minutis notalo, capite inter oculos macula transversa
rufula signato; prothorace elytris. angustiore, longitudine plus duplo
latiore, antice angustato, lateribus rotundato, angulis anticis lobatis, apice
rotundatis, margine postico medio late arcuato, angulis posticis obtusius-
culis ; scutello minuto, triangulari; elytris lateribus rotundatis, apice
conjunctim obtusis, subtilissime vix perspicue dense punclulatis, stria
suturali obsoletissima ; subtus subtiliter punctata.
Cette espèce a les crochets des tarses simples, mais lobés à la base,
l’écusson assez petit, mais bien visible, triangulaire; les plaques abdomi-
nales atteignent le bord du premier segment; le bord réfléchi des élytres
est large et concave à la base. La forme est celle de la C. 5-punctata,
mais moins convexe.
DESCRIPTION
DE QUELQUES
Coléoptères de la Patagonie et de la République Argentine
Par M. Léon FAIRMAIRE, Membre honoraire.
(Séance du 14 Novembre 1883.)
Notre collègue M. le professeur Berg, de Buénos-Ayres, m'a communiqué
quelques Hétéromères provenant de ses voyages dans la Patagonie et au
. mont Uspallata, et des recherches de M. Arechavaleta à Montévidéo.
Plusieurs sont nouveaux pour la science, et j’en présente les descriptions
à la Société.
1. PLATYOLMUS USPALLATENSIS, Sp. nov. — Long. 7 4/2 mill. — Bre-
vissime ovatus, suborbicularis, fuscus, parum nilidus, fulvo-pubescens et
pilis longis fulvis sat dense vestilus, antennis, palpis tarsisque rufo-
piceis; capite subtiliter asperato; prothorace brevi, basi :elytris valde
angustiore, antice valde angustalo, anguste marginato, angulis anticis
acutis, dorso densissime tenuiter Strigoso-punctato, margine poslico fere
recto, angulis rotundalis ; elytris ad humeros rotundatis, utrinque bicos-
tatis, costis nitidioribus, subtiliter asperulis et ante apicem abbreviatis,
margine externo costato, intervallis obsolete asperulis, spatio epipleurali
subtiliter sat dense asperulo ; subtus sat dense asperulus, paulo nitidior,
fulvo-pubescens, abdominis segmentis 2 ultimis rufescentibus, 3° medio
vix læviore.
Mont Uspallata.
Diffère du dilaticollis par la laille bien plus petite, le corps beaucoup
plus court, le corselet brusquement élargi à la base avec les angles anté-
rieurs plus aigus et le bord postérieur non sinué de chaque côté avant
les angles et les élytres plus arrondies ainsi que les côtes.
Ann, Soc, ent. Fr. — Avril 1884.
508 L. FAIRMAIRE.
Cet insecte ressemble beaucoup à l’Edrotopus strigicollis qui serait
peut-être mieux à sa place dans le genre actuel. L’un des sexes de notre
espèce présente sur le 3° segment ventral la plaque lisse et roussâtre
signalée chez l’Edrotopus strigicollis, mais chez l’autre individu c’est à
peine si le 3° segment est un peu plus lisse au milieu, et les deux der-
niers sont roussâtres.
2, P. SPINICOLLIS, Sp. nOV. — Long. 9 mill. — Je sépare de l'espèce
précédente un individu trouvé dans le Tucuman par M. P. Germain et
qui, outre la taille un peu plus grande, se distingue par le corselet à peu
près aussi large en arrière que les élytres, avec les côtés plus brusque-
ment élargis et plus marginés à la base et les angles antérieurs beaucoup
plus aigus; la surface est plus nettement striolée, les élytres sont plus
angulées aux épaules, le dessous du corps est couvert de fines aspérités
assez serrées, mais les trois derniers segments ventraux sont rougeâlres,
le 3° très lisse et brillant dans toute sa largeur et non, comme chez le
précédent, seulement sur une sorte de plaque médiane.
Chez cette dernière espèce, l’écusson est encore plus petit que chez le
P. dilaticollis ; maïs j'avoue que je n’ai pu le voir chez l’uspallatensis.
La forme de ces deux insectes est bien plus courte que celle du dilati-
collis, mais elle n’est pas globuleuse, les élytres sont médiocrement.
arrondies sur les côtés.
M. Burmeister a décrit (Stett. Zeit., 1875, 493) deux espèces du même
genre qui sembleraient se rapprocher singulièrement des précédentes,
mais les tailles qu’il indique sont plus faibles el ses deux insectes sont
globuleux ; son seminulum a la tête et le corselet fortement granulés et
. ses élytres n’ont pas de côtes. Ne serait-ce pas un Edrotopus ?
Son murinus est d’un noir mat, el les élytres n’ont que des traces de
côtes à leur base; il ressemblerait beaucoup au P. spinicollis sans sa.
forme, sa taille et ses élytres sans côtes. Il présente aussi sous l'abdomen
chez la femelle, au troisième segment, une plaque lisse, rougeûtre ; mais
chez notre espèce elle n’est pas limitée par un sillon et un pli, et les deux
derniers segments sont aussi rougeâtres.
1, PRAOCIS DENSECILIATA, Sp. nov. — Long. 6 à 7 1/2 mill. — Brevis-
sime ovata, antice et postice æqualiter angustata,; convexa, nigra, fere
Coléoptères de la Patagonie et de la République Argentine. 509
£
opaca, costis elytrorum nitidis, subtus cum pedibus nitida, pallido fulvo
longe ac dense ciliata; capite antice subtiliter punctato: prothorace lon-
gitudine 2 1/2 latiore, antice a basi angustato, angulis anticis obtusts,
margine postico valde bisinualo, angulis posticis minus acutis et minus
retroversis, dorso subtilissime acupunctato, latera versus Striolato ; ely-
tris brevibus, fere medio ampliatis, postice declivibus, dorso utrinque
costa discoidali et margine externo elevatis, intervallis obsoletissime cos-
tulatis, interstitiis vage punctatis, costa marginali subliliter asperula ;
subtus subtiliter granulata, prosterno lateribus supra coxas tenuiter strio-
lato, inter coxas fere planato et bistriato.
Rio Santa-Cruz, Patagonie.
Cette espèce rappelle quelques Zophosis par sa forme en ellipse très
courte, et surtout l’Erodius zophosioides ; elle est remarquable par les cils
longs et serrés qui bordent le corps, et par les tibias antérieurs assez
étroits, assez fortement denticulés en dehors, terminés presque subite-
ment par une dent longue et assez aiguë; l’écusson est tout à fait caché,
le bord postérieur du corselet étant fortement arrondi en arrière, la saillie
intercoxale est étroite et obtusément acuminée, le prosternum forme en
arrière un angle assez aigu, et le mésosternum est très déclive; le dernier
article des palpes maxillaires est sécuriforme, mais coupé un peu oblique-
ment. C’est de la Praocis costatula qu’elle se rapprocherait le plus.
2. PRAOCIS COMPACTA, sp. nov. — Long. 9 à 10 mill. — Brevissime
ovata, postice vix atteñnuala, crassa, nigra, modice nitida, fulvo-ciliata;
capite fere lævi, antice paulo punctato, summo punctis 2 magnis impresso;
prothorace longitudine fere triplo latiore, antice parum angustato, late-
ribus antice arcuatis, angulis valde obtusis, margine postica utrinque late
sat fortiter sinuato, angulis retroversis, acutis, dorso lævi; elytris bre-
vibus, ante medium postice attenuatis, postice valde declivibus et apice
obtuse acuminatis, irregulariter et laxe grosse punctatis, ad suturam lon-
giludinaliter paulo depressis, disco inæqualibus, vage bicostulatis, extus
magis rugosis, punctis densioribus et confluentibus ; sublus nitidior, lævis,
prosterno lateribus subtiliter striolato, inter coxas valde convexo et parce
punctato; pedibus modice punctatis.
Cabo de San-Antonio, province de Buénos-Ayres.
Get insecte est remarquable par sa forme trapue, presque carrée en
510 L. FAIRMAIRE.
:
avant, tandis que le suivant est au contraire rétréci en avant comme en
arrière. Il diffère notablement des autres espèces du genre par son pro-
sternum épais, très convexe entre les hanches, et son mésosternum large-
ment et assez profondément excavé; l’écusson est tout à fait indistinct;
la saillie intercoxale est assez large, tronquée, et les tibias antérieurs
s’élargissent assez fortement, mais peu à peu vers l'extrémité en formant
une dent assez pointue; leur tranche externe est très finement .cré-
nelée. st
CRYPTICUS PLATENSIS, Sp. nov. — Long. 4 mill. — Oblongo-ovatus,
modice convexus, nigro-fuscus, sericeus, parum nilidus, elytrorum mar-
gine reflexo, pedibus antennisque rufo-piceis, prothoracis lateribus trans-
lucide rufo-piceis ; capite antice arcuato, subtilissime vix distincte punctu-
lato; prothorace elytris fere latiore, trapeziformi, antice sat fortiter
angustato, lateribus a basi leviler arcuatis, margine postico medio recte,
utrinque obsolete bisinuato, angulis posticis retroductis, basin elytrorum
amplectantibus, dorso subtilissime dense punctulato ; scutello ogivali, lævt;
elytris ab humeris usque post medium leviler attenuatis, postea angusta-
ts, subtiliter punctato-lineatis, vix substriatis ; subtus niger, subopacus.
Misiones et Montévidéo.
Ressemble extrêmement à un très petit individu du C. quisquilius ; en
diffère par le corselet bien moins ample, bien moins arrondi sur les côtés,
à ponctuation beaucoup plus fine, à bord postérieur non largement sinué
en arc, et par les élytres plus courles, moins atténuées en arrière et
moins distinctement ponctuées.
Genre PSEUDONOMUS, nov. gen.
Corpus dense pubescens, valde ciliatum, clypeus profunde emarginatus ;
oculi parum convexi, a prothorace paulo occulti. Palpi maxillares articulo
uliimo fere triangulari oblique truncato, haud securiformi. Tibiæ anticæ
haud dilatatæ, subtiliter denticulatæ, apice extus dente longo terminatis
et intus acute calcaratis, tarsis articulis 1° et ultimo ceteris longioribus.
Prosternum sat latum, postice arcuatum. Processus intercoæalis triangu-
laris, sat acutus.
Cet insecte ressemble à un Opatrum et à un Lichenum; mais il diffère
Coléoptères de La Patagonie et de la République Argentine. 511
des premiers par le dernier article des palpes maxillaires peu sécuriformes,
les tibias antérieurs étroits, terminés en dehors par une longue dent et
en dedans par deux éperons assez longs, le repli épileural entier. Il diffère
des seconds par la saillie intercoxale aiguë, triangulaire, les éperons des
tibias assez longs. Le corps est plus oblong et les yeux moins convexes,
mais aussi fortement granulés. Les antennes sont aussi très courtes, les
articles grossissant, mais devenant plus courts vers l'extrémité, le premier
article assez gros, les trois suivants plus grêles.
P. DERMESTIFORMIS, Sp. nOV. — Long. 5 1/2 mill. —Oblongus, sat con-
veus, sers griseis sat longis dense ciliatus, squamis cinereo-terrenis
dense vestitus, squamis griseis intermixtis,. maculis albido-squamnosis
minulis laxe sparsutus et parce griseo-setosulis, antennis, tibiis tarsisque
obscure piceis ; capite dense punctato, inter oculos transversim impresso,
clypeo late emarginato, utrinque rotundato, labro valde emarginato, sat
brevi ciliato; prothorace elytris haud angustiore, longitudine triplo
laliore, antice angustato, margine postico medio dense fulvo-ciliato,
utrinque late sinuato, angulis vix obtusis dorso valde asperato, lateribus
depressiusculo ; scutello parvo, truncato; elytris post medium angustatis,
apice obtuse rolundatis, dense asperulo-punctatis, anguste costulatis,
costulis suturam versus obsoletis ; subtus dense aspero-punctatus.
Montévidéo.
BLAPSTINUS ? METALLESCENS, Sp. nOv. — Long. 4 4/2 mill. — Oblongo-
ovatus, parum conveæus, fusco-æneus, nitidus, subtus picescens, antennis
pedibusque rufo-testaceis ; capite inter oculos transversim punctato et ante
oculos puncto fortiter impresso ; prothorace elytris paulo angustiore, lon-
gitudine duplo latiore, transversim quadrato, antice vix angustato, late-
ribus et antice punctato, medio fere lævi, disco obsolete utrinque biim-
presso; sculello fere semicirculari, lævi; elytris medio vix ampliatis,
apice conjunctim obluse rotundatis, punctato-lineatis, punctis basi sat
impressis, sed mox parvis et postice obsoletis, stria Suturali postice pro-
funda, sutura leviter depressa.
Rio Cororado, province de Buénos-Ayres.
Ressemble un peu au B. punctulatus, mais d’une coloration bien diffé-
rente; la têle n’est pas sinuée au bord antérieur, les antennes sont plus
épaisses vers l'extrémité ; le corselet est en carré transversal, ne se rétré-
512 L. FAIRMAIRE.
cissant un peu que tout à fait en avant, sa ponctuation est très inégale
ainsi que celle de la tête. Je ne le mets qu'avec doute dans le genre
Blapstinus, mais n’ayant qu’un seul exemplaire en assez mauvaise condi-
tion, je ne puis l’étudier à fond.
1, PLATYDEMA OBSCURATUM, Sp. nOV. — Long. 7 1/2 mill. — Ovatum, sat
convexæum, fusco-brunneum, opacum, impunctatum, capite antice, antennis,
pedibus, corpore subtus et elytrorum margine reflexo testaceis ; capite sub-
tilissime alutaceo, ante oculos impresso:; antennis basin prothoracis parum
superantibus crassis, articulis 5-10 paulo transversis, ultimo breviter
ovato ; prothorace longitudine duplo latiore, basi elytris vix angustiore,
antice valde angustato, margine postico bisinuato, angulis posticis obtuse
rectis ; scutello triangulari; elytris tenuiter strialo-punctatis, striis vix
impressis ; subtus subtiliter dense coriaceum.
Misiones.
Ressemble beaucoup à la description du P. rufipes Chevr., du Brésil
méridional ; mais ce dernier est oblong-allongé, convexe, avec la tête rou-
geâtre, deux profondes impressions devant les yeux, le prothorax déclive
sur les bords latéraux et les élytres à stries distinctement ponctuées;
dans notre espèce c’est à peine si ces points sont visibles. Le P. erythro-
pum Chevr. est d’un noir velouté avec les antennes brunes, sauf les six
premiers articles roux; les élytres sont un peu brillantes, avec les points
des stries assez marqués.
2. PLATYDEMA IMPRESSIFRONS, Sp. nOv. — Long. 6 mill — Ressemble
extrêmement au précédent pour la forme et la coloration; en diffère par
la taille plus faible, la tête très densément et visiblement ponctuée, ayant
en avant une profonde impression arquée ; par les antennes moins épaisses,
un peu plus courtes, d’un brun foncé, avec les trois ou quatre premiers
arlicles roussâlres ; par les élytres un peu moins ovalaires, à côtés plus
parallèles, au moins à la base, à stries pas plus profondes, mais plus
fortement ponctuées. Le dessous du corps, les pattes et le bord réfléchi
des élytres sont d’un rougeâtre ferrugineux.
Montévidéo.
EUTOCHIA QUADRICOLLIS, Sp. nOV. — Long, 11 mil — Oblonga, sub-
parallela, dorso planiuscula, nigra, nitida; capite brevi, antice fere trun-
cato, basi dense punctato et stria transversa tenuiter impresso, antice
Coléoptères de la Patagonie et de la République Argentine. 513
subliliter dense punctulato, medio late emarginato, epistomate brevi, piceo,
palpis piceis, maxillaribus articulo ultimo, oblique truncato ; prothorace
elytris haud angustiore, transversim quadrato, lateribus leviter arcuatis,
sat fortiter marginatis, margine postico medio recto, ante oculos sinuato,
angulis acute rectis, dorso subtiliter dense punclulato, medio biim-
presso; scutello ogivali ; elytris fere parallelis, medio vix sensim am-
pliatis, fortiter striatis, striis basi punctulatis, postice paulo profundio-
ribus, intervallis lævibus, postice convexiusculis, 2°, L° 6°que apice
angustioribus ; pectore medio subtilissime asperulo, abdomine subtilissine
dense punctulato.
Misiones.
Je ne puis classer cet insecte que dans le genre Eutochia, qui renferme
à la fois une espèce américaine et une de Madagascar; mais il présente
quelques différences assez notables. Le corselet est coupé droit au bord
antérieur et est aussi large en avant qu'en arrière; les tibias antérieurs
ne sont que faiblement arqués et présentent à leur face interne un fort
sillon pubescent, leur bord externe est uni, sans aucune soie ; le pro-
ternum est un peu plus large; enfin le chaperon forme en avant une
échancrure courte, assez large, coupée droit, laissant voir l’épistome, et
le labre est transversal, tronqué.
Genre AGISSOPTERUS, nov. gen.
L’insecte qui sert de tÿpe à ce nouveau genre a beaucoup de rap-
ports avec les Srongylium; il en difière par le corps moins allongé,
moins parallèle, les antennes courtes, atteignant à peine la base du cor-
selet, grossissant notablement à partir du 6° article, le 3° étant un peu
plus long que le 4°, le 2° plus court, mais aussi épais que le 1°; les yeux
sont plus écartés, plus petits; le rebord épipleural des élytres est très
étroit, presque effacé à la base, plus distinct à l'extrémité ; le prosternum
et le mésosternum sont plus étroits, le dernier triangulaire et acuminé,
avec la base fortement concave; les tarses sont assez courts, revêtus en
dessous d’une villosité serrée, le 1% article des postérieurs pas plus long
que les 2 suivants réunis. Le corselet n’est nullement rebordé, et les oreil-
lettes antennaires sont bien relevées.
A. SEMIPUNCTATUS, Sp. n0v. — Long. 12 mill. — Oblongus, valde con-
(1883) 1'° partie, 338.
514 EL. FAIRMAIRE.
*
veæus, fusco-brunneus, nitidus, capite prothoraceque fortiter dense punc-
talis fere rugosis minus nitidis, larsis obscure piceëis ; capite antice arcuato,
arcuatim impresso, lobis antennariis elevatis, rufo-piceis ; prothorace
capile paulo latiore, elytris valde angustiore, parum transverso, antice
cum angulis rotundato, lateribus arcuatis, basi fere recta, anguste mar-
ginata, angulis posticis acute rectis ; scutello iriangulari, parce subtiliter
punctato; elytris post medium leviter ampliatis, postea angustatis, apice
oblusis, ad humeros obliquis, punctato-substriatis, punctis grossis, inter-
vallis lævibus, planiusculis, apice convexiusculis, stria suturali et seg-
menti apice sulcatis ; pectore fortiter sat dense, abdomine subtiliter punc-
tato.
Cordova.
Cet insecte a le faciès d’un Derosphærus, mais il en diffère par le cor-
selet non rebordé et les fémurs non claviformes ; le dessous des tarses
est plus villeux, le prosternum est plus étroit, le mésosternum est acu-
miné, les antennes sont plus grêles, les yeux sont bien plus petits, étroits,
peu convexes, non développés sur les côlés et en dessous.
A. ALLECULA FOVEIPENNIS, Sp. nov. — Long..10 mill. — Elongata,
antice et postice fere æqualiter angustala, fusco-nigra, vix nilida, capite
prothoraceque opacis, femoribus (genubus exceptis) rufo-piceis; capite
dense subtiliter, antice vix sensim punctato, inter antennas transversim
sulcato; prothorace elytris angustiore, transverso, lateribus fere parallelis,
antice valde rotundatis, margine postico bisinuato, angulis acute rectis,
dorso medio dense, laleribus mullo minus punctato, basi medio leviter
transversim impresso et utrinque oblonge impresso ; scutello fere truncato,
vix punclulato; elytris elongatis, post medium attenuatis, punctis grossis
foveiformibus oblongis, extus et apice minoribus seriatim ümpressis, haud
striatis, intervallis lævibus ; subtus lævis, metasterné laleribus punctatis ;
tarsorum articulo penultimo laminato.
La forme de celte espèce la rapproche de la rubripes, maïs la sculpture
des élytres est très différente et rappellerait plutôt celle du Lobopoda
impressipennis Cast. La forme du dernier article des palpes maxillaires
et l’écarlement des yeux ne permettent pas de l’éloigner du genre Allecula.
9. ALLECULA CRIBRICOLLIS, Sp. nov. — Long. 8 1/2 mill. — Oblongo-
Goléoptères de la Patagonie et de la République Argentine. 515
elongata, antice attenuata sat convexa, piceo-brunnea, subopaca,. capite
prothoraceque fuscis, paulo nitidis, elytrorum margine reflexo, ore an-
tennis pedibusque rufescentibus, subtus pectore nitido; capite subtiliter
punctato, sulco transverso arcuato, antennis parum gracilibus, medium
corporis vix altingentibus ; prothorace elytris angustiore antice a medio
leviter attenuato, margine postico vix sensim bisinuato, dorso densissime
sat fortiter punctato, basi utrinque leviter foveolato; scutello breviter ac
obtuse triangulari, vix perspicue punctulato; elytris post medium tan-
tum atltenuatis, apice obtusis, sat fortiter striatis, stris basi profundio-
ribus, latioribus, crenato-punctatis, punctis post medium evanescentibus,
intervallis planis, basi convexiusculis ; abdomine subtilissime, pectore
fortius punctatis ; femoribus paulo clavatis.
Montévidéo.
Chez cette espèce, le dernier article des palpes maxillaires est large-
ment cultriforme, les yeux sont écartés et le 4° article des tarses est
lamellé.
Genre PSEUDORCHESIA, nov. gen.
Ce genre, très voisin des Orchesia, en diffère par les antennes, dont
les 7 derniers articles sont épais, à peine plus longs que larges, le der-
nier acuminé, plus long que les autres, par le dernier article des palpes
maxillaires ovalaire, à peine cultriforme, les éperons postérieurs assez
courts et les yeux tout à fait contigus en dessus. La tête est renversée
en dessous, les yeux sont assez grossement granulés et assez fortement
échancrés en avant pour recevoir l'insertion des antennes qui dépassent
la base du corselet et dont le 2° article est bien plus petit et plus étroit
que le 4%, Les hanches postérieures ne sont pas obliques et se rélrécissent
notablement en dehors, leur bord interne étant arqué. Le dernier article
des 4 tarses antérieurs n’est nullement subbilobé, et les éperons des
tibias postérieurs sont simples, bien plus courts que la moitié du 1° ar-
ticle des tarses, lequel est notablement plus long que les 2 suivants
réunis.
P. NIGROSIGNATA, Sp. nov. —Long. 5 4/2 mill.—Oblongo-elongata, postice
altenuata, sat convexæa, sal dilute rufo-castanea, nitida, pube fulva sat
longa adpressa vestita, elytris ulrinque macula nigra ante medium sita
516 L. FAIRMAIRE. —"Coléoptères de la Patagonie, etc.
ornatis, antennis fuscis, basi rufescentibus ; capite punctulato ; prothorace
valde transverso, longitudine duplo latiore, elytris basi haud angustiore,
antice fortiter angustato, lateribus arcuatis, margine postico medio valde
lobato, utrinque bisinuato, angulis posticis obtusiusculis ; basi utrinque
impresso ; scutello minuto ; elytris elongatis, fere a basi attenuatis, apice
obtusiusculis, punctato-substriatis, intervallis subtilissime sat dense aspe-
rulis ; abdomine rufo, dense punctato, pedibus pectoreque fuscis.
Missiones.
ANANCA FRONTALIS, Sp. nOV, — Long. 9 mill. — Elongata convexiuscula,
castaneo-brunnea, fulvo-sericans, prothorace nitido, elytris subopacis, fronte
plaga magna nigra inter oculos signata, mandibulis apice nigris, subtus
fuscata, segmentis abdominalibus apice anguste femoribusque basi fulvis ;
capite dense subtiliter punctato, inter oculos parum profunde late im-
presso; prothorace ovato, elytris valde angustiore, postice paulatim an-
gustiore, lateribus fere rectis, antice leviter arcuatis, margine antico cum
angulis rotundato, dorso subtilissime dense punctulato, basi medio læviore
et fere triangulariter, antice obsolete longitudinaliler impresso; scutello
brevi, obtuse triangulari; elytris elongatis, fere parallelis, apice con-
Jjunctim obtusis, densissime punctulatis, sutura pallidiore et utrinque
lineis 2 paulo elevatis.
Mendoza.
Remarquable par sa forme allongée et l'impression large et peu pro-
fonde du front ; se rapproche assez de l'A. lignicolor.
Groupe des CYDNIDES
12e PARTIE (1).
Par M. Vicror SIGNORET, Membre honoraire.
(Séances des 28 Mars et 12 Décembre 1883.)
Genre CHILOCORIS Mayr (1864), Verh. Z. B. Gess. Wien., 14, 907. —
Amnestoides Sign. (1880), Bull. Soc. enlom., p. VIT.
Annales 1883, pl. 15 (Cydnides, pl. XXIIL), fig. 200, 201, 202.
Tête arrondie, présentant près du bord un sillon d’où partent 44 petites
épines obtuses ou palettes aplaties : 2 sur le lobe médian et 6 de chaque
côté sur les lobes latéraux. Antennes de cinq articles, le deuxième très
petit. Écusson pelit, triangulaire, équilatéral. Élytres avec la corie un
peu plus longue que la membrane. Canal ostiolaire très long, atteignant
le bord de l’épisternum, avec l’ostiole formant une ouverture très longue.
Les autres caractères comme dans les Cydnus.
Ce genre se rapproche beaucoup du genre Amnestus ; il serail même
difficile d’en donner un caractère bien différentiel en dehors des particu-
larités du lobe médian de la tête qui ne dépasse pas les latéraux et pré-
sente les épines ou palettes naissant avant le bord et au nombre de deux
seulement, tandis que dans le genre Amnestus les dents ou palettes con-
tinuent le bord de la tête, c’est-à-dire que c’est le bord qui est dentelé
et offre quatre dents. Le rostre dépasse à peine les pattes antérieures, et
dans les Amnestus il dépasse les pattes intermédiaires. De plus, le sommet
de la corie est presque droit, tandis que dans le genre Amnestus le som-
met est très sinueux.
(1) Voir 1r° à 11° partie, Annales 1881, 1882, et 1883, p. 33, 207 et 357.
Ann. Soc. ent. Fr. — Avril 1884,
518 V. SIGNORET. (234)
4, CHILOCORIS NiTiDus Mayr, Verh. Z. B. Gess. Wien. (1864), 14, 907. —
Stàl, Enum. (1876), 21, 1.
Cachemire. — Long. 5 mill. (Mus. imp. de Vienne.)
Nous ne connaissons pas cette espèce, que l’obligeant directeur du
Musée de Vienne n’a pu nous envoyer à cause du mauvais élat de conser-
vation du type, et qui doit se rapprocher du Ch. piceus Fab.; toutefois
nous donnons la description de l’auteur de l’espèce :
Brillant, d’un noir brunâtre, le bord postérieur du prothorax, les
élytres, les antennes, le rostre et les pattes d’un roux châtaigne.
Tête fortement, partie postérieure du prothorax, les élytres, subtile-
ment ponctuées. Membrane hyaline. Écusson ponctué au sommet, le
disque plus rarement. Abdomen brillant. |
D’après le dessin que nous a envoyé M. Mayr, l’ostiole se rapproche-
rait beaucoup de celui du parumpunctatus, mais la partie médiane est
plus courte et légèrement plus large.
2. CHILOCORIS PICEUS Fieb., Mss. (Oryctonotus). — Ch. nitidus Mayr ?.
Annales 1883, pl. 15 (Cydnides, pl. XXIIL), fig. 201.
Indes orient. — Long. 3 4/2 mill., larg. 4 3/4 mill. (Coll. Lethierry.)
D'un brun noirâtre, plus clair sur la corie, sur les bords latéraux et
postérieurs du prothorax.
Tête large, les yeux très gros, les ocelles plus rapprochés de ceux-ci
que de la ligne médiane ; vertex avec une impression longitudinale, le
bord de la tête marginé, le lobe médian plus large au milieu que vers le
sommet. Prothorax fortement marginé en avant, avec une ligne et une
impression longitudinales. Disque antérieur lisse, brillant, imponctué,
excepté sur les côtés qui sont finement ponctués, le sillon transverse très
fort, avec une ligne de points; disque postérieur faiblement ponctué.
Écusson émoussé à l'extrémité, discrètement ponctué sur le disque, plus
abondamment mais plus finement sur les bords latéraux. Élytres forte-
ment ponctuées le long des nervures cubitales, avec deux séries de lignes
sur le clavus, la corie très finement ponctuée au sommet, presque lisse
(235) Groupe des Cydnides. 519
à la base; membrane d’un jaune hyalin. Méso- et métasternum mats.
Canal ostiolaire très long, mais ne dépassant pas le bord, finissant par un
lobe tronqué à l'extrémité, arrondi en arrière, avec un canal médian se
perdant vers le lobe terminal.
3. CHILOCORIS RITZEMÆ (Amnestoides Ritzemæ) Signorel, Ann. Soc.
ent. Fr., Bull. (1880), p. vit.
Annales, pl. 15 (Cydnides, pl. XXIIL), fig. 200.
Java. — Long. 2 1/2 mill., larg. 4 1/2 mill. (Mus. roy. de Leyde.)
Jaune, ponctué, ovalaire, subparallèle au niveau des épaules.
Tête arrondie en avant et dentelée sur les bords, le lobe médian por-
tant deux dents, les lobes latéraux six chacun; vertex strié transversale-
ment. Rostre court, dépassant à peine les pattes antérieures. Antennes
de cinq articles, le deuxième très petit, le cinquième le plus long. Pro-
thorax lisse, brillant sur-le disque antérieur, avec deux lignes irrégulières
de points enfoncés noirs; bord antérieur marginé ainsi que les latéraux
qui présentent cinq cils, une dépression vers le bord antérieur. Écusson
plus large que long, fortement ponctué, arrondi à l'extrémité. Élytres
longues, la membrane dépassant l'abdomen de près de moitié, la corie ne
présentant qu’une rangée de points le long de la sulure clavienne, le cla-
vus avec une rangée de points espacés le long de la même et une demi-ligne
le long de l’écusson. Côte el espace marginal lisses. Abdomen lisse, avec
quelques cils courts sur le disque des segments. Paltes plus claires, spi-
neuses, les tibias antérieurs très dilatés, présentant cinq épines au côté
externe, quatre plus longues au côté intèrne. Canal ostiolaire très long,
atteignant je bord du métasternum, assez largement auriculé au sommet
et rappelant la forme des Amnestus. Épisternum entièrement mat, sans
stries ni points.
La forme de l’ostiole distingue cette espèce des autres espèces de ce
genre.
Nous dédions cette charmante espèce à M. Ritzema, le savant conser-
vateur du Musée royal de Leyde, qui a bien voulu mettre à notre disposi-
tion, avec une obligeance dont nous le remercions vivement, toutes les
espèces de Cydnides de ce riche Musée.
520 V. SIGNORET. (236)
h. CHILOCORIS PARUMPUNCTATUS Fieb., Mss. (Centrostephus Fieb., Mss.).
Annales 1883, pl. 15 (Cydnides, pl. XXIIT), fig. 202.
Indes orient. — Long. 2 4/4 mill., larg. 4 mill. (Coll. Lethierry.)
Gette espèce se distingue de toutes les autres par les bords du pro-
thorax et celui des élytres à la base, crénelés en scie, d’où partent des
poils : 9 pour le prothorax et 6 pour les élytres.
D'un brun marron clair, très brillant, faiblement ponctué sur la tête ;
le lobe médian très convexe et très élargi dans le milieu, étroil au som- :
mel, et beaucoup plus large que les latéraux sur le vertex même. Pro-
thorax fortement marginé en avant, avec trois ou quatre gros points der-
rière l’échancrure antérieure, le disque antérieur lisse, brillant, plus
long que le postérieur, très convexe et séparé de ce dernier par une forte
impression ponctuée ; au delà du sillon, sur le disque postérieur, une
douzaine de points plus gros ; de chaque côté des yeux sur le sillon, trois
ou quatre gros points. Écusson émoussé, arrondi au sommet, discrète-
ment el fortement ponctué sur le disque, un peu plus abondamment sur
les côtés. Élytres discrètement ponctuées sur la corie qui est presque lisse,
plus abondamment le long de la suture cubitale, le clavus présentant
une ligne complète le long de la suture et une demi-ligne près de l’écus-
son ; une seconde ligne ponctuée sur la radiale externe, et une forte ligne
non ponctuée ne dépassant pas le milieu de l’élytre sur la radiale interne.
Membrane hyaline, dépassant l'abdomen; celui-ci lisse et brillant. Méso-
et métasternum entièrement mals. Canal ostiolaire très long, débordant :
le métasternum, épais à la naissance, puis se rétrécissant pour finir par
une dilatation arrondie dirigée en arrière; au centre un sillon étroit
venant en s’élargissant se perdre dans le lobe arrondi. La forme de cel
osliole est tout à fait différente des autres, et la figure seule peut la
faire comprendre.
Fieber avait distingué cette espèce sous le nom générique de Centro-
stephus, mais nous croyons devoir la conserver dans le genre Ghilocoris.
rep
(237) | Groupe des Cydnides. 591
GROUPE DES Séhirides.
Jusqu'ici nous avons étudié toutes les espèces que nous avons consi-
dérées comme des Cydnides, c’est-à-dire toutes celles qui présentaient
sur le vertex et le prothorax, tant en avant près du bord antérieur que
sur le disque près de l’impression transverse et en dessus, des points
portant un cil (points sétifères ou piligères). Maintenant nous allons
passer en revue le groupe des Séhirides, se distinguant du précédent par
l’absence de ces mêmes points,
Nous n’avons pas à nous étendre actuellement sur les divers caractères
de ce groupe; nous n’avons qu'à renvoyer aux caractères que nous avons
exposés dans la première partie de ce mémoire, Annales 1881, page 26,
et surtout au tableau qui suit (page 33).
Gependant nous devons dire qu’il y a, au passage des Cydnides pro-
prement dits aux Séhirides, certaines difficultés pour trouver ces points
piligères, les espèces étant généralement des plus petites et quelques-unes
présentant une abondante ponctuation parmi laquelle il est peu facile de
trouver les points piligères; d’autant plus que, dans certaines espèces,
tous les points sont garnis d’une soie ou poil, ainsi que dans les genres
Peltoxys, Amaurocoris et d’autres dans les Cydnides, dont les cils sont
tellement fins qu’à peine peut-on, même avec le plus fort grossissement,
les apercevoir, comme dans les genres Pachymeroides, Amnestus, Chi-
locoris, qui ressembient de tous points tellement aux Peltoxys, Macrhy-
menus, Microrhynchus, que c’est presque avec doute qu’on peut les
meltre soit dans un groupe, soit dans l’autre. En outre, un autre carac-
tère les réunit et les rapproche tellement qu’on pourrait presque en faire
un groupe à part : ce caractère, c’est le canal ostiolaire (4) dont la forme
est identique dans les Pachymeroides, Amnestus, Chilocoris, Macrhymenus,
Microrhynchus et Peltoxys. Aussi avons-nous cru devoir ranger ici ces
trois derniers genres que nous classons ainsi au commencement des Séhi-
rides.
Après cela il ne nous restera plus à étudier que le groupe des Séhi-
rides véritables, dans lequel nous trouverons des espèces généralement
très connues et presque toutes européennes.
(1) On peut voir les figures de cet organe dans nos figures 191 à 205 et la
similitude qu'il présente entre les espèces.
522 V. SIGNORET. (238)
.
Genre PELTOXYS Signoret, Ann. Soc. ent. Fr. (1880), Bull., p. Xxxt11. —
Legnotus Släl (nec Schiodte), Hém. Fab. (1866), 7.
Annales 1883, pl. 15 (Cydnides, pl. XXIIL), fig. 203.
Ce genre, qui se rapproche de Macrhymenus et. de Microrhynchus, s’en
distingue de suite par le sommet de l'écusson acuminé; celui-ci court,
les côtés presque égaux à la base ; la membrane des élytres très grande,
mais ne débordant pas l’abdomen; le rostre court, dépassant à peine les
paites antérieures ; les cuisses intermédiaires ciliées et présentant quatre
épines courtes au sommet. Tibias antérieurs peu dilatés, les postérieurs
droits, ce qui les éloigne des Macrhymenus. Canal ostiolaire large, long,
avec une ouverture qui en occupe la moitié.
PELTOXYS BREVIPENNIS Fab., Ent. Syst., Suppl., 536, 174, 5 (1798);
Syst. Rhyng., 187, 13 (1803). — (Legnotus) Stàl, Hémipt. Fab.
(1868). — (Peltoxæys pubescens) Signoret, Ann. Soc. ent. Fr. (1880),
Bull., p. XxxuI.
Annales 1883, pl. 15 (Cydnides, pl. XXIIL), fig. 203.
Indes orient., Tranquebar. — Long. 4 1/2 mill. (Coll. Buda-Pest). —
Saïgon. — Long. 4 mill. (Mus. Sehestedt et notre collection.)
D'un noir brillant; rostre, antennes et tarses plus pâles; très largement
ponctué ; de chacun des points sort un petit poil qui donne un aspect
pubescent à l’insecte.
Tête avec le lobe médian dépassant très peu les latéraux et présentant
vers l’extrémité deux tubercules épineux, le disque plus faiblement ponc-
tué que les lobes latéraux, la base du vertex moins ponctuée que la partie
entre les yeux. Antennes de cinq articles, grêles, le deuxième article plus
court que le troisième. Rostre court, épais, le troisième article plus long
que le deuxième. Prothorax transversal, presque deux fois plus large que
long, très ponctué, avec deux pelits espaces médians et la base même
lisses, les angles antérieurs brusquement et fortement arrondis. Écusson
avec les côlés égaux à la base, densément ponctué, moins deux espaces
lisses près de la base; sommet acuminé. Élytres présentant des séries
forternent ponctnées, deux sur le clavus, trois sur la corie près et entre
(239) Groupe des Cydnides. 593
la suture cubitale et la deuxième nervure radiale, les autres plus indis-
tinctes, trois entre les deux nervures et une dans l’espace marginal,
Membrane grande, égalant presque la corie, mais ne débordant pas l’ab-
domen ; quatre ou cinq nervures peu visibles. Abdomen fortement et
densément ponctué, ainsi que les épisternums ; de chaque point sort un
petit cil soyeux jaune; les bords latéraux sont rugueux; le sommet de
chaque segment porte une petite dent, et entre chaque un pelit tuber-
cule. Canal ostiolaire atteignant les deux tiers de l’espace transversal du
métasternum, large, avec l’ouverture formant deux lèvres, dont l’infé-
rieure à convexité postérieure.
Genre MACRHYMENUS Sign., Ann. Soc. ent. Fr. (1882), Bull., p. xvir.
Annales 1883, pl. 15 (Cydnides, pl. XXIIL), fig. 204.
Tête échancrée, le lobe médian plus court que les latéraux, les angles
internes des lobes latéraux dilatés, formant presque une dent dans le
mâle; sans sinuosité, arrondis pour la femelle. Roslre court et épais,
dépassant à peine les jambes antérieures. Second article des antennes un
peu plus court que le troisième. Écusson court, arrondi au sommet, mais
cependant acuminé à l'extrémité même. Corie très courte, le tiers
environ de l’élytre. Membrane longue, largement arrondie à l’extrémité.
Pattes avec les cuisses plus ou moins spinuleuses, les postérieures den-
telées chez le mâle, à peine crénelées chez la femelle. Tibias anté-
rieurs un peu dilatés, spinuleux et ciliés, les postérieurs bicontournés,
spineux et ciliés dans le mâle; droit et spinuleux, ciliés, dans la femelle.
Canal ostiolaire très long, sinueux, avec une fente ostiolaire médiane, et,
de chaque côté, présentant des lèvres aplaties, sinueuses, le sommet
tuberculeux, arrondi.
MACRHYMENUS MEMBRANACEUS Sign., Ann. Soc. ent. Fr. (1882),
Bull., p. xvir.
Annales 1883, pl. 15 (Cydnides, pl. XXIIL), fig. 204.
Nouvelle-Hollande. — Long: 6 mill., larg. 3 mill. (De notre collection
et de celle de M. Buchanan White, à Perth.)
52! V. SIGNORET. (240)
Brun noirâtre, en ovale allongé, très ponctué, le rostre, les antennes,
les tibias bruns, les tarses plus clairs; faiblement cilié sur la tête, les
bords latéraux et les élytres.
Tête échancrée en avant, comme bilobée pour le mâle ; arrondie pour
la femelle. Antennes avec le deuxième article le plus court, le quatrième
le plus long. Rostre court, épais, ne dépassant pas les pattes antérieures,
le troisième article plus long que le deuxième. Yeux transversaux, sail-
lants, les ocelles en dessous de la ligne de la base des yeux. Prothorax
presque carré, les angles antérieurs brusquement arrondis ; faiblement
impressionné au milieu, densément et uniformément ponctué sur toute
sa surface. Écusson avec les côtés plus longs que la ligne basilaire, angu-
leux à l'extrémité et densément ponctué, excepté les deux angles basi-
laires. Élytres avec la corie plus courte que la membrane, moins den-
sément ponctuées que le reste. Membrane très longue, blanche, ne
dépassant pas l'abdomen et offrant quatre ou cinq nervures brunûtres.
Abdomen débordant la membrane, fortement ponctué et présentant sur
les segments, sur les côtés et sur le disque, des cils plus ou moins longs.
Paltes avec les quatre cuisses antérieures spinuleuses et ciliées, les posté-
rieures fortement dentelées au côté interne. Tibias antérieurs élargis au
sommet, avec huit ou neuf spinules au côté externe, des poils el quatre
épines au côté interne; les postérieurs G', d’abord courbes à la base au
côté interne, se contournent et présentent une seconde courbe à concavité
externe, avec des poils et épines ; ® droits, avec des épines sur les arêtes
et sur les surfaces. Épisternums très ponctués, présentant à peine trace
des portions mates. Ostiole long, avec une ouverture sinueuse sur les
côtés.
Genre MICRORHYNCHUS Signoret, Ann. Soc. ent. Fr., Bull., mars
1882, p. LXIII.
Annales 1883, pl. 15 (Cydnides, pl. XXIIL), fig. 205.
Ce genre se distingue par les caractères suivants : membrane plus
grande que la corie; écusson court, arrondi au sommet; deuxième article
des antennes à l’état rudimentaire, à peine visible, ne formant que la
septième ou huitième partie de la longueur du troisième article, ce qui
le différencie du genre Macrhymenus dont le deuxième article est presque
(241) Groupe des Cydnides. 525
égal au troisième. Un autre caractère pouvant encore les distinguer est
le sommet de la corie mal déterminé, la ligne séparatrice indistincte et
confondue avec la base de la membrane.
Tête avec les lobes égaux, tronquée en avant; yeux très globuleux ;
ocelles insérés en dessous de la ligne basilaire des yeux. Rostre court, ne
dépassant pas l’insertion des pattes antérieures, le deuxième article plus
petit que le troisième, celui-ci le plus long et s’épaississant au sommet.
Prothorax presque deux fois plus large que long, fortement échancré en
avant. Écusson court, les côtés égalant à peine la base et arrondi au
sommet. Élytres avec la corie plus courte que la membrane, peu ponc-
tuées, avec les nervures non accompagnées de séries de points, le clavus
avec une seule série ponctuée. Membrane plus courte que l’abdomen qui
la déborde de tous côtés ; quatre nervures, dont les deux internes plus
ou moins bifurquées. Paites à peine spinuleuses au côté interne.
MICRORHYNCHUS BECCARII Sign., Ann. Soc. ent. Fr., Bull.,
mars 1882, p. LXIII.
Annales 1883, pl, 15 (Cydnides, pl. XXIIL), fig. 205.
ile Key (Nouvelle-Guinée). — Long. 10 mill., larg. 5 mill,, faibles.
(Collection du Musée civique de Gênes.)
D'un ovale parallélogrammatique, aplati, se rétrécissant peu en arrière,
deux fois plus long que large; d’un noir de poix, avec la membrane des
élytres jaune doré foncé, giabre ; sans cils en dessus et en dessous du
COrps.
Tête plus large que longue, compris les yeux, plus longue que large
entre ceux-ci, arrondie, tronquée en avant, le vertex plus large en avant
qu'entre les yeux, le lobe médian s’élargissant antérieurement. Yeux glo-
buleux, transversaux ; ocelles insérés en dessous de la ligne basilaire des
yeux, plus rapprochés de ceux-ci qu'entre eux. Antennes atteignant la
base du prothorax, de cinq articles, avec le second excessivement petit,
formant la septième ou huitième partie du troisième qui est le plus long,
les quatrième et cinquième égaux, ce dernier testacé à l’extrémité ainsi
que les articulations. Rostre testacé, très court, ne dépassant pas les
526 V. SIGNORET. (242)
acétabules antérieures, le troisième article le plus long et s’épaississant
au sommet ; le premier article, profondément inséré et enchâssé entre
les carènes rostrales, est totalement invisible. Prothorax fortement échan-
cré en ayant pour la réception de la tête, deux fois plus large que long,
très marginé, profondément sillonné transversalement, le disque antérieur
plus convexe ; impressionné sur la ligne médiane, très ponctué, excepté
vers le bord postérieur qui est lisse. Écusson plus large que long, impres-
sionné à la base et caréné au sommet, celui-ci angulairement arrondi.
Élytres avec la corie ponctuée, plus courte que la membrane, le sommet
mal déterminé, la ligne séparative indistincte, l'angle externe arrondi,
mal défini, la membrane semblant remonter le long de la côte externe,
les deux radiales se séparant dès la base pour former une cellule assez
large, puis se réunissant ensuite au sommet. Membrane moins longue
que l’abdomen et présentant cinq nervures, dont les deux internes plus
ou moins bifurquées. Abdomen un peu plus large, très ponctué. Pattes
avec quelques petites épines sur les arêtes, les tibias antérieurs faible-
ment dilatés au sommet, tous les tarses d’un jaune testacé. Poitrine
noire, ponctuée, sans plaques males. Canal ostiolaire étroit, très long,
arrondi à l’extrémité, l’ostiole au milieu.
Genre AMAUROCORIS Stàl, Hem. Afric. (1864), 30, = Eurycoris Sign.,
Ann. Soc. ent. Fr. (1865), 115.
Annales 1883, pl. 16 (Cydnides, pl. XXIV), fig. 206.
Corps ovale, convexe, globuleux, noir, finement ponctué, pubescent sur
les côtés.
Têle large, infléchie ; yeux globuleux, avec une petite épine à la base;
ocelles très petits. Antennes de cinq articles, le deuxième très peu plus
long que le quairième, les quatrième et cinquième les plus longs. Rostre
atleignant les pattes intermédiaires, le deuxième article un peu plus long
que le troisième. Prothorax transversal, très ponctué. Écusson large,
recouvrant les trois quarts de l’abdomen et très arrondi à l'extrémité.
Canal ostiolaire surélevé, finissant par un lobe arrondi, Méso- et méta-
sternum sans plaque mate.
(243) Groupe des Cydnides. 527
AMAUROCORIS LATICEPS Stàl, Hem. Afric. (1864), 30 ; Enum. (1876), 29, 1.
— niger (Eurycoris) Sign. (1865), Ann. Soc. ent. Fr., 415.
Annales 1883, pl. 16 (Gydnides, pl. XXIV), fig. 206.
Syrie, Aden, Est Algérie, Cap Vert. — Long. 5 mil, larg. 3 4/4 mill.
(Coll. Stockholm et Signoret.)
Noir brillant, finement ponctué, les antennes, le rostre et les tarses
brun jaunâtre ; membrane des élytres d’un jaunâtre hyalin, plus ou moins
brun à la base.
Tête beaucoup plus large que longue, distinctement et finement ponc-
tuée, le lobe médian faiblement plus long que les latéraux et portant
deux poils à l'extrémité, les bords faiblement ciliés. Yeux un peu globu-
leux, offrant une petite épine à la base. Ocelles très petits. Prothorax
moins densément, mais plus fortement ponctué, ainsi que l’écusson:
celui-ci plus ou moins impressionné en travers et sur les côtés à l’extré-
mité. Élytres avec la corie subtilement ponctuée. Côte marginale se per-
dant vers le milieu et offrant une quinzaine de points piligères en des-
sous. Espace marginal finement et densément ponclué. Dessous du corps
ponctué, plus finement sur l'abdomen, dont le milieu est plus où moins
lisse. Canal ostiolaire s'étendant jusqu’au milieu du métasternum, avec
l'extrémité arrondie et surélevée. Pas de plaques males, Tibias antérieurs
ne présentant que six ou sept épines au côté externe.
Genre LINOSPA, nov. gen.
Annales 1883, pl. 16 (Cydnides, pl XXIV), fig. 207.
Ce genre ressemble beaucoup au précédent (Amaurocoris Stàl) et en
diffère surtout par la présence des plaques mates sur les méso- et méta-
sternum, et par la forme différente du canal ostiolaire plus ou moins
sillonné, replié à l’extrémité, et présentant une petite ouverture en forme
de cornet (voir la figure); de plus, le corps est couvert sur toute la sur-
face d’une pubescence très longue. Pour le reste, même forme et même
aspect que lAmaurocoris. Nous n’avons pu voir d’épine à Ja base des
yeux.
528 V. SIGNORET. (244)
LiNospA HiRTus Thunberg., Nov. Insect. Spec. (1783), 51, et id. Hemipt.
Rost. Capensibus (1822), 3.
Annales 1883, pl. 16 (Cydnides, pl. XXIV), fig. 207.
C. B. S. — Long. 7 mill., larg. 4 1/4 mill. (Mus. de Stockholm et de
Berlin.)
Ovalaire, arrondi, ponctué, très convexe, avec de longs cils sortant de
chaque point; noir, avec les tarses, les antennes et le rostre d’un brun
jaune. we
Tête plus large que longue, tronquée en avant, sinuée sur les côtés ;
yeux petits, arrondis ; ocelles presque invisibles au milieu des rugosilés
et des poils qui les entourent. Antennes avec le second article plus long
que le troisième, les quatrième et cinquième presque égaux el les plus
grands. Rostre atteignant les pattes intermédiaires, le premier article ne
dépassant pas les carènes rostrales, le second le double au moins, le
troisième un peu moins long et le dernier la moitié du troisième. Pro-
thorax deux fois plus large que long, sinué sur les bords et offrant deux
espaces lisses en avant. Écusson très long, très large, arrondi à l’extré-
mité et presque caréné au sommet. Élytres avec la membrane la moitié
moins longue que la corie et d’un jaune hyalin un peu brun à la base.
Dessous du corps ponctué. Mésosternum avec une plaque mate s'étendant
des hanches aux bords latéraux, strié, la partie lisse en dessus avec une
ponctuation assez forte. Mélasternum avec la plaque assez grande, lais-
sant un espace lisse le long du bord latéral, le post-métasternum ponctué
dans l’espace près des hanches et de la fausse suture et lisse après jusqu’à
la suture abdominale. Canal ostiolaire atteignant le milieu de l’espace
transverse et offrant à l'extrémité une petite ouverture médiane. Tibias
antérieurs peu élargis, avec sept épines au côté externe, quatre où cinq
sur le disque avec des poils, quatre au côté interne et supérieur, et de
toutes parts des cils plus ou moins longs.
Nous avons vu celte espèce, communiquée par le Musée de l’Académie
des Sciences à Stockholm, le type même probablement, portant l’éti-
quette hïrtus Thunberg et conforme à la description de l’auteur.
(245) Groupe des Cydnides. 929
Genre LOBONOTUS Uhhl., Geol. et Geogr. Survey (1877), 367. —
Distant, Biol. Gent. Am. (1880), 9, pl. 1v, fig. 7 (défectueuse).
Annales 1883, pl. 16 (Cydnides, pl. XXIV), fig. 208.
Genre faisant partie sans aucun doute des Séhirides par l’absence des
points piligères, et remarquable par la longueur du rostre qui atteint le
quatrième segment ventral, les second et troisième articles très longs et
à peu près égaux. Deuxième et troisième articles des antennes égaux
pour moi. (M. Uhler dit : deuxième plus long.) Méso- et métasternum
avec des plaques mates. Extrémité du canal ostiolaire très développée,
gibbeuse, avec l’ouverture en dessous.
Le caractère le plus essentiel de ce genre est d’avoir la tête inclinée,
fuyant en avant et sur les côtés, les lobes latéraux non marginés sur les
côtés comme dans les autres Cydnides ou Séhirides, et présentant la forme
de certains Pachycorides : Zophoëssa surtout, Agonosoma et Eurygaster
mêmes, eic.
LOBONOTUS ANTHRACINUS Uhler, Geol. et Geogr. Survey (1877), 395. —
Distant, Biolog. Cent. Amer. (1880), 9, pl. 1v, fig. 7.
Annales 1883, pl. 16 (Gydnides, pl. XXIV), fig. 208.
Texas, Mexique. — Long. 4 1/2 mill., larg. 2 1/3 mill. (Coll, Uhler,
Signoret et Mus. de Berlin,
Cetie espèce est tout à fait particulière par sa forme allongée, glabre et
finement ponctuée, et très remarquable par la longueur du rostre qui
atteint le quatrième segment visible de l’abdomen.
Noir brillant, le rostre, les antennes et les tarses brun jaunâtre, brun
sur les élytres, la membrane jaune hyalin.
Tête plus longue que large, triangulaire en avant et arrondie, densé-
ment et finement ponctuée, très convexe à la base. Yeux larges, enchâssés
dans les angles proéminents du prothorax. Ocelles petits, plus près des
yeux que de la ligne médiane et en dessous de la ligne basilaire des
(1883) 1'€ partie, 34.
530 V. SIGNORET. (246)
yeux. Rostre très long, atteignant le quatrième segment ventral. (M. Uhler
n'indique que la base de l'abdomen, et cependant nos deux descrip-
tions sont faites sur le même individu.) Carènes rostrales élevées, ru-
gueuses et ponctuées. Antennes avec le second article égal au troisième
et plutôt moins long. Prothorax finement ponctué, les angles antérieurs
très dilatés en lobes arrondis avançant sur les yeux. Au milieu une
large impression médiane. Écusson très long, angulairement arrondi à
l'extrémité qui atteint les trois quarts de l'abdomen. Élytres très ponc-
tuées à la base et sur les nervures, mais très discrètement au sommet
de la corie qui est presque lisse. Espace marginal plus densément et plus
finement ponciué. Membrane jaune hyalin, n’atteignant pas le sommet
de l’abdomen. — La figure de la Biologie Centrale Amérique représente
la membrane dépassant l'extrémité de l’abdomen que l’on voit figurée en
dessous en transparence. — Dessous du corps plus ou moins ponctué sur
la poitrine et ponctué sur l'abdomen, mais plus fortement sur les côtés
que sur la ligne médiane qui est presque lisse. Canal ostiolaire alteignant
les deux tiers du métasternum et finissant par un lobe épais, arrondi,
contournant l’ouverture ostiolaire, la plaque mate ne dépassant pas le
lobe extrême, les parties lisses du méso- et du métasternum plus ou
moins rugueuses et ponctuées.
Genre GNATHOCONUS Fieb,
Annales 1883, pl. 16, et 1884, pl. 2 (Cydnides, pl XXIV et XXV),
fig. 209 à 212.
Lobes latéraux de la tête plus longs que le médian, celui-ci libre:
second article des antennes égalant le troisième ou à peu près. — (Ailes
avec un hamus dans la cellule principale. Puton.)— Nervure de la mem-
brane NON RÉTICULÉE. Mésosternum faiblement caréné au milieu et en
avant.
4. GNATHOCONUS ALBOMARGINATUS Fabricius, Ent. Syst., IV, 123, G8.
Annales 1883, pl. 16 (Cydnides, pl. XXIV), fig. 209.
Europe, Algérie. — Long. 3 1/2 à 4 1/2 mill., larg. 2 1/2 à 3 mill,
faibles.
(247) Groupe des Cydnides. 531
Corps ovalaire, convexe, noir, avec une bordure blanche sur la côte
marginale des élytres.
Tête finement ponctuée, avec les lobes latéraux plus longs que le
médian, mais sans englober ce dernier. Yeux transversaux, débordant de
chaque côté le rebord de la tête. Rostre atteignant le sommet des hanches,
le second article épais, égalant en longueur le troisième qui est plus
grêle. Carènes rostrales courtes, mais élevées et ne cachant pas le som-
met du premier arlicle du rostre. Antennes insérées sur un long tuber-
cule transverse, le deuxième article plus court que le troisième et plus
pâle. Ocelles insérés plus près des yeux que de la ligne médiane. Pro-
thorax finement ponctué, plus fortement aux angles du sillon transverse;
deux espaces presque lisses sur le disque antérieur. Écusson atteignant
les trois quarts de l’abdomen, l'extrémité largement arrondie et impres-
sionnée, les angles basilaires lisses. Élytres ponctuées, plus fortement à
la base, beaucoup moins sur le sommet de la corie. Côte marginale lisse,
d’un blanc jaunâtre, le blanc débordant un peu sur l’espace marginal,
celui-ci finement et plus densément ponctué. Membrane d’un jaune hyalin
plus ou moins enfumé, débordant à peine l'extrémité abdominale. Dessous
du corps plus ou moins fortement ponctué, les angles médians du pro-
sternum largement dilatés et formant un sillon profond dans lequel peut
venir se loger partie du sommet du deuxième article du rostre. Plaques
mates fortement sillonnées et avec de gros points disséminés ; au-dessus
de la plaque mésosternale plusieurs points plus ou moins confluents, et
dans la partie latérale du métasternum six ou sept points seulement ;
dans l’espace du postmétasternum plusieurs rangées de points. Canal
ostiolaire très sillonné, très long, atteignant les quatre cinquièmes trans-
verses du métasternum et finissant par une ouverture très longue, un peu
élargie dans le milieu. Tibias antérieurs faiblement élargis, avec une
double rangée de huit ou neuf épines au côté externe et six grandes au
côté interne, interrompue dans le milieu par la série de poils ondulés
qu’on voit dans les tibias antérieurs de tous les Cydnides.
Les mâles sont généralement plus étroits et plus petits que les fe-
melles.
532 V. SIGNORET. (248)
2. GNATHOCONUS MELALEUCUS Thunb., Nov. Spec. Ins. (1783), 44, 50 ; —
Hemipt. Rost. Cap. (1822), I, 128, 3. — Stàl, Hem. Afric. (1864),
3029:
Annales 1883, pl. 16 (Cydnides, pl. XXIV), fig. 240.
C. B.-S. — Long. 4 1/2 mill., larg. 2 4/2 mill. (Mus. de Stockholm.)
Ovalaire, large, d’un noir métallique, densément ponctué, les bords
latéraux du prothorax et les élytres d’un jaune brunâtre ainsi que l’angle
basilaire du prothorax ; sur la corie une nuance brun clair.
Tête avec les lobes latéraux à peine plus longs que le médian, les bords
non réfléchis. Ocelles très près des yeux. Antennes avec le second article
égalant le troisième, le quatrième le plus long. Prothorax très large,
ponctué, excepté un espace sur le disque antérieur et le long du bord
postérieur. Écusson faiblement ponctué à la base, le reste presque lisse.
Élytres d’un brun jaunâtre, légèrement ponctuées, la corie presque lisse,
offrant quelques petits points disséminés et au milieu de la corie une
macule brune, l’espace marginal plus densément ponctué. Membrane
hyaline avec des nervures très subtiles. Écusson angulairement acuminé
à l’extrémité. Abdomen ponctué. Tibias antérieurs légèrement dilatés,
avec sept épines au côte externe, trois au côté interne, et une série de
quatre épines près de celle externe sur la face interne. Plaques mates
faiblement striées. Canal ostiolaire atteignant les trois cinquièmes du
métasternum et finissant par une longue ouverture auriculée en forme de
croissant, arrondie à l’extrémité ; les portions lisses des pro- méso- et
métasternum fortement ponctuées.
3 GNATHOCONUS TIBIALIS Slal (Strachia), Vet. Ak. (1853), 299, 9. —
(Legnotus) Stàl, Hem. Afric. (1864), 29. 4 ; Enum. (1876, 22, 1.
Annales 1883, pl. 16 (Gydnides, pl. XXIV), fig. 244.
Cafrerie. — Long. 5 mill., larg. 3 mill. (Mus. de Stockholm, Mus. de
Berlin.
D'un noir brun brillant, très finement ponclué, marginé de blanc sur
(249) Groupe des Cydnides. 533
le prothorax et sur les élytres, celles-ci avec une grande macule blanche
sur la corie; l’extrémité de l’écusson, les trois articles basilaires des
antennes et le sommet des tibias blancs.
Tête plus longue que large entre les yeux, ponctuée, rugueuse, les
lobes latéraux fortement réfléchis à l'extrémité et plus longs que le
médian. La tête paraît donc échancrée en avant. Antennes avec le
second article un peu plus court que le troisième. Rostre atteignant les
pattes intermédiaires, le troisième article plus long que le second. Ocelles
plus rapprochés des yeux que de la ligne médiane; ces derniers saillants,
globuleux. Prothorax avec les bords latéraux antérieurs relevés et blancs,
le bord postérieur largement blanc jaunâtre et imponctué; sur le disque
antérieur une bande lisse, le reste densément ponctué. Écusson très fine-
ment ponctué, l'extrémité arrondie et blanche, la base fortement convexe.
Élytres poncluées, excepté sur la macule blanche de la corie ; la mem-
brane large el hyaline. Abdomen ponctué, noir, avec des macules
blanches de chaque côté au delà du milieu du ventre. Paltes noires, avec
les tibias au sommet et les tarses jaune blanchâtre, le second article à
peine visible. Canal ostiolaire court, arrondi à l’extrémité, l’ouverture
ostiolaire pelite, cachée par l'extrémité du lobe arrondi du canal.
h. GNATHOCONUS PIciPes Fall., Mon. Cimic. (1807), 54, 4; Hem. Suec.
(1829), 20, 5. — fumigatus Cost., Cim. (1852), 55, 41. —costalis
Fieb., Eur. Hem. (1861), 366, 2. — picipes, concolor Mulsant et
Rey, Pentat. (1866), 71, 73. — cyaneonitens Ferr., Hem. Ligur.
(1874), 124, 23 ; Puton, Pentat. (1881), 35, 2, 8.
Annales 1884, pl. 2 (Cydnides, pl. XXV), fig. 212.
Europe. — Long. 3 1/4 à 4 mill, larg. 2 à 2 4/4 mill.
Ovalaire, très convexe, noir, fortement ponctué. Antennes et rostre
jaune roux, ainsi que la base du bord marginal des élytres ; d’autres fois
presque noirs comme le reste quand l’espèce est arrivée à son entière
malurité ou suivant les pays.
Têle légèrement échancrée en avant, les lobes latéraux pas ou un peu
plus longs que le médian, légèrement relevée en avant sur les bords, forte-
534 V. SIGNORET. — Groupe des Cydnides, (250)
ment ponctuée. Yeux transverses. Ocelles très près des yeux. Antennes
avec les deux articles basilaires plus clairs, le deuxième article un peu
plus long que le troisième. Rostre dépassant à peine les pattes anté-
rieures, le deuxième article plus long que le troisième et celui-ci plus
long que le quatrième. Carènes latérales arrondies en croissant, vues de
côlé, rugueuses, ne cachant pas entièrement le premier article. Prothorax
très ponctué, avec deux espaces lisses sur le disque antérieur, le bord
quelquefois plus clair. Écusson impressionné au sommet et ponclué sur
son disque, exceplé aux angles basilaires. Élytres discrètement et fine-
ment ponctuées, le bord marginal roussâtre à la base, quelquefois entière-
ment noirâtre; membrane noirâtre, avec la base blanchâtre; nervures
obsolèles. Pattes antérieures avec huit épines au côté externe, cinq ou
six à l’arête médiane, quatre à l’arête interne. Dessous du corps ponctué,
les angles médians du prosternum très élevés, rugueux. Carène méso-
sternale très peu élevée. Plaques mates très développées, sillonnées, et
présentant des points enfoncés très prononcés. Ostiole se prolongeant très
près du bord latéral, en un large auricule bombé, élargi, avec l’ouver-
ture ostiolaire presque au milieu. Abdomen très finement ponctué sur
les côtés, lisse au milieu.
Malgré tous nos soins, nous n’avons pu trouver de caractères assez
tranchés pour pouvoir admettre plusieurs espèces parmi ce type, la colo-
ration du bord marginal des élytres dépendant de la maturité plus ou
moins grande de l'individu.
> — a]
DIPTÉRES NOUVEAUX OU PEU CONNUS
23° PARTIE ({)
Par M. J.-M.-F. BIGOT.
XXXII
SYRPHIDI (2° partie).
Espèces nouvelles, n° IL (2).
(Séance du 25 Octobre 1882.) (3)
Genre Ortholophus (mihi).
O. NOTATUS, d. — Long. 10 mill
Antennis nigris, facie argenteâ, nigro-carinatd; thorace et scutello
nigro nitido, cinereo villosis; calyptris albis, halteribus cinereis ; abdo-
mine nigro, cinereo parcè villoso, maculis utrinque cinereis; pedibus
nigris; alis ferè hyalinis.
Antennes noires ; face couverte d’un, duvet blänc argenté, carène noi-
râtre; thorax, écusson, noirâtres, assez luisants, parsemés de longs poils
gris, flancs avec une touffe de poils blanchâtres; cuillerons blancs,
balanciers testacés ; abdomen d’un noir opaque, garni latéralement de
(4) Voir fre à 20° partie, n° I à XXXI, Annales 1874 à 1883. — 21e partie,
n° XXXII (1r° partie), Ann. 1883, p. 221; 22° partie, n° XXXII (2e partie, Ann.
1883, p. 315.
(2) Les espèces ci-après décrites font partie de ma collection. — J. B.
(3) Ce mémoire a été revu par l'auteur en mars 1884.
Ann. Soc. ent. Fr, — Avril 1884.
536 _J.-M.-F. BIGOT.
poils gris, clairsemés, 2°, 3° et 4° segments avec une grande macule laié-
rale presque carrée, grise ; pieds noirs à poils gris, noirâtres aux cuisses
postérieures; ailes presque hyalines.
Chili. — 1 specim.
Genre FEyolepta (Neumann).
4. M. FAIRMAIRIT, @ (nov. sp.). — Long. 9 mill
Antennis castaneo obscuro, cheto fulvo; fronte nigrâ, nitidä, utrinque
late cinereo notatä; facie nigrà cinereo densè villosä ; thorace scutelloque
nigris, nitidis, flavido cinereo tomentosis, pleuris parum cinereo villosis ;
calyptris pallidè flavidis, halteribus fulvis ; abdomine nigro, flavido tomen-
Loso, segmento 2° vitté quâdam medid, transvers, latä, utrinque abbreviatä,
fulvä, notato, ventre basi fulvo; femoribus nigris, albido tomentosis, geni-
culis, tarsis omnino, libiis anticis et intermediis, fulvis, fusco annulatis,
libiis posticis nigris, basi fulvis; alis pallidè cinereis, basi hyalinis, in
medio, extrinsecus latè et diffusè fusco notatis.
Antennes brunâtres, chète d’un fauve pâle; front d’un noir luisant à
poils grisâtres, avec, de chaque côté, une large macule grise; face noire,
couverte de poils gris, bords postérieurs des orbites couverts de poils
blancs; thorax, écusson, flancs, d’un noir assez luisant, avec duvet jau-
pâtre pâle, quelques poils blanchâtres sous les ailes; cuillerons d’un blanc
un peu jaunâtre, balanciers à massue fauve; abdomen noir, couvert d’un
fin duvet jaunâtre, ventre largement fauve à sa base, dessus du 2° segment
avec une large bande fauve, arrondie en avant et aux extrémités, légère-
ment échancrée au milieu du bord antérieur, n’atteignant pas les côtés;
cuisses noires, genoux, les tarses entièrement, les tibias antérieurs et
intermédiaires, fauves, ces derniers avec un anneau noirâtre, tibias posté-
rieurs noirs à base fauve; ailes d’un gris clair, sauf la base largement
hyaline, extérieurement une large bande transversale diffuse, brune,
n’alteignant pas le bord interne.
Gallia, alpi mont. — 1 specim.
Découvert par M. L. Fairmaire, auquel je le dédie.
Dipières nouveaux ou peu connus. 537
9, M. LUNULATA, d, — Long. 9 mill.
Nigra, thorace nitido. Antennis fuscis, apice fulvis, cheto fusco; fronte
et facie nigris, nitidis, utrinque albido pruinosis; thorace nudo, viltis
quatuor anticis abbreviatis, pleuris albido pruinosis ; scutello nigro nitido ;
calyptris et halteribus ferè albis ; abdomine nigro, vix cinereo-lomentoso,
segmento 2 lunulé utrinque latä, testaceû ; pedibus nigris, geniculis, basi
tibiarum, intermediorum et posticorum apice, tarsorum basi, latè fulvis ;
alis pallidissime infuscatis, apice obscurioribus, viltä brevi transversä,
dilutä, stigmaticali, fuscä.
Noire, thorax, écusson assez luisants, finement ponctués et paraissant
nus; antennes et chète bruns, extrémité du 3° segment fauve, front et
face d’un noir luisent, avec des reflets blanchâtres sur les côtés ; thorax
avec trois courtes bandes de reflets gris en avant, flancs à duvet gris ;
cuillerons et balanciers blanchâtres ; abdomen couvert d’un fin duvet gris
clairsemé, 2° segment avec une large macule jaunâtre, lunulée, sise de
chaque côté; pieds noirs, genoux, base des tibias postérieurs et intermé-
diaires, tarses, sauf les derniers segments, jaunâtres; ailes grisâtres, plus
pâles à la base, stigmate avec une macule transversale diffuse, brunâtre.
Amer. septentr. (Mont Hood). — 1 specim.
Genre Brachyopa (Meigen).
B. CINEREO-VITTATA, $. — Long. 6 mill.
Antennis fulvis, cheto fusco; facie cinerascente, callositate fulvd, genis
fusco vittatis; thorace cinereo, viltis quinque nigris, mediâ retro abbre-
viatà, intermediis interruptis; scutello fulvo livido; calyptris albis, hal-
Leribus testaceis ; abdominis segimento 2°, utrinque, maculä fulvä oblongä,
3°, ulrinque, aliquibus vestigiis ejusdem coloris ; pedibus testaceis, femo-
ribus fere totis ; tibiis in medio latè, segmentis tarsorum supernè, fusco
nigro tinctis; alis ferè hyalinis.
Antennes fauves, chète brun ; face et front gris, ce dernier un peu lui-
sant au-dessus des antennes, callosité fauve, une bande brune sur les
joues ; thorax gris, avec 5 bandes longitudinales noirâtres, la médiane
s’arrétant à la suture, les deux intermédiaires, interrompues au milieu
538 J.-M.-F, BIGOT.
et atténuées en arrière ; écusson d’un fauve livide, plus foncé à la base ;
cuillerons blancs, balanciers testacés; abdomen noir à duvet gris, et, de
chaque côté, sur le 2° segment, une macule ovale fauve, les vestiges
d’une autre semblable sur le 3°; pieds fauves, cuisses presque jusqu’à
l'extrémité, un large anneau sur les tibias, une macule sur la face dorsale
de chacun des segments tarsiens, de couleur brune; ailes presque hya-
lines, base d’un jaunâtre pâle.
Californie. — 1 specim.
NoTA. Brachyopa notata (Ost.-Sacken, Catalog., 1878, note, p. 248)
appartient au genre Exocheila (Rondani, Prodrom., 1857, p. 170).
Genre Syritta (Saint-Fargeau, Serville).
4. S. RUFIFACIES, d, — Long. 8 mill.
Antennis fulvis, fucie pallidè fuscä ; epistomate latè rufo; fronte nigro-
cinereo; thorace scutelloque nigro hyacintho, callo humerali fulvido,
pleuris cinereis ; calyptris et halteribus pallidè flavidis; abdomine nigro
hyacintho, segmentis secundis et tertiis basi, late, testaceo pallido, et
marginibus posticis, angustè, ejusdem coloris ; pedibus fulvis, femoribus
posticis, apice, latè, et supernè, tibis posticis, basi el apice, nigris; alis
hyalinis.
Antennes fauves ; front noir à reflets gris ; face brunâtre à refleis sem-
blables, largement teintée de fauve autour de l’épistome ; thorax, écusson,
noirs à reflets violacés, le premier, avec les callosités humérales fauves,
les vestiges de deux bandes grisätres au bord antérieur, les flancs à reflets
gris; cuillerons et balanciers d’un blanc jaunâtre; abdomen noir avec
reflets violacés obscurs, 2° et 3° segments, chacun avec une large bande
transversale, échancrée en arrière, d’un testacé pâle, bord postérieur du
3° segment, bord antérieur du 4°, extrémité du 5°, lisérés de fauve;
hanches noires à reflets gris, pieds antérieurs et intermédiaires fauves,
un peu de roussâtre sur les cuisses et sur les tibias; pieds postérieurs,
cuisses, fauves avec l’extrémité noire, genoux jaunes, tibias fauves, noirs
à la base et à l’extrémité, tarses brunâtres en dessus; ailes hyalines,
macule stigmatique, entre les 4"° et 2° nervures longitudinales (Rondani),
très pâle.
Pondichéry. — 1 specim.
Dipières nouveaux ou peu connus. 039
2, S. MEXICANA, d. — Long. 8 mill.
Antennis fuscis, chelo fulvo; facie nigrà; epistomate fulvo; fronte ænes-
cente ; thorace nigro; scutello obscure ænescente ; calyptris et halteribus
testaceis ; abdomine nigro, apice æneo ; maculis quatuor quadratis, fulvis;
femoribus fere totis nigris, tibiis fulvis, apice latè castaneis, tarsis,
præler posticos fuscos, fulvis, apice fuscis ; alis pallidè cinereis, maculä
stigmaticali parvä pallidè fuscä.
Antennes brunes, chète fauve; face noire avec des reflets grisâtres et
les bords de l’épistome fauves; front couleur de bronze foncé; thorax
noir, plus luisant, un peu de duvet gris aux épaules et sur les côtés de
la suture, flancs noirs à duvet gris; écusson d’un noir bronzé; cuillerons
et balanciers testacés; abdomen noir, les deux derniers segments d’un
noir bronzé, une macule presque carrée sur les côtés des segments 2° et
3°, fauve; pieds avec les cuisses noires, genoux fauves, tibias testacés à
la base, ensuite, brunâtres, nuance plus foncée aux antérieurs, tarses
testacés avec l'extrémité noire, les postérieurs entièrement brunâtres ;
ailes d’un gris pâle, une macule stigmatique brunâtre, nervures transver-
sales légèrement bordées de roussâtre.
Mexique, — 2 specim.
Genre Eumerus (Meigen).
E. RUFICAUDA, d. — Long. 10 mill.
Niger, obscurè cærulescens. Facie albido cinereo villosä ; thorace, ante,
vitiis duo abbreviatis, obsoletis, abdomine viltis utrinque obliquis tribus,
cinerascentibus, apice, tibiarumque bast fulvis:; calyptris albidis, halte-
ribus obscure fulvis; alis pallidissimè cinerascentibus.
D'un noir un peu bleuâtre et très finement ponctué, écusson bordé,
marqué au milieu d’un sillon transversal. Palpes et trompe brunûtres ;
face couverte d’une courte villosité blanchâtre; cuillerons blanchâtres,
balanciers d’un fauve obscur; thorax, épaules, un peu grisâtres, en avant,
deux courtes bandes longitudinales peu distinctes, grisàtres ; abdomen,
2°, 3° et 4° segments, chacun avec, de chaque côté, une demi-bande
oblique, droite, blanchâtre, extrémité du 5° segment largement fauve,
540 J.-M.-F. BIGor.
ventre noirâtre; pieds couverts d’une légère pruinosité grisâtre, genoux
et base des tibias fauves; ailes d’un gris très pâle.
Alger. — 4 specim.
Genre Paragus (Latreille).
1. P. LATECINCTUS, d', $. — Long. 5 mill.
d. Antennis fuscis ; facie pallide ænescente, flavo pruinosé ; fronte cha-
lybescente; thorace et scutello nigris, parcè flavo tomentosis; calyptris
et halteribus testaceis ; abdomine testaceo fulvo, basi et versùs apicem
nigro, externe, apice, testaceo; pedibus testaceis, femoribus basi nigris,
posticis nigro latiüs pictis, tibiis posticis fusco annulatis; alis hyalinis.
@. Simillima, antennis inferne fulvis; facie villâ medià fuscä; parte
fulvâ abdominis angustiore, ano nigro.
d. Antennes noirâtres; face d’un bronzé pâle, couverte d’une pruino-
sité jaune; front d’un bleu métallique; thorax, écusson, noirs à duvet
jaunâtre clairsemé; cuillerons et balanciers testacés; abdomen noir,
2° segment, base du 3°, 4° et dernier, d’un fauve pâle; pieds fauves,
cuisses noires à la base, les postérieures presque jusqu’à l'extrémité,
tibias postérieurs avec un anneau brun; ailes hyalines.
Q@. Semblable au mâle, si ce n’est : antennes fauves en dessous; une
ligne noire, médiane, sur la face; la couleur testacée du 4° segment plus
étroite et rétrécie vers le milieu.
Sierra Leon. — 2 G!, 1 $.
2, P. AURICAUDATUS, d', ?. — Long: 5 mill.
d. Antennis nigris; facie nigrâ, utrinque obscurè testace4 et cinereo
flavo tomentosä ; fronte obscurè ænescente ; thorace scutelloque æneo nigro;
calyptris et halteribus testaceis ; abdomine nigro ænescente, dimidiâ parte
retrorshm, aureo micante; pedibus fulvis, femoribus latè nigris, apice, et
basi tibiarum pallide testaceis ; alis hyalinis.
®. Simillima; nisi, vittâ intermediä fasciali nigrä, abdomine, apice,
anguste nigro.
&. Antennes noires; face d’un testacé obscur, noirâtre au milieu;
Diptères nouveaux ou peu connus. ol
front luisant, bleuâtre; thorax, écusson, d’un noir luisant à reflets bron-
zés; cuillerons et balanciers testacés ; abdomen, les deux premiers seg-
ments de la couleur du thorax, le reste fauve avec de brillants reflets
dorés; pieds testacés, plus pâles à la base des tibias, cuisses largement
colorées d’un noir brillant à leur base; ailes hyalines, stigmate un peu
grisâtre.
©. Semblable au mâle, excepté : les côtés de la face plus jaunâtres et
la bande médiane plus élargie ; l'extrémité du dernier segment abdominal
noire.
Californie. — 4 &, 1 9.
3. P. RUFICAUDATUS, d. — Long. 5 mill
Antennis fulvis; facie sordidè albidä; fronte nigrâ; thorace nigro,
obscurè cinereo trilineato, humeris testaceis ; scutello nigro æneo, apice
fulvido ; calyptris et halteribus fulvis ; abdomine nitido, croceo, seg-
mentis À et 2 nigris ; pedibus fulvis, femoribus anticis et intermediis,
basi, nigris, posticis, ferè totis, tibiis posticis, incisuris tarsorum postico-
rum, latè nigro notatis ; alis ferè hyalinis.
Antennes fauves, 2° et 3° segments maculés de brun en dessus: face
d’un blanc jaunâtre ; front noir; thorax noir avec trois lignes peu dis-
tinctes, grisàtres, callosité humérale et angles postérieurs fauves : écusson
d’un noir bronzé; cuillerons et balanciers fauves ; abdomen luisant, d’un
rougeâtre clair, 1° et 2° segments noirs; pieds fauves, cuisses sauf l’ex-
trémité, les postérieures sauf les genoux, noires, un large anneau noi-
rètre aux tibias postérieurs, tarses postérieurs avec la base des segments
noirâtre; ailes presque hyalines.
Brésil. — 1 specim.
h. P.? PACHYPUS, S. — Long. 10 mill,
Facie plan ; fronte lalä in medio coarctatà ; femoribus muticis, haud
énflatis; metatarsis posticis incrassatis, elongatis ; ven& alarum longitu-
dinali posticä quartä (Rond.), intüs longe appendiculatä.
Antennis, facie flavido fronte et occipite nigro-villosis, nigris, uné,
sicut occipile, flavido, allerd, nigro villosis ; thorace et scutello fulvis,
disco dorsal nigro, lato, nitidis, flavido fulvo villosis ; abdomine fulvo,
542 J.-M.-F. BIGOT.
breviter flavido tomentoso; calyptris albis, albido circum villosis, halte-
ribus pallidè testaceis; pedibus et coxis fulvis, femoribus basi nigris,
tibüs angustissimè nigro annulatis, tarsis, extremo apice, fuscis; alis
pallidè infuscatis, extrinsecüs, apice, latè fuscioribus, basi cellulisque
posticis, in medio, pallidis.
Cette espèce, que je place provisoirement dans le genre Paragus, en
diffère peut-être assez pour servir de Type à une coupe nouvelle ? Le
3° segment antennaire est ovaloïde, de longueur relativement médiocre,
la face et l’épistome sont droits et dénuées de saillies, le front, de lar-
geur médiocre, est ponctué et notablement rétréci vers son milieu, les
yeux paraissent nus, les cuisses postérieures sont mutiques et nullement
renflées, les métatarses postérieurs renflés, sont aussi longs que les
autres segments réunis, les 4° et 5° nervures longitudinales postérieures
de l’aile (Rond.) sont droites, divergentes, la 4° munie intérieurement
d’un long appendice perpendiculaire, les 1"° et 2° nervures transversales
(Rond.) ne sont pas obliques mais légèrement concaves en leur milieu et
munies chacune en ce point, intérieurement, d’un court appendice.
Antennes noires, chèle id.: front et face noirs, un peu luisants, face et
derrière de la tête densément veloutés de jaunâtre, front à poils noirs;
thorax, écusson, luisants, entièrément d’un fauve rougeâtre à duvet jau-
nâtre, un large disque noirâtre sur le £ergum, poitrine brune; cuillerons
blancs, longuement bordés de poils blancs, balanciers d’un testacé pâle ;
abdomen d’un fauve rougeâtre, un peu rembruni vers la base et couvert
d’un court et fin duvet jaune pâle; pieds et hanches d’un fauve rou-
geâtre, cuisses noires à la base, un très petit anneau noirâtre au milieu
des tibias, derniers articles des tarses bruns; ailes, d’un brunâtre clair,
avec une large macule diffuse, brune, sise extérieurement vers leur extré-
mité, base et milieu des cellules presque hyalins, principalement les
postérieures.
Sidney. — 1 specim.
Genre Xylota (Meigen).
4. X. CÆRULIFRONS, $. — Long. 12 mill.
Nigra, parum nitida. Antennis castaneis, cheto testaceo ; facie nigrä,
cinereo pruinosà ; fronte et vertice cærulescentibus; thorace obscurè ænes-
Diplères nouveaux ou peu connus. 545
cente; calyptris et halteribus pallidè flavescentibus ; pedibus testaceis, femo-
ribus ferè totis, tarsis apice, nigris, tibiis obscurè fuscano annulatis; alis
pallidè cinereis. |
D'un noir peu luisant, Antennes roussätres, chète testacé; face noire
avec quelques reflets gris; front et vertex d’un bleu métallique ; thorax,
écusson, légèrement bronzés; cuillerons et balanciers d’un jaunâtre pâle;
abdomen d’un noir brunâtre ; cuisses d’un noir bronzé, les postérieures
fortement épineuses en dessous, tibias testacés avec un anneau brun pâle,
tarses testacés avec l’extrémité noirâtre; ailes d’un gris très clair.
Exot, Pays ? — 1 specim.
2, X. CALOPUS, g, — Long. 8 mill.
Antennis nigris; facie obscurè testaceä, cinereo pruinosä ; thorace obscure
æneo; scutello ejusdem coloris, angustè fulvo marginato; calyptris et hal-
teribus albidis ; abdomine obscurè æneo, vittis duo transversis, fulvis;
femoribus obscurè ænescentibus, dimidiä parte basali testaceä, anterio-
ribus, basi, subtüus anguste et tarsis testaceis, posticis infuscatis, tibiis
testaceis, apice latè infuscatis, posticis fusco annulatis ; alis pallidè cine-
reis, maculä stigmaticali angustä, elongatä, fuscandä.
Antennes noirâtres ; face d’un testacé obscur, avec des reflets grisâtres,
bords de l’épistome teintés de fauve, front noir ; thorax d’un bronzé
obscur avec un peu de duvet fauve clair, épaules à duvet blanchâtre
ainsi que les flancs ; écusson de même couleur que le thorax avec le bord
fauve couvert de poils jaunes; cuillerons et balanciers blanchâtres : abdo-
men d’un bronzé obscur, un peu de duvet jaune sur les derniers seg-
ments, 2° et 3° avec une bande transversale basilaire, testacée, plus
étroite sur le 2°; cuisses noires, genoux fauves, moitié basilaire testacée,
les antérieures, seulement en dessous, avec un peu de fauve à la base,
les postérieures avec un anneau brun sis vers la base, tarses fauves, pos-
térieurs brunâtres; ailes grises, une macule étroite, allongée, noire, au
stigmate.
Java, — 1 specim.
3. X. RUBBIGINIGASTER, d. — Long. 10 mill.
Antennis fuscis, basi fulvis, chelo fulvo ; fronte nigrd, maculis ulrinque
54h J.-M.-F. BIGOT.
cinereis: facie castaneâ, cinereo pruinosà ; thorace scutelloque hyacintho
obscuro; calyptris albis, halteribus, testaceo clavatis ; abdomine rubido,
maculä basali trigonûâ, nigrä ; pedibus testaceo obscuro, femoribus apice,
tibiis basi, latè, tarsis cunctis apice fuscanis, pedibus posticis, femoribus,
supernè, tibiis, basi et apice, fuscis ; alis hyalinis.
Antennes noirâtres, les deux segments basilaires fauves, chète fauve;
front noir avec deux taches à reflets blanchâtres au bord des yeux; face
d’un brun clair, couverte de reflets blanchâtres; thorax d’un noir peu
luisant- avec quelques teintes violacées, écusson de même couleur, callo-
silé humérale et flancs roussâtres; cuillerons blancs ainsi que les balan-
ciers dont la massue est jaunâtre; abdomen luisant, d’un fauve orangé,
une large macule trigonale, noire, à sa base; pieds, les antérieurs et
intermédiaires d’un testacé obscur, brunâtres à l'extrémité des cuisses, à
la base des tibias ainsi qu’à l'extrémité des tarses, pieds postérieurs avec
les cuisses noirâtres en dessus et vers l’extrémité, les tibias noirs à la
base ainsi qu’à l'extrémité, le milieu, largement, d’un testacé blanchâtre,
les tarses d’un testacé obscur, brunâtres à l’extrémité; ailes hyalines.
Amer. septentr. (Colorado). — 4 specim.
L. X. GOLORADENSIS, d. — Long. 40 mill.
Antennis obscurè testaceis ; fronte et facie cinereo albido; thorace scu-
telloque obscurè ænescentibus ; calyptris albis, halteribus testaceis ; abdo-
mine, segmento 1°, 4° et 5° nigris, 3°, 4° et 5° flavo anguste marginatis,
2° et 3° fulvis, 3° et h° maculà latä, utrinque profundè bifidä, 3° vitté
medianà, relrorsum dilatatä, nigris ; pedibus nigris, geniculis fulvis ; alis
hyalinis, maculâ stigmaticali testaceà.
Antennes d’un fauve obscur; front et face couverts d’une pruinosité
blanchâtre ; thorax, écusson, noirs avec quelques reflets bronzés, épaules
blanchâtres; cuillerons et balanciers testacés ; corps couvert d’un très fin
duvet clairsemé, jaunâtre ; abdomen avec, les 4%, 4° et 5° segments noirs,
3°, 4° et 5° finement bordés de jaune pâle, 2° et 3° d’un fauve rougeûtre,
3° avec une large bande médiane noire, profondément bifide de chaque
côté, 4° avec une bande semblable légèrement élargie en arrière; pieds
noirs, genoux, base des tibias antérieurs et intermédiaires, fauves ; ailes
hyalines, stigmate d’un testacé pâle.
Amer. seplentr. (Colorado). — 4 specim.
Diptères nouveaux ou peu connus. 545
5. X. METALLIFERA, d, — Long. 40 mill.
. Tota cinereo villosa. Antennis castaneïs ; fronte et facie albis, genis et
facie, utrinque, supernè nigro pictis ; thorace et scutello obscurè ænescen-
tibus, thorace obscurè chalybeo vittato; calyptris albis, halteribus testa-
ceis ; abdomine nigro opaco, segmentis secundis et tertiis, utrinque, hyacin-
tho notatis, quartis et quintis similiter tinctis; pedibus nigris, longè, sat
densè, albido villosis ; alis ferè hyalinis, maculé stigmaticali pallide fuscä.
Corps entièrement couvert de longs poils gris, clairsemés ; face et front
blanchâtres, les joues et les côtés, près des antennes, à reflets noirâtres;
thorax d’un noir bronzé, obscurément marqué de bandes bleuâtres:
écusson de même couleur que le thorax; cuillerons blancs, balanciers
testacés ; abdomen d’un noir opaque, 2° et 3° segments, de chaque côté,
avec une macule ovalaire, allongée, la base des 4° et 5° segments, d’un
bleu métallique ; pieds noirs, cuisses couvertes de poils blanchâtres, clair-
semés ; ailes presque hyalines, un peu roussâtres sur les nervures trans-
versales ainsi qu’au stigmalie.
Amer, septentr. (Colorado). — 1 specim.
6. X, ANNULIFERA, d, $. — Long. 10 mill.
d'. Antennis obscurè fuscis; facie et fronte albido cinerascente ; thorace
et scutello, obscurè ænescentibus; calyptris albis, halteribus testaceis ;
abdomine nigro, maculis quatuor fulvis notato; femoribus nigris, tibiis
fulvis, anticis et intermedtüs nigro annulatis, posticis apice, latè, ejusdem
coloris, tarsis cunctis fulvis, apice nigris; alis hyalinis, extrinsecus in
medio, pallidè infuscatrs.
®. Simillima; sed fronte maculis duabus nigris nitidis.
d. Antennes d’un brun obscur, extrémité de la proéminence antenni-
fère roussâtre ; face blanchâtre avec reflets noirs sur les joues et sur les
côtés au niveau des antennes; thorax, écusson, d’un noir bronzé, avec
un peu de très fin duvet jaunâtre, une bande de duvet blanchâtre sur les
flancs ; cuillerons blancs, balanciers testacés ; abdomen noir, 2° et 3° seg-
ments, chacun avec une large macule latérale presque carrée, fauve ;
pieds fauves, cuisses, un large anneau sur les tibias antérieurs et inter-
médiaires, extrémité des tibias antérieurs largement, extrémité de tous
(1883) 1° partie, 35.
546 J.=M.-F. BIGOT.
les tarses, noirs; ailes hyalines, un peu de roussâtre sur les nervures
transversales ainsi qu’au stigmate.
£. Semblable au mâle, si ce n’est que le front porte deux larges
macules superposées, d’un noir luisant.
Amer. septentr. — 4 G\, 2 9.
7. X. SATANICA, ®. — Long. 15 mill.
Nigra. Antennis castaneïs ; fronte, utrinque, albido notatä; thorace scu-
telloque parum hyacinthis ; calyptris et halteribus sordidè flavis ; pedibus
croceis, tibiis et tarsis posticis nigris ; alis pallidè cinerascentibus, extrin-
secs, versus apicem, parüm infuscatis, venis transversis fusco pallidè
limbatis, maculä stigmaticali angustä&, long, nigrà.
Noire un peu luisante. Antennes d’un châtain foncé; face noire, avec
quelques reflets blancs, deux points blancs sur le front au bord des
orbites ; thorax, écusson, légèrement violacés ; cuillerons d’un blanc sale,
balanciers semblables avec la massue teintée de brunâtre ; pieds ochra-
cés, tibias et tarses postérieurs noirs ; ailes un peu grisâtres, plus foncées
à l'extrémité, nervures transversales légèrement bordées de brunûtre,
stigmaie étroit, fort allongé, noir.
Californie. — 1 specim.
8. X. FLAVITIBIA, $. — Long. 41 mill.
Antennis nigris ; facie albidä ; fronte nigro nitido; thorace scutelloque
parum hyacinthis, humeris albidis ; calyptris albis, halteribus flavidis ;
abdomine croceo, bast et apice nigro; femoribus nigris, tibiis fulvis, pos-
ticis latè nigro annulatis, tarsis fulvis, apice nigris; alis ferè hyalinis,
pallidissime infumatis, macul& stigmaticali longä, pallidè fuscä.
Antennes noires; face blanche ; front d’un noir luisant; thorax, écus-
son, à reflets violacés avec un très fin duvet jaunâtre, clairsemé, une
touffe de poils blancs sur les flancs, une macule blanche aux épaules ;
cuillerons blancs, balanciers jaunes; abdomen ochracé, premier et der-
nier segments noirs, quelques poils blancs sur les côtés ; cuisses noires
à duvet blanc; tibias fauves, largement brunâtres à l'extrémité, quelques
reflets blanchâtres, tarses fauves avec l'extrémité brune; ailes claires,
Diptères nouveaux ou peu connus. 947
un peu enfumées à l’extrémité, tache stigmatique étroite, allongée, bru-
nâtre.
Californie. — 1 specim.
9. X, BIVITTATA, ®. — Long. 9 mill.
Antennis castaneis; fronte nigrâ, utrinque cinereû ; facie albidä, genis,
in medio, nigro vittatis ; thorace nigro, vix nitido, vittis duabus cinereis ;
scutello nigro parum nitido; calyptris albis, halteribus testaceis ; abdo-
mine croceo, basi, viltä mediâ, transversä diffusä, nigris ; pedibus nigris ;
alis hyalinis.
Antennes d’un fauve obscur ; front noir à côtés gris; face blanchâtre,
une bande médiane noire, joues à bandes noires; thorax noir, un peu
luisant, deux bandes antérieures grises, n’atteignant pas le bord posté-
rieur, flancs avec un peu de duvet blanchâtre ; écusson noir, un peu
luisant ; cuillerons blancs, balanciers testacés ; abdomen d’un fauve rou-
geâlre, 4° segment, une bande transversale sur le milieu du 4°, noirs,
une bande longitudinale noirâtre sur les 2° et 3°, base du 4° segment
finement bordée de blanchâtre ; pieds noirs ; ailes claires.
Chili. — 1 specim.
Genre F'emnocera ? (Saint-Fargeau et Serville).
(Genre mal défini ?)
4. T. FULVICORNIS, d', ?. — Long. 9 vel 11 mill.
(
Nigro castaneo, obscurè hyacintho; facie testace&, antennis pallidè ful-
vis: sculello obscurè castaneo, Spinis nigris octo, vel sex armato ; alis
hyalinis, vilté exlernè lat, abbreviatä, stigmaticali, obscure fusco ; calyp-
tris et halteribus fuscis, clavä testaceä ; fronte conicè productà.
Front conoïdal, notablement proéminent ; face allongée, conique, médio-
crement concave sous les antennes, calleuse; 3° nervure longitudinale
des ailes (Rondani), sinueuse, soudée à la 2° loin de son extrémité; yeux
velus; chète plumeux. Entièrement d’un châtain noirâtre, luisant, avec
des reflets d’un violet obscur; face testacée; antennes d’un fauve clair,
extrémité du 3° segment et celle du chète, un peu brunâtres; écusson
548 J.-M.-F. BIGOT.
obscurément roussâtre, tantôt avec six, tantôt avec huit épinès noires;
cuillerons brunâtres, balanciers de même couleur, la massue d’un testacé
pâle; ailes hyalines, une demi-bande transversale, courbée, large, sur le
stigmate, noirâtre, bord externe, vers la base, de couleur brune.
Buenos-Ayres. — 3 G', 4 Q.
2. T. ANDICOLA, d. — Long. 12 mill. j
Nitens. Antennis et facie fulvis ; thorace fulvo rubido, tergo latè nigro,
et, utrinque, satis dense fulvo velutino ; scutello fulvo rubido, utrinque
fulvo villoso, spinis longis quatuor armato; calyptris fuscanis, halteribus
pallidè testaceis ; abdomine nigro fusco; tibiis et tarsis castaneo rufo; alis
hyalinis, basi testaceis, vittà transversali abbreviatä, fuscé ; fronte conicè
prominulä.
Yeux densément couverts d’un duvet fauve; chète plumeux; face médio-
crement allongée, conoïdale, tronquée à son extrémilé, notablement con-
cave sous les antennes, fortement tuberculée; ailes, 3° nervure longitu-
dinale (Rondani) sinueuse; front notablement proéminent, conoïdal.
Entièrement luisant, Antennes et face fauves, 3° segment et chète, un
peu brunâtres à leur extrémité ; thorax d’un brun rougeâtre avec un large
disque d’un noir luisant, couvert en avant et sur les côtés d’un duvet
fauve assez long et assez dense; écusson de même nuance, bordé de
duvet fauve, quatre épines noires ; abdomen noirâtre; cuillerons bru-
nâtres, balanciers blanchâtres » tibias et tarses d’un roussâtre obscur;
ailes claires à base jaunâtre, une demi-bande transversale brune au stig-
mate.
Chili. — 1 specim.
Genre Glaurotricha, alias Haurotricha, (Thomson).
G.? VOLUCELLOÏDES, d. — Long. 10 mill.
Breviter et sparse cinereo villosa Antennis, segmento 3° ovali, satis
elongato, cheto late villoso ; oculis dense villosis; facie breviter et sparse
nigro pilosâ, conicä, elongatâ, acuminatä, concavé et callos@; alarum,
venis longitudinalibus 2° et 8° (Rondani) apice separatis, 8° vix sinuos ;
thorace scutelloque, retro, selis paucis longis, rigidis, nigris, instructis.
Diptères nouveaux ou peu connus. 549
— Tota nigro fusco parüm nitido; facie et antennis fulvis, vittà faciali
genisque nigris ; thorace, utrinque, obscurè fulvo; scutello testaceo; calyp-
très et halteribus obscure testaceis ; abdomine nigro opaco, maculis utrin-
que tribus, quadratis, obscurè testaceis, notato; pedibus fuscis, femo-
ribus apice, tibiis et tarsis basi, obscurè testaceis, tarsis posticis fuscanis ;
alis cinereis, exlernè infuscatis.
Médiocrement luisante, clairsemée d’une courte villosité grise ;. yeux
densément veloutés de noir, chète largement plumeux; face concave sous
les antennes, calleuse, conoïdale, allongée, acuminée; ailes, 3° nervure
longitudinale (Rondani) à peu près droite, séparée de la 2° à son extré-
mité; thorax, écusson, avec quelques macrochètes allongés, noirs, sis aux
bords latéraux postérieurs. — Antennes et face fauves, la dernière avec
quelques poils noirs, courts, la bande médiane et les joues noires ;
thorax noir assez luisant, côtés un peu rougeâtres; écusson luisant, tes-
tacé; cuillerons et balanciers obscurément jaunâtres ; abdomen noir, de
chaque côté trois larges macules carrées, testacées ; pieds noirâtres, extré-
milé des cuisses, base des tibias et des tarses, fauves, tarses postérieurs
brunâtres; ailes grisâtres, nervures transversales bordées de brunâtre
ainsi que le bord externe, c’est-à-dire, sur l’espace compris entre les ner-
vures longitudinales 2 et 3 (Rondani) et jusqu’à leur extrémité.
Ce n’est pas sans hésiter que j'ai cru devoir rapporter la présente espèce
au genre Glaurotricha (selon moi médiocrement caractérisé), peut-être
n'est-ce qu’une Phalachromyia ? (Rondani).
Mexique, — 1 specim.
Genre Endoïasimyia (mihi)
E. INDIANA, ©. — Long. 11 mill.
Nigra, obscurè ænea, nuda. Antennis fulvis; facie nudä, nitidä, nigrä;
calyptris et halteribus obscurè testaceis ; femoribus nigris, geniculis et
libiis nigro annulatis, tarsis apice infuscatis, pallidè fulvis ; alis ferè
hyalinis, apice latè infumalis.
D'un noir bronzé, nue, abdomen plus obscur. Antennes fauves; face et
front nus, d’un noir luisant; yeux velus; thorax avec les vestiges de
quatre bandes grisâtres ; cuillerons et balanciers d’un testacé obscur ;
550 J.=M.-F. BIGOT.
écusson bordé de poils jaunâtres; cuisses noires, genoux et tibias d’un
fauve clair, ces derniers marqués d’un anneau noir, tarses de même cou-
leur, avec les derniers segmenis un peu brunâtres sur le milieu ; ailes
un peu grisâtres, extrémité largement teintée d’un brun pâle.
Indiæ. — 1 specim.
Genre Cartosyrphus (nov. mihi). — V. 1" partie, p. 280).
P' G. Gheilosia.
4. C. HIRTIVENTRIS, d. — Long. 9 mill.
Antennis, palpis et facie nigris; fronte nitidä, nigro villosû ; facie
albido pilosä; thorace, scutello, abdominis basi, apice, lateribus, nigro
nitido ; thorace cinereo flavido tomentoso, in medio, latè, nigro opaco,
ventre satis longè albido cinereo piloso ; calyptris albis, halteribus testa-
ceis: pedibus albido tomentosis, femoribus et tarsis nigris, tibiis flavidis,
apice latè nigro annulatis ; alis ferè hyalinis.
Antennes et palpes noirâtres, front d’un noir bleuâtre luisant à poils
noirs, un peu rougeâtre autour de la base des antennes; face noire à
duvet blanc, ainsi que le bord postérieur des orbites, et, les joues; thorax,
écusson, d’un noir bleuâtre à duvet jaunâtre, des poils gris, assez longs,
garnissent les bords de l’écusson; cuillerons blancs, balanciers testacés ;
abdomen d’un noir opaque velouté de grisâtre, la base, les côtés, l’ex-
trémité, d’un noir bleuâtre luisant, les bords latéraux frangés de poils
-courts, blanchâtres, ventre à poils allongés de même couleur; pieds à
duvet blanchâtre, cuisses et tarses noirs, tibias blanchâtres avec un large
anneau noir à leur extrémité, plus large aux tibias postérieurs ; ailes
presque hyalines, légèrement jaunâtres à la base et au bord externe. Face
notablement concave et tuberculée.
Asia-Minor. (Brusse). — 3 specim.
2, C. ALBIBARBIS, ®. — Long. 7 mill,
Tota nigro cærulescente nitido. Antennis et palpis nigris ; facie nigré,
cinereo pruinosà : fronte nigro cærulescente, fusco tomentosä, genis albo
Diptères nouveaux ou peu connus. 551
véllosis; calyptris albis, halteribus pallidè testaceis ; abdomine, utrinque,
albido tomentoso, femoribus obscurè castaneis, supernè nigris, tibiis pallidè
testaceis, albido pruinosis, late, apicè, fusco annulatis, metatarsis anticis
basi testaceis; alis ferè hyalinis.
Entièrement d’un noir bleuâtre, luisant; front avec une forte impres-
sion cruciale ; antennes et palpes noirs; face noire, couverte d’une
pruinosité grise, joues garnies en dessous de duvet blanc: cuillerons
blancs, balanciers d’un testacé pâle ; abdomen bordé de duvet blanc:
cuisses brunes, noirâtres en dessus, tibias jaunâtres avec une pruinosité
blanchâtre, un large anneau noirâtre sis vers leur éxtrémité, plus large
aux tibias postérieurs, base du métatarse antérieur jaunâtre ; ailes presque
hyalines, l’espace entre les 1" et 2° nervures longitudinales (Rondani),
d’un jaunâtre pâle. Face fortement concave et notablement tuherculée.
Asia-Minor. (Brusse). — 1 specim,
8. G. GASTANEIVENTRIS, d. — Long. 7 mill
Antennis, palpis, haustello parum elongato, fuscanis ; facie nigrä,
nudä ; thorace et scutello nigris, parum nitidis et fusco tomentosis ; calyp-
tris et halteribus ferèe albis; abdomine castaneo, utrinque cinereo tomen-
Loso ; pedibus obscurè castaneis ; alis pallidè cinereis.
‘Trompe assez grêle, dépassant l’épistome, brunâtre ; antennes et palpes
brunâtres; face noire, nue, fortement concave el fortement tuberculée ;
front à poils roussâtres ; thorax, écusson, d’un noir peu luisant et parais-
sant très finement chagrinés, à duvet roussâtre ; cuillerons et balanciers
presque blancs; abdomen entièrement d’un châtain assez obscur, côtés
avec un peu de duvet blanchâtre; pieds entièrement d’un châtain obscur;
ailes d’un gris très pâle.
Asia-Minor. (Brusse). — 4 specim.
h. G. PILIPES, PR. — Long. 9 mill.
Nigra, parum nitida, sparse undique cinereo flavo villosa. Antennis
obscurè castaneis, cheto nudo ; facie et fronte nigro nitido, villosis ; oculis
villosis ; calyptris ferè albis, halteribus fulvis; pedibus nigris, villosis,
geniculis, tibiis basi, latè fulvis ; alès pallidissimè testaceis, venis bast tes-
taceis. — G. Gheilosia, propr, dict.
552 J.-M.-F, BIGOT.
D'un noir peu luisant, clairsemée de poils gris jaunàtres. Antennes
d’un brun noirâtre; chète nu; face et front peu luisants, brièvement
velus: cuillerons blanchâtres, balanciers fauves ; pieds noirs, clairsemés
de longs poils jaunätres, genoux et base des tibias largement teints d’un
fauve pâle ainsi que l'extrémité des tibias antérieurs et intermédiaires ;
ailes un peu jaunâtres, nervures et base d’un fauve pâle.
Indiæ. —- 1 specim.
5, G LAMPRURUS, &. — Long. 8 mill.
Undique, non denst, cinereo tomentosa. Antennis fulvis, apice, cheto
nudo, fuscis; facie nudä, nigrâ, nitidâ; fronte cinereo villosà ; oculis
nudis ; thorace nigro, obscure metallescente; calyptris ferè albis, halte-
ribus fulvis; abdomine nigro opaco, basi, lateribus, segmentis ultimis
duobus, nigris, obscurè æneis; pedibus nigris, tibiis fulvis, latè nigro
annulalis ; alis pallidè lestaceis.
Antennes rougeâtres, extrémité du 3° segment et chèle noirâtres, ce
dernier nu; face nue, d’un noir luisant; front avec de longs poils gris;
thorax, écusson, d’un noir à reflets bronzés ; cuillerons d’un testacé blan-
châtre, balanciers fauves; abdomen d’un noir mat, les côtés, le premier
et les deux derniers segments, d’un noir légèrement bronzé, de longs
poils grisâtres latéralement ; pieds à duvet clairsemé jaunätre; cuisses
noires, genoux et tibias fauves, ces derniers avec un large anneau noi-
râtre qui atteint presque l'extrémité; ailes un peu jaunâtres, plus claires
vers la base.
Amer. septentr. 3 specim.
G. CG HOODIANUS, &. — Long. 9 mill.
Nigra, sparse fusco et cinereo tomentosa. Antennis fulvis, cheto fusco,
brevissimè tomentoso ; facie nigro nitido, utrinque fusco tomentosä, fronte
nigro villosä; oculis villosis ; thorace scutelloque nitidis, fusco villosulis;
calyptris ferè albis, halteribus apice castaneis; abdomine nigro opaco,
utrinque cinereo villoso, segmentis 1, 4 el 5° nitidis, 2 el 8°, utrinque,
basi, latè nitidis ; pedibus nigris, geniculis tibiarumque basi, fulvis ; alis
pallidè cinereis, basi maculäque stigmaticali infuscatis. — G. Cheilosia,
propr. dict.
Antennes fauves, chète brun, très médiocrement tomenteux; face d’un
Diptères nouveaux ou peu connus. 559
noir luisant avec quelques poils bruns sur les côtés ; front à poils noirs;
yeux velus; thorax noir luisant, clairsemé de poils bruns; cuillerons blan-
châtres, balanciers à massue brune; abdomen d’un noir mat, muni
d’assez longs poils gris sur les côtés, 1%, 4° et 5° segments luisants, 2° et
8° avec, de chaque côté, une macule trigonale luisante: pieds noirs,
quelques poils clairsemés gris, genoux, base des tibias étroitement,
fauves ; ailes d’un gris très clair, plus foncées vers le bord externe, base,
macule stigmatique, d’un roux pâle.
Amer. septentr. (Mont Hood). — 4 specim.
7. CG. INFUMATUS, d. — Long. 7 mill.
Tota nigra, nigro parum lomentosa. Antennis obscurè castaneis; cheto
oculisque nudis; facie nudä nigr&, nitidä; scutello nitido; calyptris et
halteribus pallidè fuscis; alis fuscanis, externè obscurioribus; alarum
venà longitudinali 5° (Rondani) post cubilum haud appendiculatà.
D'un noir opaque, brièvement couverte d’un duvet noirâtre. Écusson
d’un noir luisant à poils noirs; antennes noirâtres, chète nu ; face d’un
noir luisant ; yeux nus; cuillerons et balanciers brunâtres ; ailes enfumées,
surtout au bord externe; 5° nervure longitudinale (Rondani) dénuée d’ap-
péndice après le coude.
Amer. seplentr. (Mont Hood). — 2 &.
8. CG. LÆVIS, ©. — Long. 7 mill
Tota nigra, nitida, nuda. Gheto, facie oculisque nudis ; calyptris albis,
halteribus testaceis ; alis pallidè testaceis.
Entièrement d’un noir luisant, brièvement clairsemée d’un duvet gri-
sâtre ; chèle, face, yeux, nus; cuillerons blancs, balanciers testacés ; ailes
un peu jaunâtres; quelques macrochètes noirs au bord de l’écusson.
Amer, septentr. (territ. Washingt.). — 1 specim.
9. C FRONTOSUS, d. — Long. 7 mill.
Nigra, sparse et breviter fusco velutina. Fronte tumidä ; vend longi-
tudinali alarum 5° (Rondani), post cubitum appendiculaté ; cheto, facie
554 J.-M.-F. Bicor.
oculisque nudis ; antennarum segmento 3° fulvo; abdomine nigro opaco,
utrinque et apice nitido ; calyptris albidis, halteribus apice testaceis ; alis
pallidè fulvis.
Front un peu saillant au-dessus des antennes: ces dernières noires,
3° segment fauve, chète brun, nu ainsi que la face et les yeux; thorax
d’un noir opaque à duvet gris; écusson luisant à son extrémité; cuille-
rons blanchâtres, balanciers testacés ; abdomen d’un noir opaque, luisant
sur les côtés ainsi que sur les 4° et 5° segments; pieds d’un noir brun;
ailes fauves; 5° nervure longitudinale appendiculée après le coude.
Mexique. — 1 specim.
Genre Chrysogaster (Meigen).
C. ? NOTATA, d'. — Long. 7 mill.
Nigra, fulvo obscuro parce villosula. Facie, thorace scutelloque nitidis,
parum ænescentibus ; fronte nigro villosd; scutello et abdomine parcè fulvo
pilosis ; calyptris et halteribus castancis; femoribus nigris, geniculis,
tibiis nigro annulatis, fulvis ; alis infumatis.
Je rapporte, avec doute, cet insecte au genre Chrysogaster, mal défini.
Entièrement noire. Face, thorax, écusson, luisants, obscurément
bronzés ; front et vertex à poils noirs; thorax avec un duvet clairsemé
brunâtre ; écusson, abdomen, à duvet roussâtre; cuillerons et balanciers
d’un brun roussâtre ; cuisses noires, genoux et tibias fauves, ceux-ci avec
un anneau noir; ailes enfumées. Assez voisine de l’australis (Macq., Dipt.
Exot.). Antennes, 3° segment orbiculaire; face très concave, légèrement
calleuse ; ailes, 5° nervure longitudinale (Rondani) oblique après le coude,
mais courbée de manière à former un angle presque droit, brièvement
appendiculée après le coude.
Nov.-Zeland. — 3 specim.
Genre Mielanogaster (Rondani).
4. M. ? RUrFIPES, d', $. — Long. 8 mill.
Nigra, fere nuda. Facie, thorace scutelloque obscurè ænescentibus, parcè
Diplères nouveaux ou peu connus. 550
cinereo villosulis. Anlennarum segmentis tertiis et quarlis, basi, fulvo
obscuro tinctis; pedibus anticis fulvis, femoribus basi, larsis apice,
nigris, posticis, femoribus ferè totis, annulo tibiarum, tarsis totis, ejus-
dem coloris : alis hyalinis.
Noire, clairsemée de poils grisâtres. Face, thorax, écusson, 1° segment
de l’abdomen, luisants avec reflets bronzés; antennes fauves, noirâtres
à la base ainsi qu’au-dessus du 3° segment; face, avec des stries obliques
très peu visibles de chaque côté, légèrement carénée et tuberculée, non
concave ; flancs avec un peu de duvet blanc; cuillerons et balanciers
blancs, massue brune; abdomen d’un noir opaque avec deux larges
macules latérales et basilaires d’un fauve obscur sur les 3° et 4° seg-
ments; pieds fauves, intermédiaires et antérieurs avec la base des cuisses
et l’extrémité des tarses noirâtres, postérieurs avec les cuisses presque
entièrement noirâtres, un large anneau sur les tibias, les tarses entière-
ment, noirâtres; ailes hyalines, la macule stigmatique étroite, d’un jau-
nâtre pâle. Antennes, 3° segment ovaloïde allongé; ailes, 5° nervure
longitudinale (Rondani) conformée comme chez la précédente espèce.
Amer. septentr. — 2 specim,
2. M, ? OCHRIPES, Ÿ. — Long. 6 mill.
Obscurè ænescens, parcè cinereo lomentosa, Antennis fuscis ; calyptris
albidis, halteribus fulvis; pedibus fulvis, libis nigro annulatis, tarsis
nigris, incisuris fulvis ; alis pallidè infuscatis.
D'un bronzé obscur avec un peu de duvet clairsemé grisâtre. Antennes
noirâtres ; cuillerors blanchâtres, balanciers fauves ; pieds fauves, tibias
avec un large anneau noirâtre, tarses noirâtres avec les segmentations
fauves ; ailes un peu brunâtres. Antennés, 3° segment ovaloïde, allongé ;
ailes, 5° nervure longitudinale (Rondani) conformée comme dans la pré-
cédente espèce ; face, dépourvue de stries latérales, notablement calleuse,
non concave.
Amer. septentr. (Mont Hood). — 5 specim.
Je rapporte avec doute ces deux espèces au genre Melanogaster, que ne
me semble pas suffisamment défini ?,
556 J.-M.-F. BIGOT.
Genre Orthonevra, nec Orthoneura (Macquart).
1. O. sINuOsA, . — Long. 7 mill
Nigra, nuda. Antennis fulvis, basi et supernè infuscatis; facie nitidà;
thorace leviter granoso ; abdomine nigro opaco, lateribus et apice anguste
nitidis ; calyptris albidis, halteribus clavä fuscä; pedibus nigris ; alis
cinereis, maculà stigmaticali nigrà ; venä alarum longitudinali 5° (Ron-
dani) post cubitum valde sinuosà.
Noire, à peu près nue. Antennes fauves avec la base, le dessus du
3° segment et la base du chète, noirâlres; face luisante; front avec un
duvet clairsemé noirâtre ; thorax très finement chagriné; cuillerons blan-
châtres, balanciers testacés; ailes grisâtres, macule stigmatique assez
allongée, noirâtre ; 3° segment des antennes, ovaloïde, allongé, face plane.
Ailes, 5° nervure longitudinale (Rondani) sans appendice distinct, très
fortement sinueuse, soudée perpendiculairement avec la 4°.
Amer. septentr. (territ. Washingt.). — 1 specim.
9, O.? ANNULIFERA, $. — Long. 6 mill.
Nigra, glabra. Antennis, fronte et facie testaceis, vilté faciali latä
genisque nigris, nitidis; calyptris albidis, halteribus fulvis; pedibus
fulvis, femoribus anticorum et intermediorum basi nigro annulatis, pasti-
corum femoribus tibiisque bis fusco annulatis, tarsis fuscis, incisuris
fulvis; alis ferè hyalinis, macul stigmaticali pallidissimè testaceû.
Noire et glabre, thorax d’un noir mat, écusson et abdomen un peu lui-
sants. Antennes fauves (l’extrémité du 3° segment et le chète manquent),
face et front testacés, la bande faciale large et les joues d’un noir luisant;
cuillerons blanchâtres, balanciers fauves; pieds fauves, les antérieurs et
intermédiaires avec un anneau noirâtre à la base des cuisses, les posté-
rieurs avec deux anneaux, aux cuisses et aux tibias, de même couleur,
tarses noirâtres avec les segmentations largement fauves; ailes presque
hyalines avec le stigmate d’un teslacé très pâle. La face saillante, légère-
ment conique en avant, non calleuse ; ailes, la 5° nervure longitudinale
(Rondani) appendiculée après le coude et fortement bicoudée, soudée
presque perpendiculairement avec la A°.
Brésil, — 1 specim.
Diptères nouveaux ou peu connus. 557
Je l’inscris avec doute parmi les Orthonèvres, genre d’ailleurs assez
mal défini.
Genre FPenium (Philipp).
P. DUBIUM, G', £. — Long, 41 mill,
d. Nigrum, parum nitidum, undique nigro villosulum. Barbû cinereû ;
tibüs, basi et apice, anguste fulvis; calyptris obscurè fulvis, setis elon-
gatis, fulvis, marginatis, halteribus ejusdem coloris ; alis pallidè fuscis.
©. Simillima, minus villosa.
d. Entièrement d’un noir peu luisant, couvert d’une villosité clairsemée,
noirâtre ; barbe grisâtre; des poils gris aux bords de l’écusson : cuillerons
d’un fauve obscur, bordés de longs poils fauves, balanciers de même cou-
leur; pieds noirs, base et extrémité des tibias un peu fauves; ailes bru-
nâtres.
©. Semblable au mâle, seulement moins velue et plus luisante.
Voisin ? du P. triste (Philippi).
Philippi, dans sa diagnose, appelle pédiforme la 1"° cellule postérieure ;
la figure qu’il donne de son espèce ne justifie pas cette qualification ; or,
l'aile de {a mienne est absolument semblable à celle représentée par son
dessin. Le front paraît plus saillant que chez le P. triste ?.
Chili. — 2 specim.
Genre Ripiza (Fallen).
P, CRASSIPES, $. — Long. 7 mill.
Nigra, vix nitida. Antennarum segmento tertio chetoque fulvis ; facie
cinereo parcè tomentosà ; calyptris albis, halteribus testaceis; alis palli-
dissimè fuscanis, basi hyalinis, maculâ stigmaticali testaceä; pedibus
posticis parum incrassatis.
D'un noir peu luisant, presque glabre. Antennes, 3° segment et chète
fauves ; face avec un fin duvet grisâtre, clairsemé; un peu de duvet blanc
sur les flancs ainsi que sur les cuisses; cuillerons blancs, balanciers
testacés ; ailes un peu roussâtres, hyalines à la base, macule stigmatique
558 J.-M.-F. BIGor.
roussâtre ; genoux fauves, pieds postérieurs légèrement épaissis, surtout
le métatarse.
Amer. septentr. — 1 specim.
Genre 'riglyphus (Loew).
T. FULVICORNIS, ®. — Long. 6 mill.
Niger, nitidus. Antennis fulvis, apice fuscis ; calyptris albis, halteribus
fulois ; tibiis fulvis, latè nigro annulatis, pedibus posticis nigris, geni-
culis fulvis ; alis ferè hyalinis, maculâ stigmaticali longä, pallidè testa-
ced, Segmento abdominali 2° longo.
D'un noir luisant. Antennes fauves avec la base, le chète, l’extré-
mité du 3° segment, bruns; cuillerons blanchâtres, balanciers fauves ;
pieds antérieurs et intermédiaires noirs, extrémité des cuisses, base,
extrémité des tibias et métatarses, fauves, pieds postérieurs noirs avec
les genoux fauves; ailes presque hyalines, l’espace stigmatique entre les
4'e et 2° nervures longitudinales (Rondani) d’un testacé pâle; les yeux et
la face à duvet gris, le front à duvet noirâtre ; thorax, écusson, abdomen,
avec un fin duvet clairsemé, grisâtre, 1% segment abdominal très court,
2° aussi long que les suivants réunis; antennes, 3° segment orhiculaire.
Australie, — 2 specim.
(Voir, n° II, Suites.)
Diptères nouveaux ou peu connus. 959
Annotations.
40 M. le professeur J. Mik, de Wien, ayant eu récemment l’obligeance
d'attirer mon attention sur un fait extrêmement intéressant, mais dont je
n’avais pas tenu compte, fait consistant en ce que, la vena spuria carac-
téristique des ailes, chez les Syrphidi, était, dans quelques cas très rares,
ou fort dificile à distinguer, ou bien, semblait manquer absolument :
Genres Chrysogaster, Gryptineura, Graptomyza, Ptylostylomyia, enfin,
Pia, ce que j'ai dit à propos du dernier (V. p. 225), doit être considéré
comme non avenu. Conséquemment, le Genre Pia (Philippi), pourra
trouver sa place, page 257, dans mon Tableau synoptique, c’est-à-dire,
immédiatement après mon Genre, encore contesté, Cryptineura.
En outre, suivant les précieux avis qu’il me donne, ën litleris, avis
dont je m’empresse de profiter actuellement, on peut encore séparer les
Syrphides des Tachinaires et des Muscides supérieures, (en l'absence de
la vena spuria dont je parle page 221), au moyen de la conformation
faciale. En effet, on voit aisément chez ces dernières, et presque constam-
ment, une dépression longitudinale, médiane, plus ou moins prononcée,
latéralement délimitée par deux lignes carénées, plus ou moins sail-
lantes, qui, vers le haut, se rapprochent de la base des antennes, caractère
manquant absolument chez les Syrphides.
Enfin, le savant et judicieux Diptériste m’annonce qu’il adopte mon
Genre Eurhimyia (NV. p. 226 et 242), bien que Schiner, (Catalog. systemat.
Dipter. Europæ, opuscule que j'ai eu le tort de négliger), ait déjà cité,
en 1864, un Genre Adasymyia, (sans'le diagnoser à dire vrai), pour y
caser, entre autres Espèces, les Helophilus sinuatus et trunsfugus. Quels
que puissent être les motifs déterminants du professeur Mik, il me semble
que la dénomination de Schiner, primant la mienne, devrait être préférée.
2° H. Loëw (Reise nach Mosambique, Peters, 1862, Berlin, p. 17) parle,
très succinctement, des Syrphi salviæ et erycetorum, sans élucider clai-
rement les questions qui les concernent.
3° Le nouveau Genre Nausigaster (Williston, Trans. Ent. Soc., 1883,
p. 33, à part, fig.), peut être placé dans ma division des Syrphidæ,
560 J.-M.-F. BIGOT. — Dipières nouveaux ou peu connus.
(V. mes Tableaux), immédiatement après le Genre Melanostoma (Schiner),
et ce, nonobstant l'apparence quasi pédiforme de la première cellule pos-
térieure de l’aile, (en admettant d’ailleurs sa reproduction graphique rigou-
reusement eæacte ?), si mieux l’on n’aime le placer chez mes Helophilidæ);
or, dans ce cas, il faudrait l’insérer après le Genre Didea, dans une sub-
division toute spéciale ?.
Errata des premiers fascicules.
Page 221, ligne 14. — peut seule, lisez : peut.
— id, — 924. — ouer un rôle, — jouer un rôle.
— 923, — 12. — Temnocera, — Temnostoma.
— 9294, — 15. — Ischnyrosyrphus, — Ischyrosyrphus.
— id, — 16. — Sciophthalmus, — Lasiophthalmus.
— id, — 18. — 1882, — 1862.
— 228, — 8. — Ajoutez : — vena spuria deest.
— id, — 15. — Tigridiamyia, lisez : Tigridomyia.
— 230. Supprimez les lignes 41 à 15 inclusivement.
— 231, ligne 20, — toujours pédiformes, lisez : pédiformes,
— 236, — 11, — très épaisses, — assez épaisses.
— 91, — 1. — intermédiaires, — postérieures.
.— id, — 21 — Tigridiamyia, — Tigridomyia.
— 253, — 415. — densément villeux, — parfois villeux.
— 254, — 15. — 48, — 19.
Notice nécrologique sur A. de GRASLIN
Par M. Pauz MABILLE.
(Séance du 23 Avril 1884.)
M. A. de Graslin appartenait à cette brillante génération d’Entemolo-
gistes qui, nés tout au commencement du siècle, ont, par leurs travaux
et par leur exemple, puissamment contribué au développement de l’Ento-
mologie en France. Les Boisduval, les Guenée, les Rambur, les Graslin,
étaient, avec beaucoup d’autres qui sont restés moins connus, à peu près
contemporains. Duponchel, l’auteur de la grande Histoire des Lépidoptères
d'Europe, était leur chef. Ils étaient tous liés ensemble et ont parfois
cherché à réunir leur savoir dans des ouvrages faits en commun. De Graslin
fut le dernier survivant des Lépidoptéristes que j'ai nommés, et il a pu
voir disparaître un à un tous ceux qui, avec lui, avaient cherché, étudié
dans cette France si vaste, alors qu’elle était encore dépourvue de che-
mins de fer. :
Né le 41 avril 14802, au château de Malitourne, près de Château-du-Loir,
il manifesta dès l’âge de dix ans un goût prononcé pour l’histoire naturelle.
Il fit de bonnes études à Tours, où il contracta avec le D' Rambur une
amitié qui dura toute la vie. Emmené en Espagne par son père, qui était
alors consul en ce pays, il y passa plusieurs années.
De retour en France, son goût pour l’histoire naturelle se réveilla ou
plutôt prit une nouvelle force et devint une sorte de vocation à laquelle
il se livra sans contrainte et avec une ardeur passionnée. Possesseur d’une
fortune indépendante, il resta dans son pays natal. Marié et bientôt
entouré d’une famille, jouissant d’une grande et juste considération, il se
livra avec éclat à sa science favorite.
Doué de goûts simples et tranquilles, de Graslin n’avait pas cette ardeur
inquièle qui poussa plusieurs de ses amis à faire de longs voyages, si
difficiles à cette époque, et il se serait contenté de visiter le centre de la
Ann. Soc. ent, Fr, — Avril 1884,
(1883) 1"° partie, 36,
562 P. MABILLE.
France et parfois les montagnes, s’il n’avait été excité et entraîné par
son ami le D' Rambur, dont l’humeur aventureuse ne connaissait pas
d'obstacles. C’est lui en effet qui séduisit de Graslin par ses récits enthou-
siasmés, par la peinture des contrées qu’il avait parcourues et comme
découvertes à l’Entomologie. Les deux amis firent donc un voyage en
Espagne, ou plutôt A. de Graslin alla retrouver le D' Rambur en Anda-
lousie. Leurs chasses et leurs découvertes furent communes; ils parta-
gèrent fraternellement, et chacun publia de son côté les nouveautés qu'il
avait trouvées le premier. Jeté dans une contrée si nouvelle, de Graslin
garda jusqu’à la fin de sa vie un vif souvenir des merveilles que ren-
ferment ces pays bien-aimés du soleil, où tout est un sujet d’admiration,
d’études et de recherches pour ceux qui savent comprendre la nature.
Il raconte lui-même en termes émus, dans une notice qu’il a consacrée
à la mémoire de son ami, son enthousiasme à la vue de ces belles loca-
lités où ils étaient les premiers entomologistes à mettre le pied. Il vit
l’Andalousie et Grenade et les bords du Xenil, il gravit les pentes de la
Sierra-Nevada, il monta au pic de Beleta, ce rival du Mulhacen.
De retour dans ses foyers, de Graslin s’occupa plus que jamais d’ento-
mologie ; il fit des voyages et des explorations dont plusieurs ont eu de
l’importance pour la science. Les Pyrénées-Orientales surtout l’attirèrent;
il visita à plusieurs reprises le massif du Canigou et la vallée d’Eyna, et
il nous a donné un intéressant résumé de ses découvertes et de ses obser-
vations.
_ Mais ce qui montre encore davantage la sagacité dont il élait doué et
sa patience dans les recherches, c’est le résultat de ses explorations sur
la côte occidentale de la France. Possesseur d’une terre en Vendée, près
des Sables-d'Olonne, il profita du séjour qu’il y faisait pour explorer la
côte et en faire connaître la faune. Les parties sablonneuses et arides qui
s'étendent au midi des Sables lui fournirent des découvertes inespérées et
qui démontrent combien les espèces méridionales peuvent remonter vers
le Nord en suivant les plages. On savait déjà que lAgrotis spinifera,
espèce de l’Afrique tropicale, se trouvait sur les côtes d'Espagne et même
de l'Angleterre; mais de Graslin rencontra en Vendée beaucoup d’autres
espèces aussi intéressantes ; outre des nouveautés, comme l’Agr. Graslinti
el l’Heliothis maritima, il sut trouver sur le genêt épineux la chenille
de l’Agarithariæ, Phalénite provençale, qui semble égarée sur les bords
de l'Océan et sur des plages si septentrionales.
Considéré comme amateur, de Graslin fut, avec Pierret, l’entomologiste
Notice nécrologique sur A. de Graslin. 563
le plus soigneux. Il n’admettait que les exemplaires irréprochables, les
choisissait avec une atlenlion minutieuse, et les préparait avec une habi-
lelé merveilleuse. Peut-être donnait-il trop de soin à des détails tout
extérieurs et qui ne sont pas la science elle-même, mais il ne faut pas
oublier que c’est au moyen de collections comme la sienne qu’on corrige
les erreurs de ceux qui travaillent sans matériaux suffisants et qu’enfin
on arrive à dissiper toute obscurité. De Graslin d’ailleurs charmait ses
loisirs par ces occupations minutieuses, et ceux qui ont reçu de lui des
insectes lui sauront toujours gré du soin extrême qu’il prenait et des
belles pièces qu’il préparait.
Considéré comme savant , il élait de ceux qui se donnent tout
eutiers à l'analyse, à l'observation, laissant à d’autres le soin de faire de
la synthèse : son esprit n’était pas impalient du résultat ; il savait attendre
et semblait même se plaire à une recherche dont le but fuyait devant
lui, à un problème dont la solution demandait du temps. Il refusa à
Rambur de travailler en commun à une Faune entomologique de l’Anda-
lousie, mais il collabora avec son ami à l’Iconographie des chenilles, que
Boisduval voulut diriger, et qui s'arrêta plus tôt que les amis de la
science ne l’auraient souhaité. Il aimait à borner ses études; il ne
s’occupa que des Lépidopières d'Europe, el surtout de ceux de France:
aussi la faune de ceite contrée lui doit-elle beaucoup, et son nom mérite
d’être inscrit avec ceux à qui l’Entomologie française sera éternellement
reconnaissante.
J’ose à peine parler des qualités de celui que nous avons perdu. Doué
d’un caractère bienveillant et affable, il a su dans sa longue carrière se
faire de nombreux amis. Il passa à côlé des querelles qui parfois divi-
sèrent les entomologistes de son époque, sans jamais y prendre part. Il
pensait que la science élail un terrain neulre où ne devaient avoir accès
ni les jalousies, ni les rancunes, ni enfin aucun des sentiments de divi-
sion qui partout ailleurs travaillent les hommes et les mettent aux prises.
« C’est une science aimable que l’Entomologie, disait-il ; elle doit servir à
«nous mettre d'accord, et je m'étonne toujours du soin que prennent
« ceux qui peuvent se quereller à propos d’elle. » Paroles pleines de sens
et qui font autant d’honneur à son jugement qu’à son cœur.
De Graslin entretint des relations avec la plupart des entomologistes de
son temps ; il sut par son {act et son esprit bienveillant se concilier l’es-
time el l’amitié de tous. Membre fondateur de la Société entomologique
de France, il vit ceile Sociélé grandir et prospérer, et, pendant cinquante
56/ P. MABILLE. — Notice nécrologique sur A. de Graslin.
ans qu'il en fit partie, il s’y attira autant de sympathies qu’il emporte
aujourd’hui de regrets.
Il est mort le 31 mai 1882, au château de Malitourne, où il était né
quatre-vingls ans auparavant, entouré de sa famille, avec la satisfaction
d’une longue carrière honorablement remplie. L’Entomologie française,
si souvent en deuil dans ces dernières années, ne peut que souhaiter
d’avoir des adeptes aussi fervents, aussi aimables et réunissant à un
pareil degré la science et la modestie,
Les travaux entomologiques de A. de Graslin ont été publiés dans les
Annales de la Société entomologique ; un seul fait exception et parut en
dehors de ce recueil. Voici les principaux mémoires qu’il a laissés :
\
Iconographie des Chenilles des Lépidoptères, en collaboration avec Bois-
duval et Rambur. ;
Notice sur une Exploration entomologique en Andalousie, etc. 1836.
Notice sur la Stilbia stagnicola et sa chenille. 18/42.
Notice sur la chenille de la Dianthæcia luteago. 18h42.
Mémoire sur quelques Lépidopières pyrénéens, principalement sur le
Trich. Hemigena, espèce nouvelle. 1819.
Mémoire sur deux nouvelles Leucania trouvées sur la côte occidentale de
France. 4899. -
Note sur une nouvelle espèce d’Heliothis trouvée sur la côle de la France
occidentale. 1855.
Notice sur deux Explorations entomologiques failes dans les Pyrénées-
Orientales en 1847 et en 1857. 1863.
Notice nécrologique sur le D' Rambur. 1872.
Notice biographique sur M. JULES RAY
Par M. Came JOURDHEUILLE.
(Séance du 13 Février 1884.)
Vous m'avez demandé, Messieurs, comme ami de M. Jules Ray, une
notice sur notre regretté collègue. Pour me conformer à votre désir, j'ai
l'honneur de vous adresser mon modeste travail, que d’autres parmi vous
eussent élé bien plus aptes à mener à bien!
Jules Ray est né à Troyes le 2 juillet 1815 et y est mort le 19 décembre
1883. Il fut élevé au collège de Troyes et y contracta ces liens de solide
camaraderie qui l’accompagnèrent jusqu’à la fin de son existence. Il
manilesta dès l’enfance son goût pour l’histoire naturelle. Dernier enfant
d'une famille nombreuse, il fut envoyé à Paris pour faire ses études
pharmaceutiques. C’était au moment où les esprits se trouvaient entraînés
dans ce grand courant scientifique qui s'était formé pendant les années
calmes de la Restauration, avait pris un grand développement après la
_ Révolution de Juillet, et avait donné naissance à toutes ces Sociétés
savantes qui surgirent de tous côtés après 1830.
Arrivant dans un pareil milieu avec ses dispositions naturelles, Ray
devait être promptement conquis à la science. La Botanique eut surtout
pour lui un attrait particulier. Son esprit méthodique et investigateur, la
précision de son jugement, altirèrent bientôt l'attention des professeurs
chargés de ces herborisations annuelles qui ont toujours tant de charme.
Ils devinrent bientôt ses amis ; ainsi commencèrent, avec le personnel du
Muséum de Paris, des relations qui ne s’interrompirent jamais.
Tous les ans, pendant les vacances, Jules Ray venait aux Riceys, dont
il étudiait la faune et la flore particulières. Bientôt il s'établit comme
Ann, Soc. ent. Fr. — Avril 1884.
566 C. JOURDHEUILLE.
pharmacien à Troyes. Il continua à recueillir les éléments de son Catalogue
de la Faune de l'Aube, qu’il publia en 1843 sous les auspices de la Société
d'Agriculture, Arts et Belles-Lettres du département, Cet ouvrage lui
valut, en 1846, l'honneur d'être nommé conservateur du Musée zoolo-
gique fondé en 1831 dans les salles de l’ancienne Abbaye de Saint-Loup.
Mais, Messieurs, quel Musée ! Ray nous le dit lui-même dans la préface
de sa Faune : « Quelques vitrines renfermant des objets d'histoire natu-
relle enfouis depuis 1845, dans les armoires de la bibliothèque quelques
échantillons de minéralogie... » c'était tout.
Depuis cette époque la vie de Ray a été consacrée à la formation de ce
Musée, alors à l’état d’embryon. En même temps il amassait les documents
les plus variés sur les animaux qui peuplent l’Aube. Son but est défini
par l'ouvrage cité plus haut; il voulait une sorte de décentralisation de la
science.
« Il est bien difficile, disait-il, que les hommes qui s'occupent en grand
« de la science fassent par eux-mêmes tant d'observations minutieuses.
« Que les naturalistes de Paris tracent les grandes divisions, qu'ils géné-
« ralisent, en un mot qu’ils fassent la synthèse, c’est leur tâche. N’en
« est-il pas une autre plus humble, mais utile aussi, qui naturellement
« doit échoir aux naturalistes de province. En toutes choses, il faut des
« spécialistes et de l’analyse. Si donc chaque département, se renfermant
« dans le cycle qui lui est tracé, pouvait résoudre les questions d’histoire
« naturelle qui le concernent, la science ne trouverait-elle pas là une
« grande source de progrès ?
« Il y aurait, ce me semble, avantage incontestable sous tous les rap-
« ports, si les Sociétés scientifiques et liltéraires de province s’occupaient
« d’une manière toute spéciale de ce qui regarde la circonscription à
« laquelle elles appartiennent, et si les Musées départementaux d'histoire
« naturelle contenaiïent plus particulièrement les sujets du département. »
Ceux d’entre vous, Messieurs, qui ont visilé le Musée de Troyes, ont
pu se convaincre des résultats obtenus par une persévérance qui ne s’est
pas démentie pendant quarante ans. Ils y auront remarqué les collections
les plus variées, classées avec un ordre admirable et descendant jusqu'aux
derniers échelons des êtres.
Les ordres délaissés étaient précisément ceux qui attiraient le plus
Notice biographiqué sur Jules Ray. 567
l'attention de Ray. Il était, pour ainsi dire, le patron des abandonnés; il
croyait, comme vous, la nature admirable surtout dans les infiniment
petits, Cette communauté de devise le décida, en 1868, à solliciter son
admission dans votre Compagnie, mais il vous appartenait depuis long-
temps par ses études. Dès 1865, il publiait, pour le Congrès scientifique
de France, une première liste de Microlépidoptères de l’Aube, qu'il
m'avait déterminé à étudier avec lui et que nous recherchions depuis près
de dix ans dans toutes les parties du département. C'était alors l’occasion
d’excursions innombrables, souvent couronnées de succès. Je vois encore
sa joie en capturant pour la première fois la charmante Cochylis æneana
Hb., nouvelle alors pour la faune française, ou la mystérieuse Psecadia
pyrausta Pal. !
L'année 1870 arriva, et avec elle son cortège de douleurs et de fléaux.
Atteint dans son patriotisme, Ray le fut bientôt dans son existence, et,
pendant de longues semaines, il dut lutter contre la fièvre typhoïde ; sa
santé en resta toujours ébranlée. Frappé, en 1873, d’un cruel malheur
de famille, il renonça presque complètement aux promenades qui entre-
tenaient sa vigueur; il passait désormais dans son Musée les heures qu’il
pouvait dérober à son officine. Déjà, par ses soins, une collection géné-
rale de Lépidoptères de France avait élé disposée ; sous sa direction, une
collection exclusivement locale fut formée, renfermant aujourd’hui plus
de 1,300 espèces. Presque en même temps, il organisait une collection
générale de Goléopières, qu’un peu plus tard il enrichissait d’un magni-
fique lot de Goliaths. — Malgré son amour pour la faune locale, Ray
ne négligeait pas l’occasion de frapper la foule et de l’attirer à la science,
en lui montrant les merveilles exotiques de la nature. — Il classait
ensuile les Diptères, les Hémiptères et les Coléoptères, représentés
par de nombreuses espèces. En même temps, grâce à l’obligeance de
notre sympathique collègue M. Eugène Simon, il utilisait le fruit de ses
récoltes antérieures pour étudier l’intéressante classe des Arachnides, et
fournissait à notre savant sociétaire des espèces et surtout des renseigne-
ments nouveaux pour son grand ouvrage : Les Arachnides de France (1).
(1) F. Ray a beaucoup contribué à la connaissance de la faune française des
Arachnides ; il s’attachait surtout à la recherche des petites espèces qui vivent
dans les détritus et les mousses des bois, tels que les Chelifer, les Trogulus,
568 C. JOURDHEUILLE.
Simultanément il faisait classer par le D' Budde-Lund, de Copenhague,
tous les Isopodes qu’il avait récoltés, et lui procurait un grand nombre
d'espèces inconnues jusqu'ici. Enfin il recueillait une quantité considé-
rable de parasites de tous genres, et formait une collection de travaux
d’Insectes des plus instructives.
Mais n’oublions pas, Messieurs, que ces travaux entomologiques n’oc-
cupaient qu’une partie du temps consacré par notre regrelté collègue à la
Zoologie. L'Ornithologie avait élé de tout temps son étude de prédilection.
Outre sa collection locale, qui comprenait aussi les nids et les œufs, il
avait formé une magnifique collection générale, dont certains échantillons
frappaient l’attention d’un de nos savants missionnaires, l’abhé David.
Il y adjoignait bientôt une curieuse série d’Oiseaux en duvet. Vers 1872,
il commençait une nombreuse collection d'objets préhistoriques qui a
figuré avec honneur, en 1878, au Trocadéro.
Qu'il nous soit permis de dire ici que ces collections, qui avaient êlé
sa joie, furent pour lui à cette époque l’objet d’une cruelle douleur :
ubi voluptas, ibi dolor. De magnifiques pièces en lumachelles avaient été
trouvées dans un village perdu de nos environs par un paysan qui lui en
avait fait hommage. Hélas ! on n'avait point encore trouvé de pierres
similaires, et les pauvres haches et fers-de-flèches furent condamnés,
comme œuvres de faussaires, par l’un des maîtres de la science ! Jules
Ray garda le silence, mais il résolut plus que jamais de ne rien livrer à
la publicité. Il avait cependant recueilli sur les nombreux monuments
les Erigone. Dans les dernières années de sa vie, ayant renoncé aux excursions,
il se faisait envoyer des mousses de divers points du département et en faisait
le dépouillement dans son cabinet.
J. Ray a fourni de nombreux matériaux au D: L. Koch pour sa Monographie
des Chernetes (Uebers. darst. d. Europ. Chern., Nuremberg, 1873); le Rev.
O.-P. Cambridge a consacré un mémoire presque entier à ses découvertes dans
le genre Erigone (Proceed. Zool. Soc. Lond., 1875, p. 210, pl. xxix); enfin, dans
nos Arachnides de France, son nom revient presque à chaque page.
Parmi les espèces les plus remarquables découvertes par lui dans le départe-
ment de l'Aube, on peut citer les suivantes, qui lui ont été dédiées : Chthonius
Rayi L. Koch, Neon Rayi E. Simon, Trachelas Rayi E. Simon, etc.
E. Simon.
Notice biographique sur Jules Ray. 569
mégalithiques du département des documents d’un haut intérêt. Il se
confina plus encore dans ces grandes salles qu’il avait remplies, s’occu-
pant du classement des Reptiles, des Poissons, et surtout des Oursins
vivants et fossiles.
C’est à la suite d’une de ces longues séances de travail que notre
malheureux collègue gagnait le germe de la maladie qui l’enlevait le mer-
credi 49 décembre 1883, avant qu’on ait pu se douter de la gravité du
mal dont il était atteint.
Jules Ray, Messieurs, n’a pas eu le temps de mettre en œuvre les
innombrables documents préparés pour compléter sa Faune de l'Aube.
En Entomologie, il n'a presque rien publié en son nom personnel; ce
n’est donc pas comme auteur qu'il s’est fait une place à part parmi les
naturalistes, c’est comme propagaleur de notre chère science. Nul plus
que lui n’a su trouver d’adeptes, et je crois pouvoir affirmer que toutes
les vocations entomologiques qui se sont formées dans nos environs ont
été son œuvre. Il savait, avec un art merveilleux, découvrir les germes
de ces ardeurs pour l’histoire naturelle si rares dans nos pays, utiliser les
aptitudes diverses. Je l’ai vu transformer de simples paysans en chasseurs
d’Insectes intelligents et déterminés ! Animé pour la science d’un dévoue-
ment sans borne, doué d’une intelligence des plus vastes et d’un désinté-
ressement absolu, Ray a consacré toute sa vie à son pays, à la propaga-
tion et à la vulgarisation de la Zoologie. C’est par là que sa mémoire doit
être impérissable dans sa ville natale, que son souvenir mérite d’être
religieusement conservé parmi nous !
970 C. JOURDHEUILLE. — Notice biographique sur Jules Ray.
Liste des ouvrages publiés par M. Jules Ray.
Catalogue de la Faune de l'Aube ou liste méthodique des animaux vivants
et fossiles, sauvages ou domestiques, qui se rencontrent, soit constam-
ment, Soit périodiquement, dans cette partie de la Champagne. —
Paris, Roret, 1843.
Notice sur les Anodontes (avec la collaboration de M. Drouet). — Revue
zoologique, août 18/8.
Description d’une nouvelle espèce d’Anodonte. — Paris, Sapia, 1849.
Rapport sur la pêche fluviale dans le département de l'Aube, — Troyes,
Bouquot, 1851.
Catalogue des Mollusques vivants de la Champagne méridionale (en col-
laboration avec M. Drouel). — Paris, Baillère, 4851.
Étude sur les armoiries de la ville de Troyes. — Troyes, Bouquot, 1851.
Observations sur quelques animaux réputés nuisibles. — Troyes, Bou-
quot, 1856.
Liste des Microlépidoptères de l'Aube (en collaboration avec M. CG. Jour-
dheuille). — Troyes, Dufour-Bouquot, 1865.
Notice sur les Méléorites tombés à Saint-Mesmin en 1866. — Troyes,
Dufour-Bouquot, 1866.
SR GT ————
Notice nécrologique sur JOHN L. LECONTE
MEMBRE HONORAIRE
Par M. AuGustE SALLÉ.
(Séance du 13 Février 1884.)
ee |
La mort du D' John L. Leconte, de Philadelphie, est une perte immense
pour lEntomologie, et laisse un grand vide parmi les travailleurs qui
perdent en lui un bon compagnon, un véritable ami, un guide et un
maître auquel les entomologistes américains avaient constamment recours.
Il fut un habile chercheur pendant près de quarante années, et était
regardé comme un des premiers entomologistes, hautement apprécié aussi
bien en Amérique qu’en Europe.
Il était fils unique du major John Eatton Leconte, du corps des ingé-
nieurs topographes de l’armée des États-Unis, naturaliste distingué, aussi
instruit qu’aimable, né le 22 février 1784, à Shrewsbury, dans le New-
Jersey ; ses ancêtres étaient français, originaires de la Normandie, et
comme ceux du baron de Chaudoir et du célèbre naturaliste américain
Say, ils étaient huguenols et furent obligés de fuir leur patrie pour jouir
de la liberté religieuse. Il publia dans différents recueils des articles sur
la Botanique, les Mammifères, les Oiseaux, les Reptiles et les Insectes.
Il habita longtemps la Géorgie, où il fit une belle collection d'Insectes
qu’il apporta avec lui à Paris en 1828, et qu’il offrit généreusement à
M. le comte Dejean. Il s’occupa alors d’une Histoire générale et icono-
graphique des Lépidoptères et des Ghenilles de l'Amérique septentrionale,
en s’associant le nom du D" Boisduval, mais il en était l’auteur réel. Son
dernier ouvrage est publié dans le Boston Journal of Natural history,
vol. V, 1845, p. 32, c’est À Monography of the North American His-
teroides, où il décrit 75 espèces, dont les figures sont dessinées avec soin
par son fils. Il est décédé à Philadelphie le 21 novembre 1860.
Le D’ John Lawrence Leconte est né à New-York le 13 mai 1895: il
n’était âgé que de quelques semaines quand sa mère mourut ; son père
Ann, Soc. ent. Fr. — Avril 1884.
572 | A. SALLÉ.
l’entoura de ses soins, et, quand il fut en âge, il le mit au collège Sainte-
Marie, dans le Maryland, où il étudia et en sortit gradué en 1842. De
bonne heure il montra un goût décidé pour l'étude des sciences natu-
relles, que son père ne fit qu’approuver et encourager; cependant il fit
de rapides progrès dans l’étude des langues et des mathématiques. Après
avoir fini ses études, il revint dans sa ville natale, y étudia la médecine
et la chirurgie, au College of Physician and Surgeon de New-York, et y
reçut le titre de Docteur en 1846. Mais l’histoire naturelle et les voyages
ayant beaucoup plus d’attraits pour lui que la médecine, il fit, avec son
père, de la géologie, de la minéralogie et surtout de l’entomologie.
Evo 1843, il fit un voyage dans l'Ouest; en 1844 il entreprit d'explorer
les territoires éloignés de l’Union : il commença par le Lac Supérieur,
qu’il remonta, et s’avança jusqu'aux sources de Mississipi. L’année sui-
vante, 1845, il fit un voyage le long de la Rivière Plalte, au Fort Laramie,
et se dirigea jusque près de la base des Montagnes Rocheuses de l’Arkan-
sas. Retournant par cette rivière et la route de Santa-Fé, il suivit presque
la trace des pas de Say, et eut la bonne fortune de retrouver en grande
partie les espèces d’Insecles décrites par ce naturaliste, dont les types
avaient été détruits et dont il n’en existait que peu d’authentiques dans
les collections.
En juin 1848, il se joignit à l’Expédilion Agassiz et visita pour la
troisième fois le Lac Supérieur; de juin à octobre il fit une ample moisson
d’'Insectes. Ces matériaux, récoliés autour de l’entière circonférence du
Lac et ceux recueillis dans ses précédents voyages, lui fournirent de quoi
faire une Faune des Coléopières de cette région, qui parut en 1850 dans
le Voyage au Lac Supérieur du grand naturaliste de Neuchâtel. Les bois
n'étaient pas très productifs, mais les nombreux ruisseaux qui se jettent
dans le Lac y amenaient des quantités d’Insectes qui, étant noyés et
poussés par le vent et les vagues, venaient s’échouer sur la plage. Cette
chasse était si productive qu’une fois, en moins d’une heure, il ramassa
plus de trois cents Coléoptères et un grand nombre d’autres Insectes.
En novembre 1849, il partit pour San-Francisco, via Chagres et Panama.
Durant le mois de décembre il trouva peu d’Insectes, malgré ses
recherches assidues pour se procurer une série de Coléoptères des
environs de la ville de Panama, mais il v récolta quelques animaux
. marins.
En juillet 1850, il fit, de San-Francisco, un envoi à son père d'environ
Notice nécrologique sur John L. Leconte. 573
10,000 Coléoptères dans l’alcool, que celui-ci piqua et prépara en atten-
dant le retour de son fils. Il revint en septembre 1851, après avoir
exploré les environs de San-Francisco, San-José, San-Diego, Vallecitas,
le Désert du Colorado, et reconnu, au milieu de grands périls, les rives
du Rio-Colorado, depuis sa jonction avec le Gila jusqu’à la mer; ce fut
le premier voyageur qui ait pu remonter le cours du Rio-Gila jusqu’au
village des Pimas; il a eu ses deux chevaux et ses bagages volés par les
Indiens, ce qui l’obligea à faire 30 milles à pieds nus pour regagner le
camp, se nourrissant d’épis de maïs vert. Une excursion qu'il fit, du
Fort Yuma jusqu’à Tucson, lui donna un faible résultat entomologique,
la saison n’étant pas favorable.
A son retour à New-York, il publia les Ténébrionides et les Histé-
rides, puis les Cicindélides et les Carabides de son voyage, dans les
Annals of the New-York Lyceum of Natural History, vol. V, 1851,
p. 127. Il n'avait rapporté avec lui que sa collection, laissant ses
doubles à San-Francisco, pour lui être envoyés, mais ils furent détruits
en juillet 1852, dans le second grand incendie qui brûla la moitié de
cette ville.
Un de nos amis, John A. Guex, d’origine suisse et fixé à New-York,
avec lequel j'étais en relation depuis longtemps, avait, par une grande
activité et ses échanges avec Melly, Mniszech, de Chaudoir, etc., réussi à
se faire une belle collection, qui était toujours à la disposition du D' Le-
conte qui venait s’enfermer dans le cabinet de Guex et y travaillait des
journées entières; c’est là qu'il trouva des points de comparaison pour
rédiger et publier sa classification des Longicornes et des Carabiques.
C’est en 1852 que le père et le fils quittèrent New-York pour aller se
* fixer à Philadelphie; c’est aussi à celle époque qu’il m’envoya les bro-
chures qu’il avait publiées, et depuis ce temps-là j'étais en relation avec
l'excellent ami que nous venons de perdre. Le 24 juin 1854, je leur fis
une visite à Philadelphie, dans leur demeure, 321, West Locust Street;
j'y fus accueilli avec la plus grande cordialité et eus l'honneur de voir
le respectable père, alors âgé de 70 ans. Je trouvai là Motschulsky, qui
y était depuis trois semaines, occupé à nommer le produit des chasses
qu’il venait de faire dans les différents États de l’Union, surtout du Sud.
Leur collection était alors d'environ 7,000 espèces, arrangées avec beau-
coup de soin. L’Academy était près de chez eux, au coin de Broad et
George Streel ; nous y fimes une courte visite, et, après, nous allâmes
faire une promenade délicieuse à Fairmount Park, sur les bords de la
574 A. SALLE.
Schuylkill River, où est établi le magnifique Water Works qui fournit
l’eau à la ville. j
En 1855, Leconte emporta la collection de Guex à Philadelphie et lui
donna asile, en attendant que son propriétaire vint lui-même fixer sa
résidence dans cette ville. On prépara à l’Academy of Natural Sciences un
local pour la recevoir, et quand elle y fus installée, le 21 novembre 1855,
Guex la donna à l’Academy; elle était bien classée et composée de 17,000
espèces de Coléoptères, accompagnée d’un catalogue. 11 la donnait à la
condition qu’elle aurait son local à part et qu’il en aurait la pleine jouis-
sance jusqu’à la fin de ses jours. Guex n’a pas profité longtemps de celte
combinaison, car il est mort le 24 mars 1857.
En avril 4857, le D' Leconte est parti pour le Honduras pour y prendre
des Noies géologiques pour le compte de la Compagnie du chemin de fer
interocéanique, exploralion faite scus la direction de feu J.-C. Trautwine;
il publia ses observations dans le rapport de cette expédition. Il visita en
même temps, près la petite ville de Virlud, la Fuente de Sangre, et rendit
compte de ses observations qui sont consignées dans l’ouvrage de Squire
Nicaragua. M. J. Laferrière, dans son livre de Paris à Guatemala, 1877,
in-8°, p. 98, dit : En 1857, le D' Leconte, un de nos compatriotes, visita
la grotte, etc. Il conclut, d’après le nom, que c’élait un français. Pendant
les quelques mois qu’il y resta il trouva peu de Coléoptères, ils étaient
rares, mais les Reptiles y étaient abondants.
Après ce voyage survinrent quelques changements dans sa vie : il perdit
son père, et se maria en 1861. Mais il publia beaucoup jusqu'au moment
qu’éclata la guerre de sécession ; alors il prit du service et entra dans le
corps médical de l’Armée des États-Unis, el m'écrivit de Chester, Pen’,
qu'il était là comme chirurgien de volontaires à la tête d’un hôpital de
1,000 lits, et qu’il était content de pouvoir dire qu'il le tenait en excel-
lente condition ; mais il ajoutait : « Pour moi, plus de ma chère science,
ni de plaisantes descriptions jusqu’à la fin de cette maudite rébellion;
je ne suis qu'à 14 milles de Philadelphia, mais je n'ai que quelques
heures par semaine, pour voir ma femme et mon enfant, quand je vais
en ville pour les affaires du Gouvernement. » Il fut promu au grade
de lieutenant-colonel en 1863 : on l’envoya à Saint-Louis, M°, comme
inspecteur médical; il m’écrivait alors : « J’ai occasion de voyager beau-
coup, mais toujours sans avoir le temps de faire des collections. » Il en
fut ainsi jusqu’à la fin de la guerre, en 1865.
En mai 1867, il devait venir en Europe avec sa famille, son passage
Notice nécrologique sur John L. Leconte. 575
était même retenu, quand des amis l’engagèrent tellement à partir avec
eux pour faire des observations géologiques pour le tracé et l'extension
de l’Union pacific Railway, Eastern division, sous le général W.-W. Wright,
ingénieur en chef de la Compagnie, qu’il partit et consacra l’été et l’au-
tomne à cette exploration. Son rapport à été publié a part.
La santé de M”° Leconte, qui laissait beaucoup à désirer depuis son
retour, l’obligea à revenir passer deux hivers dans le sud de l’Europe ;
cette fois il l’accompagna et arriva à Paris, avec sa famille, le 49 novembre
1869; ils partirent presque aussitôt pour Alger, de là allèrent passer
l’hiver au Caire ; en mars 1870 ils partirent pour Naples, puis pour Rome,
et vinrent passer la belle saison à Lausanne. La guerre et la situation de
Paris le gênèrent un peu, quoiqu'il n’interrompit pas ses études, car
durant son séjour en Europe il visita toutes les collections et fit quelques
travaux. Il publia à Londres : À List of Coleoptera collected in Van-
couver’s Island by Henry et Joseph Matthews. Au British Museum il exa-
mina les types de Kirby, de Newman et de Walker et quelques-uns à
Paris. Il publia : Synonymical Notes on North American Coleoptera. Il
étudia aussi le singulier parasite du Castor, Platypsilla castoris Rits., qui
venait d’être découvert et qui était pour les uns un Aphaniptère, lui
en fit un Coléopière, et publia son mémoire dans les Proceedings of the
Zoological Society of London, 1872, p. 799, pl. LxvixI.
Après un séjour de deux mois en Angleterre, il alla rejoindre sa famille
à Bruxelles, revint à Paris en 1871 et repartit pour Rome. En passant à
Lyon, il visita Muisant et Perroud. De Rome, il alla à Florence, à Venise,
à Vienne et à Munich, pour retourner en Suisse. Il revint une dernière
fois à Paris le 28 avril 1872; alors nous eûmes le plaisir d'examiner un
cerlain nombre de Coléoptères américains. Avec sa mémoire prodigieuse,
il donna beaucoup de noms dans plusieurs collections. 11 repartit pour
l'Amérique le 27 septembre 1872.
En 1876 je lui fis une seconde visite à Philadelphie, et j’eus le plaisir
de passer plusieurs journées agréables avec lui : nous revimes toute sa
collection. Je lui signalai une importante collection de Coléoptères du
Brésil à l'Exposition du Centenaire, dans laquelle se trouvait un Hypoce-
phalus qu’il étudia, et reconnut que ce n’était pas un Longicorne, mais
un insecle appartenant à une famille distincte qui avait des liens de rela-
tions avec les Clavicornes et les Serricornes, et qu’il mettrait dans le voisi.
nage des Rysudes el Cupes; il (rouvail impossible de Ie faire rentrer
576 A. SALLÉ. — Notice nécrologique sur John L. Leconte.
dans un arrangement linéaire (voir son Mémoire dans les Transactions of
Amer. Ent. Society, vol. V, nov. 1876, p. 209).
Dans l’automne de 1877, il a souffert d’une maladie de foie et de fièvres
intermittentes qui le firent maigrir considérablement et l’affaiblirent beau-
coup. Cependant il recouvrit la santé et travailla plus fort que jamais,
car il accepta en 1879 une place de sous-inspecteur à la Monnaie de
Philadelphie, ce qui l’occupait tous les jours jusqu’à 3 heures. Malgré
cela il fit une nouvelle édition plus complète de sa Classification of the
Coleoptera of North America, entièrement revue. Il associa à ce grand
travail son ami et élève, notre collègue le D' Geo.-H. Horn, qui aujour-
d’hui devra continuer sa tâche en faisant des élèves. Ge grand travail
publié, il semblerait qu’il avait rempli ses obligations ici-bas, car depuis
lors il fut atteint de légères attaques d’apoplexie qui finalement l’enle-
vèrent à sa famille et à ses amis le 15 novembre 1883.
Peu d’entomologistes ont décrit autant d’espèces nouvelles que le doc-
teur Leconte, puisqu'il nous a fait connaître presque toule une faune,
soit environ 5,000 espèces et près de 500 genres, dont les types, excepté
une vinglaine, sont tous dans sa collection, qu’il a léguée au Museum of
Comparative Zoologie à Cambridge, Mass.
Leconte était très bon et n’a jamais entamé de polémique pour défendre
ses opinions; il disait que tôt ou tard on reconnaîtrait qui avait raison.
Il était membre honoraire de presque toutes les Sociétés entomologiques.
Président de l’American Association for (he Advancement of Sciences
en 4874, il fit en se retirant un discours remarquable sur la relation
paléontologique et la distribution géographique des Coléoptères. Il prési-
dait aussi plusieurs Commissions scientifiques, et, malgré ses nombreuses
occupalions, il trouvait encore du temps pour nommer des Insectes à de
jeunes commençants.
La mort de Leconte est une perte irréparable : il est assez connu de
tout le monde pour ne pas en dire davantage.
La liste de ses ouvrages entomologiques par M. Samuel Henshaw,
ayant élé publiée par Geo. Dimmock, nous dispense de la reprodure ici.
2€ PARTIE.
BULLETIN DES SÉANCES
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE
Recueilli par M. E. DESMAREST, Secrétaire
———————————————————_——" ——" —————"—"————— ———"" —————"——— ————————"————————— "©—— —
Année 1883
—C$$0-
MEMBRES DIU BUREAU
Président. 0120. .1... MMS V SIGNORET.
Vice-Président. . . . . . aps Je Édouard LEFÈVRE.
Secrétatres ns en At: pipe E. DESMAREST.
1% Secrétaire adjoint . . . . . . . H. Lucas.
2° Secrétaire adjoint. . . .. . .. A.-L. CLÉMENT.
DFÉSONEET Se te NE SAT RE INR L. BuQuET.
Archiviste-Bibliolhécaire . . . . . A. LÉVEILLÉ,
Archiviste-Bibliothécaire adjoint. . J. BOURGEOIS.
CES ae ARR
Séance du 4® Janvier 1883.
Présidence de M. V. SIGNORET.
* M. Leprieur occupe le fauteuil de la Présidence et donne lecture de la
lettre suivante adressée à la Société par M. L. Reiche, Président pour 1882,
qui ne peut, à son grand regret, assister à la séance :
Messieurs,
Au moment de quilter le siège présidentiel, auquel vos suffrages m'ont
(1883) 2° partie, 1.
[I Bulletin entomologique.
fait l’honneur de m'appeler pour la sixième fois, je tiens à constater que
l’harmonie qui n’a cessé d'exister parmi vous et les convenances qui ont
toujours été observées m'ont rendu ma tâche très facile. Je vous en
remercie et vous prie de voter des remerciments aux membres du Bureau
qui m'ont prèté leur appui et dont le dévoüment à la Société entomolo-
gique est toujours le même, c’est-à-dire complet.
Je remets en même temps au Président de 1883 le livret indiquant
les numéros des obligations que possède la Société, etc.
Après celte lecture, M. Leprieur cède le fauteuil de la Présidence à
M. V. Signoret, Président pour 1883, qui, avant de faire suivre l’ordre du
jour de la séance, prononce les paroles suivantes :
Messieurs et chers Collègues,
Je vous remercie de l’honneur que vous m'avez fait en m'appelant de
nouveau aux fonctions de Président.
Permettez-moi de ne voir dans cette nomination que le souvenir des
rapports amicaux qui m'attachent depuis de longues années à la Société
entomologique et aussi un nouvel encouragement pour les travaux que je
consacre à l’étute des Hémiptères. Je constate avec plaisir que le nombre
des entomologisies qui s’adonnent à l'étude de cet ordre d'insectes
augmente chaque jour, et il serait à désirer qu'il en fût ainsi pour d’autres
ordres encore trop négligés.
De nouvelles Sociétés d'Entomologie se fondent en France et à l’étran-
ger; que ce soit pour nous un molif de plus d’émulation; développons
nos Annales le plus possible, et soyons convaincus qu’à l’augmentation
de nos publications correspondra une augmentation du nombre des socié-
taires.
Je crois répondre au sentiment général de la Société en proposant dé
voter des remerciments à notre Doyen le Président sortant, à tous les
membres du Bureau et aux membres de nos diverses Commissions.
La Société accueille ces deux allocutions par des applaudissements una-
nimes, en ordonne l’impression dans le Bulletin, et décide que des remer-
ciments sont adressés aux membres de son Bureau, de son Conseil et de
ses diverses Commissions pour l’année qui vient de se terminer.
M. E, Desmarest secrétaire, donne ensuite lecture du procès-verbal de
a précédente séance (27 décembre 1882), qui est adopté par la Société.
Séances de l’année 1885. HI
Nécrologie. On annonce la mort de notre collègue M. de Valdan, géné-
ral de brigade en retraite, qui avait été reçu membre en 1856, et qui est
décédé subitement le 5 janvier 1883 à l’Isle-Adam (Seine-et-Oise).
Rapport, M. L. Buquet, trésorier, rend compte de sa gestion de 1882
en faisant connaître les recettes et dépenses effectuées pendant l’année
précitée :
Messieurs,
J'ai l'honneur de vous soumettre, pour la quarantième fois, conformé-
ment aux dispositions du décret du 23 août 1878, qui nous reconnaît
comme Jnstitulion d'utilité publique, le compte général des Recettes el
des Dépenses de l’année de 1882.
Ce compte se résume comme suit :
Les RECETTES (état ci-annexé n° 4) se composent :
4° Du solde en caisse au 31 décembre 14881. . . .. 4,064 fr. 97 c,
2° Des cotisations antérieures à 1882. . . . .. .. 629 19
9° d° de l'annee 1882201 4e ee ce 0e 6,826 »
&° Des libérations définitives, au nombre de cinq. . 1,909 »
5° Des sommes perçues tant pour laffranchissement
des Annales ae du BEN... bee h24 7" 70
6° Des sommes perçues pour lirages à part de mé-
moires (texte et planches). . . . . . . SAN 78 LOT UBE
7° Des sommes perçues pour la vente de numéros tri-
mestrels Annales, eus ess 1,098 »
8° Des sommes perçues pour la vente de 61 exeri-
plaires du tome 1° de la Faune Bedel. . . . . . 305 .»
9° Des arrérages de 92 obligations nominatives des
chaines de. l'Ouest QE... SOS PS 1,338 GO
mr
ATÉDONTEAUS ele MU NES OM NS 13,849 fr. 92 c.
ee lag ee
(t) Dans ces arrérages, le produit de la vente de la Collection de Lépidoptères
de feu Alexandre Pierret, généreusement donné: à la Société par M. Pierret père,
figure pour la somme de 300 francs, applicable à l'entretien et à l'accroissement
de notre BibHothèque.
IV Bulletin entomologique.
REDOTE AMEN ide M B812 02e.
10° Des arrérages de 16 obligations au porteur des che-
mins Je re UM ONE eee EUR 199 68
11° Des arrérages des rentes nominatives 3 0/0 (legs
Diibesard) SEM RMANIPAENER RSR ANT AS 900 »
12° Des arrérages des rentes nominatives 5 07/0 (don
TADONEUS) ER LE En PR CON TR RER 900 »
13° De la subvention du Ministère de l’Instruction pu-
DAGUE DE RSS S EPS ee PS 000 »
44° De la subvention du Ministère de l’Agriculture. . 600 »
45° De la subvention de M. V. Signoret. . . . . . .. 300 »
EG mu
Total des recettes. . . . . . . . 46,012 fr, 60 c.
Les DÉPENSES (état ci-annexé n° 2) ont eu pour objet :
4° L’impression et la couverture de quatre trimestres
d’Annales (4° trimestre 1881, 1°", 2° et 3° tri-
mestre 4882), du Bulletin bi-mensuel, etc. (1). 6,823 fr. 90 c.
2° La gravure, le tirage et le coloriage des planches
qui accompagnent les qualre trimestres d’An-
nales mentionnés ci-dessus, elc. . . . . .. .. 1,947 »
ANépOnter TNReUINOENE 8,770 fr. 90 c.
EEE
(1) Cette somme se décompose comme suit :
4° Impression et corrections. , . . . . «+ s : + , , . 9,298 fr. 25 c.
9° Notes du volume. . . ce 418 55
3° Changements aux Bulletins. . . . . . . . . .. ie 292 »
L° Pages supprimées (Annales et Bulletins). . . . . . 170 »
SeNBibliopnaphie EL LADIES NE RNCS EC RUR 1020
6° Bulletins bi-mensuels. . . . . .. . . . . . . . .. 524 »
AMEXITANS S Reese del Cle MC rs 474 50
SVDIVELS MUR PNEU SR ARENMNUEE LES ES ENÉRE QE Er 304 60
HO IIDA re EN MENT 6,823 fr. 90 c.
2,
——_——
Séances de l’année 1883.
Reports. se. 0 + 0
3° Les frais relatifs au loyer, aux contributions mobi-
lières et à l’assurance, concernant le service de
la Bibliothèque et le dépôt des Annales. . . ..
4° Les dépenses faites pour l'achat d'ouvrages, reliures
et autres, applicables au service précité. . . .
5° Les allocations attribuées, à titre d’indemnité, au
Secrétaire et au Trésorier, ainsi que le traite-
ment du gardien de la salle des séances. . . . .
6° L’affranchissement, pour la France et l’Étranger,
des Annales et du 1° volume de la Faune des
Coléoptères du bassin de la Seine par M. L.
BEEN SE ST RAA ds ne AN RSA
7° L’affranchissement du Bulletin bi-mensuel et frais
se rattachant à son envoi, . . . . . .. be: à
8° L’affranchissement de lettres et circulaires. . . . .
9° L'achat, par suite de libérations, de 5 obliga-
tions 3 0/0 des chemins de fer de l'Ouest et
ASIN TOUS SN EC US AS 22 NES
10° Les dépenses occasionnées par l’achat de timbres
pour reçus et recouvrements de cotisations,
étrennes, leteMeuseNSTCu CNENOE eNErs
11° Le Prix Dollfus, pour 1881, décerné à M. Edmond
André pour son ouvrage intitulé : Species des
Hyménoptères d'Europe et d’ Algérie (1° volume).
Total des dépenses... . . . . ..
RÉSUME.
RE CELTES Se PONNTERNMIRESE) M ECTS ERA QR
DÉPENSES MU eue le elle et 0e BR tes
Solde en caisse au 31 décembre 18892, .
v
8,770 fr. 90 c.
612 920
12 90
1,898 95
278 . 01
267 97
442 19
4,853 »
479 05
300 »
44,726 fr. 40 c.
16,012 fr. 60 c.
14,726 A0
ne
1,286 fr. 20 c.
eee
VI Bulletin entomalogique.
- En terminant ce rapide exposé, je ferai remarquer que, malgré mes
réclamations réitérées, il reste encore à recouvrer :
4° Sur les cotisations antérieures à 488%, .. 4... | A98fr. »c.
99 nr celles de ASS STAR EU EN RAM 768 »
Total, L2 L L1 LI L2 L L1 LD L L 966 fr. » Ce
Quoi qu’il en soit, Messieurs, vous reconnailrez avec moi, du moins
e l'espère (tous mes efforts ayant constamment tendu à ce but), que la
situation financière de notre Société est, comme par le passé, aussi
satisfaisante que possible.
La Société, aux termes des Statuts (Règlement, art. 95 ct 98), renvoie
l'examen des comptes du Trésorier à son Conseil, qui lui présentera un
rapport dans sa prochaine séance.
Communications. M. J. Künckel ŒHerculais offre à la Société le
4° volume de sa traduction française de l'ouvrage de Brehm, intitulé :
Merveilles de la Nature, les Insectes, les Myriapodes, les Arachnides et
les Crustacés, ouvrage orné d’un très grand nombre de planches et de
figures dans le texte, qu’il vient de publier, et qui sera bientôt suivi d’un
second et dernier volume. (Librairie J.-B. Baillière et fils.)
— M. Ch. Brisout de Barneville envoie la description suivante d’une
nouvelle espèce de Goléoptères français :
PERITELUS LEVEILLEI. — Elongatus, subdepressus, albido-squamosus ;
rostro capite paulo longiore, subparallelo, obsoleie sulcato, pterygüis pro-
minulis ; fronte minute foveolato; oculis parum convexis. Thorace lon-
giore, lateribus subparallelis, perparum rotundutis, remote profunde punc-
tato. Elytris ovatis, punctato-striatis; antennis robustis, bicoloribus,
artic. 1° fun. 2° dimidio longiore, ab K° artic. nigro-pilosis, scapo cur-
vato perparum clavato, clava minus crassa, oblongo-ovata acuminata.
Tibiis anticis extus truncalo-rolundatis, æqualiter hispidis, posticis apice
angulo post. truncato, longius flavescenti-hispido, apicali breviter nigro-
hispido ; tarsis sat angustis. — d'. Subtus impressus, tibis post. intus
serrato-granulatis. — Long. environ 5 mill.
Cette espèce est très voisine des P. prolimus et adusticornis; elle se
distingue du premier par sa taille moindre, sa massue antennaire plus
Séances de l’année 1883, VII
courte, ses élytres beaucoup moins longues, ses tibias et ses tarses plus
étroits; du deuxième par ses plérygies moins saillantes, son rostre plus
parallèle, obsolètement sillonné, son prothorax bien plus long et ses
élytres un peu plus allongées.
Découvert par MM. Maurice Sédillot et Albert Léveillé à Bourg-Saint-
Andéol (Ardèche).
— Le même membre indique également les synonymies suivantes :
Crypltophagus lapidarius + Reït. — montanus Ch. Bris.
Crypiophagus gracilis Reit., bonne espèce qu’il avait rapportée à tort
à lapidarius Fairm.
Spaniophænus (Gryptophagus) amplicollis Gh. Bris. = Spaniophænus
(Cryptophagus) lapidarius Fairm.
Mitomermus Raymondi Gaut. = Gathormiocerus curvipes Woll.
Trachyphlœus spinosulus Gaut.—Trach. laticollis Bohm.—GCGette espèce
a été réunie à tort au T, scabriculus.
Ces diverses réunions ont été faites d’après les types.
— M. H, Lucas communique les trois notes suivantes :
4° Je fais passer sous les yeux de la Société un WMelolontha vulgaris $
vivant qui à élé trouvé dans une tranchée faite dans une des allées du
Jardin-des-Plantes, le 8 janvier, à un mètre de profondeur environ: il a
été rencontré par M. Gouhault, jardinier en chef au Muséum.
9° Dans mon Essai sur les Animaux articulés de l’île de Crête, Revue
et Magasin de Zoologie, tirage à part, p. 55, n° 58 (1853), je cite comme
ayant été trouvé dans celte île le Julodis Olivieri Gast., Rev. Entom. de
Silberm., t. III, p. 161, n° 17 (1835); Cast. et Gory, Hisi. Natur. et Ico-
nogr. des Coléopt., t. I, p. 29, pl 8, fig. 35 (1837). Ge n’est pas à cette
espèce que doit être rapporté ce Buprestide, mais bien au Julodis Iveni,
Mannerh., Énumérat. des Buprestides, Bullet. de Moscou, t. VIII, p. 24
(1837); Casteln. et Gory, Hist. Nat. et Iconogr. des Goléopt., t. IV, D29:
pl. 4, fig. 1 (1841). Je tiens celte synonymie de notre obligeant collègue
M. Meyer-Darcis.
3° Je montre également plusieurs Lamellicornes appartenant au genre
VII! Bulletin entomologique.
Lethrus, qui sont encore très peu répandus dans les collections; ce sont
les Lethrus geminatus Kraatz et lævigatus Ballion. Ces deux espèces, qui
font partie des collections entomologiques du Musée de Paris, auxquelles
elles ont été données par M. Meyer-Darcis, ont été rencontrées dans les
environs de Samarkand (Turkestan),
— M. E. Reilter, de Müdling (Autriche), adresse la note suivante, dont
la Société décide l'impression complète dans le même Bulletin :
Dans le Bulletin de la Société entomologique de France, 1882, n° 41,
p. 425, M. le D' Schaufuss, de Dresde, a présenté diverses remarques
synonymiques auxquelles je répondrai par les observations suivantes :
4) M. le D' Schaufuss, qui ne connaît la réunion de son Paramecosoma
balearica au Leucohimatium elongatum que par le n° 4 de la Revue
coléoplérologique, aurait pu voir que je les avais déjà réunis dans le
Wien. entom. Zeit., I, p. 67 et p. 168. Dans sa description du P. balea-
rica, l’auteur insiste sur la présence d’élytres ponctuées-striées ; ce carac-
tère, absolument étranger au genre Paramecosoma, évoque immédiate-
ment l’idée de quelques autres Cryptophagides, notamment des Leucohi-
matium. Mais j'ai voulu suivre le conseil de mon honoré collègue et j'ai
de nouveau étudié la question, ce qui m'a fait voir qu’il avait décrit le
Cryptophilus integer sous le nom de Paramecosoma balearica.
Je ne pouvais naturellement pas supposer, lors de ma première inter-
prétation du balearica, que M. le D° Schaufuss ne connaissait pas le
Cryptophilus integer, si commun dans le Sud et que tout le monde
connait.
2) M. le D' Schaufuss ne veut pas admettre l'identité des Anophthalmus
Acherontius Schf. et Rettteri Mill. 1° parce que M. Miller décrit les angles
du thorax comme « rectangulaires » dans le Reëtteri, tandis que, dans
l’Acherontius, M. Schaufuss les indique comme « très proéminents » :
2° parce que M. Miller ne dit pas que les siries des élytres soient « ponc-
tuées » chez le Reitteri. Y a-t-il donc une différence suffisante entre des
angles thoraciques « rectangulaires » ou « très proéminents » ? Quant à
la ponctuation des stries, si M. Miller n’en parle pas, c’est qu’on la
retrouve plus ou moins à chaque Anophthalmus. Il ne saurait en résulter
que la description soit « fausse », par la simple raison qu’on ne peut taxer
de fausselé une chose qui n’a pas été dite.
Séances de l’année 1888. 1X
D'ailleurs la description de l’Acherontius prouve bien que l’auteur ne
soupçonnait pas l'existence du Reïtteri ; autrement il eût fait ressortir les
différences qui séparent ces deux insectes, tous deux de petite taille, tous
deux des grottes de Croatie. Les grottes de cette région ne contiennent,
à en juger par les connaissances actuelles, qu’une seule espèce de petite
taille.
3) M. le D' Schaufuss proteste contre la réunion du Gonatocerus com-
munis Schf. au Bryaxis basalis King. Les descriptions s'accordent mot
pour mot. King nomme son espèce « piceo-castanea » et M. Schaufuss
nomme la sienne « ferruginea »; ce n’est pas, comme le prétend M. le
D° Schaufuss, une différence sérieuse et qui s'oppose à leur identité.
Non seulement King mentionne la conformation extraordinaire des
antennes, mais il la rappelle par le nom de « basalis »; il en donne même
une figure, ce qui, à ma grande surprise, a échappé à M. le D’ Schaufuss.
Tant de preuves ne devraient-elles pas lui suffire, et faudra-t-il, pour
maintenir l'espèce commune de M. Schaufuss, trouver en Australie une
espèce qui réponde mieux encore à la description de King, alors que
celui-ci a déjà décrit 17 Bryaxis du même continent ?
_ Qu'il me soit permis de dire encore quelques mols en réponse aux
remarques contenues dans le Bulletin de 1882, n° 13, p. 146 :
4) Les observations sur les Bryaxis indiens resteront sans valeur tant
que M. le D° Schaufuss ne pourra pas nous faire connaître les différences
sexuelles, les seules qui puissent servir de base à la détermination des
espèces. J'ai vainement prié M. Schaufuss de les indiquer.
Il n’y a pas de doute que les Bryaxis Baumeisteri, cordata et mamilla,
dont je possède en partie des exemplaires authentiques, correspondant à
des descriptions beaucoup trop vagues, soient différents sexes d’une seule
et même espèce, identique elle-même à la Bryaxis rufa Schmidt. M. le
D' Schaufuss a complètement passé sous silence cette dernière espèce,
ainsi que tous les Psélaphides de Schmidt.
De simples affirmations non justifiées ne prévaudront pas, je l'espère,
auprès de mes collègues contre les observations que j’ai faites, avec preuves
à l'appui.
5) Le Bryaxis siamensis Schf. est sans le moindre doute le B. fonensis
Schf., et tous deux sont synonymes de PB. sphaerica Motsch, Pour de
x Bulletin entomologique.
plus amples détails, je prie le lecteur de voir : Verandl. der zool. bot.
Gesellsch. Wien, 1882 page 291, où j'ai motivé très explicitement la
réunion de ces espèces.
8) Je maintiens encore que Metaxoides Schf. — Mestogaster Schmidt.
M. le D' Schaufuss s'appuie sur ce que le quatrième segment abdominal
de Mestogaster doit se trouver presque complètement caché, tandis que
dans Metaxoides Schf. ce segment, suivant une reclification récente, doit
êlre le plus large ainsi que le premier. Cet argument nous prouve la
légèreté des énoncés de M. Schaufuss et le peu de confiance que lon peut
y avoir, car Schmidt décrit les segments dorsaux qui, à partir du troi-
sième segment visible, prennent une telle inclinaison que, vus d’en haut,
on peut à peine les apercevoir, tandis que M. Schaufuss parle de segments
ventraux, qui sont, il est vrai, de même conformation dans Mestogaster
et Metaxoides, avec la seule différence que M. le docteur Schaufuss prend
ici le véritable deuxième segment pour le premier, comme cela lui est
arrivé avec beaucoup d’autres Psélaphides.
9) Dans le Nunquam otiosus, p. 454, M. Schaufuss dit que les genres
Gamba et Jubus devront probablement être réunis; je ne connais aucun
de ces deux genres, et cette réunion a été faite d’après son propre juge-
ment. Les différences citées dans l'ouvrage mentionné me paraissent
de trop peu d'importance, et même, pour parler franchement, ne me
semblent être que sexuelles, car Gamba doit se distinguer de Jubus par
un métathorax élevé, non caréné, et des antennes plus grosses, à massue
de 5-6 articles. Mais le premier caractère est décidément sexuel et le
second très probablement aussi et ne peut être considéré comme caractère
générique, parce que ces parties sont sujettes, dans certains genres, à
diverses modifications.
40) Si M. le D' Schaufuss voulait consulter les ouvrages récents et se
tenir au courant de la littérature actuelle, il verrait probablement que la
règle qui compte le plus d’adhérents est celle qui veut que deux noms de
genres identiques ne puissent coexister dans les limites de l’entomologie
générale.
— M. J. Bourgeois adresse la description suivante d’une nouvelle espèce
de Lycide :
PLATEROS AFRICANUS, NOV. sp — Elongatus, parallelus, depressus,
Séances de l’année 1883. XI
nitidiusculus, brevissime pubescens, piceo-niger, elytris sordide flavis,
longius pubescentibus ; fronte inter oculos profunde transversin impressa ;
antennis breviter hirsutis, fiiformibus, articulis haud compressis, à
secundo paullo longiore, sequentibus obconicis multo breviore ; prothoruce
nitidiore, subquadrato, longiludine basi fere aequali, apicem versus vix
angustato, antice. subrotundato, basi utrinque leviter sinuato, lateribus
reflexis, fere rectis, angulis anticis retusis, poslicis subacutis, disco laevi,
gibbula transversa ante basin utrinque ; scutello subquadrato, apice inte-
gro; elytris elongatis, 9-costatis, costis alternis ad basin elevatioribus,
intervallis sat regulariter quadrato-punctatis. — d. Hucusque invisus. —
©. Abdominis segmento ultimo triangulari: — Long. 6 mill,; lat. 1 3/4
mill,
Aîfric, orient, : Choa (Antinori).
Voisin du P. gracilis G Waterh. (Trans. ent. Soc., 1878, p. 407),
mais distinct par sa forme plus étroile, son pronotum non ou à peine
transverse, avec les angles postérieurs moins saillants, le 3° article de ses
antennes beancoup plus court, elc.
C'est la première espèce du genre signalée d'Afrique.
— M. Charles Oberthür adresse la noie suivante, dont linsertion com-
plète est décidée pour lé même Bulletin :
M. le D' Charles Nodier, notre collègue, a bien voulu, pendant la der-
nière et pénible campagne qu’il vient d'effectuer dans la région du Haut-
Sénégal, récolter pour moi quelques Lépidoptères. Un grand intérêt
s’attachant pour les Français à ces contrées, que des missions militaires
et scientifiques explorent presque constamment, et où il est question de
construire une voie ferrée, j'ai cru devoir remettre à la Société entomo-
logique de France communication de la liste que j'ai dressée des espèces
de papillons capturées par M. le D' Charles Nodier.
Les deux stations autour desquelles M. Nodier à pu chasser sont : Les
Khayes, à 850 kilomètres par le fleuve, à l’Est de Saint-Louis, et Badoumbe,
éloigné de 240 kilomètres des Khayes, toujours en longeant le fleuve et
en suivant la direction de l'Est.
La faune lépidoptérologique des Khayes et de Badoumbé à beaucoup
de points de ressemblance avec celle de l’Arabie, de l’Abyssinie, de l'Égypte
et aussi du Sud de l’Algérie.
XII Bulletin entomologique.
Les papillons ont une tendance à être de taille plus réduite au Soudan
occidental que dans les autres pays où volent les mêmes espèces. Cette
observation s'applique surtout aux Piérides ; quelques individus, dans
celte famille, sont au moins moitié plus petits que ceux des espèces sem-
blables et qu’on rencontre sur la côte orientale d’Afrique.
Le caraclère général de la faune des Khayes et de Badoumbé est abso-
lument désertique.
Les mêmes espèces ont souvent été capturées aux Khayes et à Ba-
doumbé, et, au point de vue des papillons, la différence faunique entre
ces deux localités paraît peu appréciable.
I. RHOPALOCEPA.
Pieris tritogenia Klug. Terias Brigitta Cramer.
— pigea Boisduval. — sencgalensis Boisduval.
— mesentina Cramer. Danaïs Alcippus Linné.
— Creona Cramer. Acræa serena Fab.
Anthocharis Eupompe Klug. Hypanis Polinice Cramer.
— Evarne Klug. Juniona OEnone Cramer.
— Eïione Boisduval. Chrysophanus Perion Cramer.
Idmais Amelia Lucas. Lycæna Theophrastus Fab.
Callosune Ione Godart. — Plinius Fab.
Lycæna Lysimon Hübner.
— Nodieri Oberthür, sp. nov. — Très voisine de Calice Hopfier
(Peter’s Reise nach Mozambique ; Insectes, pl. xxvi, fig. 4 et 5),
mais bien distincte par la disposition des points noirs sur les
ailes inférieures. En dessous, dans Galice, on constate que Îa
série des taches ponctiformes basilaires est reliée à la série des
taches marginales par deux points noirs assez gros situés près
du bord antérieur des ailes inférieures. Ces points manquent
dans Nodieri. En dessus, dans Galice, un lavis noirâtre joint la
macule confluente basilaire à celle, également confluente,
marginale, tandis que, dans Nodieri, l'espace blanc qui descend
de l’aile supérieure, absolument comme dans Galice, se continue
Séances de l'année 1880. XIIL
à l’aile inférieure sans être arrêlé ou interrompu par le lavis
noir qu’on remarque dans Calice.
Deudoryx Anta Hew. Fphtima Asterope Klug.
Pterygospidea, sp. nov.?, voisine de Djelælæ Wallengren.
IT. HETEROCERA.
Ægocera rectilinca Boisduval. Agarista amabilis Drury.
Chærocampa Eson Cramer.
Syntomis, Sp. nov.?, entre Natalii Boisduval et Cerbera Linné.
Ophiusa algira Linné. Cyligramma limacina Guenée.
Hyperythra, sp. nov.?, grise comme Eunomaria Guenée, du Bengale,
mais ayant plutôt la forme de limbolariu Guenée, du même
pays.
Tephrina Martinaria? Oberthür. — Variété, ou espèce extrêmement
voisine de celte Phalénite algérienne.
Macaria, sp. nov., très voisine de maligna Butler, du Japon.
— M. V. Signoret fait remarquer que, dans les Annales du Musée
civique de Gênes, 1880, p. 539, il a décrit un Ectatops nigroscutellatus
de Nouvelle-Guinée. Il n’a rien à changer quant au nom spécifique, mais
il a commis une erreur pour le nom du genre : au lieu d’Ectatops il faut
lire Astacops Boisduval ; ce dernier genre est un Lygéide facile à distin-
guer par la présence des ocelles et par les nervures de la membrane,
tandis que l’autre entre dans les Pyrrhocorides, reconnaissable à l’absence
des ocelles et par les nervures plus ou moins bifurquées.
Membre recu. M. Alphonse Bonhoure, étudiant en droit, boulevard
Haussmann, 82 (Coléoptères d'Europe), présenté par M. L. Bedel. —
Commissaires-rapporteurs : MM, Léveillé et Simon.
Assistant reçu. M. Gabriel Ancelet, rue Vitruve, 64, présenté au Pré-
sident par M. L. Buquet, au nom de M. le D' Alexandre Laboulbène, et
dont l’admission est ratifiée par la Société. (Art. 5 du Règlement.)
XIV Bulletin entomologique.
Membre démissionnatre pour 4885. M. Henri Donckier de Donceel, à
Bruxelles, qui avait élé reçu membre en 1879.
Assistant démissionnaire pour 4883. M. Charles Richard, qui avait été
reçu en 1882.
Séance du PA Janvier 1888.
Présidence de M. V. SIGNORET.
M. Fayol, ingénieur des mines à Commentry (Ailier), assiste à la
séance.
Rapports. 4° M. Maurice Maindron, rapporteur de Ja Commission du
Prix Dollfus pour 4882, donne lecture du travail qui suit :
Messieurs,
Le mercredi 47 janvier, la Commission du Prix Dollfus s’est réunie à ja
Bibliothèque de la Société, 42, rue du Gherche-Midi, pour le concours de
1882. Étaient présents à la séance : MM. Desmarest, de Gaulle, Léveillé,
Maurice Maindron, de la Perraudière, Sédillot, D° Sénac. — MM. Bedel et
Fairmaire avaient adressé au Président de la Société leurs démissions de
membres de la Commission, ne pouvant être à la fois candidats et juges.
Au scrutin secret et à la majorité absolue des suffrages, la Commission
propose à la Société les candidats au Prix Dollfus dans l’ordre suivant
1° M. L. Bedel;
9° M. Léon Fairmaire:
3° M. Künckel d'Herculais.
Le travail de M. Bedel a été reconnu par la Cominission comme le plus
digne des suffrages de la Société. La Faune des Coléoptères du Bassin de
la Seine est un travail qui se recommande aux entomologistes par son
intérêt local, et aux débutants par les tableaux de caractères simples et
précis, qui leur permettent d’arriver à déterminer facilement le genre et
aisément l’espèce. M. Bedel à eu le courage, après avoir déjà traité des
Séances de l’année 1883. XV
Carnivora, d'entreprendre une des familles les plus ingrates et les plus
inextricables : celle des Rhynchophores. Tous les collectionneurs voudront
encourager l’auteur de ce bon travail.
La Commission propose en second lieu la nouvelle édition de la Faune
élémentaire des Goléoptères de France par M. L. Fairmaire. L’éloge du
travail de notre savant collègue n’est plus à faire. Qu'il nous sufise de
dire que cette édilion remaniée et augmentée sera un guide précieux pour
les commençants, Tout le monde à pu apprécier la bonté de ce travail
qui est le vade mecum de tout entomologiste débutant.
En troisième ligne est venu se placer le beau travail de M. Küncke
d’Herculais. out en regrettant que l’entomologie générale, si négligée,
n'ait pas obtenu encore le Prix Dollfus, la Commission n’a cru devoir
présenter cette œuvre, excellente pourtant, qu’en troisième ordre, s’ap-
puyant sur ce que la traduction des Merveilles de la Nature de Brehm
n’était pas une œuvre française originale. La préface est un travail ori-
ginal, et, de même que les notes et les remaniements, se recommande
par la lucidité Ge son exposition et la précision dans la méthode qui dis-
tinguent l’auteur de l'Histoire des Volucelles. Malheureusement ce travail
de science pure ne pourrait servir à uu jeune collectionneur, qui, plus
soucieux de connaître le nom d’un insecte que son évolution et ses mœurs,
ne saurait {rouver dans ce grand travail une détermination pour un
insecte.
Quant à l’intéressant mémoire de M. Lucante : Essat géographique sur
Les Cavernes de France et de l'Étranger, la Commission n’a pu qu’en recon-
naître le mérite. Ce travail a paru s'éloigner du but proposé par le fonda-
teur du Prix. Nous trouvons en effet dans cet ouvrage des observations
pleines d’intérêt, mais nous devons reconnaitre que ce travail ne peut
être d'aucune utilité aux débutants. Aucune description n’accompagne
les noms d’Articulés cavernicoles cités; et d’ailleurs on pourrait objecter
avec raison que l’Essai géographique des Cavernes de France, etc., porte
sur une des portions les moins importantes de notre faune entomologique,
et partant l’une des moins accessibles aux débutants en entomologie, dans
l'intérêt desquels M. Dollfus semble avoir voulu fonder particulièrement
son Prix.
La Société, aux termes des arlicles 59 et 13 de son Règlement, décide
que la nomination du lauréat du Prix Dollfus pour 4882 aura lieu dans
la séance du 28 février 1883. Tous les membres français ont droit de
XVI Bulletin entomologique
prendre part à ce vole, qui aura lieu au scrutin secret et à la majorité
absolue des suffrages, soit directement, soit par correspondance.
— 9° M. Maurice Sédillot, rapporteur du Conseil, lit le rapport suivant :
Messieurs,
Le Conseil, en conformité de nos Staluts, s’est réuni le 17 de ce mois
pour examiner les comptes du Trésorier pour l’année 1882. Ges comptes
ont élé publiés dans le dernier Bulletin; il est donc inutile de les repro-
duire ici. Je me bornerai à faire remarquer une fois de plus combien la
tâche du Conseil a été facilitée par La clarté des comptes qui lui ont été
soumis ; mais en même temps cette clarté lui a permis de relever quelques
chiffres sur lesquels je voudrais attirer votre attention.
En 1882, sur un chiffre de 44,519 fr. en recettes, 8,770 fr. ont élé
dépensés pour l'impression de nos Annales (texte et planches); le surplus,
soit 5,742 fr., a été employé, sauf l’encaisse actuel de 4,200 fr., en frais
divers, justifiés sans doute (1), mais dont le total vous paraîtra peut-être
bien considérable par rapport à la somme consacrée à nos publications.
Et à ce sujet vous vous souvenez, Messieurs, que notre Président,
en prenant possession du fauteuil à la dernière séance, engageait la
Société à développer ses Annales, persuadé à bon droit que l’accroisse-
ment de nos publications amènerait une augmentation correspondante du
nombre de nos sociétaires. Le développement de nos Annales dépend
surtout du prix de la feuille d'impression ; or, pan de nos collègues
trouvent son prix de revient trop élevé.
Cette critique n’est pas nouvelle; déjà au commencement de 1880,
M. Signoret, rapporteur du Conseil, eut, à ce sujet, une conférence avec
notre imprimeur, et il faut avouer, Messieurs, que les avañtages obtenus
alors par notre collègue n’ont guère profilé à la Société.
J'ai constaté en effet, dans les comptes de celte année et dans ceux de
l’année dernière, des prix en contradiclion avec ceux consentis en 1880.
Pour les tableaux synoptiques, la surcharge primitive de un franc par
page avait été réduile à 50 centimes; cependant le prix de un franc figure
encore sur des factures des deux dernières années.
oo
(4) Voir le compte détaillé au précédent Bulletin.
Séances de l'année 1883. XVII
. Les bois intercalés dans le texte sont l’objet d’une taxe supplémentaire
de un franc chaque, alors que d’autres imprimeurs les considèrent comme
impression courante et que notre imprimeur lui-même ne les faisait payer
l’année dernière que cinquante centimes.
Les remaniements au Bulletin, pour lesquels notre imprimeur, M. Papin,
a réclamé 254 heures de travail supplémentaire, soit plus de.10 heures
par Bulletin, sont comptées un franc l'heure, tandis que le prix habituel
est de 75 centimes dans les meilleures imprimeries de Paris.
Enfin, Messieurs, ces différents suppléments portent le prix de notre
feuille à 410 fr. environ, chiffre bien élevé que nous livrons à votre
appréciation.
Il y a là, je crois, Messieurs, des réformes importantes à étudier, des
économies sérieuses à réaliser, et nous pourrons peut-être oblenir ainsi
les progrès matériels que vous désirez lous pour notre Société,
En terminant, j'ai l'honneur de vous proposer, au nom du Conseil :
4° D’approuver les comptes de volre Trésorier et de lui en donner
décharge ;
2° D’autoriser la conversion de 10 obligalions au porteur en obligations
nominatives ;
8° Et enfin, Messieurs, de voter des remerciments à notre Trésorier
pour le zèle qu’il n’a cessé de déployer dans la gestion de vos finances.
Les conclusions de ce rapport sont adoptées par la Société, et des
remerciments sont votés au Trésorier, M. L. Buquet, — En outre, la
Société décide que son Conseil se réunira pour étudier les questions
relatives à l’impression des Annales relatées dans le rapport,
Lecture. M. E. Ragonot offre à la Sociélé un ouvrage monographique
qu’il vient d'entreprendre sur les Phycidæ et Galleridæ du monde entier,
comprenant les descriptions de toutes les espèces qui ont été publiées
jusqu’à ce jour et celles d’un grand nombre d'espèces inédites, de toutes
provenances, qu’il a pu réunir.
Notre collègue fait remarquer que, grâce à la bienveillance extrême
avec laquelle les entomologistes les plus distingués lui ont communiqué
les types originaux décrits par eux, il a pu étudier en nature les trois
(1885) 2° partie, 2,
XVII Bulletin entomologique.
quarts énviron des espèces connues, et-que pr obablement Hautes malé-
riaux lui parviendront dans le cours de son travail.
“ ]la ainsi réuni les types des riches collections de MM. Zeller, Stau-
dinger (comprenant des types de Lederer, Herrich-Schaeffer, Christoph,
etc.), Millière, Mabille, lord Walsingham, Oberthür (comprenant les types
de Guenée), Rogenhofer, Erschoff, Mann, Druce, Moore, Fernald, Snellen
et autres; en outre il a pu étudier également les espèces de po et
de Grote au British Museum.
Il n'existe aucun ouvrage d'ensemble sur les Phycidæ el Bulle
M. Zeller, l’éminent lépidoptériste de Stetlin, a établi le premier les
bases de la classificalion actuelle en 1837, puis en 1846 et 1848; depuis
lors un très grand nombre d’espèces ont été publiées un peu partout, en
Europe, en Amérique et en Australie, mais personne n’a essayé de coor-
donner toutes ees éspèces, sauf feu von Heinemann, mais il avait restreint
ses études aux espèces d'Allemagne et de Suisse. :
Âctuellement il existe une telle confusion dans la classification, que les
entomologistes les plus sérieux ne sayent plus où placer les nouvelles
espèces qu'ils décrivent et, le plus souvent, se contentent de mettre un ?
devant les noms de genres, et ils Gone en outre Hénou d'erreurs
de synonymie.
M. Ragonot fait appel à tous les lépidoptéristes pour lui communiquer
de nouveaux matériaux ainsi que les renseignements utiles pour établir
d’abord la liste des espèces de la France avec leurs époques d'apparition,
chenilles, etc., el ensuile celle des autres espèces d'Europe et du monde
entier. -
I compte joindre à son travail un assez grand nombre de planches
coloriées.
Communications. M. Charles Brongniart fait la communicalion sui-
vante :
Dans la séance du 13 décembre 4889, j'ai eu l'honneur de présenter à
la Société un nouvel insecte des terrains carbonifères de Commentry
(Allier). Cet insecte, dont la taille atteignait 28 centimètres, se rappro-
chait beaucoup des Phasmiens acluels. Je le décrivis sous le nom de
Titanophasma Fayoli. Malheureusement il était impossible de dire si ce
fossile était ailé ou aplère, Bien que beaucoup de Phasmes vivants soient
Séances de l’année 1883. XIX
aptères, j'étais porté à croire qu’il n’était pas dépourvu d'ailes, car jusqu'à
présent on n’a pas trouvé d'insectes aptères dans les couches du terrain
houiller. |
Une nouvelle découverte faite à Commentry vient encore à l’appui de
mon opinion, M. Fayol m'a envoyé une aile gigantesque qui s'accorde
parfaitement pour les dimensions avec le Titanophasma Fayoli, Mais il
y à une raison plus sérieuse qui me fait dire que cette aile a dû appar-
tenir à un Tétanophasma ou à une espèce très voisine. En effet, je pos-
sède un insecte de Commentry, qui, par les caractères de son corps, se
rapproche des Phasmiens, et par conséquent du Titanophasma, et dont
les organes du vol présentent une nervation très semblable à celle de
cette grande aile qui n’avait pas moins de 18 centimètres de long sur
6 centimètres de haut.
J'appellerai l'attention de la Société sur un fait nouveau relatif à ce
Phasmien que j'ai décrit en 1878 sous le nom de Protophasma Dumasti.
Les Phasmes actuels sont aptères ou ailés, Dans ce dernier cas ils pré-
sentent quatre ailes. Les deux antérieures sont rudimentaires et réduites
à de simples écailles. Les: ailes de la seconde paire, au contraire, sont
très grandes et divisées en deux parties : le champ antérieur coriacé, qui
offre des nervures presque parallèles, souvent divisées, et le champ posté-
rieur, qui se replie en éventail sous le champ antérieur, et qui présente
des nervures droites et disposées en rayonnant autour du point d’attache
de l’aile.
J'avais décrit le Protophasma Dumasii comme ayant des élytres. Grâce
à un nouvel échantillon de Protophasma, qui s’écarte du précédent par
des caractères assez importants pour me permettre de lui donner le nom
de Pr. Woodwardii, j'ai pu constater que ces deux espèces avaient les
ailes de la première paire aussi grandes que celles de la seconde paire.
Ce que j'avais pris pour l’élytre du Pr. Dumast n’élait autre ehose que
la base de l’aile de la première paire.
Le Protophasma Woodwardii a les quatre ailes pliées et $e recouvrant :
le Pr. Dumasii présente, d’une part, l’aile droite de la première paire
entière et la base de l'aile gauche, et, d'autre par!, une des ailes de la
seconde paire complète.
Dans l’une des prochaines séances je présenterai un mémoire sur les
Phasmiens de l’époque carbonifère.
A la suite de cette communication, M. Brongniart fait passer ne les
xx Bulletin entomologique.
yeux de la Société des échantillons d’insectes fossiles, que M. Fayul,
ingénieur-directeur des mines de Commentry, vient de lui apporter à la
séance. Plusieurs sont d’une conservation remarquable.
— M. Peragallo, de Nice, adresse des remarques sur les mœurs de deux
insectes :
1° Dans un flacon bouehé à l’émeri, que j'avais oublié depuis quarante-
cinq jours au retour d’une chasse faite le 27 octobre 1882 dans nos envi-
rons, j'ai trouvé vivant encore une femelle de Capnodis tenebricosa que
j'avais capturée sur une pousse de cerisier, et qui était ainsi restée un
mois et demi sans nourriture aucune et presque sans air.
2° Le 9 novembre dernier, il est éclos dans mon cabinet de travail, à
Nice, un magnifique exemplaire du Latipalpis pisana. Comme les boise-
ries de la maison que j’habite datent de vingt ans et que je ne brûle que
de l'olivier fraîchement coupé, je suis amené à penser que cet insecte a
accompli ses transformations dans l'olivier. La température a dû la hâter,
car elle n’est jamais descendue cet hiver plus bas que 5 degrés au-dessus
de zéro, et dans la matinée elle a varié de 12 à 45 degrés.
— M, J. Bigot adresse les deux nolices suivantes :
1° Descriplion d’un nouveau genre de Diptères de la tribu des Syr-
phides :
Genus EURIMYIA (nov. gen., mihi) (edprs—puræ).
Generis Tropidiæ (Meigen et auctor.) sémillimum, differt : facie ros-
traté Rhingiarum modo, rostro capite parum longiore ; femoribus pos-
licis valdè incrassatis, dente Tropidiarum sublus destitutis; alarum
venà quartà longitudinali sinuosä, undè cellulä posticä primä ferè pedi-
formt videtur.
Très voisin du genre Tropidia (Meigen et auctor.), il en diffère par
le prolongement conique et acuminé de la face, un peu plus long que
l'axe de la tête et tout à fait semblable à celui qui caractérise le genre
Rhingia ; par les cuisses postérieures fortement renflées, comprimées,
dénuées en dessous de l’épine saillante propre aux Tropidias ; enfin, par
la sinuosité assez prononcée de la quatrième nervure longitudinale posté-
ricure de l’aile (Rondani), ce qui donne à la première cellule postérieure
Séances de l’année 1883. XXI
une figure légèrement pédiforme. Yeux nus. Front large. Troisième seg-
ment Done notablement élargi. Palpes filiformes,
E. RHINGIOÏDIS & (nov. sp., J. Bigot). — Long. 8 mill. — Antennis
obscure rufis, basi fuscanis ; palpis et haustello, nigris; fronte fuscä ;
facie flavido pruinosä, genis nigris ; thorace nigro opaco, vittis quatuor
pallide flavis ornato; scutello fulvo, basi fusco; calyptris et halteribus
sordidè albidis ; abdomine nigro, maculis utrinque tribus, subtrigonis ,
testaceis , tertiis cinereo-tinclis, segmento ultimo cinerascente ; trochan-
teribus nigris; pedibus fulvis, femoribus anteriorum et intermediorum,
basi, tibiis tarsisque, apicè, femoribus posticorum, in medio et tibiis,
pariter apice, nigro pictis; alis pallidissime fulvidis.
Antennes brunes, troisième segment roussâtre, chèle noir; front brun,
verlex noirâtre ; face d’un jaune doré pruineux, joues d’un noir luisant ;
trompe et palpes noirs; thorax d’un noir opaque, semé de poils rous-
sâtres, quatre bandes longitudinales d’un blanc jaunâtre, les latérales
notablement plus larges que les intermédiaires, flancs noirâtres à reflets
gris ; écusson fauve à base noire et longs poils clairssemés, roussâtres :
cuillerons et balanciers blanchâtres; abdomen noir, deuxième segment
avec, de chaque côté, une macule trigonale fauve, troisième avec une
macule semblable grisälre au sommet, quatrième, également de chaque
côté, avec une demi-bande grisâtre et le bord postérieur gris, comme
les segments suivants, les bords de chacun des susdits segments un peu
Juisants ; pieds fauves ; hanches noires; base des cuisses antérieures et
intermédiaires, largement, extrémilé des tibias et des tarses, noires, cuisses
postérieures avec un large anneau médian, noi>, libias postérieurs avec
un anneau semblable, mais beaucoup plus étroit, et l'extrémité, noirs,
les tarses ici entièrement noirâtres ; ailes entièrement roussâtres.
Un spécimen, découvert par M. Lancelevée, d’Elbeuf (Seine-Inférieure),
aux coteaux d’Orival, sur les fleurs d'Ombellifères, fait actuellement
partie de sa collection.
2° Notes critiques :
Mon savant collègue et docte critique le professeur J. Mik (Wiener
Entom, Zeit., 1883, Jänner, p. 20, etc.), montre en quelques lignes,
d'une part, qu’il n’a pas lu avec une suffisante attention les considéra-
tions développées en tête de mon récent travail sur les Anthomyzidæ
XXII Bulletin entomologique.
(Dipt. nouv. ou pet connus, Anh. Soc. ent. Fr., 4882, p. 5-22); d'autre
part, qu’il ne partage pas mes idées relativement à la place que peuvent
occuper, dans la classification générale de l’ordre, les genres Roeselia,
Actia, Melia et Phytomyptera : mais, comme il n’appuie ses dires sur rien
de précis, et que l'exemple qu’il croil pouvoir tirer du genre Psilopus
n'est certes pas heureusement choisi, j’imiterai sa concision, êt je me
bornerai à déclarer que nos nos à ce SES sont absolument diver-
gentes,.
S'il eùt bien saisi le sens de ma note sur le genre Céenostylum (Macq.,
Dipt. Exot.), il eût pu reconnaître facilement que je n’ai jamais voulu le
caser AVEC les Conopsidæ ! Les opinions, y relatives, de Gerstaecker, ne
sauraient avoir de valeur, attendu que le {ype unique de ce très curieux:
Diptère n’a jamais passé sous les yeux du savant docteur.
Enfin, quelques-uns de mes nouveaux noms de genres, si j'en juge
d’après les sic mis entre parenthèse à leur suite, n’ont pas eu la bonne
fortune de trouver grâce devant lui; je le regrette, et je me borne à
répéter le vieil adage : De gustibus haud disputandum !
Membres recus. 4° M. Simon Cambournac, à Narbonne (Aude) (Coléo=
ptères de France), présenté par MM. Valéry Mayet et L. Bedel. — Com-
missaires-rapporteurs : MM. Fairmaire et Simon;
2° M, Poirier, docteur en médecine, à Avize (Marne) (Entomologie
générale, Surtout Goléoptères d'Europe), présenté par MM. Guillot et Ém.
Deyrolle, — Commissaires-rapporteurs : MM, Desmarest et Fairmaire,
Séance du 14 Février 1883.
Présidence de M. V. SIGNORET,
M. le D' C.-A. Bouthery, de Langeais (Indre-et-Loire), assiste à la
séance. te:
Nécrologie. On añnonce la mort de M. le professeur F.-W. Mæklin,
Séances de l’année 1883, XXI111
bien connu par ses travaux sur les Strongyliniens et sur les Coléoptères
recueillis en Sibérie par l'expédition de Nordenskiôld, décédé à Helsingfors
à l’âge de soixante-deux ans. :
Lectures. M. L. Fairmaire donne lecture de la notice nécrologique du
D' Cartereau, notice dont il avait été chargé par la Société,
— M. Ernest Olivier adresse la description d’un Coléoptère du genre
Paussus (P. Jousselini), travail accompagné de figures.
Communications. M. L. Bedel donne la description d’un Coléoptère
nouveau du genre Hygrobia Latr. (Pelobius Schh.) :
On sait que les Hygrobia constituent, suivant la classification récente
du D' G. Horn, une famille à part, formant, avec les Amphizoidae, un
groupe de transition entre les Carabidae et les Carnivora aquatiques.
M. l’abbé A. David avait déjà retrouvé le genre Amphizoa en Asie; il y
a découvert également une espèce nouvelle d’Hygrobia qu’il m’a géné-
reusement offerte et que je suis heureux de pouvoir lui dédier.
HYGROBIA DAVIDI, n. Sp. — Nigra, capite rufo, palpis, antennis pedi-
busque testaceis ; sutura epistomatis distincta ; prothorace basi truncato ;
scutello libero, triangulari; elytris aequatis, subopacis, profunde, ad api-
cem tenuissime, punctatis ; sutura haud elevata; corpore subtus ruguloso,
nitidulo. — &. Art. 1-8 tarsorum anter. et intermed. dilatatis, subtus
indumento flavo vestilis.
Tête légèrement luisante, très finement et densément ponctuée, entière-
ment ferrugineuse en dessus, en partie rembrunie en dessous; suture de
l’épistome bien tracée. Palpes et antennes testacés. Pronotum entièrement
noir, peu brillant, ruguleux, sur les bords, fortement transversal, sub-
sinueusement rétréci en avant, tronqué à la base; angles postérieurs sail-
lant légèrement en dehors. Écusson noir, en triangle subéquilatéral,
Élytres unies, ovoïdes, atténuées en avant, entièrement d’un noir de-poix,
ternes, alutacées, à ponctuation bien nette, profonde, devenant très fine
en arrière ; suture non saillante. Dessous du corps noir de poix, ruguleux,
médiocrement luisant ; saillie prosternale non lancéolée, linguiforme, pré-
sentant, en arrière, une trace de carinule médiane. Pattes testacées,
hanches antérieures et intermédiaires de même. — Long. 9 4/2 mill,
® Chine : province de Kiang-Si; un seul mâle (A. David).
XXIV Bulletin entomologique.
Du même groupe que l'Hygrobia tarda Herbst, mais distinct par la
disposition des couleurs, par ses élytres unies, très nettement ponctuées,
sans rebord élevé le long de la suture, par la forme de la saillie proster-
nale, etc. : diffère des deux espèces australiennes, Australasiae CI. et nigra
Cl., par son pronotum tronqué et son écusson découvert.
— M, le docteur Sénac fait eonnaître quelques modifications à apporter
au catalogue des espèces du genre Pèmelia :
4° Les Pimelia interstincta, coordinata, inæqualis el plinthota, indi-
. quées dans le Catalogue Gemminger et Harold comme originaires de Tur-
comanie, proviennent en réalité d’Anatolie, d’où elles ont été rapportées
par Wiedemann. Consulter à ce sujet le travail où Fischer de Wal-
dheim a décrit ces espèces (Bull. de la Soc. de Moscou, 1837, cah. IV).
M. Kraatz avait évité cette erreur, puisque dans sa Révision des Téné-
brionides il donne à ces insectes leur véritable patrie.
9° La P, cristata décrite par moi en 4882, dans nos Annales, l'avait
déjà été, en 1884, par M. Kraatz, sous le nom de Podhomala Fausti. Ce
dernier nom ayant la priorité doit être adopté.
3° La P. Dejeani Sol. est une espèce à supprimer. Sur les trois indi-
vidus de la collection Solier, et dont deux sont marqués comme étant les
types, un de ceux-ci est absolument identique à la P. interstitialis (9 de
grande taille). L’autre type, auquel le troisième individu est semblable,
n’est autre que la P. grandis Klug, d. Il provient d’Abyssinie. Je possède
un autre individu de cette dernière espèce qui provient du pays des
Bogos; la P. grandis n’habite donc pas exclusivement l'Égypte.
h° La P. oxysterna Sol., dont j'ai pu voir le type unique dans la collec-
tion de M. de Marseul, est également à supprimer, ainsi que la descrip-
tion pouvait le faire prévoir. Le type n’est autre qu’une P. cephalotes Pall.
dont les antennes ont perdu les touffes de poils allongés de leurs 3°, 4° et
5° articles, circonstance assez commune. Solier a sans doute été trompé
par la mention erronée que porte le type (Barbarie).
— Le même membre ajoute que, au moment de mettre la dernière
main à la première partie de son travail monographique sur les espèces
du genre Pimelia appartenant à la première division de Solier, il serait
très reconnaissant à ses collègues qui voudraient lui communiquer des
MP RES
Séances de l’année 1883. XXV
espèces douteuses appartenant à ce groupe : Pémelia à tarses postérieurs
plus ou moins comprimés latéralement.
— M. René Oberthür adresse la note suivante, contenant la description
de deux espèces nouvelles de Curculionides appartenant au genre Pachy-
rhynchus :
4° P. PLurus R. Oberthür. — Long. 13 mill.; larg. 6 mill. — Diffère du
P. biplagiatus Guérin (Rev. Zool., 1841, p. 216) par sa taille moindre, ses
élytres plus acuminées en arrière, à base et à extrémité noires: celle-ci
parsemée de quelques taches formées par des squamules d’un vert doré
et non pas ornée de maculations nombreuses comme dans biplagiatus ;
plus gibbeuses, uniformément rouges en leur milieu. Prothorax un peu
plus allongé, plus ponctué et un peu rugueux transversalement vers sa
base. Pattes un peu plus grêles. Têle munie d’un sillon médian se pro-
longeant davantage vers la partie antérieure et plus prononcé. .
Cette espèce, qui provient de la Nouvelle-Bretagne, a été prise à tort
par M. Baies (Proceedings Zool. Society, 1877, p. 154, pl. xx1v, fig. 8)
et par M. Fairmaire pour le P. biplagiatus des îles Salomon, dont elle
est spécifiquement bien distincte. Le P. biplagiatus est du reste très exac-
tement figuré dans le Magasin de Zoologie, 1849, pl. 95.
2 P. GoNSTELLATUS R. Oberthür. — Long. 16 1/4 mill.; larg. 7 4/4.
mill. — Cette belle espèce, qui était indiquée dans la collection Mniszech
comme provenant des îles Fidji, est au P. chrysomelas Montr. ce que le
P. biplagiatus est au P. Plutus.
Elle diffère du P. chrysomelas par sa taille plus forte, la dépression
antérieure de la têle moins accentuée, ses squamules d’un vert blanchâtre
mais non dorées, plus nombreuses sur la surface des élytres: ces der-
nières un peu moins gibbeuses et plus allongées, et le sillon longitudinal
entre les yeux moins apparent.
— M. Henri Brisout de Barneville présente la description d’une nou-
velle espèce de Nanophyes et des remarques sur une espèce déjà connue :
1° NANOPHYES MARTINI, Sp. nov. — Long. 4 mill. environ. — Ovatus,
testaceo-ferrugineus, parce albido-pubescens, antennis testaceis, funiculo
guinque-ærticulato, clavæ apice obscuro, thorace immaculato, lateribus
XXVI Bulletin entomologique.
obliquis, distincte, minus crebre punctulalo, elytris pallide testaceïs,
interstitiis planis, pedibus coxisque testaceis, femoribus uni- aut bispinu-
losis, pectore abdomineque nigris, ultimo segmento lutescente, tarsis nigri-
cantibus.
Cette espèce diffère bien du manutissimus par le funicule de ses
antennes qui est de cinq articles ; elle se place près du tetrastigma, dont
elle diffère par le manque de taches sur les élytres ; sa taille est aussi
un peu inférieure.
Pris sur le Tamarix, à Biskra, et rapporté par le D' Charles Martin.
9° Le Nanophyes setulosus n’est pas une variété du 4-vérgatus, comme
je l’avais pensé. Il s’en distingue par une pubescence plus épaisse, duve-
teuse ; les deux traits postérieurs noirs des élytres sont rapprochés ; mon
exemplaire n’a pas les taches du prothorax mentionnées par M. Tournier,
Égypte.
— M. H, Lucas communique une note sur un insecte de l’ordre des
Névroptères :
Il a été déjà plusieurs fois question dans le Bulletin de la Société,
p. xovir (1880), p. cxxxvr (1881), p. 251 (1882), de l’Embia Soliert, qui
habite le midi de la France, a été capturée jusque dans les Pyrénées-
Orientales à une assez grande altitude, et dont on ne connaît pas encore
l’état parfait,
Dans l'ouvrage de Pictet, ayant pour titre : Traité de Paléontologie,
j'ai trouvé dans l’atlas la figure d’une Embia à laquelle Pictet et Berendt
ont donné le nom d’Embia antiqua, t. A, p. 370, pl. 40, fig. 28 (4854),
En étudiant comparativement cette larve à l’état fossile, on voit qu’elle
rappelle par sa forme l'Oligotoma Saundersi Weslw., Trans. Linn. Soc.;
vol. XVII, p. 373, pl. 41, fig. 2 (183/), et par le développement de ses
antennes et le nombre d'articles qui les composent l’Oligotoma Michæli,
décrit et figuré par M. Mac Lachlan, in Linn. Societ. Journ. Zool., vol. XII,
p. 388 et 384, pl. 24, fig. 4 (1877), et dont ce savant a connu les trois
états, loc. cit., pl. 24, fig. 1, 2, 3. Elle a aussi une certaine analogie
avec le genre Olyntha de Gray, représenté par une seule espèce, l'Olyn-
tha brasiliensis, Trans. Linn. Societ., vol. XVII, p. 873, pl. 11, fig. 3
(1837), Mais le Névroptère avec lequel ce fossile a le plus de ressemblance
Séances de l’année 1883. XXVIT
est l'Embia Solieri Ramb., Hist. Nat. des Ins. Névropt., p. 313 (1849): en
éffet, il rappelle tout à fait la forme de cette espèce avec laquelle il ne
pourra être confondu par ses antennes qui sont plus allongées, car ces
organes repliés le long du corps dépassent presque le métathorax, tandis
que chez l’Embia Solieri ces mêmes organes placés dans la même posi-
tion ne dépassent pas le mésothorax.
Il est extrêmement intéressant de rencontrer dans l’Ambre jaune une
larve du genre Embia qui rappelle par sa forme l'Embia Solieri de la
France méridionale, et par la longueur de ses antennes et le nombre des
articles qui les composent l'Oligotoma Michæli qui a pour patrié les
Indes orientales.
En terminant j’ajoulerai qu’on connaît déjà à l’état fossile un assez
grand nombre de Névropières à métamorphoses complètes, mais je ne
crois pas que d’autres espèces du genre Embia, Névroptères à métamor-
phoses incomplètes, aient été signalées par les naturalistes depuis la
publication du travail de M. Pictet,
— Le même membre fait passer sous les yeux de la Sociélé plusieurs
variétés extrêmement curieuses du Thais Polyxena Schiffermiller. Ges
variétés, encore très peu répandues dans les collections, ont pour patrie
l’île d'Eubée, où elles ont été découvertes par M. de Mimont. C’est sous les
noms de T'hais Polymnia var. Millière et Thais Mimonti subvar. Millière
que ces Lépidoptères, déposés dans les collections du Musée de Paris, lui
ont été envoyés par M. de Mimont.
Décision. MM. Éd. Lefèvre et E. Simon sont adjoints à la sous-commis-
sion du Conseil chargée d'étudier les questions relatives à l’impression
des Annales.
Membres recus. 1° M. T.-L. Casey, 4419, k, stréet, N. W., à Washing-
ton, D. G. (Coléoptères de l'Amérique du Nord), présenté par M, L. Bu-
quet, — Commissaires-repporteurs : MM. Sallé et Tappes ;
2° M. Edmond Delaby, rue Neuve, 10, à Amiens (Somme) (Coléoptères
du département de la Somme), présenté par M. L. Bedel. — Commissaires-
rapporteurs : MM. Ch. Brisout de Barneville et E, Simon;
3° M. Charles Millot, rue des Quatre-Églises, 28, à Nancy (Meurthe-
XXVIIT Bulletin entomologique.
et-Moselle) (Entomologie générale, surtout Coléoptères et Lépidoptères),
présenté par M. L. Buquel. — Commissaires-rapporteurs : MM. Leprieur
et Fallou.
Séance du 28 Février 1883.
Présidence de M. V. SIGNORET.
M. Power, de Saint-Ouen-de-Thouberville, assiste à la séance.
Communications. M. L. Fairmaire fait part à la Société d’une lettre
qu’il vient de recevoir de notre collègue M. Raffray, actuellement vice-
consul à Tamatave (Madagascar); sa santé est toujours bonne, malgré le
surcroît de travail qui lui incombe à cause de l’absence du consul. Il
donne quelques détails sur ses chasses qui ne sont pas aussi fructueuses
qu’il espérait, parce qu’il ne peut s’absenter et que son rayon de recher-
ches est limité. Néanmoins il a déjà récolté un certain nombre de Poly-
bothris et pas mal de Longicornes. Mais sa capture la plus intéressante
est celle des Pogonostoma, au nombre de sept espèces. Voici ce qu’il
en dit :
« Les Pogonostoma vivent dans l’intérieur des forêts el courent le long
des troncs des arbres non abattus ; ils se tiennent élevés sur leurs grandes
pattes, les antennes en avant et généralement la tête en bas. Il faut les
voir de loin, car dès qu’ils aperçoivent la moindre des choses, ils vont
sur le côté opposé de l’arbre, et si vous tournez ils tournent aussi, de
sorte qu’on ne les voit plus dès qu’on est près de l'arbre, Leurs mouve-
ments sont d’une vivacité extraordinaire, mais ils ne volent pas comme
on l’a dit, ou du moins ils font très rarement usage de leurs ailes, et c’est
seulement quand, serrés de très près, ils se voient sur le point d’être pris
qu'ils s’élancent à terre plutôt qu’ils ne volent, mais c’est fort rare, je le
répèle, et, sur plus de 100 Pogonostoma, je n'en ai jamais vu que trois faire
usage de leurs ailes. Rarement ils cherchent à gagner le sommet de
l'arbre: une fois à terre ils semblent mal à l'aise et embarrassés de leurs
grandes pattes, ils courent moins vile que sur la surface lisse d’un tronc
d’arbre, et ceci est tellement vrai que je les ai rarement trouvés sur des
arbres à écorce raboteuse ou garnie de mousse. Presque jamais ils ne
Séances de l'année 1883, XXIX
circulent perpendiculairement le long d’un tronc, ils suivent toujours une
ligne en spirale et m'ont rappelé complètement les Tricondyles de la
Malaisie; ils ont absolument les mêmes allures, mais plus rapides.
« Voici maintenant comment je fais pour les prendre : quand j’aperçois
de loin un Pogonostoma sur un arbre, j'y cours et j’embrasse le tronc avec
mes bras de façon à l’empêcher de monter; cela l’oblige au contraire à
descendre, el quand il est à terre je le capture facilement, mais il est très
difficile de le prendre sur le tronc lui-même. Si je ne puis embrasser un
tronc trop gros, j'appelle à mon aide les hommes que j'ai toujours avec
moi, nous cernons l'arbre et finissons par prendre le Pogonostoma, qui a
beau tourner et mulliplier ses spires, mais qui trouve de tous les côtés une
main ouverte pour le saisir »,
— M. H. Lucas communique la note suivante, relative à un Hymé-
onptère social :
On sait que les insectes sont attirés la nuit par la lumière d’une lampe
ou d’une lanterne et qu’ils viennent en plus ou moins grand nombre se
faire prendre, se brûler les antennes, les patles et même les organes du
vol. L’atlention de la Sociélé n’avait encore été attirée à ce sujet que
sur des insectes appartenant aux Lépidoptères, aux Hémiptères, aux
Diptères, aux Coléoptères, et je rappellerai pour ces derniers les notes
que j'ai publiées sur trois espèces de la famille des Carabiques que j'ai
prises en quantité considérable, les uns (Dichirotrichus obsoletus et
pubescens), Bull., t. IX, p. LxI1, 4869, sur le phare de la jetée de l’Esl,
à Honfleur, les autres (Bembidium femoratum), Bull., p. Lxix, 1881, dans
ma chambre, à Chambourcy.
Me trouvant dans les premiers jours de septembre 1882 à Préjeux-sur-
Cher (Loir-et-Cher), j'ai capturé pendant une soirée chaude, très calme
et par un temps orageux, une certaine quantité d'individus du Vespa cra-
bro get ®, qui venaient explorer une porlion de muraille éclairée par
une lampe où je les prenais sans aucune difficulié et sans qu’ils oppo-
sassent la moindre résistance tant ils paraissaient affairés. Ils se plaisaient
à suivre cetle partie blanchie par la lumière Lloutes les fois que je dépla-
çais la lampe et ils la parcouraient comme affolés dans tous les sens.
Ce fait ne me semble pas avoir été signalé par les auteurs,
— M, V. Signoret dit qu'ayant remarqué dans sa cave, à Paris, qu'un
XXX. Bulletin entomologique.
très grand nombre de bouchons avaient été perlorés dans tous les sens
par des insectes, il avait envoyé à M. J. Fallou les larves ou plutôt les
chenilles qu’il avait recueillies, en le priant de lui dire à quelle espèce
elles pouvaient se rapporter. Ce dernier, dans une note adressée à notre
collègue, lui répond que ces chenilles doivent probablement appartenir à
la Tinea cloacella HW. (granella Dup., XI, 229; snfinella H. S., 284), et
que M. l’abbé Fettig (Catalogue des Lépidoptères d'Alsace) rapporte qu'il
a suivi plusieurs fois le développement de ce Microlépidoptère, qui vit
sous une toile recouverte de ses excréments, prenant ainsi l’aspect d’une
plaque de mousse noirâtre, à l'abri de laquelle la larve se nourrit de la
moisissure attachée à la surface du bois des vieux tonneaux, et qu’elle
vit également dans les bouchons.
M. E. Ragonot, à la suite de cette communication, fait remarquer que
la Tinea granella n’est pas le seul Microlépidoptère dont la larve dévore
les bouchons ; on peut citer aussi l'OEnophila W-flavum, dont il a constaté
les dégâts à Bercy et dans sa propre cave. (Voir Bulletin de 1877, p. cix.)
M. H. Lucas ajoute que plusieurs ennemis des bouchons de nos bou-
ieilles ont déjà été plusieurs fois signalés à la Société, et qu'il a présenté
à ce sujet des remarques sur une petite espèce de Crustacé de la division
des Porcellionides, l’'Oniscus murarius Auct. (Bull. 1861, p. LvI.)
— M. J.-M.-F. Bigot adresse la diagnose d’un nouveau genre et d’une
nouvelle espèce de Diptères de la tribu des Antomyzides :
G. nov. PROBOSCIMYIA mihi (mpoËooxis— pure).
Secundum ordinamenta Rondanit Prodromi, et mea propria, generis
Anthomyiæ sémillimum ; differt anlennis brevissimis et haustello tenur,
rigido, recto, ferè usque ad apicem abdominis retro, subtùs, elongato.
P. sipHoninA d (mihi), sp. nov. — Long. 8 mille — Antennis, palpis,
haustello et fronte, nigris; facie albidà utrinque inferne fulvà et pallidè
auratà. Tota nigra, cinereo flavido pruinosâ, undique selosä : tho-
race nigro obscurè lineato; calyptris et halteribus fulvis; pedibus nigris,
geniculis fulvis ; alis basi pallidè fulvescentibus.
Amer. seplentr. or Rocheuses). — Specim. duo. — EX mu.
noslro.
Séances de l’année 1885, KA
Prix Dollfus. Conformément à l’article 59 de son Règlement, la Société
procède à l’élection du lauréat du Prix Dollfus pour 1882,
. Quatre-vingt-quatre membres français prennent part au vote soit direc-
tement soit par correspondance, Ce sont :
MM. Allard (Gaston), d'Angers. — André (Edmond), de Beaune, —
André (Ernest), de Gray. — Baron (G.) — Belon (J.), de Lyon. —
Bigot (J.-M.-F.). — Bonhoure (A.) — Boullet (E.), de Corbie. —
Bonnaire (le baron A.), de Fontainebleau. — Bourgeois (J.). — Brisout de
Barneville (Gharles), de Saint-Germain-en-Laye. — Brisout de Barneville
(Henri), de Saint-Germain-en-Laye. — Brongniart (Ch.). — Buquet (L.).
— Cayol (M.) — Chevrolat (A.). — Clément (A.-L.). — Costa de Beaure-
gard (le comte P.), de Chambéry. — Decœne-Racouchot, de Luzy. — De-
laby (E.), d'Amiens. — Depuiset (A.). — Designolle (E.). — Desmarest (E.).
—Deshordes (H.),—Deyrolle (Émile). — Deyrolle (Henri). — Duverger (A.),
de Dax.— Ébrard (Sylvain), d'Unieux.— Fairmaire (Léon). —Fallou (Jules).
— Fauconnet, d’Autun. — Félissis-Rollin. — Fleutiaux (Edm.). — Gadeau
de Kerville, de Rouen. — Gage (Léon). — Gallois (J.), d'Angers. — Gaulle
(J. de). — Géhin (J.-B.), de Remiremont. — Gervais d'Aldin, de Péronne.
— Girard (Maurice). — Goossens (Th.). — Gounelle (Ém.). — Grenier
(le D'). — Grouvelle (A.), de Nice. — Grouvelle (J.). — Hervé (E.), de
Morlaix. — Kéœæchlin (0.), de Dornach. — Laboulbène (le D' A.). —
Lefèvre (Édouard). — Lelong (labbé A.), de Reims. — Lemoro (E.). —
Leprieur (G.-E.). — Léveillé (A.). — Lizambart (labbé G.). — Lucante,
de Courransan. — Lucas (H.). — Marmottan (le D‘). — Marseul (l'abbé
S.-A, de) — Martin (le D' Ch.) — Masson (E.), de Compiègne. —
Mauppin (P.-A.). — Mégnin (J.-P.), de Vincennes. — Millot (A.). —
Missol. — Monnot (Éd.), du Mans. — Mors (L.), — Nicolas (André), de
Chartres. — Noualhier (M.), de Limoges. — Orbigny (H. d'). — Perrau-
dière (R. de la). — Poujade (G.-A.). — Power (G.), de Saint-Ouen-de-
Thouberville. — Puton (le D' A.), de Remiremont. — Pyot (V.), de Gien.
— Ragonot (E.-L.). — Régimbart (le D' M.), d'Évreux. — Reiche (L.).
— Sallé (A). — Sédillot (M.). — Sénac (le D° H.). — Signoret (V.). —
Simon (E.). — Tappes (G.). — Vachal (J.)
Les suffrages se sont ainsi répartis : M. L, Bedel, 44 voix; — M. Léon
Fairmaire, 35; — M. J, Künckel d'Herculais, 3; — M. A. Lucante, 4, —
I y avait, en outre, un bulletin blanc.
XXXIT Bulletin entomologique.
En conséquence M. Louis Bedel est proclamé lauréat du Prix Dollfus
de 1882, pour sa Faune des Coléoptères du bassin de la Seine.
Membre recu. M. Pierre Chrétien, Grande-Rue, à Boulogne-sur-Seine
(Lépidoptères d'Europe, surtout Études des Chentilles et des OEufs), pré-
senté par M. Delahaye. — Commissaires-rapporteurs : MM, Goossens el
Ragonot.
Séance du 14 Mars 18583.
Présidence de M. V. SIGNORET.
M, Bouthery, de Langeais (Indre-et-Loire), assisle à la séance.
M. le Secrétaire, après la lecture du procès-verbal de la précédente
séance, annonce que le Banquet commémoralif de la fondation de la
Société a eu lieu au Palais-Royal, le samedi 3 mars 1883, sous la prési-
dence de M. Édouard Lefèvre. Vingt membres y assistaient :
MM. E. Allard, — E. Baron, — L. Bedel, — le D’ C.-A. Bouthery, de
Langeais (Indre-et-Loire), — Ch. Brisout de Barneville, de Saint-Germain-
en-Laye, — A.-L. Clément, — E. Desmarest, — J. Grouvelle, — Ph.
Grouvelle, — H. Lartigue, — Éd. Lefèvre, — E. Lemoro, — A. Léveillé,
— le D' Ch. Martin, — H. d'Orbigny, — G.-A. Poujade, — E. Ragonot,
— Maurice Sédillot, — le D'H, Sénac — et E. Simon.
Au dessert, le Président, M. Éd. Lefèvre, se lève et prononce les
paroles suivantes :
Messieurs et chers Collègues,
Appelé, par les circonstances, à l'honneur de présider ce Banquet,
dans lequel la Société entomologique de France célèbre le cinquante et
unième anniversaire de sa fondation, permettez-moi de regrelter l’absence
de notre honorable Président, qu’un deuil récent a empêché de se joindre
à nous ; car, mieux que moi, M. SignoreL aurait su vous dire combien
les réunions commémoratives, telles que celle-ci, sont de nature à resser-
Séances de l’année 1885. XXXIII
rer les liens de cordiale fraternité et de commune sympathie qui unissent
entre eux tous les membres de la grande famille des Entomologistes.
Notre chère Sociélé vient d’entrer dans sa cinquante-deuxième année ;
c’est vous dire qu’elle a déjà franchi la première étape de la seconde
moilié du chemin qu’elle doit parcourir pour atteindre un siècle d’exis-
tence, et nous pouvons affirmer que son état de prospérité toujours
croissante est un sûr garant de sa vitalité.
J’ai donc la conviction d’être votre interprète à tous en portant ce
double toast :
A la Sociélé entomologique de France !
À son Président, M. V. Signoret !
Des applaudissements unanimes accueillent l’allocution de M. Éd. Le-
fèvre, ainsi que les toasts qu’il vient de porter.
M. E. Desmaresi fait ensuite remarquer que MM. L. Buquet et L. Fair-
maire, légèrement indisposés, n’ont pu, à leurs grands regrets, assister
au Banquet. M. A.-L. Clément ajoute qu’un motif semblable a seul privé
M. IH. Gadeau de Kervilie d’êlre des nôtres.
Divers toasts, applaudis par tous nos collègues, sont portés :
Par M. E. Simon, au lauréat du Prix Dollfus de 1882, à M. Louis
Bedel ;
Par M. L. Bedel, à M. Charles Brisout de Barneville, membre hono-
raire ;
Par M. G.-A. Poujade, à l’un de nos doyens et membre fondateur de
la Société, à M. Louis Reiche ;
Par M. E. Allard, au Secrétaire, à M. Eugène Desmarest ;
Par M. A.-L. Clément, au Président du Banquet, à M. Édouard Le-
fèvre ;
Par M. E. Desmarest, aux organisateurs du Banquet, à MM. Jules
Grouvelle et A.-L, Clément.
Lectures. M. le D' Régimbart envoie la suile de son Essai monogra-
phique sur la famille des Gyrinidæ, 2° partie, tribu des Gyrinint, travail
accompagné d’une planche,
(1833) 2° partie, 8
XXXIV Bulletin entomologique.
— M. P. Gennadius transmet une notice sur des espèces nouvelles de
Cochenilles, les Leucaspis ie Dactylopius caricus et Monophlebus
hellenicus.
Communications. M. Louis Bedel demande la parole et s'exprime en
ces termes :
Mes chers Collègues, je tenais beaucoup à venir moi-même vous
adresser mes remerciments sincères pour la haute distinction que vous
m'avez accordée en me décernant cette année le Prix Dollfus.
Dans l’ouvrage que vous venez de couronner, je cherche par tous les
moyens à éviter aux coléoptéristes qui veulent travailler par eux-mêmes
ces recherches stériles et ces problèmes insolubles que nous avons connus
presque tous en débutant. La tâche est souvent bien ingrate, mais, soutenu
par vos suffrages et certain de votre bienveillant concours, je n’y faillira
point et j'irai jusqu’au bout.
— M. L, Fairmaire envoie les descriptions suivantes de deux Malthinus
de Bulgarie :
4° MALTHINUS PYRRHODERUS. — Long. 5 4/2 mill. — Nigro-fuscus, sat
nitidus, antennarum articulis 2 primis prothoraceque rufo-flavis, elytro-
rum plaga apicali sulphurea, metasterno lateribus macula sulphurea notato,
pedibus fuscis, tibiarum basi rufescente, pedibus 2 anterioribus totis tes-
taceis; capite convexiusculo, medio tenuiter carinulato, oculis magnis,
exsertis, antennis corporis medio longioribus, articulo 1° elongato, leviter
arcuato, 2° paulo obscuriore, palpis fuscis ; prothorace subquadrato, lon-
gitudine vix latiore, lateribus basi obsolete sinuatis, dorso subtilissime
densissime punctulato, linea longitudinali media tenuiter impresso; ely-
tris apice obtuse rotundatis, abdomine valde brevioribus, tenuiter rugo-
sulis, utrinque bicostulatis.
Voisin du M. syriacus, distinct par son corselet d’un jaune un peu
orangé, fortement rebordé à la base, légèrement impressionné au milieu
en travers, par les élytres finement carénées et ruguleusement ponctuées,
et par les antennes dont le 1° article, d’un beau jaune, ést presque aussi
long que les 2° et 3° réunis, le 2° d’un jaune obscur.
9° MALTHINUS OBSCURICOLLIS. — LOng, 5 mill. — Fuscus, vix nitidus,
Séances de l’année 1883. : XXXV
capilis parte antica, pedibus et antennarum articulis 2 primis flavo-
lestaceis, elylrorum apice sulphurco ; capite transverso, postice angustato,
oculis globosis, eéxsertis, lenuiter coriaceo, palpis brunneis ; prothorace
antice angustato, tenuiter coriaceo, basi medio breviter sulcato, elytris
abdomine parum brevioribus, parallelis, apice extremo tantum angustatis,
subliliter coriaceis, basi utrinque spatio paulo elevato denudato, læviore;
abdomine flavescente.
Diffère du sérialulus et des autres espèces voisines par le corselet sans
bordure jaune, non transversal, rétréci en avant, et par les élytres parals
lèles, finement coriacées.
Ces deux espèces ont été trouvées à Varna par M. Alléon.
— M. H. Lucas communique une note sur un nouveau genre de Lépi-
doptères de la section des Achalinoptères ou des Rhopalocères des aü-
leurs : :
Gen. nov. TIMELÆA Lucas. — Yeux ovalaires, saillants, envahissant
les parties latérales de la géte : celle-ci petite, étroite. Palpes labiaux
grêles, non velus, couverts de poils squammiformes ; dernier article
allongé, assez aigu. Antennes grêles, plus allongées que le corps, termi-
nées en massue fusiforme, allongée-ovoïde, comprimée, creusée longitu-
dinalement en cuiller en dessous. Thorax peu robuste. Ailes grèles,
dentelées, à sommet, à bords antérieur, extérieur et postérieur arrondis.
Pattes grêles dans les deux sexes, non poilues. Abdomen grêle, plus court
que les ailes de la seconde paire, très légèrement courbé, — Chenille et
chrysalide inconnues.
L’unique espèce qui représente ce genre avait été placée par les auteurs
parmi les Argynnis et les Melitæa ?, mais en étudiant comparativement
ces diverses coupes g ‘riques, on voit que celle des Timelæa s'en dis-
tingue par les palpes !:,iaux écailleux et non velus, par les antennés non
brusquement terminées en massue et par les aïles grêles et généralement
plus arrondies.
Celle coupe générique, qui vient se placer entre les Argynnis el les
Melitæa, où après ces deux genres, a pour {ype une espèce découverte
aux environs de Pékin par M. l’abbé David et retrouvée par MM. Tatarinoff
el Gaschkewitsch.
TIMELÆA (MELITÆA) ? MAGULATA Bremer el Grey, Schmett. N. China’s,
XXXVI Bullelin entomologique.
p. 7, n° 45, pl 1, fig. 3 (1853); eorumd., Lépidopt. de Chine, p. 4, n° 3
(1853). — Argynnis maculata Kirby, Synonym. Cat., p. 165, n° 73 (1874);
ejusd. Synon. Cat., Suppl., p. 727, n° 73 (1877). — Argynnis leopardina
Luc., Ann. Soc. ent. Fr., p. 221, pl. 3, fig. 8 «a &', 3 b $ (1866).
En terminant, je ferai remarquer que les antennes de l’exemplaire
figuré par MM. Bremer et Grey n’appartiennent pas à ce Lépidoptère. En
effet, voici ce que disent ces auteurs au sujet de celle figure : « Le genre
de ce papillon est difficile à fixer d’après les deux exemplaires qui sont à
notre disposition, les palpes el les antennes manquant et les ailes elles-
mêmes étant très endommagées. » ,
— M. J. Fallou, au sujet de la communication qu'il a adressée à la
dernière séance sur un Microlépidoptère qui détruit les bouchons de bou-
teilles, dit qu’une seconde éclosion de Tinéites vient d’avoir lieu chez lui
hier, 43 mars, et que l’insecle obtenu est l'Endrosis lacteella Schifi.
(betulineella Hb., Dup., XI, 297, 8; fenestrella Sit.; sarcilella Stph.). Les
bouchons attaqués, qui lui avaient été remis par M. V. Signoret, prove-
naient de deux caves différentes, l’une humide et l’autre assez sèche. Il
est probable que l’Endrosis aurait vécu à l’état de chenille dans les bou-
chons placés dans la cave la plus sèche.
— M. J.-M.-F. Bigot adresse la note suivante :
Le professeur J. Mik (Wiener Entomol. Zeit., Wien, 1883, p. 66), savant
critique ès Diptérologie, avec lequel je ne suis malheureusement pas tou-
jours d’accord, vient cette fois de démontrer que mon Eurimyia rhingioïides
(Bull. Soc. ent. Fr., séance du 24 janvier 1883, p. xxi), n’était autre que
l'Helophilus lineatus (Fabr., Schiner, Rond.), rare espèce européenne.
Cependant, je crois pouvoir conserver mon genre Eurimyia, altendu que
l'allongement insolite de son épistome n’est pas un caractère propre au
genre Helophilus proprement dit.
Membre recu. M. Albert Cheux, rue Delaage 47, à Angers (Maine-el-
Loire) (Lépidoptères en général), présenté par M. J. Fallou, au nom de
M. Depuiset. — Commissaires-rapporteurs : MM. Poujade et Ragonot.
Séances de l’année 1883, _ XXXVIL
Séance du 28 Mars 1882.
Présidence de M. V. SIGNORET,
MM. Demaison, de Reims; A. Fauvel, de Caën, et H. Gadeau de Ker-
ville, de Rouen, assistent à la séance.
Lectures. M. V. Signoret dépose sur le bureau la 41° partie de son
mémoire sur les Cydnides, comprenant les descriptions des genres Bra-
chypeltus, Cydnopeltus, Hiverus, Dearcle, Pachymeroïdes, Amnestus et
Chilocoris, terminant le groupe des Cydnides proprement dits et les
genres Peltoxys, Macrohymenus et Microrhynchus, commençant le groupe
des Selurides; travail accompagné de trois planches,
— M. J. Fallou fait connaître une note sur une aberration de la Che-
lonia Caja, et sur la variabilité en général chez les Lepidoptères.
Communications. M. L. Bedel donne la diagnose d’une nouvelle espèce
française de Trechus anophthalme :
TRECHUS (ANOPHTHALMUS) VILLARDI, n. Sp. — Rufo-testaceus, nitidulus,
capite pronotoque distinctius alutaceis, minus nitidis ; epistomate medio
subimpresso. Elytris omnino striato-punctatis, setulis brevissimis aegre
conspicuis in unoquoque striarum intervallo subseriatis, — Long. 5 1/2
mill,
Extrêémement voisin du T. delphinensis Ab., mais un peu moins brillant
et plus déprimé; tête et pronotum plus sensiblement alutacés ; épistome
subimpressionné au milieu ; élytres portant sur toute l'étendue de chaque
interstrie de petites soies dorées, mal alignées, peu apparentes et seule-
ment sous un fort grossissement.
Drôme : groite des Falières, près La Chapelle-en-Vercors.
Cette espèce est dédiée à notre collègue M. Louis Villard, qui l’a décou-
verte et qui a généreusement parlagé avec moi les exemplaires qu’il à
recueillis cette année.
— M. J. Fallou rend compte de plusieurs éducations de l’Aftacus
Anthærea) Pernyi Guér.-Mén, qu'il a pu faire l’année dernière en
XXXVIII Bulletin entomologique.
plein air dans la forêt de Sénart; mais Pautorisation nécessaire ne lu
ayant été accordée que le 14 juin, les œufs du Bombycite qu'il conservait
dans une pièce de sa maison de Champrosay étaient déjà éclos, et les
petites chenilles étaient même à leur seconde mue. Il prépara trois cépées,
différemment disposées, dans un taillis de chêne de quatre ans, et plaça
15 chenilles dans chaque, en en conservant 17 dans l’endroit où elles
étaient nées. Pendant un mois, presque toutes les chenilles avaient pros-
péré et avaient acquis, autant les unes que les autres, leur plus grande
taille, ayant ainsi subi sans accident toutes leurs mues. Malheureusement,
le 15 juillet, un fait accidentel dans nos contrées, une très forte grêle,
composée de grélons de la grosseur d’une noix, vint changer l’état favo-
rable des choses, un grand nombre de chenilles furent tuées ou blessées, et
il ne resta guère d’intactes que celles qui étaient placées dans la forêt sous
une cépée entourée d’une toile métallique très fine et disposée en forme
de cône. Du 18 au 30 juillet, toutes les chenilles qui restaient filèrent
leurs cocons, et les papillons, bien intacts et de grande taille, que notre
collègue met sous les yeux de la Société, éclorent la nuit à de grands
intervalles : le premier du 24 au 25 août et le dernier du 5 au 6 octobre.
Un accouplement ayant eu lieu du 28 au 29 août, la femelle a pondu près
de 250 œufs, et les chenilles qui en sont sorties, du 42 au 44 septembre,
ont pu subir plusieurs mues, mais sont mortes vers la fin d'octobre, faute
de jeunes feuilles de chênes pour se nourrir.
Du résultat de ces éducations, M. J. Fallou conclut qu’il est possible
d'élever l’Attacus Pernyé dans nos forêts et que les chenilles peuvent sy
développer facilement en liberté et produire des cocons de bonne qualité,
ainsi que des papillons n’offrant rien d’anormal et pouvant propager l’es-
pèce. Mais une remarque importante qu'il signale doit être notée : c’est
qu'un petit nombre de cocons ont seuls donné leurs papillons, et que la
plus grande quantité ne les donneront que celte année. Cette tendance
marquée d’une espèce bivoltine à devenir univoltine sous l'influence de
notre climat est un pas fait par la nature vers l’acclimatation de ce Bom-
bycite, qui, comme on le sait, a élé en Espagne, le sujet d'expériences
industrielles. Gar jusqu'ici on ne pouvait guère espérer en France une
reproduction durable avec des sujets nés en automne, et dont le dévelop-
pement aurait bientôt élé arrêté par l'hiver.
— M. Demaison, de Reims, donne lecture de la note suivante :
On r’ignore pas que les anciens connaissaient deux espèces de soie : la
Séances de l’année 1883. XXXIX
première, que le commerce amenait de l’extrême Orient, était la soie du
Bombyx Mori, dont l'usage est devenu si répandu dans les temps mo-
dernes; la seconde, inconnue aujourd’hui, était le produit d’un Bombyx
vivant dans l’île de Cos. Plusieurs naturalistes, parmi lesquels je me con-
tenterai de citer Latreille, ont fait des recherches sur cette dernière soie,
mais sans parvenir à en fixer avec précision la nature et l’origine. Nous
pensons, quant à nous, que les renseignements donnés à ce sujet par les
écrivains de l'antiquité ne peuvent se rapporter qu’à la Lasiocampa Otus,
Lépidoplère très commun dans l’Asie-Mineure. Cette espèce est en effel
la seule, dans la faune de cette région, qui fournisse une soie abondante
et facilement utilisable. Pline nous apprend, d'autre part, que le Ver à
soie de Cos vivait sur le chêne, le frêne, le térébinthe et le cyprès. Or,
les feuilles du cyprès et du lentisque, arbres de la famille des Térébintha-
cées, sont précisément la nourriture de prédilection de la L. Otus, et elle
vit également sur le chêne et le frêne. Tout porte donc à croire que c’est
bien ce Bombyx qui procurait aux Grecs et aux Romains la matière d’une
industrie assez importante.
Les cocons de l’Otus, dont nous mettons plusieurs exemplaires sous les
yeux de la Société, sont d’un très gros volume; la soïe en est blanche,
d'aspect laineux, et peut se filer aisément, ou même, dit-on, se dévider
sans peine après avoir été bouillie dans une lessive. Sans valoir à beau-
coup près la soie ordinaire, elle nous paraît d’une qualité supérieure à
celle de la plupart des soies des différents Bombyx dont l'éducation et
l'acclimatation ont été tentées dans ces derniers temps. Déjà, en Italie,
M. Cornalia a signalé l'Otus à l’attention des sériciculteurs et s’est efforcé
de démontrer tout le parti que l’on pourrait en tirer. Il serait facile sans
doute d'utiliser cette espèce dans les pays où elle est indigène ; mais peut-
être réussirait-on aussi à l’introduire dans le midi de la France et dans
nos possessions algériennes, où elle serait susceptible de devenir une
source de revenus,
—— M. H. Lucas communique une note relative à un Crustacé :
Les carcinologisies désignent sous le nom de Birgus latro Herbst, Desm.,
Consid. génér. sur les Crust., p. 180, pl. 80, fig. 3 (1825); Edw., Hist.
Nat. des Crust., t. II, p. 246 (1837), un Crustacé curieux de l’ordre des
Décapodes anomoures et de la division des Paguriens. Tous les Crustacés
compris dans cette tribu sont remarquables par l’état de mollesse plus ou
RENGE Bulletin entomologique.
moins complète de leur abdomen, par le défaut de symétrie dans les
appendices de cette partie du corps et par la brièveté des pattes des deux
paires postérieures ; l'abdomen est grand, contourné sur lui-même, et,
pour le protéger, l’animal le loge dans l’intérieur de quelque coquille
qu’il traîne toujours avec lui et dans laquelle il s’attache à l’aide des
pattes postérieures. Le genre Bérgus fait exception, l'abdomen est très
large, non contourné sur lui-même et couvert en dessus de grandes
plaques cornées destinées à protéger cet organe et qui chevauchent l’une
sur l’autre. Cette espèce, par cette disposition toute particulière, n’a pas
besoin de loger son abdomen dans une coquille comme cela a lieu non-
seulement pour les Pagurus mais aussi pour les Cænobita. L’appareil
respiratoire du Bérgus est en outre très remarquable ; la cavité respira-
toire est très grande, el les branchies, au nombre de 144, tenues dans un
milieu toujours humide, n’en remplissent pas la dixième partie ; sa voûte
est tapissée inférieurement par une membrane mince, épidermique, et
qui, en disparaissant, laisse à nu le derme qui se continue avec la mem-
brane dont la carapace est tapissée et qui est couverte d’une multitude
de végétations vasculaires.
Ce Crustacé, qui n'avait encore été signalé que de la mer des Indes, a
une étendue géographique très grande; il a été rencontré aux Seychelles,
dans les îles de la Réunion, de Maurice et jusqu'à Madagascar; les îles
de Java, de Sumatra et de Bornéo nourrissent aussi cette espèce, ainsi
que la Martinique; enfin, il a été capturé aux Nouvelles-Hébrides, aux
Sandwich, à la Nouvelle-Zélande et à la Nouvelle-Galédonie.
Une particularité intéressante, c’est que ce Crustacé a toujours été
rencontré dans l’intérieur des terres, et je ne sache pas qu'il ait été
pris sur le littoral ou dans les rochers baïgnés par la mer. A cause du
milieu dans lequel il a été trouvé, on peut dire qu’il est plutôt terrestre
que marin.
Il est à supposer que la femelle pond ses œufs dans la mer, et ce n’est
qu’à l’état de larve que ce Crustacé devient pélagien; on doit penser aussi
_que c'est seulement sous cette forme qu'il est transporté par la mer et
les courants, et c’est ce qui explique la présence de cette espèce dans les
diverses parties du monde que j'ai signalées.
Le Birgus latro varie beaucoup pour la taille ; voici les diverses dimen-
sions que j'ai observées : long. 25, 27, 24, 20, 15, 13, 10 centim.; lal. 18,
415, 14, 13, 9, 8, 7 centim. :
Séances de l’annce 1885. XLI
— M. Miot, de Saumur, qui vient récemment d'être promu officier de
l'Instruction publique pour ses travaux d’entomologie appliquée, et
M. J. Fallou adressent leurs photographies pour l’album de la Société.
Décision. Sur l'avis conforme du Conseil et de la Commission de Publi-
cation, la Société décide qu'elle augmentera de 50 exemplaires le nombre
du tirage des Annales, qui sera porlé de 510 à 560.
Membre recu. M. K.-L. Bramson, professeur au Gymnase d’Ekateri-
noslaw (Russie) (Goléoptères exotiques et Lépidoptères), présenté par
M. L. Bedel au nom de M. Ant. Grouvelle. — Commissaires-rapporteurs :
MM. J. Fallou et Leprieur.
Membre démissionnaire pour 1883. M. Le Bouteillier, à Saint-Aignan-
Rouen, qui avait été reçu membre en 1856.
Séance du 41 Avril 1883.
Présidence de M. V. SIGNORET.
M. le docteur Gobert, de Mont-de-Marsan, assiste à la séance.
Lecture. M. Ch. Brongniart lit une note ayant pour titre : Aperçu sur
les Insectes fossiles en général et observations sur quelques Insectes des
terrains houillers de Commentry (Allier).
Nécrologie. M. Ém.-L. Ragonot annonce, d’après une lettre que lui à
adressée M. ‘von Hornig, de Vienne, la mort du savant lépidoptériste
M. Zeller, décédé le 27 mars, à l’âge de 75 ans.
Communications. M. le Secrétaire dit que deux de nos collègues ont
oblenu des récompenses dans la séance générale annuelle de l’Aca-
démie des Sciences, tenue le 2 avril 1883 : 4° Le Prix Thore a été décerné
à M. Edmond André, de Beaune, pour sa Monographie des Tenthrédides,
faisant partie de son Species des Hyménoptères d'Europe et d'Algérie ;
2° une mention du Prix Montyon (Médecine et Chirurgie) a été accordée
+
XLII Bulletin entomologique.
à M. P. Mégnin, pour son ouvrage sur les Parasiles et les Maladies para-
sitaires chez l'Homme, les Animaux domestiques et les Animaux sauvages
avec lesquels ils peuvent être en contact, et principalement sur les Para-
sites Articulés (Insectes, Arachnides et Crustacés).
— M. Y. Signoret donne la description d'une nouvelle espèce d'Hé-
miptères découverte en Tunisie :
SALDA GRENIERI. — Long. 8 mill.; lat. 4 4/2 mill. — Ovalaire-allongé,
d’un brun mat métallique brillant ; les pattes jaunes moins une bande
noire en dessus sur les cuisses ; les antennes jaunes, moins des macules
noires sur le premier article, les troisième et quatrième articles plus
bruns. Tête noire, avec le bord antérieur du vertex, l'extrémité de la
ligule et quatre petites taches blanches, dont deux antérieures au niveau
du bord antérieur des yeux et deux de chaque côté des ocelles, le vertex
strié transversalement. Antennes avec le premier article petit, le deuxième
trois fois plus long, le troisième moitié du précédent, aplati, plus large,
le quatrième moins large et presque égal au précédent. Rostre atteignant
les pattes postérieures, le premier article très petit et jaune varié de noir,
le second très long, le quatrième petit, tous les deux noirs. Prothorax
deux fois plus large que long, la portion antérieure très convexe et plus
longue que la partie postérieure, qui est plane, le bord antérieur droit,
le postérieur très concave, les latéraux aplatis, un peu réfléchis et légère-
ment convexes, obliques, sans sinuosité au niveau de l’impression trans-
verse, Écusson très large, finement strié, impressionné vers le sommet,
celui-ci acuminé et plus convexe. Élytres discrètement ponctuées, dépas-
sant l’abdomen, la membrane à peine distincte de la corie, les cellules
très obsolètes. Quelquefois un point blanc au bord externe au-dessous de
l'angle externe de la corie. Pattes jaunes, avec des cils et des épines
noires, celles-ci de neuf ou dix; sur les fémurs une bande noire en
dessus : le sommet des tibias, du dernier article des tarses et les griffes
noirs. Dessous du corps noir, finement ponctué et cilié de blanc, les
acétabules ou pourtour de l'articulation blancs; les trochanters, très
grands, sont dans l'articulation même, noirs et extérieurement blancs.
Cette jolie espèce, par sa membrane et ses nervures indistincies, se
distingue des espèces connues. Elle a été récollée par M. le D' Grenier
aux environs de Tunis, dans des détritus d'algues et de coquilles, et est
très difficile à saisir par suite des bonds désordonnés qu’elle fait. é
Séances de l'année 1883, XLITI
— M, Charles Oberthür adresse la note suivante :
Nous avons reçu récemment une pelile collection d’Inseclés de tous les
ordres, formée à Tâl-sien-loù, au Thibet, par les soins de Mgr Biel,
évêque de Diana. Parmi les Lépidoptères se trouve une espèce nouvelle
de Chélonide dont nous ne croyons pas devoir différer de publier la des-
criplion :
CHeLONIA Brett Ch. Oberthür.—Taille de Dominula el paraissant faire
le passage entre les espèces du groupe des Callimorpha et celles du
groupe de Véllica. Ailes supérieures en dessus d’un noir verdâtre luisant,
marquées d’une tache subapicale, de forme irrégulière, jaune, et d’une
bande de même couleur, d’abord costale jusqu’au milieu de la longueur
du bord externe, puis changeant de direction pour aller aboutir vers le
bord terminal, un peu en dessus de l’angle interne. Ailes inférieures
jaunes des deux côtés et marquées sur les deux faces d’un trait cellulaire
noir assez épais el d’une tache longue, épaisse, noire, située près de
l’angle anal et peu au-dessus du bord terminal. Une tache noire à reflet
verdätre, entourant un espace jaune, occupe assez largement le bord ter-
minal à l’apex des ailes inférieures, mais en dessus seulement. Les ailes
supérieures en dessous sont jaunes, sauf à l'extrémité qui est noire, mais
que traversent encore les parties jaunes du dessus. Le thorax est noir ;
le collier et les épaulettes bordés de carmin; l'abdomen est d’un beau
noir vert brillant en dessus, avec les côtés jaunes et l’anus carminé. En
dessous, l'abdomen est jaune, avec une bande médiane noir mat et une
bande de points noirs latéraux. Les côtés de la poitrine sont carminés.
Les pattes ont le premier article carminé et les deux derniers articles de
la dernière paire jaunes. Les antennes de la femelle, seul sexe que je
connaisse, sont assez longues, noires et filiformes. Il semble que la Che-
lonia Bieti ait, près de la jonction du thorax et de l’abdomen, des oper-
cules tympaniformes noirs bordés de poils carminés,
Nous avons tout lieu de croire que dans le même pays de Tât-sien-loû
se trouve un Gynautocéride ressemblant beaucoup à la Chelonia Béeti.
Celle-ci a en effet le faciès d’une Heterusia, et les observations que nous
avons déjà pu faire sur les nombreux exemples de mmisme nous portent
à juger cette supposition fondée.
Mgr Biet nous a envoyé avec la Leuconea cratægi, ne différant pas du
type Europe, es Péérides du groupe de Davidis, dont les ailes infé-
XLIV Bulletin entomologique.
rieures sont jaunes en dessous et les nervures plus ou moins largement
empâtées de noir. Ces Piérides, qui paraissent au premier abord être un
agrandissement de la P. Peloria Hewitson, originaire de la Tartarie chi-
noise, sont des espèces nouvelles joignant d’une manière intime les Leu-
conea aux Pieris Davidis, Soracta, Nabellica, et même, par extension,
Leucodice. Une description ne pouvant faire suffisamment apprécier les
caractères spécifiques qui distinguent les Peris de Tât-sien-loû, nous
attendrons, pour les décrire, que la figure en soit gravée.
Les Coléoptères récoltés par Mgr Biet dénotent que la région de Tàt-
sien-loû renferme à la fois des espèces européennes, comme Coccénella
7-punctata, Lina populi et tremulæ, et des espèces tout à fait chinoises,
telles que Toxospathius inconstans et un Enoplotrupes Bieti (nova species)
remarquable par sa forme allongée, ses élytres striées longitudinalement
et sa couleur d’un noir bleuâtre. Un grand nombre des espèces sont tout
à fail nouvelles et ressemblent à celles récoltées par l’abbé David à Mou-
Pin. Ce sont notamment une Lytta bleue à bandes rouges, des Blaps, des
Phyllopertha, Telephorus, Lacon, Anomala. 1 y à aussi quelques formes
devant constituer des genres nouveaux, entre autres une sorte de Serica,
à antennes comme celles des Polyphylla, une Aulacophoride, avec trois
étroites bandes jaunes transversales et de taille assez grande.
Les Hyménoptères contiennent une magnifique Chrysis nouvelle à abdo-
men rouge feu traversé par des bandes bleues.
Les Hémiptères et Diptèeres paraissent ressembler aux espèces euro-
péennes.
— M. Constant, de Cannes, adresse, par l'entremise de M. E.-L. Ragonot,
la note qui suit : -
Je lis dans le Bulletin de la séance du 28 février dernier une note de
M. Fallou sur la Tinea granella Dup. qui perçait les bouchons des bou-
teilles dans les caves, et M. Ragonot a fait observer avec raison que cette
espèce n’était pas la seule, bien qu’elle soit de beaucoup la plus com-
mune, et qu’elle travaillait ordinairement en compagnie de l’OEnophila
W-flavum. Je puis ajouter que, l’année dernière, j’ai été assez surpris
de trouver dans mes bouchons une chenille trop grosse pour être rap-
portée à l’une ou à l’autre des espèces précédemment nommées, el que,
l'ayant élevée en certaine quantité, j'ai vu sortir de la chrysalide l’Asopia
Séances de l’année 1883. XLV
farinalis. Les ravages que cause cette chenille sont bien plus dangereux
que ceux produits par les chenilles des T. granella et CE. W-flavum : elle
fait des galeries si grandes et si nombreuses que le bouchon, en peu de
temps, ressemble à un morceau d’éponge, et finit par laisser passage au
contenu de la bouteille.
Au reste, l’Asopia farinalis fait sa nourriture de diverses substances
qui ne se ressemblent guère, car, après avoir constaté sa chenille dans
les bouchons de ma cave, je l’ai trouvée par milliers dans une pile de
tourteaux de sésame dont on fait usage à Cannes pour engrais, et que
j'avais conservée un peu plus d’un an. Chaque pièce qu’on enlevait met-
tait à nu une fourmilière de chenilles de farinalis, grosses, dodues et
bien nourries, qui auraient fini par réduire en poudre toute la masse de
tourteaux, malgré l’extrême dureté de ce produit. Elles vivaient là en
société, tout comme des Hyponomeuta où des Vorthesia, et ne prenaient
même pas la peine de se déranger pour se chrysalider : les chrysalides
étaient pêle-mêle avec les chenilles.
— M.J.-M.-F, Bigot communique des remarques synonymiques sur
divers Diptères :
J'ai publié dans la Revue ct Magasin de Zoologie (Guérin-Méneville,
1859), un travail destiné aux diagnoses de quelques genres ou espèces exo-
tiques et intitulé : Dipter. aliquot nova Gencra, av. 1 pl. col.; cette œuvre
de mes débuts diptérologiques se ressent, très fâcheusement pour moi,
de mon inexpérience et de la pénurie de ma bibliothèque naissante.
Outre les nombreuses erreurs qu'y relevèrent plusieurs auteurs et
moi-même, je crois devoir signaler encore, aujourd’hui, celle que j'ai
commise, en donnant à mon ancien genre Hystrisyphona (lisez Hystrisi-
phona) une place parmi les Tachinidæ, quand la notable villosité du chète
et la présence d’une carène longitudinale au milieu de la face le classaient,
sans aucun doute, avec les Dexidæ.
J’ajouterai que ce dit genre ne diffère du genre Pr'osena (Saint-Fargeau)
que par la forme arrondie, fort élargie et très convexe de son abdomen
notablement raccourci, ainsi que par les fortes épines rigides et très denses
dont il est hérissé, comme chez les Dejeania ou les Hystricia (Rob.-
Desvoidy).
Ce genre ne renferme encore, présentement, que la seule espèce par
moi décrite (loc. cit.), sous le nom de H. nigra (lisez niger). Mexique.
XLVI Bulletin entomologique.
- — M. le D' Gobert signale la Gécouverte en France d’un Diptère qui
n'y avait pas encore été trouvé. Le Bibio anglicus Eôw, décrit comme
d'Angleterre, a été capturé dans les Hautes-Pyrénées.
— M. Maurice Girard communique la note suivante :
J'ai reçu, à la fin de février, d'Épinal (Vosges), des larves de Dipières
Tipuliens, d’une couleur gris jaunâtre, contenues dans du terreau de
jardin maraîcher de cette ville, qui soulevaient la terre et rongeaient,
dit-on, les racines des plantes qui y avaient été semées. Larves el terreau
ont été remis à M. Poujade et placés en observation au laboratoire
d'Entomologie du Muséum. A la fin de mars, les larves sont devenues
nymphes, puis celles-ci ont noirci et ont donné des adultes de l'espèce
commune de la famille des Bibionides, Dilophus vulgaris Meigen, sÿn. :
febrilis Linn., forcipatus Schranck, spinatus Müller, Diptère entièrement
noir. Ces larves n’ont paru se nourrir que des détritus naturels du ter-
reau, car aucune racine ne leur a été donnée. Je ne les crois pas sensi-
blement nuisibles, de même que les larves de la grande espèce Bibio
Marci Linn., la Mouche de Saint-Marc de Réaumur, que l’on voit à Paris
à la fin d'avril dans les jardins publics. Elle était très commune en 4872,
en sortes d’essaims sur les buissons des alentours de Paris; la crédulité
publique y voyait une corrélation avec les malheurs de la guerre et avec
les cadavres enfouis de tous côtés. (Voir une note de M. le D' Laboulbène,
Annales 4872, p. 209.)
Membres recus. 1° M. Jean Héloi, médecin-dentiste, rue du Bac, 62
(Entomologie générale), présenté par M. Édouard Lefèvre. — Commis-
saires-rapporteurs : MM. Leprienr el Lucas ;
2° M. Henri Pierson, rue Pierre-Lescot, 20 (Orlhoptères et Névropteres),
présenté par M. E. Simon, — Commissaires-rapporteurs : MM. Lucas et
Poujade.
Séance du 25 Avril 2884.
Présidence de M. V. SIGNORET.
Nécrologie. M. William-John Griffith, notre collègue depuis 4872, est
décédé à Rennes (tlle-et-Vilaine), le 16 avril 1883, à l’âge de 37 ans.
Séances de l'année 1888, XLVIH
Communications. M. Éd. Lefèvre annonce que notre collègue M. Des-
bordes vient de trouver auprès de Villejuif, sur les herbes du. bord des
chemins, deux individus du Meloe variegatus, Coléoptère rare pour les
environs de Paris.
M. E. Desmarest fait remarquer que cet insecte a été pris depuis
plusieurs années aux Hautes-Bruyères, et qu’autrefois, vers 4836, il était
assez commun dans les plaines au bord de la Seine, à la Bosse-de-Marne,
d’où il a été chassé par la construction du village et des usines d’Alfort-
ville.
M. Clément ajoute qu’il l’a capturé également depuis plusieurs années
à Épinay-sur-Orge.
— M. Charles Oberthür adresse la communication suivante :
M. le D' Henri Codet, maintenant attaché au 49° bataillon de chasseurs,
à Rennes, et autrefois chef de l’hôpilal militaire de Sebdou (province
d'Oran), où il a résidé pendant près de quatre années, a utilisé au profit
des sciences naturelles les loisirs que pouvaient lui laisser ses fonctions.
J'ai déjà eu maintes occasions de signaler les découvertes entomologiques
de notre collègue. C’est principalement avec les documents que je dois
à sa gracieuse libéralité, joints à ceux dont m'a gratifié M. Austaut, de
Bellegarde, que j’ai publié dans mes Études d’Entomologie le 2° Supplé-
ment à la Faune des Lépidoptères d'Algérie. Je suis à la veille de faire
paraître, comme VIIE livraison de ce dernier ouvrage, le Catalogue com-
plet et la révision critique de toutes les espèces de Lépidoptères jusqu’à
présent observés dans notre colonie transméditerranéenne. Mais je crois
intéressant de donner, sans plus attendre, un aperçu de la faune des
Papillons de Sebdou et de faire succinctement connaître quelques espèces
nouvelles.
Dans les Rhopalocères, les Papilio Feisthamelii; Thais rumina ; Antho-
charis Belemia, glauce, Doüei, Gharlonia; Lycæna Allardi, & et © (le &
était seul connu; la est noire en dessus), Abencerragus, Theophrastus,
Adonis; Thesior maurilanicus; Cigaritis Zohra et Jugurtha ; Argynnis
Pandora : Melitæa Desfontaint ; Charates Jasius ; Satyrus Abd-el-Kader,
syloicola, Hansü ; Cœænonympha Feltigit, sont les espèces les plus sail-
Jantes.
M. Codet a bien voulu, sur ma demande, récolter un grand nombre de
XLVIIT Bulletin entomologique.
Syricthus. Une espèce voisine de Proto, à ailes inférieures rougeâtres en
dessous, et une autre, très peu éloignée de leuzeæ Obr., pourraient bien
être nouvelles.
Parmi les Hétérocères, je citerai les Sesia rhingiæfornus, ? euglossæ-
formis, ? ceriæformis, Puigi, Godeti ; beaucoup de Zygæna ; les Deilephila
nicæa, tithymali; les Trichosoma Breveti, bæticum ; la Psilura atlantica:
l'Orgya splendida ; les Catocala Oberthüri, dilecta, optata, pelleæ, con-
juncta, promissa, nymphagoga, nymphæa, conversa ; Heliophobus hirta,
optabilis ; Luperina Lasserrei; Heliothis nubigera; Anthophila candicans,
virginalis, Caïd, albida; Ophiusa lunaris, extrêmement variable, tantôt
grise sans dessins, tantôt rougeâtre ou noire; Euacidalia Fathmaria ;
Heteropsis testaria.
En outre de ces espèces, M. Codet en a recueilli beaucoup d’autres
moins intéressantes à signaler et les trois suivantes qui me paraissent
tout à fait nouvelles.
_ 4° LimAcoDes CoDeTiI Oberthür. — Taille de £estudo, rappelle pour la
forme Ja Monema flavescens Butler, et devra sans doute former un genre
séparé. Entièrement d’un fauve rougeâtre en dessus, avec deux petites
lignes noirâtres sur les ailes supérieures et une éclaircie jaunâtre à la base
et le long du bord antérieur des ailes inférieures. Le dessous est d’une
teinte un peu moins rouge que le dessus, et l’éclaircie se trouve le long
du bord inférieur des ailes supérieures.
Une femelle; Sebdou, 25 août 1881.
20 CROCALLIS AUBERTI Oberthür. — Taille d’elinguaria ; aïles supé-
rieures et thorax gris de lin; ailes inférieures gris blanchâtre, traversées
par un trait submarginal gris foncé. Les ailes supérieures sont occupées,
comme dans elinguaria, par une large tache brune extérieurement bordée
d’un liseré jaunâtre. Cette tache brune occupe largement le bord costal
qui est jaunâtre. Près de la base, le liseré, qui la limite, forme une ligne
courbe dont la convexité est dirigée vers la partie extérieure. Cette tache
brune, sur son côté submarginal, est limitée par une ligne d’abord droite,
mais qui creuse un peu en descendant vers le bord inférieur des ailes.
Le dessous est d’un gris argenté brillant, avec la partie centrale des ailes
supérieures plus foncée par transparence de la tache brune du dessus.
Je ne possède qu’une seule femelle de la Grocallis Auberti, trouvée à
Sebdou sur un chemin, le 27 octobre 1881.
Séances de l’année 1885. XLIX
3° SELIDOSEMA EREBARIA Oberthür. —Port et taille d’ambustaria ; teinte
générale d’un noir ardoisé comme les individus les plus foncés de fænio-
laria; diffère surtout d’ambustaria par la forme de la ligne coudée qui
traverse les ailes supérieures, et de la ligne submarginale qui traverse les
inférieures. La ligne coudée part de la côte et descend vers le bord inférieur
des ailes supérieures, en décrivant une ligne formée d’abord d’un arc
dirigé vers le bord terminal, puis d’un trait court, parallèle à ce bord;
enfin d’un arc creusant assez profondément le long de la nervure mé-
diane, et se redressant vers le bord inférieur. Intérieurement, cette ligne
est assez largement bordée de brun fauve, surtout près du bord inférieur
des ailes. La ligne extra-basilaire est plus droite que dans ambustaria.
De même, la ligne submarginale inférieure des aïles a une direction plus
droite que dans cette dernière espèce. En dessous, la S. erebaria est
d’un gris noirâtre sablé d’atomes noirs, et la ligne coudée submarginale
du dessus est remplacée par une éclaircie transversale blanchâtre. La
pectination des antennes est moins longue que dans ambustaria, et le
corps paraît un peu plus grêle. L'aspect général de l’erebaria, avec sa
couleur générale noirâtre, ses lignes noires neltement écrites et la quan-
tité de petits traits fins, noirs et droits qui couvrent ses ailes, est assez
particulier.
Sebdou, aux lumières, le 12 octobre 1881.
— M. H. Lucas communique une note sur divers Lépidoptères :
Les espèces du genre Papilio trouvées dans l'archipel de la Nouvelle-
Calédonie sont au nombre de quatre et établissent la transition entre les
espèces des Moluques et de la Nouvelle-Guinée et celles du nord de la
Nouvelle-Hollande.
Boisduval, Ann. Soc. ent. Fr., Bullet., p. 155 (1859), a fait connaître
trois espèces sous les noms de Papilio Montrouzieri, Amyntor et Gelon.
La première, par la couleur d’un beau bleu métallique qui orne le dessus
de ses ailes, rappelle l’'U/ysses de Linné, et par le dessous, au contraire,
le P. Peranthus de Fabricius. La seconde, ou le P. Amyntor, est du
groupe d’Erectheus et de plusieurs autres espèces de la Nouvelle-Hollande,
dont les femelles sont ordinairement assez différentes des mâles pour que
l'on en ait fait des espèces séparées. M. Ch. Oberthür, Étud. Entom., p. 44,
pl. 3, fig. 2 (1879), a décrit et figuré une troisième espèce désignée sous
le nom de Westwoodi, qui rappelle beaucoup le Montrouzieri, qui a pour
(1883) 2° partie, 1.
L Bulletin entomologique.
variélés les P. Chaudoiri Feld., Ulyssinus Westw. et Ulyssellus ejusd.
Enfin la quatrième espèce est le P. Gelon, qui appartient au groupe de
Sarpedon et dont le Choredon de Felder ne serait qu'une variété
d’après le Synonym. Cat. of Diurn. Lepidopt. de M. Kirby, p. 559 (1871);
c’est au sexe mâle que doit être rapportée, d’après M. Oberthür qui en
possède le type, la description de cette espèce qui a été faite par Bois-
duval.
Quant à la femelle, qui était restée jusqu’à présent non décrite, elle a
une envergure de 6 centimètres environ; les quatre ailes en dessus sont
d’un brun plus ou moins foncé, légèrement saupoudrées de verdâtre à
leur base, traversées par une bande continue, plus large que chez le
mâle, médiane, de couleur verte, précédée sur les supérieures de trois
taches de la même couleur, plus ou moins grandes et marquées d’une
rangée marginale de points blanchâtres; les ailes inférieures, obtusément
dentelées avec leurs échancrures liserées de blanchâtre, présentent aussi
une rangée marginale de points d’un blanc jaunâtre, mais obscurément
marqués. En dessous, elles sont d’un brun plus clair qu’en dessus, plus
fortement saupoudrées de vert à leur base avec les taches et les bandes
vertes plus accusées : celles-ci d’un vert plus pâle sur les secondes ailes.
Les antennes sont d’un noir foncé; la tête, le thorax et l'abdomen en
dessus sont d’un brun plus ou moins foncé, avec tout le dessous d’un
gris clair ; les pattes sont d’une belle couleur verte.
Elle provient des îles des Pins et de Woodlarck.
— M. G.-A. Baër fait connaître la note suivante :
Dans le Bulletin de la séance du 28 mars dernier, p. xxx1x, M. H. Lucas
a lu un travail sur le Birgus latro, Crustacé de la division des Paguriens,
sur lequel on avait attiré mon attention pendant mon séjour à Manille,
en me disant que les mœurs de cet animal étaient encore fort peu connues,
surtout en ce qui concerne ses premiers élals.
Tandis que, suivant les informations recueillies par M. H. Lucas, ce
Crustacé aurait toujours été rencontré dans l’intérieur des terres, j'ai
appris au contraire qu'aux Philippines il se trouvait souvent sur les côtes,
principalement dans les îles du Sud, de Leyté, Samar, Mindanao, etc.,
qu’il pond des œufs dans le sable, aux mois d’avril et mai, et qu'il a
l'habitude de grimper sur les cocotiers pour dévorer les bourgeons et les
jeunes fruits.
Séances de l'année 1883. LI
Aux Philippines, ce Birgus devient de plus ên plus rare ; les Indiens
le recherchent par gourmandise, et aussi parce qu’il porte préjudice aux
cocotiers, et, d’un autre côté, les cochons sauvages et domestiques en sont
très friands et lui font une guerre acharnée. A Manille, j'ai eu occasion
de voir deux exemplaires vivants que l’on nourrissait avec des pommes
de terre et des patates; ils se déplaçaient avec beaucoup de rapidité ; par
leurs mouvements ainsi que par leur aspect général, ils avaient, à quelque
distance, l'apparence d'énormes Araignées.
Dans Mindanao et les petites îles voisines, ce Crustacé est appelé Datto
(nom donné dans ces parages aux chefs des tribus musulmanes) ou Roë
des Crabes, par les indigènes. Dans Samar et Leyté, il a été baptisé Uang,
nom qu’il partage avec divers gros Coléoptères (Lucanides et Cétonides)
armés de fortes pinces ou grandes antennes.
Membre recu. M. Heulz, négociant, place de la Bastille, 6 (Entomologte
générale, surtout Lépidoptères d'Europe), présenté par M. Clément, —
Commissaires-rapporteurs : MM. Fleutiaux et Maindron.
Séance du 9 Mai 1883.
Présidence de M. Énouarp LEFÈVRE, Vice-Président.
Nécrologie. M. Westring, de Gothenbourg (Suède), reçu au nombre des
membres de la Société en 1856, est décédé dans le courant de 1882.
Communications. M. L. Buquet informe la Société que par suite de la
conversion de la rente 5 0/0 en 4 1/2, la somme annuelle de 300 fr.
attribuée au Prix J. Dollfus devait subir une réduction de 30 fr., c’est-à-
dire être ramenée à 270 fr. — Par lettre du 4 de ce mois, M. J. Dollfus,
voulant maintenir le Prix à 300 francs, a prié M. le Trésorier de faire
acheter 30 fr. de rente destinés à combler le déficit. — Cette opération
a donné lieu à une dépense de 741 fr. 45 c., dont M. J. Dollfus s’est
empressé de le couvrir par l’envoi d’un chèque de pareille somme.
Après cette communication, la Société vote d’unanimes remerciments
au généreux fondateur du Prix Dollfus,
LIT Bullelin entomologique.
— M. À. Fauvel écrit que la session annuelle de la Société française
d’Entomologie aura lieu dans la Loire-Inférieure et la Vendée du 3 au
17 juin.
— M.J. Bourgeois dit avoir reçu de bonnes nouvelles de notre collègue
M. L. Bedel, qui lui donne en même temps quelques détails sur ses
chasses dans les environs de Misserghin (province d'Oran). Le lac salé ou
Sebkha de Misserghin, presque complètement desséché dans cette saison,
au point que notre collègue a pu le parcourir pendant deux heures, en
marchant droit devant lui, sans trouver la moindre trace d’eau, ne lui a
offert aucun intérêt au point de vue entomologique. Par contre, les
chasses sont plus fructueuses dans les prés salants qui bordent le lac,
ainsi que dans la montagne, où l’on rencontre beaucoup de ravins cou-
verts de broussailles. Jusqu’à présent, ce qui semble dominer, ce sont les
Malacodermes, surtout les Malachius, dont une espèce très commune sur
les joncs au bord du lac, les Attalus, Ebæus, Troglops, et, parmi les
Mélyrides, les Dasytes, Haplocnemus, Danacæa. Notre collègue a, en outre,
pu observer les mœurs d’un Curculionide intéressant, voisin des Antho-
nomus, le Sphinctocrærus constrictus Mars. (Aubeus Lethierryi Desbr.),
qui vit sur le jujubier sauvage, au moment de la pousse des premières
feuilles, c’est-à-dire en avril et mai. Il y a deux ans, M. Bedel avail
dejà remarqué l’habitat de cette espèce à Teniet-el-Haad, mais il n’en
avait pris qu'un petit nombre d'individus, tandis que, cette année, le
premier jujubier qu'il battit sur son parapluie lui en donna une
cinquantaine d'exemplaires. Il faut noter cependant que ce sont ‘seule-
ment les jujubiers de la montagne ou des terrains accidentés, ayant
poussé dans des endroits bien abrités, qui donnent cet insecte en abon-
dance; ceux de la plaine semblent n’en nourrir aucun. Nous connaissons
donc maintenant deux espèces de Coléoptères dont l'existence sur le
jujubier sauvage est bien constatée — quoique y vivant chacune dans des
conditions très différentes — le Sphinctocrærus constrictus et la Psoa
Blanchardi , sur les mœurs de laquelle notre collègue M. de la
Perraudière nous a communiqué une note l’année dernière. (Voir Bull.
1882, p. LXI.)
M. E. Desmarest ajoute, d’après une lettre de notre collègue en date
du 26 avril, que M. Bedel, ainsi que M. le D' Ch. Martin, viennent de
partir pour le Sud, et qu’ils comptent rejoindre M. E. Simon dans les
environs de Saïda,
Séances de l’année 1885. LIII
— M. J. Bourgeois communique la description d’une espèce nouvelle
du genre Dasytiscus Kiesenw., trouvée en Palestine par M. Lelourneux :
DASYTISGUS HEBRAICUS, Sp. nOV. — Elongalus, sat convexus, testaceo-
rufus, elytris singulalim postice fusco-plagiatis ; pube minus densata,
cinereo-flavescente ; antennis piceo-nigris, basi rufis; capite pronotoque
setis erectis destitutis, illo postice nigro-infuscato ; abdomine nigro, seg-
mentis L primis ad basin ferrugineo-tinctis.
Allongé, assez convexe, d’un roussàtre clair, avec une tache discale
d’un brun noirâtre plus ou moins foncé recouvrant un peu plus de la
moitié postérieure de chaque élytre ; pubescence peu serrée, celle de
la tête et du pronotum courte et convergente vers le milieu, non entre-
mêlée de soies dressées, celle des élytres un peu plus longue et disposée
longitudinalement. Labre, palpes et partie postérieure de la tête jusque
vers le milieu des yeux d’un noir brunâtre plus ou moins bronzé;
yeux noirs; antennes plus longues que la tête et le corselet pris
ensemble, d’un noir de poix, avec les 4 premiers articles roux, le 5° un
peu plus large que ceux qui le précèdent et le suivent immédiatement.
Pronotum aussi large que long, un peu arqué sur les côtés et à la base,
présentant sa plus grande largeur derrière le milieu, crénelé sur les
bords, presque droit en devant, convexe, luisant, très finement et peu
densément pointillé, généralement plus ou moins rembruni sur la partie
médiane de son bord antérieur. Élytres pas plus larges que le pronotum,
parallèles, conjointement arrondies à l'extrémité, assez fortement et sub-
rugueusement mais peu densément pointillées. Dessous du corps roux;
abdomen d’un noir brunâtre, avec la base des 4 premiers segments plus
ou moins leintée de ferrugineux; patles rousses ; extrémité de l’onychium
et crochets des 4 tarses postérieurs noirs. — Long. 2 mill.; larg. 4/2 mill.
Palestine : Jérusalem (Letourneux). Ma collection.
Cette petite espèce se reconnaîtra facilement parmi ses congénères à
son mode de coloration, bien constant chez les cinq exemplaires que j'ai
sous les yeux. Elle est voisine du D. graminicola Ksw., et, de prime
abord, on pourrait être tenté de l’assimiler aux variétés pâles de ce der-
nier; mais l'absence de soies dressées sur la tête el le pronotum l'en
distinguent immédiatement.
— M. le D' Sénac adresse la note reclificalive suivante :
M, L, Bedel a bien voulu atlirer notre attention sur le fait suivant :
LIV Bulletin entomologique.
La Pimelia répandue dans toutes les collections sous le nom de P. retro-
spinosa n’est pas l’espèce décrile par M. H. Lucas, et dont nous avons pu
éludier le type unique dans la collection de M. Sédillot (ex-collection
Doüé). Ce type est absolument identique avec la P. semihispida décrite
postérieurement par M. L. Fairmaire. La Pimelia commune dans toutes
les collections sous le nom de retrospinosa doit donc changer de nom, et
nous la décrirons sous le nom de P. confusa.
La synonymie de ces deux espèces doit être ainsi formulée :
P. retrospinosa Luc. = semihispida Fairm.
P. confusa mihi = retrospinosa Luc. in collect.
Ces deux espèces ont des caractères constants qui ne permeltent pas
de les confondre. Nous n’avons jusqu’à présent trouvé aucun exemplaire
faisant le passage de l’une à l’autre. L’habitat de la P. retrospinosa vraie
est beaucoup plus restreint, et cetle espèce est encore rare dans les
collections.
— M. le D' Schaufuss adresse la note qui suit :
On a toujours regardé la Cetonia speciosa Ad. comme appartenant, soit
comme variété, soit comme synonyme, à la GC. speciosissima Scopoli.
Parmi quelques centaines de speciosa que j'ai reçues d’Amasia, il ne se
trouve aucune speciosissima Scop. ou autres variétés provenant de l’Eu-
rope méridionale de l'Est. Je crois donc que l’on doit regarder ces
deux Coléoptères comme étant des espèces distinctes, et je les sépare
par les caractères suivants :
C. SPECIOSA Ad. C. SPECIOSISSIMA SCOP.
Elytra punctato-striolata, puncta
minuta, haud in arcu posita, pla-
nulata, postice haud angustata ;
Scutellum ad basin latius quam
in C. speciosissima ;
Processus mesosternalis lateribus
et antice rotundatus, latitudine lon-
gior ;
Pedes supra, elytrorum margines
et sulura fere semper subcyanco-
metallica.
Elytra plus minusve arcualo-punc-
tato-striata, pulvinata, iniqua, pos-
lice angustata ;
Processus mesosternalis cordatus
antice truncatus, fere semper lati-
tudine brevior ;
Pedes, raroque elytrorum mar-
gines ad humeros, cyanei.
Séances de l’année 1883. LV
La C. speciosa est plus massive, de la forme d’un long rectangle, un
peu aplatie au-dessus et non bombée comme la speciosissima, chez
laquelle les points conformés en arc sont la plupart du temps disposés
distinctement en séries à la suture et souvent aussi aux épaules, tandis
que chez la speciosa on ne voit que de simples séries ponctuées.
— M. L. Fairmaire présente les descriptions suivantes de deux Coléo-
ptères de l’Hindoustan :
1° SCARITODERUS LOYOLÆ. — Long. 19 mill. — Oblongus, depressius-
culus, ater, supra subopacus, sublus cum pedibus nitidus ; capite antice
profunde bisulcato, supra oculos longe plicato, margine antico utrinque
obtuse dentato, labro bilobo, mandibulis capite paulo brevioribus, ante
apicem arcuatis, intus late dentatis ; palpis maxillaribus articulo ultimo
præcedente plus duplo longiore, palpis labialibus articulo ultimo præce-
dente paulo breviore, hoc intus trisetoso; antennis piceis , apicem versus
compressis, articulo 1° funiculi secundo parum longiore; prothorace pos-
ice constricto, lateribus antice arcuatis, lateribus medio valde angulatis,
obtuse dentatis, postea obliquatis, sinualis, margine basali leviter arcuato,
medio obsolete sinuato, dorso lateribus a basi subtiliter asperulo, sulco
medio et sulco antico profundis; elytris sat brevibus, punctato-lineatis,
punctis sat grossis sed vix imprsssis, intervallis alternatim leviler eleva-
hs, margine laterali acule carinalo, ad humeros angulatim plicato, fere
dentato.
Get insecte ressemble à l’Anomoderus (1) costato-granulatus Chaud.,
de la Nouvelle-Calédonie ; il en diffère par le premier article du funicule
des antennes moins long, une carène longitudinale au-dessus des yeux,
le corselet plus court, non bilobé à là base, et les élytres plus ovalaires,
plus déprimées, à épaules angulées, à lignes ponctuées, avec les intervalles
non granulés et à carènes très peu marquées.
Cette intéressante espèce a élé découverte à Ramnad (Hindoustan) par
le P. Fabre et se trouve dans la collection de notre collègue M. Gounelle.
2° SPYRATHUS FABrII. — Long. 12 mill. — Ovatus, gibboso-convexus,
niger, sat nilidus, sublus cum pedibus nilidior ; capite prothoraceque haud
(1) Le nom d’Anomoderus étant employé depuis 1871 pour un genre de
Cérambycite, j'ai dû le changer.
LVI Bulletin entomologique.
distincte punctulatis, hoc antice dense rugoso-punctato, margine antico
transversim plicato; prothorace amplo, transverso, lateribus parallelis,
antice tantum angustato, angulis anticis obluse rotundatis, margine pos-
tico utrinque leviter sinuato, angulis fere rectis; elytris postice leviter
attenuatis, basi confertim punctatis, a medio confertim subtililer aspe-
ralis.
Diffère de l’indicus par la coloration plus brillante, la tête rugueuse en
avant, le corselet lisse, sans ponctuation visible sur le disque, un peu
marquée sur les côtés, à angles antérieurs en lobe arrondi et les élytres
ponctuées à la base, ne devenant râpeuses qu'après le milieu, enfin
l’épistome forme en avant un bourrelet transversal et le dernier article
des antennes est à peine plus long, mais distinctement plus large que le
précédent.
Ramnad (Hindoustan) ; trouvé aussi par le P. Fabre.
— M. Charles Brongniart fait les communications suivantes :
1° Il dépose sur le bureau une brochure ayant pour titre : Sur un
nouvel Insecte fossile des terrains carbonifères de Commentry (Allier), et
sur La Faune entomologique du terrain houiller, et il fait remarquer qu’à
la fin de ce mémoire se trouve une liste des insectes primaires décrits
jusqu’à présent. Une planche double accompagne ce travail ; l’auteur y
a figuré le Titanophasma Fayoli, ce grand Protophasmien de Commen-
try, et, comme termes de comparaison, l’Anésomorpha pardalina &
Westwood, du Chili, et le Phibalosoma Apollonius $ Westwood, de
Bornéo.
2° Il annonce qu'il a été nommé par M. le Ministre de l’Instruction
publique membre adjoint de la Commission chargée d’explorer, cet été,
es grands fonds de l’Océan Atlantique, au point de vue zoologique.
En 1880, cette Commission a opéré des dragages importants dans le
golfe de Gascogne ; en 1881, dans la Méditerranée; en 1882, dans l'Océan,
jusqu'aux îles Canaries. Cette année, la Commission explorera les grandes
profondeurs de l’Atlantique. Elle s’embarquera à Rochefort le 1° juin et
se dirigera sur Cadix; de là elle gagnera Mogador, les îles Canaries, les
iles du Cap-Vert, explorera la mer des Sargasses, et reviendra en France
en passant par les Açores.
Séances de l’année 1883, LVIE
La Commission se compose de MM. Alphonse Milne-Edwards, prési-
dent; Léon Vaillant, Edmond Perrier, de Folins, Fischer, Filhol, Viallanes
et Ch. Brongniart ; M. Marion en fait également partie, mais ne prendra
pas part au voyage cette année.
Le bâtiment affecté à cette expédition de 1883 est l’éclaireur d’escadre
le Talisman, dont le commandant est M. Parfait, capitaine de frégate.
Notre collègue étudiera spécialement les Crustacés inférieurs.
3° Il fait enfin savoir que M. Fayol lui a adressé de nouveaux échan-
tillons d’insectes fossiles de Commentry, parmi lesquels se trouvait une
Araignée (Arachnide trachéen); c’est la deuxième que l’on rencontre
dans les terrains primaires, La première, trouvée en Angleterre, est une
Protolycosa.
— M. H. Lucas communique les notes suivantes :
4° Il a été rapporté dernièrement de la mer des Antilles un Palinure
très intéressant, extrêmement rare et fort peu répandu dans les collec-
tions. Ge Crustacé Macroure, qui égale en longueur 14 centimètres et qui
mesure 3 centimètres dans sa plus grande largeur, est le Palinurus longi-
manus Edw., Hist. Nat. des Crust., t. IT, p. 294 (1837). Cette espèce
diffère de tous ses congénères par ses pattes de la première paire qui, au
lieu d’être plus courtes, comme cela a lieu généralement, sont au con-
traire très allongées, grosses, avec leur pénultième article dentelé en
dessus, comprimé et terminé par une grosse dent qui représente un doigt
immobile et rudimentaire. Quant au tarse, il est crochu, sillonné, forte-
ment recourbé, d’un brun foncé à son extrémité, et forme pince lorsqu'il
se replie sur la dent de l’article précédent. Elle est rouge, avec les
antennes, les paltes de la première paire annelées de jaune, le thorax et
l'abdomen maculés de jaune clair sur les parties latérales ; quant aux
pattes suivantes, elles sont grêles et maculées de jaune clair.
Cette Langouste, qui appartient au sexe femelle, a eté rencontrée sur
les côtes de la Martinique par M. Chaffanjon. Chez l'individu observé, la
vulve du côté droit fait défaut.
Ce Palinure est très anciennement figuré, car Parra le représente dans
un ouvrage ayant pour titre : Descripcion de differentes piezas de Hist.
natur., pl. 55, fig. 1 (1787).
LVIII Bulletin entomologique.
2° Il fait passer sous les yeux de la Société un Calocampa vetusta $
Hubn., Guenée, Spéc. gén. des Lépid.. Noct., t. II, p. 115 (1852), qui a
été rencontré dans le Jardin des Plantes, sur des giroflées, le 26 avril
dernier, par M. Gouault. C’est très probablement un individu qui a
hiverné, car on ne trouve ordinairement cette espèce que pendant les
mois de septembre et d'octobre. Cette Noctuélide a un aspect tout parti-
culier :_ en effet, elle plisse ses ailes de la première paire ou les supé-
rieures dans le sens de la longueur et se donne ainsi une forme allongée
qui rappelle celle des Lépidoptères du genre Lithosia.
Membre recu. M. Peringuey, professeur au Diocesan College, à Ronde-
bosch, près la ville du Cap-de-Bonne-Espérance (Entomologie générale,
surtout Coléoptères), présenté par MM. Fairmaire et Puton. — Commis-
saires-rapporleurs : MM. Bourgeois et Lucas.
Séance du 23 Mai 1888.
Présidence de M. Énouarr LEFÈVRE, Vice-Président.
M. Germain, bien connu par ses recherches entomologiques au Chili,
assiste à la séance.
Communications. On annonce que dans la séance annuelle de la Société
nationale d’Acclimatation, qui se tiendra le 25 mai 1883, diverses récom-
penses seront accordées à plusieurs naturalistes pour leurs travaux d’En-
tomologie appliquée. Notre collègue M. Jules Fallou recevra la grande
médaille d'argent (hors classe) pour ses éducations d’Aétacus Pernyi, en
pleine forêt, et d’Antheræa Frithii; des médailles ou mentions honoraires
seront accordées à M. Durand pour son procédé de destruction des Saute-
relles ; à M. Huin pour son éducation d’Actias Selene, et à MM. Douchy
et Nemetz pour leurs éducations d’Atlacus Pernyi.
— M. le Secrétaire annonce que nos collègues MM. L. Bedel et le
D" Charles Martin retournent de Saïda à Teniet-el-Haad (département
d'Alger), où ils comptent séjourner un mois, tandis que M. E. Simon
va probablement suivre la frontière marocaine,
Séances de l’année 1883. LIX
— M. J. Bourgeois fait la communication suivante, dont la Société
décide exceptionellement la publication complète dans un seul Bulletin :
Avant de mettre la dernière main à un Essai monographique sur le
grand genre Lycus, que j'espère pouvoir offrir bientôt à la Société ento-
mologique de France, je viens encore faire appel à l’obligeance de mes
collègues et les prier de bien vouloir me communiquer les espèces indé-
terminées de ce genre qu’ils pourraient avoir entre les mains. Je les en
remercie d'avance très cordialement. — L'étude que j'ai faite des nombreux
malériaux que je possède ou qui m'ont passé sous les yeux, m’a conduit
à diviser les espèces du genre Lycus en neuf groupes ou sous-genres,
que je caractériserai brièvement comme suit :
Groupe I. — Élytres dissemblables dans les deux sexes : celles des &
largement foliacées latéralement, suborbiculaires ou très brièvement ova-
laires, tronquées chacune à l’extrémité, avec l’angle interne de la tron-
cature généralement spiniforme, leur côte externe relevée à l’épaule en
une crête très saillante, postérieurement échancrée et prolongée sous
forme d’épine ; celles des ® moins largement foliacées, en ovale ailongé,
arrondies à l'extrémité, leur côte externe relevée à l’épaule en une crête
plus ou moins saillante, entière, régulièrement arrondie et mutique.
Cuisses simples dans les deux sexes. — Espèces africaines. — (Subgen.
ACANTHOLYCUS.) — Type : L. praemorsus Dalm. .
Groupe IL — Élytres dissemblables dans les deux sexes, conformées
comme dans le groupe I, avec cette différence que celles des & ne sont
pas tronquées à l’extrémité, mais régulièrement arrondies. — (Subgen.
HoLoLycus.) — Ce groupe ne renferme, jusqu’à présent, qu’une seule
espèce encore inédite : L. éntermedius (Bourg.), de Natal.
GrouPE IIL. — Élytres dissemblables dans les deux sexes, mais à un
degré moindre que dans les deux groupes précédents : celles des & obcor-
diformes, c’est-à-dire brièvement ovalaires et fortement atténuées vers la
base, leur côte externe relevée à l'épaule en une crête plus ou moins sail-
lante, quelquefois énorme (L. Haagi Bourg.), mais toujours entière,
arrondie et mulique, l’interne émettant parfois, vers le milieu de sa
longueur, un prolongement spiniforme très long (L. bellicosus Bourg), for-
tement rebordées mais non relevées en goutlière à leur bord marginal:
celles des ® subparallèles, avec la crête humérale moins saillante. Cuisses
simples dans les deux sexes. — Espèces africaines. — (Subgen, LoPno-
LYCUS.) — Type : L. Raffrayi Bourg.
LX Bulletin entomologique.
GROUPE IV. — Élytres dissemblables dans les deux sexes : celles des 4
largement dilatées, très brièvement ovalaires, quelquefois même complète-
ment orbiculaires, renflées à l'épaule, entre les 2° et 4° côtes, en une
bosse arrondie, plus ou moins saillante, simple ou surmontée d’une longue
épine, relevées en gouttière à leur bord marginal; celles des © subparal-
lèles, sans bosse humérale. Cuisses simples dans les deux sexes. —(Lycus
in spec.) — Ce groupe, qui ne renferme également que des espèces afri-
caines, peut se subdiviser lui-même en plusieurs sous-groupes :
a.) Élytres prolongées chacune sous forme de petite dent à leur angle
apical chez les &, quelquefois aussi, mais à un degré moindre, chez les ©.
— Type : L. aculeatus Bourg.
b.) Élytres mutiques et arrondies à l'extrémité dans les deux sexes,
celles des 4 planes ou uniformément subconvexes sur leur disque, avec
la bosse humérale le plus souvent simple, mais surmontée parfois d’une
très longue épine, tantôt droite, tantôt contournée (L. hamatus Guér.). —
Type : L. lalissimus L.
c.) Élytres mutiques et arrondies à l'extrémité dans les deux sexes,
celles des & convexes et relevées en outre en une bosse commune, plus
ou moins marquée, sur le milieu de leur disque, présentant le plus sou-
vent une suture en forme de lame verticale saillante, sur une partie au
moins de leur longueur, incombantes à l'extrémité. — Type : L. obtusatus
J. Thoms.
d.) Élytres mutiques et arrondies à l’extrémité dans les deux sexes,
assez uniformément subconvexes et renflées chacune le long de la 4"° côte
chez les &, avec la suture simplement rebordée et non relevée sous forme
de lame verticale, non incombantes à l’extrémilé. — Type : L. ampliatus
Fahr.
Groupe V. — Élytres dissemblables dans les deux sexes : celles des &
latéralement dilatées, sur leur moitié ou leurs deux tiers antérieurs, en
une large expansion à contour arrondi, produite par un boursouflement
de l'intervalle qui sépare les deux côtes externes, semblables à l'extrémité
à celles des ® ; celles-ci subparallèles. Cuisses simples dans les deux sexes
— Espèces africaines. — (Subgen. CHLAMIDOLYGUSs.) — Ce groupe peut se
subdiviser en deux sous-groupes :
a.) Dilatation élytrale plane ou presque plane, s'étendant d’abord laté-
ralement dans un même plan avec le disque des élytres, puis convexe-
ment repliée en dessous, — Type : L. frabeatus Guér,
Séances de l’année 1883. LXI
b.) Dilatation élytrale relevée latéralement en gouttière très profonde,
repliée ensuite brusquement en dessous et formant ainsi un bord tran-
chant qui la limite latéralement quand on regarde l’insecte d’en haut. —
Type : L. elevatus Guér.
GROUPE VI. — Élytres tantôt très dissemblables, tantôt peu différentes
dans les deux sexes : celles des g‘ou dilatées à l’épaule en une boursou-
flure intercostale quelquefois énorme (L. humerosus Fàhr.), ou affectant
la même forme que dans le groupe IV, et alors orbiculaires ou suborbi-
culaires (L. rostratus L.). Cuisses dentées ou subdentées à l'extrémité
chez les g' au moins dans une des trois paires de patles; tibias profondé-
ment échancrés à la base pour la réception de la dent fémorale. — (Subgen.
MEROLYGUS). — Groupe africain qui peut se subdiviser en deux sous-
groupes :
a.) Cuisses intermédiaires et postérieures fortement dentées à l’extré-
mité chez les G\, les antérieures quelquefois subdentées, — Type : L. ros-
tratus L.
b.) Cuisses intermédiaires et postérieures simples chez les &, les anté-
rieures seules obtusément dentées. — Type : L. kumerosus Fähr.
Groupe VII — Élytres des 4 suborbiculairement arrondies ou en ovale
court, peu convexes, non relevées en gouttière à leur bord marginal, ni
en lame verticale le long de leur suture, arrondies à l'extrémité, avec la
côte externe un peu renflée à l’épaule, mais non relevée en crête; celles
des ® moins dilatées, subparallèles ou en ovale allongé, semblables pour
le reste à celles des d'. Cuisses simples dans les deux sexes. — Espèces de
l'Amérique du Nord, principalement mexicaines. — (Subgen. NEOLYCGUS.)
— Type : L. Schünherri Chevrol.
GrouPE VIII. — Bords latéraux du pronotum largement foliacés, forte-
ment arrondis et un peu déclives chez les g, moins dilatés, plus droits
et un peu relevés chez les ©; disque le plus souvent profondément sillonné
sur toute sa longueur ; élytres en ovale allongé, à peine un peu plus dila-
tées latéralement chez les &. Cuisses simples dans les deux sexes. —
Espèces propres aux parties chaudes des deux continents américains, sur-
tout mexicaines et colombiennes. — (Subgen. THORACOGCALON E. Dugès in
litt.) — Type : L. adumbratus Bourg.
GrouPE IX. — Thorax et élytres semblables dans les deux sexes,
celles-ci subparallèles ou en ovale très allongé. Guisses simples. — (Sub-
LXII Bulletin entomologique.
gen. HAPLOLYCUS.) — Ce groupe peut se diviser comme suit, d’après la
répartition géographique des espèces :
a.) Espèces africaines. — Type : L. congener Gerst.
b.) Espèces asiatiques et malaises. — Pronotum et élytres généralement
d’un rouge sanguin, plus ou moins marqués de noir. — (LycosTromus Mots.)
— Type : L. melanurus Blanch.
c.) Espèces américaines, surtout mexicaines et colombiennes. — Type :
L. semiustus Chevrol.
— M. Éd. Lefèvre présente les remarques suivantes :
A propos de la communication faite à la dernière séance par M. Fair-
maire et relative à deux nouvelles espèces de Coléoptères recueillis à
Ramnad (Hindoustan) par le P. Fabre, notre collègue fait connaître que
M. Gounelle lui a communiqué tout récemment trois exemplaires d’un
Phytophage nouveau du genre Chlamys, provenant de la même localité
et remarquable notamment par les poils squamiformes d’un jaune doré
qui recouvrent entièrement la tête et la portion antérieure du prothorax.
Il appelle, en outre, l'attention de la Société sur l'intérêt qu'offre
cette capture au point de vue de la géographie entomologique, tous les
Chlamys connus, à l'exception de quatre ou cinq, étant essentiellement
américains. Il ajoute qu’il donnera prochainement, pour les Annales, la
figure et la description détaillée de cet insecle, qu’il désigne dès mainte-
nant sous le nom de Ghlamys pilifrons.
— M. J. Fallou, rappelant une observation qu’il a présentée à la Société
il y a trois ans (Bull. 1880, p. Lu), montre des piquets de bois qu'il
vient de retirer de terre et qui ont été très fortement dévorés dans la
partie enterrée par la larve du Valgus hemipterus. Il suppose que la
femelle de ce Lamellicorne a dû déposer ses œufs dans la portion la plus
enfoncée en terre, de manière à ce que les larves en dévorant le bois se
soient de plus en plus rapprochées de la surface du sol, de telle sorte
que les insectes parfaits aient pu venir plus facilement à lair libre.
Les piquets qu’il montre sont en boïs d’acacia, mais il en a observé d’éga-
lement attaqués et appartenant à d’autres essences végétales et qui, avant
d’être employés, avaient été cependant fortement chauffés ou même gou-
dronnés.
Séances de l’année 1883. LXIT]
— M. V. Signoret adresse la note qui suit :
4° J'ai l'honneur, par l'entremise de notre collègue M. L. Fairmaire,
de faire passer sous les yeux de la Société des feuilles de l’Anona sylva-
tica couvertes d’une sécrétion d'aspect cotonneux, ressemblant à de
l'amiante, et qui m'ont été envoyées par M. Antonio de Lacerda. Gette
sécrétion abondante est due à la réunion d’un grand nombre d’Aleurodes,
soit à l’état de larve, soit à l’état d’insecte parfait. J'indique les deux,
car je pense que ces deux états contribuent à cet amas de sécrétion par
l'examen même de la forme particulière des diverses lamelles : les unes
présentent comme des rubans, les autres comme des filaments, d’autres
enfin de simples fils. L’insecte parfait est du double plus grand que l’Aleu-
rodes chelidonii, jaunâtre, avec des macules brunes sur le prothorax ;
l'abdomen, entièrement jaune dans le mâle, offre deux plaques d’aspect
particulier dans la femelle, celle-ci présentant un amas cotonneux d’aspect
nacré et de forme bilobé de chaque coté de l’abdomen et sécrété par les
deux plaques rouges de l’extrémité de l'abdomen. Devant donner une
description complète de celte intéressante espèce, que je nommerai
A. Lacerdæ, je me contente de présenter aujourd'hui ces feuilles vraiment
extraordinaires, car si l’on connaît déjà des espèces du genre Aleurodes
sécrétant des matières cotonneuses, jamais ces malières ne se sont pré-
sentées en aussi grande quantité.
2° Je fais voir également des échantillons d’un Coccide faisant partie
du genre Diaspis, provenant de la Guyane anglaise, et que je crois être
une espèce nouvelle, n’ayant, malgré mes recherches, pu trouver une
espèce analogue dans le genre Diaspis. Je me réserve de donner plus
tard une description de cette espèce, que je nommerai Déaspis aurantit.
Elle ravage les oranges de la Guyane anglaise et m’a été communiquée
par M. Mac Lachlan.
— M. P. Chrétien envoie, par l’entremise de M. Delahaye, la note
suivante :
Au sujet de la Calocampa vetusta que M. H. Lucas a montrée à la
séance dernière, je prie la Société de vouloir bien me permettre les
réflexions suivantes :
Les Calocampa vetusta et exoleta, d’après Berce, éclosent en août,
LXIV Bulletin entomologique.
septembre et octobre, cependant quelques chrysalides passent l’hiver et
éclosent au printemps, époque où a lieu l’accouplement.
Je n’ai pu constater ce dernier fait, seulement je sais que ces deux
espèces hivernent à l’état de papillon.
Depuis longtemps on a signalé les espèces qui sont dans ce cas, mais
on n’a pas donné une raison suffisante de cette particularité :
Pourquoi certains Lépidoptères, qui éclosent en été ou en automne,
passent-ils l'hiver et reparaissent-ils au printemps suivant (et ordinaire-
ment des Lépidoptères femelles) ?
De prime abord on est tenté de dire : nous n’en savons rien. — Mais
si l’on rapproche cette première question de la suivante :
A quel moment l’œuf des Lépidoptères se forme-t-il, atteint-il son
développement complet dans le corps de l’insecte ?
Cette dernière question, qui est du domaine de l'expérience, jette, à
notre avis, un jour tout nouveau sur la première et peut en fournir une
explication suffisante.
Je ne veux pas entrer dans les détails que comporte l'examen de cette
question, me réservant d'en reparler quand j'aurai recueilli tous les élé-
ments nécessaires ; je prierai seulement qu’on veuille bien se rappeler
que, chez toutes les espèces hivernant, non accidentellement, à l'état de
papillon, la ponte a toujours lieu au printemps ; c’est que la formation de
l'œuf qui, dans l'immense majorité des Lépidoptères, s'opère pendant
l'état de chrysalide, ou n’exige que quelques jours pendant l’état d’insecte
parfait, demande au contraire de longs mois pour arriver à point dans
les espèces hivernantes comme Rhodocera rhamni, Vanessa C-album,
polychloros, Antiopa, qui pondent en avril et mai; et, parmi les Cerastis
hivernant également, la GC. vaccinii, dont j'ai obtenu des œufs cette
année, même au mois de mars.
Je n’ai pas encore constaté ce même fait chez Gonophora libatrix.
La Calocampa de M. H. Lucas, si elle a hiverné, a donc eu raison de
le faire, puisque c’est une vetusta femelle.
— M. H. Lucas communique les notes suivantes :
4° Les auteurs qui, depuis Fabricius, ont décrit le Papilio Homerus,
Godart, Boisduval, n’ont pas connu en nature cette belle et grande espèce,
et c’est d’après les figures d’Esper, Ausl. Schmett., pl. 45, fig. 1 (1785),
Séances de l’année 1883. LXV
et de Donovan, Reposit., t. I, pl. 20 (1823), que ces naturalistes ont fait
connaître ce Papilio. Doubleday, The Genera of Diurn. Lepidopt., p. 13,
pl. 4, fig. 1 (1846), a donné une très bonne figure de cette espèce, et,
d’après le développement de l’abdomen, il est à supposer que c’est une
femelle qui a été figurée. Il est à remarquer que la couleur donnée à cet
organe est sensiblement différente de celle du thorax, car l'abdomen est
d’un brun clair au lieu d’être d’un noir foncé. Les collections entomo-
logiques du Musée de Paris possèdent un mâle de ce Papilio qui
atteint une envergure de 15 centimètres, et en étudiant comparativement
les deux sexes, on remarque que le mâle diffère de la femelle par les
quatre ailes en dessus qui sont d’un beau noir, par les bandes jaunes
transversales des premières qui, en dessous, sont beaucoup plus pâles, et
par la bande extérieure courbe, maculaire, qui est obscurément mar-
quée, seulement représentée par une tache de couleur blanche, située
près du sommet et atteignant presque le bord costal. Les antennes et le
thorax sont entièrement noirs, avec l’abdomen, en dessus et en dessous,
d’un brun noirâtre foncé; quant aux pattes, elles sont d’un noir brillant.
Godart, Encycl. méthod., Suppl., t. IX, p. 811 (1823), et Boisduval,
Spéc. génér. des Lépidopt., t. I, p. 345 (1836), disent que le corps en
dessous, chez la femelle, est jaunâtre, tandis que, chez le mâle que j'ai
examiné, toute cette partie inférieure est au contraire d’un brun noirâtre
foncé. Boisduval soupçonne celte espèce d'Haïti ou du Mexique. D’après
M. Heyden, elle proviendrait de la Jamaïque, localité déjà indiquée par
Doubleday, loc. cit., 13, et par M. Kirby, in Synonym. Catal. of Diurn.
Lepidopt., p. 542 (1871). :
2° Je fais passer sous les yeux de la Sociélé des Myriapodes vivants
qui ont causé des dégâts considérables dans des champs de haricots aux
environs de Périgueux. En étudiant ce Diplopode, qui appartient au genre
Blaniulus de P. Gervais, j'ai reconnu une espèce décrite depuis longtemps
par Bosc sous le nom de B. guttulatus. J'avais déjà signalé ce Myriapode
comme très nuisible aux fraises et aux racines de la Betterave, qu'il se
plaît à ronger, mais je ne sache pas qu’il ait été jusqu’à présent indiqué
comme nuisant aux haricots à l’état de germinalion. C’est à M. Gaillard,
professeur d'agriculture du département de la Dordogne, que l’on doit
cette obsérvation. Je ferai encore remarquer que celle espèce polyphage
est aussi très nuisible à l’état jeune. En eflet, parmi le grand nombre
d'individus que j'ai examinés, j’en ai observé qui atteignent en longueur
(1883) 2° partie, 5.
LXVI Bulletin entomologique.
30 millimètres et d’autres au contraire qui mesurent à peine 6 à 8 milli-
mètres: chez ces individus non adultes, les petites taches virguliformes
d’un beau rouge carmin vif et occasionnées, dit-on, par la présence de
poches sécrétrices, sont presque oblitérées ou au moins ne sont pas appa-
rentes.
M. Édouard Lefèvre, à la suite de cette communication, ajoute qu’il a
observé les dégâts causés par le même Myriapode aux jeunes pousses
d’un arbrisseau du même groupe botanique que le haricot, le Genista
anglica.
— M. J. Bigot adresse la description d’un nouveau genre et d’une
nouvelle espèce de Diptères :
Genre PARANERIUS (nov. mihi). (ræpæ—vnpos).— Generum Nerii (Fabr.)
et Telostyli (mihi) vécènum ; ab uno maximè differt, segmento tertio anten-
narum oblongo, apice obtuso, duobus primis simul sumptis longiore,
cheto perfectè apicali, breviter villosulo, et femoribus muticis ; ab altero,
formä dissimili segmenti tertii antennarum. Abdomine, terebr& quädam
Satis longâ, vix acuminatä, munito.
P,. Miri © (nov. sp. mihi). — Long. 7 mill. (præler antennas). — Anten-
nis castaneis, basi fuscis, cheto albido; fronte longè conic&, castaneo rufo,
utrinque albido vittatà ; facie albidä; thorace castaneo-rufo, vilté inter-
mediä longitudinali, ferè albidä, fusco angustè marginatä, utrinque,
vittä tenui, antè abbreviatä, pallidèe tlestaceä, pleuris pallidè testaceis,
vittis duabus latis, obliquis, fuscis, pectore et trochanteribus, præter
posticos infuscatos, albidis ; scutello fusco in medio testaceo-albido
notato; halteribus albidis ; abdomine testaceo-albido, vittis tribus lon-
gitudinalibus latis et incisuris, angustè, fuscis, ventre albescente, in
medio infuscato, terebr4 fuscä ; pedibus fuscis, tibiis obscurè castaneis
(intermediis desunt); alis pallidissimè fuscanis et apice, dilutè, parum
obscurioribus.
Batchian Insul.
Specim. unicum ex Museo nostro, docto Dipterolongo. Profess. J. Mik,
Vindobonensi, dedicatum.
Nerius inermis (Schiner) foriè ejusdem generis ?
Séances de l'année 1883. LXVII
Séance du 13 Juin 1883.
Présidence de M. Épouaro LEFÈVRE, Vice-Président.
Correspondance. M. Frédéric Passy écrit que l'Association française
pour l’avancement des sciences, dont il est le Président, tiendra sa dou-
zième session à Rouen du 16 au 23 août 1883, et qu’elle serait heureuse
que la Société entomologique de France puisse se faire représenter au
Congrès par l’un de ses membres.
La Société délègue notre collègue M. Henri Gadeau de Keïville, de
Rouen, pour remplir cette mission.
Lecture. M. Henri Gadeau de Kerville dépose sur le bureau un mémoire,
accompagné de figures coloriées, et portant pour titre : Descriptions
d’espèces nouvelles de Coléoptères de la famille des Goccinellidæ. — Les
insectes décrits dans ce travail ont reçu les dénominations de Cyrtocaria
Mocquerysi, provenant de Madagascar; 1thone (Aïolocaria) hexaspilota
Hope, var. nov. nigra, de Daourie; Neda Bourgeoisi, Chilocorus Austra-
lasiæ et Orcus quadrimaculatus, trouvés en Australie.
Communications. M. S.-A. de Marseul fait connaîlre trois nouvelles
espèces de Coléoptères, trouvées à Nice dans les tabacs par M. Antoine
Grouvelle :
1° PLATYSOMA INCISIPYGE M. — Long. 3 mill.; larg. 2 mill. — Sumatra.
— Oblong parallèle, assez convexe, un peu atiénué par derrière, noir
luisant. Tête large, concave; front sépäré de l’épistome par une strie
transverse droite, remontant de chaque côté en dedans des yeux; épistome
et labre échancrés en arc; mandibules arquées, non concaves, bifides au
bout. Prothorax transverse, imperceptiblement pointillé, arqué et fine-
ment rebordé à la base, un peu rétréci en avant, largement échancré au
sommet, avec les angles abaissés, aigus, rentrés; strie latérale forte, sulci-
forme, entière, écartée du bord, atténuée et arrondie vers l’angle anté-
rieur, continuée au bord apical, mais après une légère interruption.
Écusson très petit. Élytres un peu plus longues que le prothorax, tron-
quées et rebordées au bout; épipleures bisillonnées, 1-3 stries dorsales
entières, 4° en fort et profond sillon, 4-5 apicales très courtes, fines,
LXVIII Bulletin entomologique.
ainsi que la suturale, mais suppléées par de légers vestiges. Propygidium
à gros points. Pygidium lisse, mais creusé de chaque côté d’un profond
sillon en T, qui circonscrit une espèce de renflement cordiforme. Proster-
num étroit, muni d’une longue mentonnière, arrondi à la base et rebordé;
mésosternum échancré en arc, bordé latéralement de 2 siries, l’une
droite, l’autre coudée. Jambes antérieures garnies de 3 faibles dents
arrondies ; intermédiaires bidentées.
Ressemble un peu au striaticolle, mais plus petit, plus étroit et plus
convexe; son prosternum est bien plus étroit et franchement bordé d’une
strie dans sa moitié postérieure. Mais ce qui l’éloigne des Platysoma aussi
bien que des Hister propres, et devrait en faire un genre à part, c’est la
conformation si singulière du pygidium et ses mandibules terminées par
2 pointes égales. (Nicotikis, Ver de Nicot.)
2° TRYPETICUS TABACIGLISCENS M. — Long. 2,5 mill.; larg. 0,8 mill. —
Sumatra. — Cylindrique, noir de poix, luisant ; antennes rousses. Tête
renflée sur le vertex, avec un pointillé et un gros point au milieu; front
et rostre un peu mat, rebordé d’une carène, bifide au bout. Pronotum
ponctué fortemènt, plus densément en devant, longé au milieu d’une
ligne lisse, bordé d’un sillon sur les côtés, avec la marge assez forte en
avant et rélrécie brusquement au milieu. Élytres bien plus courtes que
le pronotum, sa ponctuation moins forte, devenant plus fine postérieure-
ment. Propygidium à bords imbriqués sur le pygidium qui est subarrondi
et densément ponctué. Prosternum en carré long, peu ponctué, bordé
latéralement d’un bourrelet et d’un sillon; mésosternum rebordé de
même, mais seulement à partir du tiers qui est plus étroit, à points longs
plus serrés; métasternum fortement -canaliculé dans son milieu, à points
plus rares et plus faibles. Jambes antérieures et intermédiaires 6-dentées.
3° TRYPETICUS GROUVELLEI M. — Long. 2,5 mill.; larg. 0,9 mill —
Sumatra. — Subcylindrique, un peu atténué postérieurement, noir de poix,
luisant ; antennes et pattes brun ferrugineux. Tête pointiilée sur le vertex,
concave sur le front, avec le bord oculaire élevé; extrémité du rostre
légèrement trisinué ou subdentelé. Prothorax pas beaucoup plus long que
les élytres, fortement rebordé sur les côtés d’un sillon et d’un bourrelet
également mince dans toute sa longueur; couvert entièrement d’une forte
ponctuation serrée, comme criblé par derrière. Élytres densément et bien
moins fortement ponctuées, surtout dans la moitié postérieure. Propygi-
Séances de l’année 1883. LXIX
dium finement et densément ponctué ainsi que le pygidium, saillant sur
ce dernier, qui est déprimé et un peu relevé dans son pourtour. Pro-
slernum en carré long, bordé d’un bourrelet et d’un sillon de chaque
côté, peu ponctué; mésosternum ponctué de même, rétréci en avant, très
fortement sillonné dans son milieu. Jambes antérieures et intermédiaires
5-dentées.
Diffère du fabacigliscens par sa forme plus élargie, sa ponctuation en
crible sur la partie basale du pronotum, et l'absence de ligne lisse, son
front également concave, son pygidium déprimé avec le bord relevé, etc.
Cette dernière espèce ressemble beaucoup au cénctipygus, mais elle est
beaucoup plus petite, moins large, son sternum et son rostre sont autre-
ment conformés. :
— M. Ernest Olivier transmet, par l'entremise de M. J. Bourgeois, les
descriptions de deux nouvelles espèces de Lampyrideæ :
1° PELANIA ANGUSTIPENNIS, Sp. NOV. — Elongata, convexa, testaceo-
flavescens ; prothorace latitudine basali breviore, a basi ad apicem for-
titer attenuato, carina media lævi longitudinaliter instructo, lateribus
marginatis el erectis, angulis posticis productis; elytris brevibus, pro-
thorace latioribus, ab humeris ad abdominis segmentum primum valde
angustatis, dein leviter usque ad apicem. — Long. 14 mill.
Algeria.
Cette espèce remarquable est très différente du P. mauritanica Lucas
par la carène obtuse et assez fortement saillante de son prothorax, par ce
dernier organe atténué au sommet en ogive aiguë, et surtout par la forme
de ses élytres, qui, d’abord plus larges à leur base que le prolhorax, se
rétrécissent rapidement par leur côté externe jusqu’à la hauteur du pre-
mier segment abdominal, puis de là insensiblement jusqu’à l'angle sutu-
ral, de façon à laisser à découvert de chaque côlé une notable portion de
tous les segments abdominaux et entièrement les deux derniers, ainsi
que le pygidium. Les ailes, bien développées, dépassent les élytres à
extrémité.
J'ai pris cet insecte, au vol, le soir, au commencement du mois de
mai, sous les figuiers, entre Bone et Hippone. Je n’en connais pas la
femelle.
2° LAMPYRIS NERVOSA (Reitt. in litt.).— 4 Elongata, angusta, parallela,
LXX Bulletin entomologique.
fulva, pube flavescente sparsim vestita; prothorace fulvo, latitudine lon-
giore, antice rotundato, lateribus recto, angulis posticis extus leviter
productis, basi media sulco transverso crebre punctato, disco longitudi-
naliter obscure carinato et in dimidia parte antica rugose punciato; scu-
tello triangulari, fulvo; elytris fuscis, tenuiter flavo marginatis, protho-
race vix latioribus, rugosis, lineis tribus elevatis; abdominis segmentorum
angulis haud retro produclis, ultimo recte truncato; pygidio sensim
altenuato, subtilissime sinuato, apice rotundato ; femoribus tibüsque
longitudinaliier sulcatis. — Long. 14-15 1/2 mill.
®. Roseo-flavescens, antennis, palpis pedibusque flavis ; prothorace lati-
tudine paulo longiore, lateribus recto, antice rotundato, in disco macula
guadrata rosea; scutello triangulari, flavo, apice rotundato ; elytris
obscurioribus, flavo marginatis, pubescentibus, punctatis, secundum abdo-
minis segmentum fere attingentibus, fortiter intus attenuatis in triente
apicali, apice obluso, humeris valde prominentibus ; pygidio a basi ad
apicem regulariter angustato. — Long. 16 mill.
Syria.
Getie espèce m'a été envoyée, sous le nom que je lui conserve, par
mon savant et obligeant collègue M. Reitter, qui a bien voulu, pour que
j'en puisse donner une description complèle, me communiquer l'unique
femelle qu’il possède.
— M. L. Fairmaire envoie la description de deux Coléopières nou-
veaux, découverts au cap de Bonne-Espérance par notre collègue
M. Péringuey :
4° NEMOGNATHA PERINGUEYI. — Long. 7 4/2 mill. — Elongata, viridi-
metallica, abdomine tolo rufo ; capite reclinato, densissime sat tenuiter
punctato-ruguloso, antice transversim impresso ; antennis fusco-nigris,
medium corporis superantibus ; prothorace sat convexo, transverso, elytris
paulo angustiore, antice cum angulis rotundato, basi marginalo, sat dense
fortiter punctato, postice medio foveola oblonga signalo; scutello fere
truncato, vix punctulato; elytris planiusculis, sat elongatis, subparallelis,
apice sat acutis, dense tenuiter rugosulis, sutura et utrinque costula paulo
elevatis ; subtus subtiliter dense punctulata.
La découverte d’une nouvelle espèce de ce genre dans le sud de
Séances de l’année 1883. LXXI
l'Afrique est intéressante, car les Némognathes africains sont très peu
nombreux.
2° ANANCA HOTTENTOTA. — Long. 11 mill. — Elongata, pallide brunneo-
lutescens, capite medio prothoracisque lateribus infuscatis, antennis fuscis,
articulis basi late flavidis, 2 primis exceptis, elytris ad humeros paulo
obscurioribus , subtus cum pedibus flavida, femoribus apice tibiisque
infuscatis, abdomine medio infuscalo ; capite subtiliter dense punctato,
ad antennas plicato ; prothorace subcordato, latitudine paulo longiore,
postice a medio angustato, Subtiliter sat dense punctato, inæquali, antice
utrinque late impresso, medio longitudinaliter elevato et linea tenui im-
pressa signato ; elytris elongatis, subtiliter dense coriaceis, sutura et utrin-
que lineis 8 leviter et anguste elevatis ; abdomine tenuiter sat dense punc-
tulato, segmento 2° apice medio arcuatim impresso, 5° basi late impresso,
apice sinuato.
Cet insecte ressemble extrêmement au Xanthochroa carniolica, mais la
vestiture des tarses est différente, le corselet est bien plus cordiforme et
les antennes sont annelées.
— M. H. Lucas communique les notes suivantes :
4° 11 montre des larves, des nymphes et des insectes parfaits du Tri-
bolium ferrugineum qui ont subi les diverses phases de leur vie évolutive
dans l'abdomen d’un Stenodontes exsertus Oliv., Entom., t. IV, 66, p. 17,
pl. 8, fig. 31, et d’un Mallodon bituberculatus P. de Beauv., Ins. d’Afr.
et d'Amér., p. 216, pl. 24, fig. 2, rencontrés aux environs de Saint-
Domingue par M. l’abbé Daniel. Il ajoute à ce sujet qu’il a décrit et
figuré, Ann. Soc. ent. Fr., p. 240, pl. 3 (1855), les métamorphoses de
cette espèce cosmopolite, qu’il a désignée sous le nom de castuneum, et
dont il avait rencontré des larves rongeant le thorax et l'abdomen de
Lépidoptères recueillis aux environs de Khartoum, en Nubie, par
M. Schimper. M. Westwood a figuré aussi, mais seulement la larve de ce
Ténébrionide dans son [ntrod. mod. classif. of Ins., t. 1, p. 319, fig. 89,
2, 3 (1839).
9 Le Mantichora Sicheli Thoms., qui a pour synonymie le M. maxil-
losa Bohem., espèce toujours peu répandue dans les collections, ne serait
pas un insecte très rare, d’après M. E. Durand, ingénieur dans les mines
LXXII Bulletin entomologique.
de diamant, qui a observé ce Coléoptère dans l’Afrique australe. Cest
particulièrement à Kimberley, région diamantifère, district de West-
Griqua (colonie du Cap), que cette espèce a été capturée. C’est ordinaire-
ment le matin, après des nuits pluvieuses, que l’on rencontre le Manti-
chora Sicheli, courant avec rapidité sur le sable humide, allant d’un
buisson à l’autre et se retirant pendant la chaleur du jour dans de petits
trous ou cavités situés sous ces buissons, et dans lesquels on le surprend.
Janvier est habituellement le mois le plus favorable pour chasser et
trouver avec certitude cette Gicindélide.
— M. Maurice Girard adresse la note suivante :
M. Maillet, instituteur à Faverney (Haute-Saône), très zélé pour l’ento-
mologie, m'adresse parfois des insectes à déterminer pour son musée
scolaire. Il y avait, dans l’un de ses envois, des Mantes religieuses
(Mantis religiosa Lin.). Je dus prendre des informations spéciales, car
elles pouvaient lui avoir été envoyées de localités plus méridionales.
M. Maillet m’a fait connaître que cet Orthoptère est localisé sur plusieurs
points de la Haute-Saône. A un kilomètre au sud-ouest de la petite ville
de Faverney s’élèvent brusquement plusieurs assises de la grande oolithe
qu’on nomme La Roche dans le pays. Au pied du soulèvement et au
nord, à une altitude de 220 mètres, coulent lentement, dans une char-
mante vallée d’alluvion provenant des monts Faucilles et des Vosges, les
eaux de la Lanterne, affluent de la Saône. La Roche domine cette plaine
et Faverney d’une hauteur de 108 mètres. Sa crête, inclinée vers le sud
et dénudée par endroits, laisse souvent à découvert les larges dalles
calcaires de la grande oolithe qu’on ne rencontre plus dans la direction
du nord avant d’arriver aux Vosges. C'est là, dans des herbes maigres et
sur des buissons rabougris, que vivent plusieurs variélés vertes et brunes
de la Mante religieuse. Ici, comme partout, ces insectes inspirent une
sorte de crainte superstitieuse; on les respecte parce qu'on n'ose pas
les toucher. M. Maillet n’a rencontré cetle espèce dans aucune autre
partie du territoire de Faverney ni aux alentours, si ce n'est dans les
environs de Champlitte, chef-lieu de canton à l’ouest du département et
à 45 kilomètres au nord de Gray, également dans des terrains juras-
siques.
Sur la même hauteur de la Roche, il a aussi capturé le Sisyphe de
Séances de l’année 1883. LXXIII
Schoœffer roulant sa boule sur de petites pentes. On sait que les Pilulaires
se trouvent rarement dans les parties septentrionales de la France.
— M. Poujade signale la capture qu’il a faite en mai dernier à Gérard-
mer (Vosges) de la chenille du Lasiocampa lunigera Esp., espèce germa-
nique vivant sur les sapins et qui‘n’a pas encore été trouvée en France,
à sa connaissance.
Séance du 27 Juin 1883.
Présidence de M. Épouarn LEFÈVRE, Vice-Président.
Correspondance. M. le Ministre de l’Instruction publique écrit qu’il
met à la disposition de la Société une somme de 500 francs, comme
encouragement à ses travaux pour l’année 1883. — Des remerciments
seront adressés à M. le Ministre.
Lectures. M. J. Bourgeois dépose sur le bureau un mémoire ayant pour
titre : Synopsis du genre Thonalmus, de la famille des Lycides.
— M. Aug. Chevrolat adresse la deuxième partie de son travail sur
les Calandrides, comprenant les genres Phynoides (8. n.), Polyaulax
(g. n.), Meraplus, Aplotes (8. n.), Trachorhopalon, Axinophorus et Sphe-
nophorus.
Communications. M. E. Simon entretient la Société du voyage entomo-
logique qu’il vient de faire dans l’ouest de l’Algérie :
Notre collègue a d’abord exploré, en compagnie de MM. le D' Charles
Martin et L. Bedel, la région des hauts plateaux, qui est aujourd’hui tra-
versée par un chemin de fer jusqu'à Mecheria, au sud des chotts; au
Kreider, auprès de Chott-Chergui, il y a des dunes de sable et des terrains
salés dont la faune rappelle déjà celle du Sahara, tandis qu'à Mecheria,
situé au pied du Djebel Antar, seul relief de la grande plaine, on peut
constater un curieux mélange d’espèces du nord et du sud, qui, dans les
autres parties de l'Algérie, caractérisent des régions distinctes.
Revenu à Saïda, M, Simon a quitlé ses compagnons continuant leur
LXXIV Bulletin entomologique.
voyage sur Teniet-el-Had, pour se diriger vers l’ouest, à Tlemicen, où
il a exploré avec soin la grotte d’Aïn-Fezzan, à Marnia, et enfin à
Nemours. Il a recueilli dans ces diverses localités beaucoup d'espèces
nouvelles et fait de nombreuses observations sur les Arachnides terricoles
des genres Nemesia et Cyrtauchenius.
Ges observations seront publiées ultérieurement dans les Annales.
— M. H. du Buysson adresse de Brout-Vernet (Allier), par l'entremise
de M. L. Buquet, une note sur diverses espèces du genre Baris Germ.
(Baridius Schônh.), propres au Bourbonnais :
J'ai pris dernièrement le Baridius morio Bohm. sur les sables de la
Sioule, au-dessous de Brout-Vernet, et j'ai observé qu'il vivait sur le
Reseda luteola. Gette espèce est assez rare dans nos environs; je n’en ai
capturé jusqu’à ce jour que sept exemplaires. — Sur les choux ou les
raves de nos jardins, je récolte en nombre les Baridius picinus Germ.,
cærulescens Scop. et chlorizans Germ. : le premier surtout, a causé de
sérieux préjudices aux jeunes plants de cette année. C’est principalement
le collet de la racine que les insectes attaquent, et c’est là aussi qu’ils
viennent pondre leurs œufs. — Le Baridius cuprirostris Fab. vit de la
même manière, mais est beaucoup moins commun dans nos environs. Je
lai rencontré rarement sur les plants de colza. — J'ai récolté également
les Baridius T-album L., lepidii Germ., abrotani Germ., punctatus Sch.,
janthinus Sch., mais je n’ai pas vu la plante qui les nourrissait. — Le
Baridius artemisiæ Herbst m'a été envoyé par M. Desbrochers des Loges
comme provenant du département de l’Allier ; je ne l’ai pas encore ren-
contré.
— M. Ed. Reitter, de Modling, transmet les observations synonymiques
qui suivent :
Dans les Annales de 1882, Bullet., p. czxv, M. le D' Schaufuss donne
quelques notes synonymiques sur des Psélaphides, auxquelles je crois
devoir répondre :
1° Le genre Canthoderus Motsch. n’est pas seulement fondé sur un nom
in litteris, mais il doit être adopté comme ayant été décrit de fait, par les
raisons que j'ai données dans mon Essai d’une Classification systém. des
Clavig. et des Pselaph., p. 181. — Les différences qu'indique, sans toute-
Séances de l’année 1883. LXXV
fois les préciser, M. le D’ Schaufuss, entre ce genre et son genre Stratus
qui s’y réunit, ne doivent pas nous induire en erreur, La forme toute
différente du dernier article des antennes, de la tête et du thorax ne
suffiraient même pas pour séparer le genre Sératus du genre Cantho-
derus, si ces modifications existaient en effet, ce dont j'ai de bonnes
raisons de douter. Je considère non-seulement ces deux genres comme
synonymes, mais je regarde même comme une seule et même espèce le
Stratus ursinus Schauf. et le Canthoderus villosus Motsch.
2° Je pense avoir démontré dans le Bulletin, séance du 10 janvier 1883,
que les caractères sur lesquels l’auteur a fondé les genres Gamba et Jubus
ne sont que sexuels, et que, pour cette raison, on ne peut pas les
admettre. Aujourd’hui même, que M. le D' Schaufuss a indiqué des diffé-
rences qui doivent séparer ces deux genres, il ne nous donne pas celles
par lesquelles nous pourrions les distinguer. Peut-être que l’auteur a
devant lui les genres Gazola, Duciola ou Balega, maïs il parle de crochets
inégaux, de dernier article oviforme des palpes maxillaires, etc., ce qui
ne s’y rapporte pas. Le genre Gamba, d’ailleurs, n’est pas encore décrit;
sa place est seulement indiquée dans le plan d’une classification des
genres de Psélaphides de M. le D' Schaufuss.
3° Dans la rectification que donne M. le D' Schaufuss, il me blàme
d’avoir réuni le genre Tmesiphoroides Motsch. au genre Tmesiphorus,
parce que le premier genre n’a que des antennes à 5 (!) arlicles, dont la
massue en absorbe 3 (!). Cependant Motschulsky donne la description
suivante : « Forme rappelant un peu les Tmesiphorus et Chennium.
« Antennes à articles intermédiaires très serrés, massue composée de
« trois articles beaucoup plus grands. Long. 2/3 ligne. » — Je demande
par quel passage de cette description Motschulsky prétend que les
antennes aient 5 articles ? Mais si nous examinons la figure qui accom-
pagne le travail de l’entomologiste russe, nous trouvons d’abord que cette
figure est trop petite, et que, pour cette raison, les antennes ne peuvent
donner une représentation correcte. Motschulsky, ayant reconnu cette
difficulté, a dessiné en détail sous la figure une antenne grossie, qui
montre, comme il le dit dans sa description, un article basilaire plus
grand, puis sept articles intermédiaires très petits et très serrés, et trois
articles plus grands, détachés, formant la massue. Où sont maintenant les
cinq articles de M. Schaufuss ? A-t-il réellement lu la description du
Tmesiphorus ? et a-t-il vu la figure qui l’accompagne ?
LXXVI Bulletin entomologique.
h° Le peu de mots par lesquels Motschulsky fondait son genre Ca/li-
thorax se rapportent parfaitement au genre Curculionellus, ainsi que je
l’ai déja dit dans ma Classif. systém. d. Clavig. et Pselaph., Brünn, 1882,
p. 108. Comme ce genre ne peut pas être considéré comme ayant élé
décrit, il est parfaitement indifférent de savoir quelle place M. le D’ Schau-
fuss veut lui assigner. Je remarquerai seulement que, puisque les insectes
qui lui ont été envoyés comme des types de Callithorax Motsch. ne s’ac-
cordent non seulement pas avec la description mais qu’ils sont même
en contradiction avec elle, il peut en résulter que ces insectes ne sont
réellement pas des types (desquels en général on fait un grand abus) et
que par cette raison les déductions de M. le D' Schaufuss se donnent
d’elles-mêmes un démenti.
5° M. le D' Schaufuss change le nom de Bryaxis syriaca Reïtter en
Br. Reitteri, à cause du syriaca Baudi. Quoique ce soit très flatteur pour
moi d’être immortalisé dans ce genre, je me vois pourtant forcé de décli-
ner cet honneur, par la simple raison que je n’ai jamais décrit une
Bryaxis syriaca qui aurait pu donner lieu à une rectificalion.
6° Je répondrai plus complètement dans le Journal entomologique de
Vienne à la notice de M. le D’ Schaufuss, c. /., 1882, Berl., p. CLXXXIHI,
concernant la synonymie des espèces allemandes du genre Anommatus qui
a été complètement emmêlée, et je prouverai que mes A. Kiesenwetteri
et pusillus ne font nullement partie du même genre, mais que le
A. pusillus Schauf. (non Reitter) est une espèce bâtarde qui, par ce fait,
perd toute importance et doit être considérée comme nulle.
— M. Charles Oberthür transmet la note suivante :
Nous avons reçu récemment une nouvelle collection d'insectes formée
au Thibet, dans les environs de Tât-sien-loù, par Monseigneur Biet,
évêque de Diana. Cette collection a malheureusement beaucoup souffert
du long voyage qu’elle a subi pour parvenir jusqu’à nous. Beaucoup de
Lépidoptères du plus haut intérêt scientifique sont dans un état tel qu'il
sera tout au plus possible de conserver les ailes en les collant sur du
papier. Nous regretterons surtout de ne pas pouvoir faire assez exacle-
ment connaître quelques Phalénites extrêmement remarquables.
Une des espèces les plus belles de toute la collection des Lépidoptères
est un Parnassius que ses ailes robustes ont protégé contre les secousses
Séances de l’année 1883. LXXVII
du voyage. Ce Parnasstus est de la taille des grands individus de l’Apollo
des Pyrénées. Il se distingue de toutes les autres espèces connues par ses
ailes inférieures ornées de grosses taches rouges cerclées de noir et géné-
ralement pupillées de blanc, inférieurement accompagnées de deux autres
grosses taches d’un gris bleu clair cerclées de noir, juxtaposées et occu-
pant le long du bord extérieur les deux espaces intra-nervuraux après
l’espace intra-nervural anal. L'aspect de ce Parcs qui est celui d’un
Apollo pourvu de deux grosses taches bleues, est, à cause de ces taches
bleues, assez étrange. Nous le décrivons ci-dessous par comparaison avec
le Delphius dont il est très voisin, mais auquel il ressemble cependant
bien peu, tant il en est l'expression agrandie et fortement colorée :
PARNASSIUS IMPERATOR Ch. Oberthür. — Taille des plus grands indi-
vidus d’Apollo, des Pyrénées-Orientales; aux ailes supérieures à peu
près la même disposition de taches que chez Delphius; mais les ailes
beaucoup plus epaques, d’un blanc jaunâtre et les taches noires très
grosses et fortement accentuées, surtout celles qui sont contenues dans
la cellule discoïdale et celles qui forment au delà de cette cellule comme
un grand arc un peu sinueux depuis le bord costal au bord inférieur.
Dans Delphius, cette ligne sinueuse transverse est hyaline, au lieu d’être
nettement tracée en noir comme dans Imperator. Les ailes inférieures
sont ornées de deux larges taches rouge carmin généralement pupillées
de blanc et cerclées de noir, et de deux autres taches formées d’un semis
serré d’atomes bleuâtres sur un fond noir et entourées d’un cercle noir.
Ces taches rouges et bleuâtres ont la même disposition que dans De/-
phius. Mais, chez celle dernière espèce, elles semblent embryonnaires,
tandis que dans Imperator elles sont magnifiquement développées. Le
bord marginal des ailes inférieures est hyalin dans Delphius; dans Impe-
rator, au contraire, le bord marginal des ailes inférieures est opaque et
jaunâtre comme le fond général des ailes. A partir de la tache bleuâtre
externe et en remontant vers le bord costal, on voit une ligne ondulée,
noirâtre, assez large. Les antennes sont entièrement noires. Le des-
sous des ailes reproduit le dessus avec les différences de coloration qui
affectent tout le genre Parnassius. Les quatre ailes, en dessus et en
dessous, paraissent comme luisantes sous une certaine incidence de
lumière. La poche cornée de la femelle, seul sexe que nous connaissions,
est brune et assez développée.
L'espèce parait varier très peu d’un individu à l’autre, autant que nous
en puissions juger par les exemplaires que nous avons sous les yeux.
LXXVIII Bulletin entomologique.
Parmi les Coléoptères envoyés de Tât-sien-loû, en même temps que le
Parnassius Imperator, il y a un Carabus nouveau voisin de Téen-Tei
Thomson, et l’autre sexe de l’espèce dont nous avons précédemment parlé
sous le nom d’Enoplotrupes Bieti. Cette espèce de Geotrupide constitue
un genre rouveau.
— M. A. Depuiset adresse, par l'entremise de M. Poujade, la nole
suivante :
Je mets sous les yeux de la Société une curieuse aberration de la Spi-
losoma Zatima Cram., qui est entièrement passé au mélanisme. Je compte
faire figurer pour les Annales ce rare Lépidopière, que je décrirais sous
le nom de S. Zatima, var. Deschangit.
On sait que cette Chélonide, représentée pour la première fois par
Cramer, est restée très longtemps presque inconnue et que ce n’est que
dans le bel ouvrage de M. Millière que nous la trouvons très exactement
figurée sous sa forme la plus ordinaire. En effet, la Spilosoma Zatima
semble varier considérablement d’après ce que m'a dit M. Deschange,
habile entomologisie sériciculteur, qui l'élève de pontes tous les ans.
Geite espèce se trouve surtout à l’île d’Helgoland.
— M. H. Lucas communique les deux notes suivantes, relatives à des
Crustacés :
1° En communiquant à la Société des Crustacés de la section des Iso-
podes sédentaires ou Épicarides de Latreille, et dont le mâle et la femelle
sont très dissemblables, je ferai observer que les individus femelles gran-
dissent considérablement el semblent se déformer par les progrès de
l’âge, tandis que les mâles restent toujours très petits. Ces Crustacés se
rapprochent par leur structure des Isopodes ordinaires, et les mâles rap-
pellent aussi par leur forme et la disposition des segments certains Myria-
podes, mais à l’état jeune, du genre Polydesmus. On a formé avec eux
une famille sous le nom de [oniens ; l’unique espèce qui la représente est
l’Ione thoracicus Montagu, Edw., Hist. Nat. des Crust., t. III, p. 380,
pl. 33, fig. 14 à 15 (1840). Ce parasite se rencontre dans des conditions
toutes particulières ; en effet, c’est dans la cavité branchiale du Callia-
nassa subterranea, Crustacé de la famille des Thalassiniens ou des Ma-
croures fouisseurs et de la: tribu des Cryptobranchides que se plait celte
espèce lucifuge. Le mâle se tient cramponné dessus ou sur les côlés de
Séances de l’année 1883. LXXIX
l'abdomen de la femelle. Cette espèce, dont les deux sexes sont de cou-
leur blanche, n’avait encore été citée que des côtes de la Manche; les
individus que je communique ont été rencontrés sur des C. subterranea
habitant les plages de la Méditerranée, où ils se tenaient enfoncés dans
le sable à quelque distance du rivage. Le mâle égale en longueur 4 à
5 millim., et en largeur 2 millim., tandis que la femelle est longue de
12 à 45 millim. et mesure environ 5 à 6 millim. en largeur.
2 J'attirerai encore l'attention de la Société sur des Crustacés presque
orbiculaires désignés sous le nom d’Ilia nucleus Herbst, Roux, Crusi. de
la Méditerr., pl. 4, fig. 4 à 8 (1828). Ils appartiennent à l’ordre des
Décapodes Brachyures, à la famille des Oxystômes et à la tribu des
Leucosiens. Ce sont des Crustacés très lents dans leurs mouvements, qui
se plaisent dans de moyennes profondeurs, d’où ils ne sortent que lorsque
le hasard ou les courants leur apportent quelque proie facile à saisir;
ils s’approchent très peu des rochers du rivage. On les trouve ordinaire-
ment dans des fonds sablonneux, rarement parmi les plantes marines, si
ce n’est cependant à l’époque où les femelles viennent, en mars, pour y
déposer leurs œufs. Ceux-ci, très nombreux, sont d’un noir rougeûtre,
et leur éclosion a lieu ordinairement dans le courant de l'été.
Les individus g et $ que je communique sont remarquables par leur
développement, car ils atteignent en longueur 38 à 40 millim. et mesurent
en largeur 27 à 28 millim. Ils ont pour patrie la Méditerranée, et on
remarquera, parmi les individus que je montre, que la carapace de l’un
d’eux, celle du mâle particulièrement, et la région sternale commencent
à être envahies par des Annélides appartenant au genre Serpula.
Séance du 41 Juillet 1883.
Présidence de M. Épouarn LEFÈVRE, Vice-Président.
MM. L. Bedel, de retour de son excursion en Algérie, et Cox, entomo-
logiste anglais, bien connu par ses voyages en Asie-Mineure, dans l'Inde
et en Australie, assistent à la séance.
LXXX Bulletin entomologique.
Nécrologie. 1° M. Martial Lamotte, reçu membre en 1848, décédé à
Clermond-Ferrand (Puy-de-Dôme) en février dernier ; ;
2° M. le baron Fernand de Romans, reçu membre en 1862, décédé
récemment à Angers (Maine-et-Loire).
Communications. M. Maurice Girard fait hommage à la Société de la
L° édition de son opuscule populaire sur le Phylloxéra de la Vigne (Paris,
Hachette et C!, 1883). Dans cette édition se trouvent les précautions à
prendre dans le traitement au sulfure de carbone, les nouvelles cultures
de vignes ensablées, la méthode actuelle employée par M. Balbiani pour
la destruction de l’œuf d'hiver, des notions sur le Phylloxéra en Australie
et le texte des lois et arrêtés les plus récents sur la question.
— Le même membre parle ensuile de quelques faits de son observation
personnelle dans une toute récente excursion près de Dammartin (Oise).
Les Hannetons adultes y ont été très abondants el très nuisibles, mais
seulement par places, ce qui est en rapport avec des gelées locales qui firent
périr les adultes il y a trois ans. Aïnsi, peu de Hannetons à Dammartin
et à Nanteuil-le-Haudoin; au contraire, extrême abondance dans deux
localités intermédiaires : le Plessis-Belleville et Lagny-le-Sec. Dans un
grand parc de cette dernière commune, les Hannetons, dont quelques
rares sujets tardifs vivaient encore le 8 juillet, avaient entièrement
dépouillé de toutes leurs feuilles les sommités des chênes, des érables
sycomores, des marronniers d'Inde; également les bambous (Bambusa
nigra), des hêtres d'ornement : comme le hêtre pourpre, le hêtre torlueux
pleureur ; enfin, fait peu fréquent, qui n’a probablement pas encore élé
signalé, ces insectes adultes avaient dévoré toutes les aiguilles du haut
des sapins, n’ayant laissé que les flèches.
— M. Leprieur lit la note suivante :
La Hispa algeriana Guérin, 41, 12, dont j'ai vu des exemplaires dans
la collection du Muséum et dans celle de M. Ernest Allard, n’est autre
chose, suivant moi, qu’une variété très foncée de la éestacea propre à la
province d'Oran.
La forme et la disposition des épines sur le prothorax el les élytres,
celle des articles des antennes, qui sont cylindriques, la sculpture des
élytres, la forme et la disposition des poils sétiformes fins et dorés (non
Séances de l’année 4883. LXXXI
signalés jusqu'ici) qui recouvrent les divers organes sont absolument iden-
tiques. Il n’y a de différence que dans la coloration qui est d’un brun
foncé avec les paties d’un ferrugineux plus clair. Mais la testacea la plus
typique varie elle-même du jaune pâle au brun clair.
J’appelle sur cette question l'attention de nos collègues, maïs je suis
convaincu que les invesligalions qui seront tentées ne pourront que con-
firmer, comme je l'avance ici, la complète identité spécifique de ces deux
espèces, et je propose en conséquence la synonymie suivante :
Hispa algeriana Guérin = H. testacea Linné, var. foncée.
Puisque je m'occupe d'espèces du genre Héspa, je crois devoir faire
connaître à la Société, qu’à la suite de l’examen que j'ai fait de celles
que j'avais recueillies dans les environs de Bone, il s’en est rencontré
un certain nombre que je rapporte, avec bien des doutes et jusqu’à nouvel
ordre, à l’H. cariosa Reïiche (Ann. Soc. ent. Fr., 1858, p. 54).
Elles répondent assez exactement à la description, sauf en deux points,
premièrement la largeur. M. Reiche indique pour la sienne 5 millim. de
longueur et 2 millim. 1/2 de largeur ; les miennes ont bien la même lon-
gueur, mais la largeur n’est pas tout à fait de 2 millimètres. Elles sont
donc proportionnellement bien plus étroites.
En outre, et c’est là un caractère des plus saillants, dont l’auteur n’a
pas fail mention en décrivant sa cariosa, elles possèdent sur le prothorax
des petites soies squamiformes, d’un blanc grisâtre, pas très serrées, qui
forment sur le disque et sur toute la longueur quatre bandes longitudi-
nales étroites : deux longent les bords latéraux, les deux autres, partant
des épines bifides du bord antérieur, vont jusqu'à la base. Ces quatre
bandes sont à peu près également distantes entre elles. Une semblable
suit la base elle-même en arrière d’une large dépression transversale.
M. Reiche n'avait à sa disposition qu’un seul exemplaire, provenant des
environs de Jérusalem, n’ayant conservé que les deux premiers articles
des antennes,
J'en possède cinq individus absolument semblables,
Quelqu’un de nos collègues possédant des espèces d'Algérie nu de Syrie
aurait-il remarqué un fait semblable ?
Dans le cas ou l’espèce de Bone serait nouvelle pour la science, je la
désignerais sous le nom de Héspa Caroli, en souvenir de mon regrette
(1883) 2° partie, 6.
LXXXIT Bulletin entomologique.
fils, compagnon fidèle de mes courses dans cette localité, et j’en donne-
rais plus tard une description détaillée.
— M. H. Lucas communique deux notes relatives à des Coléoptères :
4° En me rendant, dans les premiers jours de juillet, de Chambourcy
à Montaigu, je passai par la châtaigneraie, ornement autrefois de ces vil-
lages, qui est maintenant presque détruite. Ayant rencontré quelques
fagots anciennement coupés, je fis tomber, en les battant, plusieurs
insectes, parmi lesquels je signalerai un Longicorne qui m’a semblé n’avoir
pas encore été cité comme se trouvant dans les environs de Paris. C’est
un Clytide avec lequel Mulsant a formé une coupe générique générale-
ment adoptée, le Leptidea brevipennis Muls., Col. de France, 4° édit.,
p. 105 (1839), 2° édit., p. 201 (1869), indiqué par ce savant comme
habitant le midi de la France. Chez l’individu femelle que j'ai étudié sur
le vivant, les palpes maxillaires et labiaux sont d’un testacé très légère-
ment rougeâtre ; les antennes sont entièrement d’un rouge testacé; le
thorax est aussi de cetie couleur, avec le pronotum teinté de brun
obscur ; tout le corps en dessous ainsi que la région sternale sont d’un
rouge testacé.
2° Je dirai aussi à la Société quelques mots sur un Coléoptère de la
tribu des Hispides, en faisant passer sous les yeux de mes collègues la
larve, la nymphe et l’insecte parfait de cette espèce. L’insecte parfait a
été décrit par Boisduval sous le nom d’Oxycephala speciosa Boisd.,
Voyage de l’Astrolabe, t. IL, p. 535 (1835); Blanch. (Botryonopa), Voyage
au Pôle Sud, t. IV, p. 311, pl. 48, fig. 5 (1853). La larve, qui a été abon-
damment rencontrée à Dorey (Nouvelle-Guinée) par MM. Raffray et Main-
dron, n’a qu’une analogie très faible avec celles connues dans cette
famille, particulièrement avec celle de l’Hispa testacea Linné, qui a été
décrite et figurée par Perris dans les Mém. de la Soc. roy. des Sc. de
Liège, t. X, fig. 260, pl. 5 bis, fig. 79 à 92 (1855). Mon intention étant
de faire connaître la vie évolutive de cette espèce, je ne m'étendrai pas
actuellement davantage sur ce sujet; je dirai seulement que MM. Chapuis
et Candèze, dans leur traité ayant pour titre : Catalogue des Larves des
Coléoptères (Mémoires de la Société royale des Sciences de Liège, t. VIIT,
1855 et 1861), n’ont pas représenté de larve appartenant au genre Héspa,
bien que cependant la planche et la figure soient citées dans le texte
Séances de l’année 1888. LXXXIII
page 264 (pl. 9, fig. 6), le graveur ayant omis, disent-ils, cette figure par
mégarde,
M. Leprieur, au sujet de la première communication de M. Lucas, fait
observer qu’il y a près de dix ans, en 1874, il a déjà trouvé la Leptidea
brevipennis auprès de Paris, dans le jardin de l'hôpital militaire de Vin-
cennes.
— M. Édouard Lefèvre fait connaître à la Société que, le 8 juillet cou-
rant, en déterrant, dans un petit bois de pins situé près de Buthiers,
petit village aux environs de Malesherbes (Loiret), des pieds de Mono-
tropa hypopitys L., il a rencontré un certain nombre d'individus de la
Serica brunnea L. vivants, enfouis dans le sable autour de cette plante.
Plusieurs se tenaient même accrochés sur la partie renflée de la base de
la tige.
— Le même membre montre un exemplaire d'un Hyménoptère trouvé
par M. Cox dans les environs de Hong-Kong (Chine). Get Hyménoptère,
remarquable par le développement extraordinaire de ses mandibules,
est une Fourmi d'assez grande taille, qui vit solitaire et qui, lorsqu'elle
est inquiétée, fait des bons de 20 à 25 centimètres. M. Lefèvre se demande
si ce ne serait pas au moyen de ces appendices buccaux que cette Fourmi
exécute ses bonds, attendu que les pattes ne sont en aucune façon con-
formées pour le saut,
M. de Marseul ajoute que le fait de Fourmis sauteuses a déjà été
signalé par M. G. Lewis dans une note insérée dans les Nouvelles et
Faits divers de l’Abeille (2° série, n° 39, 1882, p. 156). Ces Fourmis,
également trouvées à Hong-Kong, ressemblent aux Ponera. M. Lewis
dit aussi que, lorsqu'elles sont effrayées, elles font des sauts de 5 ou
6 pouces, qui ne dépassent pas 4 pouce lorsqu'elles sont faliguées,
— M. J. Lichtenstein envoie, par l'entremise de M. L. Buquet, la note
qui suit :
Après quinze ans d’essais infructueux, j'ai enfin réussi, cette année-ci,
à faire prospérer sur les racines de Graminées les descendants des Puce-
rons des galles de l’ormeau (Tetraneura ulmi). J'attends le développe-
ment complet de ces petits Hyménoptères, qui sont à leur quinzième jour
LXXXIV Bulletin entomologique.
d'existence souterraine, pour donner à mes collègues le résultat de cet
élevage qui sera l’éclatante confirmation des théories sur l’évolution bio-
logique et les migrations des Pucerons gallicoles.
Malgré les difficultés qui s’offriront encore dans cette éducation, où il
faut éviter que la terre soit trop sèche ou trop humide et être aidé par
les Fourmis intelligentes dans les soins à donner aux délicats Pucerons
qui ont à peine un millimètre de taille, j'espère la mener à bien; mais,
en tous cas, le fait que la phase bourgeonnante du Tetraneura ulmi à
vécu quinze jours aux racines de maïs sous terre, en grossissant presque
du double, prouve que cette nourriture lui convient.
— M, Charles Oberthür adresse la note suivante :
Après avoir exploré l’île Askold et y avoir fait ces brillantes découvertes
lépidoptérologiques que nous avons soigneusement publiées dans la
V:° livraison des Études d’Entomologie, M. Michel Jankowski est revenu
dans la Mantchourie continentale, et, malgré les attaques des brigands
chinois, qu’il a d’ailleurs victorieusement repoussées, ce chasseur infati-
gable n’a pas cessé de former d’intéressantes collections.
Nous avons reçu les récoltes de l’année dernière, comprenant plus de
2,000 papillons, pour la plupart très frais et parvenus dans le meilleur
état, depuis l'extrémité orientale de l’Ancien-Monde jusqu’à l'extrémité
opposée. La préparation est assez avancée pour que nous ayons déjà pu
reconnaître de superbes nouveautés, spécialement dans les Notodontides,
Noctuides et Phalénites. Nous ne tarderons pas d’ailleurs à faire paraître
les figures des espèces nouvelles. Mais nous ne croyons pas devoir différer
la publication de la description d’une Géomètre prise à Sidemi le 23 août,
et que, à cause de sa beauté, nous avons appelée admirabilis :
METROCAMPA ? ADMIRABILIS Ch. Oberthür.— Plus grande que les plus
grands exemplaires de margaritata, d’un vert tendre un peu soyeux,
plus foncé que dans margaritata, mais plus clair que dans prasinata,
c’est-à-dire d’une teinte à peu près intermédiaire entre celle de ces deux
espèces; le bord des ailes un peu sinueux, mais plus arrondi que dans
les Metrocanpa européennes et dépourvu des saillies qu’on remarque
dans le contour des ailes de margaritata et même des espèces américaines
perlata et prægrandaria, Ce qui motivera sans doute pour la nouvelle
espèce la création d’un nouveau genre.
Séances de l’année 1885. LXXXV
Les quatre ailes sont traversées par une double bande submarginale
commune, sinueuse, fauve, centralement divisée par un ruban blanc et
plus large vers le bord extérieur. Aux quatre ailes, les cellules, qui sont
fermées exactement comme dans margaritata, sont marquées d’un petit
croissant discoïdal, noir, vivement accusé. L'espace basilaire des ailes
supérieures est traversé par une double ligne fauve, de la même teinte
que la double bande submarginale et comme dans cette dernière, les
deux traits fauves sont séparés l’un de l’autre par un trait blanc assez
large; cette double ligne fauve (ou plutôt cette triple ligne fauve, blanche
et fauve) décrit un demi-cercle du bord costal au bord inférieur. Le bord
basilaire costal est lavé de fauve, comme si la bande fauve interne
partait de la base costale elle-même, ef à l’attache des ailes, sur le bord
coslal, très près du corps, il y a un petit trait noir vif. Le contour des
ailes est finement liséré de noir; mais, ce qui donne à cette Géomètre un
aspect tout particulier et ce qui empêchera de la confondre avec aucune
autre peut-être, c’est la série de traits d’un noir verdâtre nervuraux et
intranervuraux qui, séparés les uns des autres par un espace presque
égal, décorent, perpendiculairement au bord externe des quatre ailes,
la place comprise entré ce bord externe et la bande fauve submarginale
externe. Le dessous est du même blanc soyeux et argenté que dans
margaritata, On voit seulement les quatre croissants noirs au milieu
de la nervure qui clôt la cellule et quelques traits noirs transparaissant
du dessus près du bord externe des ailes inférieures. Le collier est
blanc et jaunâtre; le thorax est verdâtre au milieu et jaunâtre à la
jonction abdominale. L’abdomen est jaune verdâtre finement annelé de
blanc d'argent.
Je n’ai qu’une seule femelle. M. Staudinger et M. Snellen possèdent
chacun un seul exemplaire de la même espèce ou d’une autre très voi-
sine. L’exemplaire de M. Staudinger provient de l’Ussuri. M. Snellen
ignore la patrie de son papillon, dont la teinte verte est, m'a-t-il
écrit, passée au jaune, probablement par l'humidité du ramollissoir, Ni
M. Staudinger, ni M. Snellen n’avaient déterminé cette Phalénite, et tous
deux la croient encore inédite.
Une autre nouveauté charmante, dans l'envoi de M. Jankowski, est une
Cucullia à lache d'argent, du groupe de magnifica. La complication des
dessins qui ornent les ailes de cette nouvelle espèce en rend la descrip-
tion très difficile. La peinture seule est capable de faire comprendre
LXXXVI Bulletin entomologique.
l'agencement particulièrement harmonieux des nuances grises, blanches,
noires et fauves qui entourent et font ressortir avec un éclat magnifique
la large tache d’argent uni qui occupe le milieu des ailes supérieures.
Nous figurerons cette Cucullia sous le nom de ditissima.
Les Catocala sont abondantes à Sidemi. M. Jankowski a capturé en cer-
tain nombre la Lara, qui est remarquable par la bande blanche transver-
sale de l’aile inférieure. Déjà j'avais constaté que la Catocala adultera de
Saint-Pétersbourg était identique à unijuga de l'Amérique du Nord; je
considère Lara de Mantchourie comme une variété albine de cerogama
des États-Unis.
Parmi les Plusia, il y a, entre autres, une espèce nouvelle très riche,
voisine d'’orichalcea. Cette dernière est abondante en Mantchourie,
comme, du resle, chrysitis et zozimi.
L’Extrême-Orient paraît aussi nourrir une grande quantité de Notodon-
tides. Une des curieuses nouveautés dans ce groupe est une espèce qui
se rapproche par la taille, la forme des ailes et les dispositions de dessins
et de couleurs de l’argentina; une autre, très ambiguë, semble lier le
groupe de dictæa aux Phalénites des genres Azelina et Meticulodes de
l'Amérique méridionale, et a tout à fait l’aspect des Meticulodes (Azelina)
spongiata Guenée et beatricaria Oberthür, que nous venons de figurer
dans la VII® livraison des Études d’Entomologie.
Membre démissionnaire pour 1884. M. G.-H. Turquin, à Laon (Aisne),
reçu en 1874.
Séance du 25 Juillet 1883.
Présidence de M. Énouarn LEFÈVRE, Vice-Président.
Lectures. M. J.-M.-F, Bigot adresse une nouvelle suite à ses mémoires
sur les Diptères nouveaux ou peu connus, comprenant l’Essai d’une
classification synoptique du groupe des Galobatidi (Bigot), avec descrip-
tions de genres et espèces inédits de cette division.
— M. Edm. André communique la description d’une Tenthrédine
inédite de la faune de Sarepta (Allantus atratus).
Séances de l’année 1885. LXXXVII
Communications. M. le D' Régimbart signale, comme une excellente
station entomologique, Breteuil-sur-Iton, petite ville du département de
l'Eure, à 28 kilomètres sud-ouest d’Évreux ; il s’y trouve un étang ali-
menté d’eaux vives et couvert d’une magnifique végétation; c’est là, ou
plutôt dans une petite rigole communiquant avec l'étang, que notre col-
lègue a recueilli, en deux heures de chasse, divers Goléoptères à noter :
Dytiscus circumcincitus et dimidiatus, Acilius canaliculatus, Rhantus
Grapei, Ilybius obscurus, Gyrinus Suffriani, etc.; au même endroit, sur
les bords de l'étang, se trouvaient Platynus Thoreyi, Antherophagus
pallens, Telephorus thoracicus, Silis ruficollis, etc.
La capture du Dyt. circumcinctus (2 G' et 2 ©) dans cette région est
particulièrement intéressante.
— Le même membre, à propos d’une des communications lues à la
dernière séance, fait observer que l'existence du Leptidea brevipennis dans
le nord de la France est un fait déjà bien connu et maintes fois constaté:
notre collègue l’a vérifié par lui-même à Paris et à Évreux.
MM. H. d’Orbigny et G.-A. Poujade, à la suite de la lecture de cette
note, ajoutent qu’ils ont également pris le même Longicorne, le premier
à Nogent-sur-Seine et le second à Paris même.
— M. G.-A. Poujade fait connaître l’observation suivante :
La femelle du Lampyris noctiluca, aptère et se traînant lourdement sur
les plantes ou sur le sol, attire, comme on sait, le mâle pendant la nuit
au moyen de la vive lumière que répandent les derniers segments de son
abdomen. Aussi a-t-elle soin de la faire paraître dans tout son éclat, ainsi
que je l’ai constaté dernièrement à Plouharnel (Morbihan), où cette
espèce est assez abondante. Se trouve-t-elle sur une mince tige de Gra-
minée dont l'épaisseur ne cache pas son abdomen éclatant, elle reste
immobile et à peu près allongée; si, au contraire, elle est posée sur une
muraille, une pierre ou une grosse tige, en restant allongée, elle ne pré-
senterait que son dos complètement dépourvu de lumière, et celle-ci ne
se verrait que par le reflet projelé sur la place occupée par l’insecte; aussi
ce dernier contourne-t-il son abdomen de côté, de manière à mettre
l'extrémité ventrale lumineuse bien en évidence, jusqu’à ce que le mâle
arrive, attiré par cette espèce de flambeau.
LXXXVIIF Bulletin entomologique.
— M. J.-M.-F. Bigot adresse une note relative à un groupe de
Diptères :
La teneur de deux notices, par MM. Weyenbergh (p. 363 et suiv.) et
Osten-Sacken (p. 369 et suiv.), insérées dans les Verhandl. Kk. k. z. h.
Gesellsch. (Wien, 1883), et relatives à la Trypeta? (G. Icaria Schiner)
Scudderi, n. sp., me suggère les remarques suivantes :
J'ai publié (Rev. et Mag. de Zool. de Guérin-Méneville, 1859, n° 7,
Dipt. aliquot nov. genera) un genre et une espèce inédits, sous les déno-
minations de Rhachiptera limbata, du Chili, et dont le type unique existe
encore dans ma collection. Ce genre et cette espèce appartiennent plutôt
au groupe des Trypetidæ qu’à celui des Ortalidæ, en raison de la confor-
mation de la 1"° nervure longitudinale de l'aile (Rondani), et peut-être
aussi, soit de la disposition des macrochètes frontaux (détruits sur mes
échantillons), soit des courtes épines qui arment la 2° nervure longitudi-
nale. Ge genre diffère du G. Icaria (Schiner, Novarra Reise, 1868, p. 276,
deux espèces de l'Amérique méridionale) par létroitesse très remarquable
de ses ailes. Il diffère aussi du G. Pterocella (Rondani, Esame d. var.
spec. d’Ins. Ditteri Brazil, Torino, 1848, p. 23, Amer. merid.), par {a
brièveté relative du 3° segment antennal, lequel n’est pas quatre fois,
comme le dit Rondani, mais à peine deux fois aussi long que le 2°. (Noir,
sur ce dernier genre : Monographs of the Dipt. of N. Amer., Washington,
1873, part II, p. 13, 58, 60, 132 et 133, adopté par le savant dipté-
riste H. Loew). Get auteur, dans la diagnose un peu différente qu’il en
donne, p. 59, dit, textuellement et contrairement à celle de Rondani :
« 5. The round, or very short rounded oval shage of the third antennal
« joint ». Toutefois, il pourrait bien n'être autre chose que le G. Perc-
noptera (Philippi, Stett. Ent., 1873, p. 305)? que je ne connais pas et
qui diffère probablement lui-même du G. Strobelia (Rondani, Annuario
della Soc. di Naturalisti in Modena, Anno III, Dipter. alig. in Amer.
merid., etc., 1868) par la villosité de son chète antennal. D'où il résulte,
ce me semble, que mon genre et mon espèce méritent d’être conservés ?
J'ai, du reste, droit de priorité.
Pour plus de clarté, j’esquisse ci-après un aperçu synoptique des carac-
tères les plus saillants propres à chacun des genres que je viens de men-
tionner et dont je ne prétends pas apprécier la réelle validité :
Séances de l’année 1883. LXXXIX
Ailes beaucoup plus longues que larges, oblongues; chète parais-
sant tomenteux ?, 3° segment antennal à peine double
(10 0 PER PE Do io .. G. Rhachiptera = Percnoptera ?
Id, parfois très larges et arrondies; chèle tomenteux ou nu,
3° segment antennal parfois assez notablement et rela-
tivement allongé... ...... 44,0, Photo DAS ca À,
4. Ailes ordinairement étroites ? ; chète parfois nu; nervures
longitudinales 4° et 5° parfois ondulées.......... vol 2.
— Id. fort élargies, arrondies, nervures longitudinales 4° et 5°
droites: chète tomenteux........ ne ne aie ea ee G. Icaria.
2. Antennes, 3° segment environ quatre fois aussi long que le 2‘;
chèle nu ; ailes, nervures longitudinales 4° et 5° ondu-
16es: 7. 67 Ne ee ie ee ee ee Cle ..... G. Pterocalla.
— Id., id. à peine double du 2°, chète nu; nervures longitudi-
ES RO PAR AUTO ILES SE EEE CE . G. Strobelia.
Il importe de noter que, chez tous les genres que je viens de citer,
sauf mon G. Rhachiptera, autant du moins que les diagnoses souvent
insuffisantes, et les figurations, permettent d’en juger, {a 1® nervure
longitudinale (Rondani) ne présente pas la conformation qui peut servir
à la distinction des vraies Trypetidæ.
— M. le D' Alex, Laboulbène présente l'observation suivante de Larves
vivantes de Diptères, trouvées dans les matières vomies par une femme et
ayant produit la Gurtonevra stabulans FALLEN :
Ge fait très intéressant, en ce que l’espèce des larves a pu être rigou-
reusement déterminée, a été observé à la Rochelle par M. le D'E, Pichez,
médecin de la Marine en retraite, et appelé à la hâte auprès d’une malade
àgée de 39 ans, atteinte depuis quelques jours d’une bronchite avec grande
fétidité d’haleine. Gette femme dit qu'après une forte quinte de toux, elle
avait vomi, au milieu d’une quantité de glaires et de crachats, un certain
nombre de Vers, ce qui l’avait fort épouvantée. Elle ajouta que, pendant
qu’on était venu quérir le médecin, elle en avait vomi un plus grand
nombre encore. M. Pichez vit, en effet, à côté de la malade une cuvette
dans laquelle s’agitaient, ou plus exactement sautaient, cent ou cent cin-
quante Vers. L'espèce lui élant inconnue, il pria la malade d’en faire
mettre quelques-uns de côté pour les examiner à loisir. C'était le 9 sep-
XC Bulletin eniomologique.
tembre 4882. Le 10 septembre, on envoya les animaux en question, qui
étaient annelés, cylindro-coniques, allongés à une extrémité, aplatis à
l’autre; sur cette dernière, on voyait facilement à l’œil nu deux points
noirs, répondant aux deux plaques stigmatiques postérieures. La longueur
des Vers était d’un centimètre et demi environ.
Remettant au lendemain malin un examen avec les verres grossissants,
M. Pichez fut très surpris de les trouver transformés en pupe, dans la
propre peau durcie de la larve. Plusieurs confrères ne purent le rensei-
gner. Quinze jours après une pupe s'était ouverte et une Mouche en élait
sortie. Cette Mouche et plusieurs pupes me furent enfin envoyées pour
être déterminées, ajoute notre collègue, qui montre ces insectes à la
Société.
On possède un assez grand nombre de faits de larves de Mouches trou-
vées soit dans les matières expectorées, soit dans les matières alvines,
mais malheureusement les observateurs ont reçu les animaux sans avoir
constaté la manière dont ils avaient été rejetés au dehors. M. Laboulbène
a écrit à ce sujet à M. Pichez pour l’engager à rappeler ses souvenirs,
pour savoir s’il avait vu lui-même rendre ces larves ? si c'était à terre ou
dans un vase que les matières étaient tombées ?
La réponse a été que le D° Pichez « n'avait pas vu rendre les Vers (ce
qui s'appelle vu); que c'était pendant que la malade les rendait qu'on
était venu le chercher et qu’il était arrivé un quart d’heure après cette
expectoration insolite, renfermée dans une cuvette parfaitement propre,
non au milieu de matières alimentaires, mais avec des crachats et des
mucosités. »
« La malade, tailleuse de son état, est une personne très soigneuse ;
elle habite au 3e étage; la chambre où elle couche ne sert ni de cuisine,
ni de salle à manger, elle est bien aérée. » Toutes ces circonstances ne
me permettaient pas, dit M. Pichez, d’avoir le moindre doute sur la pro-
venance des larves. M. Laboulbène aurait vivement désiré la vue du fait,
qui alors aurait eu, non pas une grande probabilité, mais la certitude
absolue. 7
La Mouche envoyée par M. Pichez est une Curtonevra stabulans Fallen,
Meigen, Macquart, etc., typique par sa nervulation alaire et avec une
teinte un peu immature, un peu plus ferrugineuse que les individus ayant
vécu à l'air libre. Plusieurs autres spécimens avaient les ailes chiffonnées,
non développées complètement.
Séances de l’année 1885. XCI
La larve de la Curtonevra stabulans a été observée par Bouché, qui l’a
très bien décrite, par Léon Dufour, Hartig, Brémi; elle vit ordinairement
dans les matières animales et végétales en décomposition, les champi-
gnons, etc.; on l’a vue enfin éclore de chenilles et de larves d'Hymé-
noptères.
Il y a plusieurs années, après le beau mémoire de Hope, les faits de
myasis interne, où de larves d’Insectes Diptères ayant vécu dans le corps
humain, étaient acceplés sans contesle, puis on en est venu à douter.
Davaine, notre regretté collègue, après avoir fait connaître dans les
Comptes rendus de la Société de biologie un premier fait (4) : Sur des
larves rendues par les selles (loco citato, tome IIF, page 442, planche 1°°,
fig. a-l, 1851), et puis un second fait : Larves rendues avec les selles par
un homme âgé de 39 ans (loco citato, t. IV, p. 96, 1852), en est venu
plus tard à nier la possibilité de la vie des larves de Diptères dans les
voies digestives de l’homme (Traité des Entozoaires et des maladies ver-
mineuses de l’homme et des animaux domestiques, 2° édition, p. cxxIx,
1877).
C’est pour appeler de nouveau l'attention des entomologistes et des mé-
decins que j'ai rapporté le fait si intéressant observé par M. le D’ Pichez.
De plus, je signalerai en terminant une expérience de Claude Bernard,
faite précisément sous l'inspiration de Rayer, au sujet des larves décrites
par Davaine et qui est longtemps passée inaperçue : « Des larves de la
Mouche carnassière et des larves de la Mouche stercoraire ont été intro-
duites dans l’estomac d’un chien qui portait une fistule stomacale, Or, le
lendemain et le surlendemain, on a retrouvé dans les matières fécales
plusieurs de ces larves en apparence non altérées (Comptes rendus de la
Société de biologie, t. IX, p. 118, année 1851) ».
Enfin, j'ai, dans une thèse passée sous ma présidence, par M. le D: G.
Pruvot : Contribution à l'étude de larves de Diptères trouvées dans le
corps humain (Thèse de Paris, n° 267, 1882), relevé d’autres expériences,
desquelles il résulte que les larves de Teichomyza fusca peuvent résister
très longtemps à l’asphyxie, et vivent encore après un séjour de vingt-
huit heures dans l’estomac d’un cobaye et trois jours dans celui d’un rat
(Thèse de Paris, pages 74 et 77).
(1) J'ai reconnu que ces larves, exactement figurées par C. Davaine, se rappor-
taient à la Teichomyza fusca MacquarT, dont j'ai fait connaître les métamor-
phoses dans nos Annales de 1867. (Voyez p. 33 et planche 5.)
XCII Bulletin entomologique.
La question est donc à l'étude. Les larves de Diptère paraissent pouvoir
vivre dans le tube digestif du chien et d’autres Mammifères. Peuvent-elles
de même et exceptionnellement causer par leur présence des accidents
chez l’homme ?
— M. Alex. Laboulbène communique également les notes suivantes :
4° Il montre la larve d’un Diptère parasite, la Dermatobia noxialis
J. GouporT, qui lui a été apportée vivante après avoir élé recueillie par
M. le D' Albert Robin, au sortir d’un abcès sous-cutané, La personne qui
était porteur de cette larve arrivait du Brésil.
Notre collègue a pu déterminer à première vue cette larve d’OEstride
analogue à celle qu’il avait décrite autrefois dans nos Annales (p. 249,
pl. 7, fig. 19-91, 1861). De plus, il a essayé d'obtenir l’insecte parfait en
plaçant la larve sur de la terre dans une serre chaude, avec les conditions
de son état normal. Les premiers jours (1° et 2 juin), elle s'est raccourcie
et paraissait devoir prendre la forme de pupe, mais le 4 juin elle est
morte sans se transformer.
C’est probablement la première fois que la larve de la Cuterebra noxialis,
faisant actuellement partie du genre Dermatobia BRAUER, est observée
vivante en France et peut-être en Europe.
2° Il met sous les yeux de ses collègues un Dipière parasite observé à
l’état de larve, dans le département de l'Hérault, par M. le D' Prunac.
Ces larves sont sorties des fosses nasales d’une femme, puis se sont chan-
gées en pupes. Celles-ci envoyées à Paris se sont en partie transformées
en une Sarcophaga. La détermination de l’espèce, ajoute M. Laboulbène,
n’est pas sans difficulté : M. Bigot y aurait vu l’Agria latifrons de Meigen
et de Macquart, d’autres la Sarcophila maculata Meigen ; elle est voisine
de l’Agria tertripunctata de Léon Dufour, etc. Finalement, pour lui, elle
se rapporte à la Sarcophila magnifica SGHINER, qui est la même Mouche
sarcophile observée, il y a plus de cent ans, par Wobhlfahrt, et que
Portschinsky et, après lui, M. Mégnin, ont appelée Sarcophila Wohl-
fahrti.
Notre collègue termine sa communication en disant qu'il offrira bientôt
à la Société, avee M. Charles Robin, une planche gravée représentant
celle Mouche parasite, ainsi que les divers élats d’un Botys qui vit sur le
Séances de l’année 1885. XCIII
mais et le chanvre. Ce dernier insecte Lépidoptère, observé par M. Charles
Robin, a déjà depuis plusieurs années été présenté à la Société.
3° Il fait voir un bel exemplaire de la Gallimorpha hera L., variété ou
race lutescens BOISDUVAL, GUENÉE, à ailes inférieures d’un jaune d’ocre.
Ce Lépidoptère a été pris par notre collègue au mois d’août, dans le
département de la Mayenne, à Saint-Denis-d’Anjou. Il ne paraît pas y
êlre rare; l’espèce typique à ailes inférieures et abdomen d’un rouge
écarlate est commune.
Membre démissionnaire. M. le D° Eugène Charlier, à Liège (Belgique),
qui avait été reçu membre en 1867.
Séance du S Aoùt 4883.
Présidence de M. H. LUCAS, Doyen d'âge.
Correspondance. M. J. Bourgeois écrit (4 août) que M. Maurice Sédillot
et lui sont de retour de leur excursion entomologique au mont Viso et
dans les Alpes-Maritimes, Notre collègue se propose d’assister le di-
manche 5, avec M. le D' Aug. Puton, à l’exposilion et à une séance de
la Société entomologique suisse, à Zurich.
— La Société d'encouragement pour l’industrie nationale (44, rue de
Rennes), prie notre Société d'annoncer qu’elle décernera, en 1884, deux
prix, chacun de 3,000 francs, relatifs, à la destruction du Phylloxera, à la
personne 1° qui aura fait connaître un ou plusieurs ennemis de cet In-
secte, susceptibles, comme lui, d’une reproduction à l'infini ; 2° qui aura
éclairé, par une étude attentive, la nature de l'œuf d’hiver et de l'œuf
non fécondé, ou bien qui aura trouvé un moyen pratique et facile de
détruire l’œuf d'hiver. — Adresser les mémoires, jusqu’au 31 décembre
1883, au Secrétaire de la Société d'encouragement.
Communications. M. Cayol remet au Président une lettre de M, le
Ministre de l'Agriculture annonçant que, par arrêté en date du 27 juin,
il a accordé à la Société entomologique de France une somme de 6490 fr,
XCIV Bulletin entomologique.
pour encouragement à ses travaux en 1883. — Des remerciments seron
adressés à M. le Ministre de l'Agriculture.
— M. L. Buquet fait savoir que notre collègue M. Péragallo, de Nice,
vient d’être nommé officier d’Académie pour ses travaux sur les Insectes
utiles et nuisibles à l’Olivier.
— M. E. Desmarest annonce que l'incendie de la nuit du 26 au
27 juillet au boulevard Montparnasse et rue Mayet a entièrement
détruit l'atelier et l’appartement de M. Debray, graveur de nos Annales
depuis 27 ans (1856), el que, par suite de la violence et de l’instantanéilé
du feu, presque rien de ce qu’il possédait n’a pu être sauvé. Mais
M. Debray, sans se préoccuper des pertes personnelles qu’il a éprouvées,
y compris celles de tout son outillage, de sa bibliothèque et de sa riche
collection de gravures d'histoire naturelle, déplore uniquement l’anéantis-
sement de dessins originaux qui lui avaient été confiés par divers ento-
mologistes, ainsi que celui de nombreux cuivres gravés et de planches
tirées et coloriées.
La Société charge son Secrétaire de présenter à M. Debray l'expression
de toute sa sympathie à l’occasion du malheur qui vient de le frapper.
— M. Edmond André, de Beaune, adresse les remarques suivantes :
4° Dans le Bulletin de la séance du 25 juillet 1883, je trouve un travail
de M. Bigot où figure un genre de Diptères nommé Icaria par Schiner
(Noyara Reise, 1868, p. 276). Or, un nom de genre identique a été attri-
bué par M. H. de Saussure dès 1853 (Monographie des Guëêpes sociales,
p. 22) à un groupe d’Hyménoptères exotiques. Un même nom générique
ne pouvant exister dans deux ordres différents, je pense que le nom de
Schiner, qui est postérieur, doit disparaître. Ne connaissant pas les
Diptères dont il s’agit, je cède à notre collègue M. Bigot le soin de lui
trouver un remplaçant.
2° Pendant cinq ou six années, les vignobles de la Côte-d'Or ont été
littéralement ravagés par la Pyrale (OEnophtira pilleriana Sch.), au point
que, d’après une communication faite au Comité d’Agriculture de Beaune
dans le courant de 1881, on évaluait les dégâts effectués dans le seul
arrondissement de Beaune à un tiers de la récolte, représentant pour les
vins fins seulement plus d’un million de francs. Or, cette année, et sans
Séances de l'añinée 1885. XCY
que rien puisse expliquer ce fait, la Pyrale est devenue une véritable
rarelé, et on peut dire qu’elle a disparu d’une façon aussi complète que
subite.
8° Depuis plusieurs années, les rosiers de mon jardin avaient leurs
feuilles jaunies et séchées absolument comme si le feu y avait passé. J'ai
pu découvrir au printemps dernier l’auteur du mal. C’est une fausse che-
nille, encore à peine connue, qui ronge le parenchyme de la surface infé-
rieure des feuilles. Elle appartient à l’Eriocampa soror Vollenh., espèce
décrite depuis un petit nombre d'années (4869) et qui n’avait été encore
signalée que d’Angleterre et d'Allemagne. C’est donc une espèce à ajouter
à la faune française.
— M. H. Lucas communique les notes suivantes :
1° Je fais passer sous les yeux de la Société deux Orthoptères extrême-
ment intéressants, dont l’un a pour patrie l’Abyssinie et l’autre le Cap de
Bonne-Espérance.
Le premier porte le nom d’Homæogryllus xanthographus Guér., Voyage
en Abyssinie, t. VI, p. 335, 336, pl. 6, fig. 2, et appartient à la famille
des Gryllides. Ce genre présente une certaine analogie avec celui décrit
par le même auteur sous le nom de Paragryllus, Iconogr. du Règne anim.
de Cuvier, p. 329 (1844), et dont l'unique espèce est le Paragryllus Mar-
tini, qui a été rencontré à la Pointe-à-Pitre. Chez l’Homæogryllus xantho-
graphus que possèdent les collections entomologiques du Muséum de Paris,
les nervures des élytres, dont les unes sont transverses et obliques, les
autres ondulées, offrent une teinte d’un jaune ferrugineux, avec les inter-
valles parcourus par de très fines petites côtes qui leur donnent un aspect
strié: quant à l’extrémité qui est réliculée, toute cette partie est forte-
ment teintée de jaune clair. Les antennes sont brunes, annelées de jaune
testacé ; les appendices abdominaux dépassent de beaucoup les élytres et
sont ciliés de poils très fins, espacés, longs et soyeux.
Ce singulier Orthoptère a été rencontré dans le massif d’Abouna-Yousef
par M. Raffray. La femelle est encore inconnue.
Le second, qui est désigné sous la dénomination d’Ectatoderus, ne com-
prend aussi qu’une seule espèce, l'E. nigriventris Guér., loc. cit., p. 386,
pl. 6, fig. 3. L’individu que je communique a pour patrie l'Afrique aus-
trale et a été rencontré dans des vignes situées aux environs de la ville
du Cap. Il est malheureusement très incomplet, car les pattes des
XCVI Bulleiin entomologique.
deuxième et troisième paires manquent et les antennes font en partie dé-
faut. Comme il a une très grande analogie avec l'espèce décrite et figurée
sous le nom de nigriventris, c’est à cet Orthoptère que je le rapporte,
mais avec doute cependant. Le genre Ectatoderus rappelle beaucoup
aussi celui d'Ornebius établi par Guérin, Iconogr. du Règne anim., texte,
t. IIL, p. 331 (1844).
2° L'Oryctes Radama Coquerel, Ann. Soc. ent. Fr., t. X, p. 866, fig.
à 2 (1852), que MM. Gemminger et de Harold, Gat. Coléopt., t. IV,
fig. 1258 (1869), considèrent comme étant la même espèce que l'O. Pyr-
rhus Burm., Handb. der Entom., t. V, p. 197 (1847), est abondamment
répandu à Nossi-Bé, où sa larve cause de très grands ravages parmi les
plantations de cannes à sucre.
— M. J.-M.-F. Bigot adresse une note relative à un nouveau genre de
Diptères :
Genre CYRTOPUS (nov., mihi), æupros—mous. — (Gener. Odontomyiæ
(Auctor.) vicinum.— ©. Segmentis duobus basalibus antennarum brevibus
et æquilongis (cæteris desunt); capite lato, depresso, fronte latä, parcè
vix tomentosà et sub antennis convexiusculé ; oculis nudis ; scutello longè
bispinoso ; cellulä alarum discoïidali parvä, venis ex eâ tantum duabus
integris, et vestigio basali brevissimo quædam tertiæ, orientibus, præ-
tereä è cellulä basali secund&, ad apicem, vend unicä oriente, venis istis
apice, eætrinsecüs incurvatis, ante marginem evanescentibus, venis longi-
tudinalibus duabus sequentibus ante marginem conjunctis, cellulam ana-
lem clausam, apice appendiculatam, formantibus ; tibiis omnibus intüs
curvatis, exlernè ad apicem dilatatis, compressis, præcipuè anterioribus,
illis antè brevissimè et densè ciliatis, tarsis satis dilatatis ; corpore toto
squammis nitentibus, minutis, satis crebrè tecto; abdomüne orbiculari,
guinque-segmentato.
C. FASTUOSUS © (nov. mihi). — Long. 9 mill. — Basi antennarum cas-
taneû ; facie et fronte omnino flammeolis, puncto ocellifero nigro, squam-
mis corporis nitidissimis, viridibus et cæruleis intermixtis ; spinis
scutelli, pedibus omnino, nigris ; halteribus testaceis, clavä prasinä ; alis
hyalinis, basi, externè, satis latè nigro tinctis.
Mont. Abyssiniæ, Raffray consule repertus.
Spec, unie. Ex mus. nostr.
Séances de l’année 1883. XCVII
Séance du 22 Aouùt 1883.
Présidence de M. Épouarp LEFÈVRE, Vice-Président.
Communications. M. J. Lichtenstein adresse, par l'entremise de M, L.
Buquet, la note suivante :
M. Mariano de la Paz Graells m’a envoyé des coques d’œufs de
Sauterelles habitées par des larves qu’il a réussi à mener à bien. Elles
lui ont donné un joli Coléaptère de la famille des Clérites, le Trichodes
ammios Fab. Les larves des Trichodes apiarius, alvearius et leucopsideus
sont connues et décrites depuis longtemps comme parasites d’Hyméno-
ptères ; j'ai moi-même signalé la présence de la nymphe du Trichodes
octopunctatus dans un nid d’Abeilles maçonnes (Chalicodoma rufescens,
Ann. Soc. ent. Fr., 1877, Bull., p. xxxn). Il est intéressant de voir que
les Orthoptères sont aussi attaqués par des insectes de ce genre.
Notre collègue de Madrid se réservant d’envoyer à la Société une note
plus détaillée, je m’abstiens de toute description, et ces lignes n’ont pour
but que d'établir la priorité de la découverte en faveur du savant ento-
mologiste espagnol.
— M. H. Lucas fait connaître la note suivante :
Les auteurs qui ont décrit les nids des Eumenes disent que ces Hymé-
noptères, excellents constructeurs et architectes en même temps, bâtissent
sur les murailles de petites capsules arrondies contenant chacune une
seule loge (E. pomiformis Fabr.), et qu'une autre espèce (E. Amedæi
Saint-Fargeau) établit de petits nids en forme de dôme avec une che-
minée qu’il détruit après la ponte. Les nidifications que j’ai rencontrées aux
environs de Boghar, retrouvées ensuite par M. Trapet, pharmacien aide-
major, dans les environs de Teniet-el-Haad, et dans lesquelles j'ai trouvé
get de l'E. Amedæi, différant de celles si bien observées par M. Fabre,
je crois qu’il est intéressant de les décrire et de faire connaître les loges
ou cellules au nombre de 4 ou de 6 qui les composent,
Ces nidifications, qui ont été rencontrées à des altitudes de 600 à 4,100
mètres, égalent en longueur 38 à 45 millimètres et mesurent 40 à 50 mil-
limètres dans leur plus grande largeur; elles sont de forme arrondie et
(1883) 2° parlie, 7.
XCVIIT Bulletin entomologique.
présentent une épaisseur de 45 millimètres environ. Elles sont d’un jaune
légèrement ferrugineux, et le mortier ou terre gâchée qui les compose est
_ fin, serré et très dur au toucher. L'eau est sans action sur ces construc-
tions, car lorsqu'on les mouille ce mortier ne se désagrège pas. Leur sur-
face, convexe, est très rugueuse, et cela est dû à de nombreuses saillies et
surtout à de petits cailloux placés çà et là. Ges nidifications, extérieurement,
ne présentent rien pouvant attirer l’attention ; mais, lorsqu’on les examine,
on remarque que ces cailloux, de forme irrégulière, affectant cependant
la disposition d'un carré plus long que large, sont destinés à solidifier
ces constructions ; de plus, on aperçoit de petites excavations circulaires,
assez profondes, surmontées d’une légère saillie arrondie et correspondant
aux cellules. Ces habitations sont fortement attachées et très adhérentes
- aux corps sur lesquels elles sont construites, et on éprouve une certaine
difficulté lorsque l’on veut les en détacher. Les cellules, au nombre de
quatre ou de six, sont ovalaires, profondes, et séparées par des cloisons
assez épaisses. Lorsqu'on les examine, on remarque que les parois en
sont lisses, revêtues d’une couche gommeuse, brillante, papiracée, afin
d'empêcher l’humidité. J’ai observé aussi que ces loges présentent une
concavité profonde correspondant à celle extérieure et qui est, sans aucun
doute, la voie préalablement préparée et par laquelle doit sortir l’insecte
parfait. L'E. Amedæi, où plutôt dimidiatus Brullé, a probablement aussi
Ja faculté de sécréter un liquide particulier qui a la propriété de ramollir
celte concavité qui doit facilement céder aux elforts de cet Hyménoptère
solitaire lorsqu'il éprouve le besoin de se mettre en communication avec
le monde extérieur.
Observé dans sa cellule, l'E. dimidiatus est tout à fait ramassé sur lui-
même et présente une forme ovale ; en effet, l'abdomen, recourbé sur le
pétiole, repose sur les hanches des deuxième et troisième paires de paites,
lesquelles sont entièrement cachées par les organes du vol. Dans une des
cellules, il a été rencontré des pupes de Diptères ; j'ai obtenu une éclo-
sion, mais tellement mal venue et déformée qu'il m'a été impossible de
rapporter cette Entomobie à un genre connu. La pupe, lisse, d’un brun
ferrugineux, arrondie à ses deux extrémités, est longue de 7 millimètres.
— M. Sylvain Ébrard, d'Unieux, près Saint-Étienne (Loire), écrit au
Secrétaire :
Je crois devoir signaler à la Société l'observation suivante qui me
Séances de l’année 1883. XCIX
semble intéressante. Hier, 21 août, il m'est éclos un superbe individu
femelle de la Saturnia pyri de cocons que je possédais depuis le com-
mencement d’août 1882 et dont les autres ont éclos en temps normal,
c’est-à-dire dans le courant du mois de mai dernier. Chaque année,
depuis 1865, j’élève ce Lépidoptère qui est ici très commun et jamais je
n'avais eu d’éclosion à cette époque de l’année, où la chenille se chrysa-
lide habituellement.
— M. G.-A, Poujade lit la note qui suit :
Au sujet de mon mémoire sur les métamorphoses du Microdon muta-
tabilis dans lequel je faisais observer qu’il serait très intéressant de savoir
si la larve du M. devrus est bien différente de celle du premier et si elle
vit dans les mêmes conditions, M. Ositen-Sacken m'’annonce que celte
question est résolue dans le Slett. ent. Zeit., 1848, p. 79, par M. Wiss-
mann, qui a trouvé les deux larves. Celle du M. devius au lieu d’être
réticulée est lisse et un peu plus grande que celle du M. mutabilis. Les
deux larves sont myrmécophiles, avec cette différence que M. Wissmann
a pris la larve réticulée dans les fourmilières des Formica rufa, fusca,
cunicularia et Lasius brunneus, tandis qu’il n’a rencontré l’autre que
chez la F. fusca.
M. Osten-Sacken ajoute que toutes les observations et figures publiées
jusqu'ici se rapportent à la larve réticulée (voir Elditt, Schotthauber,
Packard, etc.). Il a vu pour la première fois la larve lisse, que l’on a
montrée à une séance de la Sociélé entomologique de Londres, en juin de
cetle année.
dem nnnrem
Séance du 12 Septembre 18S3.
Présidence de M; Épouarn LEFÈVRE, Vice-Président.
Correspondance. M. Henri Gadeau de Kerville adresse au Président la
lettre suivante :
Je viens aujourd’hui vous rendre compte des travaux relatifs à l’Ento-
mologie qui ont été communiqués pendant le dernier Congrès de l’Asso-
C Bulletin entomologique.
ciation française pour l’Avancement des Sciences, Congrès tenu à Rouen
en août dernier et auquel notre Société m'avait fait l'honneur de me
déléguer :
4° M. H. Beauregard, aide-naturaliste d'anatomie comparée au Muséum
de Paris, a lu un intéressant mémoire sur le siège du principe actif chez
les Coléoptères Vésicants. Dans ce travail, qui renferme les résullats des
nombreuses expériences physiologiques qu'il a faites sur ce groupe
d'insectes, l’auteur cite les différents genres chez lesquels il a reconnu
la propriété vésicante. Ses études sur la Cantharide offcinale lui ont
permis de constater que les œufs et les larves de cette espèce étaient
nettement vésicants. Il a également recherché où se trouvait, chez l’adulte,
le siège du principe actif et reconnu les faits suivants : Chez ces insectes,
le sang est très vésicant ; par contre, les parlies sèches et dures, les
élytres, les muscles et l’appareil digestif ne le sont pas. Les organes géni-
taux produisent une vésication très accusée; chez le mâle, la propriété
vésicante réside seulement dans l’une des paires de glandes séminales ;
tandis que, chez la femelle, l’appareil tout entier paraît doué de cetie
propriété.
9° M. Chevreux, directeur-aéjoint du laboratoire de Pen-Château (Loire-
Inférieure), a donné la liste des Crustacés Amphipodes et Isopodes qu'il
avait recueillis dans les environs du Croisic.
3° M. H. Lhotte, de Rouen, a présenté une très belle collection de
chenilles soufflées.
4° Enfin, j'ai moi-même communiqué au Congrès une note sur la
manière de décrire et de représenter en couleur les animaux à reflets
métalliques, note qui, à un certain point de vue, Po intéresser la science
entomologique.
Je n’aurais pas, M. le Président, considéré ma mission comme ter-
minée, si je n’avais porté ces faits à la connaissance de notre Société.
Après avoir entendu la lecture de ce rapport, la Société en décide
l'impression dans son Bulletin et offre ses remerciments à M. H. Gadeau
de Kerville.
— M. Debray écrit à la Société, de Valhermay (Auvers-sur-Oise),
qu’il lui présente tous ses remercîments pour la marque de sympathie
qu’elle a bien voulu manifester à l’occasion du malheur qui est venu
Séances de l’année 1888. CI
fondre sur lui. C’est pour lui un nouvel encouragement à atténuer autant
qu’il sera en son pouvoir les pertes regrettables supportées par ses savants
clients.
Lectures. M. Aug. Chevrolat adresse la 3° partie de ses mémoires sur
les Calandrides, comprenant les genres Rhodobænus Leconte, Homalo-
Slylus, Pasadiaphorus, Odoiporus, Cosmopolites, Ternochoita et Merotri-
chus (g. n.), créés aux dépens de l’ancien genre Sphenophorus et
renfermant les descriptions de nombreuses espèces et variétés nouvelles.
— M. J. Bigot transmet à ses collègues une nouvelle suite à ses Diptères
nouveaux ou peu connus. — Ce mémoire comprend spécialement le genre
Glossina Wiedm. (Nemorhina Rob.-Desv.), c’est-à-dire les Diptères indi-
qués par les voyageurs sous les noms de Tsé-tsé ou de Zimb. Après avoir
donné un tableau synoptique des cinq espèces, toutes africaines, décrites
jusqu'ici (longipalpis, fuscus, tabaniformis, morsitans, tachinoides), l’au-
teur décrit une sixième et nouvelle espèce, la G. ventricosa, qui, selon
toute probabilité, provient de l'Australie.
Communications. M. J. Bourgeois donne lecture de la note suivante :
Lors de mon récent passage à Turin, j'ai pu jeter un coup d’œil sur la
collection des Malacodermes de Dejean, conservée au Musée d'Histoire
naturelle de celte ville, collection dont les espèces européennes et médi-
terranéennes ont déjà fait l’objet d’un intéressant travail de notre collègue
M. F. Baudi de Selve (Berl. ent. Zeit., 1871, p. 89 et suiv.).
Les espèces exotiques pourraient donner lieu à une étude analogue, qui
serait d'autant plus utile que dans beaucoup de collections, particulières
ou publiques, les noms du Catalogue Dejean sont encore très répandus.
Voici, quant à présent, les remarques qu’il m'a été donné de faire sur
une partie du genre Lycus (Dej., Cat., 3° éd., 1837, p. 110) :
Lycus amplissimus Dej., Sénégal, = L. trabeatus Guér. &, var. elytro-
rum regione scutellari et margine, thoracisque disco nigro-maculatis.
L. dilatatus Dej., Sénégal, — L. trabeatus Guér. g\, var. elytrorum
regione sculcllari nigra, thoracis disco immaculato.
L. lrabeatus Dej., Sénégal. Deux espèces différentes sont confondues
sous ce nom : l’une se rapporte au L. dentipes Dalm. &, l’autre au L. xan-
thomelas Dalm. &.
CII Bulletin entomologique.
Lycus venosus Dej., Sénégal. Deux espèces : L. Bremei Guér. G'; L. tra-
beatus Guér. Q.
L. oblitus Dej., Sénégal, — L. ampliatus Fàhr. &.
L. armatus Buq., Sénégal, — L. terminatus Dalm. &.
L. fastiditus Dej., Sénégal, — L. fastiditus sp. nov. (Voir plus loin.)
L. contemptus Dej., Sénégal, — L. terminatus Dalm, ©.
L. distinguendus Dej., Sénégal. Deux espèces : L. foliaceus Dalm. $;
L, trabeatus Guér. ©, var. elytrorum regione scutellari lhoraceque imma-
culatis.
L. distinctus Dej., Sénégal, — L. trabeatus Guér. @, var. elytrorum
regione scutellari nigra, thorace immaculato.
L. neglectus Dej., Sénégal, = L. sinuatus Schôünh.
L. posticus Dej., Cap. Bon.-Sp., = L. palliatus Fabr. 9, var. protho-
race basi nigro-marginato.
L. rostratus Fabr. et dentipes Schôünh. C’est à tort que Dejean réunit
ces deux espèces en une seule. .
LyYcus FASTIDITUS Dej. Cat. — A. L. sinualo Dalm. statura minore, ely-
tris fere parallelis, nigredineque apicali minus extensa distinctus. Elon-
gatus, subparallelus, brevissime pubescens, opacus, niger, thoracis late-
ribus elytrisque flavo-testaceis, his quadrante posteriori nigris; rostro
cylindrico, sæpius rubescente.
d, $. Allongé, subparallèle, très brièvement pubescent, presque mat,
d’un jaune testacé en dessus, avec une large bande longitudinale sur le
pronotum et le quart postérieur des élytres noirs. Tête noire, rostre long,
cylindrique, souvent rougeâtre; antennes noires. Pronotum un peu plus
long dans son milieu que large à la base, arrondi et faiblement bisinué
à son bord antérieur, sensiblement resserré avant les angles postérieurs,
ceux-ci un peu prolongés latéralement et assez aigus. Écusson noir, entier
au sommet. Élytres subparallèles, conjointement arrondies à l'extrémité,
quadricostées, les 2° et 4° côtes plus saillantes, celle-ci renflée à l'épaule
sous forme de calus; intervalles réticulés-ponctués. Dessous du corps
entièrement d’un noir de poix; trochanters, origine des cuisses et des
tibias souvent roussâtres. — Long. 11-14 mill.; larg. 3 4/2-4 4/2 mill.
Sénégal, — Coll. du Musée de Turin, la mienne.
Séances de l’année 1883. CIII
Voisin du ZL. sinuatus Dalm. et appartenant comme lui au groupe IX
(voir Bull. Soc. ent. Fr., 1883, n° 10, p. 84, Annales, p. LxI et Lxt),
mais distinct par la taille moindre, les élytres plus parallèles, avec la
coloration noire apicale ne couvrant que le quart postérieur. L’abdomen
est noir dans les deux sexes.
— M. Aug. Chevrolat donne la description de deux Gurculionides :
BLOSYRODES CRUCIROSTRIS, nOV. Sp. — Long. 6 1/2 mill., lat. 4 mill, —
Blos. quadrinodoso Jekel séatura; capite et rostro planis, ante oculos
sulco transverso et sulco longitudinali impressis, griseis, superciliis
rotundatis, labro angulose emarginato, oculis exsertis rotundatis ; antennis
fasciaque postice verticali transversa nigris ; prothorace subquadrato
convexo, capitis latiore, griseo aurantiaco, longiludine carinalo, medio
dense foveolato, inæquali flavo variegato; elytris globosis, punctato-
striatis, humeris obliquis, valde angulatis, interstitits suturali, quinto
tertio el quarto elevatis, in medio basis breviter et fascia obliqua ad
marginem adnexa, albis, postice setuloso, extus apice biangulato ; femo-
ribus griseis, medio albo annulatis.
Borneo, 2 exempl.
Cette espèce se distingue de suite du quadrinodosus Jekel, chez lequel
les épaules sont arrondies.
Je donnerai plus tard la liste des espèces et variétés connues du Être
Blosyrus, dont 43 espèces habitent l’Inde et 9 l'Afrique.
Je possède les espèces et les genres suivants qui en sont voisins :
Proscephaladeres obesus Bhm. in Sch., V, p. 893. — Cap. Bon.-Sp.
P. punctifrons Bhm., p. 894. — Fhs., Col. Caffr., p. 9, S $. — Cal-
fraria.
P. globipennis Jekel, Col., 1875, p. 165.
DacTyLopus PoPporri Mannerh., Bull. de Moscou, 1853, I, 106. —
Jekel, Coleoptera Jekeliana, 465, 1875, Caffraria. — Long. 4 4/2 mil, lat
9 mill. — Griseus; capite paululum longiori latitudine, inter oculos
transversim et tenuiter longitudine sulcalo, vage punclulato ; antennis
brunneis, scapo ad prothoracem limilato, 1° articulo funiculi longiori,
crassiori, clava globosa, cinerea; oculis lateralibus, rotundatis, nigris ;
CIV Bulletin entomologique.
prothorace latiore quam longiore, plano, lateribus mediis rotundato,
antice posticeque recto; elytris globosis, anguste punctulato-striatis ;
corpore pedibusque nigro-brunneis.
Kiachta. À D. Mannerheim, 2 exempl. missus.
Ectatops cineracea Sch., Mant. sec., p. 21. — Fhs., Col. Caffr., I, p. 9.
— Valish. À D. Boucard datus.
— M. Édouard Lefèvre donne communication des descriptions de nou-
velles espèces de Coléoptères de la famille des Clytrides (4"° partie) :
1° MIOPRISTIS VENUSTULA. — Suboblongo-cylindrica, parum elongata,
subtus nigro-cyanescens et dense, sed breviter, griseo-pubescens; sapite
(vertice excepto nigro-æneo), ore, antennarum articulis quatuor prèmis,
coxis, femoribus, tibiisque basi, rufo-fulvis ; tibiis apice tarsisque nigris ;
capite rugoso, inter oculos fortiter impresso; epistomate arcuatim emar-
ginato ; antennis articulo L° elongato, leviler arcuato, 2°-3° brevissimis,
h° subcylindrico, duobus præcedentibus simul sumptis æquali, reliquis
serratis, nigris ; prothorace elytrisque flavis; illo lævi, maculis duabus
magnis nigro-virescentibus notato; his subtiliter punctatis, fasciis binis
undaëis (altera ante medium valde arcuata et callum humeralem amplec-
tente, altera pone medium, marginem lateralem non attingente), singulo-
que macula parva ante apicem, nigris. —Long. 8 3/4-4 mill; lat. 4 1/3-
4 1/2 mill,
d. Mandibulis validis, exsertis, sinistra majore, apice arcuata; pedi-
bus anticis longissimis ; tibiis ejusdem paris arcuatis, apice mucronatis.
Du Cap de Bonne-Espérance.
Je connais seulement deux mâles de cette jolie espèce. L’un m'a élé
donné par notre regretté collègue Ch. Javet, qui le tenait lui-même du
D' Sichel ; l’autre m’a été communiqué par M. Fairmaire.
2° CAMPTOLENES CINGULATA. — Subelongato-oblonga, parallela, tota
cum pedibus læte fulva, nitida, sublus dense albido-sericea, supra pube
albida brevissima, certo citu et oculo armato optime visibili, obtecta ;
antennarum articulis 4-A1 serratis, apice nigris ; capite inter oculos fovco-
lato ibique rugoso, verlice convexo, fere lævi ; oculis intus evidenter
emarginatis ; prothorace crebre undique subtililer punctato; elytris sub-
lineatim fortiter rugulose punctatis, fascia lata communi versus apicem,
Séances de l’année 1883: CV
singuloque punctis duobus (uno humerali, altero ante medium et versus
suturam) nigris. — Long. 6-6 1/2 mill.; lat. 2 3/4-3 mill,
d. Mandibulis validis, forcipatis, apice acutis ibique nigris ; pedibus
anticis valde elongatis ; femoribus ejusdem parum rectis, compressis, subtus
inermibus ; tibiis leviter arcuatis, apice summo nonnihil dilatatis, abrupte-
que truncatis.
Q®. Paulo crassior, minus parallela, mandibulis brevissimis, prothorace
elytrisque fortius punctatis, pedibus anticis minus elongatis.
Var. B. Uno alterove elytrorum puncto deficiente.
Var. y. Punctis elytrorum omnino deficientibus.
Arabie (env. d’Aden).
J'ai acquis cette belle espèce de M. Ém. Deyrolle. J'en possède deux
males et deux femelles.
— M. S.-A. de Marseul presente la remarque suivante :
A l’occasion de la présentation d’une Fourmi sauteuse de Hong-Kong
dans la séance du 414 juillet dernier (Bull. n° 43; Annales, p. xxx),
notre collègue rappelait la note publiée dans l’Abeille (XX, Nouv., p. 156)
sur la même Fourmi découverte par M. Georges Lewis. Aujourd’hui,
grâce à ce savant observateur, il peut ajouter quelques renseignements :
La Fourmi en question est une espèce de Drepanophagus, peut-être la
cruentatus. Deux seuls exemplaires ont pu être observés : l’un dans une
promenade, l’autre sur un pic de 4,000 pieds de haut. La rapidité di
saut de l’animal n’a pas permis de reconnaîlre le mécanisme de ses mou-
vements. M. Lewis est porté à croife que, comme dans les Araignées
sauteuses (Salticidæ), cette faculté de sauter est due au développement
des muscles des pattes intermédiaires.
— M, J. Lichtenstein écrit, de Montpellier, au Secrétaire :
Dans la séance du 22 août dernier, M. H. Lucas a relevé une diffé-
rence entre ses observations et celles de M. Fabre, à propos de la nidifi-
cation de l’Eumenes dimidiatus Brullé (= E. Amedæi Lep.). Je viens
corroborer le dire de notre collègue, ayant eu bien souvent occasion
d'observer ici les Æuimenes construisant leurs nids. Le dimidiatus fait
GYI Bulletin entomologique.
toujours des nids à plusieurs loges, de 3 à 6, tout à fait comme ceux que
décrit M. H. Lucas,
Mais, par contre, nous avons, à côté de l’Eumenes dimidiatus, un
autre insecte du même genre, encore plus grand et facile à reconnaître
aux taches d’un rouge marron qui ornent le 1° anneau de son abdomen :
c’est l'E. coangustatus Rossi. Gelui-là construit son nid solitairement et
tout à fait comme l'indique le sagace observateur de Sérignan. Donc, à
moins que les habitudes de ces insectes ne changent du département de
l'Hérault au département de Vaucluse, je serai porté à croire que M. Fabre
a pris une espèce pour l’autre, ce qui ne diminue en rien le mérite de
l'observateur vauclusien, qui sait écrire avec tant de charme et accom-
pagner de réflexions philosophiques si sagaces l’histoire des mœurs et
des métamorphoses des insectes de son pays. Pas plus que Réaumur,
M. Fabre n’attache une grande importance à la détermination exacte de
l'espèce qu'il étudie ; il a confondu jadis la Chalicodoma sicula avec
la rufescens, il peut confondre aujourd’hui l’Eumenes coangustatus avec le
dimidiatus.
— M. H. Lucas adresse une note sur un insecte de l’ordre des Névro-
pières :
En attirant l’attention de la Société sur des larves d’Embia Latreillei,
dont l’insecte parfait a été décrit par Rambur dans son Hist. nat. des
Ins. Névroptères, p. 312 (1842), je ferai remarquer que ces insectes à
métamorphoses incomplètes ont été rencontrés par M. G.-A. Poujade
dans des détritus de Cycas provenant d’un envoi de Madagascar fait au
Muséum par M. Humblot. Ces Embies, que j'ai étudiées sur le vivant,
sont très agiles et leur larve, comme celle de l’Embia mauritanica,
établit des fourreaux soyeux, à mailles très serrées, ouverts aux deux
extrémités et dans lesquels elle se tient : observation qui vient confirmer
celle que j'ai publiée dans les Ann. de la Soc. ent. Fr., 8° sér., t. VIE,
p. 441 (1859).
Cette larve, que n’a pas connue Rambur, rappelle beaucoup celle de
l'Embia mauritanica ; elle est longue de 8 à 10 mill. et mesure en lar-
geur 4 3/4 à 2 mill. Elle est couverte de poils roussâtres, courts, peu
serrés. La tête ovalaire, plane, d’un brun plus ou moins foncé, est ferru-
gineuse à sa partie antérieure. Les palpes maxillaires et labiaux sont
testacés avec les derniers articles d’un brun plus ou moins foncé; les
Séances de l’année 1883. CVII
mandibules, robustes, sont ferrugineuses et teintées de brun foncé à leur
extrémité. Les yeux, d’un noir brillant, granuleux, se présentent de chaque
côté sous la forme d’une tache ovalaire. Les antennes, d’un brun foncé,
sont finement annelées de testacé. Le prothorax, brun, est teinté de
ferrugineux dans son milieu, où l’on aperçoit un petit sillon longitudinal ;
il est légèrement rétréci à sa parlie antérieure, qui montre un sillon
transversal assez profondément marqué ; le mésothorax et le métathorax
sont lisses et d’un brun plus ou moins roussâtre. L’abdomen, brun, est
légèrement teinté de ferrugineux dans son milieu; il est lisse et les seg-
ments sont marqués de chaque côté d’une impression latérale assez pro-
fonde ; il est à remarquer aussi que le dernier segment, trianguliforme,
offre en dessus une petite fossette longitudinale. Les appendices abdo-
minaux sont d’un brun roussâtre, annelés de testacé et couverts de poils
allongés de même couleur. Les paites, robustes, sont brunes, annelées
de testacé, avec les tarses de cette couleur, à l’exception cependant du
premier article de ceux des pattes de la première paire, qui est dilaté,
sillonné et ferrugineux à son côté interne. Tout le corps, en dessous, est
d’un brun plus ou moins teinté de roux.
Une remarque extrêmement curieuse, c’est que l’insecte parfait, que
j'ai observé aussi sur le vivant, possède la faculté de filer comme sa larve ;
en effet, ayant placé isolément un individu ailé dans un tube avec de fines
bandelettes de papier, ce Névroptère, après un séjour plus ou moins pro-
longé dans ces conditions, s’est tissé un fourreau de soie blanche, ouvert
aux deux extrémités, à mailles très lâches et dans lequel il se retire. Je
ne pense pas qu’un fait semblable ait été jusqu’à présent signalé parmi
les insectes ayant subi leur dernière métamorphose.
M. G.-A. Poujade ajoute que c’est à la base des feuilles de Cycas qu’il
a trouvé larves, nymphes et insectes parfaits de l’'Embia Latreillei, pro-
tégés par leurs fourreaux de soie, dans lesquels ils circulent rapidement,
aussi bien en avant qu’en arrière, dès qu’on les inquiète.
— M. E. Desmarest communique l’observalion suivante :
Le journal La Sarthe donne, dans l’un de ses derniers numéros, la
note qui suit :
« L'usine de Varenne (commune d’Aubigné) a été assiégée pendant
trois nuits par une vérilable armée de petits papillons,
GVIII Bulletin entomologique.
« L’avant-garde est arrivée dans la soirée du 23 août, et a envahi
toutes les rues du village.
« Autour de l’usine, qui était en pleine activité et dont toutes les
fenêtres laissaient passer des flots de lumière, les insectes se comptaient
par milliers. Au matin ils ont disparu, laissant de nombreux cadavres sur
le terrain.
« Le 24 et le 25, dans la soirée et pendant la nuit, les papillons sont
revenus.
« Pendant ces trois jours, il a été impossible d'ouvrir les fenêtres dans
le village dès que les lumières étaient allumées.
« Plusieurs habitants s’amusaient à placer des lampes dans les rues.
Elles disparaissaient bientôt au milieu de véritables nuées d’insectes.
« Le lendemain matin, on ramassait les cadavres et on en emplissait
des boisseaux. »
Pensant qu’il ne pouvait être question de l'apparition de Lépidoptères,
mais bien de celle de certains Névroptères, j'ai désiré cependant en avoir
la certitude et j'ai pris des renseignements au Mans. L'administrateur du
journal La Sarthe, M. Ch. Blanchet, avec une complaisance dont je le
prie de recevoir mes remerciments, m'a adressé une boîte que je mets
sous les yeux de la Société, contenant de nombreux débris de l’insecte
qui est apparu pendant trois soirées et trois nuits en si grande abondance
dans la commune d’Aubigné. C’est, comme on devait s’y attendre, une
Éphémérine, la Palingenia virgo. Celte observation nouvelle viendra se
joindre aux nombreuses remarques déjà publiées sur le même sujet.
— M. J.-M.-F. Bigot adresse les diagnoses suivantes d’un genre et
d’une espèce de Dipières :
G. SPHYROMYIA (nov. gen.) (œœupioy—murz). — d. Generis Dépterorum
Echynomyiæ (Duméril, Schiner, Rondani et Auctor.) valdè proximum ;
differt tantum formé segmenti tertit antennarum, latissimi, infernè
oblusè et conicè dilatatè, secundo vix duplo brevioris, supernè valde
rotundato ; chetum, satis incrassalum, rectum, nudum, segmento secundo
primo vix duplo longiore; palpi elongati, gracillimi; facia concava,
haud pilosa, macrochetis ordinariis instruclu, genæ, utrinque, macrochetis
duobus propè oculos munilæ, retrorsum, sicut orbita, breviter pilosæ ;
oculi nudi ; abdominis segmentum primum incrme, margine mediä
Séances de l’année 1885. CIX
secundi macrochetis tantum duobus, tertit et quarti, plurimis margina-
libus, instructis,
S. MALLEOLA d' mihi (sp. nov.). — Long. 42 mill. — Vitté frontali,
palpis, antennis præter segmentum tertium chetumque nigra, fulvis ;
capile omnino pallidissime flavido, barbä ferè albà ; corporis macro-
chelis undique nigris ; haustello nigro ; thorace nigro fusco, cinereo prui-
noso, vittis quinque nigris longitudinalibus, satis obsoletis ; scutello fulvo;
abdomine nigro, vix nitente, segmentis, utrinque, latè albido tessellatis ;
calyptris albis, halteribus fuscis ; pedibus nigris, femoribus cinereo prui-
nosis, pulvillis ferè albis ; alis pallidissimè cinerascentibus.
California. Specim. unic. ex mus. nostro.
— Le même membre présente les remarques suivantes :
Je viens de lire (Journal le Naturaliste, Paris, 1883, p. 800; traduction
du Psyche, journal entomologique de Cambridge, Massachusetts, 1883,
vol. IV) une notice de M. F.-H. Snow relative à la Gompsomia (Lucilia)
macellaria Fabr., Muscide brillante, mais tristement célèbre à cause des
effroyables accidents, généralement mortels, qu’elle détermine assez fré-
quemment chez l'homme dans la plupart des contrées américaines.
L'auteur, plusieurs habiles diptéristes (quelques-uns avant lui), affirment,
ou ont affirmé, que c’est bien la terrible macellaria Fabr., et nulle autre
qu’elle, à qui l’on doit atlribuer tous ces méfaits. Ils déclarent péremp-
loirement que toutes les différences (souvent grandes) remarquées parmi
des myriades de prétendues macellaria Fabr., examinées, disent-ils
encore, avec le plus grand soin, ne représentent que des variétés locales
ou accidentelles ?
ll
Pour moi, nonobstant ce grand concert d'opinions, je me permets de
douter encore; car je sais, pour avoir longuement étudié lés Lucilies de
pays très divers, combien leurs espèces sont faciles à confondre.
Afin de résoudre la question relative à la C. macellaria (et tant d’autres),
il faudrait saisir 2n copula ioutes ces prélendues variétés. Dans l’état, il
me semble fort hasardeux d'avancer qu'une seule et même espèce se
retrouve, en permanence, depuis les confins de la Patagonie jusqu’au
delà des provinces centrales de l'Amérique du Nord, vivant indifféremment
sous les zones torrides, tempérées et même froides ?
Je ne suis pas d’ailleurs éloigné de penser que, non seulement toutes
GX: Bulletin entomologique.
les variétés de la C. macellaria, mais encore celles de maint autres
Lucilies, Pyrellies, etc., européennes ou exotiques, ne soient très capables
de venir déposer leur exécrable et carnassière progéniture sur les bords
(plus ou moins humides et mal odorants) ou bien à l’intérieur de toutes
les ouvertures accessibles que peuvent leur offrir le corps d'animaux
appartenant à des ordres très divers, y compris l’homme.
Membres rayés. 1° M. Louis Bétis, de Paris, qui avait été reçu en 1877;
— 9° M. Anatole-Louis Montillot, anciennement à Alger, reçu en 1865.
Séance du 26 Septembre 1883.
Présidence de M. Épouarp LEFÈVRE, Vice-Président.
M. Louis Demaison, de Reims (Marne), assiste à la séance.
Nécrologie. M. Aug. Chevrolat annonce que le D' Charles Gaillardot-Bey,
ancien médecin sanitaire de France en Égypte, chevalier de la Légion
d'Honneur, commandeur du Midjidié, est décédé à Bramdum (Mont-
Liban), le 17 août dernier, dans sa 70° année. — Ce savant, qui s’est
beaucoup occupé d’Entomologie et de Botanique, a longtemps habité la
Syrie, d’où, le premier, il a envoyé à notre collègue de rares espèces de
Coléoptères, parmi lesquelles on doit citer les suivantes : Procerus syria-
cus, Malacogaster adustus, Gleonus signifer (sp. n.), Temnochirus conici-
rostris Chevr., Rhabdorhynchus anchusæ Chevr., Macrotoma Atropos
Chevr., & et ©, Rhesus Gaillardoti Ghevr., etc.
M. Éd. Lefèvre ajoute que la mort du D' Gaillardot est d'autant plus
ficheuse que ce zélé naturaliste, outre les Coléopières cités par M. Aug.
Chevrolat, a également envoyé en France d’autres Insectes très remar-
quables ainsi que des centuries de plantes qui n’y étaient pas connues,
ou qui ne l’étaient qu’imparfaitement,
Lecture. M. le docteur Maurice Régimbart adresse la première moitié
de la 8° partie de son mémoire intitulé : Essai monographique de la
funille des Gyrinidæ, comprenant le commencement de la tribu des
Séances de l’année 1883. ext
Orectochilini (genres Gyretes et Orectochilus), avec 2 planches. — Il ne
restera plus pour terminer ce travail que le genre Orectogyrus (avec
4 planche).
Communications. M. Édouard Lefèvre dépose sur le bureau des des-
criplions de nouvelles espèces de Coléoptères de la famille des Clytrides
(2° partie) :
3° MELITONOMA PUNCTICOLLIS. — Oblongo-cylindrica, nigra, subtus
cum capite griseo-pubescens ; prothorace elytrisque rufo-fulvis, subni-
tidis ; illo sat dense subrugose punctato, basi maculis binis distantibus,
alteraque media parva, nigris notato; elytris subtiltter punctatis, fascia
communi dilacerata ante apicem posita et juxta suturam interrupla, sin-
guloque puncto humerali sicut el maculis tribus (duabus paulo ante
medium transversim digestis, tertia apicali) nigris; pedibus concoloribus,
tibiis basi fulvis. — Long. 5 3/4 mill.; lat. 2 4/2 mill.
Georges-Town (Sierra-Leone).
Cette espèce se rapproche du M. juvenca Lacd., dont elle diffère sur-
tout par la forte ponctuation du prothorax. Le seul exemplaire que j'aie
vu m’a été communiqué par M. Gounelle.
L° GYNANDROPHTHALMA FABREI. — Oblongo-elongata, convexa, paral-
lela, subtus nigra et griseo-tomentosa, supra fulva, nitida; antennis
nigris, articulis 8 basalibus fulvis; prothorace lævi; elytris subtiliter
punctulatis, fascia latissima communi cyanea, ante medium usque fere ad
apicem extensa, transversim ornatis ; pedibus læte fulvis ; femoribus basi,
tibiis apice, tarsisque plus minusve nigro-infuscatis. — Long. 5-6 mill, ;
lat, 2 1/2-3 mill.
Var. 8. Elytris omnino fulvis, singulo maculis duabus cyaneis, inter-
dum confluentibus, pone medium ornatrs,
Ramnad (Hindoustan).
Cette belle espèce, découverte par le P. Fabre, m’a été communiquée
par M. Gounelle. Elle diffère de toutes les espèces du genre par la large
bande transversale de couleur bleue qui couvre les élytres à l’exception
de leur quart antérieur et de leur extrémité postérieure. Dans la variété 8,
celte bande se rétrécit au point de ne laisser que deux taches bleues pla-
cées en dessous du milieu et tantôt libres, tantôt réunies entre elles par
une pelite bande de même couleur.
CXII Bulletin entomologique.
5° GYNANDROPHTHALMA TERMINALIS. — Subelongato-oblonga, convexa,
omnino rufo-testacea, subtus griseo-pubescens, supra nitida, antennis
pedibusque infuscatis ; prothorace lævi; elytris vix visibiliter disperse
punciulatis, singulo macula maxima apicem tolum amrplectente nigro-
nitida ornatis. — Long. 4 1/2-6 mill.; lat. 2-2 4/2 mill.
Ramnad (Hindoustan).
Découverte par le P. Fabre. J'en ai vu seulement trois exemplaires qui
m'ont été communiqués par M. Gounelle.
6° GYNANDROPHTHALMA LITURATA. — Oblongo-subcylindrica, nigra,
sublus dense albido-sericea, capitis media parte antice, labro, antennis
basi, thorace, scutello apice summo, pedibusque rufo-fulvis ; epistomate
sat profunde quadratim emarginato ; oculis globosis; thorace lævi, juxta
basin punctlis nonnullis tantum instructo, maculis quatuor fuscis notato ;
elytris læte fulvis, subtiliter undique punctulatis, margine basali tota,
sutura et margine utrinque laterali (apice excepto), virescenti-cæruleis. —
Long. 6 mill.; lat. 2 4/4 mill.
Abyssinie. Du voyage de M. Raffray. Communiqué par M. Fairmaire.
— M. C.-G. Thomson, membre honoraire, adresse, de Lund, par l’en-
tremise de M. L. Fairmaire, une première note, faisant partie de Petites
notices entomologiques, qu’il se propose d'envoyer successivement à la
Société pour le Bulletin des séances :
Genre NOTIOPHILUS. — Dejean, Erichson, Schiôdte et presque tous
les auteurs qui ont étudié les Carabiques, ne parlent que de la dilatation
des tarses de la première paire de pattes chez les mâles du genre Notio-
philus; cependant dans les espèces les plus communes d'Europe, je veux
dire aquaticus, palustris et 2-quitatus, on trouve aussi le métatarse des
tibias intermédiaires très distinctement dilaté et spongieux en dessous.
Néanmoins il n’en est pas de même dans une nouvelle espèce que je
possède et à laquele la diagnose générique des auteurs est parfaitement
applicable, et que je propose de nommer N. bigeminus. Elle ressemble
beaucoup à N. aquaticus, mais s’en distingue facilement par le corps, qui
est plus étroit, par les palpes labiaux qui, principalement chez le mâle,
sont sécuriformes, et, dans les deux sexes, Leslacés à la base, enfin par
les deux points imprimés sur la partie postérieure des élytres. On pour-
rait donc formuler ainsi la diagnose spécifique :
Séances de l’année 1883. CXIII
NOTIOPHILUS BIGEMINUS (Sp. nov.). — Aeneus, palpis subsecuriformibus,
labialibus basi lestaceis, elytris postice punctis 2 umbilicatis impressis,
tarsis intermediis maris simplicibus.
N. aquatico, cum quo forsitan confusus, simillimus, sed paulo minor
et anguslior; palpis articulo ultimo subsecuriformi, labialibus basi testa-
ceis ; elyiris postice punctis 2 umbilicatis, altero supra alterum sito,
striis longius apicem versus excurrentibus, interstitiis haud politis sed
vage punctulatis præcipueque metatarso pedum intermediorum neque
dilatato neque subtus spongioso facillime distinguendus.
Patria : Europa media et borealis.
— Le même membre annonce qu'il travaille à un mémoire sur les
Cryptus, notamment sur les genres Phygadenon et Hemiteles, mémoire
qu’il destine à nos Annales. A celte occasion, notre savant membre hono-
raire suédois désirerail recevoir en communication les espèces françaises
de ce groupe, et fait appel à ses collègues.
— M. J.-B. Géhin communique la note suivante
Dans le Catalogue des Coléoptères d'Europe et du Caucase, qui vient
d’être publié, on trouve cité, à la page 3, le genre Chælomelas G. Thoms.,
1875, avec deux espèces, éalychensis et Fischeri, en synonymie du cly-
pealus Adams. Or, le genre en question a été créé pour y placer le
Carabus (ou plutôt le Procrustes) Ehrenbergi K1., qui est de Syrie.
Le G. clypeatus Adams est tout à fait différent ; il a servi à Motschulsky,
en 4846, pour former le genre Macrogenius ; le C. Fischeri de Falder-
man s’y rapporte comme synonyme ou peul-être comme variété. Quant
au C. talychensis Ménétriès, — luctuosus Zoubkoff, c’est encore un
tout autre insecte; il fait parlie du genre Sphodristus de Motschulsky,
1865, nom que M. G. Thomson a eu tort d'employer de nouveau, en
1875, pour y placer des Carabes fort différents.
Voici comment il faut établir le catalogue de ces divers insectes :
Chætomelas Ehrenbergi Klug, 4832...........,... io MMOYLIES
Var. Piochardi Géhin. — 2° race, La Brüûl,, 4875... M!‘ Sannin.
Var. Labruleriei Géhin, —3° race, La Brûl., 1875., Dj.-Cheik,
(1883) 2° partie, 8,
cx1v Bulletin entomologique.
Macrogenius clypeatus Adams, 1817..,...,,..,...,..... Caucase.
Var.? Fischeri Falderm., 14835.........., Sec Id.
Id. CAUCASICUS A SP AD) RCE Mi he ne Id.
Sphodristus talychensis Ménétr., 1832....,,......,..... Talyche.
Id. luctuosus Zoubk., 1837.
Id. acuticollis Motsch., 1857...... AE DC oi . Kurdistan.
— M. G. Tappes dit qu'il a trouvé aux environs de Portrieux, dans
l’intérieur des terres assez loin du bord de la mer, plusieurs individus
d’un Curculionite assez rare pour la faune française, l’Oéiorhynchus
fuscipes.
— M. L. Demaison annonce que son frère a pris à Vrilly, près Reims,
probablement sur un saule, au bord de l’eau, un Coléoptère qui n’avait
pas encore élé signalé comme propre à la France, la Donacia Mali-
novskyt.
M. C.-E. Leprieur, au sujet de cette dernière remarque, dit qu’il sup-
pose que cet insecte, comme les Hæmonia, doit vivre immergé et sur
les racines de quelque plante aquatique, probablement de lHydrocharis
morsus-ranæ, Ce qui expliquerait son extrême rareté.
— MM. C.-E. Leprieur et G. Tappes font remarquer qu’ils ont observé
en grande quantité des Apus cancriformis en compagnie du Branchipus
stagnalis dans un fossé bourbeux éloigné de tous cours ou flaques d’eau,
à Saint-Quay-Portrieux (Côtes-du-Nord).
M. H. Lucas, qui a étudié ses Apus, ajoute qu’ils sont de très forte
taille.
M. E. Simon dit également que, comme d’autres naturalistes l’ont déjà
signalé, il a pu étudier des Apus productus dans de petites mares
creusées dans des rochers de grès de la forêt de Fontainebleau, et que
l’on sait que ce Crustacé est parfois très abondant auprès de Paris.
(1) Cette espèce diffère du clypeatus par son corps plus allongé, plus convexe
et entièrement noir, par son prothorax ruguleux, sans dépression transversale à
la base, par ses élytres finement granulées, rappelant celles du Car. violaceus,
enfin par la proéminence du menton, qui est encore plus profondément échancré.
Séances de l’année 1888. CXV
M. C.-E, Leprieur fait enfin remarquer, au sujet d’un autre Crustacé
de la même division naturelle que les Apus, que l’Estheria cycladoïdes à
été observée jadis, par lui et M. Letourneux, en Algérie, dans les mêmes
conditions biologiques, c’est-à-dire dans une excavation du sol n’ayant
aucune communicalion avec des amas d’eau.
Séance du 419 Octobre 1883.
Présidence de M, Énouarn LEFÈVRE, Vice-Président.
Lecture. M. Th. Goossens fait connaître diverses parties d’un mémoire
destiné à la Société et ayant pour titre : OEufs des Lépidoptères, travail
accompagné d’une planche coloriée,
Communications. — M. Ed. Lefèvre donne la description suivante d’un
nouveau genre de Coléoptères de la famille des Eumolpides :
MALEGIA (nov. gen.). — Corpus oblongum, squamulis piliformibus
undique sed parum dense obtectum. Caput exsertum, oculis globosis, inte-
gris. Antennæ graciles, articulis duobus primis inflatis, quatuor sequen-
tibus gracilibus, inter se æquilongis, reliquis leviter incrassatis. Thorax
fere rotundatus, parum convexus, margine laterali utrinque deficiente.
Thoracis episterna margine antico intus leviter rotundato. Prosternum
inter coxus subconvezum ibique valde contractum. Elytra oblonga, tho-
race basi latiora. Pedes breves ; femora omnia mutica; tibiæ quatuor pos-
ticæ apice extus evidenter emarginalæ; unguiculi bifidi.
Ad genus Damelia (H. Clark) proxime accedit, sed antennis brevioribus,
prosterni structura sicut et elytris non tuberculosis præcipue optime dis-
cedens. Etiam nunc tres minutas species ex Africa in museo nostro con-
tinet.
4° M. STRIATULA. — Oblongo-elongata, nigro-ænea, obscura, squa-
mulis piliformibus undique modice obtecta, labro, palpis, antennarum
quatuor articulis primis, femoribus apice tibiisque omnino rufo-fulvis ;
capile prothoraceque creberrime punctulatis, punctis confluentibus; elytris
longitudinaliter sed subliliter striatis, interstitiis dense et magis profunde
axvI Bulletin entomologique.
punctatis ; antennis apice, femoribus basi tarsisque nigris. — Long. 8 mil. ;
lat. 4 1/3 mill.
Zanzibar. — Du voyage de M. Raffray.
2° M. OBSCURELLA. —Suboblonga, obscure cupreo-ænea, parum nitida,
squamulis piliformibus undique modice adspersa, capite, prothorace ely-
trisque creberrime subtiliter punctulatis, tibiis sicut et antennis basi rufo-
fulvis, femoribus pro parte tarsisque nigris. — Long. 2 1/3-2 1/2 mill.;
lat. 4 mill.
Abyssinie. — Du voyage de M. Raffray.
8° M. LETOURNEUXI. — Suboblonga, cupreo-ænea, nitidissima, pilis
minutis albidis et fulvis intermixtis undique magis minusve obtecta, capite
prothoraceque sat fortiter, elytris subtilius, creberrime punctatis ; labro,
antennis pedibusque omnino læte fulvis. — Long. 2-2 3/4 mill.; lat. 1-1/3
mill.
Égypte (Choubra). — Découvert par M. Aristide Letourneux.
— M. le D' L.-W. Schaufuss adresse des noles entomologiques :
1° Batrisus spinicollis Sharp, Japonica (1883). Cette dénomination doit
être changée, parce qu’il existe déjà 1° un B. spinicollis Motsch. (1858),
de Ceylan, et 2° un autre B. spinicollis Raffr. (1882), d’Abyssinie, = spi-
nifer Schauf. (1882); je propose de lui substituer celle de D. Dionysius ;
2° Batrisus sûmilis Sharp, Japonica (1883). Un B. stmilis Schauf. (1882)
existant déjà, je nommerai B. Sharpi celui de Sharp;
3° Batrisus simplexæ Raffr., New-Guinea (1882), = B. anticathedrus
Schauf., la dénomination de B. simplex ayant déjà été employée par
Leconte (4878) pour une espèce de Détroit (Am. bor.);
4° Carabus Weisei Reilt. Ce Carabique n’est pas de Central et West-
Bosnien, comme l'indique l’auteur, car, d’après une notice de M. Debiasch,
il a été trouvé à Monse-Velebis.
— M. H. Lucas communique la note suivante, relative à des Névro-
ptères :
Les Nemoptera sinuata Oliv., Encycl, méthod., t. VIII, p. 178, n° 2
Séances de l’année 1883. CXVII
(1811), que je fais passer sous les yeux de la Société, sont des Névroptères
qui appartiennent à la tribu dés Planipennes. On voit que cette espèce
varie beaucoup par la taille et surtout par la longueur des ailes de la
seconde paire. Chez les individus des deux sexes récemment récoltés, la
tête et le thorax sont fortement lachés de jaune, couleur qui se manifeste
longitudinalement en dessus et en dessous sur la région médiane de l’ab-
domen, particulièrement chez les femelles; les secondes ailes linéaires
sont très-grandes chez les mâles, car elles dépassent en longueur 60 mil-
limètres
D’après M. l'abbé David, qui a observé ce Névroptère, dont il a donné
d et ® aux collections entomologiques du Musée de Paris, cette jolie et
élégante espèce vole en plein soleil pendant le mois de juin dans les
régions boisées et à des altitudes de 4,000 à 2,000 mètres ; elle aime à
se reposer sur les feuilles des chênes, et c’est à Akbès, à une trentaine
de lieues au nord d’Antioche (Syrie septentrionale), située entre la
Syrie et l’Asie-Mineure, que cet Insecie a été rencontré en assez grand
nombre.
C’est Olivier qui a découvert cette espèce dans son voyage en Orient,
et il l’a décrite sous le nom de sinuata, en lui donnant pour patrie la
plaine de Troie qu’arrose le Scamandre.
Rambur, Hist. Nat. des Ins. Névropt., p. 335 (1842), décrit aussi cette
espèce qu'il compare au Nemoptera lusitanica de Leach, Ramb., loc. cit.,
p. 332 ; ejusd., Faune Entom. de l’Andal., t. I, pl. 9, fig. 4 (1842), avec
lequel elle ne pourra être confondue à cause des ailes de la première paire
qui sont plus larges, plus grandes et plus arrondies, des taches et bandes
qui ornent ces organes qui sont plus largement marquées et d’un noir
plus foncé: enfin, chez cette espèce, tous les tarses sont noirs, tandis
qu'ils sont au contraire jaunes dans le N. lusitanica. Rambur lui donne
pour patrie l’Asie-Mineure; il dit aussi que ce Névroptère a été pris en
Morée par A. Lefebvre, d’après Brullé ; mais ce dernier naturaliste ne men-
tionne pas cet insecte dans son Hist. Nat. des Anim. Art. du Péloponèse,
qui a pour titre : Commission scientifique de Morée (1832).
— M. Charles Millot, de Nancy, envoie à M. L. Buquet la note qui suit :
Je crois devoir signaler la grande abondance des Microgaster cette année
aux environs de Nancy, ainsi que la quantilé considérable de chenilles de
la Piéride du chou, heureusement détruites par ces petits Hyménoptères.
GXVIIT Bulletin entomologique.
C’est dans la proportion d’un cadavre de chenille par mètre carré de sur-
face que les murs des jardins sont parsemés de peaux desséchées, entou-
rées des petits cocons jaunes que le peuple appelle des œufs de chenilles.
C’est à peine si l’on voit, sous l'abri des tuiles, quelques rares chrysa-
lides du même papillon ; la « promotion » qui passe l'hiver est presque
anéantie, et Dieu sait si elle promettait d’être nombreuse !
— M. Émile-L. Ragonot communique une note sur divers Microlépi-
doptères :
Il existe un petit groupe de Tortrices, la Conchylis Manniana FE. v. R.
et les espèces voisines, qui a singulièrement prêté à la confusion par suite
de la ressemblance des espèces entre elles. — Carl von Heyden publia en
1863, sous le nom de C. Manniana F. v. R., la description d’une chenille
qu’il découvrit dès 4847 dans les tiges de Mentha sylvestris, mais cette
espèce a depuis été reconnue comme étant celle de la notulana Z.— Anton
Gartner, en 4864, décrivit sous le nom de Manniana les mœurs d’une
chenille découverte par lui dans les tiges d’Alisna plantago. — Kalten-
bach trouva aussi des chenilles dans les tiges d’Alisma, maïs les attribua
à la C. Mussehliana Tr. — Mac Lachlan confondit udana Gn. et la Man-
niana F, v. R. sous le nom de griseana HW., ajoutant qu'il avait pris le
papillon parmi PAlisma, plante sur laquelle la chenille devait vivre d’après
von Heinemann., — E. Hoffmann dit qu'il a élevé la Mussehliana et la
Manniana des tiges d’Alisma, et que la première espèce a aussi élé
nourrie des fleurs de Butomus umbellatus. — D’autres lépidoptéristes ont
publié des notices sur ces espèces, en indiquant diverses plantes nourri-
cières, mais ils ont plutôt augmenté la confusion qu’ils ne l’ont éclaircie.
Ayant élevé les espèces des tiges de Mentha et d'Alisma et vu les types
originaux de l’udana Gn. ainsi que des types de la Manniana provenant
de M. Mann, voici les conclusions auxquelles je suis arrivé : l'espèce qui
vit sur la Mentha sylvestris et hirsuta (ainsi que sur le Lycopus europæus
d’après lord Walsingham) est l’udana Gn. — notulana Z.; celle sur
l’Alisma est distincte de la Manniana et de l’udana et en diffère par sa
grande taille, ses ailes allongées, à côte et bord externe très droits, sa
bande entière, bien indiquée, la présence d’une ligne brune oblique dans
l’espace basilaire, les ailes inférieures larges à angles presque droits. —
Pour éviler à l’avenir toute confusion, je propose de la nommer alis-
mana,
Séances de l’année 1883. CXIX
La chenille de la vraie Manniana paraît inconnue ; il est possible que
celle de Mussehliana vive sur les fleurs de Butomus umbellatus, mais le
D' Rosenhauer dit l'avoir élevée des tiges de cette plante, ce qui est plus
probable.
On peut diviser le groupe en deux sections, dont la première, com-
posée de Manniana F. v. R., udana Gn. (= notulana 7.) et affinitana
Dgl., se distingue par la présence d’une petite tache noirâtre très dis-
tincte à l’angle anal; la seconde section, comprenant alismana Rag.,
Mussehliana Tr., vectisana Dbld. et Geyeriana H.-S., au contraire, n’a
pas de tache, mais on voit dans l’espace basilaire une ligne brune, oblique,
plus ou moins distincte.
— M. Maurice Girard fait hommage à la Société du second fascicule de
sa Zoologie (Paris, Delagrave), destinée aux Écoles normales primaires et
aux Instituteurs, Il comprend les Mammifères et les Oiseaux, n’intéres-
sant l’entomologie que d’une manière très indirecte, en raison des Oiseaux
insectivores. Sans contester leur utilité, l’auteur fait remarquer qu’elle est
de second ordre, les grands destructeurs des Insectes nuisibles étant sur-
tout des Insectes, principalement les Entomophages internes, qui appar-
tiennent aux Hyménoptères et aux Dipières.
Puis l’auteur offre à la Société les 3° et A° séries de ses Bons Points
instructifs d'Entomologie (Paris, Hachette et G!°), avec les lithochromies
de notre collègue M. A. Clément. Les sujets sont les suivants : 3° série :
Bombyx du chêne (2 b. p.), Sarcopte de la gale humaine, Volucelle à
bandes, Cerf-Volant et Biche (2 b. p.), Vésicants, grande Sauterelle verte,
Criquet à bandes, Noctuelle Psi, Carabes, grand Capricorne. — 4° série :
Chrysomèle de l’oseille, Mouche des olives, Criocère de l’asperge, Fourmi-
Lion, Hylotome des rosiers, Mélanthie ondée, Teigne de l’ail et du poireau,
Téléphores, Bombyx neustrien, Dytique bordé, Piéride de la rave, Cha-
rançon des noisettes.
Enfin M. Maurice Girard présente un exemplaire du Bacille de Rossi
(Orthoptères Phasmiens), pris aux environs d’Ancenis (Loire-Inférieure),
capture extrêmement rare pour la France centrale, ce curieux Orthoptère
ne se trouvant à l'ordinaire que sur la bordure méditerranéenne de l’ex-
trême midi de la France.
M. H. Lucas ajoute que le Bacillus Rossi à été signalé comme trouvé
à Fontainebleau; M. Maurice Girard dit qu’il l’a été également dans la
CXX Bulletin entomologique.
- forêt d'Orléans, et M. S.-A. de Marseul fait remarquer qu’il la pris aux
environs du Mans.
Séance du 24 Octobre 1883.
Présidence de M. Épouarn LEFÈVRE, Vice-Président.
Lectures. M. H. Lucas fait passer sous les yeux de la Société une
planche dessinée par M. G.-A. Poujade, représentant les principaux
caractères spécifiques de deux nouvelles espèces du genre Eugaster, Or-
thoptère sauteur de la famille des Locustiens : une (E. Revoili) remar-
quable par sa grande taille et qui habite le pays des Çomalis, dans
l'Afrique orientale, où elle a été découverte par M. Révoil, et l’autre
(E. Durandi), plus petite et plus ramassée que la précédente, rencontrée
non loin des rives du Zambèze, dans l'Afrique méridionale, par M. Durand.
— Dans le texte qui accompagne celte planche, notre collègue fait con-
naître chronologiquement les espèces actuellement comprises dans la
coupe générique des Eugaster et indique les localités où ces Orthoptères
ont été rencontrés, de manière à en faire connaître la répartition géogra-
phique.
— M. J.-M.-F. Bigot présente une nouvelle suite de ses Déiptères nou-
veaux ou peu connus, Comprenant, outre les descriptions de nombreuses
et intéressantes Espèces nouvelles, pour la plupart exotiques, appartenant
à divers Genres, bon nombre d’annotations et d'observations critiques y
relatives, ainsi que plusieurs listes synoptliques RS à en faciliter
l’étude ou la détermination.
Communications. M. C.-G. Thomson adresse de Lund une deuxième
suite à ses Petites notices entomologiques :
Harpalus picipennis. Quoique n'étant commun nulle part, ce Garabique
est répandu dans toute l’Europe moyenne et méridionale. Il vit comme
la plupart de ses congénères dans des lieux sablonneux et est facile à
reconnaître par les angles arrondis du prothorax et par les élytres,
qui sont dépourvues du point imprimé sur le troisième intervalle.
Cependant on doit y distinguer deux espèces particulières : l’une avec les
Séances de l’année 1883. CxxI
antennes filiformes et les cuisses postérieures pourvues de 3-4 points,
c’est Harpalus picipennis. L'autre espèce est un peu plus grande et a les
antennes presque moniliformes, le prothorax est plus dilaté sur les côtés
et les cuisses postérieures ont sur le dessous 6 points sétigères. Je pro-
pose pour cette espèce le nom de H. multisetosus. Voici les diagnoses de
lune et l’autre :
HARPALUS PICIPENNIS (auctorum). — Nétidulus, niger, antennis ferru-
gineis, pedibus pro parte piceo-rufis ; prothorace striola basali impunctata,
angulis posticis obtuse rotundatis ; femoribus posticis sublus punctis L
seligeris.
Species parva, prothorace angulis posticis subrotundatis, striola basali
brevi impunctata; elytris striola, inter primam et secundam, abbreviata
brevi, scutelli longitudine ; femoribus posticis subtus punctis 4 setigeris
optime distinguenda.
H. MULTISETOSUS, Sp. NOV. — Subnitidus niger, antennis ferrugineis,
pedibus pro parte piceo-rufis ; prothorace striola basali profunda, punctu-
lala, angulis posticis obtuse rotundatis ; femoribus posticis subtus punctis
6 setigeris instructis.
Præcedente paulo major et latior, antennis brevioribus, fere monilifor-
mibus ; prothorace breviore, lateribus magis dilatatis, striola basali pro-
funda parce punctulata; elytris striola abbreviata multo longiore præci-
pueque femoribus posticis subtus punctis pluribus (6) setigeris instruclis
mox discedens.
— M. Éd. Lefèvre présente à la Société les descriptions suivantes de
quatre Coléoptères nouveaux de la famille des Clytrides :
1° CLYTRA INSULARIS. — Ovalis, grossa, sublus cum capite nigro-vires-
cens, ibique pilis flavo-sericeis dense obtecta, supra suturate rufo-testacea,
nilida; capite inter oculos evidenter triangulàatim impresso, ruguloso,
juxta oculos utrinque fulvo-pubescente, vertice convexo, lævi; antennis
(basi excepta) nigris; prothorace lævi, macula magna basali dentata punc-
toque medio baseos, nigris, insignilo; elytris crebre undique subtiliter
punctatis, fascia lala lransversa communi pone medium, singuloque
maculis binis (una infra humeros tlransversa, non suluram atlingente,
altera minima apicali), nigris ; femoribus nigro-virescentibus, tibiis tar-
CXXII . Bulletin enlomoiogique.
sisque fulvis, illis apice magis minusve nigro-infuscatis. — Long. 6 1/2-
7 mill.; lat. 3 1/2-4 mill.
Var. 8. Fulvo-testacea, prothorace elytrisque immaculatis.
Ile Andaman, dans le golfe de Bengale. (Ma collection.)
2° PEPLOPTERA PUSILLA.—Oblongo-elongala, subparallela, subtus nigra
et griseo-sericea, supra cum capite pedibusque læte fulva, antennis apice
nigricantibus ; prothorace convexo, lævi, nitido ; elytris dorso regulariter
punctato-striatis, punctis ad latera et versus apicem evanescentibus. —
Long. 3 1/8-3 1/2 mill.; lat. 4 1/3 mill.
Du Sénégal, d’où elle a été rapportée par M. Aubert. (Coll. Faïrmaire.)
8° MELITONOMA GOUNELLEI. — Oblongo-subparallela, nigra, subtus sat
dense griseo-tomentosa, antennis basi rufo-fulvis; capite crebre subtiliter
undique punctulatlo, inter oculos vage depresso, labro obscure brunneo,
epistomate arcuatim emarginuto ; scutello triangulari, apice acuto; pro-
thorace elylrisque fulvo-luteis, nitidulis ; illo lævi, punctis quinque nigris
(quorum tribus baseos in maculam magnam sæpe conjunctis); his crebre
sat fortiter punctatis, singulo maculis duabus (una humerali, altera api-
cali, punctiformi) fasciisque binis (altera transversa, altera pone medium
paulo obliqua) nigris ; tibiis tarsisque fulvo-luteis. — Long. 5 1/2-6 mill.;
lat. 2 1/3-3 mill.
Variat pedibus omnino nigris, elytrorumque puncto apicali deficiente.
Abyssinie (Alitiéna).
Cette jolie espèce vient se placer près du M. sobrina Lacd. Elle m'a été
communiquée par M. Gounelle, à qui je me fais un plaisir de la dédier.
M. L. Fairmaire en possède un exemplaire provenant du voyage de
M. Ach. Raffray.
L° COPTOCEPHALA INSIGNITA. —d. Subcylindrica, nigra, sublus griseo-
sericea ; capite inter oculos late impresso et ruguloso, verlice convexo,
lævi ; epistomate abrupte declivi, arcuatim emarginato ; labro nigro ; man-
dibulis validis, exsertis ; antennis nigris, articulis 8 basalibus rufo-tes-
taceis ; scutello nigro, apice rotundato; prothorace elytrisque rufo-fulvis,
nitidis ; illo vixæ visibililer disperse punclulato, maculis duabus magnis,
Linea transversa basali inter se conjunctis, insignilo; his sat dense for-
tiler punclalis, punclis apice summo evanescentibus, singulo macula hume-
Séances de l’année 1883. CXXIII
rali magna fasciisque duabus latis, nec latera nec suturam attingentibus
(una regulari paulo ante medium, allera versus apicem dilacerata et pos-
tice arcuata) nigris, certo situ autem virescentibus ; pedibus nigris, tibiis
quatuor anticis basi magis minusve fulvis.— Long. 4 1/2 mill.; lat. 2 1/3
mill.
Q. Invisa.
Du voyage de M. Ach. Raffray en Abyssinie. (Coll. L. Faïrmaire.)
— M. Éd. Lefèvre fait connaître en même temps à la Société que le
Coptocephala Kerimi, décrit par M. L. Fairmaire en 1875 (in Ann. del
Mus. civ. di St. nat. di Genova, vol. VII, p. 537) sur un seul individu &
capturé aux environs de Kairouan (Tunisie) par M. Abdul Kerim, a été
retrouvé cette année, non seulement dans la même localité, mais encore
dans toute la région du Cap Bon, par M. A. Letourneux, qui en a rapporté
une quinzaine d'exemplaires g' et ©.
— M. H. Lucas montre des Galeruca où Galerucella lineola Fabr., qui,
dans le courant du mois de juin dernier, ont causé, à l’état de larve, des
dégâts considérables à des Oseraies appartenant à M. Miclou, directeur
de l’École pratique d'Agriculture des Merchines, par Vaubecourt (Meuse).
Il ne sait si cette Chrysoméline, que ne cite pas Goureau dans son travail
sur les Insectes nuisibles aux forêts et aux arbres des avenues, a déjà
été signalée dans ces conditions, mais les ravages causés par la présence,
en immense quantité, de celte espèce à l’état de larve et d’insecte parfait
représentent, d’après M. Miclou, une perte pouvant s’évaluer à la somme
de 7,000 francs. Il est à supposer que la larve de cette Chrysoméline,
comme celles des G. alni, capreæ, calmariensis, répandue en groupes
nombreux à la face supérieure des ‘feuilles, en mange le parenchyme,
les réduit en dentelle et fait un tort considérable à ces arbustes, dont les
feuilles épuisées, réduites à leur squelette, ne peuvent plus remplir leurs
fonctions respiratoires.
— M. Louis Brisout de Barneville, ancien membre de la Société, qui
s’est pendant longtemps occupé de l'étude des Orthoptères de France,
écrit, au sujet du Bacillus signalé à la dernière séance par M. Maurice
Girard comme trouvé à Ancenis, qu’il ne pense pas que ce soit le Rossi,
appartenant à nos contrées méridionales, mais bien plutôt le gallicus
Burm., Charpent, = granulatus Brullé, dont il a été question. Déjà, en
CXXIV Bulletin entomologique.
1849 (Ann. Soc. ent. Fr., Bull., p. vit), en donnant une note sur diffé-
rents Orthoptères pris à Agen, il y mentionne le gallicus comme ayant
été trouvé aux environs de cette ville, et comme ayant également été
rencontré fréquemment par M. L. Fairmaire dans la forêt d'Orléans.
Le Bacillus Rossit a les antennes beaucoup plus longues que le gallicus,
qui les a assez courtes, et celte dernière espèce s’avance géographique-
ment bien plus au centre de la France que la première.
Séance du 44 Novembre 41883.
Présidence de M. V. SIGNORET.
M. le Président annonce que notre honorable Trésorier, M. L. Buquet,
vient d’être opéré d’un glaucome assez grave ; l’opération a parfaitement
réussi, mais notre collègue ne peut encore sortir le soir, ce qui ne lui a
pas permis d'assister à la séance.
Correspondance. M. Finot, dans une lettre adressée au Président, prie
la Société de vouloir bien accepter pour sa bibliothèque deux exemplaires
de l’ouvrage qu’il vient de publier sur les Orthoptères de France. — La
Société remercie notre collègue et l’engage à continuer ses travaux sur
les Orthoptères, Insectes dont l'étude est trop négligée en France.
Lecture. M. L. Fairmaire dépose sur le bureau un mémoire contenant
la description de nouvelles espèces de Coléoptères DHGENES à la Patagonie
et à la République Argentine.
Communications. M. L. Fairmaire présente également les descriptions
de deux Coléoptères nouveaux de Tunisie :
1° RHIZOTROGUS CRISTATIFRONS. — Long. 12 à 13 mill. — Oblongus,
subparallelus, convexus, rufo-testaceus, nitidus; capite paulo infuscato,
subtiliter dense rugosulo-punctato, fronte transversim valde elevata, clypeo
antice transversim depresso et stria sinuala impresso, margine antico fere
truncato aut obsolete sinuato, utrinque obliquato; prothorace transverso,
a medio antice angustalo, antice vix emarginalo, margine postico utrin-
Séances de l’année 1885. CXXY
que leviler sinuato, angulis posticis valde rectis, dorso dense punctato,
punctis sat minutis; scutello late ogivali, lateribus punctato; elytris
oblongis subparallelis, postice dense punctatis, punctis postice mino-
ribus, sulura paulo elevata, costulis obliteratis et tantum seriebus gemi-
nalim punclatis indicatis; pygidio triangulari, apice rotundato, sat
dense punctalo; pedibus brevibus, tibiis anticis late tridentatis ; pectore
fulvo-villoso.
Algérie du Sud et Tunisie (Kairouan).
Je n’ai vu que deux femelles de cette espèce, reconnaissable à sa forme
presque parallèle et à son chaperon relevé transversalement à la base et
creusé transversalement en avant. Ressemble à l’ignavus, mais plus paral-
lèle, moins fortement ponctué et bien différent par le front.
2° SCAURUS BOUGONII. — Long. 143 mill. —Oblongus, dorso plantusculus,
niger, modice nilidus ; capite rugoso-asperato, punctalo, ad oculos pli-
cato, inter oculos leviter bi-elevato, antice lævi, margine antico late
sinualo; antennis validis, articulo ultimo acuminato, præcedentibus 2
conjunctis æquali; prothorace longitudine paulo latiore, medio elytris
angustiore, lateribus valde rotundatis, postice paulo rectis, angulis pos-
licis sat oblusis, dorso modice punctato, postice medio leviter impresso,
margine postico inlus transversim impresso et medio strigoso; elytris
ovato-ellipticis, basti simul arcuatim emarginatis, humeris sat angulatis,
lincato-punctatis, punctis dorso sat grossis, extus minoribus, sed ad mar-
ginem reflexæum tlerum majoribus, sutura elevata, utrinque linea dorsal
paulo elevuta, postice leviler sinuosa, extus linea obsolete indicata, ad
humeros brevissime elevata et ad marginem externum costula antice obso-
lelissima, postice carinulata; sublus dense punctatus, pectore asperato,
pedibus rugosis, femoribus anterioribus clavatis, dente valido acuto, subtus
armatis, tibiis vix arcuatis, extus denticulatis, celeris sat gracilibus,
rectis.
Tunisie; donné par M. le D' Bougon,
Gette espèce ressemble à l’anguslatus, mais les élylres sont plus ova-
laires, plus atténuées vers la base qui est plus fortement échancrée, et la
côte discoïdale est mieux marquée; l’écusson est plus petit, plus trian-
gulaire; le corselet est plus étroit, fortement arrondi sur les côtés, avec
les angles antérieurs tout à fail effacés et les postérieurs très oblus, la
ponctuation est forle, assez serrée, et la base présente au milieu une
CXXVI Bulletin entomologique.
impression bien marquée; enfin la tête est plus forlement ponctuée,
ruguleuse, offrant deux petits reliefs entre les yeux, et les articles des
antennes sont plus épais, plus obconiques; l'abdomen est aussi bien plus
fortement ponctué.
— M. Henri Gadeau de Kerville adresse la note suivante :
J'ai capturé, le 22 septembre dernier, dans un nid souterrain de la
Vespa vulgaris L., recueilli au Petit-Couronne, près de Rouen, un exem-
plaire femelle du Metæcus (Rhipiphorus) paradoxæus L. C’est la seconde
fois, à ma connaissance, que cet intéressant Goléoptère est signalé en
Normandie ; les premiers individus (2 g' et 4 ®) ayant élé capturés, près
d’Elbeuf, dans un nid souterrain de la Vespa germanica Fab., au mois
d'août 1882, par M. Th. Lancelevée (Ann. Soc. ent. Fr., Bull, séance
du 13 septembre 1882, p. 190).
— M. L. Reiche écrit au Secrétaire qu'il a trouvé, en nombre, la
Mesosa curculionoides, dans les derniers jours de septembre, courant sur
le parapel du quai, au delà du pont de Solferino, parallèlement à un tas
de bois qui, depuis assez longtemps, était déposé sur la berge.
— M. Alphonse Bonhoure fait passer sous les yeux de ses collègues un
dessin et plusieurs exemplaires du Patypsyllus castoris Ritz. qu'il a pris
en abondance dans le département des Bouches-du-Rhône, sur les Castors
qui habitent le fleuve.
Il se propose de présenter à la Société, pour les Annales, une note sur
cel Insecle qui n'avait pas encore été trouvé en France, et qui esl assez
curieux pour qu’on ait proposé d’en faire, à lui seul, un ordre parti-
culier.
— M. Maurice Girard dit avoir vérifié que l’observalion de M. Louis
Brisout de Barneville, au sujet du Bacille envoyé d’Ancenis, était exacte.
Ce n’est pas le Bacillus Rossi, mais bien le Bacillus gallicus Charpentier,
à antennes bien plus courtes que Rossii et moins filiformes, avec d’autres
caraclères moins saillants relatifs à la granulalion et aux épines des pattes.
Il ne reste pas moins acquis que c'est un insecte toujours très rare jusqu’à
présent; la personne qui l’a envoyé d’Ancenis dit que c’est la première
fois qu’elle le trouvait dans le pays.
Séances de l’année 1883, CXXVII
— M. P. Mabille adresse, par l’entremise de M. G.-A. Poujade, une
note sur l’Attacus Cynthia et la Callimorpha Hera, var. lutea :
1° Je ne sais si l’on a signalé la deuxième éclosion à l’état de liberté
de l’Aftacus Cynthia. Je l'ai vue se produire celte année d’une manière
plus complète et plus tardive que toutes les autres. Voilà plusieurs années
que je trouve le papillon en septembre et octobre dans mon jardin où
il habite sur tous les Aïlantes. Cette année, les chenilles ont été abon-
dantes en août et septembre, et, depuis le 20 octobre jusqu’au 4 novembre,
j'ai déjà vu neuf papillons éclos. Chose à remarquer, c’est que leurs aîles
sont décolorées, les teintes sont plus claires, passent au jaunâtre et sont
très pâle. Du reste, l’insecte ne semble guère jouir de la vie qu’il a reçue
par anticipation. On le retrouve plusieurs jours de suite à la même place.
Un de ceux que j'ai pris a été placé, dans une chambre non chauffée, sur
les rideaux, et il n’a pas encore changé de position aujourd'hui 8 no-
vembre.
2° Un fait plus intéressant pour la faune parisienne est la présence
près de Paris de la Callimorpha Hera L. à ailes inférieures jaunes. Cette
forme, dont on a plusieurs fois parlé dans ces derniers temps et que je
prenais facilement, il y a vingt ans, sur les bords de la mer à Saint-Malo,
Dinard, Saint-Lunaire, etc., s’avance comme on le voit très avant vers
le Nord-Est. J'en ai pris un individu dans les parties marécageuses de la
forêt d'Ermenonville, le 25 août dernier.
— M. Ch. Oberthür adresse la note suivante :
Notre compatriote M. Ménager, préfet apostolique du Dahomey et natu-
raliste des plus distingués, à qui nos collections sont redevables d’Insectes
de tous les ordres, a bien voulu, lors d’une visite qu’il nous fil à Rennes
dernièrement, nous signaler un fait entomologique très intéressant. Nous
croyons devoir én transmeltre à la Société entomologique de France les
termes tels que nous les avons recueillis de la bouche même du savant
missionnaire :
Au mois de juin 1883, une migration considérable de Piérides, parmi
lesquelles on distinguait plusieurs espèces, notamment des Calicharis et
la Pieris Calypso, eut lieu aux environs d’Agouë, ville située sur la côte
occidentale d’Afrique, dans le pays appelé Popo. C'était dans la saison
des pluies. Les Piérides volaient de l’Est à l'Ouest, parallèlement à la mer,
CXXVIII Bulletin entomologique.
traversant le pays avec rapidité, toujours dans la même ligne et comme
si elles étaient attirées par un but nettement défini. Le vol a duré plu-
sieurs jours. Les autorités indigènes se sont émues de ce fait anormal et
ont pris des informations auprès des missionnaires pour savoir si un
pareil phénomène avait déjà été observé et m'était point Pindice de
quelque mauvais présage.
M. Ménager ajouta que cette migration était faite par des quantités
innombrables de Piérides, et que les seules plantes sur lesquelles on les
voyait quelquefois s’arrêter et interrompre leur vol, étaient des Cactus
en fleurs près du bord de la mer.
— Le même membre envoie la description d’une espèce nouvelle de
Limenitis (Lépidoptère-Rhopalocère) :
Limeniris ELWESI Ch. Oberthür. — Superbe espèce que nous avons
reçue de Tsé-Kou, localité située sur le Mé-Kong (ou Lang-Tsang-Kiang),
dans une vallée chaude, par 28° de latitude environ, en Chine, province
de Yunnan.
Nous l'avons dédiée à notre ami Henry-John Elwes, de Cirencester,
bien connu pour ses beaux travaux de botanique, d’ornithologie et d’en-
tomologie asiatique.
La Limenitis Elwesi a la taille de l'espèce californienne Lorquini. Elle
a la côte des ailes supérieures droite et le bord extérieur des mêmes ailes
également droit, de sorte que l’apex paraît assez aigu. Le bord extérieur
des ailes inférieures est bien arrondi, mais l'angle anal est assez aigu à
cause du prolongement un peu plus considérable que dans la généralité
des Limenitis, du bord anal qui est lui-même assez droit. Les quatre ailes
en dessus sont d’un noir verdâtre, avec une série de taches jaunâtres et
de taches noir obscur disposées comme suit aux supérieures : 2 taches
intra-cellulaires étroites, allongées, jaunâtres ; 41 taches ovalaires jau-
nâtres intra-nervurales, extra-cellulaires, dont une série de 3 subapi-
cales, une seconde série de 3 entre celles subapicales et la dernière
cellulaire, et deux séries de 2 taches chacune au-dessous de cette der-
nière série de 8, toutes inclinées dans le même sens et comme en
escalier. Le long du bord externe on voit une série de taches noir profond
extérieurement éclairées d’une pelite tache jaunâtre. Cette série se pro-
longe aux ailes inférieures qui sont traversées par une série de taches
jaunâtres inlra-nervurales, extra-cellulaires, descendant du bord costal au
Séances de l’année 18835. CXXIX
bord inférieur. La frange est entrecoupée de jaunâtre à chaque sinus
intra-nervural. Le point où aboutissent les nervures est saillant en noir.
Cette alternative de jaune et de noir est plus prononcée au bord exté-
rieur des ailes inférieures que des supérieures. Les ailes en dessous
reproduisent les dessins et taches du dessus, mais l’apex des supérieures
est très largement lavé de rouge carminé un peu bruni, et aux ailes infé-
rieures la couleur noir verdâtre du dessus est remplacée par du rouge
carminé, sur lequel se détache, en nuance plus foncée, la série submar-
ginale de taches noir profond. De plus, dans la cellule, près de la base et
au delà de la cellule, mais très près d'elle, ainsi que dans l'intervalle de
la troisième nervure, à partir du bord anal, on voit des taches gris jau-
nâtre. Le bord des ailes en dessous est entièrement bordé d’un liseré
gris jaunâtre. Les antennes sont très longues et l’extrémité est rose
orangé.
J'ai décrit ce Léèmenitis sur quelques individus en mauvais état,
mais donnant par leur réunion la connaissance exacte de celle nouvelle
espèce.
Avec la Limenitis Elwesi, j'ai reçu du même pays Limenilis populé,
Apatura Iris, Var. à taches orangées, Euripus Gharonda, nymphale qu
habile aussi le Japon, Saturnia Selene?, Pyrameis cardui, lapilio
Machaon, Protenor, Plutonius ?, elc., c’est-à-dire un mélange des espèces
européennes et chinoises.
— M, J.-M. Bigot donne la note suivante sur un genre de Diptères :
J'ai publié (Ann. Soc. ent. Fr., Bullet. bimens. 1883, p. 122-124), une
courte table synoptique où figure, entre autres, un Genre, Pferocalla
(Rond., Esame d. Var. Spec. d'Insett. Ditteri Brasil, Torino, 1848, p. 23),
qui, suivant l’auteur, appartient aux ‘Tephritidæ (Macq.), quoique le
dessin de l’aile, dans la planche annexée à ce mémoire, rappelle plutôt
celui des ailes propre aux Ortalidæ. Le savant critique, professeur
D' J. Mik, de Vienne, ne s'explique pas que j'aie pu faire figurer ledit
Genre Pterocalla à côté d’autres appartenant au Groupe des Tephritidæ ?
(V. Wiener Entomol. Zeit., 1883, p. 284). La raison en est, première-
ment, que je me suis conformé à l'opinion exprimée par Rondani (loc.
cit.); secondement, qu’il ne m'est pas encore démontré que ce Genre
(que je ne connais pas de visu), appartienne sans conteste aux Ortalidæ.
Il était d’ailleurs aisé de voir, que le bref Synopsis dont il s’agit n’avait
(1885) 2° partie, 9,
CXXX Bulletin entomologique.
d’autre but, que de démontrer, ou de revendiquer, la validité, la priorité,
de mon Genre Rhachiptera, sans prétendre établir pour lui, non plus que
pour ses voisins, une classification définitive.
Membre démissionnaire pour 1884. M. G. Raymond, de Marly-le-Ro
Seine-et-Oise), reçu en 1882.
Séance du 28 Novembre 1883.
Présidence de M. V. SIGNORET.
M. H. Gadeau de Kerville, de Rouen, assiste à la séance.
Nécrologie. M. Aug. Sallé annonce à la Société une bien triste nouvelle
et une grande perte pour l’Entomologie. Il a reçu ce matin une carle
postale de notre collègue le D' Geo.-H. Horn, datée du 45 novembre;
elle est ainsi conçue : « Leconte est mort aujourd’hui. Veuillez l’annoncer
à la Société entomologique de France. » N'ayant pas d’autres délails, il
est à supposer qu'il a succombé à une attaque de paralysie, car la der-
nière lettre qu’il lui a écrite l'était au moyen de la machine à écrire,
machine qui est à l'écriture ce qu’est la machine à coudre à la couture.
En attendant une notice nécrologique complète sur notre regretté collègue,
nous dirons que le D° John-Lawrence Leconte, fils du major John-Eatton
Leconte, était né à New-York le 43 mai 1895: il étudia la médecine et la
chirurgie et fut reçu docteur dans cette ville en 4846: Il a publié, dans
différents recueils, plus de 150 mémoires entomologiques, particulière-
ment sur les Coléopières. Il était membre de notre Société depuis 1855,
et un des premiers qui paya sa colisation à vie. Il était membre hono-
raire de presque toutes les Sociétés entomologiques, et de la nôlre
depuis 41879.
M. le D° Régimbart fait également connaîlre la mort récente de
M. Wehncke, de Harbourg, qui s’oceupait spécialement de l'étude des
Coléoptères aquatiques.
Décisions. La Société, après lecture d’un rapport du Conseil, au sujel
de la publication des Tables des Annales (1861-1880) :
Séances de l’année 48835. CXXXI
4° Accepte le manuscrit de M. Édouard Lefèvre, lui vote des remerci-
ments et le nomme membre à vie à partir du 4% janvier 1883;
2° Décide l'impression de ces Tables à 250 exemplaires (texle sur
deux colonnes), sans attendre que la souscription ait été couverte ;
9° Charge le Conseil de lui soumettre des propositions pour le choix
d’un imprimeur,
— La Société accepte l’échange de publications avec PAcadémie des
Sciences de la République Argentine à partir de 1883, et avec la Société
française d’Entomologie depuis sa fondation, en 1882.
Lecture. M. L. Fairmaire fait Connaître un travail intitulé : Note sur
quelques Coléoptères de Magellan et de Santa-Cruz.
Communications. M. C.-G. Thomson adresse de Lund uné troisième
suile à ses Petites notices entomologiques :
Hydrobius fuscipes. — Sous cette dénomination on confond jusqu’à pré-
sent deux espèces différentes : l’une, pour laquelle je conserve lancien
nom fuscipes de Linné, est oblongue-ovale, pas fortement convexe, et a
toujours les tibias et l'extrémité des fémurs d’un jaune rougeälre ; Pautre,
que j'appelle picicrus, est surtout plus petite et plus courte, notablement
plus convexe en arrière, avec les tibias ainsi que l'extrémité des fémurs
d’un noir de poix, et les angles postérieurs du corselet forment un angle
droit plus oblus. — Les diagnoses peuvent s'établir ainsi :
FH. FUSGIPES. — Supra olivaceo-niger, æqualiter leviter convexus, genu-
bus, tibiis tansisque ferrugineis, prothorace angulis posticis subrectis.
ll
H. picicrus mihi. — Supra olivaceo-niger, præserlim postice convexus,
breviter ovatus, genubus tibiisque nigro-picvis, larsis ferrugineis ; prolho-
race angulis posticis oblusiusculis.
Præcedente paulo minor, brevior et magis conyvexus, tibiarum colore
obscuriore, elytris striis forlius punctatis, prothorace juxta scutellum
utrinque evidentius sinuato, angulis posticis minus reclis distinctus.
— M. H. Lucas communique la note suivante :
M. Aug. Chevrolat à décrit et figuré sous le nom d’Agrius fallaciosus,
CXXXII Bulletin entomologique.
Ann. Soc. ent. Fr., p. 665, pl. 19, fig. 4 (1854), un Carabique qu'il place
enire les Nebria et les Metrius.
MM. Gemminger et de Harold, dans leur Cat. Syn. et Syst. Coleopt.,
t, I, p. 2 (1862), rangent le genre Agrius parmi les Gicindélides, entre
les Mantichora et les Platychile, place qui déjà lui avait été assignée par
Motschulsky, qui, dans ses Études entomologiques, fasc. 5, p. 32 (1856),
a décrit et figuré cette même Cicindélide sous le nom de Pycnochile
magellanica, op. cit., pl. 4, fig. 11; mais l’entomologisle russe ne cite
pas le travail de M. Ghevrolat, antérieur cependant de deux années.
Ce genre, encore très peu répandu dans les collections, a été aussi
décrit et figuré par M. J. Thomson dans sa Monographie des Cicindélides,
p. 12, pl. 8, fig. 1 (1857), et cet auteur, après avoir rectifié les diagnoses
générique et spécifique de M. Ghevrolat, dont certains caractères avaient
échappé à ce naturaliste, fait remarquer que la véritable place de ce
groupe curieux est parmi les Cicindélides, dans la tribu des Manticho-
rides.
De Chaudoir range le genre Agrius, dont le labre est échancré anté-
rieurement, après les Omus, mais c’est sous le nom de Pycnochile qu’il
la désigne dans ses Matériaux pour servir à l'étude des Cicindélides et des
Carabiques, tirage à part, p. 64 (1861) du tome XXXIII, p. 269 (1860)
du Bulletin des Naturalistes de Moscou, et dans le Catalogue de sa collec-
tion de Cicindélides, p. 46 (1865). Le nom d’Agrius ayant déjà élé em-
ployé en 1776 pour désigner un genre (Agrion) parmi les Odonates, c’est
sans aucun doute pour éviter ce double emploi que de Chaudoir a adopté
la dénomination de Pycnochile.
Tous les auteurs qui ont décrit et figuré cette Cicindélide semblent
m’avoir Connu que le sexe mâle ; la femelle que j'ai étudiée et qui provient
de la collection de Chaudoir acquise par le Muséum de Paris, est plus
grande (18 mill.), plus large (6 mill.), avec les pattes plus grêles, plus
allongées et les élytres sont plus convexes et plus allongées (41 mill. 4/4);
enfin le pénultième segment abdominal est plus long que large, rétréci
et arrondi postérieurement ; quant au dernier segment, il est étroit,
presque aussi long que large et présente dans le milieu de son bord
postérieur une échancrure large et profonde.
Chez un individu mäle, rapporté au Muséum par M. Lebrun qui a
accompagné la mission de Santa-Cruz de Patagonie, l’angle que présente
de chaque côté le thorax est moins arrondi et plus anguliforme; cet in-
Séances de l’année 1883, CXXXIII
seclé a été rencontré en décembre 1882, courant avec rapidité sur la terre
à Bacado de la China (Rio de Santa-Cruz).
Enfin, j’ajouterai que notre collègue M. Sallé possède un mâle de cette
espèce chez lequel les antennes présentent un cas de pathologie curieux,
très probablement dû à un arrêt de développement.
— M. L. Fairmaire présente les descriptions de deux espèces nouvelles
de Coléoptères africains :
4° APATE (BOSTRYCHUS) LUDOVICI. — Long. 18 mill. — Elongata, cylin-
drica, atra, nitida ; capite tenuiter asperulo, inter oculos depresso, mar-
gine antico sinuato, labro antice dense fulvo-villoso; antennis brevibus,
articulis 8 ultimis fulvo-pubescentibus ; prothorace quadrato, antice paulo
attenuato, subliliter rugoso-reticulato, medio longitudinaliter sulcato,
antice magis rugoso, ad marginem anticum muricato, abrupte declivi,
angulis anticis productis, crassis, paulo deflexis et apice recurvis, supra
hamato-tuberculatis, basi fortiter sinualo, angulis posticis obtusis ; elytris
dense foveolato-seriatis, sultura elevata, utrinque lineis 2 vix sensim ele-
vatis, ante apicem oblique declivibus et apice utrinque cauda conico-obtusa
terminatis, caudis basi approximatis, sed apice paulo divaricatis; subtus
densissime subtilissime punctulata, fulvo-sericans.
Gabon.
Je dédie cette espèce à M. Louis Aubert qui, malgré les exigences de
son service comme médecin de la marine, a enrichi la faune africaine de
plusieurs espèces nouvelles.
Cet Apate ressemble beaucoup à l'A. semicostata, du Gabon; mais il
s’en distingue par les deux appendices qui terminent les élytres à l'angle
sulural, et qui rappellent assez bien ce que l’on voit chez plusieurs Blaps.
La suture est bien plus fortement relevée à la partie déclive et le bord
externe de l’élytre est déprimé et impressionné près des appendices. Le
corselet est un peu moins rétréci en avant, la base est moins fortement
granuleuse, les cornes antérieures sont plus écartées, plus infléchies ; la
tête est largement impressionnée et non relevée en bourrelet ; en avant,
l'échancrure du bord antérieur est plus large et son fond est presque
droit.
2° XENARTHRA ELODLÆ., — Long. 6 mill. — Oblonga, parum convexa,
testaceo-flava, nitidu, elytris sat dilute cæruleis, vage virescentibus, abdo-
CXXXIV Bulletin entomologique.
mine, antennis tarsisque fuscis ; fronte antice transversim plicata, supra
profunde transversim impressa, mandibulis palpisque fusco-nigris, ante-
rius elongatis, corpore aud aut vix brevioribus ; prothorace transverso,
postice gradatim attenuato, lateribus fere rectis, antice vix arcuatis, basi
et lateribus marginato, anqulis posticis fere oblusis, dorso transversim
ac profunde impresso, impressione medio paulo interrupta aut obsolescente ;
scutello triangulari, apice obtuso; elytris prothorace latioribus, subpa-
rallelis, apice separatim subrotundatis, angulo sulurali obtuso, sat dense
punctatis, sed post medium fere lævibus, basi ante humero impressis, callo
humerali sat lævi, sutura et utrinque linca dorsali leviter elevalis.
Trouyé au Sénégal par M. Louis Aubert.
Ceite nouvelle espèce porte à quatre le nombre des Xenarthra connus
jusqu’à présent. Elle ressemble beaucoup au X. orphana, d’Abyssinie, mais
s’en distingue facilement par le corps un peu moins allongé, la tête
entièrement jaune, les antennes brunes, les angles postérieurs du corselet
presque obtus, l’écusson jaune, les élytres bleues, à peine faiblement
verdâtres ; le bourrelet antérieur de la tête est bien plus mince, le cor-
selet est sensiblement plus court, et les élylres sont bien moins ponciuées,
presque lisses à l'extrémité.
— M. J. Fallou communique les notes suivantes :
1° Remarques sur les mœurs de la Saperda scalaris Linn., observée à
Champrosay (Seine-et-Oise) :
Ne sachant au juste sur quel arbre vivait cel insecte, que je prenais
tous les étés dans mon jardin, je visitai chaque jour de cette année les
arbres perforés : pommiers el cerisiers. ;
Les larves de cette Saperda ayant été décrites et figurées par plusieurs
entomologistes distingués, je m’abstiendrai dy revenir ; je me bornerai à
donner quelques détails sur la manière dont la femelle de la S. scalaris
s’y prend pour opérer sa ponte; celle phase des mœurs de cet insecte
n'ayant été traitée (d’après les renseignements que je dois à l’obligeance
de nos collègues les plus compétents) que très succinctement par Nôrd-
linger, Kleinen Feinde der Landwirthschaft, 4855. Voici ce qu’en dit cet
auteur :
« Le 7 juin, pendant une chaude après-midi, je vis ce Coléoptère
Séances de l’année 1583, GXXXV
(S. scalaris) prendre son essor d’arbre en arbre et la femelle pondre dans
la fente d’une écorce à l’aide de sa tarière. »
Le 16 mai 1883, je pris, vers neuf heures du matin, sur des feuilles
dé noyer exposées au soleil, les deux premiers exemplaires de cette
Saperda. Le 18, également par un beau temps, j'en surpris un sujet,
sortant de son trou, sur un cerisier où j'en avais déjà pris d’autres les
années précédentes, mais sans être certain qu’ils habitaient dans l’intérieur
de cet arbre.
Le 20 du même mois, je vis; vers midi, Sur un autre cerisier, à l’en-
fourchure de plusieurs branches, un bel exemplaire femelle occupé à
ronger l'écorce de l’arbre. Je ne le quittai plus des yeux et l’observai
avec attention (1).
Quelques minutes après, je vis cet insecte, qui était placé verticalement
la tête en haut, se retourner assez vivement la têle vers le sol et placer
sa larière dans la cavité qu’il avait préparée, puis rester immobile, les an-
tennes placées à angle droit avec le corps, les extrémités seules recourbées
en bas, les pattes de devant relevées, tendues, comme pour donner à son
oviducte un point d'appui. Cette femelle resta immobile environ 7 ou
8 minuies, puis elle se mit à marcher, cherchant avec ses mandibules un
nouvel endroit propice pour y déposer un œuf. Quand elle a trouvé une
place, ce qui a lieu aussi bien sur l'écorce lisse que dans les interstices
rugueux, elle se met à ronger de nouveau la superficie de l’écorce jusqu’à
ce qu'elle en atteigne la partie molle. Ge travail dure de 5 à 45 minutes,
pendant lesquelles les antennes se balancent constamment. Dès que la
place est préparée, elle se retourne la tête en bas et opère ainsi que je
lai dit plus haut.
La durée du dépôt de l’œuf est de 9 à 13 minutes. Une fois déposé, il
est aussitôt légèrement recouvert, et, si je n’avais pas eu la précaution
de marquer chaque ponte d’une épingle, il m'eût élé impossible d’en
retrouver une seule, Pendant les cinq fois que j'ai observé cette femelle,
elle ne s’est point éloignée de plus de 30 centimètres du point où je
l'avais vue d’abord. Entre deux pontes, il y a un intervalle de repos qui
peut durer de 44 à 19 minutes.
(1) Les jours suivants, j'ai pu récolter, dans mon jardin, 37 exemplaires de
cétte Saperda.
CXXXVI Bulletin entomologique.
L’œuf est de forme ovale, un peu comprimé sur sa face; il est d’un
blanc d’os et luisani. Sur les cinq que j'ai récoltés, une seule larve est
éclose le 25 juin suivant. Ne se trouvant pas sans doute dans un milieu
favorable à son développement, elle mourut quatre jours après sa sortie
de l'œuf.
2° Note pour servir à la récolte du Sitaris muralis Forster (kumeralis
Fabr.) :
Au mois d’août 1883, j'avais remarqué, près de chez moi, un vieux
mur habité par ce Coléoptère et j’en pris deux exemplaires le premier
jour ; j'aperçus le lendemain, au même endroit, dans un trou entouré de
toiles d’Araignée, des débris de ce Sitaris. Je visitai d’autres trous et vis
qu’ils étaient bouchés par d’épaisses toiles d’Araignées faisant leur pâture
de ces insectes. J’eus l’idée de débarrasser les trous de toutes les toiles
qui les obstruaient, et alors, chaque jour, je parvins à recueillir plu-
sieurs Sitaris en parfait état, car ils pouvaient ainsi sortir tout à leur
aise de l’endroit où ils avaient vécu. En huit jours, j'ai pu en récolter
quarante-deux, g' et ©.
Une femelle ayant pondu une grande quantité d’œufs, j'ai pu facile-
ment les examiner. Ils sont de forme ovale, allongés, presque fusiformes,
d’un blanc jaunâtre. Le grand nombre d’œufs fournis par une seule
femelle doit faire supposer que celte espèce de Coléoptère ne doit pas
être rare; il s’agit seulement de trouver une localité favorable.
— Notre collègue ajoute : 4° Au sujet du Rhagium mordax, qu'il a
obtenu des larves et élevé l’insecte parfait, et en même temps deux
espèces parasites : le Xylonomus filiformis Grav. & et l’Ephialtes tuber-
culatus Grav. g'et $ :
2 Que le Rhynchites populi, qui, comme on le sait, roule les feuilles
de la vigne en forme de cigare pour y déposer son œuf, a été très commun
cette année sur les vignes de nos environs, sans cependant avoir occa-
sionné de graves dégâts.
— M, J. Lichtenstein envoie une note intitulée : Quelques mots sur les
Pucerons :
4° Le Puceron du fusain, Aphis evonymi Fab., est connu depuis bien
Séances de l’année 1883. CXXXVII
longtemps et a acquis même une certaine célébrité comme étant l’espèce
sur laquelle portèrent les expériences de Bonnet qui firent croire au
miracle de la parthénogénèse chez les Aphidiens. Cette théorie a fait son
temps; elle sera, je l’espère, remplacée sous peu par celle dont j’ai donné
connaissance à mes collègues depuis 1875. Celle-ci se confirme de plus en
plus, tant par mes propres éludes que par celles de MM. Targioni, Kessler,
Courchet, Horväth, etc. Ce qui pouvait faire croire à une reproduction
indéfinie, sans mâle, c’est que, depuis plus de cent ans, le mâle de cette
espèce n’avait pas été trouvé, et je le croyais moi-même fort rare, quand
avant hier (22 novembre), chez moi, à La Lironde, el aujourd’hui au
Jardin des Plantes de Montpellier, je me suis aperçu que les feuilles des
Evonymus europæus étaient littéralement couvertes de milliers de Pucerons
en train de s’accoupler. C’étaient les sexués de l’Aphis evonymi.
La femelle, aplère comme toutes les femelles de Pucerons connues jus-
qu’à ce jour, a la même forme que la pseudogyne ou fausse femelle aptère
du printemps, bien décrite par Koch, p. 121, Kaltenbach, p. 79, et autres
auteurs. Seulement elle est un peu plus allongée, et sa couleur, au lieu
d’être noire, est café plus ou moins foncé; ses tibias postérieurs sont aussi
élargis et aplatis au lieu d’être minces et ronds comme chez les pseudo-
gynes qui la précèdent. Le mâle est ailé, et, sauf les attributs de son
sexe, il ressemble aux pseudogynes ailées qui le précèdent dans l’évolution
biologique dont j'ai souvent tracé l’histoire. Il est polygame, c’est-à-dire
que le dessous d’une feuille est habité ordinairement par 20 à 50 femelles,
parmi lesquelles se promènent un ou deux mâles qui les fécondent tour à
tour, la durée de l’acte étant souvent de plus d’un quart d'heure. Les
femelles pondent bientôt après l’accouplement; l'œuf est jaune d’abord et
devient noir de jais brillant peu après.
Les feuilles de fusain piquées par les Pucerons au printemps se reco-
quillent et appellent ainsi l'attention de l’entomologiste qui étudie les
maladies des végétaux ; mais les feuilles attaquées par les sexués ne se
déforment pas, ce qui fait que je ne les avais pas retournées jusqu’à pré-
sent, rien n’indiquant sur la face supérieure la présence d’un insecte au-
dessous.
2° J'ai pu enfin, cette année-ci, établir d’une façon indiscutable les
migrations des Pucerons de l’ormeau aux racines des Graminées et vice
versa, et je puis affirmer que le Tetraneura ulmi, en quitlant les galles
CXXXVIH Bulletin entomologique:
de l’ormeau, va aux racines du mais (Zea maïs) ou du chieñdent (Cyno-
don datlylon), et qu’én octobre la seconde forme ailée (ma pwpifère)
revient apporter sur les troncs des ormeaux les pupes qui éclosent
presque immédiatement et donnent naissance aux sexués.
Je rappellerai même à ce sujet un fait assez curieux encore plus remar-
quable que celui de l'attraction des mâles par les femelles chez les Lépi-
doptères du genre Bombyx. Ayant capturé quelques Pucerons ailés des
racines du chiendent, j’eus l’idée de les porter sur le tronc d’un jeune
ormeau; et comme l'écorce était lisse, je voulus leur procurer un abri
artificiel en fixant autour de l'arbre une bande de papier gris sur laquelle
je posai mes Pucerons. Sans chercher à s’envoler, ils arpentèrent assez
vivement la bande de papier, et, trouvant Sans doute le logement à leur
goût, ils pénétrèrent entre le papier et l'écorce pour y déposer leur pro-
géniture. Je me promis alors de revenir le lendemain et de garnir riche-
ment mon écorce artificielle des Pucerons du chiendent, mais je n’eus
pas cette peine, car le lendemain, quand j'arrivai vers dix heures du matin
à mon ormeau, je vis beaucoup de petils insectes courant sur ma bande
de papier, et la loupe m'indiqua bientôt que j'avais affaire à des essaims
de pupifères du chiendent venant rejoindre leurs camarades de la veille,
ou, poussés par leur instinct, venant chercher un lieu abrité pour déposer
leurs sexués,
P. S. Depuis l’envoi de celte note, j'ai aussi trouvé, ën copulä, sous
les feuilles d’un pommier, les sexués de l’Aphis padi Lin., inconnus
jusqu’à ce jour. Le mâle est ailé; la femelle, toute blanche, a autour des
nectaires l’aréole rougeûtre qui caractérise l’espèce,
— M. J.-M.-F. Bigot adresse la note suivante :
M. Mégnin a décrit (Ann Soc. ent. Fr., Bullet., 1878, n° 20, p.197-98),
un Tabanien nouveau, fort intéressant, auquel il a donné le nom de
Pangonia Neo-Caledonica. Ses caractères, qui ne semblent pas différer de
ceux qu'Hoffmansegg a donnés à son genre Philoliche ? (V. la Notice el le
Tableau synoptique que j'ai publiés, Ann. Soc. ent. Fr., 1880, p. 869;
etc.), ne sont pas ceux que Walker consacre au Genre Scione (Dipt.,
Saunders, p: 10), insuffisamment reproduits par Rondani (V. Dipt. Exot.,
Révis. et Annot., Modena; 1863; p. 84, elc.).
Plus tard, M, Mégnin, Sur les indicalions de M, le D° Gobert, a modifié
Séances de l’année 1883. CXXXIX
ét complélé sa prémière description (V. Bullet, loc. cit., 1879, n° 7,
p. 74, etc.), sans toutefois atteindre encore toute la précision nécessaire
pour arriver à distinguer correctement son espèce de celles, en grand
nombre, antérieurement publiées et provenant, entre aulres, soit de la
Nouvelle-Calédonie, soit des Iles ou contrées plus où moins voisines.
Je possédais, depuis longlemps, un unique échantillon femelle qui a
servi à l'étude du D° Gobert, et qui me sert aujourd’hui de point de com-
paraison, Or, ayant acquis récemment quelques Diptères Néo-Calédoniens,
j'ai trouvé neuf spécimens, mâles et femelles, d’une Pangontia (= Philo-
liche ? Hoff.), que je crois pouvoir rapporter avec certitude, à l'espèce
dont il s’agit,
Je vais donc, à l’aide de ces matériaux, rectifier et compléter encore
les diagnoses antérieures :
PHILOLICHE ? (Pangonia p') Neo-CALEDONICA, & et @, P. Mégnin. —
Longueur 10 à 11 mill — 4. Antennes noires, 41 segments visibles,
4° et 2° parfois un peu roussâtres; palpes, pipelle deux fois environ aussi
longue que la hauteur de la têle, rougeûtres, la dernière noire à son
extrémité; pas de lèvres distinctes; yeux nus, longuement contigus; pas
d’ocelles distincts ; face à peine saillante, nullement oblique, d’un testacé
pâle, à duvet clairsemé d’un blanc jaunâtre, barbe de même nuance ;
thorax jaunâtre, avec quatre larges bandes longitudinales, bien marquées,
d’un noirâtre foncé, les intermédiaires rapprochées, conjugées en arrière,
les latérales légèrement interrompues à là suture, flancs noirs, avec trois
larges macules irrégulièrement arrondies, d’un blanc jaunâtre à duvet
blanchâtre ; écusson noirâtre, marqué tiransversalement en son milieu
d’une large bande blanchâtre, et clairsemé, ainsi que le thorax, de petits
poils noirâtres; cuillerons et balanciers d’un jaunâtre pâle, les premiers
bordés de brun, la massue brune; abdomen d’un noir mat, à duvet clair-
semé noirâtre, ordinairement les bords des segments plus ou moins
teintés de rougeûtre, 1° segment largement bordé de blanchâtre, 2° avec
une macule blanchâtre, lunulée, sise au milieu du bord postérieur, et
deux autres latérales, allongées sous forme de demi-bandes, d’un jaunâtre
clair, 9° ordinairement avec une macule marginale, médiane, souvent
peu ou point distincte, d’un jaunâtre obscur, 4° avec trois macules mar-
ginales, les latérales allongées, d’un jaunâtre très pâle, les suivants,
chacun avec une macule médiane el marginale (parfois peu marquées),
GXL Bulletin entomologique.
de même nuance, ventre grisâtre; pieds rougeâtres, hanches, genoux,
extrémité des tarses, plus ou moins brunâtres ; les épines terminales des
tibias petites ; ailes jaunâtres, notablement plus foncées sur les nervures
ainsi qu’au bord externe, toutes les cellules postérieures largement
ouvertes, l’anale fermée avant le bord, bifurcation externe de la 4° ner-
vure longitudinale (Rondani), brièvement appendiculée à sa base.
®. Semblable; taille un peu plus grande; face grise; front gris, avec
une très large bande châlain et un fin sillon longitudinal, pas de callo-
silés; antennes, palpes, pipette, noirs; barbe blanchâtre; bandes du
thorax, assez irrégulières, et celle de l’écusson, d’un gris bleuté ; abdomen
d’un noir opaque, 3° segment entièrement noir, toutes les macules jau-
nâtres, ventre gris, à larges bandes transversales noires; pieds un peu
plus obscurs, tibias et tarses brunâtres ; ailes d’un jaune roussâtre moins
pâle ; cuillerons et balanciers plus pâles.
Nova-Caledonia. — 4 &, 5 $, ex mus. nostro.
Membres recus. 1° M. Binot (Jean), l'été : boulevard Saint-Germain,
155, et l'hiver : villa Bonnet, route d'Antibes, à Cannes (Alpes-Mari-
times) (Entomologie générale, surtout Coléoptères et Hémiptères), présenté
par M. V. Signoret. — Commissaires-rapporteurs : MM. Fairmaire el
Laboulbène ;
2° M. Sulger (Hans), conservaleur du Musée de l’Institut de Bâle
(Suisse) (Entomologie générale), présenté par MM. Dognin et Fallou. —
Commissaires-rapporteurs : MM. Lucas et Poujade.
Erratum. M. E. Olivier indique la reclification suivante à faire à sa
Note sur le Paussus Jousselini, insérée dans le 2° trimestre des Annales
de 1883. — A la suite de la diagnose latine, page 196, ligne 13, au lieu
de : 75 mill., lêre : 7,5 mill.
Séances de l’année 1883. CXLI
Séance du 12 Décembre 18S3.
Présidence de M. V. SIGNORET.
M. Edmond André, de Beaune, assisle à la séance.
Décisions. La Société, après lecture d’un rapport du Conseil, décide |
que les Tables générales des Annales de 1861 à 1880 seront imprimées à
Charleville par la maison Pouillard,
— Elle décide également qu’elle accepte l'échange des publications
demandé par la rédaction du Journal entomologique de Vienne, à partir
de 1882.
Lectures. M. le D' Régimbart adresse la dernière partie de son mé-
moire sur les Gyrinidæ, renfermant le seul genre Orectogyrus, g. n.
(avec deux planches).
— M. V. Signoret dépose sur le bureau la dernière partie de son
ouvrage sur les Cydnides, comprenant les onze genres Amaurocoris,
Linospa, Lobonotus, Gnathonus, Crocistethus, Adomerus, Lalervis, Trito-
megas, Sehirus, Canthropterus et Ochetostethus, et accompagnée de trois
planches.
— M. A. Depuiset communique une note sur une aberration de la
Spilosoma Zatima, travail comprenant une figure coloriée par M. G.-A.
Poujade.
Communications. M. L. Fairmaire présente les descriptions de trois
Coléoptères nouveaux, trouvés en Bulgarie par notre collègue M. Alléon :
1° OCHODÆUS ALLEONIS. — Long. 5 mill. — Brevissime ovatus, con-
veœus, nigro-fuscus, parum nitidus, elytris, tibis, tarsis antennisque
rufis, sculello et spatio scutellari fusco-nigricantibus, rufo-pubescens
ed ciliatus ; capite densissime punctato, antice transversim impresso ; pro-
CXLII Bulletin entomologique.
thorace transverso, elytris haud angustiore, basi marginato, medio late
rotundato, utrinque vix Sensim sinuato; scutello longissimo, acuto,
punctato; elytris brévibus, punctato-striatis, striarum vunctis basi sub-
foveatis, stria suturali profundiore, intervallis planis, dense fortiter
punctatis.
Dobrudja.
Bien distinct par sa pelite taille et sa coloration 5 capturé le soir à la
lumière, ainsi que l'O. crucirostris.
9 ZONITIS RUFOFASCIATA. — Long. 45 Mill. — Élongata, convexiuscula,
nigra, sat nitida, elytris opacis, utrinque maculis 4 rufis, suturam haud
attingentibus, 1° basali, ® subhumerali, minore, 3° mediana, K° ante api-
cali; capite basi utrinque angulatim rotundato, dense punctalo, ante
oculos transversim impresso et linea longitudinali anguste lævi signato ;
antennis corporis medio vix longioribus, gracilibus; prothorace valde
transverso, elytris angustiore, antlice a medio valde angustalo; basi
anguste marginato, angulis poslicis acute breviter extus acutis, dorso
fortiter sat dense punctato, medio impressiusculo et breviter strialo; scu-
tello triangulari, apice rotundo, convexo, opaco, dense punctulato ; elytris
elongatis, apice breviter dehiscentibus et separatim acuminatis, sublilis-
sime densissime punctulalo-coriaceis, striolis undulatis irregulariter vage
émpressis, calcaribus unguibusque fulvis.
Dobrudja 6
Pourrait être pris pour une variété du Z. seæmaculata où les: taches
noires se seraient développées; mais le corselet est plus arrondi en avant,
son bord postérieur est droit, l’écusson est plus tie convexe, et les
élytres sont plus acuminées.
3° Z FUNERARIA.— Long. 8 mill. — Oblonga,.convexa, parum robusta,-
nigra,-nitida;. capite triangulari, convexo, dense punctato, inter oculos
plagula oblonga anguste lævi signato ; antennis gracilibus, medium cor-
poris vix allingentibus, articulo 2° primo parum. breviore ; prothomace
elytris angustiore, antice lantum angustato, convexo, dense punctato, Linea
medià longitudinali subtiliter impressa, antice obsoleta, lateribus depres-
siusculis, basi anguste marginata; scutello sat. magno; ogivali, densissime
œ
Séances de l'année 1885. CXLII
punctato : elytris postice paulo dehiscentibus, apice obtusis, densissime
ubtilissime coriaceis, sutura anguste elevata; calcaribus posticis oblique
obtusis unguibusque rufis.
Varna.
Remarquable par sa petile taille, sa forme convexe, étroite,.ses antennes
grêles. et son écusson ogival.
— M. Ch, Brisout de Barneville donne la description suivante d’une
nouvelle espèce française de Coléoptères :
ANISOTOMA FLAVICORNIS. — Ovata, convexa, ferrugineo-testacea; anten-
nis luteis; prothorace fere lævigato; elytris punctato-striatis, interstitirs
vage transversim strigosis. — Long. 4 1/2 à 4 3/4 mill.
Mas femoribus posticis dente spiniformi acutoque terminatis.
Cette petite espèce est très voisine de la parvula, et évidemment con-
fondue avec. elles elle s’en distingue par ses antennes un peu plus courtes,
unicolores, son prothorax un peu moins élargi en arrière, à ponctuation
moins distincte, et surtout par les cuisses postérieures du mâle, qui
sont armées en dessous, tout à fait à l'extrémité, d’une petite épine aiguë.
Chez la parvula les cuisses sont prolongées en dessous en une large dent
triangulaire.
Pas rare à Saint-Germain-en-Laye ; Jura ; Savoie (M. Sédillot).
— M. H. Lucas lit la note suivante, relative à des Lépidoptères Hétéro-
cères :
M. de Lafon, ancien officier de marine, qui a fait un long séjour à
Costa-Rica, l’une des provinces unies du Guatemala, a récolté des Lépi-
doptères qu'il a donnés aux collections entomologiques du Muséum. Parmi
les Hétérocères, il a pris une espèce anciennement décrite et figurée sous
le nom de Sphinx Licastus Cram., Lépid. Exot., t. IV, p. 180, pl. 381,
fig. A, B (1782), et dont le Sphinx Parce de Fab., Entom. Syst, t. IH,
p. 372, n° 50 (1793), ne serait qu’une variété.
M. Walker, List. of the specim. of Lepid. Ins. in the British Museum
(1856), élablit sous le nom de Calliomma, p. 108, un genre dans lequel
CXLIV Bulletin entomologique.
viennent se placer les Sphinx Licastus, Nomius, eic., que, dans mon
travail sur les Lépidoptères de l’île de Guba recueillis par M. Ramon de la
Sagra, j'ai décrit p. 680 et figuré pl. 17, fig. 2 (1857), sous le nom géné-
rique de Callionima. Le D' Boisduval, Spec. génér., Lépid. Hétér., t. I,
p. 219, pl. 6, fig. 3 (1874), passe sous silence le travail de M. Walker et
le mien, et remplace le nom de Calliomma où Callionima par celui d’Eu-
cheryx. Le travail de M. Walker étant antérieur d’une vingtaine d’années
à celui du D° Boisduval, le nom de Calliomma doit prévaloir,
A l’époque où je décrivais cet insecte sous le nom de Callionima, je ne
connaissais qu’une seule espèce de ce genre, mais depuis d’autres ayant
été décrites ou y ayant été rapportées (Calliomma Nomius Walk., loc.
cit., p. 409 [1856], Bdv., loc. cit., p. 221, Cræsus Dalm., Bdv., loc. cit.,
p. 221, Depuiseti Bdv., loc. cit., p. 222), il est actuellement composé de
quatre ou cinq espèces, toutes propres aux Antilles et à l'Amérique
méridionale.
Le Calliomma ou Callionima Licastus Cram. ou Parce Fabr. n'avait
encore été signalé par les auteurs que des Grandes et Petites Antilles, de
la Guyane, du Brésil et même de Saint-Thomas, où la chenille a été
observée par M. Hornebeck. Le D’ Boisduval w’ayant pas connu le travail
de M. Walker ni les Sphingides décrits ou figurés dans l’Hist. phys., pol.
et nat. de l’île de Cuba, Anim. Art, Sphing., p. 669, n’a pas cité le
Macroglossa Lefebvrei, p. 676, ni les planches où sont figurés les Philam-
pelus Labruscæ, p. 683, pl. 17, fig. 3; Vitis, p. 687, pl. 17, fig. 4; fas-
cialus ou Jussiææ, p. 688, pl. 17, fig. 3. Ce même auteur n’a pas signalé
dans son travail le Zonilia Schimperi Luc., Ann. Soc. ent. Fr., t. V,
p. 603, pl. 13, fig. 4, et le Smerinthus abyssinicus Luc., loc. cit., p. 606,
pl. 43, fig. 2 (1857), malgré les notes qui lui avaient été données sur ces
espèces qui ont pour patrie l’Abyssinie et la Nubie.
Membres démissionnaires pour 1884. MM. Philippe Daulzenberg, reçu
en 4877, et Charles Zuber-Hofer, reçu en 1869.
Séances de l’année 1885. CXLV
Séance du 26 Décembre 1883.
Présidence de M. V. SIGNORET.
Nécrologie. On annonce la mort de M. Jules Ray, conservateur du
Musée de Troyes, qui avait été reçu membre en 1868. — M. Jourdheuille
sera prié de donner à la Société une nolice nécrologique sur notre
regretté collègue. ;
Lectures. M. A. Bonhoure remet une note sur le Platypsyllus castoris
Ritsema et sa capture en France, avec une planche dessinée par l’au-
teur.
— M. A. Constant adresse, par l’entremise de M. Ém.-L. Ragonot, un
travail intitulé : Notes sur quelques Lépidoplères nouveaux. Quarante
dessins coloriés de M. G.-A. Poujade sont joints à ce travail.
— M, E, Simon dépose sur la bureau la suite de ses Études arach-
nologiques, comprenant la description des Arachnides recueillis par
M. l’abbé A. David à Smyrne, Beyrouth et Akbès, en 1883 (avec quatre
figures au trait).
Communications. M. L. Fairmaire présente la description d’une nou-
velle espèce de Goléoptère propre à la Turquie :
ANTHAXIA MAGDALENÆ. — Long. 6 mill. — Oblonga, parum convexa,
obscure ænea, nilidiuscula, spatis elevatis lævioribus et nitidioribus,
tenuiter griseo-pubescens; capite densissime ac subtilissime strigosulo,
medio obsolete biimpresso; prothorace transverso, antice vix angustiore,
lateribus medio obtusissime angulato, subtililer dense rugosulo, disco ele-
vato, nilidiore, subtilissime transversim strigosulo, medio antice striato,
postice oblonge foveolato et utrinque foveolato, medio utrinque puncto
magno impresso; scutello transversim rotundato, medio impresso; elytris
extus subtiliter dense rugosulis, dorso sublilius rugosulis, nitidioribus,
(1883) 2° partie, 10.
CXLVI Bulletin entomologique.
basi utrinque oblique biplicatis, disco medio oblonge fere triimpressis,
impressionibus fere confusis, et ante apicem impressiusculis.
Turquie.
Ressemble à l'A. biimpressa pour la taille et la coloration, mais la
sculpture est plus fine, les côtés du corselet ne sont que très obtusément
angulés et plus en avant, le disque est plus lisse et brillant avec une
grande fossette à la base, les élytres sont plus lisses vers la suture qui
est élevée, et leurs dépressions sont plus marquées, la partie dorsale ne
présente pas d’impressions transversales, Voisine aussi de l'A. plicata,
mais plus grande, la tête ayant deux faibles impressions, le corselet
relevé et plus lisse au milieu, ayant de chaque côté deux fossettes en
arrière et l’écusson impressionné.
— Le même membre ajoute :
M. l'abbé David vient de recevoir, de l’intérieur du Brésil, la femelle
de l’'Hypocephalus armatus, qui n’était pas encore connue. J’ai l'honneur
de la présenter à la Société à côté d’un mâle que je dois à la générosité
de notre collègue M. de Lacerda. Cette femelle se distingue par l’ampleur
du prothorax qui est presque orbiculaire, par les élytres plus amples,
moins fortement rugueuses, moins rétrécies en arrière, par les pattes
bien moins fortes, surtout les postérieures, ét la tête plus petite ainsi que
les mandibules.
— M. J. Bourgeois donne lecture des deux notes suivantes :
1° L’insuffisance de la description donnée par Erichson pour son genre
Emplectus (Wiegm. Arch., 4847, I, p. 82) expliqué pourquoi cette coupe
générique a élé méconnue jusqu’à présent par la plupart des auteurs, en
particulier par M. Ch.-0. Waterhouse et le Rév. Gorham dans leurs der-
niers travaux sur les Lycides. La diagnose d’Erichson est, en effet, beau-
coup trop sommaire et les caractères qu’elle mentionne ne sont appli-
cables qu'aux 9. Lacordaire (Gen. des Coléopt., IV, p. 300) est encore
moins explicite : selon lui, les Emplectus ne différeraient de ses Eros que
par la forme du dernier article des palpes maxillaires.
L'examen d’un exemplaire 4 et de l’exemplaire typique £ de l’Em-
Séances de l’année 1885. CXLVII
plectus bimaculatus, espèce sur laquelle Erichson a établi son genre,
m’ayant permis d'en compléter et d’en mieux préciser les caractères, je
crois devoir les indiquer ici brièvement :
Genre EMPLECTUS Er., Wiegm. Arch., 18/7, I, p. 82.
Corps allongé, subparallèle. Tête non prolongée antérieurement; yeux
généralement plus gros et plus saillants chez le & que chez la © ; palpes
maxillaires à dernier article grand, large, cultriforme ; antennes longue-
ment flabellées chez les 4, chaque article, à partir du 3° jusqu’au 10°
inclusivement, émettant à sa base un rameau assez large, foliacé, beau-
coup plus long que l’article lui-même ; celles des ® serriformes. Pronotum
subtrapéziforme, plus ou moins arrondi à son bord antérieur, marqué
sur son disque d’une carène longitudinale, simple antérieurement, puis
divisée, un peu avant le milieu, en deux branches divergentes qui se
réunissent de nouveau à la base, de manière à circonscrire une fovéole
allongée, étroite, bilancéolée. Élytres à 9 côtes parallèles, les 2°, 4°, 6° et
8° beaucoup plus saillantes (dans un groupe d’espèces les 4° et 8° côtes
sont encore plus marquées que les 2° et 6°); intervalles partagés, par des
réticulations transversales, en un grand nombre de petites aréoles sub-
carrées.
Espèces propres aux parlies chaudes des deux continents américains.
J’ajouterai que si l’on se reporte aux diagnoses génériques données par
M. Ch.-0. Waterhouse pour son genre Eurrhacus (1llustr, of typ. Spec. of
Coleopt., I, p. 24) et par le Rév. Gorham pour son genre Calodadon
(Biolog. Centrali-Americ., IIT, 2, p. 27), on s’apercevra facilement que
la première convient en tous points aux & des Emplectus el que la
seconde ne diffère en rien de celle donnée plus haut. Les genres Eurrha-
cus Ch.-0. Waterh. et Calodadon Gorh. me paraissent, en conséquence,
devoir être considérés comme synonymes du genre Emplectus Er.
2° Le Lycus dissimilis Bertoloni (Illustr. rerum natur. Mozambici, 1849,
Il, p. 35, pl. 11, fig. 5, A et B) est formé de deux espèces distinctes,
considérées par l’auteur comme représentant l’une le G' et l’autre la ©.
Cette dernière correspond au Lycus Bremei, décrit deux années aupara-
vant par Guérin-Méneville (Rev. Zool., 1847, p. 223, el Voy. de Lefebvre
en Abyss, p. 291, pl. rx, fig. 7-9); quant à celle que Bertoloni regarde
GXLVIII Bulletin entomologique.
à tort comme le & de son dissimilis, l'examen de la figure démontre
qu’elle doit être rapportée au L. fastiditus, dont j'ai décrit récemment
les deux sexes (Bull. Soc. ent. Fr., 1883, n° 17, p. 148).
— M. Valéry Mayet adresse une note sur les Eurythyrea du Lan-
guedoc :
Trois espèces de ces beaux Buprestides sont inscrites au catalogue des
Coléoptères de France (Eurythyrea micans Fab., E. scutellaris OI. =
carntolica Herbst et E. austriaca L.).
J'ai cru pendant longtemps que nous ne possédions en Languedoc que
l'Eurythyrea micans. Capturée à diverses reprises par moi sur plusieurs
points de l'Hérault et de l’Aude, cette espèce est, je puis dire, commune
en juillet sur les vieux peupliers. Elle est facile à saisir à la main, pourvu
toutefois que la chaleur ne soit pas excessive. La larve vit en plein bois
mort et même pourri, jamais dans le bois vivant, et la nymphose s’opère
à la fin de juin dans une loge pratiquée près de la surface.
L'année 1883 m'a fourni l’occasion de capturer les deux autres espèces
dans le rayon habituel de mes chasses.
J'ai pris un individu d’E. scutellaris Ol., le 26 juin, en taillant à la
hache dans le bois mort d’un tronc de châtaignier à Roquebrun (Hérault),
à 95 kilomètres N. O. de Béziers. L'arbre, perforé de galeries multiples
et renfermant plusieurs débris de l’insecte, indiquait que de nombreuses
générations s'étaient succédées là. Roquebrun est l'endroit, je ne dirai
pas le plus chaud du département, mais le moins froid, le plus abrité
des vents du Nord, le seul où l’oranger ne gèle jamais en hiver.
Quant à l’'Eurythyrea austriaca, je l’ai prise, en nombre, le 20 août,
dans le département de l’Aude, non loin des forêts où j'ai rencontré abon-
damment le Carabus Farènesi Dej. La localité précise est la forêt de
Gesse, commune d’Axat, en pleines Corbières, dans l'endroit le plus
sauvage des célèbres gorges de l’Aude. Ce Bupreste se trouve là sur le
tronc des sapins abattus, écorcés ou non. Il est mélangé à la vulgaire
Ancylochira rustica 1. Il est même plus commun qu’elle et plus facile à
prendre. Sur 70 individus environ que j'ai vus, j'en ai capturé 60 en deux
fois et pendant huit heures de chassé. Chose curieuse, pas un seul mâle
Séances de l’année 1885. CXLIX
ne se trouve dans la série. Je suis donc arrivé à la fin de la saison ;
quelle récolte aurais-je faite si j’étais venu plus tôt ?
Je suis, je crois, le premier en France à signaler le sapin comme nour-
rissant cette espèce. Outre cette essence, la forêt de Gesse ne renferme
guère que du hêtre, et tous mes individus, sans exception, ont été pris
posés sur des poutres de sapin, bien souvent l’oviscaple engagé dans les
fentes du bois. Je possède dans ma collection des E. austriaca provenant
de Carinthie et d’autres de Suède, on l’a signalé dans les Alpes du Dau-
phiné, et le sapin abonde dans ces trois régions.
— M. Ed. Masson, dans une letire adressée à M. J. Fallou, donne des
détails sur les mœurs de la Saperda scalaris, complétant les observations
présentées dans la séance du 28 novembre dernier :
Comme vous, j'ai trouvé plusieurs fois ce Longicorne sur le cerisier,
mais il m'est arrivé aussi de l'obtenir d’éclosion , d’abord d’une larve
recueillie sous l'écorce d’un pommier mort, dans une galerie semblable à
celle du Callidium sanguineum, et, plus tard, d’autres larves rencontrées
sur des chênes abattus, dans des galeries pareilles à celles du Clytus
arcuatus, pratiquées dans l’aubier et sous l'écorce. Enfin, dans la forêt
de Compiègne, j'ai trouvé, sous des écorces de hêtre ou de charme, des
élytres et autres débris dans des perforations faites par des insectes, ce qui
me ferait croire que la Saperda scalaris recherche ces diverses essences
pour y déposer ses œufs. J’ajouterai que ses dégâts, qui ne s’exercent
que sur des arbres morts, ou abaltus, ou dépérissants, me paraissent peu
importants.
— M. Édouard Lefèvre communique les descriptions de quatre espèces
nouvelles d’Eumolpides :
1, METAXYONYCHA FORMOSA.—Oblongo-elongata, modice convexa, rufo-
testacea, nitida, mandibulis, oculis, antennis (basi excepta), tibiis tarsis-
que nigris; prothorace inæqualiter disperse punctato, ad latera utrinque
fortiler impresso, lateribus ipsis marginatis et medio tridentatis ; elytris
sublineatim parum profunde punctatis, fasciis duabus latis cyaneis, vio-
laceo-micantibus (altera basali, altera ultra medium, nec latera nec api-
.cem altingente) transversim ornatis, — Long, 10-11 mill.; lat. 5 mill.
Cayennæ. (Ma collection.)
CL Bulletin entomologique.
Le dessin des élytres rapproche cette belle espèce du M. fasciata, que
j'ai décrit en 1875 (in Revue et Mag. de Zoologie, 3° série, t. III, p. 65).
Elle en diffère par les tibias et les tarses noirs, et surtout par l'absence
de côtes longitudinales sur les élytres.
9. METAXYONYCHA ELEGANS. — Oblongo-elongata, flavo-testacea, man-
dibulis apice, oculis, antennisque (basi excepta), nigris ; larsis nigro-
infuscatis ; prothorace sparsim sat dense punctato, lateribus utrinque
marginato, medio vage tridentato, dente medio majore; elytris albido-
flavis, punctulatis, versus apicem elevato-costulatis , singulo maculis
duabus rotundatis (una basali, altera pone medium media) viridibus vel
cyaneo-violaceis. — Long. 9 mill.; lat. 4 mill.
Brasilia, (Ma collection.)
3. METAXYONYCHA CONCINNA. — Minor, suboblongo-elongatula, rufo-
testacea, nitida, oculis, antennis (basi excepta), tibiis apice summo sicut
et tarsis nigris ; prothorace sparsim, ad latera crebrius, punctulato, late-
ribus utrinque medio obsolele bidenticulaltis ; elytris ad suturam sublinea-
tim punctulatis, extrorsum costulalis rugulosoque punctatis, costis basi et
versus apicem mullo magis elevatis, callo humerali ipso fortiter promi-
nente; singulo maculis duabus (altera basali, subquadrata, altera pone
medium subtriangulare, utraque nec latera nec suturam attingente) satu-
rate cyaneis, Certo situ interdum viridi-micantibus. — Long. 5 mill.:
lat. 2 4/2 mill.
Brasilia, (Ma collection.)
Cette jolie espèce vient se placer près du M. augusta Perty [sub Gale-
ruca] (M. Bonvouloiri, Éd. Lef., in Rev. el Mag. de Zoologie, 1875, p. 66).
Elle s’en distingue par sa taille un peu moindre, par la couleur générale
du corps et par la ponctuation bien différente des élytres.
H. SCELODONTA AUROSIGNATA. — Breviter ovata, parum convexa, satu-
rate violacea, antennis larsisque obscure viridi-æneis, corpore subtus
femoribusque tenuiter albido-setulosis, pleuris pube alba densissime obtec-
Lis ; thorace confertim transverse strigato; scutello pentagono, apice sat
fortiter punctato; elytris crebre confluenter grosse striato-punctatis, inter-
stitiis apice costæformibus, singulo plagis sex, quarum una majore
media subtriangulare, una parva juxta marginem lateralem, una pone
medium oblique posita, una apicali, duabus tandem basalibus (altera
Séances de l’année 1885. CLI
juxta scutellum, altera supra callum humeralem), cupreo-aureis ; femo-
ribus totis sublus versus apicem dente parvo armatis. — Long. 4. 1/2-
& 3/4 mill.; lat. 2 mill.
Natal. (Ma collection.)
— M. L. Buquet adresse, ainsi qu’il le fait chaque année, la liste
des noms des membres qui nous ont donné leurs photographies en 1883
pour les albums de la Société, et il prie instamment nos collègues, ainsi
que tous les entomologistes, de compléter autant que possible cette inté-
ressante collection (1).
Membre démissionnaire pour 1884. M. J. Hélot, à Paris, qui avait élé
reçu en 1885.
Nominations annuelles. La Société, aux termes de divers articles de
ses Statuts et de son Règlement, et pour la cinquante-troisième fois
depuis sa fondation, procède à la nomination des membres de son Bureau,
de son Conseil et de ses Commissions spéciales.
Ont été nommés pour 1884 :
MEMBRES DU BUREAU.
Président... . . . . . . . . . . .« . MM. Édouard LEFÈVRE.
ice President RENE Émile-L, RAGONOT,
SECRÉTAIRE NE D E. DESMAREST.
ARE ONE NES L, BEDEL.
DE Secrétaire adjoint een lenee A.-L. CLÉMENT.
M ESOT TETE Se Nan ent MoUR FL Lucien BUuQuET.
Archiviste-Bibliothécaire . . . . . A. LÉVEILLÉ.
Archiviste-Bibliolthécaire adjoint. . J. BOURGEOIS.
(1) Les portraits parvenus jusqu'ici à la Société sont au nombre de trois cent
quatre-vingts; ce sont, outre les trois cent soixante-quinze indiqués aux Bulletins
de 1863 à 1882, ceux, au nombre de cinq, reçus en 1883, de MM. :
376. J. Fallou. 379. Ch, Millot.
377. E.-F. Fleuliaux. 380. L. Péringuey.
378. H. Miot.
CLII Bulletin entomologique. — Séances de l’année 1883.
CONSEIL.
MM. L. REICHE, — A. SALLÉ, — Maurice SÉDILLOT (membres restants),
—$S.-A. DE MARSEUL, — À, MAUPPIN, — V. SIGNORET (membres nouveaux)
— et les membres titulaires du Bureau.
COMMISSION DE PUBLICATION.
MM. J. BOURGEOIS, — J. FALLOU, — J. KÜNCKEL D'HERCULAIS, —
G.-A. POUJADE, — E. Simon — et les membres titulaires du Bureau.
COMMISSION DE LA BIBLIOTHÈQUE.
MM. S.-A. DE MARSEUL, — A. SALLÉ, — Maurice SÉDILLOT — et les
membres titulaires du Bureau.
COMMISSION DU PRIX DOLLFUS POUR 1883.
MM. L. BEDEL, — J. BOURGEO1S, — A.-L. CLÉMENT, — E. DESMAREST,
— TH. GOOSSENS, — C.-E. LEPRIEUR, — Émile-L. RAGONOT, — le D' H.
SÉNAC, — E. SIMON.
9° PARTIE
ES
BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE
LISTE DES MEMBRES ET TABLES
BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE (1).
Séanee du 1 Janvier 1883.
Entomologist®s monthly Magazine (The), n° 224. — A. Fowzer, Notes
on new British Coleoptera since 1871 (suite). — J. BARRETT, Hints as
to the best means of rearing larvæ of Tortricidæ. — A.-G. BUTLER,
On a small series of Lepidoptera from the Hawaïian Islands. — R. Mac
LACHLAN, Remarks on certain Psocidæ chiefly British (fig.). — Notes
diverses, mœurs, chasses, etc.
Feuille des Jeunes Naturalistes, n° 147. — A. THOLIN, Tableau synopit.
des espèces françaises de la tribu des Cétoniens. — Communications.
Horæ societatis entomologicæ rossicæ, tome XI, 1880-81 (texte russe). —
A. SELIVANOFF, Matériaux pour servir à l'étude des Myriapodes (1 pl.).
— M. MALAKHOFF, Les Écrevisses de l’Oural central et méridional.
— S. ALPHERAKI, Lépidoptères des environs de Taganrog. — W.
TcHerNIAWSKY, Larves mégaloïdes des Crabes (2 pl.) — O. Poze-
TAIEW, Les Odonates de S'-Pétersbourg (1 pl.). — E. BRANDT, Re-
cherches anatomiques comparatives sur le système nerveux des Coléo-
(1) Les ouvrages marqués d’un astérisque (*) sont ceux offerts soit par les auteurs,
soit par diverses personnes ou Sociélés savantes; ceux marqués de deux asté-
risques (**) ont été acquis sur les fonds Pierret ; les autres ont été échangés contre
les Annales.
Les publications qui ne renferment pas d’entomologie sont accompagnées du
signe (©).
(1835) 9° partie, À,
2
Bulletin bibliographique.
ptères (3 pl.). —S. BREME, Recherches comparatives des organes géni-
taux des Blatta germanica et Periplaneta orientalis. — ©. POLETAIEW,
Quelques mots sur les organes respiratoires chez les nymphes des
Libellules. — N. POLETAIEW, Sur les muscles d’ailes chez les Odo-
nates. — N. RECHETINE, Sur une forme mimique d’OEdipoda cœru-
lans. — W, JaAcovLerr, Hémiptères de la faune de Russie et des pays
limitrophes. — E. BorMAnNN, Matériaux pour l'anatomie du Gryllus
domesticus (2 pl.).
Tome XII, 1880-81 (texte russe). — W. JAGOvVLErF, Hémiptères du
Caucase. — A. SELIVANOrFF, Myriapodes du Caucase (4 pl). — N.
ErscHorr, Catalogue des Lépidoptères du gouvernement de S'-Péters-
bourg. — N. POLETAIEW, Sur la locomotion du balancier chez les
Mouches. — S. Sozsky, Coléopières nouveaux ou peu connus de
l’Empire russe et des pays limitrophes.
Tome XII, 1881-82 (texie russe). — KoLODcHOwWsKY, Mémoire sur
les Lépidoptères Rhopalocères. — N. POLETAIEW, Mémoire sur les
Lépidoptères. — O. POLETAIEW, Mémoire sur les Névroptères. —
S. Sosxy, Descriptions des Coléoptères du Caucase (diagnoses latines).
— E. JAcovrerr, Trois mémoires sur les Hémipières Hétéroptères
(diagnoses d’espèces nouvelles en allemand).
Tome XVI, 1881. — N. PoceTAIEw, Speicheldrüsen bei den Odo-
naten (4 pl). — N. Caozopxowsky, Zur Frage über den Bau und
über die Innervation der Speicheldrüsen der Blattiden. — N. Poxe-
TAIEW, Du développement des muscles d’ailes chez les Odonates
(5 pl.). — N. Arno», Gryllus frontalis Fieb. — Von HEDEMANN,
Beitrag zur Lepidopteren Fauna des Amur-Landes, I ei II (4 pl.). — W.
Wozpsrepr, Fundorte russischer Ichneumoniden. — ©. STAUDINGER,
Lepidopteren Fauna Kleinasien’s. — J. PoRTCHINSKY, Diptera euro-
pæa et asiatica nova aut minus cognila, I el IL. — N. ARNOLD, Paxyl-
loma Cremieri Breb. — D' STIERLIN, ZWei neue Oticrhynchus-Arten
aus Sibirien. — P. ZeLzer, Columbische Cheloniden, Crambiden und
Phycideen. — J. Faust, Beilräge zur Kenntniss der Käfer des
europäischen und asiatischen Russlands mit Einschluss des Küsten
des kaspichens Meeres. — SERGE ALPHERAKY, Lépidoptères du dis-
trict de Kouldja et des montagnes environnantes (2 pl.). — N. Poze-
TAIEW, Des muscles d’ailes chez les Lépidoptères Rhopalocères. —
S. Sozsky, Crypiocephalus bitæniatus, n. sp.
Année 1885. 3
Psyche, vol. IL, n° 99, — O.-P. KRANCHER, Contribution to the Know-
ledge of sonification in Insects. — Enw.-WALLER CLAYPOLE, On a
larva boring the Leaf-Stalks on the Buckeye (Æsculus glabra) in Ohio.
— LAFAYETTE-WASHINGTON GOODELL, Notes on Sphingidæ.
Société Linnéenne du Nord de la France, Bulletin n° 416. — Notes sur
les Termites.
BeDeL (L.). Essai sur la famille des Erotylidae (Révision des Triplotoma
et genres voisins), 12 p., 4 pl. col. (Extr. Ann. Mus. civ. Genova,
décembre 1882.) *
BELON (M.-J.). Note sur deux espèces appartenant au genre Lathridius,
2 p. (Extr. Comptes rendus Soc. ent. Belg., juin 1882.) *
BREHM (A.-E.). Merveilles de la Nature, les Insectes, les Myriapodes, les
Arachnides et les Crustacés. Édition française par J. KüNGKEL D'HER-
cuLAIs, 4 vol., 720 p., fig., Paris, sans date. *
Comsrock (J.-H.). Report on insects for the year 1881, 22 p., 1 pl n.,
Washington, 1882. (Extr. Ann. Rep. Dep. Agr.) *
FAIRMAIRE (L.). Trois nouvelles espèces de Coléopières appartenant au
Musée civique de Gênes, 3 p. (Extr. An. Mus. civ. Genova, décembre
1889.) *
A. LÉVEILLÉ,
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the buckeye Stemborer Sericoris instrutana. — C.-V. Rizey, Retarded
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decipiens. — Ip., New insects injurious to Agricullure. — A.-J.
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W.-H. EDWARDS, On a certain habit of Heliconia charitonia.
n Bulletin bibliographique.
American entomological Society (Transactions of the), vol. IX, n° 1. —
W.-H. Epwarps, Descr. of new sp. of Diurnal Lepidoptera found
within the U. S. — In., Notes on the sp. of Callidryas found within
the U. S. — Jonn-L. LECONTE, Synopsis of the Lampyridæ of the
U. S. — G.-H. Horn, Revision of the sp. of Polyphylla of the U.S.
— I1p., Notes on Elateridæ, Cebrionidæ, Rhipiceridæ and Dascillidæ
(2 pl. n.). — W.-H. AsHMEAD, On the Cynipidous Galls of Florida.
Vol. IX, n°2. — G.-H. Horn, On the Genera of Carabidæ with
special reference to the fauna of Boreal America (10 pl. n.).
Vol. IX, n® 3 et 4. — S. HensHAw, Index of the Coleoptera des-
cribed by J.-L. Leconie. — E.-T. CRESSON, Descr. of sp. belonging
lo the genus Nysson inhabiting North America.
Vol. X, n° 4. — C.-H. FErNALD, À synonymical Catalogue of the
described Toritricidæ of North America north of Mexico. — Ip., Descr.
of n. Sp. of Tortricidæ. — J.-B. Smirx, À Synopsis of the Mordellidæ
of the U. S. (3 pl. n.). — D’ Horn, Note sur des Coléopt. américains
décrits en Europe. — E.-T. CRESSON, Tableau du G. Eucerceris.
Atti della R. Accademia dei Lincei, décembre 1882. ©
Boston Society of Natural History :
1° Memoirs, vol. II, n° 1v et v, 1882. — J.-H. SCUDDER, Archi-
polypoda, a subordinal type of Spined Myriapods from the carboni-
ferous formation (4 pl. n.).
2° Proceedings, vol. XXI, part 1x et 111, Boston, 4882. — H.-A.
HAGEw, List of papers of D' T.-W. Harris, not mentioned in the list
of his writings in the « Entomological Correspondence » . — Epw.
BurGesss, Note on the Aorta in Lepidopterous insects (fig.). — Ip.,
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Boston Zoological Society (The Quaterly Journal), vol. II, n° 4. —
FR. HAYWARD et H. SAVAGE, A Catalogue of the Coleoptera of the Green
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Buffalo Society of Natural Sciences (Bulletin of the), vol. IV, n° 8,
1882. (-)
Bulletin d’Insectologie agricole, 7° année, n° 12. — Les Papillons blancs
et leurs ennemis (fig. ).
Année 1883. 5
Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des Sciences,
1882, 92° semestre, n° 26. — BrroT, Note relative à l’emploi du chlo-
rure de chaux contre le Phylloxera.
1883, 1° semestre, n° 1 et 2. ©)
1883, 1° semestre, n° 3. — Notes diverses de MM. BALBIANI,
CHa1x, MOUILLEFERT et TARGIONI-TozzETTI sur le Phylloxera et les
moyens de le détruire.
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part 2, 3 et 4, 1881-82. — E. Meyrick, Descriptions of Australian
Micro-Lepidoptera, V. Tortricina (2 fasc.). — W. Mac LEAY, On a sp.
of Phasma destructive to a Species of Eucalypius. — W.-A. HASWELL,
On some new Australian Brachyura. — Ip., Descr. of a n. sp. of
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Vol. VIL, part 4 et 2. — E. MEYRICKk, Descr. of Australian Micro-
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Naturalista Siciliano (Il), 2° année, n° 4. — T. DE STEFANI PEREZ,
Notizie imenotterologiche. — L. FAILLA TEDALDI, Insetti comestibili,
sacri, medicinali e d’ornamento. — C.-F. ANCEY, Contributions à la
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Naturaliste (Le), 5° année, n°° 25 et 26. — FAIRMAIRE, Diagnoses de
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Revue d’entomologie, 1° année, n° 12. — A. FAUVEL, Les Coléoptères de
la Nouvelle-Calédonie et dépendances. — VLADIMIR DOKHTOUROFF,
Sur quelques Cicindélides nouveaux ou peu connus. — O.-M. REUTER,
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l’Isometopus mirificus, — A. FAuvez, De la Faune sépulcrale.
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fournis par la lèvre supérieure chez les Syrphides (Dipières).
N° 6. O
Deutsche entomologische Zeitschrift, 1882, Heït I. — W. EuLers, Ueber
blinder Bembidien. — E. REITTER, Beitrag zur Kenntniss der Clavige-
riden, Pselaphiden und Scydmæniden von Westindien. — Ip., Beitrag
zur Kenntniss der mit Carabus Stæhlini Ad. verwandten Arten. —
Ip., Ueber der Verbreitung des Necrophorus nigricornis. — Ip., Ueber
das Vorkommen von Cartodere elegans Aubé. — In., Uebersicht der
Année 1883. 7
bekannten Lithophilus-Arten. — D' von H£ypen, Neue Zonabris (My-
labris OL.) aus Turkestan. — In., Zur näheren Kenntniss einiger Ca-
rabicinen-Gattungen. — Ep. ReITTER, Coleopterologische Notizen. —
In., Ueber Feronia regularis und die ihr verwandten Arlen, —
J. Fausr, Stellung und neue Arten der asiatischen Rüsselkäfergattung
Catapionus. — In., Rüsselkäfer um Margelan und Samarkard, gesam-
melt von Haberhauer. — In., Neue asiatische Rüsselkäfer. — Tr.
BELING, Beitrag zur Metamorphose der Käferfamilie der Elateriden.
— E. WEeancke, Neue Halipliden. — F. Baupi, Anthicus blechroides,
n. Sp. — D’ KRAATz, Adoretops, eine neue Rhizotrogiden-Arten,
welche die Gattung Adoretus copirt. — In., Ueber die Melolonthiden-
Gattung Lasiopsis. — Ip., Ueber Carabus Parreyssi, var. Gattereri
Géhin. — F.-F. Kogz, Ueber neue Grabwespen der Mediterrangebie-
tes. — E. REITTER, Naturgeschichte der Insekten Deutschlands. —
Fr. WESTTHOFr, Die Käfer Westphaliens. — In., Ueber den Bau des
Hypopygiums der Gattung Tipula — Karscx, Carabiden von den
Sandwich-Island. — Horn, On aquatic carnivorous Coleoptera or Dy-
tiscidæ. :
Entomologisk Tidskrift, 1882, Häft 4. — O.-M. ReuTERr, Hémiptères de
la Finlande et de la Scandinavie. — WALLENGREN, Liste des Éphé-
mérides trouvés jusqu'ici dans la péninsule scandinave. — MÔLLER,
Contribution à la connaissance de la vie parasitaire dans les noix de
galle et autres formations de lespèce. — J. SAHLBERG, Remarques
synonymiques sur les Coléoptères du Nord boréal et arctique.
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Trichoptera of upper Clydesdale. — W. FowLer, Notes on new bri-
tish Coleoptera since 4871; with notices of doubtful species and of
others that require to be omitted from the british list. — J.-W. Dou-
GLas, Cimex or Acanthia. — W. BucrLer, Description of the larva of
Dicycla 00. — Notes diverses. — R.-H MEADE, Annotated list of
british Anthomyiidæ.
Feuille des Jeunes Naturalistes, n° 448. — G. D'ANTESSANTY, L'étude
des Hémiptères. — CH. LEBEUF, Faune entomologique du Chêne.
Linnean Society of London :
1° Journal, vol. XV. — N° 86: A.-D. MICHAEL, Observ. on the
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fication, 2 pl — N° 87 : J. LupBocx, Observ. on Ants, Bees and
Wasps, P. VIIL — N° 88. ©)
Vol. XVI. — N° 89 : E.-J. M1Ers, Revision of the Idoteidæ a family
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Bees and Wasps, P. IX; Ip., On the sense of color among some cf
the Lower Animals; R. MAC LAGHLAN, The Neuroptera of Madeira
and the Canary Islands. — N° 91. ©) — N° 92. ©) — N° 93. ©) —
N° 94 : R. Mac LACHLAN, On a marine Caddis-fly from New Zealands
(fig.); £. RAy LanKesser, Notes on some Habits of the Scorpions
Androctonus funestus Ehr. and Euscorpius ïitalicus Roes.; A.-G.
Burzer, On the Bulterflies collected by Lord Walsingham in Cali-
fornia.
2° Proceedings from Novembre 1875 to June 1880.
3° Transactions, Nol. Il, part LL (©) — Part IV : T. SPENCER
CoBB0LD, The parasites of Elephants, 2 pl — Part V. ©)
Naturaliste (Le), 5° année, n° 27. — MÉGnin, Une application de l’Ento-
mologie à la médecine légale.
Psyche, Vol. III, n° 400. — G. MACLOSKIE, Pneumatic functions of In-
sects. — B. PicKMAN Mann, Cluster-Flies. — In., Promoting Locust
ravages. — G. DIimmocKk, On an habit of Scolopendra morsitans.
Sitzungsberichte der kais. Akademie der Wissenschaften in Wien, 1881,
mai à décembre. — V. GLaus, Ueber die Gattungen Temvra und Te-
morella nebst den zugehorigen Arten, 4 pl n.
Société entomologique de Belgique, Gomptes rendus, série LEE, n° 27. —
Bulletin bibliographique, Tables de 1882.
Société Linnéenne du Nord de la France, Bulletin n° 4118. — CARPENTIER,
Gontrib. à la faune locale.
ANDRE (Epm.). Species des Hyménoptères d'Europe et d'Algérie, fasc. 46,
janvier 4883, 3 pl. *
ATKINSON (E.-T.). Notes on the Zoology of the N. W. P. India, 1882, fig.,
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Année 1883. 9
BERG (C.). Analecta lepidopterologica, 1882, 12 p. (An. Soc. cient. Ar-
gentina.) *
BRAUER (Prof. D' F.). Offenes Schreiben als Antwort auf Herrn Baron
Osten Sacken’s « Critical Review » meiner Arbeit über die Notha-
canthen, Wien, 1883, 11 p. *
FAIRMAIRE (L.). Descriptions de Coléoplères Hétéromères de l’île de Sa-
leyer, 6 p. (Notes of the Leyden Museum, vol. V, 1882.) *
RILEY (C.-V.). Entomology, general notes, fig., 7 p. (Amer. Nat., 1883.) *
Ouvrages acquis sur les fonds Pierret :
CroTGH (G.-R.). Check list of the Coleoptera of America, north of Mexico.
Salem, 1874, 136 p.
GorHAM (H.-Sr.). Endomycici recitali, a Catalogue of the Coleopterous
group Endomycici, with descr. of new sp. and notes. Édimbourg,
1873, 4 pL n., 60 p.
HAROLD (E. VON). Berichi über die von den Herren A. von Homeyer und
P. Pogge in Angola und im Lunda-Reiche gesammelten Coleopteren.
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KNocx (A.-W.). Neue Beyträge zur Insektenkunde, 41° Th., Leipsick, 1804.
9 pl., 208 p.
MorAWITZ (A.). Beitrag zur Käferfauna der Insel Jesso, 4° L, 84 p.
S'-Péterbourg, 1863. (Mém. Acad. imp. Sc. S'-Pétersb., t. VI, n° 3.)
PROVANCHER (L'abbé L.). Petite Faune entomologique du Canada, vol. 1,
Coléoptères, fig., 785 p., Québec, 1877.
REDTENBACHER (L.). Reise der ôsterreichischen Fregatte Novara. Coléo-
ptères, 5 pl.-n., 249 p., Vienne, 1867. k
SAHLBERG (C.-R.). Periculi entomographici Species insectorum nondum
descriptas proposituri fasciculus. 4 pl. col., 82 p., Abo, 1825.
40 Bulletin bibliographique.
SCHOENHERR (C.-J.). Curculionidum dispositio methodica, 338 p., Leip-
sick, 14823.
A. L.
Séance du 28 Février 1883.
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Harvard College, 1882. — Notes entom., Crustacés.
Atti della R. Accademia dei Lincei, 1883, 3° série, vol. VII, fasc. 3. ©)
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Comptes rendus hebdom. des séances de l’Académie des Sciences, 18385,
4er semestre, n° 7. (€) — N° 8. ©
Entomologist’s monthly Magazine (The), n° 226. — R. MEADE, Annotatea
List of British Anthomyiidæ. — R. Mac LACHLAN, Dilar japonicus,
n. Sp. — G.-H. VERRALL, Diptera in Arran. — G. CHAMPION, Further
tropical notes. — W. FowLer, Notes on new British Coleoptera since
1871. — Notes diverses.
Mémoires de l’Académie impériale des Sciences de S'-Pétersbourg, 1882,
VII: série, t. XXX, n° 11. C)
Mittheilungen der schiweizerischen entomologischen Gesellschaft, 1882,
vol. VIT, n°7. — H. FREyY, Zweiter Nachtrag zur Lepidopteren-Fauna
der Schweiz. — V. SCHULTHESS-RECHBERG, Eine excursion nach Ser-
bien. — E. FREY-GESSNER, FR. KOHL et D° KRIECHBAUMER, Die Typen
zu Jurine’s Werk. : Nouvelle méthode de classer les Hyménoptères et
les Diptères. — D STIERLIN, Bestimmungstabelle der in Europa und
dem Mittelmeerbecken vorkommenden Sphenophorus-Arten.
Naturaliste (Le), 5° année, n° 28. — Comptes rendus d’ouvrages entom.
Société Linnéenne du Nord de la France, Bulletin n° 419. — E. DELABY,
Contribution à la faune locale.
Année 1883. 14
KEFERSTEIN (D.-A.). Ueber die Tagschmetterlings-Gattungen Colias F.,
8 p. (Verh. k. k. zool. bot. Ges. Wien, 1882.) *
LABOULBÈNE (D' A.) et MÉGnIN (P.). Mémoire sur les Argas de Perse,
8 pl. noires, 26 p. (Journ. d’Anat, et de Phys., 1882.) *
A. L.
Séance du 44 Mars 1883.
Académie d’Hippone. Réunion du Bureau du 28 décembre 1882. (©)
* Bulletin de la Société académique franco-hispano-portugaise de Toulouse,
tome III (1882), n°‘ 2 et 3. C)
Bulletin d'éducation et d'instruction populaires des Basses-Pyrénées,
2° année, n° 7 et 8 (janv. et févr. 1883). (©)
Bulletin of the Museum of Comparative Zoology at Harvard College,
vol. X, n°° 2, 8 et 4 (août à décembre 1882). ©)
Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des Sciences,
tome XCVI, 1° semestre 1883, n°° 9 et 40 (26 février et 5 mars). (©)
Feuille des Jeunes Naturalistes, n° 149 (£® mars 1883). — D’ANTES-
SANTY, p. 60, L’étude des Hémiptères (suite). — Cu. LEBEUF, p. 66,
Faune entomologique du chêne (suite).
Naturalista siciliano (T1), 2° année, n° 6 (1° mars 1883). — E. RAGusA,
p. 136, Nota sulla Apocheima flabellaria Heeger, Herr.-Sch.—J. Waise,
p. 137, Scymnus (Nephus) Sannio, nov. sp.
Naturaliste (Le), 5° année, n° 29 (4° mars 1883). (©)
Revista de Sociedade de Instruccäo do Porto, 3° année, n°° 4 ei 2 (janv.
et févr. 1883). — MANOEL-PAULINO DE OLIVEIRA, p. 12, Catalogue
des Insectes du Portugal (suite). — In., p. 65, Suite du même travail.
12 Bulletin bibliographique.
ABBOTT (CHARLES-C.). Primitive industry. Vol. in-8°, 560 p., nombr.
fig., Salem (Mass.), 1881. (A special publication of the Peabody Aca-
demy of Science.) (©) *
BourGEo!s (J.). Monographie des Lycides de l’Ancien Monde. Broch. in-19,
120 p. (Extr. de Abeille, tome XX, Paris, 1882.) *
Ip. Lycides nouveaux ou peu connus du Musée civique de Gênes, 4° mé-
moire. Broch. gr. in-8°, 28 p. (Extr. Ann. del Museo civico di St.
nat. di Gen., vol. XVIII, 26 février 1883.) *
RILEY (C.-V.). Entomology : Mistaken Instinct in a Butterfly; Observa-
tions on the Fertilization of Yucca and on structural and anatomical
peculiarities in Pronuba and Prodoxus; Natural Sugaring ; Epilachna
corrupla as an injurious Insect; Spread of the Twelve-punctured
Asparagus Beetle ; Trogoderma tarsale as a Museum Pest; Hearing in
Insects. Broch. in-8°, 5 p. (Extr. Amer. Natur., février 1883.) *
Ip, Annual Report of the department of agriculture for the year 1881
(Report of the entomologist for the fiscal year ending june 30, 1882).
Broch. in-8°, 167 p., 20 pl, dont 4 col, Washington, 1882 (1). *
(4) Insectes dont l’histoire est présentée dans ce volume :
Goléoptèr es : P. 4928, Chalepus trachypygus Burm.; p. 1430, Lissorhop-
trus simpiex Say; p. 138, Sphenophorus robustus Horn : p. 471, Phyto-
nomus punctatus Fab.; D. 204, Cycloneda abdominalis Say ; D. 205,
C. sanguinea L.; id., Ghilocorus cacti L.; p. 206, Hippodamia ‘ambigua
Lec.
Lépidopières : P. 89, Leucania unipuncta Haw.; p. 133, Chilo orizæel-
lus, nov. sp.; p. 142. Pempelia lignosella Zeller; p. 145, “Heliothis armi-
gera Hübn.; p. 152, Aletia xylina Say; p. 167, Anomis erosa Hübn.;
1 179, Crambus vulgivagellus Clem.; p. 187, Nola sorghiella, nov. sp.
p. 189, Sphinx catalpæ Boisd.; p. 193, D. Hageni Grote.
Hémiptères : P. 406-127, Mytilaspis Gloweri Pack.; M. citricolla Pack. ;
Parlatoria Pergandii Comst.: p. 209, Carteria lacca (Kerr); p. 2114,
C. larreæ, nov. sp.; p. 242, C. mexicana, nov. Sp.; p. 213, Cerococcus
(nov. gen.) quercus, nov. sp.
Hyménoptières : P. 183, Isosoma tritici Riley.
Diptères : P. 195, Trypeta pomonella Walsh; p. 198, Drosophila am-
pelophila Lôw ; p. 204, D. amœæna Lôw ; p. 202, Sciara ocellaris O. S.
J. BOURGEOIS.
Année 1883. 13
Séance du 28 Mars 1883.
Atti della R. Accademia dei Lincei, anno CCLXXX (1882-1883), serie
terza, Transunti, vol. VII, fasc. 4. Roma, 1883. ©) *
Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des Sciences,
tome XCVI, 1° semestre, n° 14 et 12 (12 et 19 mars 1883).
Entomologische Zeitung, herausgegeben von dem entomologischen Ve-
rein zu Stetlin, 43° année. Stetlin, 1882, 1 vol. in-8°, 536 p., 2 pl. n. :
Janvier à mars. — ROSENHAUER, p. 3-32, Käferlarven. — STau-
DINGER, p. 35-78, Lepidoptera Central-Asiens (fin). — PLüTz, p. 87-
104, Die Hesperiden-Gattung Eudamus und ïihre Arten. — A. Horr-
MANN, p. 4014, Cidaria vittata. — Donrn, p. 102-110, Exotisches. —
GRONEN, p. 410-113, Südamerik. Honiegbienen.
Avril à juin. — ROSENHAUER, p. 129, Käferlarven. — HAGEN, p. 472,
Papilio Sinon oder Podalirius?. — NOLGKEN, p. 173, Lepidopterische
Notizen. — Von HuTTEN, p. 202, Nachtschmetterlinge am Saft gekô-
dert. — VACKERZAPP, p. 211, Cymatophora fluctuosa. — Trrcx, p.213,
Lepidopteren in Livland. — HAGEN, p. 217, Bernstein Psociden. —
Von RôDper, p. 244, Dipterologica. — Dour, p. 245, Exotisches. —
Eimer, p. 260, Wanderung von Libellen.
Juillet à septembre. — HAGEN, p. 265-300, Beiträge zur Monogra-
phie der Psociden. — ScHAuruss, p. 308, Siphomorpha africana. —
DoHRN, p. 311, Euphrasia modesta. — PLÔTz, p. 314-844, Die Hes-
periden-Gattung Eudamus und ïhre Arten. — LiCHTENSTEIN, p. 345,
Acanthococcus aceris d'. — CooK+HAGEN, p. 347, Die Honigameise,
— MEYER, p. 353, Verwerthung ôffenilicher Sammlungen, — Dozr\,
p. 363, Exotisches. — SPEYER, p. 375, Lepidopt. Bemerkungen, —
ALLARD, p. 388, Deux Blaps nouv. — BOOCH-ARKOSSY, p. 390, Rau-
pen-Präpariren. — BAILEY-KHEIx, p. 892, Haarbüschel der Catocala.
— STRUVE, p. 893-405, Drei Sommer in den Pyrenäen. — HAGEN,
p. 407, Parnassius Apollo.
Octobre à décembre. — SrRuve, p. 410-429, Drei Sommer in den
Pyrenäen (fin). — Fausr, p. 430-486, Russische Russelkäfer. —
PLüTz, p. 436-4156, Die Hesperiden-Gattung Eudamus und ihre Arten,
— Donrn, p. 457-470, Exotisches, — IDEM, p. 470-473, Mixta varia,
Enr] Bulletin bibliographique.
— Inem, p. 473, Euphrasia edit. altera. — TiscaBEin, p. 475-486,
Zusätze und Bemerkungen zu Ichneumon. — SHARP, p. 486-188,
Bemerkungen über Horn’s Carabidæ. — GUMPPENBERG, p. 489-491,
Lepidoptera des Mangfallgebiets. — MôscaLer, p. 492-508, Ueber
Rôssler’s Lepidoptera von Wiesbaden, — Rüber, p. 510, Synonymie
Chilenischer Dipteren. — STANGE, p. 511-516, Lepidopterologische
Beobachtungen. — NoLCKEN, p. 517-593, Nachtrag zu den Lepido-
pterologischen Notizen.
Naturaliste (Le), 5° année, n° 30 (15 mars 1883). — L. FAIRMAIRE,
p. 238, Diagnoses de Coléoptères de la Nouvelle-Bretagne. — A. PÉ-
CHENARD-FREROT, p. 239, Note sur le Phylloxera dans les environs
de Béziers.
Revue d’entomologie, publiée par la Société française d'Entomologie, tome II
(1883) :
N° 4. — D' G. DE HOoRVATH, p. 4, Révision du genre Eremocoris
Fieb. (sp. nov.), 4 pl. n. — D' A. Puron, p. 13, Trois Hémiptères
nouveaux. — Inem, p. 45, Supplément à la liste des Tenthrédides de
France.—P. BAUDUER, p. 17, Tableau synoptique des Agrilus de France.
— À. FAUVEL, Faune Gallo-Rhénane, Carabides (suite, p. 85-92).
N° 2. — E. ABEILLE DE PERRIN, p. 26, Nouveau supplément à
l’histoire des Malachides (sp. nov.). — A. FAUVEL, p. 37, Amblyo-
pinus et Myotyphlus. — P. MILLiÈRE, p. 40, Notes lépidoptérolo-
giques. — L. LETHIERRY, p. 483, Homopières de Provence (nov. sp.).
— D' A. PuTON, p. 45, Deux espèces nouvelles de Cicadides. —
P. 46, Liste des Coléoptères du mont Pilat (extr. de Mulsant). —
P. 47, Bibliographie. — P. 48, Nécrologie : Fr.-V. Mäklin. — A.
FAUVEL, Faune Gallo-Rhénane, Carabides (suite, p. 93-100).
N°3. — E. ABEILLE DE PERRIN, p. 49, Nouveau supplément à
l’histoire des Malachides (suite). — Inem, p. 57, Étude sur le genre
Polytesis Sol. de la famille des Buprestides. — D° G. STIERLIN, p. 60,
Tableaux dichotomiques des Sphenophorus et Tropiphorus d'Europe
et circa (traduit par F. Reiber). — D° G. DE HorvatH, p. 64, Sur les
migrations des Pucerons. — D’ A. PuTonw, p. 67, Entomologie horti-
cole. — E. BELLIER DE LA CHAVIGNERIE, p. 69, Chasses entomolo-
giques d'hiver. — A. FAUVEL, Faune Gallo-Rhénane, Carabides (suite,
p. 101-108).
Année 1883. 45
Science, an illustrated weekly Journal. Moses King, publisher, Cam-
bridge, Mass. (numéro specimen). (+)
Lucas (H.). Note sur quelques Arachnides recueillis en Bretagne, parti-
culièrement aux environs de Préfailles. Broch. in-8°, 42 p. (Extr.
Ann. Soc. ent. Fr., 1882.) *
J. B.
Séance du 11 Avril 1888.
Atti della R. Accademia dei Lincei, 280° année (1882-83), serie terza,
Transunti, vol. VIL, fasc. 5 et 6. ©
Bulletin d’'Insectologie agricole, Journal mensuel de la Société centrale
d’Apiculture et d’Insectologie, 8° année.
N° 2 (février 1883). — H. HAmeT, p. 17, Biographie de Swammer-
dam. — P. 49, Procès-verbal de la séance du 20 décembre 1889. —
P. 23, Les Papillons blancs et leurs ennemis (suite). — M. Grrarn,
p. 26, Ordre des Insectivores (suite), 2 fig. — P. 29, Abeilles soli-
taires (suite).
N° 3 (mars 1883). — M. GIRARD, p. 33, Ordre des Incectivores
(suite), 4 fig. — E. SAvarD, p. 39, Le Clyte à bandes arquées (Clytus
arcuatus L.). — P. 41, Procès-verbal de la séance du 17 janvier 1883.
— À. HUMBERT, p. 44, Insectes nuisibles aux choux. — P, 47, Abeilles
solitaires (suite).
Bulletin mensuel de la Société Linnéenne du Nord de la France, n° 120
(1° juin 1882). — R. Vion, p. 87, Les Fourmis à miel.
Chronique (La), gazette quotidienne publiée à Bruxelles, 46° année, n° 92
(5 avril 1883). — JEAN D’ARDENNE, Histoire naturelle : Causerie fami-
lière sur les Araignées belges. *
Comptes rendus des séances de la Société entomologique de Belgique,
série II, n° 30 (3 mars 1883). — DE BORMANS, p. xvirt, Un été
à Rouge-Cloître (Liste des captures entomologiques). — Mevee-
16 Bulletin bibliographique.
DarCIs, p. xxxix, dJulodis Frey-Gessneri (sp. nov.), de Turcomanie.
— R. OBErTHür, p. xL, Note sur une nouvelle espèce de la tribu des
Clivinides (Holoprizus Putzeysi R. Oberth.). — L. FAIRMAIRE, P. XLI,
Descriptions de Coléoptères recueillis par M. le baron Bonnaire en
Algérie (sp. nov.). — D° HEYLAERTS, p. xLVII, Bijugis Alpherakii (sp.
nov.) et Epichnopteryx flavescens, var. Kuldchaënsis (var. nov.), de
Kouldja. — VAN SEGVELT, DE BORRE, DIETZ, D' JACOBS, p. XLVIN,
Notes et captures diverses.
Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des Sciences,
tome XCVI, n° 13 (26 mars 1883). (©)
N° 44 (2 avril 4883). — Prix décernés pour 1882 : p. 917, Prix
Thore à M. Edm. André pour la Monographie des Tenthrédides (Mou-
ches à scie), 4'° partie d’un Species des Hyménoptères d'Europe et
d'Algérie; p. 926, Une mention de 4,500 fr. à M. P. Mégnin, pour
son ouvrage sur les Parasites et les maladies parasitaires chez l’homme,
les animaux domestiques et les animaux sauvages avec lesquels ils
peuvent être en contact.
Comité des travaux historiques et scientifiques au Ministère de l’Instruc-
tion publique. Rapport au Ministre et arrêtés. * — Envoyé par le
Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts.
Feuille des Jeunes Naturalistes, 13° année, n° 150 (1° avril 1883). —
D’ANTESSANTY, p. 75, L'étude des Hémiptères (suite et fin). — Com-
MUNICATIONS : Prix Dollfus.
Müttheilungen des naturwissenschaftlichen Vereines für Steiermark,
année 1882, 4 vol. in-8°, 282 p., cartes et pl, Graz, 1883. (©)
Naturalista siciliano (IL), 2° année, n° 7 (1°° avril 4883), 1 pl. n ©
Naturaliste (Le), 5° année, n° 81 (4° avril 1883). — M. GIRARD, p. 247,
Bibliographie : M. Edm. André, Species des Hyménopières d'Europe
et d'Algérie, 46° fascicule. *
Revue des Travaux scientifiques, publiée par le Ministère de l’Instruction
publique, tome IE, n° 44 (travaux publiés en 1881). — E. O., p. 896
et suiv., Analyse de plusieurs publications entomologiques parues en
18841.
Année 1883. 17
BERG (D' CARLOS). Doce Heterdmeros nuevos de la Fauna argentina.
Broch. in-8°, 43 p. (Extr. Anales de la Sociedad cientifica Argentina,
XV, février 1883, Buenos-Aires.) *
CHEVROLAT (A.). Essai monographique du genre Peridinetus de Schôün-
herr. Broch. iu-8°, 5 p. (Extr. Ann. Soc. entom. de Belg., t. XXVL) *
GIRARD (M.). Note sur des aberrations observées chez des Allaciens asia-
tiques élevés en Europe. Broch. in-8°, 5 p., 4 fig. (Extr. Bull. mens.
Soc. nation. d’Acclim., décembre 1882.) *
JAYNE (HORACE-F.). Revision of the Dermestidæ of the United States.
Broch. in-8°, 36 p., 4 pl. n. (Extr. Proc. Amer. Philos. Soc., XX,
112, 2 R., août 1882.) *
RILEY (C.-V.). Entomology : Instinct of the Seventeen-year Cicada (Cicada
septemdecim) ; Food-habits of Megilla maculata ; Clothes Moths obser-
ved in the United States; Lepidopterous Larvæ and Yellow Flowers ;
Note on Mutilla. Broch. in-8°, 5 p. (Extr. Amer. Nalur., mars 1885.) *
SAINT-LAGER (D'). Des origines des Sciences naturelles, suivies de remar-
ques sur la nomenclature zoologique. Broch. gr. in-8°, 134 p. (Extr.
Mém. Acad. Sc., Bell.-L. et Arts de Lyon, XXVI, cl. des Sciences.) *
SCUDDER (SAMUEL-H.). The Pine Moth of Nantucket (Retina frustrana).
Broch. in-8°, 22 p., 4 pl. col. (Publicat. of the Massachussets Sociely
for the Promotion of Agriculture, Boston, 1835.) *
J. B.
Séance du 25 Avril 1883.
Bulletin bi-mensuel de la Société Linnéenne de Lyon, 1° année (1882).
N° 4. ©) — N°2. CL. Rey, Quelques mots sur le Vesperus Xatarli.
N° 3. CL. Rey, Quelques exemples de Mimétisme chez certains Hémi-
ptères. — N° 4. Roüasr, Variétés où aberrations dans les Lépidoptères ;
CL. Rey, Descriplion de la larve de l’Anthicus floralis. — N° 5. Jac-
QuerT, Tachinus rufipenuis et Myrmedonia Haworthi; GL. REY, Mons-
truosités chez des Coléoptères et Hémiptères. — N° 6. CL. Rey, Larve
(188%) on 0
18
Bulletin bibliographique.
de la Lamprohiza Mulsanti; CarreT, Leiocnemis impressipennis, sp.
nov.?; LE MÈME, Chasses aux environs d’Aigues-Mortes. — N° 7. CL.
REY, Synonymies de quelques espèces du genre Stenus ; CARRET, Sur
le Velleius dilatatus. — N° 8. XamBeu, Larve et nymphe de l’Oberea
erythrocephala ; CL. Rey, Platyola fuscicornis ; LE MÊME, Pièges pour
la chasse des espèces hypogées. — N° 9. XAMBEU, Larve de la Gicin-
dela flexuosa ; CL. REY, Comparaison entre plusieurs larves de divers
genres d’Élatérides. — N° 10. L’ABBÉ V. MULSANT, Larve de l’Apa-
lochrus flavo-limbatus ; D' JAcQuET, Hyménoptères parasites du Cryp-
tocephalus janthinus (Hemiteles œstivalis, Peromachus hortensis). —
N° 41. CL. Rey, Envahissement des feuilles d’un tilleul par des Insectes
de divers ordres ; D' JAcQuET, Bradycellus Godarti, sp. nov., de la
faune lyonnaise. — N° 12. CL. REY, Énumération de ce qu’on peut
trouver dans un clos de 5 hectares (Gicindélètes-Carabiques). —
N° 13. LocarD, Compte rendu des travaux du dernier exercice.
Bulletin mensuel de la Société Linnéenne du Nord de la France, n° 121
(4° juillet 1882). R. Vion, p. 106, La mue du Homard. — N° 122
(1° août 1882). R. VIow, p. 118, Le sommeil des plantes el la ferti-
lisation directe.
Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des Sciences,
tome XCVI, 4° semestre, n° 15 (9 avril 1883). Amans, p. 1072, Sur
les organes du vol chez les Insectes. — N° 16 (16 avril 1883). ©
Chronique (La), gazette quotidienne publiée à Bruxelles, 16° année, n° 99.
— JEAN D'ARDENNE, Seconde causerie familière sur les Araïgnées. *
Entomologist’s monthly Magazine (The), n° 227 (avril 1883). — T. BA-
KER, p. 241, On the Species of European Crambi allied to C. pinellus
(suite). — W. BuckLer, p. 244, Description of the larva of Pamphila
linea. — EpW. SAUNDERS,'p. 246, À new British Species of Crabro
(C. Kollari Dahlb.). — Rev, W.-W. FOWLER, p. 247, Notes on new
British Coleoptera since 1871, with notices on doubtful species, and
of others that require to be omitted from the British list (suite). —
H.-T, STAINTON, p. 254, On two of the species of Gelechia which
frequent our salt-marshes. — D' H.-A. HAGEN, p. 254, Simulium
feeding upon chrysalids. — E. MEYRICK, p. 255, On some Australian
Phycidæ (sp. nov.). — Notes DIVERSES : P. 257, Entomological col-
Année 1883. 19
lecling during a voyage in the Pacific ; p. 260, Longevity in a beetle ;
p. 261, Coleoptera in 1882 in the Hastings district; idem, Specific
distinctness of Cucujus coccinatus and C. Grouvellei ; p. 262, Cucujus
Davidis Grouvelle — C. imperialis Lewis; idem, Rewiews : Ants
and their Ways, by Rev. W. Farren White; Fifth Annual Report of
the Dulwich College Science Society, 1882; Catalogue of British
Coleoptera ; Entomological Society of London (séances des 5 février et
7 mars 1883).
Naturaliste (Le), 15° année, n° 32 (15 avril 1883). — D" B., Bibliogra-
phie : Nouveaux souvenirs entomologiques. Études sur l'instinct et les
mœurs des Insectes par J.-H. Fabre. — La bouteille de chasse. *
BRAMSON (K.-L.), Die Hymenopiera mellifera der umgegend von Jekate-
rinoslaw, mit tabellen und graphischen Darstellungen. Broch. in-8°,
54 p., Moscou, 1879. *
Ip. Broch, in-8° (en russe) sur l’anatomie de quelques espèces d’In-
sectes, 178 p., 2 pl. n., Jekaterinoslaw, 1881. *
MAURICE (Cx.). Les Insectes fossiles, spécialement d’après les travaux de
Sir Samuel Scudder. Broch. in-8°, 31 p. (Extr. Annales de la Société
géologique du Nord, IX, 1882.) *
OgBErTHÜR (R.). Note sur une nouvelle espèce de Carabique de la tribu
des Clivinides appartenant au genre Holoprizus de Putzeys (H. Put-
zeysi). In-8°, 2 p. (Extr. Comptes rendus Soc. ent. Belg., 3 mars
1883.) *
RiLEY (C.-V.). Entomology : The food relations of the Carabidæ and
Coccinellidæ ; Relations of the Carabidæ and Coccinellidæ to Birds ;
Phylloxera Laws ; Fostering the study-of economic Entomology ; Vivi-
parity in a Moth; Damage to Silver Plate by Insects ; The hibernation
of Aletia xylina Say, in the U. S., a seltled fact ; Possible Food-plants
of the Cotton-Worm; Agrotis messoria Harr. et A. scandens Riley
(fig.); An internal Mite in Fowls; Prevalence of the Screw-Worm in
Central America ; Dried Leaves as food for Lepidopterous Larvæ ;
Lepidopterological Notes ; Obituary : G.-W. Belfrage ; F.-W. Mæklin.
Broch. in-8°, 8 p. (Extr. Amer. Natur., 4883.) *
20 Bulletin bibliographique.
SAINT-LAGER (D'). Quel est l'inventeur de la nomenclature binaire? —
Remarques historiques. — Broch. gr. in-8°, 16 p., Paris, J.-B. Bail-
lère, 1833. *
Scupper (SAM.-H.). Older fossil Insects west of the Mississipi. In-8°, 3 p.
(Extr. Proceed. of the Boston Soc. of Natur. History, XXII, 3 mai
1882.) *
In. Scolopendrella, sp. nov. (fig.); Polyxenus fascicularia Say (fg.).
In-8°, 4 p. (Extr. Proceed. of the Boston Soc. of Natur. History, XXII,
24 mai 1882.) *
J. D:
Séance du 9 Mai 18853.
Anales de la Sociedad española de Historia natural, tome XIT, 1°° fasc.,
Madrid, avril 1883. — José GocorzA, p. 59, Una excursion zool6gica
por Valencia. — Guni Y MARTORELL, p. 83, Resultado de una explo-
racion entomolôgica y botänica por el término de la garriga (Cataluña).
— PROCÈS-VERBAUX : MARTINEZ Y SAEZ, p. 18, Coleopteros reunido
por el S' Laguna y el S° Avila.
Atti della R. Accademia dei Lincei, 280° année (1882-83), serie lerza,
Transunti, vol. VIL, fasc. 7 et 8. Rome, 1883. (+)
Bulletin de la Société d'Histoire naturelle de Colmar, 22° et 23° années
(1881-1882). — FerrTiG, p. 33, Catalogue des Lépidoptères d'Alsace,
de Henri de Peyerimhoff (2° partie, Microlépidoptères), 2° édition,
revue et coordonnée. — F, REIBER, p. 215, Note sur la zoologie de
la cathédrale de Strasbourg. — LE MÈME, p. 251, Lépidopières pris
à Strasbourg contre les globes de l’éclairage électrique. — D’ A. Pu-
TON, p. 253, Hémiptères nouveaux ou rares pour lAlsace et les
Vosges.
Comptes rendus des séances de la Société entomologique de Belgique,
serie I, n° 84 (7 avril 1883. — P. MABILLE, p. Li, Description
d’Hesperies (sp. nov.). — DiETz, p. LxxVII, Notiophilus punctulatus
et N. substrialus. — PREUDHOMME DE BORRE, P. LXXxI, Observations
Année 1883. 21
sur la note précédente, — CH. DONCKER DE DONCEËL, P. LXXXII,
Corrections et additions au Catalogue des Lépidoptères de Belgique.
— MÉGNIN, p. LxxxI11, Une application de l’entomologie à la médecine
légale (Extr. Annales de Biologie, 3 mars 1883). — COMMUNICATIONS,
p. Lxxxvi : Rhyssa persuasoria à Bruxelles ; Dromius notatus à Blan-
kenberghe,
Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des Sciences,
tome XCVI, 1° semestre 1883, n°° 17 et 18 (23 et 30 avril). ©)
Feuille des Jeunes Naturalistes, 18° année, n° 151 (1° mai 1883). —
CH. LEBOEUF, p. 89, Faune entomologique du chêne (fin). — Commu-
NICATIONS : p. 91, Lépidoptères des environs de Morlaix; id., Ghe-
nilles processionnaires.
Naturaliste (Le), 5e année, n° 33 (1* mai 1883). — Bibliographie :
A. FinorT, p. 263, Ortotteri agrari par A. Targioni-Tozzetli. *
Proceedings of the Natural History Society of Glascow, vol. V, partI
(1880-81), Glascow, 1882. — ROBERT-J. BENNET, p. 13, Some Apia-
rian Notes for 1880. — P. CAMERON, p. 29, On a collection of Hyme-
noptera from the Sandwich Islands.
Revista da Sociedade de Instruccäo do Porto, 3° année, n° 3 (mars 1883).
— M.-PAULINO DE OLIVEIRA, p. 129, Catalogue des Insectes du Por-
tugal (suite).
Revue des Travaux scientifiques, publiée par le Ministère de l’Instruction
publique, tome ILL, n° 4 (Travaux publiés en 1882). — E. O., p. 17,
Analyse de mémoires entomologiques publiés en 1882.
Science, journal hebdomadaire publié à Cambridge, Mass., par Moses
King, vol. I, n° 40 (13 avril 1883). *
Sitzungsberichte der Kaïserlichen Akademie der Wissenschaften in Wien
(Mathematisch-Naturwissenschaftliche Classe), vol. LXXXV, Heît. [,
Il, I. ©)
Heft. [V. — F. BRAUER, p. 218, Ueber das Segment mediaire La-
treille’s (3 pl. n.).
22 Bulletin bibliographique.
BRONGNIART (CH.). Sur un nouvel insecte fossile des terrains carbonifères
de Commentry (Allier), et sur la faune entomologique du terrain
houiller. Broch. gr. in-8°, 40 p., 4 pl. n. (Extr. Bull. Soc. géol. de
France, 3° série, tome XI, 1883.) *
FAIRMAIRE (L.), VAN LANSBERGE et BOURGEOIS (J.). Coléoptères recueillis
par M. G. Révoil chez les Çomalis. Broch. in-8°, 104 p., 4 pl. col.
Paris, juin 1882. — Offert par M. L. Fairmaire. *
GLEISBERG (D' P.). Kritische Darlegung der Urgeschichte des Menschen
nach Carl Vogt. Dresde, 1868. €) — Don de M. le D" Schaufuss. *
HALL (JAMES). Natural History of New-York : Paleontology, vol. V, part IL
(Gasteropoda, Pteropoda, Gephalopoda). 2 vol. in-4° reliés, dont un
vol. de texte, xv-492 p., et un vol. de 443 pl. n. Albany, 1879. ©) —
Envoyé par la Smithsonian Institution. *
LECONTE (J.-L.) et Horn (G.-H.). Classification of the Coleoptera of North
America. 4 vol. in-8°, xxxviri-567 p., fig. et tabl. synopt, Washing-
ton, 1883. (Publication de la Smithsonian Institution.) *
J. B.
Séance du 23 Mai 1883.
Bulletin de la Société des Sciences physiques et naturelles de Toulouse,
tome V, anhées 1879-1880, 1"° livr. (©)
Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des Sciences,
tome XCVI, 1° semestre 1883, n° 19 (7 mai). (©)
N° 20 (44 mai). — P. MÉGNIN, p. 1433, De l'application de l’ento-
mologie à la médecine légale.
Naturalista Siciliano (1L), 2° année, n° 8 (1° mai 1883). — E. RAGUSA,
p. 469, Catalogo ragionato dei Coleotteri di Sicilia (commencement).
— Mina” PALUMBO, p. 175, Cattura di una Calosoma (C. sericeum
Fabr.).
Naturaliste (Le), 5° année, n° 34 (15 mai 1883). — CH. BRONGNIART,
p. 266, Aperçu sur les insectes fossiles en général et observations
: Année 1883. 93
sur quelques insectes des terrains houillers de Commentry (Commu-
nication faite le 29 mars 1883 au Congrès des Sociétés savantes à la
Sorbonne.) *
Psyche, a journal of entomology, published by the Cambridge entomo-
logical Club, vol. IV, n°* 405-106 (janvier-février 1883). — G. Dim-
. MOCK, p. 3, The Scales of Coleoptera (fig.). — Picxman Man et
G. Dimmocx, p. 13, Introduction to the fourth Volume. — P. 13,
Proceedings of Societies : Cambridge entomological Club. — P. 45,
Bibliographical Record. — P, 19, Entomological items; Sociely Mee-
tings.
DÉCIRY AINÉ. La Ruche de Cœuvres, petit traité populaire d’Apiculture
pratique pour la conduite des ruches et particulièrement des ruches
à cadres mobiles, précédé d’une notice théorique sur la nature et la
fonction de l’Abeïlle, par Paul Tassin, 2° édition. 1 vol. in-12, 130 p.,
28 fis., Cœuvres (chez l’auteur). *
RILEY (C.-V.). Reports of experiments chiefly with Kerosene upon the
Insecis injuriously affecting the Orange tree and the Cotton Plant
made unter the direction of the entomologist (Publicat. du départe-
ment de l’Agriculture, Bulletin n° 14, Washington, 1883). 1 broch.
in-8°, 62 p. — Offert par M. C.-V. Riley. *
Ip. Report of observations on the Rocky Mountain Locust and the
Chinch Bug together with Extracts from the correspondence of the
division on micellaneous insects (Publicat. du département de l’Agri-
culture, Bulletin n° 2, Washington, 1883). 1 broch. in-8°, 36 p. —
Offert par le même. *
Ip. Entomology : Railroad Cars as a means of disseminating Moths ;
Insects as Food for Man; Number of Molts and Length of Larval Life
as influenced by Food; Ovipositing of Diplax rubicundula; A small
Belostoma captures a Fish; Mosquitos vs. Malaria; Entomological
Notes. Broch. in-8°, 5 p. (Extr. Americ. Natur., vol. XVII, n° V.) *
d. B.
24
Bulletin bibliographique.
Séance du 13 Juin 1SS3.
Annales de la Société entomologique de France, 6° série, tome IT, 1882,
4° trimestre, planches 11, 12, 13, 14 et 15, et pl. 1 (Rhynchophora,
Faune Bedel). — Deux exemplaires pour la bibliothèque.
Mémoires, p. 401-584. — Bulletin des séances, p. CLXI-CXCIL —
Bulletin bibliographique, Liste des Membres et Tables, p. 49-124.
L. BEDEL, Faune des Coléoptères du bassin de la Seine, 2° vol. :
Rhynchophora (planche I), familles des Nemonychidae et Gurculio-
nidae, p. 17 à 32.
L'année 1882 complète comprend 58 feuilles 3/4 (940 pages) et
16 planches, dont 3 coloriées, qui se répartissent ainsi : 4° partie,
86 feuilles 1/2 (584 p.); 2° partie, 12 feuilles (192 p.); 9° partie,
8 feuilles 4/4 (132 p.); Faune des Coiévptères du bassin de la Seine,
2 feuilles (32 p.) et une planche.
Atii della R. Accademia dei Lincei, 1883, fasc. 9 et 10. (©)
Berliner Entomologische Zeitschrift, 1883. — D' L. SORHAGEN, Beiträge
zur Auffindung und Bestimmung der Raupen der Microlepidopteren.
— C. FRoMHOLZ, Ueber die Lebensweise und Entwickelung der Ana-
pha Panda Bdv. und einer neuen Phycidæ. — J. KozBe, Neue Coleo-
ptera von Westafrika. — E. TAsCHENBERG, Die Gattungen der Bienen
(Anthophila). — GC. BERG, Die Gattung Tolype Hb., ihre Synonyme
und Arten. — G. QUEDENFELDT, Verzeichniss der von Stabsarzt
D' Falkenstein in Chinchoxo (Westafrika, nordôsilich der Congo-
müdimgen) gesammelten Longicornen des Berliner Kônigl. Museums.
— Ip., Beschreibung von vier afrikanischen Longicornen. — J.
Scamipr, Aufzählung der vom Major von Mechow im Quango-Gebiet
aufsefundenen Histeriden. — M. QUEDENFELDT, Beiträge zur Kenn-
tniss der Staphylinen-Fauna von Süd-Spanien, Portugal und Marokko.
— Tax. Kirscu, Drusilla pleiops, n. sp. — R. MÜLzLENHOrF, Ueber die
Entstehung der Bienenzellen. — S. WILLINSTON, Ueber Mallota cim-
biformis Fall. — J. Roz8e, Neuere Literatur. — G. QUEDENFELDT,
Naturg. des Ins. Deutschlands, begonnen von Erichson, etc., Goleopt.
B. III, 2 Abt., 1 lief., bearbeitet von E. Reitter. — 2 pl. n.
Année 1883. 25
Bulletin d’Insectologie agricole, 1883, n° 4 et 5, — Diverses notes d’en-
tomologie appliquée.
Bulletin de la Société des Sciences historiques et naturelles de l'Yonne,
1882. ()
Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des Sciences,
4e semestre de 1883, n° 21, 22 et 23. (©)
Feuille des Jeunes Naturalistes, n° 152. — MicHARD, Excursions ento-
mologiques dans le massif de la Grande-Charitreuse. — CoMMuNI-
CATIONS,
Naturalista Siciliano (IL), 1883, n° 9. — E. RAGuSA, Catalogo ragionato
dei Goleotteri di Sicilia.
Naturaliste (Le), 1883, n° 35. ©) *
Revue mensuelle d’Entomologie pure et ‘appliquée, vol. I, n° 1.—L. SCHAU-
Fuss, Entomologische Notizen. — W. DOKHTOUROFF, Malériaux pour
servir à l'étude des Cicindélides. — B. IAKowLEFF, Neue Rhynchoten
der russischen Fauna. — S. ALPHERAKY, Notes lépidoptérologiques.
— E. Koeënic, Abraxes grossulariata. — J. PORTCHINSKY, Insectes
nuisibles à l’agriculiure de la Russie,
Science, n° 13. ©)
Verhandlungen der k. k. zool.-botan. Gesellschaft in Wien, 1881. —
Fr. Lôw, Mittheilungen über Phytoptocecydien (pl. 111). —E. REITTER,
Bestimmungs-Tabellen der europäischen Coleopteren : IV. Cistelidæ,
Georyssidæ, Thorictidæ (pl. 11); V. Paussidæ, Clavigeridæ, Pselaphidæ
et Scydmenidæ (pl. x1x). — L. GANGLBAUER, Bestimmungs-Tabellen
der europäischen Coleopteren : OEdemeridæ, Gerambycidæ (pl. xx11).
— Fr. Lôw, Beilräge zur Biologie und Synonymie der Psylloden. —
J. Mix, Diptera (Expéd. de la Vénus aux îles Auckland), pl. xx. —
H. ReINHARD, Beiträge zur Gräber-Fauna. — O. REUTER, Heegeria,
n. g. (pl. xIV). — BRUNNER VON WATTENWYL, Ueber die authocthone
Orthopteren-Fauna Oesterreichs. — Fr. Lôw, Beschreibung von zehn
neuen Psylloden-Arten (pl. xv). — E. KEYsERLING, Neue Spinnen
aus Amerika, LIL (pl. x1). — J. Mix, Dipterologische Mittheilungen,
IL et LIL (pl. xvi). — E. ReiTTer, Zur Pselaphiden und Scydmeniden
Syriens. — C.-R. OsTEN-SACKEN, Verzeichniss der entom. Schriften
26 Bulletin bibliographique.
Cam. Rondani’s (nachtrag zu Hagen). — J. Mix, Einige Worle über
P,-Gabriel Strobs « Dipterologische Funde um Seitenstetten ». —
B. Môscuer, Beiträge zur Schmetterlings-Fauna von Surinam, IV
(pl. xvur et XVIII). — A. ROGENHOFER et D° DELLA ToRRE, Die Hy-
menopteren in I.-A. Scopolis Entomologica Carniolica und& auf den
dazugehärigen Tafeln. — D' Scaauruss, Zoologische Ergebnisse von
Excursionen auf den Balearen (pl. xxt). — D' L, Kocx, Die Arachni-
den und Myriapoden der Balearen (pl. xx et xx1).
Verhandlungen der K. Leopold. Garol. Deutschen Akad. der Naturforscher,
1881. — DEew1Tz, Afrikanische Nachtschmetterlinge (2 pl. col.).
1882. ©
Verslag van de Zestiende Wintervergadering der Nederlandsche entomo-
logische Vereeniging, gehouden te Leiden op 14 Januairj 1883 (Extr.
tome XXVI du Tijdsch. voor Entomologie). — EVERTS, P. CXLIV,
Tableau du genre Hydrobius. — HEYLAERTS FILS, p. CXLIX, Les Ma-
crolépidoptères de Bréda et de ses environs (Liste supplémentaire
n° 8, captures de 1877 à 1882).
BERG (D' C.). Miscellanea Lepidopterologica (An. Soc. Cieni. Arg.,
1883.) *
BRUNNER DE WATTENWYL (CH.). Nouveau système des Blattaires. Vienne,
1865, 13 pl *
Carus. Zoologischer Jahresbericht, 41'° partie. Leipzig, 1879, 1880 el
1881. *
CxAuporr (Max. DE). Monographie des Oodides, parties 4" et 2°. (Ann.
Soc. ent. Fr., 1882.) — Offert par M. A. Sallé. *
GADEAU DE KERVILLE (H.). Analyse d’un mémoire de M. A. Conil inti-
tulé : Études sur l’Acridium paranense Burm., ses variétés et plusieurs
insectes qui le détruisent. Rouen, 1883. *
Ip. Compte rendu annuel de la Société des Amis des Sciences naturelles
de Rouen pour 1882. *
Ip. Extrait des procès-verbaux du Comité d’Entomologie, 2° semestre
1882. (Soc. Amis Sc. nat. de Rouen.) *
API:
——
Année 1883. 27
Séance du 27 Juin 1383.
Bulletin de la Société académique franco-hispano-portugaise de Toulouse,
tome III, 1882, n° 4. () — Avec les tables des matières contenues
dans les tomes IL et III.
Bulletin de la Société d’étude des Sciences naturelles de Nîmes, 10° année,
n° 8 à 12 (août à décembre 1882), et 11° année, n° 4 à 3 (janvier à
mars 1883). () — Avec la table des matières de la 10° année.
Bulletin of the Museum of Comparative Zoology at Harvard ae
vol. X, n° 5 et 6, Cambridge, 1883. ()
Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des Sciences,
tome XCVI (1° semesire 1883), n° 24 (11 juin 1883). — PaLLas,
p. 1709, Sur l'utilisation pour la culture de la vigne des terrains
sablonneux des Landes et de la Gironde.
N° 25 (18 juin 1883). — C.-E. DELLA ToRRE, p. 1806, Nouvelle
méthode de coloration du pigment de l’œil des Arthropodes.
Tables des Comptes rendus des séances pendant le 2° trimestre
1882 (tome XCV).
Entomologist’s monthly Magazine (The), vol. XX, n° 229 (juin 1883). —
H.-T. STAINTON, p. 1, Philipp Gàrisloph Zeller,. — R.-H. MEADE,
p. 9, Annotated List of British Anthomyiidæ (suite). — ArTHUR-G.
BUTLER, p. 14, Reply to Mr. Meyrich’s observations on the Synonymy
of certain Micro-Lepidoptera — Notes Diverses : p. 15, Influence
of colour on Insects; p. 16, Notes ,on British Ants; p. 17, On the
habits of the larva of Eupæcilia rupicola; id., On the hibernation as
full-fed larvæ of some species of Nepticula; p. 18, The young larvæ
of Coleophora lixella; id., Coleoptera from the vicinity of Ant’s nests,
Chobham; p. 19, Recents captures of Coleoptera and Hemiptera in
the Birmingham district ; id., À new British Trichopteron (Mesophylax
aspersus Ramb., var.). — BIBLIOGRAPHIE : p. 20, Rovaräszati Lapok ;
p. 21, Catalogue of British Coleoplera, by David Sharp, 2° éd. —
NÉCROLOGIE : p. 21, William Alexander Forbes. — P. 22, Procès-
verbaux des séances des 4 avril et 2 mai 1885 de la Société entomo-
logique de Londres. — D. SHARP, p. 23, Some new Species and Genera
of Coleoptera from New Zealand (commencement).
28 Bulletin bibliographique.
Mémoires de la Société Linnéenne du Nord de la France, année 1883. —
D' GOBERT, p. 55, Révision des espèces françaises de la famille des
Tabanidæ (sp. nov.). — D° REGIMBART, p. 107, Les Gyrinides d'Eu-
rope (tabl. dichot.). — DEcAUX, p. 201, La Faune de Cayeux-sur-Mer.
Naturaliste (Le), 5° année, n° 36 (15 juin 1883). — P. CHRÉTIEN, p. 286,
Une Géomètre (commencement). — P. 287, Nécrologie : D' W.-C.-H.
Peters. *
Revue des Travaux scientifiques, publiée par le Ministère de l’Instruction
publique, tome Il, n° 42, avec la table des matières du tome IL —
Tome III, n° 2 ©
BRUN (A.-E.). Tineidæ infesting Apple Trees at Ithaca. Broch, in-8°,
44 p., 2 pl n. (Extr. Second Report of the Cornell University Expe-
riment Station, Ithaca, N. Y., 1883.) *
ComsTock (H.). Monograph of the sub-family Diaspinæ of the family
Coccidæ and a list, with notes, of the others species of Scale Insects
found in North-America. Broch. in-8°, 96 p., fig, 4 pl n. (Extr.
Second Report of the Cornell University Experiment Stauon, Ithaca,
N. Y., 1883.) *
Count Y MARTORELL (DON MIGuEL). Resultado de una exploracion ento-
molôgica y botänica por el término de la Garriga (Cataluña). Broch.
in-8°, 19 p. (Extr. Anal. de la Soc. Esp. de Hist. Nat., tome XII,
1883.) *
LAMBERT (Ep.). Traité pratique de Botanique. Propriélés des plantes :
leur utilité et leur emploi dans la médecine, la pharmacie, les arts
industriels, l’économie domestique, etc., etc. Vol. petil in-8°, 500 p.,
nombr. fig., Paris, chez Firmin Didot et C°, 1883. €) *
RILEY (C.-V.). Entomology : The new Classification of the Coleoptera of
North-America ; A pretty and unique Gall-making Tortricid (Grapho-
litha ninana, nov. sp., fig.); Simulium feeding on other Insects ; Lon-
gevity in a Beetle; Synopsis of the N. A. Heliothinæ; Stylopised
Andrenæ; Death of Professor Zeller; Fig Caprificators; The Chigoe
in Africa ; Cocoon of Telea Polyphemus ; The sucking organs of Bees,
Bugs and Flies; The Pine Moth of Nantucket; Entomological Notes.
Broch. in-8°, 7 p., fig. (Extr. Amer. Natur., XVII, juin 1883.) *
J. B.
Année 1883. 29
Séance du 11 Juillet 1883.
Annales de la Société entomologique de Belgique, tome XXVI, Bruxelles,
1882. — A. PREUDHOMME DE BORRE, p. 1, Notice nécrologique sur
J. Putzeys. — CH. DONCKIER DE DONCEEL, p. 5, Catalogue des Lépi-
doptères de Belgique. — A. LAMEERE, p. 1, Liste des Cérambycides
décrits postérieurement au Catalogue de Münich. — A. CHEVROLAT,
p. 79, Essai monographique du genre Peridinetus de Schünherr. —
H. JEKEL, p. 84, Note sur le travail de M. Chevrolat concernant les
Peridinetus. — D° CÉSAR CHICOTE, p. 87, Notice sur quelques Hémi-
ptères de la Grèce. — Catalogue de la Bibliothèque.
Annales de la Société Linnéenne de Lyon, tome XXIX, année 1889 (nou-
velle série). — CL. REY, Histoire naturelle des Coléoptères de France,
tribu des Brévipennes, famille des Tachyporiens, rameau des Bolito-
biates (genres Bryocharis, Megacronus, Bolitobius, Bryoporus, Myce-
toporus, Ischnosoma) et famille des Trichophyens (genre Trichophya),
avec 4 pl. — LE MÊME, Quelques mots sur le Vesperus Xatarti;
Larves d’Anthicus floralis et de Lamprorhiza Mulsanti ; Notes synony-
miques sur plusieurs espèces du genre Slenus ; Note sur la Platyola
fusicornis ; Notes synonymiques sur quelques espèces du genre Micro-
peplus et description d’une nouvelle espèce (M. obsoletus, des Haules-
Pyrénées); Note sur le Stethoconus mamillosus. — XamBEu, Notice
sur le Melanophila cyanea ei le Clerus rufipes (métamorphoses) ;
Descriptions de la larve et de la nymphe de la Cicindela flexuosa ;
Note sur les larves du genre Oberea et description de celle de l’O. ery-
throcephalus. — PIERRE MILLIÈRE, Lépidoptérologie, 8° fascicule
(27 espèces, insectes parfaits, chenilles, etc.; sp. nov. : Orthosia
Rhadama, Argyresthia Walsinghamella, Orobena submundalis, Pem-
pelia italo-gallicella, Gelechia fulminella, Eupithecia Latoniata, Apamea
Chloris, Oxyptilus lantoscanus, Aciptilia Apollina, Polia dubia, var.
Typhonia). — GEORGES Rouasr, Catalogue des chenilles européennes
connues. — A. GODART, Description d’une nouvelle espèce de Der-
mestide (Dermestes Favarcqui) originaire de la Ghine.
Bulletin de la Société d’étude des Sciences naturelles de Nimes, 11° année,
n° 4 et 5 (avril et mai 1885). — LADOR, Acherontia Atropos (mœurs,
etc.), avec 4 pl.
30 Bulletin bibliographique.
Bulletin d’Insectologie agricole, Journal mensuel de la Société centrale
d’Apiculture et d’Insectologie, 8° année, 1883, n° 6. — SavarD, Ré-
duve masqué. — GARNESSON, La Mouche de la Betterave; Le Tigre
du Poirier. — LesuEur, La lutte contre les Insectes. — KüNckEL
D'HERCULAIS, Abeilles solitaires (suite).
Comptes rendus des séances de la Sociëte entomologique de Belgique,
série III, n° 33 (2 juin 1883). — CAPRONNIER, p. xCVIII, Hylophila
prasinana, var. d Millieri Capr. — M.-J. BELON, p. xcix, Note sur le
sous-genre Coninomus et description d’une espèce nouvelle (GC. dro-
medarius), — LAMEERE, p. iv, Addenda et corrigenda à la liste des
Cérambycides décrits postérieurement au Catalogue de Münich.
Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des Sciences
de l’Institut de France, 1° semestre 1883 (Llome XCVI), n° 26, et
2° semestre 1883 (tome XCVIL), n° 4 (€)
Feuille des Jeunes Naturalistes, 13° année, n° 453 (1° juillet 1883). —
THoziN, Tableaux synoptiques des espèces françaises des Latridiens,
division des Mérophysaires. — BELLIER DE LA CHAVIGNERIE, Antho-
charis Belemia prise à Morlaix. — VALLÉE, L’Argyronète.
Mittheilungen der Schweizerischen entomologischen Gesellschaft, vol. VI,
Hefte 8 et 9, Schaffouse, 1883. — D' G. STiERLIN, p. 403, Bestim-
mungstabellen europäischen Coleopteren. IX. Curculionidæ (commen-
cement, jusqu’au G. Melacinops inclusivement).
Naturalista Siciliano (Il), giornale di Scienze naturali, anno IT, n° 40,
4 Luglio 1883. — Epm. ANDRÉ, de Beaune, Descriptions de quelques
espèces nouvelles d’Odynères de la Sicile (Odynerus lobatus, sulcatus,
trinacriæ, insularis, depressus, Destefanii).
Naturaliste (Le), publié par M. Ém. Deyrolle, 5° année, n° 37 (1* juillet
1883). — P. CHRÉTIEN, Une Géomètre (fin). *
Revue des travaux scientifiques, publiée par le Ministère de l’Instruction
publique, tome III, 1882, n° 3. — E. O., Indication de quelques
travaux entomologiques.
Scientific Proceedings (The) of the Royal Dublin Society, vol. II (new
series), part V, August 1882. C)
Année 1883. 4
Scientific Transactions (The) of the Royal Dublin Society, séries IL, vol. I,
janvier à novembre 1882, n°° xv à x1x. Broch. gr. in-4°. ©
Series IT, vol. IT, 1880-1882. Un fort volume gr. in-4° de près de
1000 pages. — SHARP, On aquatic Carnivorous Coleoptera or Dytis-
cidæ, 914 pages et 12 pl., représentant 295 Hydrocanthares.
ABEILLE DE PERRIN (ELZÉAR). Contributions à la faune coléoptérologique
de la Méditerranée. Broch. in-8°, 34 p. (Extr. Bull. Soc. Hist. nat. de
Toulouse, décembre 1880.) *
Ie. Contribution à la faune coléoptérologique d’Europe et des pays
voisins. Broch. in-8°, 32 p. (Extr. Ann. Soc. ent. Fr., 1880.) *
Ipem. Description de deux espèces nouvelles de Coléoptères du bassin
circumméditerranéens et quelques observations sur divers Malachiaires,
suivies de la description d’Anophthalmus nouveaux. Broch. in-8,
(Extr. Ann. Soc. ent. Fr., 1369.) *
Inem. Essai de classification des espèces françaises du genre Fænus F,
Broch. in-8°, 24 p. (Extr. Bull. Soc. Hist. nat. de Toulouse, 1879.) *
IDEM. Essai monographique sur les Gisides européens et circaméditer-
ranéens. Broch. in-8°, 100 p., Marseille, 1874. *
IpemM. Malachides nouveaux d’Algérie., Broch. in-8°, 4 p. (Extr. Revue
d’Entomologie, août 1882.) *
IDEM. Nouveau Supplément à l’histoire des Malachides. Broch. in-8°,
24 p. (Extr. Revue d'Entomologie, 1883.) *
Inem. Nouveaux Coléopières français. Broch. in-8°, 8 p. (Extr. Ann. Soc.
ent. Fr., 1869.) *
Inem. Nouveaux Coléoptères français. Broch. in-8°, 12 p. (Extr. Ann.
Soc. ent. Fr., 1869.) *
Ipem. Supplément à la Monographie des Malachides d'Europe et des
pays voisins. Broch. gr. in-8°, 19 p. (Extr. Il Naturalista Siciliano, I.) *
Inem. Synopsis des Dryophilus du bassin de la Méditerranée. Broch.
in-8°, 10 p. (Extr. Ann. Soc. ent. Fr., 1875.) *
Ineu. Une battue aux Chrysides. Broch. gr. in-8°, 7 p. (Exlr. Feuille
des Jeunes Naturalistes, 1876.) *
92 Bulletin bibliographique.
GIRARD (MAURICE). Le Phylloxera, 4° édition. Broch. in-12, 127 p.,
4 carte, nombr. fig. Paris, Hachette et C°. 1883. *
PREUDHOMME DE BORRE (ALFRED). Matériaux pour la faune entomologique
de la province du Luxembourg belge : Goléoptères, 2° centurie. *
J. BOURGEOI!S el E. DESMAREST.
Séance du 25 Juillet 18S3.
Akademija umiejetnoscie W. Krakowie. Sprawozdanie Komisyi Fizyjo-
graficznéj, Tom szesnasty 1882. — Lomnicri, Pluskwy roznoskrzdle
(Hemiptera-Heteroptera) znane dolychezas z Galicyi, p. (37) à (55). —
D' A. WierZeJsKkI, Materijaly do fauny jezior tatrzanskirch (Crustacea,
Arachnoiïdea, Insecta [Thysanura, Hemiptera, Goleoptera]), p. 215 à
239, avec 2 planches lithogr. représentant des Crustacés (Daphnia,
Macrothrix, Streblocerus, Acroperus et Diaptomus). — LOMNICKi,
Sprawozdanie z wycieczki entomologicznej w gory Stryjskie podjete)
w. r. 1880 (Orthoptera, Coleoptera), p. 240 à 254.
Atti della R. Accademia dei Lincei, anno CCLXXX (1882-1883), serie
terza, Transunti, vol. VII, fase. 11 et 12. Roma, Maggio 1883. €) *
Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des Sciences
de l'Institut de France, tome XCVII, 2° semestre 1883, n° 2. ©)
N° 3. — J. LICHTENSTEIN, Les migralions des Pucerons confirmées.
Évolution biologique complète du Puceron de l’Ormeau (Tetraneura
ulmi), p. 197. ï
Naturaliste (Le), publié par M. Ém. Deyrolle, 5° année, n° 38 (45 juillet
1883). — FRANCIS HUTINGTON Snow, Habitudes anthropologiques de
la Lucilia macellaria Fabr.; le « Screw-worm » (Vers-vis). Extrait du
Psyche, vol. IV, n°° 107-108, p. 27, mars et avril 1883 (Traduc-
tion). *
Revista da Sociedade de Instruccäo do Porto, 3° année, n° 45 (avril-mai
1883). — D' MANOEL-PAULINO DE OLIVEIRA, Catalogue des Insectes
du Portugal (Coléopières). 1° Espèces n° 627 à 683, p. 164 à 173;
2° espèces n° 684 à 732, p. 233 à 241. *
Année 1883. 98
Revue d’entomologie, publiée par la Société française d’Entomologie,
tome II, 1883, n° 4, 5 et 6. — ERNEST OLIvier, Lampyrides
nouveaux ou peu connus (genre Luciola, 10 espèces nouvelles),
p. 73. — CHARLES BRISOUT DE BARNEVILLE, Buprestides nouveaux
d'Algérie et d’Espagne (genres Anthaxia et Agrilus), p. 81. —
Ip., Trois Scolytides nouveaux d’Algérie (genres Hylastes, Phlæo-
sinus et Scolytus), p. 146. — Cr. Rey, Notices entomologiques :
I Sur le genre Hydroscapha et espèces françaises de Limnebius,
p. 84; II. Description d’un nouveau Berosus, p. 88. — In., Nofe sur
lPAcupalpus luridus, p. 118. — D' A. Purow, Note sur les Rhopalopus
hungaricus, insubricus et siculus, p. 91. — ALBERT FAUVEL, Mélo-
mélie tarsale sur un Staphylinide (Philonthus ventralis), fig., p. 93.
— JULES LICHTENSTEIN, Évolution biologique du Puceron de l’Ormeau,
p. 94. — In., Sur une Tenthrédine du Prunier, p. 118. — In., L’En-
tomologie agraire et le Phylloxera, p. 448. — W. DOKHTOUROFF,
Additions aux Malachides, p. 96. — W. Ercaxorr, Les Xylophages
d'Europe, Tableaux traduits de l’allemand par M. A. Dupors, avec des
notes et additions concernant la Faune gallo-rhénane, 2 pl., p. 97 et
1914, — DAvip SHARP, Un mot sur le genre Hydroscapha, p. 117. —
E. BELLIER DE LA CHAVIGNERIE, Chasses entomologiques d’hiver,
p. 118. — ALBERT FAUVEL, Faune gallo-rhénane, Coléoptères : Cara-
biques (suite), p. 109, 417 et 125 (pagination spéciale). *
OLiviER (ERNEST). Essai sur la Faune de l’Allier, ou Catalogue raisonné
des Animaux sauvages observés jusqu’à ce jour dans ce département.
2° partie : Annelés; Coléoptères, 2° fascicule : Parnides — Curcu-
lionides. (Extr. du Bulletin-Journal de la Société d’agriculture de
l'Allier.) *
Ip. Lampyrides nouveaux ou peu connus. 1° Mémoire : genre Luciola,
(Extr. de la Revue d’Entomologie, 1883.) *
RILEY (C.-V.). Entomology. A unique aust beautiful Noctuid (Cirrophanus
triangulifer), 3 fig.; — Insect affecting stored Rice; — Hypermeta-
morphoses of the Meloidæ ; — Color preferences in Nocturnal Lepido-
ptera ; — Entomological Notes, *
Scupper (SAMUEL-H.). The Carboniferous Hexapod Insects of Great Bri-
tain, 4 pl. (Liste des Insectes trouvés dans les terrains carbonifères,
(1885) 3° partie, 3.
ol Bulletin bibliographique.
genres nouveaux, espèces nouvelles). (Extr. Memoirs of the Boston
Society of Natural History, vol. IIT, n° vx, juin 1883.) *
Scupper. The Tertliary Lake-Basin at Florissant Colorado. (Extr. Depart-
ment of the Interior, United States geolog. and geograph. Survey.) *
END:
Séance du S Août 1883.
Annales de la Société entomologique de France, 6° série, tome III, 1883,
4® trimestre, planches 2 et 3. — Deux exemplaires pour la Biblio-
thèque.
Mémoires, p. 1-128 (feuilles 4 à 8)..— Bulletin des séances,
p. 1-xLvint (feuilles 4, 2 et 3). — Bulletin bibliographique, p. 1-16
(feuille 4).
L. BEDEL, Faune des Coléopières du bassin de la Seine et de ses
bassins secondaires, 2° partie. Sous-ordre Rhynchophora, famille des
Curculionidae : sous-famille Brachyrrhinidae, (suite), p. 33 à 48.
Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des Sciences
de l’Institut de. France, tome XOVII, 2° semestre 1883, n° 4 et 5. ©)
Deutsche entomologische Zeitschrift, herausgegeben von’ der Deutschen
entomologischen Gesellchaft 1883, 1° trimestre. Vol. in-8°, Berlin,
1883 (224 pages). — D' GEORGES KRAATz, Ueber die Verwandten
der japanischen Cetonia submarmorata, p. (9). — Ip., Allocoto-
cerus, nov. gen. Hydrophilidarum, p. (14). — Ip., Ueber die
Arten der Gattung Anisoplia, p. (17). — W. EHLers, Ueber blinde
Bembidien, p. (30). — J. FAuST, Neue asiatische Russelkaler (20 es-
pèces de Gurculionides), p. 193, —,D' von HEYDEN, Plateumaris seri-
cea et discolor, p. 209. — J. WEIse, Bemerkungen über die im
Glatzer Gebirge lebenden Orina-Arten und ihre Larven, p. 210, 243.
— S. ALBERS, Beitrage zur Kenntniss exotischer Lucaniden, p. 221.
— Epm. REITTER, Ueber die Gattung Sphenophorus, p. 231. — In.,
Revision der Alexia-Arten, p. 286. — J. Waise, Bemerkungen über
Chrysomeliden, p. 251. — TH. BELING, Beitrag zur Melamorphose
Année 1889. 95
der Kaferfamilie der Elateriden (25 espèces), p. 257. — L. vON HEYx-
DEN, Funf neue Zabrus, p. 805. — In. et J. Weise, Neue sudost-
europäische und klein-asiatische Kafer (5 Coléoptères nouv.), p. 310.
— J. Weise, Ueber die Galeruca, p. 315. — D° G. KRAATZ, Synony-
mische Bemerkungen über Cetoniden, p. 317, — J. WEIsE, Bestim-
mungs-Tabelle der blauen oder metallischen!.Geuthorrhynchus-Arten,
p. 321. — In., Bemerkungen zum Catalogus Coleopterorum Europæ et
Caucasi, p. 333. — In., Funf neue Syagrus, p. 335. — L. von HEY-
DEN et D' G. KRAATZ, Kälfer; aus Osch (in Turkeslan) (Coléoptères),
p. 337. — In. 1BID., Käfer aus Tekke-Turcmenien (Coléoptères),
p. 354. — D' G. KRAATZ, Goniognathus, g. n. Carabinorum, p. 361.
— L. VON HEYDEN, Relazione di un viaggio nelle GCalabrie fatto 1876,
p. 363. — In., Ueber Dorcadion atrum, p. 367. — Ip., Zwei nene
Käfer von Creta (Ptomaphagus creticus el Elaphocera Maltzani, sp.
n.), p. 368 — D' G. KrAATZ, Ueber die Trichiüiden-Gattung Incala,
p. 369. — In., Zwei neue afrikanische Myoderma-Arten, p. 370. —
In., Ueber die Gattung Valgus und eine Anzahl neuer Arlen dersel-
ben, p. 373. — In., Neue exotische Cetoniden (16 espèces nouvelles
et G. n. Ptychodestes), p. 380. — In., Zwei neue Nalassus (Helops)
Arten, p. 395. — Epm. REITTER, Weitere Mittheilungen über Alexia,
p. 393. — In., Aubeonymus granicollis, sp. n., p. 394.
Feuille des Jeunes Naturalistes, 13° année, n° 154 (1° août 1883). —
A. THOLIN, Famille des Latridiens, IL. Tribu des Latridiaires, p. 122.
— E. BELLIER DE LA CHAVIGNERIE, Coléoplères parasites du chêne,
p. 125. — MAURICE SAND, Anthocharis belemia, var, glauce, p. 126.
— ÉDOUARD BRABANT, Caradrina arcuosa, p. 126.
List of the Fellows and honorary, foreign, and corresponding members
and medallists of the Zoological Society of London. In-8°, Londres,
mai 1883. ©)
Naturalista siciliano (Il), giornale di Scienze naturali, 2° année, n° 41
(1 août 1883). — ENRICO RAGUSA, Catalogo ragionato dei Coleotteri
di Sicilia (G. Leistus, Scarites, Reicheïa [præcox, var. nouv. Baudii]),
p. 241-247. — In., Lygistopterus anorachilus, sp. n., p. 251. — FLA-
MINio BAupr, Osservazioni sovra alcune specie di Leistus (L. crenatus
et sardous), p. 247-248. — L. FAILLA-TEDALDI, Caccia di Lepidolteri
rari, p. 249-250.
86 Bulletin bibliographique.
Naturaliste (Le), journal publié par M. Ém. Deyrolle, 5° année, n° 39
(1e août 1883). — P. MÉGNIN, Aptérologie. La Garrapata du Mexique
(Argas Megnini Alf. Dugès).
Proceedings of the Scientific Meetings of the Zoological Society of Lon-
don, 1882, part IV (novembre et décembre). Gr. in-8° avec 16 pl. —
ARTHUR THOMSON, Noies on a species of Stick Insect reared in the
Insect-House in the Society's Gardens (Bacillus patellifer ®), 4 pl.,
p. 718. — ArTHUR-G. BUTLER, On some or little-known Spiders from
Madagascar (7 espèces nouvelles), 4 pl, p. 763. — HERBERT DRUCE,
Descriptions of a new genus and some new species of Lepidoptera
Heterocera (15 espèces ; G. n. Callhistria), 2 pl., p. 777.
1883, part I (janvier et février), avec 18 pl. — F. Moore, Descrip-
tions of new genera and species of Asiatic Lepidoptera Heterocera
(49 espèces ; G. n. Baradesa, Arthisma, Biturna), 2 pl, p. 15. —
HENRY-S. GorHAM, Descriptions of new species of Beetles belonging
to the family Erotylidæ (29 espèces nouvelles ; G. n. Hybosoma), 4 pl.,
p. 75.
Repertorium betreffende deel XVII tot en met XXIV (3° série, 1874-1881)
van het Tijdschrift voor Entomologie, uitgegeven door de Nederland-
sche Entomologische Vereeniging, Bewerkt door F.-M. vAN DER WuULP.
Sgravenhage, 1882. Broch. gr. in-8° de 120 pages.
Société Linnéenne du Nord de la France, Bulletin mensuel n° 493, 41° an-
née, tome VI (1° septembre 1882). Broch. in-8°. — R. VIoN, Puce-
rons et Fourmis. (Extr. et trad. du n° 94 du Psyche.)
Tijdschrift voor Entomologie uitgegeven door de Nederlandsche Entomo-
logische Vereeniging, onder redactic van D' A.-W.-M. van Hasselt,
F.-M. van der Wulp en Jhr. D' Ed.-J.-G. Everts. Zes en twintigste
deel Jaargang 1882-1883. Erste en Tweede Aflevering. 2 broch. gr.
in-8° avec 5 planches. Ssgravenhage, 1883. — Verslag van de zeven-
en-dertingste zomervergadering der Nederlandsche entomologische
vereeniging, gehouden te wageningen, op Zaturdag 4 Julij 1882, des
morgens ten 10 ure (Excursion entomologique), p. 1 à xxxlir. — Lijste
der Leden 1882 (Liste des membres), p. XXXIV à XXXIX. — Biblio-
theken en Entomologische inhoud, septembre 1881 à juillet 1882
(Ouvrages offerts et analyses entomologiques), p. xz à xc. — Handleï-
Année 1885, 07
ding woor het verzamelen, bewaren en verzenden van uitlandsche
Insecten (Procédés de chasse des Insectes), p. CI à GxXx.
Van per Wuzpr, Amerikaansche Diptera (32 espèces nouvelles),
2 pl. col., p. 4 à 60. — Wesrwoon, Descriptions of some new exotic
Coleoptera {4 genres nouveaux : Deionosoma [Colydiidæ], Lamesis
[Sternoxa], Leiochrinus [25 espèces, Diaperidæ] et Motrita [Diaperidæ]),
avec 3 pl. dont 1 col., p. 61 à 78. — DE Roo van WEsTMAASs, Boe-
kaankondiging De Vlinders van Nederland (Microlepidoptera), syste-
matisch beschreven door Snellen, tweedeelen, p. 79 à 86. — EVERTS,
Bijdrage tot de Kennis der in Nederland voorkomende Haliplidæ,
4 bois, p. 87 à 103. — VAN HassezT, Boekaankondiging, Ovor den
bouw der geslachts-organen bij de Phalangiden, door HENRI-W. DE
GRAAF, p. 10/4 à 115.
Transactions of the Zoological Society of London, vol. XI, part 8. Gr.
in-4° avec 11 planches lithographiées. Londres, janvier 1883. C)
E. D.
Séance du 22 Aoùt 1883.
Archivos do Museu Nacional do Rio de Janeiro, Vol. IV, 1879. — D' N.
Moreira, Metamorphose de uma Heliconia (narcea), 4 pl, p. 1-14.
— D' Fritz Muzzer, Metamorphose de um Insecto Diptero (Palto-
stoma torrentium), 4 pl., p. 47-85.
Vol. V, 1880. © *
Comptes rendus hebdomadaires des séances de PAcadémie des Sciences
de l'Institut de France, tome XCVIT, 2° semestre 1883, n° 6. ()
N° 7. — J. Carre, Note relalive à une composition employée par
M. Hatch, de San-Jose (Californie), pour la destruction du Phylloxera,
p. 481.
Naturaliste (Le), journal publié par M. Ém. Deyrollé, 5° année, n° 40
(15 août 1883). — CHRÉTIEN, La Corycia temerata, ses premiers états
(4e partie). *
Nouvelles Archives du Muséum d'Histoire naturelle, 2° série, tome IV,
98 Bulletin bibliographique.
2° partie (4881); tome V, 1'° parlie (1882) et 2° partie (1883). 8 vol.
in-/4° avec pl. — D" ROCHEBRUNE, Faune de l'archipel des îles du
Cap-Vert : Annélides, 4 pl. col. — Offert par le Ministre de l’Instruc-
tion publique. *
Proceedings of the Academy of Natural Sciences of Philadelphia, 1883,
part I (janvier à mai). In-8° avec 7 pl. ©
Psyche, a Journal of Entomology, published by the Cambridge enlomo-
logical Club, vol. IV, n° 409 et 110 (mai et juin 1883). — GEORGE
Dimmocx, The scales of Coleoptera (Alaus oculatus, Plinus rutilus,
Clylus robiniæ, Entimus imperialis), avec 8 bois. — J.-A. LINTNER,
On an egg-parasite of the currant saw-fly (Nemalus ventricosus). —
H.-A. HAGEN, The tarsal and antennal characters of Psocidæ. —
J.-A.-L. REARING, Lepidoptera ; Book notices. — The Chigoe in Africa
(Pulex penetrans), etc.
Revue des Travaux scientifiques, publiée par le Ministère de l’Instruction
publique, tome IL, 1882, n° 4. — E. O., Analyses de quelques tra-
vaux entomologiques. — Offert par le Ministre de l’Instruction pu-
blique. *
Revue mensuelle d’Entomologie pure et appliquée, rédigée par M. Wla-
dimir Dokhtouroff, vol. I*, 1'° année, 1883, n° 2. Broch. in-8°,
S'Pélershourg. — D' F. MorAwITz, Neue ost-sibirische Anthophora-
Arten (2 Anthophora sp. n.), p. 33. — CH. OBErTHÜR, Réponse à
une question de M. Serge Alphéraky (Smerinthus populeti et populi),
p. 37. — EpM. REITTER, Neue Coleopteren aus Russland und bemer-
kungen über bekannie Arten (4 sp. n. : G. Leistus, Scaphidiam, Ips,
Laricobius), p, 40. —J. PorreniNsxy, Histoire naturelle d’un Thrips
(T. urticæ) et d’un Trombidium qui en est le parasite (traduit du
russe par M. W. Dokhtouroff), Entomologie appliquée, p. 44. —
W. DoknTourorr, Liste des types de Coléoptères qui se trouvent
dans sa collection, p. 53. — Bibliographie, Annonces, Nouvelles, etc.,
p. 55 à 60. *
BERG (C.). Die Gattung Tolype Hb., ihre Synonyme und Arten. (Extr.
Berl. Entom. Zeits., 1885.) Broch. in-8°. (Sp. nov. : T. Güntheri, de
la République Argentine ; pelochroa et argyphea, de Rio-Janeiro.) *
Année 1885. 99
PREUDHOMME DE BoRRE (ALrrep). Liste des Manlides du Musée royal
d'Histoire naturelle de Belgique. Broch. in-8°, Bruxelles, 1885.
(80 espèces indiquées, une nouvelle : Danuria elongata). *
Ip. Matériaux pour la Faune entomologique de la province du Brabant,
Coléoptères, 3° centurie (Carabiques et Hydrocanthares). *
Ip. Matériaux pour la Faune entomologique de la province de Liège.
Coléoptères, 3° centurie (Carabiques). *
Ip. Notice nécrologique sur Jules Putzeys (2 exemplaires). *
SÉLYS-LONGCHAMPS (Epm. De). Les Odonates du Japon (71 espèces, dont
moitie à peu près nouvelles et se rapportant aux genres Rhyothemis,
Diplax, Lyriothemis, Libellula, Trithemis, Somatochlora, Gomphus,
Anax, Æschna, Æschnophlebia, Fonscolombia [g. n.], Lestes, Enal-
lagma, Agrion). *
Ip. Synopsis des Æschines, 1" partie. Classification (caractéristiques de
genres et nombreux sous-genres nouveaux). *
E. D.
Séance du 42 Septembre 1888.
Bulletin de l'Académie impériale des Sciences de S'-Pétersbourg, t. XXVIII,
n° 3 (mai 1883). C)
Bulletin de la Société impériale des Naturalistes de Moscou, année 1882,
n° 2, 4° et 2° livraisons. (©)
N° 3. — P. 94, Sur les Vanessa (en russe). — P. 98, Sur des Hé-
miptères des genres Spathocera, Pseudophlœus, Centrocarenus, Ha-
ploprocta, Corizomorpha (en russe). — J. FAuST, p. 118, Die euro-
päischen und asiatischen Arten der Gattungen Erirhinus, Notaris,
Dorytomus (sp. nov., tabl. analyt.), commencement. — K. LINDEMAN,
p. 489, Tomicus typographus und Agaricus Melleus als verbündete
im Kampfe mit der Fichte. — H. CHrisroPx, p. 217, Voyage à Achal-
Teke (Lettre adressée au Vice-Président de la Société).
Bulletin d’Insectologie agricole, Journal mensuel de la Société centrale
40 Bulletin bibliographique.
d’Apiculture et d’Insectologie, 8° année, n° 7 et 8 (juillet et août
1883). — P. 97, Exposition des Insectes de 1883. Distribution des
récompenses. Rapport du Secrétaire général. Rapport sur l’Insectologie
générale à l’Exposition des Insectes de 1883. — P. 113, Liste des
lauréats de l’Insectologie à l'Exposition des Insectes de 1883. Rapport
sur l’Insectologie générale à l'Exposition des Insectes de 1883 (suite).
— E. SAVARD, p.126, La Lépisme du sucre. — LÉON RAGON, p. 198,
L’Araignée séricigène.
Bulletin mensuel de la Société Linnéenne du Nord de la France, n° 424
(2° octobre 1882). — G. OLIVIER, p. 145, Souvenirs entomologiques.
— CHRONIQUE ET FAITS DIVERS, par R. Vion : P. 156, Mouches et
Guêpes; p. 157, L’imitation chez les Insectes.
Comptes rendus des séances de la Sociéte entomologique de Belgique,
série III, n° 34 (7 juillet 1883). — LÉON FAIRMAIRE, p. GVIIr, Des-
cription de quelques Coléoptères marocains. — LE MÊME, p. GxI,
Descriplion de Coléoptères recueillis par M. Bonnaire en Algérie. —
C. VAN DEN BRANDEN, p. cxiv, Notice sur les travaux coléoptérolo-
giques publiés dans les Anales de la Universitad de Chile, et Liste
des espèces nouvelles décrites dans ces travaux et non mentionnées
dans le Catalogue de Münich. — D' JAcoBs, p. cxxv, Larve de Cute-
rebra noxialis Goudot, extraite d’une tumeur cutanée chez une femme
arrivant du Brésil, — VAN DEN BRANDEN, DE BORRE, VAN SEGVELT,
VAN ROSSEN, DE GLAIN, KERREMANS, DUVIVIER, p. GxxV et GxxvI,
Captures diverses. :
Comptes rendus hebdomomadaires des séances de l’Académie des Sciences,
1883, 2° semestre, t. XCVII, n° 8 (20 aoûl 1883), n° 9 (27 août 1883),
n° 40 (3 septembre 1883). C)
Entomologists monthly Magazine (The), n° 228 (mai 1883). — E. Mey-
RICK, p. 265, On the synonymy of certain Micro-Lepidoplera. —
J.-W. DoucLas, p. 266, On the Brilish species of Eremocoris. — E.
SAUNDERS, p. 267, The British species of the genus Psithyrus Lep. —
Apathus Newm. (labl. analyt.). — Rev. W.-W. FoWLer, p. 269,
Notes on new British Coleoptera since 1871 ; with notices of doubtful
species, and of others that require to be omitted from the british
list (suite). — J.-B. BRIDGMAN, p. 270, A correction. — W, BUGKLER,
Année 1883. LA
p. 274, Nalural Hislory of Petasia nubeculosa. — Noïës DIVERSES :
P. 274, Enlomological collecting during a voyage lo the Pacific (fin);
p. 278, On the probable identity of the species known as Agrolis
trilici, aquilina, obelisca, and nigricans ; p. 280, Capture of Mixodia
rubiginosana H.-S. (— Pœcilochroma Bouchardana Doubdy), and
other local species in West Norfolk, last season; p. 280, Spring Hy-
menoptera at Hastings. — NÉGROLOGIE : p. 280, Proi. Zeller. — Index
du XIX° volume.
N° 229 (juin 1883). — Voir au Bulletin 1883, p. 27.
N° 230 (juillet 1883). — D. SHarp, p. 25, Some new species and
genera of Coleoptera from New Zealand (suite). — E. MEYRICK, p. 31,
Notes on Hawaïian Micro-Lepidoplera (nov. gen., nov. sp.). — F.
BUCHANAN WHITE, p. 34, Descriplion of a new genus and species of
the family Gerridæ (Hemiptera-Heteroptera). — NOTES DIVERSES :
p. A0, Re-appearance of Phosphænus hemipterus Geoff., at Lewes;
id., Lebia turcica; id., Cicindela maritima in Carmathensire; id.,
Myrmecophilus Coleoptera in the Hastings district; p. 41, Furster
Note on Epheslia passulella; id., The oldest name for the Phycita
hostilis of Stephens; ïid., Occurrence of OEcophora grandis near
Burton-on-Trent ; p. 42, Insects from the East Coast of Greenland ;
id., Note on the appearance of 4 and @ of Formica rufa; id., À very
small nest of Vespa vulgaris. — BIBLIOGRAPHIE, p. 43, Nouveaux
souvenirs entomologiques : Études sur l'instinct et les mœurs des
Insectes, par J.-H. Fabre. — W.-W. FowLer, p. 44, Notes on new
British Coleoptera since 1871; with notices of doubtful species, and
of others that require to be omitted from the british list (suite).
N° 231 (août 1883). — W.-W. FOWLER, p. 49, Notes on the British
Coleoptera since 1871 ; with notices of doubtful species, and of others
that require to be omitted from the british list (fin) — D’ O.-M.
REuTER, p. 49, The British species of Dicyphus (sp. nov.). — ARTHUR-
G. BUTLER, p. 53, Descriptions of some new species of Lepidoptera,
chiefly from the island of Nias (sp. nov.). — H. GROSE SmiTa, p. 57,
Descriptions of three new species of Gharaxes (Gh. Porthos, Nichetes,
Nepenthes). — R.-H.. MEADE, p. 59, Annotated list of Brilish Antho-
myiidæ (suite; tabl analyt.). — J. LICHTENSTEIN, p. 61, Further
information as to the migratory habits of the Gall-making Aphides of
the elm. — W. BuckLER, p. 63, Description of the larva, etc., of
A2 Bulletin bibliographique.
Meliana flammea. — D. Sxarp, p. 66, Som new species and genera of
Coleoptera from New Zealand (fin). — NoTEs DIVERSES : P. 69, Abun-
dance of Plusia gamma at Hartlepool ; id., Plusia gamma and Vanessa
cardui at Hartlepool; id., Description of the larva of Pempelia be-
tulæ ; p. 70, Tenthredo testitudinea Klug ; p. 71, Cleptes semiauralus
bred ; id., Athous difformis ; p. 72, Coleoptera of Dulwich. — Nécro-
LOGIE : p. 72, D' Gustav Flor. — PorTrAir : Prof. Zeller.
N° 232 (septembre 1883). — W. BUCKLER, p. 73, Natural History
of Endromys versicolor. — LE MÈME, p. 77, Natural History of Bankia
Bankiana. — G. Lewis, p. 79, À new species of Peltastica Mannh.
(Trogositidæ : P. Reitteri). — J. LICHTENSTEIN, p. 79, Some friendly
remarks on Mr, Buckton’s standard work on the British Aphides. —
NoTes DIVERSES : P. 81, Occurrence of Argynnis Euphrosyne in Su-
therlandshire ; id., Vanessa polychloros distinguished from Vanessa
urticæ by a structural character; p. 82, The larva of Acronyela alni
— a problem for observers ; id., Pieris napi L. versus P. Melete Mén.
and P. megamera Butl.; p. 83, Stridulalion of Arctia caja; p. 83,
Grapholitha cœcana Schläger (cœcana H.-S.), a Tortrix new to Bri-
tain; p. 84, Note on Eudorea murana; p. 85, Abundance of Plusia
gamma at Deal; id., Coleoptera in the New Forest; p. 86, Diglossa
mersa, etc., at Weymouth; id., Aradus corticalis in the New Forest;
id., À rain of water bugs ; id., Hymenoptéra in Hayling Island; p. 85,
An extraordinary flight of dragon flies; id., Scutigera (Cermalia)
coleoptrata near Aberdeen ; p. 91, Entomological Collecting on a
voyage in the Pacific (Resume from Vol. XIX, p. 278); p. 96, The
larva of Saturnia carpini with respect to its edibility by birds. —
BIBLIOGRAPHIE : P. 89, The Butterflies of North America, by W.-H.
Edwards, second series, Part XI; The Transactions of the Yorkshire
Naturalist’s Union, Parts 4-6; The Natural History of Hastings and
St. Leonards and the vicinity, 1° supplém., p. 1-53. — Procès-ver-
baux des séances de la Société entomologique de Londres (6 juin,
l juillet, 4% août).
Feuille des Jeunes Naturalistes, 18° année, n° 155 (1° septembre 1883).
— Ep. ANDRÉ, p. 134, Une larve inédite nuisible aux rosiers. —
COMMUNICATIONS, p. 139, Mœurs des Fourmis.
Mémoires de l’Académie impériale des Sciences de S'-Pétersbourg, 1855,
tome XXXI, n°° 3 el 4. ©)
Année 1883. L3
Naturalista Siciliano (Il), 2° année, n° 12 (4 septembre 1883). — E.
RAGUSA, p. 275, Gatalogo ragionato dei Coleolteri di Sicilia (suite).
— TEon. DE-STEFANI, p. 280, Miscellanea imenotterologica. — E.
RAGUSA, p. 289, Osservazioni al Catalogus Coleopterorum Europæ et
Gaucasi del D' von Heyden, E, Reitler e J. Weise. — A. MixA ’PA-
LUMBO, p. 298, Lepidotteri Druofagi. — E. RAGusA, p. 302, Goleotteri
nuovi Oo poco conosciuti della Sicilia.
Naturaliste (Le), 5° année, n° 41 (31 août 1883). — P. CHRÉTIEN, P. 929,
La Corycia lemerata (suite et fin). — Bibliographie par M. Girard,
p. 326, Edm. André, Species des Hyménoptères d'Europe et d'Algérie.
— CHRONIQUE ET NOUVELLES, p. 828 : Caplure de l’Hypocepalus
armaius. *
Psyche, a Journal of Entomology, Vol. IV, n° 107-108 (mars-avril 1883).
— G. DIMMOCK, p. 23, The Scales of Coleoptera (suite). — FrANGIsS
HUNTINGTON SNOW, p. 27, Hominivorous Habils of Lucilia Macellaria
« the Screw Worm ». — B.-P. M., p. 81, False Dates. — P. 22,
Proceedings of Academy of Natural Sciences of Philadelphia (août 1882
à janvier 1883). — P. 33, Bibliographical Record. — P. 39, Entomo-
logical Items.
Revista de Sociedade de Instruccäo do Porto, 3° année, n° 6 et 7 (juin
et juillet 1883). — MANOEL-PAULINO DE OLIVEIRA, p. 281 et 856,
Catalogue des Insectes du Portugal (Coléoptères, suite). *
LICHTENSTEIN (J.). De l’évolution biologique des Pucerons en général et
du Phylloxera en particulier. Paris-Bordeaux, 1883, Librairie vinicole
et viticole. Broch. in-12, 39 p. *
Ip. Leltre à M. le Directeur du Messager agricole, 4 p. (Exir. du Mes-
sager agricole, Montpellier, 40 août 1883.) *
Ouvrages échangés avec M. Fauvel contre un exemplaire en double de
la Faune gallo-rhénane :
FAUVEL (A.). Calalogue des Insectes recueillis à la Guyane française par
Bulletin bibliographique.
M. E. Déplanche, chirurgien auxiliare de la marine impériale, pendant
la campagne de l’aviso à vapeur le Rapide (années 1854-55-56). I et II.
2 broch. in-8°, 31-17 p. (Extr. tomes V et VI du Bull. Soc. Linn. de
Normandie, Caen, 1861-1862.)
Fauvez. Notices entomologiques :
1e partie. — Coléoptères de la Nouvelle-Calédonie recueillis par
M. E. Déplanche, chirurgien de la marine impériale, en 1858, 59, 60.
Broch. in-8°, 68 p., à pl. n. (Extr. t. VIT, Bull. Soc. Linn. Norm..
Caen, 1862.) Ù
2° partie, — IL. Études sur les Staphylinides de l’Amérique cen-
trale, principalement du Mexique. — IL. Description et figure d’une
Aranéide inédite de la Nouvelle-Calédonie. Broch. in-8°, 66 p., 4 pl. n.
(Extr. t. IX, Bull. Soc. Linn. Norm., Caen, 1864.)
8° partie. — [L. Études sur les Slaphylinides de l’Amérique cen-
trale, principalement du Mexique. — II. Notes synonymiques. —
III. Addenda et delenda au Catalogue des Coléoptères de France de
M. le D' Grenier. — IV. Énuméralion des Insectes recueillis en Savoie
et en Dauphiné (1861-63) el descriptions d’espèces nouvelles. Broch.
in-8°, 71 p. (Extr. Bull. Soc. Linn. Norm., Caen, 1865.)
L° partie. — I. Faune du Chili : Coléoptères Staphylinides. —
IL. Notes synonymiques. Broch. in-8°, 110 p., 4 pl. n. (Extr. t. X,
Bull. Soc. Linn. Norm., Caen, 1866.)
5° partie. — I. Faune du Chili : Coléoptères Staphylinides (fin). —
IT. Description des Staphylinides de la Réunion. — IIL Catalogue des
Coléoptères de la Nouvelle-Calédonie et dépendances, avec descrip-
tions, etc. — IV. Notes synonymiques. Broch. in-8°, 116 p., 1 pl. n.
(Extr. Bull. Soc. Linn. Norm., Caen, 1867.)
6° parlie. — I. Les Staphylinides de l’Afrique boréale. — IT. Révi-
sion du genre Cyrtothorax. Broch. in-8°, 86 p. (Extr. Bull. Soc. Linn.
Norm., Caen, 1878.)
7° partie. — Les Staphylinides de l’Amérique du Nord (commence-
ment). Broch. in-8°, 100 p. (Extr. Bull. Soc. Linn. Norm., Caen,
1878.)
8° partie. — Les Coléoptères de la Nouvelle-Calédonie et dépen-
dances, avec descriptions, notes et synonymies nouvelles. Broch. in-8°,
L9 p. (Extr. Revue d’entom., Caen, 1882.)
Année 1883. L5
Fauvez. Les Lépidoptères du Calvados : Manuel descriptif contenant des
tableaux dicholomiques de toutes les divisions, la synonymie d'Engra-
melle et des remarques sur les espèces nuisibles. 4" partie : Diurnes
et Crépusculaires. Broch. in-4°, 74 p., Caen, A. Hardel, 1863.
Ip. Descriptions d'espèces nouvelles (Staphylinides). Broch. in-8°, 4 p.
(Extr. Bull. Soc. Linn. Norm., Caen, 1869.)
Ip. Synopsis des Creophilus. Broch. in-8°, 8 p. (Extr. Tijdschrift voor
Entomologie, XVIII, Leyde, 1875.)
Ip. Les Naturalistes voyageurs en 1873 et 1874. Broch. in-8°, 16 p.
(Extr. Bull. Soc. Linn. Norm., Caen, 1875.)
J. B.
Séance du 26 Septembre 1883. .
Atti della R. Accademia dei Lincei, anno CCLXXX (1882-1883), serie
terza, Transunti, vol. VII, fasc. 13 et 14. Rome, 1883. (€) *
Bulletin de la Société d’étude des Sciences naturelles de Nimes, 11° année,
n° 6 (juin 1883). (©)
Bulletin of the Museum of Comparative Zoology at Harvard College,
vol. XI, n° 1, in-8°, Cambridge, juillet 1883, avec 8 pl. — A.-E.
VERRILL, Report on the Anthozoa, and on some additional species
dredged by the « Blake » in 1877-79, and by the U. S. fish Com-
mission steamer « Fish Hawk » in 1880-82. (Crustacés parasites,
avec 1 pl.)
Vol. XI, n°24 ©
Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des Sciences
de l'Institut de France, tome XCVII, 2° semestre 1883, n° 11. ©)
N° 49, — J. CHATIN, Sur les bâtonnets antennaires de la Vanessa Io.
Naturaliste (Le), 5° année, n° 42 (15 septembre 1883). — Analyses :
P. MÉGNIN, Entomologie appliquée. — Ip., Helminthes de Laponie,
provenant de Gétacés, Poissons, Oiseaux. — [p., Cheyletus hetero-
palpus (sp. n.), parasite des Oiseaux et son développement. — J.
Pancic, Orthoptera in Serbia hucdum delecta. *
L6 Bulletin bibliographique.
Proceedings of the Scientific meetings of the Zoological Society of London
for the year 1883, part IT, March and April — G. BUTLER, On a
Collection of Indian Lepidoptera received from Livat-Colonel Charles
Swinhoe; wilh numerous Notes by the Colleclor (nov. sp., genres
nouv. d'Hélérocères : Microsemyra, Hypocalpe, Delocaris), 4 pl,
p. 444. — W.-L. DisTANT, Contribulions to a proposed Monograph
of the Homopterous Family Cicadidæ (sp. nov., G. n. : Perissoneura),
4 pl, p. 487. — F. MoorE, À Monograph of Limnaina and Euplæina,
{wo Groups of Diurnal Lepidoptera belonging to the subfamily Eu-
plæinæ; with Descriptions of new Genera and Species (G. n. : Saba-
lassa, Gamana, Berethis, Melinda, Nasuma, Tasilia, Ravadeba, Bahora,
Phirdana, Asthipa, Mangalisa, Caduga), p. 201; sera ultérieurement
accompagné de 4 planches.
Transactions of the Entomological Society of London. 1° 1881. — AR-
THUR-G. BUTLER, p. 1, Descriplions of new Genera and Species of
Heterocerous Lepidoptera from Japan : Shinges and Bombyces (2 bois).
— R. MAG LACHLAN, p. 25, Noies on Odonata, of the subfamilies
Corduliina, Caloplerygina, and Agrionina (Légion Pseudostigma),
collected by Mr Buckley, in the district of the Rio Bobonaza, in Ecua-
dor (sp. nov.). — W.-F. KIRBY, p. 95, A List of the Hymenoptera
of New-Zealand (sp. nov.). — Josepx-S, BALY, p. 51, Descriptions of
New Species of Galerucidæ. — FRrANGIS-P. PASCOE, p. 61, On the
Genus Hilipus, and its Neo-Tropical Allies (G. et sp. nov., 2 pl). —
W.-L. DisTAnT, p. 103, Descriptions of new Genera and Species of
Rhynchota from Madagascar (1 pl). — SIDNEY-SMITH SAUNDERS,
p. 109, On the habits and affinities of the Hymenopterous genus Scle-
roderma, with descriptions of new species. — J.-0. WESTWOOD,
p. 417, Observations on the Hymenopterous genus Scleroderma Klug,
and some allied groupe (4 pl.). — R. Mac LACGHLAN, p. 441, Descrip-
tion of a new Species of Corduliina (Gomphomacromia fallax) from
Ecuador. — JoHx-B. BRIDGMAN, p. 143, Some additions to Mr Mars-
chall’s Catalogue of British Ichneumonidæ (sp. nov., 1 pl.). — Ro-
LAND TRIMEN, p. 169, Note on the Capture of the Paired Sexes of
Papilio Cenea Stoll (P. Merope Auct.) in Natal (1 pl.). — ArTHuRr-G.
BuTLer, p. 171, Descriptions of new Genera and Species of Heteroce-
rous Lepidoptera from Japan. — LE MÊME, p. 201, On the genus
Sypna of Guenée; a group of Lepidoptera of the tribe Noctuites (sp.
nov.), — VW.-L. DisrAnT, p. 244, Phynchota from the Australian and
Année 1883. 7
Pacific Regions (sp. nov.) — LorD WALSINGHAM, p. 219, On the
Tortricidæ, and Plerophoridæ of South Africa (G. et sp. nov., 4 pl. et
4 bois). — D. SHARP, p. 289, On the species of the genus Euchroma.
— J.-W, DouGLas, p. 297, Observations on the species of the Homo-
pterous genus Orthezia, with a description of a new species (1 pl.).
— F. Moorz, p. 305, Descriptions of new Asiatic diurnal Lepidoptera
(G. et Sp. nov.). — A.-GARDINER BUTLER, p. 315, On the Lepidoptera
of the Amazons, collected by D' James-W.-H. Trail during the years
1878 to 1879 (G. et sp. nov.). — W.-F. KIRBY, p. 851, Notes on new
or interesting species of Papilionidæ and Pieridæ, collected by Mr Buc-
kley in Eastern Ecuador. — BARON R. OSTEN-SACKEN, p. 359, On the
larva of Nycleribia (L pl.). — J.-0. Wesrwoon, p. 363, Notæ dipte-
rologiæ, n° 5 : Descriptions of new species of Exotic Tipulidæ, with
an annotated summary of species belonging to the same family, pre-
viously described (G. nov., 3 pl). — Le MÈME, p. 387, Description
of a new genus of Hymenopterous Insecls (L pl.). — W.-L. DISTANT,
p. 391, Neotropical Pentatomidæ and Coreidæ (sp. nov.). — LE MÊME,
p. 397, Description of the female sex Morpho Adonis (4 pl.). — Ar-
THUR-G. BUTLER, p. 401, Descriptions of new Genera and Species of
Heteroceroùs Lepidoptera from Japan (sp. nov.). — CHARLES-O. Wa-
TERHOUSE, p. 27, Descriptions of new Longicorn Coleoptera from
India, Japan and Africa. — ROLAND TRIMEN, p. 433, On some new
species of Rhopalocera from Southern Africa. — J.-W. Doucras,
p. 447, On the identity of Goccus flaccosus De Géer, and Orthezia
Normanni. — ARTHUR-G. BUTLER, p. 449, List of Butterflies collected
in Chili by Thomas Edmonds (sp. nov., 4 pl.) — CHARLES-O. Wa-
TERHOUSE, p. 487, Descriptions of some new Coleoptera from Suma-
tra. — Jos£ex-S. BAY, p. 491, Descriptions of uncharacterized species
of Eumolpidæ, with notices of some previously described insects be-
longing to the same family (sp. nov.). — D. SHARP, p. 507, On some
new Coleoptera from the Hawaïian Islands (G. nov.). — CHARLES-O.
WATERHOUSE, p. b95, On some South American Coleoptera of the
Family Rutelidæ. — P. CAMERON, p. 555, Notes on Hymenoptera,
with descriptions of new species. — A.-G. BUTLER, p. 579, Descrip-
tions of new Genera and Species of Heterocerous Lepidoptera from
Japan : Pyrales and Micros, etc. —J.-0. Wesrwoop, p. 601, Descrip-
tion of the immature state of a Geylonese insects apparently belonging
to an undescribed genus (4 pl.). — Le MÈME, p. 605, Notæ diptero-
logiæ, n° 6 : On the minute species of Diplerous Insects, especially
h8
Bulletin bibliographique.
Muscidæ, which attack the different kinds of Cereal crops (4 pl.). —
W.-L. DisranT, p. 627, Descriptions of new species belonging to the
Homopterous family Cicadidæ. — Proceedings of the Entomological
Society of London for the year 1881 : Séances, p. I à xLv, Observa-
tions entomologiques diverses. — Annual Meeling, p. xzv. — The
President’s Adress, p. L à LIx. — Index, p. Lx à Lxxxt1. — List of
Members december 1881 (p. x1)}. — Additions to the Library during
the year 1881 (p. xx). — 1 vol. in-8° cartonné de 754 pages, accom-
pagné de 22 planches.
2° 4882. — ARTHUR-G. BUTLER, p. 4, Heterocerous Lepidoptera
collected in Chili by Thomas Edmonds : Sphynges et Bombyces (G. el
Sp. nov., À pl.). — LE MÈME, p. 31, On a small collection of Lepido-
ptera from the Hawaïian Islands (2 bois). — J.-0. WEesrwoop, p. 47,
Descriptions of the Insects infesting the seeds of Ficus, Sycomorus
and Carica (4 pl.). — D. SHARP, p. 61, On the classification of the
Adephaga, or carnivorous series of Coleoplera. — LE MÊME, p. 78,
On some New Zealand Coleoptera (G. et sp. nov.). — ARTHUR-G. But-
LER, p. 401, Additional notes on Bombyces collected in Chili by
Mr Thomas Edmonds (G. et sp. nov., 4 bois). — EDWARD SAUNDERS,
p. 109, On the terminal ventral segments of the abdomen in Prosopis,
and other Anthophila (4 pl.). — ARTHUR-G. BUTLER, p. 113, Helero-«
cerous Lepidoptera collected in Chili by Mr Thomas Edmonds : Noc-
tuides (sp. nov.). — Jonn-B. BRIDGMAN, p. 141, Further additions to
Mr Marshall’s « Catalogue of British Ichneumonidæ » (sp. nov.). —
EDWARD SAUNDERS, p. 165, Synopsis of British Hymenoptera : Diplo-
ptera and Anthophila, pars (5 pl). — Sir SIDNEY SAUNDERS, p. 294,
Notes on the Euchalcis vetusta Dufour (Fam. Chalcididæ) ; and on the
terminal segments of the females in Halticella, ant ils allies, part I
etIl (4 pl). — J.-0. Wesrwoop, p. 307, On the supposed abnor-
mal habits of certain species of Eurytomidæ, a group of the Hymeno-
pterous famiiy Ghalcididæ (2 pl.). — RoBerT MAG LACHLAN, p. 3929,
A Revised List of British Trichoptera, brought down to dato; com-
piled with especial regard to the a Gatalogue of British Neuroptera
published by the Society in 1870. — W.-L. DISTANT, p. 8335, Descrip-
tions of a new species and a new genus of Cicadidæ from Madagascar
(L pl). — ARTHUR-G. BUTLER, p. 339, Heterocerous Lepidoptera col-
lected in Chili by Mr Thomas Edmonds : Geometridæ (G. et sp. nov.,
A pl.). — Lorp WALSINGHAM, p. 429, North American Coleophoræ
(sp. nov., 4 pl.). — Joun ScorT, p. 4AS, Description of a new genus
Année 1883. L9
and two new species of Psyllidæ from South America (4 pl.). — LE
MÊME, p. 449, On certain genera and species of the group of Psyllidæ
in the Collection of the British Museum (2 pl). — GEORGE LEWIS,
p. 475, On a visit to Ceylan, and the relation of Ceylonense beetles
Lo the vegetation there. — H. PrYER, p. 485, On certain temperature
rooms of Japanense Butterflies. — CHARLES-O. WATERHOUSE, p. 493,
Descriptions of new Coleoptera from Madagascar belonging to the
Melolonthidæ (G. et sp. nov.). — GEorGE Lewis, p. 503, A supple-
mentary note on the specific modifications of Japan Carabi, and some
observations on the mechanichal action of solar raye in relation to
colour during the evolution of species. — P. CAMERON, p. 581, Des-
criptions of tan new species of Nematus from Britain. — Proceedings
of the Entomological Society of London for the year 1882 : Séances,
p. 1 à xxx, Observations entomologiques diverses (11 bois). — The
Président’s address, p. xxx111. — Index, p. L à LxII. — List of Mem-
bers december 1882 (p. 1x). — Additions to the Library during the
year 1882 (p. xvi1). — 41 vol. in-8° cartonné de 628 pages, accom-
pagné de 19 planches.
BucHANAN WH1tTe (F.). The Zoology of the Voyage of the H. M. S. Chal-
lenger, part XIX. Report on the Pelagic Hemiptera. — Genre Halo-
bates. — 1° History and Bibliography ; — 2° Anatomy and Description
of Genera and Species (sp. nov.), G. nov. : Halobatodes ; — 3° Meta-
morphoses and Habits; — 4° Geographical Distribution. — Broch.
gr. in-4° de 82 pages, avec 3 planches en chromolithographie. Lon-
dres, 1883. *
PACKARD (A.-S.). The Coxal Glands of Arachnida and Crustacea. (Extr,
Te American Naturalist, juillet 1883.) *
Ip. On the Classification of the Linnæan orders of Orthoptera and Neu-
roptera. (Ibid., août 1883.) *
Ip. Note on a Peripatus from the Isthmus of Panama, 8 bois. (Ibid.,
août, 1883.) *
Ip. On the Genealogy of the Insecls, avec 9 bois et un tableau des
ordres d’Insectes. (Ibid., septembre 1883.) *
E. D,
(1883) 9° partie, le
50 Bulletin bibliographique.
Séance du 5® Octobre 1883.
Boletin de la Academia nacional de Ciencias en Côrdoba (Republica Ar-
gentina), tome V, Enlrega 8°; Buenos-Aires, 1883. (©)
Bulletin de la Société d’étude des Sciences naturelles de Béziers, Compte
rendu des séances (extrait des procès-verbaux), 6° année, 1881, —
MARQUET, p. 9, Notice entomologique sur l'étang de Vendres.
Bulletin des travaux de la Société Murithienne du Valais, années 1881
et 1882, XI° fascicule; Neuchâtel, 1883. — J.-G.-W. TASKER, p. 15,
Communication entomologique. — D' H, Carisr, p. 5, Die Rhopalo-
ceren und Sphingiden von Wallis (à l'exception des Sésies).
Bulletin d’Insectologie agricole, Journal mensuel de la Société centrale
d’Apiculture et d’Insectologie, 8° année, n° 9 (septembre 1883). —
P. JoinEAUXx, p. 130, À quoi sert l’Insectologie agricole (extr. de la
Gazette du village). — W. DE FONVIELLE, p. 132, Rapport sur l’in-
sectologie générale à l'Exposition des Insectes de 1883 (avec la liste
des lauréats de l'Enseignement insectologique ; fin). — E. SAvARD,
p. 140, La Puce chique (Pulex penetrans L.). — J. RouANeT, Destruc-
tion de la Colaspe noire et de ses larves (commencement).
Bulletin mensuel de la Société Linnéenne du Nord de la France, n° 125
(4 novembre 1882). — L. CARPENTIER, p. 165, Contributions à la
faune locale (Coléoptères). S
Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des Sciences,
2e semestre 1883, tome XCVII (24 septembre), n° 18 ©
N° 44 (1° octobre 1883). — LAuGiEr, p. 760, Sur les chenilles des
fleurs de citronnier.
Feuille des Jeunes Naturalistes, 13° année, n° 156 (1° octobre 1883), ©
Naturalista Siciliano (Il), 8° année, n° 4 (1° octobre 1883), = F, BAuDI,
p. 4, Note entomologiche : I. Sugli Eteromeri di Sicilia; IL. Sugli
Agabus chalconotus Panz. e fusco-ænescens Régimb. — E. RAGusA,
p. 8, Altre osservazioni al Gatalogus Coleopterorum Europa e Cau-
casi. — THEOD. DE-STEFANI, p. 9, Miscellanea imenotterologica (sp.
et var. nov.: suite et fin). — E, RAGUSA, p. 13, Nota sui Brachinus
Année 1883. 51
Joenius e Siculus di M. Zuccarello Patti. — A. Mina PALUMBO, p. 34,
Lepidolteri Druophagi (suite). — Liste des abonnés el index alpha-
bétique de la 2° année.
Naturaliste (Le), 5° année, n° 43 (1% octobre 1883). — P, MÉGNin,
p. 839, Application de l’entomologie à la médecine légale (suite), *
Psyche, a Journal of entomology, published by the Cambridge entomo-
logical Club, vol. IV, n°° 111-112 (juillet-août 1883). — G. Dimmock,
p. 63, The Scales of Coleoptera (suite) — V. Tousey CHAMBERS,
p. 71, The Classification of the Tineidæ. — J.-A. LINTNER, p. 75,
Captures of Feniseca Tarquinus F. — P. 75, Proceedings of Entomo-
logical Society of London, Zoological Society of London and Linnean
Society of New South Wales. — P, 77, Bibliographical Record. —
P, 79, Enlomological Items.
GIRARD (MAURICE). Histoire naturelle : Zoologie (2° année), ouvrage ré-
digé conformément au Programme officiel du 3 août 1880 et aux
Instructions ministérielles du 18 octobre 1881, tome IL‘, 2° fascicule
(Mammifères, — Oiseaux). 4 vol. in-12, 383 p., nombr. fig., Paris,
Ch. Delagrave, 1883. *
Ip. Bons Points instructifs : Insectes, 3° et 4° séries. 24 chromolithogr.
par A.-L. Clément (texte au verso par M. Girard). Paris, Hachette
et C°, 1883. *
JB:
Séance du 24 Octobre 1583.
Anales de la Sociedad española de Historia natural, tome XII, fasc. 2,
Madrid, 30 septembre 1883. — LÉON FAIRMAIRE, p. 251, Notes com-
plémentaires sur le genre Cyrtonus (tabl. analyt.; sp. nov.). —
B. ZAPATER et MAximiL. KoRB, p. 274, Catälogo de los Lepidôpteros
de la provincia de Teruel, y especialmente de Albarracin y su Sierra
(commencement, jusqu’au genre Phalera).
Atli della R. Accademia dei Lincei, 280° année (1882-83), serie terza,
Transunti, vol. VIL, fase, 15, ©)
52 Bulletin bibliographique.
Bulletino della Societù entomologica italiana, 15° année (1883), trim. IL
et IL — GC EMERY, p. 145, Alcune Formiche della Nuova Caledonia
(fig.). — O. PirAZZOLI, p. 452, Un cenno sul abitato del Carabus
cavernosus Friv. — B. GERHARD, p. 158, Ueber die Aehnlichkeit
einzelner Arlen von Schmetterlingen aus ganz verschiedenen Fami-
lien. Etwas über Systematik. — L. MaccHrATI, p. 163, La Clorofilla
negli Afidi. — P. BARGAGLI, p. 165, Sul Rhagium indagator Fabr. —
PARONA Prof. CORRADO, p. 167, Caso di allocroismo in un Armadillus
morbillosus (?). — A. TARGIONI-TOZZETTI, p. 169, Questione sulla
esistenza dell novo di inverno della Fillossera della vite, nuovamente
proposla nel! adunanza della Societa, nel di 3 giugno 1883. — OsTEN-
SACKEN, p. 187, La deformazione del Cynodon dactylon, prodotta del
dittero Lonchæa lasiophtalma, menzionata pel primo de Francesco
Redi. — P. 189, Letteratura entomologica italiana, — P. 201, Rasse-
gna e bibliografia entomologica. — ANTONIO BERLESE, p. 212, Escur-
sione in Sicilia : Acaro fauna sicula, 4° serie. — L. MACGCHIATI, p. 221,
Fauna e flora degli Afidi di Calabria (1° contributo). — Index alpha-
bétique des matières contenues dans le 44° volume du Bulktin.
Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des Sciences,
tome XCVII (2° semestre 1883), n° 15 et 16. ©)
Naturaliste (Le), 5° année, n° 44 (15 octobre 1883). (©) *
HAGEN (D° H.-A.). Contributions from the Northern Transcontinental
Survey : the genus Colias. Broch. in-8°, 29 p. (Extr. Proceed of the
Boston Soc. of Natur. History, XXII, 27 décembre 1882.) *
HANSEN (H.-J.). Fabrica oris Dipterorum : Dipterernes Mund i anatomisk
og Systematisk Henseende, 1'° partie (Tabanidæ, Bombylidæ, Asilidæ,
Thereva, Midas, Apiocera). Broch. in-8°, 220 p., 5 pl. n., Copen-
hague, 1883. *
OBERTHÜR (R.). Carabiques nouveaux récoltés à Serdang (Sumatra orien-
tal) par M. B. Hagen. Broch. in-8°,;10 p. (Extr. Notes from the Leyden
Museum, vol. V, 1883). *
SCUDDER (SAM.-H.). The tertiary Lake-Basin at Florissant, Colorado.
Broch. in-8°, 23 p., une carte. (Extr. Annual Report of the Survey,
XII, Washington, 1883.) *
J. B.
Année 1883. 53
Séance du #4 Novembre 1883.
Bulletin de la Société académique franco-hispano-portuguise de Toulouse,
tome IV (1883), n° 2. ©)
Comptes rendus des séances de la Société entomologique de Belgique,
série III, n° 37 (6 octobre 1883). — A. PREUDHOMME DE BORRE,
p. cxxxvi, Note sur l’Horia senegalensis Casteln. (fig.). — LAMEERE,
p. GxxxvVIIT, Longicornes capturés dans les environs de Liège par
M. Miedel. — A. PREUDHOMME DE BORRE, P. CXXxVIII, Omaseus
niger 9 monstrueux. — LE MÊME, Pp. €xxxIx, Ophonus punctatulus
capturé à Moniats par M. Angels. — VANDERVELDE, P. CXXXIX, Cy-
chrus rostratus, var. elongatus capturé à Boendael,
Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des Sciences,
tome XCVII, 2° semestre 1883, n° 17 (22 octobre), — LAUGIER,
p. 887, Désinfection des végétaux d'ornement destinés au commerce
d'exportation.
N° 48 (29 octobre). — LAUGIER, p. 943, Résultats fournis par les
traitements des vignes phylloxérées dans les Alpes-Maritimes. — G.
HERMANN, p. 958, Sur la spermatogénèse des Crustacés podophtalmes,
spécialement des Décapodes.
N° 49 (5 novembre). — G. HERMANN, p. 1009, Sur la spermato-
génèse chez les Crustacés édriophtalmes.
Cosmos. Les Mondes, Revue hebdomadaire des Sciences et de l'Industrie,
fondée par l'abbé Moigno et publiée sous la direction de l'abbé Va-
lette. Paris, A9, rue de Grenelle. 31° année, 3° série, tome LIT, n° 414,
et 32° année, 3° série, tome V, n° 3 (2 numéros spécimens.) ©) *
Entomologist’s monthly Magazine (The), vol. XX, n° 233 (octobre 1883).
— W. BuckLer, p. 97, Natural History of Procris globulariæ. —
MR. MAG LACHLAN, p.103, Myrmeleon Erberi Brauer — M. inconspi-
cuus Ramb. — R.-H. MEADE, p. 104, Annotated List of British An-
thomyiidæ (suile el fin), tabl. analyt. des genres d’Anthomyiidæ. —
G.-B. Bucxron, Notes on the Migration of Aphides. — J. EnWARDS,
p. 413, The British Species of Idiocerus (tabl, analyt.), — Notes
54 Bulletin bibliographique.
DIVERSES : p. 413, Description of the larva of Tortrix Lafauryana;
id., The Isle of Man of Vanessa urticæ ; p. 116, Helesus guttatipennis
Mac Lachlan.,as a British Insect ; id., The Larva of Plusia orichalcea.
— NÉCROLOGIE, p. 118 : Edward Sheppard, D'iHermann Müller, Rev.
H. Harpur Crewe. — BIBLIOGRAPHIE, p. 419, Les Odonatés du Japon,
par M. Ed. de Sélys-Longchamps ; The Zoology of the Voyage of
H. M. S. Challenger, Part, XIX, Report on the Pelagic Hemiptera,
par M. Buchanan White.
Feuille des Jeunes Naturalistes, 13° année, n° 157 (1* novembre 1883).
— G. D'ANTESSANTY, p. 7, Quelques mots sur les Tenthrédines de
l'Aube. — COMMUNICATIONS : p. 10, Chrysomela menthastri Suffr.,
var, noire: p. 11, Toile d’Araignée.
Naturaliste (Le), 5° année, n° 45 (1° novembre 1883). — AUSTAUT,
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Revue des Travaux scientifiques, publiée par le Ministère de lfnstruction
publique, tome III, n° 5 (Travaux publiés en 1882). — E. O., p. 342
et suiv., Analyse de plusieurs travaux entomologiques.
BLANCHARD (D' RAPHAEL). Les Coccidés utiles. Broch. gr, in-8°, 116 p.,
96 fig. Paris, J.-B. Baillière et fils, 1883. *
FAIRMAIRE (L.). Essai sur les Coléoptères de l’Archipel de la Nouvelle-
Bretagne. Broch. 85. in-8°, 62 p. (Extr. Ann. Soc. ent. Belg., t. XXVII,
Bruxelles, 1883.) *
FALLOU (J.). Observations sur un Lépidoptère hétérocère séricigène (An-
theræa Frithii Moore) faites, en 1882, à Champrosay (Seine-et-Oise).
Broch. in-8°, 5 p. (Extr. Bull. Soc. d’Acclim., juin 1883.) *
FInoT (A.) Les Orthoptères de la France (Perce-Oreilles, Blattes, Mantes,
Criquets, Saulerelles et Grillons). Broch. gr. in-8°, 499 p., 4 pl. n.
Paris, Ém. Deyrolle, 1883. — 2 exemplaires. *
JouRDHEUILLE (C.). Catalogue des Lépidoptères du département de l’Aube.
Broch. gr. in-8°, 228 p. (Extr. Mém. Soc. acad. de l’Aube, t. XLVII,
4883.) — Offert au nom de l’auteur par M. J. Fallou. *
Année 1883, 55
PANDELLÉ (L.), Synopsis des Tabanides de France. Broch. in-89, 64 p.
(Extr. Revue d’Entomologie, 1883.) — Offert au nom de l’auteur par
M. J. Bourgeois. *
PREUDHOMME DE BORRE (ALFRED). Matériaux pour la faune entomologique
de la province de Namur : Coléoptères, 2° centurie. Broch, in-8°, 27 p.
(Extr. Bull. Soc, des Natur, dinantais, 1883.) *
J, B.
Séance du 28 Novembre 1883,
Bulletin de la Société d'étude des Sciences naturelles de Nîmes, 41° année,
n° 9, septembre 1883. ©
Bulletin d’Insectologie agricole, Journal mensuel de la Société centrale
d’Apicullure et d’Insectologie, 8° année, 1883, n°° 10-11 (octobre-
novembre 4883). — E. SAvarD, p. 145, La Mouche du fromage (Pio-
phila casei Latr.). — G.-Cn. Jouserr, p. 149, Les trochisques insec-
ticides du D' Zampironi. — LA RÉDACTION, p. 152, Note sur la Puce
pénétrante (fig.). — P. 153, Procès-verbal de la séance du 20 juin.
— J. ROUANET, p. 155 et 172, Destruction de la Golaspe noire et ses
larves (suite). — M. DiLLON,.p. 167, Insectes ennemis de la Raye, —
A. RAMÉ, p. 169, Attacus de l’Ailante (fig.),
Bulletin mensuel de la Société Linnéenne du Nord de la France, n° 1926
(1° décembre 1882). — R. VION, Chronique et faits divers : p. 485,
Moyen de détruire les Nids de Guêpe; p. 486, Le venin de lAbeille ;
p. 188, Un nuage de Moucherons ; id., Insectes nuisibles.
Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des Sciences,
tome XCVYII, 1883, 2° semestre, n° 20 (12 novembre 1883), (©)
N° 21 (19 novembre 1883). — Yves DELAGE, p, 1145, Sur l’embryo-
génie de la Sacculina Carcini, Crustacé endoparasite de l’ordre des
Kentrogonides.
Entomologist®s monthly Magazine (The), n° 234, novembre 1883. —
W,-G, BLATGH, p. 121, Notes on Eutheia clavata Reiïtter, and Pteni-
dium Gressneri Erichs., two Species of Coleoptera new to Britain, —
C,-H, FEerNALD, p. 424, Meyrick’s Australian Tortricids, — Ro. MAG
56 Bulletin bibliographique
LACHLAN, p. 127, Two new Species of Anax, with Notes on other
Dragon-flies of the same genus. — C.-G. BARRETT, p. 132, Notes on
British Tortrices. — E. SAUNDERS, p. 135, Descriptions of two new
Species of Brit. aculeate Hymenoptera. — H.-T. STAINTON, p. 136,
On Hyponomeuta rorellus, a gregarious « Ermine » which frequents
the Common Willow (Salix alba). — A.-G. BuTTLer, p. 138, A new
Phyllodes from Geylon. — G. Lewis, p. 138, On three new Species
of Japan Erotylidæ, and Notes of others. — NoTEs DIVERSES : p. 131,
The Butterflies of Cambridge; p. 440, Variety of Hepialus hectus ;
p. 441, Crambus ramosellus : change of nomenclature; id., Panorpa
germanica, var. borealis (Leach) Steph.; p. 142, Elipsocus cyanops
Rost. in Scotland ; id., Occurence of CϾcilius piceus Kolb. in Britain ;
id., Occurence of OEcetis furva Ramb. and other Trichoptera in Co.
Monaghan, Ireland ; id., Captures of Coleoptera near Pitlochry, Perth-
shire; p. 443, Some garden-visitors in 1883; p. 144, Nécrologie :
Oswald Heer.
Naturaliste (Le), 5° année, n° 46, 15 novembre 1883. — I. FAIRMAIRE,
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— LEVOITURIER, p. 368, Chlænius spoliatus et Broscus cephalotes à
Elbeuf. *
Philosophical Transactions of the Royal Society of London, vol, 173,
part IT, IIT, IV et tables. — Vol. 474, part I ©
Proceedings of the Natural History Society of Glascow, vol. V, part IL
(1881-82). — R.-J. BENNETT, p. 163, Apiarian notes in Argyllshire
for 1881. — Demande d’échange, *
Proceedings of the Royal Society of London, vol. XXI, n° 221-293 :
N° 221. — Ray LANKESTER, On the coxal Glands of Scorpio hitherto
undescribed and corresponding to the Brick-red Glands of Limulus.
— Ip., Note on the differences in the position of the ganglia of the
ventral Nerve-Cord in three species of Scorpions (fig.).
Vol. XXV, n° 294-226. ©
Psyche, à Journal of Entomology, published by the Cambridge entomo-
gical Club, vol. IV, n° 113-114, Cambridge, Mass. (septemb.-octobr.
1883). — C.-G. BARRETT, p. 83, The influence of meteorological
conditions on Insect life, — G. Dimmock, p. 87, Salivary Glands in
Année 1883. 57
Bées. — PIcKMAN MANN, p. 89, Contribution to the knowledge of
parasitic life in Galls. — Le MÊME, p. 94, Nécrologie : V. Tousey
Chambers. — P. 95, Bibliographical Record, — P, 99, Entomological
Items.
Revue des travaux scientifiques, publiée par le Ministère de l’Instruction
publique, tome III, n° 6 (travaux publiés en 1882). — E. O., p. 415
et suiv., Analyse de divers travaux entomologiques.
N° 7. — E. O., p. 474 et suiv., Idem.
Stetliner entomologische Zeitung, lLh° année, Stettin, 1883, n°° 1-3. —
D° A. SPEYER, p. 20, Eine hermaphroditische Boarmia repandala. —
LE MÊME, p. 25, Eupithecia strobilata und togata. — CARL PLÔTZ,
p. 26, Die Hesperiinen-Gattung Hesperia Aut. und ihre Arten (suite).
— J. KozBe, p. 65, Neue Psociden des K. zoolog. Museums zu Berlin.
— J. FAuUST, p. 88, Die Cleoniden-Gattung Chromonotus (Motsch.)
Chevrol. — G.-A. DoHRN, p. 102, Exotisches (sp.-nov.) — D'H.
WEYENBERGH, p. 108, Die Gattung Didymophleps Weyenb. (Dipt.),
fig. — D°O. STAUDINGER, p. 113, Nécrologie : F. Schmidt. — H.-B.
MôscaLer, p. 414, Beilträge zur Schmetterling’s-Fauna von Labrador.
— M. JacoBy, p. 125, Zur Kenniniss der Gatiung Macrolema Baly.
— C.-A. DoHRN, p. 127, Ueber Carabus cavernosus Friv., Schaum
und Dytiscus latissimus L. — E. BERGROTH, p. 129, Referat über
Sharp’s Monographie der Dytisciden. — D° HAGEN, p. 136, Ueber die
Zusätze, Bemerkungen und Berichtigungen zur Bibliotheca entomo-
logica. — C.-W. FRIEDENREICH, p. 140, Pentameria bromeliarum,
eine pentamere Halticide.
N°° 4-6. — H.-B. MôscaLer, p. 454, Check List of the Macrolepi-
doptera of America, North of Mexico, published by the Brooklyn ento-
mological Sociely. — C.-A. Dorn, p. 156, 278, Exotisches (sp. nov.).
— Van LANSBERGE, p. 461, Matériaux pour servir à une Monographie
des Onthophagus (tabl. analyt. du genre Phalops Er., sp. nov.). —
Hügner, p. 475, Ueber Harpalus semipunctalus Dej. — limbatopunc-
tatus Fuss. — D° O. STAUDINGER, p. 177, Einige neue Lepidopteren
ŒEuropa’s. — J. KOLBE, p. 186, Neue Beiträge zur Kenntniss der Pso-
ciden der Bernstein-Fauna, — C. VON GUMPPENBERG, p. 492, Die
Flügelschuppen der Geometriden. — D. SHARP, p. 195, A word of
explanation. — CARL PLÔTZz, p. 195, Die Hesperiinen-Gattung Hesperia
Aut. und ihre Arten (fin). — J. KozBr, p. 233, Ueber die von Major
58
Bulletin bibliographique.
von Mechow auf seiner Forschungsreise am Cuango gesammelten
Brenthiden (sp. nov.). — J. LICHTENSTEIN, p. 240, Schlechtendalia,
ein neues Aphiden-Genus. — RüssLEr, p. 241, Welches ist das beste
System der Lepidopteren? — A. Fuscx, p. 248, Macrolepidopteren
des unteren Rheingaues, — A, HOFFMANN, p. 275, Cidaria incur-
sata Hh.
N°° 7-9.—H.-A, HAGEN, p. 285, Beiträge zur Monographie der Psoci-
den, familie Atropina. Atropos (suite), sp. n., 4 pl. n. (cette planche se
trouve dans le volume de 1882). — A. SPEYER, p. 833, Bemerkungen
über den Einfluss des Nabrungswechsels auf morphologische Verän-
derungen, insbesondere bei den Arten der Gattung Eupithecia. —
C.-A. DOHRN, p. 357, 997, Exotisches (sp. nov.), fig. — L. FAIRMAIRE,
p. 365, Hemiopinus, n. g. (Elateridæ). — H.-B. MôscHLER, p. 366,
A Synonymical Catalogue of the described Tortricidæ of North Ame-
rica, North of Mexico, by G.-H. Fernald. — E. von HAROLD, p. 370,
Nomenclatorisches. — G-A, DoHrN, p. 372, Nomenclatorisches. —
H. FrEY, p. 373, Ein Hermaphrodit von Erebia Euryale-Adyte. —
C.-W. FRIEDENREICH, p. 870, Pilzbewohnende Käfer in der Provinz
Santa Catharina (Südbrasilien), gen. et sp. nov. — H.-J. KOLBE,
p. 381, Zur Kenntniss der Brenthiden-Gatlung Centrophorus Ghevr.,
Madagascars (tabl. analyt. et nov. sp.). — G.-A. DOHRN, p. 389, Ro-
senberg. — G BERG, p. 892, Zur Pampa-Fauna (sp. nov.). — WILH.
PETERSEN, p. 899, Sub rosa, ein Brief Karlchen Miessnick’s an Prof.
Glaser. — C. BERG, p. 402, Verpuppung im Freien von Palusträ Bur-
meisteri Berg. — C.-A. DOHRN, p. 406, Philip-Christoph Zeller.
N° 40-49, — H. FREY, p. 418, Prof. P.:C. Zeller, ein Necrolog
(avec portrail). — G.-A. DoHr\, p. 416, Nachwort, — SPEYER, p. 449,
Die Raupe von Acronycta alni, ein biologisches Räthsel. — V. von
Rôper, p. 426, Bemerkungen über Dolichogaster brevicornis Wied.
und Nemestrina albofasciata Wied, — G.-A. DonrN, p. 427, 495,
Exotisches (sp. nov.). — E. von HAroLD, p. 429, Einige neue Copro-
phagen. — D' GERSTÆGKER, p, 436, Ueber die Stellung der Gattung
Pleocoma ec. im System der Lamellicornier, — G. PLÔTz, p. 451,
Die Hesperiinen-Galtung Phareas Westw. und ihre Arten (tabl. analyt.).
— Le MÈME, p. 456, Die Hesperiinen-Gattung Entheus Hüb. und ibre
Arten. —L. FAIRMAIRE, p. 459, Coléoptères de Tripoli (3 esp. nouvy.).
— J, Fausr, p. 461, Neue exotische Apoderus- und Atellabus-Arten.
— Le MÊME, p. 473, Die Gruppe der Coryssomerides Lac. (tabl. anal.,
Sp. NOV.). — S$. ALPHERAKY, p. 488, Ueber die Gattung Golias F,
Année 1883. 59
45° année, Steltin, 1884, n° 1-3. — G. WEYMER, p. 1, Exotisches
Lepidopteren, II (2 pl n.). — C.-A; DOHRN, p. 28, Literatur :
Verzeichniss der im Gebiete des Aller-Vereins zwischen Helmstedt
und Magdeburg auf gefundenen Käfer von M. Wahnschaffe. — LE
MÊME, p. 32, Classification of the Coleoptera of North-America by
Leconte and Horn, — LE MÊME, p. 839, Exotisches (sp. nov.) — LE
MÊME, p. 47, Ein Brief Humboldts. — C. PLôTz, p. 51, Die Hespe-
riinen-Gattung Ismene Sw. und ihre Arten (tabl. analyt.). — GC, von
GUMPPENBERG, p. 66, Auf dem Wendelstein, ein entomologischer
Ausflug. — H.-T. STAINTON, p. 72, Ph.-Chr, Zeller. — A. SPEYER,
p. 81, Zur Naturgeschichte der Cidaria frustata Tr, — C.-A. DoHrN,
p. 84, Rosenberg 8. — LE MÊME, p. 85, Maikäfer-Pech. — LE MÊME,
p. 86, Rede zur Feier des Sitzungsfestes am 4 nov. 1883. — RÔSSLER,
p« 105, Die Behandlung für Sammlungen bestimmten Schmetterlinge
und ihre Erhaltung.
No (P.) et VIRET (G.). Vie et mœurs des Lépidoptères du genre Va-
nessa observés dans la Seïine-Inférieure. Broch. in-8°, 14 p. (Extr.
Bull. Soc. d’études scient. d'Angers, année 1883.) — Offert par
M. G. Viret. *
RiLeY (C.-V.). Entomology : Entomology at Minneapolis (suite); The use
of contagious germs as insecticides ; Plusiodonta compressipalpis ;
Food-habits of Gortyna nitela ; Gall-mites ; Black-Knot; Notes on
certain boring Lepidopterous larvæ ; Cantharis nuttalli injuring wheat ;
Insects a food for Man ; Occurrence of Junonia cœnia at Natick, Mass. ;
The Colorado-potato beetle ; Rare Monstrosities ; The nervous System
of Insects; Hymenorus rufipes as a myrmecophilus species ; Migration
of Plant-lice ; Recent publications ; Entomological Notes. Broch. in-8°,
11 p. (Extr. Amer. Natur., nov. 1883.) *
ScupDER (SAM.-H.). The fossil white Ants of Colorado (nov. gen. et
spec.). Broch. in-8°, 13 p. (Extr. Proceed. of the Amer. Acad. of Aris
and Sciences, vol. XIX, octobre 1883.) *
J. B.
Séanee du 42 Décembre 1882.
Berliner entomologische Zeitschrift herausgegeben von dem entomolo-
60 Bulletin bibliographique.
gischen Verein in Berlin, t. XXVII (1883), Heft IL. — B. GERHARD,
p. 178, Ueber die geographische Verbreitung der Macro-Lepidopte-
ren auf der Erde. — Ta. KirscH, p. 487, Neue Südamerikanische
Käfer, 1" partie (Chrysomelidæ, Erotylidæ, Coccinellidæ), pl. 11, fig. 8
et 9. — Fr. MÜLLER, p. 214, Eine Aufgabe für Lepidopterologen. —
H.-J. KozBe, p. 217, Beitrag zur Systematik der Lepidoptera. — Le
MÊME, p. 225, Ueber die geographischen Verhältnisse der nordafrika-
nischen Fauna der Coleoptera Carabidæ. — Le MÊME, p. 235, Ueber
Mesopsocus aphidioides Schrank und Elipsocus laticeps Kolbe. — C.
FROMHOLZ, p. 239, Einige interessante Schmetterlings-Varietäten. —
G. QUEDENFELDT, p. 241, Verzeichniss der vom Major von Mechow
in Angola und am Quango-Strom gesammelten Cicindeliden und Cara-
biden (sp. nov., pl. 111). — LE MÊME, p. 269, Bemerkungen zur Un-
terscheidung der älteren Tefflus-Arlen nebst Beschreibung einer
neuen Species von Ost-Afrika (sp. nov., pl. 111). — H.-J. KOLBE,
p. 277, Zwei neue Anthiciden (Coleoptera) von Chinchoxo in West-
afrika. — H. WEYENBERG, p. 279, Die Weïibchen der Gattung Tachy-
pterus Guér. — G. QUEDENFELDT, p. 283, Ueber Acmastes Schaum.
— A. BAU, p. 286, Anomala vitis, var. cupreonitens. — G, QUEDEN-
FELDT, p. 286, Fornax sericatus Mannh. im K. botanischen Garten in
Berlin gefunden. — C.-R. OSTEN-SACKEN, p. 287, On the genus Apio-
cera. — LE MÊME, p. 295, Synonymica concerning exotic dipterology,
n° 11. — LE MÈME, p. 299, A singular north-american fly (Opsebius
pterodontinus, n. sp.) — F. HILGENDORF, p. 301, Vertilgung der
Bettwanze. — TH. KirscH, p. 304, Drusilla Pleiops Kirsch — Dru-
silla Butleri Ch. Oberth. — H.-J. KOLBE, p. xx1, Neuere Literatur.
Bulletin de la Société des Sciences historiques et naturelles de l'Yonne,
37° volume (1883). ©)
Bulletin de la Société impériale des Naturalistes de Moscou, année 1882,
n° 4. — J, FAUST, p. 368, Die europæischen und asiatischen Arten
der Gattungen Erirhinus, Notaris, Icaris, Dorytomus (Gen. Doryto-
mus), Sp. nov., tabl. analyt.
Année 1883, n° 4 — P. 103, Sur le genre Monanthia Lep. (en
russe). — K. LINDEMAN, p. 145, Tapinostola frumentarius, ein neues
schädliches Insekt Russlands. — LE MÊME, p. 157, Zwei wenig ge-
kannte schädliche Insekten Süd-Russlands (Dorcadion carinatum und
Schizoneura sp.). — Général RADOszZKOWSKY, p. 468, Sur quelques
espèces russes appartenant au genre Bombus (tabl, analyt. des @ et
Année 1883. 61
des &). — A. REGEL, p. 233, Correspondance : Lettre ceee (de
Baldschuan) au Vice-Président.
Bulletin mensuel de La Société linnéenne du Nord de la France, 19° année,
{& VI, n°127 (1% janvier 1883). — E. DeLABy, p. 196, Contributions
à la faune locale (Coléoptères ; suite). — J. GarNIER, p. 200, Notice
nécrologique sur le D' Dours (lue à la séance du 8 août 1874).
Comptes rendus des séances de la Société entomologique de Belgique,
série III, n° 38 (3 novembre 1883). — R. MAC LACHLAN, P. CXLII,
Note sur l’Ascalaphus ustulatus Eversm. — A. PREUDHOMME DE BORRE,
p. exit, La Feuille qui se transforme en insecte (fig.). — LE MÊME,
p. cxLv, Coléoptères caplurés à La Hulpe.
Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des Sciences,
tome XCVII, 2° semestre 1885, n° 22 (26 novembre 1883). — P, Bor-
TEAU, p. 1180, Sur les générations parthénogénésiques du Phylloxera,
et sur les résultats obtenus par divers modes de traitement des vignes
phylloxérées.
N° 23 (3 décembre 1883). — TrOuEssART et P. MÉGNIN, p. 1319,
Note sur le polymorphisme sexuel et larvaire des Sarcoptides plumi-
coles. — FLICHE, p. 1329, Sur les lignites quaternaires de Bois-l’Abbé,
près d’Épinal,
Entomologist®s monthly Magazine (The), n° 235, décembre 1883. —
J.-A. OSBORNE, p. 445, Some further observations on the Partheno-
genesis of Zaræa fasciata, and on the embryology of that species and
of Rumia cralægata. — JAMES EDWARDS, p. 148, A proposed arran-
gement of the British Jassidæ. —, WiLLIAM BuCKLER, p. 1560, Natural
history of Zygæna exulans. — G.-T. PORRITT, p. 154, Description of
the larva of Crambus inquinatellus. — HERBERT DRUCE, p. 155, Des-
criptions of new species of Helerocera. — GEORGE-T. BAKER, p. 457,
On the species of European Crambi more or less allied to C, margari-
tellus. — R. MAC LACHLAN, p. 161, The distinctive and sexual cha-
racters of Chrysopa flava Scopoli and Gh. vittata Wesmael. — Notes
DIVERSES : p. 463, Notes on Diptera ; p. 164, The Butterflies of Hun-
tingdonshire ; id., Capture of Laphygma exigua at Pembroke; p. 165,
Description of the larva of Semioscopis avellanella ; id., Occurrence
of Coleophora vibicigerella Z. (a species new to Britain), in Essex ;
p. 166, Habits of Sciaphila sinuana ; id, Occurrence of Gelechia Hüb-
62 Bulletin bibliographique.
neri at Burton; id., Captures of Lepidoplera at Howth; p. 167, Sco-
paria conspicualis near Burton; id., Additional synonyms of Endotri-
cha pyrosalis; id., Tortrix Lafauryana; p. 168, Philonthus astutus
Er. ; id., Diglossa submarina Fairm. (sinuatocollis Rey); id., Note on
the development of Phryganea striata.
Feuille des Jeunes Naturalistes, 18° année, n° 158 (1° décembre 1883).
— COMMUNICATIONS, p. 24 et suiv. : Chasse dans une cage à fro-
mages; Captures de Coléoptères; Addition à la faune entomologique
française (Onthophagus marginalis Gebl.); Défense des plantes contre
les insectes ; Toile d’araignée ; Questions.
Mémoires de l’Académie impériale des Sciences de S'-Pétersbourg, VIX° sé-
rie, tome XXXI, n° 5 (1883). — Fr. ScHminT, p. 28, Miscellanea
Silurica, IL : Die Crustaceenfauna der Eurypterenschichten von Root-
ziküll auf OEsel (3 pl. n.).
N°°6, 7 et 8 (1883). ©
Naluralista Siciliano (Il), 8° année, n° 3 (1° décembre 1883). — E. Ra-
GusA, p. 57, Catalogo ragionato dei Coleotteri di Sicilia (suite). —
Cu. BrisouT, p. 64, Ceutorhynchus Ragusæ. — FF. MINA PALUMBO,
p. 92, Lepidotteri druophagi (suite).
Naturaliste (Le), 5° année, n° 47 (1° décembre 1883). — MAURICE GI-
RARD, Pp. 875, Bibliographie : Species des Hyménoptèrés d'Europe et
d'Algérie, par Edm. André, 18° et 19° fascicules. *
Revue mensuelle d’Entomologie pure et appliquée, par Wladimir Dokhtou-
roff, vol. I, n° 3, S'-Pétershourg, 1883, — F.-G. ScHaurr, p. 61, Étude
du genre Omus Esch., traduit de l'anglais par W. Dokhtouroff (tabl.
analyt. du genre). — W, DOKHTOUROFr, p. 66, Matériaux pour servir
à l'étude des Cicindélides, ILE : Essai sur la subdivision du genre
Gicindela auct. (subgen. nov., tabl, analyl.). — REITTER, p. 70, Neue
Coleopteren aus Russland und bemerkungen über bekannte Arten, IL.
— À. CHEVROLAT, p. 74, Des genres de Curculionides Episomus, Pla-
iyomicus, Syntaphocerus et Zircosa, du nombre d’espèces de ces
genres, synonymies et nouvelles espèces. — P. 85, Bibliographie,
Verslag van de acht-en-dertigste zomervergadering der Nederlandsche
entomologische Verceniging gehouden te Assen op Zaterdag 28 Juli
1883. — EVERTS, p. xvI1, Coléoptères capturés en Hollande. — P, xx,
Année 1885. 63
Captures entomologiques dans la province de Drenthe (Goléoptères,
Lépidoptères, Hyménoptères, Diptères et Aranéides). — P, Kxx1, Ca-
talogue de la Bibliothèque et Bulletin bibliographique. — Broch. in-8°,
LXXV pages. (Extr. Tijdschr. voor Entomologie, 1883.)
LINTNER (J.-A.). First Annual Report on the Injurious and other Insects
of the State of New-York, made to the State Legislature, pursuant to
chapter 377 of the Laws of 1881, Un vol. in-8°, 881 p., nombr. fig.,
Albany, octobre 1883. *
J. B.
Séance du 26 Décembre 41883.
Annual Report of the Board of Regents of the Smithsonian Institution for
the year 1881. — Div. notes entom. sous le titre : Zoology.
Academia nacional de ciencias en Cordoba :
I. Actas, t. IV, 1% Ent., 1882. €)
II. Boletin, t. V, 1% Ent. — E,-L. HOLMBERG, Neothereutes Dar-
wini (Holmb.) representante de una nuava familia de Citigradas,
2° Ent. ©)
Bulletin de la Société d’Étude des Sciences naturelles de Nimes, 11° année,
n° 40. C@)
Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des Sciences,
t. XOVII, 2° semestre 1883, n° 24. — HYADES, Rapport sommaire
sur les recherches d'histoire naturelle faites par la mission du cap
Horn. — F. HENNEGUY, Sur le Phylloxera gallicole. = H. Lanpors,
Communic. sur le Phylloxera.
N° 95, — Azpx. Mizns-EpWARDS, Rapport préliminaire sur l’Expé-
dition du Talisman dans l’Océan Atlantique. — F. HENNEGUY, Sur
les procédés de M. Mandon et de M. Aman Vigié pus le traitement
des vignes phylloxérées.
Informe oficial de la Gomision cientifica de la Expedicion al Rio Negro
(Patagonia) (avril, mai et juin 1879), 16 pl ., Buenos-Aires, 1881.
6/ Bulletin bibliographique.
Ent. I : Zoologia. — Insectos, por el D' CG. BERG (esp. nouv.), 4 pl. n.
— Aracnidos, por E.-L. HOLMBERG (esp. nouv.), 2 pl. n.
Ent. Il et IL ©
Naturaliste (Le), 5e année, n° 48. — Bibliographie. *
BoYER DE FonscoLoMBe. Calendrier de Faune et de Flore pour les envi-
rons d'Aix, 1845-46. (Bull. Ac. Sc. d'Aix.) — Ouvrage offert par
M. J. de Gaulle. *
FEwkes (J.-WALTER). On a few Medusæ from the Bermudas. — Explor.
of the surface fauna of the Gulf Stream, under the auspices of the
U. S. Survey by A. Agassiz. (Extr. Mus. comp. Zool. at Harvard Col-
lege, 1883.) C) *
HARGER (O.). Report on the Isopoda. — Reports on the resulls of dred-
ging, under the supervision of A. Agassiz, on the East Coast of the
U. S. during the summer of 1880, etc. (Extr. Mus. comp. Zool. at
Harvard College, 1883.) *
Mizzière (P.). Notes lépidoptérologiques. (Exlr. Natur. Sicil., 1885.) *
OSTEN-SACKEN (C.-R.). On the Genus Apiocera. — Synonymica concer-
ning exotic Dipterology, n° IL — A singular North American Fly.
(Extr. Berl. entom. Zeit., 1883, H. IL.) *
PLATEAU (FÉLIX). Recherches sur la force absolue des muscles des In-
vertébrés, 4° partie, 4 pl. n. (Extr. Bull. Acad. roy. Belg., 1883.) ©) *
RILEY (C.-V.). Reports of observations and experiments in the practical
Work of the division, 8 pl., 1883. (Extr. U. S. Depart. of Agric., div.
of Entom., Bull. n° 3.) — A.-S. PAckarD, Notes on Foresi-tree In-
sects. — D' E.-I. ANDERSON, Report upon the Cotton Worm in South
Texas in the spring and early summer of 1883. — W.-S. BARNARD,
Experimental tests of machinery designed for the destruclion of the
Cotton Worm. — S.-S. BAILEY, On some of the North American Cos-
sidæ, with facts in the life hislory of Cossus ceuterensis Lintner.
A. L.
Année 1885. 65
TABLE ALPHABÉTIQUE
Nora. Il n’y a pas de travaux entomologiques dans les pages placées
entre parenthèses.
Academia nacional de Giencias en Cordoba. — Actas, (63). — Boletin,
50, 63.
Académie impériale des Sciences de S'-Pétershourg. — Bulletins, 39. —
Mémoires, 10, (42), 62.
Academy of Natural Sciences of Philadelphia. — Proceedings, 38.
American entomological Society. — Transactions, 4.
Anales de la Sociedad española de Historia natural, 20, 51.
Annual Report of the Board of Regents of the Smithsonian Institution, 63.
Annual Report of the Curator of the Museum of Comparative Zoology at
Harvard College, 10.
Archivos do Museu nacional de Rio-de-Janeiro, 37.
Atti della R. Accademia dei Lincei, (4, 6, 10, 13, 15, 20, 24, 39, A5, 51).
Berliner entomologische Zeitschrift, 24, 59.
Boston Society of Nalural History. — Memoirs, 4. — Proceedings, 4.
Boston zoological Society (The quaterly Journal), 4.
Buffalo Society of Natural Sciences, — Bulletin, (4).
Bulletin de l’Académie d’Hippone, (11).
Bulletin d'éducation et d'instruction populaires des Basses-Pyrénées, (41).
Bulletin de la Société d’insectologie agricole, 4, 15, 25, 30, 39, 50, 55.
Bulletin de la Société d’étude des Sciences naturelles de Béziers, 50.
Bulletin de la Société d'Histoire naturelle de Colmar, 20.
Bulletin de la Société d’élude des Sciences naturelles de Nîmes, (27), 29,
(45, 55, 63).
(1885) 9° partie, 5.
66 Bulletin bibliographique.
Bulletin de la Société impériale des Naturalistes de Moscou, 39, 60.
Bulletin de la Société hispano-portugaise de Toulouse, (11, 27, 53).
Bulletin de la Société des Sciences historiques et naturelles de l'Yonne,
(25, 60). 6
Bulletin de la Société des Sciences physiques et naturelles de Toulouse,
(22).
Bulletin des travaux de la Société Murithienne du Valais, 50.
Bulletin of the Museum of Comparative Zoology at Harvard College, (11,
27), 5.
Bulletino della Società entomologica italiana, 52.
Cambridge entomological Club, 10.
Chronique (La), 15, 18.
Comité des travaux historiques et scientifiques, 16.
Comptes rendus des séances de l’Académie des Sciences, 5, (6, 10, 44,
18), 16, 18, (21, 29, 925), 27, (80), 32, (34), 37, (40), 45, 50, (52),
53, 55, 61, 63.
Cosmos, (53).
Deutsche entomologische Zeitschrift, 6, 34.
Entomological Society of London. — Transactions, 46.
Entomologisk Tidskrift, 7.
Entomologist’s monthly Magazine (The), 1, 7, 40, 18, 27, 40, 53, 55, 61.
Feuille des Jeunes Naituralistes, 4, 7, 41, 16, 21, 95, 30, 385, 42, 50,
54, 62.
Horæ Societatis entomologicæ Rossicæ, 4.
Informe oficial de la Comicion cientifica de la retour al Rio Negro
(Patagonie), 63.
Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, (5).
Linnean Society of London. — Journal, 7. — Proceedings, 8. — Tran-
sactions, 8.
Linnean Society of New South Wales. — Proceedings, 5.
Mittheilungen des naturwissenschaftlichen Vereines für Steiermark, (16).
Mittheilungen der Schweizerischen entomologischen Gesellschaft, 10, 30.
Année 1883. 67
Naturalisia Siciliano (Il), 5, 11, (16), 22, 25, 80, 35, 43, 50, 62,
Naturaliste (Le), 5, 8, 10, (11), 44, 16, 19, 21, 22, (25), 28, 30, 32, 86,
37, 43, 45, 51, (52), 54, 56, 62, 64.
Nederlandsche Entom. Vereeniging. — Tijdsch., 36. — Verslag, 26, 29, 62.
Nouvelles Archives du Muséum d'Histoire naturelle de Paris, 37.
New South Wales in 1881, (5)
Proceedings of the American Assoc. for the Advancement of Science, 3.
Proceedings of the Natural History of Glascow, 24, 56.
Psyche, 3, 8, 23, 38, 18, 51, 56.
Report of the Comptroller of the Currency, (5).
Revista da Sociedad de Instrucçäo do Porto, 11, 21, 32, 43.
Revue d’Entomologie, 5, 14, 33.
Revue mensuelle d'Entomologie pure et appliquée, 25, 38, 62.
Revue des Travaux scientifiques, 5, 16, 21, 28, 30, 38, 54, 57.
Royal Dublin Society. — Proceedings, 80. — Transactions, 81.
Royal Society of London. — Proceedings, 56. — Transactions, (66).
Sitzungsberichte der kais. Akademie der Wissenschaften in Wien, 8, 24.
Société entomologique de Belgique. — Annales, 29. — Comptes rendus,
6, 8, 15, 20, 30, A0, 53, 61.
Société Linnéenne de Lyon. — Annales, 29. — Bulletin, 17.
Société Linnéenne du Nord de la France. — Bulletins, 3, 6, 8, 10, 15, 18
36, 40, 50, 55, 61. — Mémoires, 28. ;
Sprawozdanie Komisyi fizyograficznéj (Académie de Cracovie), 32.
Stettiner Entomologische Zeitung, 13, 57.
Verhandlungen der k. k. zool.-bot. Gesellschaft in Wien, 25.
Verhandlungen der K. Leopold. Carol. deutschen Akademie der Natur-
forscher, 26.
Zoological Society of London. — List, 35. — Proceedings, 36, 46. —
Transactions, 37.
68 Bulletin bibliographique. — Année 1883.
Abbott, 142. — Abeille de Perrin, 31. — André (Edm.), 8. — Atkinson,
8. — Bedel, 3. — Belon, 3. — Berg, 9, 17, 26, 38. — Blanchard (R.),
54. — Bourgeois, 12, 22. — Boyer de Fonscolombe, 64.— Bramson,
49. — Brauer, 9 — Brehm, 3. — Brongniart, 22. — Brun, 28. —
Brunner de Wattenwyl, 26. — Buchanan White, 49. — Carus, 26.
— Chaudoir (de), 26. — Chevrolat, 17. — Comstock, 3, 28. —
Crotch, 9. — Cuni y Martorell, 28. — Deciry aîné, 23. — Fairmaire,
8, 9, 54. — Fallou, 54. — Fauvel, 43, 44. 45. — Fewkes, 64. —
Finot, 53. — Gadeau de Kerville, 26. — Girard, 47, 32, 51. —
Gleisberg, 22. — Gorham, 9. — Hagen, 52, — Hall, 22. — Hansen,
52. — Harger, 64. — Harold (v.), 9. — Horn, 22. — Jayne, 17. —
Jourdheuille, 54. — Keferstein, 41. — Knoch, 9. — Laboulbène, 11.
— Lambert, (28). — Lansberge, 22. — Leconte, 22. — Lichten-
stein, 43. — Lintner, 63. — Lucas, 15. — Maskell, 6. — Maurice,
19. — Millière, 64. — Morawitz, 9. — Noel, 59, — Oberthür (R.),
19, 52. — Olivier, 33. — Osten-Sacken, 6, 64. — Packard, 49. —
Pandellé, 55. — Plateau, 64. — Preudhomme de Borre, 32, 39, 55.
— Provancher, 9. — Redtenbacher, 9. — Reiber, 6 — Riley, 6, 9,
12, 17, 18, 23, 28, 33, 59, 64. — Sahlberg, 9. — Saint-Lager, 17, 20.
— Schônherr, 10. — Scudder, 17, 20, 32, 86, 52, 59. — Sélys-
Longchamps (de), 39. — Viret, 59.
A. LÉVEILLÉ.
CO mt ——
LISTE DES MEMBRES
DE LA
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE.
ANNÉE 1883. — Cinquante-deuxième de sa fondation.
Nota. L'astérisque (*) désigne les Membres fondateurs; les deux astérisques (#*)
s'appliquent aux Membres libérés ou à vie.
Membres honoraires.
MM.
1859-1882. ** BRISOUT DE BARNEVILLE (Charles), rue de Pontoise, 15,
à Saint-Germain-en-Laye (Seine-et-Oise). — Coléopières
d'Europe.
4856-1882. CANDÈZE (E.), X, docteur en médecine, à Glain-lès-Liège
(Belgique). — Entomologie générale, Larves des Coléoptères ;
Élatérides, Lamellicornes et Longicornes. Fr
* 1874. CHEVROLAT (Auguste), rue Fontaine, 25, — Coléoptères.
1842-1882. FAIRMAIRE (Léon), ancien directeur de l'hôpital Saint-Louis,
rue du Bac, 94. —Goléoptères, Hyménoptères et Hémiptères.
* 4866. MILNE-EDWARDS (Henri), G %<, membre de l’Institut, etc.
rue Cuvier, 57. — Entomologie générale, Anatomie.
* 1874, REICHE (Louis), négociant, place du Marché-Saint-Honoré,
22. — Coléoptères.
1874. SCHIODTE (Georges-Chrétien), membre de l’Académie des
Sciences de Danemark, directeur du Musée zoologique de
l’Université, à Copenhague. — Entomologie générale.
1843-1882. ** SIGNORET (Victor), l'hiver : rue de Rennes, 46 (place
Saint-Germain-des-Prés), et l'été : avenue de Chevreuse, 5,
à Clamart (Seine). — Hémipteres.
70 Liste des Membres.
1882. THOMSON (Charles-Gustave), docteur en médecine, professeur
de zoologie à l’Université royale de Lund (Suède). — Ento-
mologie générale, surtout Coléopières.
4833-1860. WESTWOOD, professeur à l’Université, Taylorian Institute,
à Oxford (Angleterre). — Entomologie générale.
CORMCT LOL 0 159200
Membres à vie et Membres ordinaires.
MM.
1864. ** ABEILLE DE PERRIN (Elzéar), place des Palmiers, 11, à Hyères
(Var). — Coléoptères et Hyménoptères d'Europe.
1875. ALAIN (L.), rue de Châteaudun, 23. — Lépidoptères européens,
principalement Diurnes.
1869. ALEXANDRE (Auguste), médecin-dentiste, rue Brézin, 6, à Mont-
rouge-Paris. — Coléoptères et Lépidoptères d'Europe.
1853. ALLARD (Ernest), chef de bureau au chemin de fer d'Orléans, rue
Paradis-Poissonnière, 2. — Coléoptères d'Europe.
1863. ALLARD (Gaston), route des Ponts-de-Cé, à la Maulevrie, près An-
gers (Maine-el-Loire). — Coléoptères d'Europe.
1881. ALLÉON (le comte Amédée), à Varna (Bulgarie). — Entomologie
générale, surtout Coléoptères.
1853. AMBLARD (Louis), docteur en médecine, rue Paulin, 14 bis, à Agen
(Lot-et-Garonne). — Hyménoptères. 5
1861. Ancey (Félix), fabricant de produits chimiques, rue Marengo, 56,
à Marseille (Bouches-du-Rhône).—Coléoptères en général; Hymé-
noptères européens.
1857. ** ANDRÉ (Ernest), notaire, rue des Promenades, 17, à Gray
(Haute-Saône). — Hémiptères et Formicides, Mœurs des Insectes.
1876. Anpré (Edmond), négociant en vins, boulevard Bretonnière, 24,
à Beaune (Côle-d’Or). — Entomologie générale, pr MORE
Hyménoptières.
1876. ANIBARO RIVES (Jose-Martinez), Lain Calvo, 20, à Burgos, province
de Logrono (Espagne). — Entomologie générale.
1869.
1880.
1868.
1859.
1882.
1865.
1860.
1873.
185/.
1871.
1866.
1877.
1868.
1868.
18/6.
1366.
1857.
Année 1885. 71
ANTESSANTY (l’abbé Gabriel D’), aumônier du Lycée, à Troyes
(Aube). — Coléoptères de France.
ARGOD (André-Albert), à Crest (Drôme). — Coléopières européens
et exotiques.
Auzoux (Hector), docteur en médecine, à Saint-Aubin-d’Écros-
ville, par le Neubourg (Eure). — Entomologie générale, princi-
palement Coléoptères.
** BAER (Gustave-Adolphe), cité Bergère, 1 bis. — Coléoptères ;
Entomologie générale.
BAIRSTOW (Samuel-Denton), F, G. S. Box 204 (Post office), à Port-
Élizabelh (Afrique du Sud). — Entomologie générale, surtout
Hyménoptieres.
BALBIANI, professeur d’embryogénie au Collège de France, rue
Soufflot, 18. — Entomologie générale et appliquée.
BALY (Joseph-S.), docteur en médecine, The Butts, à Warwick
(Angleterre). — Goléoptères, principalement Chrysomélines.
BANDI (Luigi-Verdiani), via Ricasoli, 52, à Siena, par Rocca d’Orsia
(Italie). — Coléoptères d'Europe.
BAR (Constant), propriétaire, à Cayenne (Guyane française), —
Entomologie générale, principalement Lépidopières.
BarBAT (Pierre-Michel), imprimeur-éditeur, à Châlons-sur-Marne
(Marne). — Coléoptères d'Europe.
BARBIER, rue Le Pelelier, 47. — Coléoptères d'Europe.
** BARGAGLI (Pierre), via de Bardi, Palazzo Tempi, à Florence
(Italie). — Coléoptères en général : plus particulièrement Curcu-
lionides, Anthribides et Xylophages ; Entomologie agricole.
BARON (G.), avocat, rue de Rennes, 142. — Coléoptères d'Europe.
BATES (H.-W.), Savile row, 1, Burlington gardens, à Londres, S. W.
(Angleterre). — Coléoptères et Lépidoptères.
BAuDI DE SELVES (le chevalier), via Baretti, 48, à Turin. — Goléo-
pières.
** B£peL (Louis), rue de l’Odéon, 20. — Coléoptères. -
BELLEVOYE, graveur, rue du Four-du-Cloître, 5, à Metz (Lorraine).
— Coléoptères d'Europe et d'Algérie.
72
1845.
1879.
1869.
1877.
1892.
1844.
1885.
1877.
1857.
1876.
1872.
1885.
Liste des Membres.
BELLIER DE LA CHAVIGNERIE, rue Saint-Louis, 35, à Évreux (Eure).
— Lépidoptères et Goléoptères d'Europe.
**%* BELON (Paul-Marie-Joseph), professeur, rue du Plat, 25, à Lyon
(Rhône). — Goléoptères d'Europe.
BÉRARD (Charles), percepteur des contributions, à Montlieu (Gha-
rente-Inférieure). — Coléoptères d'Europe.
BERG (Charles), professeur de zoologie à l’Université de Buenos-
Ayres, Casilla, 169 (République Argentine). — Entomologie
générale, principalement Lépidoptères.
BERNARD (François), ingénieur des Ponts et Chaussées, rue de
Rennes, 145. — Entomologie générale, surtout Coléoptères et
Lépidopteres.
BiGOT (J.-M.-F.), £ÿ A., membre honoraire de la Société centrale
d’Horticulture de France, l’hiver : rue Cambon, 27, et l'été : à
Quincy, par Brunoy (Seine-et-Oise). — Diptères.
BiNoT (Jean), l'été : boulevard Saint-Germain, 155, et l'hiver :
villa Bonnet, route d’Antibes, à Cannes (Alpes-Maritimes). —
Coléoptères.
BLANG (Édouard), inspecteur adjoint des forêts, à Gercy-la-Tour
(Nièvre). — Entomologie générale, principalement Coléoptères.
BLANCHARD (Émile), O. #, membre de l’Institut, professeur d’en-
tomologie au Muséum, rue de l’Université, 34. — Entomologte
générale. Anatomie.
BLANKENHORN (Adolphe), docteur en médecine, président de la
Société de viticulture, Bahnhofstrasse, 8, à Carlsruhe (grand
duché de Bade). — Insectes nuisibles.
. BLONAY (Roger DE), rue de La Rochefoucauld, 23. — Entomologie
générale, surtout Goléoptères.
BOIELDIEU (Anatole), #, chef de bureau à la Chancellerie de la
Légion d'honneur, avenue des Gobelins, 44. — Coléoptères d’Eu-
TOPCe
Bozivar (Ignacio), professeur d’Entomologie à l’Université, Museo
de Historia natural, calle de Alcala, 11, 2°, à Madrid (Espagne).
— Coléoptères et Orthoptères d'Europe.
Bonxoure (Alphonse), avocat, boulevard Haussmann, 82. — Coléo-
plères d'Europe.
1860,
1859.
1879.
1867.
Année 1885. 73
BOnnaIRE (le baron Achille), rue Saint-Merry, 114, à Fontaine-
bleau (Seine-et-Marne). — Coléoptères d'Europe et du bassin de
la Méditerranée.
#** BONVOULOIR (le comte Henry DE), à Bagnères-de-Bigorre
(Hautes-Pyrénées), et à Paris, boulevard Saint-Germain, 215 bis.
— Coléoptères.
Boy (le vicomte Gaston-Joseph-Louis pe), l'hiver : rue de Passy,
84, et l’été : au château de Bujaleuf (Haute-Vienne), — Coléo-
ptères d'Europe.
. Boupier (Émile), pharmacien, à Montmorency (Seine-et-Oise). —
Coléoptères d’Europe.
BouLLET (Eugène), banquier, à Corbie (Somme). — Coléoptères
d'Europe et du bassin de la Méditerranée.
BourGeoïs (Jules), rue de l’Échiquier, 38. — Coléoptères d’Eu-
rope; Malacodermes exotiques.
BouTHERrY (Charles-Auguste), docteur en médecine, lauréat de la
Faculté de Paris. — Entomologie générale, principalement Coléo-
ptères et Lépidoplères.
Boyenvar, directeur de la Manufacture des tabacs, à Tonneins (Lot-
et-Garonne). — Coléoptères d'Europe.
BrAmsoON (K.-L.), professeur au Gymnase d’Ekaterinoslaw (Russie).
— Coléoptères et Lépidoptères russes et exotiques.
BRISOUT DE BARNEVILLE (Henri), rue de Pontoise, 15, à Saint-
Germain-en-Laye (Seine-et-Oise). — Coléoptères d'Europe.
BRONGNIART (Charles), £ÿ A., préparateur de zoologie à l’École
supérieure de pharmacie, ‘rue Guy-de-la-Brosse, 8, et au Mu-
séum, rue Cuvier, 57. — Entomologie générale; Articulés fossiles.
BUCHANAN Wire (le D' F.), président de la Société des Sciences
naturelles, à Perth (Écosse). — Entomologie générale.
. BuGnion (Charles-Juste-Jean-Marie), à Lausanne (Suisse). — Go-
léoptères et Lépidoptères.
Buouer (Lucien), %, ancien fonctionnaire de la marine, rue
Saint-Placide, 52 (faub. S'-Germain). — Coléoptères d'Europe et
d'Algérie.
BURMEISTER (Hermann), directeur du Musée d'histoire naturelle, à
Buenos-Ayres (République Argentine). — Entomologie générale.
7l
1883.
1830.
18714.
1885.
1879.
1877.
1869.
1883.
1883.
1872.
1880.
1881.
1856.
1854.
1866.
1841,
1881.
1881.
Liste des Membres.
CAMBOURNAC (Simon), à Narbonne (Aude). — Coléoptères de France.
CAMERON (Peter), Willow Bank Crescent, 31, à Glascow (Écosse).
— Hyménoptères en général, principalement ceux d'Écosse.
CAPRONNIER (J.-B.), X, peintre-verrier, rue Rogier, 251, à Bruxelles.
— Entomologie générale, Lépidoptères de Belgique et exotiques.
Casey (T.-L.), 1195, Girard street, à Philadelphie (Pensylvanie,
États-Unis). — Coléoptères de l'Amérique du Nord.
CAYOL (Marius), rédacteur au Ministère de l’Agriculture, rue des
Moines, 50, à Balignolles-Paris. — Coléoptères d'Europe.
CHAMPENOIS (Amédée), inspecteur des forêts, à Autun (Saône-et-
Loire). — Entomologie générale et appliquée, principalement
Coléoptères d'Europe.
CHARDON (Gabriel), employé au bureau télégraphique central, à
Conslantine (Algérie). — Coléoptères de France.
** CHEux (Albert), rue Delaage 47, à Angers (Maine-et-Loire).
— Lépidoptères en général.
CHRÉTIEN (Pierre), rue Saint-Denis, 24, à Boulogne (Seine). — Lépi-
doptères d'Europe, surtout étude des Ghenilles et des Œufs.
CLEMENT (A.-L.), £ÿ A., dessinateur, rue Lacépède, 34, — Entomo-
logie générale.
CopeT (le D' Henri), aide-major au 19° bataillon de chasseurs, à
Rennes (Ille-et-Vilaine). — Lépidoptères.
CoLVÉE (D.-Pablo), professeur, calle de Luis Vives, 2, 3°, à Valence
(Espagne). — Entomologie générale, principalement Cochenilles.
COMENDADOR (Antonio-Sanchez), professeur à l’Université, à Barce-
lone (Espagne). — Entomologie générale.
CONSTANT (A.), naturaliste, villa Niobé, golfe Juan (Alpes-Mari-
times). — Lépidoptères d'Europe.
CORET (Paul), cultivateur, rue Malissier, 7, à Puteaux (Seine). —
Lépidoptères d'Europe; Entomologie appliquée à l'Agriculture.
Cosra (Achille), directeur du Musée zoologique, via Santa Antonia
alla Vicaria, 5, à Naples (Italie). — Entomologie générale.
COSTA DE BEAUREGARD (le comte Paul), place de l’Hôtel-de-Ville,
à Chambéry (Savoie). — Coléoptères d'Europe.
CouLon, docteur en médecine, à Monaco (Principauté). — Lépido-
ptères d'Europe ; éducation des Chenilles.
1885.
1872.
1855.
1874.
1880.
1856.
1882.
1859.
Année 1883. 75
CourAGE (Émile), vicaire à Sainte-Clotilde, rue Casimir-Périer, 15,
— Coléoptères d'Europe et du bassin de la Méditerranée.
COUTURES (Georges), négociant, rue Palais-de-l’'Ombrière, 18, à
Bordeaux (Gironde). — Coléoptères d'Europe; Apiculture.
GuisiNE (Henry DE LA), rue d’Assas, à Dijon (Côte-d'Or). — Coléo-
ptères (Garabus), et Lépidoptères (Morpho et Urania).
. CuNI Y MARTORELL (Miguel), calle de Codols, 18, 3°, à Barcelone
(Espagne). — Insectes de la faune catalane; Coléoptères d’Eu-
rope et du bassin de la Méditerranée.
DAFFRY DE LA MONNOYE (Adalbert), rue de la Barouillère, 9. —
Coléoptères de France.
DAïTTIN (E.), lieutenant du génie, à Grenoble (Isère). — Lépido-
ptères d'Europe.
DAUTZENBERG (Philippe), négociant, rue de l’Université, 213. —
Entomologie générale.
DECOENE-RACOUCHOT (Alfred), aux Antoines, par Luzy (Nièvre).
— Coléoptères d'Europe; Insectes utiles et nuisibles à l'Agri-
culture.
DEzABy (Edmond), rue Neuve, 10, à Amiens (Somme). — Coléo-
ptères du département de la Somme.
DELAHAYE (Jules), s.-chef de bureau à la Caisse des dépôts et con-
signations, rue Brézin, 15, à Montrouge-Paris. — Entomologie
générale, principalement Lépidoptères.
DELAMAIN (Henri), à Jarnac (Charente). — Lépidoptères.
DEMAIsON (Louis), licencié endroit, rue Rogier, 9, à Reims (Marne).
— Coléoptères et Lépidoptères d'Europe.
DEMBOWSKI (Louis), à Sienniça, gouvernement de Varsovie (Polo-
gne). — Entomologie générale.
DEPUISET (A.), naturaliste, rue des Saints-Pères, 17. — Entomo-
logie générale, principalement Lépidoptères et Coléoptères.
DEsBORDES (Henri), rue Denfert-Rochereau, 23. — Entomologie
générale, surtout Goléoptères.
DESBROCHERS DES LOGES (Jules), percepteur des contributions, à
Ardentes, près Châteauroux (Indre). — Coléoptères d’Europe et
des pays limitrophes, Élatérides et Curculionides du globe.
76
1875.
1882.
1838.
Liste des Membres.
Des Gozis (Maurice), avocat, place de l’Hôtel-de-Ville, à Montluçon
(Allier), et à Paris, avenue Marceau, 61. — Coléoptères et
Orthopteres de France.
DESIGNOLLE (Paul), instituteur, rue du Bac, 40. — Coléoptères et
Lépidoptères d’Europe.
DESMAREST (Eugène), £ÿ I. P., garde des galeries d’Anatomie
comparée au Muséum d'histoire naturelle, rue Cuvier, 57. —
Entomologie générale, principalement Coléoptères d'Europe.
DEYROLLE (Henri), naturaliste, rue du Faubourg-Saint-Honoré, 2/8.
—- Coléoptères et Lépidoplères exotiques.
DEYROLLE (Émile), naturaliste, rue de la Monnaie, 93. — Entomo-
logie générale.
DIEcr (le D' G.), à Zoschen, près Mersebourg (Prusse). — Coléo-
ptères d'Europe.
**% DOoGNIN (Paul), négociant, rue de la Réunion, 16, à Auteuil-
Paris. — Lépidoptères d'Europe.
DoHrN (C.-A.), président de la Société entomologique, à Stettin
(Prusse). — Coléoptères.
. DOKHTOUROFF (Wladimir), officier d'artillerie de la garde impériale,
rue Petite-Moskowskaja, 5, à Saint-Pélersbourg (Russie). —
Coléoptères européens et exotiques, principalement Cicindélides.
. DOLLÉ (Maurice), photographe, rue Chenizelles, 2, à Laon (Aisne).
— Coléoptères.
Dozzrus (Jean), fondateur du Prix Dollfus, rue Pierre-Charron, 35.
DortA (le marquis Giacomo), via Peschiera, 18, à Gênes (Italie).
— Coléoptères.
Du Buysson (Henri), au Château du Vernet, par Brout-Vernet
(Allier). — Coléoptères d'Europe.
. ** Ducoupré, Éÿ I. P., inspecteur d’Académie, à Angers (Maine-
et-Loire). — Coléoptères d'Europe.
. Duparc (Georges), quai du Louvre, 30. — Coléoptères.
. DUTREUX (Aug.), £ÿ IL. P., X, ancien receveur général, au Château
de la Gelle-Saint-Cloud, par Bougival (Seine-et-Oise). — Lépido-
pières d'Europe, Diurnes exotiques.
- DUVERGER (Joseph-Alexandre), à Dax (Landes). — Lamellicornes,
Longicornes, Libellulides, Orthoptères, Hémiptères et Lépidoptères
d'Europe.
1867.
1870.
4867.
1866.
1833.
1858.
1367.
1866,
Année 1883. 717
ÉBRARD (Sylvain), employé aux aciéries, à Unieux (Loire). — Lépi-
doplères d'Europe.
EHLERS (DON Guillermo), Muralla del Mar, 37, à Carthagène (Es-
pagne). — Coléoptères.
Emica (Gustave p’), %, écuyer de S. M. l'Empereur d'Autriche,
à Buda-Pesth (Hongrie). — Coléoptères d’Europes Insectes nui-
sibles à l'Agriculture. dpi
** ErsCHOrF (Nicolas), Wassili Ostrow, n° 45, 12° ligne, à Saint-
Pétersbourg (Russie). — Lépidoptères.
FÂxræus, ex-chef au département de l'Intérieur, à Stockholm
(Suède). — Coléoptères.
FALLOU (Jules), £ÿ AÀ., rue des Poitevins, 10, et à Champrosay,
commune de Draveil (Seine-et-Oise). — Lépidoptères d'Europe,
étude de leurs mœurs ; Chenilles préparées.
. FAUCONNET (Mary-Louis), pharmacien, membre du Conseil d’hy-
giène, à Autun (Saône-et-Loire). — Goléoptères d’Europe.
FAUVEL (C.-A.), £ÿ A., %, avocat, rue d’Auge, 16, à Caen (Calva-
dos). — Entomologie générale de la Basse-Normandie, Coléo-
ptères et Lépidoptères de France, Staphylinides exotiques.
Féuissis-ROLLIN (Jules), #, chef d’escadron d'artillerie en retraite,
rue de Rennes, 106 bis. — Coléoptères de France.
Finor (Pierre-Adrien-Prosper), #, capitaine d'état-major en retraite,
rue Saint-Honoré, 27, à Fontainebleau (Seine-et-Marne). —
Entomologie générale, plus spécialement Orthoptères.
Fircx (E.-A.), Brick house, à Maldon (Essex, Angleterre). — Ento-
ll
mologie générale.
. ** FLEuTIAUX (Edmond), altaché à l’administration de l’Entrepôt
des vins, rue Malus, 4 (place Monge). — Coléoptères d'Europe.
. FripricI (Edmond), conservateur du Musée d’hisloire naturelle,
rue de l’Évêché, 25, à Metz (Lorraine) — Entomologie générale
et appliquée.
Fumouze, docteur en médecine, rue du Faubourg-Saint-Denis, 78,
— Entomologie appliquée à la Médecine et à la Pharmacie.
GABILLOT (Joseph), quai des Gélestins, 5, à Lyon (Rhône), — as
léoptères d'Europe.
78
1880.
1867.
1875.
1869.
1857.
1867.
1882.
1870.
1849.
1881.
1880.
1859.
1857.
1368,
1880.
Liste des Membres.
** GADEAU DE KERVILLE (Henri), rue Dupont, 7, à Rouen (Seine-
Inférieure). — Entomologie générale, surtout Myriapodes.
** GAGE (Léon), docteur en médecine, rue de Grenelle-Saint-Ger-
main, 9. — Entomologie générale et appliquée à la Médecine et
à la Pharmacie.
GALLÉ (Ernest), cour du Château, 42, à Creil (Oise). — Coléoptères
et Lépidoptères d'Europe.
GALLOIS (Joseph), inspecteur du service des Enfants assistés, rue
du Bellay, 52, à Angers (Maine-et-Loire). — Coléoptères d’Eu-
rope et des pays circumméditerranéens.
GANDOLPHE (Paul), rue des Arts, 11, à Levallois-Perret (Seine).
— Coléoptères.
GARBIGLIETTI (le D' Antoine), agrégé de la Faculté royale de mé-
decine, rue de l’Académie-Albertine, 5, à Turin (Italie) —
Coléoptères, Hyménoptères et Hémiptères.
GATRy (l'abbé Octave), à Les Bouillons, près Sées (Orne). — Lépr-
doptères d'Europe, surtout ceux de Normandie.
GAULLE (Jules De), rédacteur à la Préfecture de la Seine, rue de
Sèvres, 11. — Coléoptères d'Europe.
GÉHIN (J.-B.), à Remiremont (Vosges). — Coléoptères Carabiques
de la tribu des CGarabides, européens et exotiques.
GENNADIUS (P.), inspecteur de l’agriculture, à Athènes (Grèce). —
Entomologie générale, principalement Cochenilles.
GÉRARD DE CASTILLON, rue Condillac, 36, à Bordeaux (Gironde).
— Lépidoptères et Goléoptères.
GERVAIS D’ALDIN, ancien magistrat, à Péronne (Somme). — Coléo-
ptères.
GirARD (Maurice), £ÿ L P., professeur d’Entomologie à l’École
d'Agriculture de Grignon, etc., rue Gay-Lussac, 28. — Entomc-
logie générale et appliquée, Physiologie.
Gogerr (le D' Émile), &ÿ A., C. %X de l’ordre d’Isabelle-la-Catho-
lique, rue de la Préfecture, à Mont-de-Marsan (Landes). —
Entomologie générale.
GODMAN (le D'F. pu CAN), Chandos street, 10, Cavendish square,
à Londres, W. (Angleterre). — Entomologie générale, princi-
palement Lépidoptères américains.
1875.
1859.
13881,
1379.
1878.
1864.
1833.
1857.
1866.
1869.
1870.
1873.
1875.
1876.
1882.
1872.
Année 1883. 79
GonzALO y Goya (Angel), catedralico de historia naturale de Ins-
tituto, plaza de la Verdura, 70, prât Salamanca (Espagne). —
Entomologie générale.
** GOOssEns (Th.), rue du Faubourg-Saint-Martin, 130. — Lépido-
ptères et Chenilles du Globe.
GorDoN (le D° Antonio-Maria DE), professeur de physiologie, à
l’Université de la Havane (Cuba). — Entomologie générale.
Goss (Herbert), esq., F. G. S., the avenue Surbiton Hill, Surrey
(Angleterre). — Insectes fossiles.
GouxELLE (Émile), rue de Rennes, 131. — Entomologie générale,
Coléoptères.
GOURÉ DE VILLEMONTÉE (Gustave), professeur de chimie à l’École
normale de Cluny (Saône-et-Loire). — Coléoptères de France.
GRAELLS (Mariano DE LA PAz), >X, sénateur, professeur d’anato-
mie comparée et de zoonomie au Musée d'histoire naturelle,
calle de la Bola, 4, premier, à Madrid. — Entomologie générale ;
Mœurs des Insectes.
** GRENIER, docteur en médecine, rue de Vaugirard, 55, et à Ba-
gnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées). — Coléoptères d’Europe.
GRONIER, rue Sain(e-Catherine, 17, à Saint-Quentin (Aisne). —
Lépidoptères d'Europe; Chenilles préparées.
** GROUVELLE (Jules), ingénieur civil, rue des Écoles, 26. — Coléo-
ptères d’Europe.
#** GROUVELLE (Antoine), directeur de la Manufacture des Tabacs
de Nice (Alpes-Maritimes). — Coléoptères d'Europe, Clavicornes
et Cucujides exotiques.
GROUVELLE (Philippe), rue des Écoles, 26. — Coléoptères de France.
** GUÈDE (J.-P.), O. %, ingénieur de 1"° classe des constructions
navales, directeur de l'établissement de la Marine à Indret, par
la Basse-Indre (Loire-Inférieure). — Coléoptères de France.
GuizgerT (Robert), rue de Buffon, 24, à Rouen (Seine-Inférieure).
— Coléoptères d'Europe.
GuizLor (Alfred), naturaliste, rue de la Monnaie, 23. — Entomo-
logie générale.
HazLoy (Léon D’), rue Porte-Paris, 23, à Amiens (Somme), —=
Coléoptères et Lépidoptères d'Europe.
80
1858.
1885.
1858.
1878.
1885.
1866.
1874.
1880.
1880.
1870.
1854.
1843.
1879.
Liste des Membres.
HAROLD (le baron Edgar DE), X, major en retraite, Barerstrasse,
14, à Munich (Bavière). — Coléoptères, surtout Lamellicornes.
HÉLOT (Jean), médecin-dentiste, rue du Bac, 62. — Entomologie
générale.
HÉnow, %, professeur de langue arabe au Lycée, passage Rouen-
nais, à Constantine (Algérie). — Coléoptères et Lépidoptères.
HERVÉ (Ernest), notaire, rampe Saint-Melaine, à Morlaix (Finis-
ère). — Coléoptères et Hémiptères d'Europe.
HEULZz, négociant, place de la Bastille, 6. — Entomologie générale,
surtout Lépidoptères d’Europe.
HEYDEN (Lucas von), X, docteur en philosophie, Schasstrasse, 54,
à Bockenheim, près Francfort-sur-le-Mein (Allémagne). — In-
sectes de tous les ordres, surtout Coléoptères.
HoPFFGARTEN (le baron Max vox), à Mülverstedt, près Langensalza
en Thuringe (Prusse). — Coléoptères d'Europe.
** Horn (le D' George-Henry), North-Fourth street, 874, à Phila-
delphie (Pensylvanie, Élals-Unis d'Amérique). — Coléoptères,
principalement ceux de l'Amérique du Nord.
HorvATH (le D' GÉzZA DE), membre de l’Académie des Sciences
de Hongrie, etc., place Elisabeth, 49, à Buda-Pesth (Hongrie).
— Hémiptères.
HUBERSON (G.), s.-chef à la Préfecture de la Seine, rue Saint-
Jacques, 328. — Entomologie générale, Anatomie, Micrographie.
JANSON (Edward), Little Russell street, 35, à Londres, W. C. (An-
gleterre). — Entomologie générale.
JÉREL (Henri), cabinet et librairie entomologiques et d'histoire
naturelle, rue de Dunkerque, 62. Mardi, jeudi et samedi. —
Coléoptères européens et exotiques, surtout Curculionides.
Joy (le D' Émile), £ÿ A., médecin-major de 1'° classe au 9° régi-
ment d'artillerie, rue Malpas, 4, à Castres (Tarn). — Orthoptères
et Éphémériens d'Europe.
. JOURDHEUILLE (Camille), juge au tribunal de 1'° instance, à Troyes
(Aube). — Lépidoptères d'Europe.
JOURNÉ (Camille), négociant, mail des Tauxelles, 5, à Troyes (Aube).
— Coléoptères de France,
1882.
1876.
1850.
1874.
1869.
1866.
1875.
1857.
1874.
1868.
1855.
1874.
1865.
1846.
1857.
1858.
Année 1885. 81
JOYEUX (Charles), O. #, ingénieur des construclions navales, en
retraite, rue de l'Est, 13, à Melun (Seine-et-Marne). — Entomo-
logie générale, surtout Coléoptères d'Europe.
KATTER (le D'), à Putbus, île de Rügen, en Poméranie (Prusse). —
Entomologie générale, principalement Coléoptères.
KEFERSTEIN, Conseiller de justice, à Erfurth en Thuringe (Prusse).
— Lépidoptères d'Europe.
Kizcias (Édouard), docteur en médecine, à Coire (Suisse). — Ento-
mologie générale, principalement Coléoptères d’Europe.
KirBy (W.-F.), 2, Burlington gardens, Chiswick, London, W.
(Angleterre). — Lépidoptères.
KirsCH (Th.), pharmacien, au Musée zoologique, à Dresde (Saxe).
— Coléoptères.
Kocx (le D' Ludwig), Planeusschegasse, à Nuremberg (Bavière). —
Arachnides.
KoECHLIN (Oscar), à Dornach (Alsace). — Coléoptères.
KoEcaLin (Edmond), rue du Conseil, 18, à Saint-Denis (île de la
Réunion, via Marseille). — Coléoptères d'Europe.
Koziorowicz (Édouard-Ladislas), %#, £ÿ A., ingénieur en chef
des Ponts-et-Chaussées, à Annecy (Haute-Savoie). — Coléoptères
d'Europe et du bassin de la Méditerranée.
KRAATz (Gustave), docteur en philosophie, Einkstrasse, 28, à
Berlin (Prusse). — Goléoptères.
KrAuss (F. DE), Archivstrasse, 4, à Stuttgard (Wurtemberg). —
Entomologie générale.
KÜüncKkez D'HERCULAIS (Jules), £ÿ A., aide-naturaliste d’entomologie
au Muséum d'Histoire naturelle, avenue du Bois-de-Boulogne,
56, villa Saïd, 20. — Entomologie générale, Anatomie.
*%* LABOULBÈNE (le D' Alexandre), O. #, IL. P., membre de l’Aca-
démie de médecine, professeur à la Faculté de médecine, etc.,
boulevard Saint-Germain, 181. — Entomologie francaise, Ana-
tomie, Mœurs des Insectes.
LAcERDA (Antonio DE), à Bahia (Brésil). — Entomologie générale.
LarAURY (Clément), docteur en médecine, à Saugnac, près Dax
(Landes). — Lépidoptères d'Europe.
(1885) 9° partie, 6.
82
1875.
1861.
1870.
1876.
1861.
1874.
1855.
1866.
1831.
1872.
1869.
1877.
1874.
1865.
1875.
1837.
Liste des Membres.
LAJoyE (Lambert-Abel), rue Ruinart-de-Brimont, 9, à Reims
(Marne). — Goléoptères d'Europe.
LALLEMANT (Charles), pharmacien, à l’Arba, près Alger (Algérie).
— Coléoptères d'Europe et du nord de l'Afrique.
LAMBIN (Charles), €ÿ L P., rue Saint-Antoine, 164. — Coléoptères
d'Europe, Mœurs des Insectes.
Lamey (Adolphe), inspecteur des forêts, à Gray (Haute-Saône). —
Coléoptères d’Europe et du bassin de la Méditerranée.
** LANSBERGE (J.-G. VAN), ancien gouverneur général des Indes
néerlandaises, à Brummen, province de Gueldre (Pays-Bas). —
Coléoptères.
LAPLANCHE (Maurice DE), au château de Laplanche, par Luzy
(Nièvre). — Coléoptères d'Europe, Anatomie.
LARRALDE (Martin), percepteur des contributions directes, à Puy-
mirol (Lot-et-Garonne). — Lépidoptères.
LARTIGUE (Henry), %, directeur de la Société générale des Télé-
phones, rue de la Tour, 60, à Passy-Paris. — Coléoptères d’Eu-
rope.
LEeBoœŒur (Charles), rue de Talleyrand, 49, à Reims (Marne). —
Coléoptères d'Europe.
LE Brun (Marcel), rue Saint-Loup, 9, à Troyes (Aube). — Coléo-
ptères de France.
#** LEFÈVRE (Édouard), rédacteur au Ministère des Travaux pu-
blics, rue du Bac, 112. — CGoléoptères d'Europe, Clytrides et
Eumolpides exotiques.
LELONG (l'abbé Arthur), aumônier militaire (6° corps), rue Saint-
Hilaire, 19, à Reims (Marne). — Coléoptères d'Europe.
Lecoup (Charles), avenue des Gobelins, 25. — Entomologie géné-
rale, principalement Lépidoptères d’Europe.
LEMORO (Eugène), rue Guichard, 2, à Passy-Paris. — Coléoptères
de France.
LE Pizeur (Louis), docteur en médecine, rue de Castellane, 12.
— Entomologie générale.
LEPRIEUR (C.-E.), O. %#, pharmacien principal de 4° classe de
l'armée, en retraite, rue des Écoles, 88. — Coléoptères d'Europe,
d'Algérie et d'Égypte.
1874.
1857.
1869.
1861.
1845.
1868.
1874.
1882.
1832.
1861.
1864.
1864.
1881.
1878.
1846.
1853,
Année 1885. 83
LE ROt (Gustave), rue de Tournay, 47, à Lille (Nord). — Lépido-
ptères d'Europe.
LETHIERRY (Lucien), rue Blanche, faubourg Saint-Maurice-lès-Lille
(Nord). — Coléopières et Hémiptères.
LETZNER (K.), rector, président de la Société de Silésie, Vorweck-
strasse, 5, à Breslau (Prusse). — Entomologie générale.
** LÉveiLLé (Albert), rue Saint-Placide, 42. — Coléoptères d’Eu-
rope et d'Algérie, Trogositides exotiques ; Hémiptères.
LEVOITURIER (J.-A.), à Orival, près Elbeuf (Seine-Inférieure). —
Coléoptères d'Europe.
LICHTENSTEIN (Jules), CG. X, membre de l’Académie des Sciences
de Madrid, boulevard du Jeu-de-Paume, 43, à Montpellier (Hé-
rault). — Hyménoptères d'Europe, Mæœurs des Insectes.
LiZAMBARD (l'abbé Charles), rue Croix-des-Petits-Champs, 12. —
Coléoptères et Lépidoptères d'Europe.
LucANTE (Angel), näturaliste, à Courrensan, par Gondrin (Gers).
— Entomologie générale, surtout Insectes cavernicoles.
Lucas (Hippolyte), %, aide-naturaliste d’entomologie au Muséum,
rue Monsieur-le-Prince, 10, et au Muséum d’histoire naturelle,
rue Cuvier, 57. — Entomologie générale.
MABILLE (Paul), agrégé de l’Université, rue du Cardinal-Lemoine,
75. — Lépidoptères d'Europe et d'Afrique, Hespérides exotiques ;
Coléoptères et Névroptères du Globe.
Mac LACHLAN (Robert), Westview, Glarendon road, Lewisham, à
Londres, S. E. (Angleterre). — Névroptères.
Manon (E.), ancien magistrat, cours Mirabeau, 4, à Aix (Bouches-
du-Rhône). — Goléoptères d'Europe.
MaAgrerTi (le D' Paul), Canonica d’Adda (Bergamasco, ltalie). —
Hyménoptières.
MaINDRON (Maurice), passage Gourdon, 6 (place Saint-Jacques). —
Entomologie générale, principalement Hyménoptères.
MANDERSTIERNA (Alexandre DE), X, lieutenant général, Wejska, 4,
à Varsovie (Pologne). — Coléoptères.
ManueL DE LOCATEL (le comle Alfred DE), au château de Conflens,
à Albertville (Savoie). — Coléoptères d'Europe et du bassin de la
Méditerranée.
8h
1879.
1858.
1835.
1855.
1861.
1860.
1875.
1879.
1881.
1861.
1881.
1875.
Liste des Membres.
MARCOTTE (Félix), conservateur du Musée et bibliothécaire de la
ville, rue Ledien, 31, à Abbeville (Somme). — Entomologie
générale, principalement Coléoptères d'Europe.
MARMOTTAN, docteur en médecine, ancien député, rue Deshordes-
Yalmore, 31, à Passy-Paris. — Coléoptères d'Europe.
MARSsEUL (l'abbé S.-A. pe), boulevard Pereire (sud), 274, aux
Ternes-Paris. — Coléoptères d'Ewrope et des pays circonvoïsins,
Hétéromères et Histérides exotiques.
MARTIN (Emmanuel), propriétaire, à Creil (Oise). — Lépidoptères.
MARTIN (Henri-Charles), %£, docteur en médecine, rue Sainte-
Claire, 4, à Passy-Paris. — Coléoptères.
MARTINEZ Y SAEZ (Francisco), professeur au Musée d'histoire
naturelle, plaza de los Ministerios, 5, 3° étage, izq*®, à Madrid
(Espagne). — Coléoptères.
MARTORELL (Manuel y Peña), membre de l’Académie royale des
Sciences, rambla Santa-Monica, 33, 1°", à Barcelone (Espagne).
— Insectes de la faune catalane; Coléoptères d'Europe et du
bassin de la Méditerranée.
. Masson (Edmond), percepteur des contributions du Meux, rue
Vivenel, 13, à Compiègne (Oise). — Coléoptères de France.
MaTHAN (Marc DE), naturaliste voyageur dans l’Amérique du Sud,
chez MM. Oberthür, faubourg de Paris, A4, à Rennes (Ille-et-
Vilaine). — Entomologie générale, principalement Goléoptères.
**% MaAuppin (Paul-Alfred), boulevard Saint-Germain, 455. — GColéo-
ptères d’Europe.
MAURICE (Jules), licencié ès sciences naturelles, au château d’Atti-
ches, par Pont-à-Marq (Nord). — Entomologie générale, surtout
Coléoptères d'Europe.
Mayer (Valéry), professeur d’entomologie à l’École d’agriculture,
rue Urhbain-V, 8, à Montpellier (Hérault).— Coléoptères d'Europe,
Maœurs des Insectes.
** MAZARREDO (Carlos De), ingénieur forestier, calle de Almi-
rante, 2, à Madrid (Espagne). — Entomologie générale, princi-
palement Arachnides et Myriapodes.
MÉGNin (J.-P.), %, &ÿ L. P., vétérinaire en premier au 42° régiment
d'artillerie, à Vincennes (Seine). — Parasites épizoiques, princi-
palement Acariens ; Helininthologie.
1582.
1877.
1874.
1851.
1881.
1888.
1862.
1861.
1879.
1870.
1844.
1850.
1875.
1866.
1880.
1854.
Année 1883. 85
MEYER-DARCGIS (Georges), à Wohlen, canton d’Argovie (Suisse). —
Coléoptères en général, surtout genres Garabus et Julodis.
MICHARD (Claude-Adrien), pharmacien de 4"° classe, rue Godefroy,
L0, à Puteaux (Seine). — Entomologie générale, principalement
Coléoptères d'Europe.
MIEpEL (Pierre-Théodore-Joseph), rue des Prébendiers, 6, à Liège
(Belgique). — Goléoptères d’Europe.
MizziÈère (Pierre), &ÿ A., villa des Phalènes, à Cannes (Alpes-Mari-
times). — Lépidoptères d'Europe, Mœurs des Chenilles.
** MizLor (Adolphe), dessinateur, rue Monge, 70. — Entomologie
générale, principalement Coléoptères et Lépidoptères d'Europe.
MizcoT (Charles), rue des Quatre-Églises, 28, à Nancy (Meurthe-
et-Moselle). — Entomologie générale, surtout Coléoptères et
Lépidoptères.
** MIiLne-Epwarps (Alphonse), O. %, membre de l’Institut, pro-
fesseur au Muséum d'histoire naturelle, elc., rue Cuvier, 57. —
Entomologie générale, Crustacés.
Mimonr (DE), au château de la Houssaye, par Fontenay-Trésigny
(Seine-et-Marne). — Entomologie générale, Coléoptères.
** Mior (Henri), £ÿ I. P., juge au tribunal civil, à Beaune (Côte-
d'Or). — Entomologie appliquée; Insectes auxiliaires, utiles et
nuisibles du Monde entier.
Missoz, pharmacien, rue Montorgueil, 19. — Lépidoptères d’Eu-
rope, préparation des Chenilles.
MOCQUERYS (Émile), rue de la Préfecture, 28, à Évreux (Eure). —
Coléoptères d'Europe, Entomologie appliquée.
MozrENxOUT (Victor), naturaliste, rue Mandeville, 72, à Liège
(Belgique). — Entomologie générale.
Moncuicourt (Félix), boulevard Richard-Lenoir, 92. — Coléoptères
européens et exotiques.
**%* MONNIER (Frédéric), notaire, rue des Cornillons, 11, à Châlon-
sur-Saône (Saône-et-Loire). — Lépidoptères d'Europe.
Monxor (Eugène), commis d’économat au Lycée, à Coutances
(Manche) — Coléoptères d'Europe.
** MONTAGNÉ (J.-B.), rue de Sambre-et-Meuse, 56, à Paris, et
avenue de Paris, 94, à Rueil (Seine-et-Oise). — Coléopteres.
86
1878.
1370.
1858.
1853.
1859.
1859.
1877
1852.
1871
1879.
1876.
1830.
1881.
1360.
1882.
Liste des Membres.
Monreiro (Antonio-Augusto-Carvalho DE), rua do Alecrim Largo
de Baraô de Quinteria, 72, à Lisbonne (Portugal). — Entomologie
générale, principalement Lépidoptères.
MonwriLLor (Louis), #, professeur de télégraphie à l'École natio-
nale de cavalerie de Saumur (Maine-et-Loire), et, à Paris, bou-
levard Montparnasse, 13. — Coléoptères d'Europe.
MONTROUZIER (le Révérend Père), missionnaire apostolique, à Lyon
(Rhône). — Entomologie générale.
** Morirz, naturaliste, rue de l’Arbre-Sec, 46. — Entomologie
générale.
Mons (Louis), ingénieur civil, rue de Solférino, 4. — Coléoptères
et Lépidoptères d'Europe.
MÜLLER (T.-A.-Clemens), fabricant de machines à coudre, Holtzhof-
gasse, 16, à Dresde-Neustadt (Saxe). — Coléoptères.
NANTEUIL (Roger DE), avenue de Villars, 10. — Entomologie géné-
rale, principalement Lépidoptères d’ Europe.
NARCILLAG (le comte pe), #, boulevard des Italiens, 6, et à la
Germanie-de-Gambais, par Houdan (Seine-et-Oise). — Entomo-
logie générale, Anatomie.
NEvinson (Georges-Basil), Torrington square, 19, à Londres (Angle-
terre). — Goléoptères.
NicKkERL (Ottokar), docteur en médecine, Wenselsplatz, 16, à Prague
(Bohême). — Entomologie générale (Goléoptères et Lépidoptères).
NicozAs (André), ancien juge, rue d’Aspe, 15, à Oloron-Sainte-
Marie (Basses-Pyrénées). — Carabiques et Cérambycides d’Eu-
rope et pays limitrophes. j
Nicoas (Hector-Ulysse), conducteur des Ponts-et-Chaussées (ser-
vice spécial du Rhône), rue Velouterie, 9, à Avignon (Vaucluse).
— Coléoptères et Hémiptères d’Europe.
Nopier (Charles), médecin de la marine, rue Saint-Huel (Kæren-
trech), à Lorient (Morbihan). — Coléoptères en général.
NorGUET (Anatole DE MADRE DE), rue de Jemmapes, 61, à Lille
(Nord). — Coléoptères d’Europe et d'Algérie.
NouALHIER (Maurice), à La Borie, près Limoges (Haute-Vienne). —
Coléoptères d'Europe.
1861.
1871.
1859.
1380.
1869.
1873.
1873.
1871.
1881.
1871.
1850.
1862.
1876.
1862.
1850.
1862.
Année 1883. 87
** OBERTHÜR (Charles), faubourg de Paris, 44, à Rennes ({lle-et-
Vilaine). — Lépidoptères,
** OBERTHÜR (René), faubourg de Paris, 44, à Rennes (Ille-et-
Vilaine). — Coléoptères.
OpïEr (James), banquier, Cité, 24, à Genève (Suisse). — Coléo-
ptères d’Europe.
Opter (Georges), élève de l’École polytechnique, rue Saint-Lazare,
93. — Coléoptères d'Europe.
OzIvEIRA (Manoel PAULINO DE), professeur à la Faculté de philoso-
phie, à Coïmbre (Portugal). — Entomologie générale, Coléoptères.
OLIVIER (Ernest), aux Ramillons, près Moulins (Allier). — Goléo-
ptères d'Europe et confins ; Hémiptères et Hyménoptères européens.
ORBIGNY (Henri D’), architecte, rue des Beaux-Arts, 12. — Coléo-
pières d'Europe et du bassin de la Méditerranée.
OsmonrT, contrôleur des Douanes, rue de l’Oratoire, 20, à Caen
(Calvados). — Lépidoptères d'Europe.
**%* OsTEN-SACKEN (le baron Charles-Robert n°), hans mai Wrede-
platz, à Heidelberg (grand-duché de Bade). — Diptères, surtout
ceux de l’Amérique du Nord; Tipulaires en général.
OusTALET (Émile), £ÿ A., aide-naturaliste au Muséum d'histoire
naturelle, rue Monsieur-le-Prince, 20, — Entomologie générale.
PANDELLÉ (Louis), rue Pradau, 4, à Tarbes (Hautes-Pyrénées).
— Coléoptères.
PASCoE (Frans-P.), Burlington road Westbourne park, 1, à Lon-
dres, W. (Angleterre). — Coléoptères (Longicornes).
PELLETIER (H.), avocat, président du Comice agricole de l’arron-
dissement à Madon, par Blois (Loir-et-Cher). — Entomologie
appliquée.
PÉRAGALLO (AL), %, directeur des contributions indirectes, rue
Pastorelli, 48, à Nice (Alpes-Maritimes). — Coléoptères d’Eu-
rope ; Entomologie appliquée.
PEREZ ARCAS (Dow Laureano), professeur de zoologie à la Faculté
des Sciences, calle de las Huertas, 14, à Madrid (Espagne). —
Coléoptères d’Europe et du bassin de la Méditerranée.
PéREz (J.), professeur à la Faculté des Sciences, à Bordeaux
(Gironde). — Entomologie générale, Anatomie.
88 Liste des Membres.
1883. ** PÉRINGUEY, professeur au Diocesan College, à Rondebosch,
près la ville du Cap-de-Bonne-Espérance. — Entomologie géné-
rale, surtout Coléoptères.
4875. ** PERRAUDIÈRE (René DE LA), lieutenant au 402° régiment de ligne,
boulevard Voltaire, 263. — Coléoptères de l’ancien monde.
1857. Piccrou (Ferdinand), agrégé pour l’entomologie à l’Institut d’études
supérieures, via Romana, 19, à Florence (Italie). — Coléoptères
et Hyménoptères. ‘
1883. Prerson (Henri), rue Pierre-Lescot, 7. — Orthopteres et Névro-
ptères.
1862. Prssor (Augusle), inspecteur des forêts en retraite, conservateur
honoraire du bois de Boulogne, rue Perchamps, à Boulogne
(Seine). — Entomologie appliquée à la Sylviculture et à l’'Agri-
culture.
1881. PLusTcHErsKY (Erschoff), conservateur des collections de la Société
entomologique de Russie, Fourchtadskaja, ligne 1, n° 49, à
Saint-Pétersbourg (Russie). — Entomologie générale.
* Poey, professeur de zoologie et d'anatomie à l’Université, calle San-
- Nicolai, 96, à la Havane (Cuba). — Lépidoptères et Coléoptères.
1883. POIRIER, docteur en médecine, à Avize (Marne). — Entomologie
générale, surtout Coléoptères d’Europe.
1873. POLLE-DEVIERMES, rue du Faubourg-Saint-Honoré, 157. — Coléo-
ptères d'Europe.
1874. POLLET (Charles-Louis-Joseph), généalogiste, à Fécamp (Seine-In-
férieure). — Entomologie générale, plus spécialement Goléoptères
et Lépidoptères d'Europe.
41865. Ponson (A.) fils, quai de la Guillotière, 45, à Lyon (Rhône). —
Coléoptères d'Europe.
1881. ** Poucner (Eugène), à Landroff (Lorraine). — Entomologie géné-
rale, surtout Hyménoptères ; Insectes de l’ambre.
1869. ** PouJADE (Gustave-Arthur), £ÿ A., préparateur d’entomologie
au Muséum d'histoire naturelle, rue des Écoles, 45. — Coléo-
ptères et Lépidoptères, Iconographie entomologique.
1872. POWER (Gustave), ingénieur civil, à Saint-Ouen-de-Thouberville,
par La Bouille (Seine-Inférieure), et à Rouen, place Bouvreuil, 2.
— Coléoptères de France, Brenthides exotiques.
1867.
1867.
1856.
1869.
1872.
1872.
1862.
1867.
1869.
1872.
1881.
1882.
1875.
1876.
1874.
Année 1883. 89
PREUDHOMME DE Borre (Alfred), conservateur-secrétaire du Musée
royal d'histoire naturelle, place du Musée, à Bruxelles (Belgique).
— Enlomologie générale, principalement Hétéromères.
Puzs, pharmacien, place de la Calandre, 4, à Gand (Belgique). —
Hyménoptères et Diptères.
** Puron (Auguste), docteur en médecine, à Remiremont (Vosges).
— Coléoptères, Hyménoptères et surtout Hémiptères d'Europe.
Pyor (Victor), ex-contrôleur des contributions directes, à Gien
(Loiret). — Coléoptères de France.
QUINQUARLET-DEBOUY (Félix), à Carnac (Morbihan). — Hémiptères
de France.
Quinquaun, docteur en médecine, rue de l’Odéon, 5. — Entomo-
logie générale, Mœurs des Insectes.
RADOszKowskI (Octave), général d'artillerie de la garde impériale,
rue Leszno, 15, à Varsovie (Pologne). — Hyménoptères.
RAFFRAY (Achille), £ÿ I. P., vice-consul de France, avenue Mon-
taigne, 1. — Coléoptères d'Afrique; Psélaphiens et Scydméniens
du Globe.
** RAGONOT (Émile-L.), banquier, quai de la Rapée, 12. — Lépido-
ptères d'Europe, spécialement Microlépidoptères.
** RAGUSA (Enrico), hôtel des Palmes, à Palerme (Sicile, Italie). —
Coléoptères d'Europe.
Ravoux (Alfred), pharmacien, à Nyons (Drôme). — Entomologie
générale, surtout Coléoptères.
RAYMOND (G.), à Marly-le-Roi (Seine-et-Oise). — Entomologie
générale, surtout Anatomie et Mæœurs des Insectes.
RÉGIMBART (Maurice), docteur en médecine, rue de la Petite-Cité,
à Évreux (Eure). — Coléoptères d'Europe (Dytiscides, Gyrinides
et Hydrophylides européens et exotiques).
REITTER (Ed.), naturaliste, Ungargasse, 12, à Müdling, près Vienne
(Autriche). — Entomologie générale, principalement Coléoptères
européens et exotiques.
REUTER (O.-M.), professeur à l’Université, Mariegatan, 9, à Hel-
singfors (Finlande), et, pendant les vacances, à Abo (Finlande).
— Entomologie générale, principalement Hémiptères.
90
1860.
1865.
1876.
1881.
1870.
1849.
1877.
1876.
1841.
1875.
1880.
1852.
1855.
1851.
1835.
Liste des Membres.
REVELIÈRE (Jules), receveur de l'enregistrement, rue Volney, 45,
à Angers (Maine-et-Loire), — Coléopteres.
REVELIÈRE (Eugène), à Porto-Vecchio (Corse). — Coléoptères d’Eu-
rope.
REyNAUD (Lucien), rue de Vendôme, 235, à Lyon (Rhône). — Lépi-
doptères d’Europe.
RIGAUD (Léon DE), ingénieur, à Andrinople (Turquie). — Coléo-
ptères d'Europe ; Insectes nuisibles.
RiLEY (le prof. C.-V.), Chief Department of the Interior, 4700,
13 Th. street Nortwest, à Washington, D. C. (Étals-Unis). —
Entomologie générale et appliquée, Mœurs, Métamorphoses, Galles
des Insectes.
** ROBIN (Charles), 3€, membre de l’Institut, sénateur, boulevard
Saint-Germain, 94. — Acariens, Annélides, Anatomie.
** ROMANOFF (Son Altesse Impériale le grand-duc Nicolas MicHaï-
LOWITCH), à Saint-Pétersbourg (Russie). — Lépidoptères.
** ROUAST (Georges), quai de la Charité, 23, à Lyon (Rhône). —
Lépidoptères d'Europe, principalement Psychides.
RouceT (Auguste), rue de la Préfecture, 28, à Dijon (Côte-d'Or).
— Coléoptères, surtout ceux d'Europe, Mœurs des Insectes.
Royer (Charles), rue des Encommencés, à Langres (Haute-Marne).
— Coléoptères et Lépidoptères d’Europe.
SAHLBERG (le D' John), professeur à l’Universilé, Brunnsparken,
18, à Helsingfors (Finlande). — Entomologie générale, surtout
Coléoptères et Hémiptères.
**# SALLÉ (Auguste), naturaliste, rue Guy-de-la-Brosse, 13.— Ento-
mologie générale, Coléoptères d’Amérique.
** SAND, baron pu DEvANT (Maurice), #, au château de Nohant,
près La Châtre (Indre). — Entomologie générale, Lépidoptères
du centre de la France.
SAuLGY (Félicien-Henry CAIGNART DE), rue Châtillon, 3, à Metz
(Lorraine). — Coléoptères d'Europe.
SAUNDERS (le chevalier Sidney-Smith), ancien consul général de la
Grande-Bretagne, Gatestone, Central Hill, Upper Norwood, à
Londres, S. E. (Angleterre). — ÆEntomologie générale de la
Grèce, spécialement Hyménoplères et Strepsiptères.
1869.
1851
1882.
1861.
1869.
1369.
1858.
1869.
1864.
1854.
1860.
1860.
1855.
1865.
1863.
1879.
Année 1883. 91
SAUNDERS (Edward), Holmesdale Wandle road Upper Tooting, à
Londres (Angleterre). — Entomologie générale, principalement
Hémiptères et Hyménoptères d'Europe.
SAUSSURE (Henri DE), %, licencié ès sciences, Cité, 24, à Genève
(Suisse). — Entomologie générale, Hyménoptères.
** SAXE-COBOURG ET GOTHA (Son Altesse royale le prince Ferdinand,
duc de), à Vienne (Autriche). — Lépidoptères d’Europe.
SCHAUFUSS (L.-W.), docteur en philosophie, Ober Blasewitz, Musée
Louis Salvator, Schaufuss-strasse, 41, à Dresde (Saxe). — Ento-
mologie générale.
SCHEIDEL (S.-A), Gartnercoeg, 62, à Francfort-sur-le. Mein (Alle-
magne). — Goléoptères.
SCHLUMBERGER-DOLLFUS (Jean), à Guebwiller (Alsace). — Coléo-
ptères et Lépidoptères.
SCHUSTER (Maurice), Hickory street, 1803, à Saint-Louis (Missouri,
États-Unis). — Coléoptères.
** SÉDILLOT (Maurice), avocat, rue de l’Odéon, 20. — Coléoptères
d'Europe ; Érotylides, Clérides et Hétéromères exotiques.
SEIDLITZ (le D° George), assistant à l’Institut d'anatomie de l’Uni-
versité, à Charlottenthal TL près Künigsberg (Prusse).
— Coléoptères.
SÉLYS-LoNGCHAMPS (Ed. DE), X, sénateur, membre de l’Académie
royale des Sciences de Belgique, boulevard de la Sauvenière, 34,
à Liège (Belgique). — Névropières, principalement Odonates ;
Lépidoptères d'Europe.
** SÉNAG (Hippolyte), docteur'en médecine, l'hiver : rue des Pyra-
mides, 5, et l’été : à Vichy (Allier). — Coléoptères.
#* SENNEVILLE (Gaston DE), conseiller référendaire à la Cour des
comptes, rue de Grenelle, 52. — Goléoptères de France.
SEOANE (le D° Victor-Lopez), avocat, à Coruña (Espagne). — Ento-
mologie générale, Orthoptères.
SuArP (David), Thornhill, Dumfriesshire (Écosse). — Coléoptères.
SIMON (Eugène), £ÿ A., avenue du Boïis-de-Boulogne, 56, villa
Saïd, 46. — Arachnides.
SPÂNGBERG (Jacob), professeur agrégé à l’Université, à Gefle, près
Stockholm (Suède). — Entomologie générale, principalement
Hémiptères,
92
1850.
1858.
1868.
1881.
1862.
1885.
1856.
1879.
1868.
1854.
1858.
1874.
1867.
1880.
1882.
1874.
Liste des Mernbres.
STAINTON, Mountsfield, Lewisham, near London, S. E. (Angleterre).
— Lépidoptères, spécialement Tinéites.
STAUDINGER (Otto), docteur en philosophie, Blasewitz (3, villa
Diana), à Dresde (Saxe). — Lépidoptères du globe.
STEFANELLI (Pietro), professeur des sciences physico-chimiques au
lycée royal Dante, via Pinti, 57, à Florence (Italie). — Entomo-
logie générale, principalement Lépidoptères d'Europe.
STEFANI PEREZ (Teodosio DE), via Alloro, 49, à Palerme (Sicile,
Italie). — Coléoptères de Sicile ; Hyménoptères d'Europe.
STIERLIN (G.), docteur en médecine, à Schaffhausen (Suisse). —
Coléoptères.
** SULGER (Hans), conservateur du Musée de l’Institut de Bâle
(Suisse). — Entomologie générale.
TAPPES (Gabriel), rue Nollet, 27, à Batignolles-Paris. — Coléo-
ptères d'Europe, Cryptocéphalides européens et exotiques.
TARDIEU (Jules), cours Bugeaud, 17, à Limoges (Haute-Vienne). —
Coléoptères.
TEeinTurierR (Victor-Maurice), #, médecin principal à l'hôpital
mixie, rue Gambetta, 67, au Mans (Sarthe). — Coléoptères d’Eu-
rope et d'Algérie.
THoMson (James), l’hiver : rue de Presbourg, 8 (place de l'Étoile),
et l’été : villa Elderslie, rue Quinault, à Saint-Germain-en-Laye
(Seine-et-Oise). — Coléoptères.
## TOURNIER (Henri), villa Tournier, à Peney, près Genève (Suisse).
— Coléoptères d'Europe.
TurQuUIN (Georges-Hippolyte), à Laon (Aisne). — Coléoptères, prin-
cipalement Longicornes, et Lépidoptères d'Europe.
UHAGON (Serafin DE), Piamonte, 2, triplicado, à Madrid (Espagne).
— Coléoptères d'Europe et des pays limitrophes.
Uzac (Alfred), au port de la Souys, près Bordeaux (Gironde). —
Coléoplères en général.
VACHAL (Joseph), député, à Argentat (Corrèze) et, à Paris, rue
Michelet, 13. — Entomologie générale, surtout Goléoptères.
ViLLARD (Louis), rue Royale, 33, à Lyon (Rhône). — Coléoptères
d'Europe.
1874.
1865.
1370.
1369.
1833.
1881.
1860.
1867.
1879.
1861.
1856.
185/.
1874.
1877,
Année 1883. 93
VIRET (Georges), rue du Port-Communeau, 21, à Nantes (Loire-
Inférieure). — Lépidoptères d'Europe.
. WaAGaA, professeur d'histoire naturelle, à Varsovie, et, à Paris, rue
de Penthièvre, 22. — Entomologie générale et appliquée.
. ** WALSINGHAM (Lord Thomas), Eaton House, Eaton square, à
Londres (Angleterre). — Entomologie générale, surtout Micro-
lépidoptères.
WANKoWIcz (Jean), naturaliste, à Minsk, par Varsovie (Pologne).
— Coléoptères, principalement ceux de Pologne.
ZAPATER (Bernardo), à Albarracin, province de Terruel (Espagne).
— Coléoptères et Lépidoptères d'Europe. |
Zu8er-Horer (Charles), négociant, place Wagram, 1. — Coléo-
ptères de France.
(370)
Assistants.
MM.
ANCELET (Gabriel), rue Vitruve, 64. — Entomologie générale.
BIGNAULT (Juste), rue d'Auteuil, 2, à Auteuil-Paris. — Entomo-
logie générale, principalement Lépidoptères d'Europe.
Membres démissionnaires en 1883.
MM.
Brucx (Emile vou), à Crefeld (Prusse-Rhénane).
CHARLIER (Eugène), à Liège (Belgique).
DONCKIER DE DONCEEL (Henri), à Bruxelles.
HéMARD (Hippolyte), à Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle).
LEBOUTELLIER, à Saint-Aignan-Rouen (Seine-Inférieure).
PEyrON (Edmond), à Beyrouth (Syrie).
RoELors (W.), à Bruxelles (Belgique).
TaomAs (le D' Frederic), à Ohrdruf, près Gotha (Allemagne).
94
1877.
1865.
Liste des Membres, — Année 1883.
Membres rayés en 1883.
(Décision du 12 Septembre.)
MM.
BéTIs (Louis), anciennement à Paris.
MontiLLor (Anatole-Louis), anciennement à Alger.
Membres décédés en 18885.
MM.
1855-1879. ** LECONTE (John-L.), à Philadelphie.
1872.
1818.
1881.
1868.
1862.
1856.
1856.
1882.
GRIFFITH (W.-J.), à Rennes (Ille-et-Vilaine).
LAmoTTE (Martial), à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme).
MELLOTTÉE (A.), à Shang-Haï (Chine).
RAY (Jules), à Troyes (Aube).
Romans (le baron Fernand DE), à Angers (Maine-et-Loire).
VALDAN (DE), à l’Isle-Adam (Seine-et-Oise).
WESTRING, à Gothenbourg (Suède).
ms
Assistant démissionnaire en 1883.
M.
RICHARD (Charles), à Paris.
L.
TABLE ALPHABÉTIQUE ET ANALYTIQUE
DES
MATIÈRES CONTENUES DANS CE VOLUME (1).
A.
Acrobasis glaucella (chenille), Lér., Constant . . . .
Acrolepia eglanteriella (chenille), LéP., Constant. . .
Adioristus angulatus, aspericollis (sp. n.), CoL., Fairmaire. .
Adonia ? nigrodorsata (sp. n.), CoL., Fairmaire . . . . . . .
Ædionychis nigrovittata (sp. n.), COz., Fairmaire . . . . . .
Agelena canariensis, pl. 8, fig. 14, ARACH., Simon . . . . .
Agissopterus (8. n.) semipunctatus (Sp. n.), CoL., Fairmaire. .
Agriotes australis (Sp. n.), CoL., Fairmaire. . . . . .
Agrèus fallaciosus, Co., Fairmaire 483, Lucas. . . . . . .
Aleurodes Lacerdæ (Sp. n., mœurs), Hém., Signoret. . . . . ,
Allantus atratus (sp. n.), Hym., Edm. André . . hop
Allecula cribricollis, foveipennis (sp. n.), Cor., Fairmaire. . .
Amaurobius dentichelis (sp. n.), pl. 8, fig. 3-4, ARACH., Simon.
Amaurocoris (8) 526, laticeps, pl. 16, fig. 206, HÉm., Signoret,
Amnestus (g.) 367, brunneus, pl. 10, fig. 194, 370, cribratus,
pl. 10, fig. 195, 370, lateralis, pl. 10, fig. 193 (sp. n.), 369,
lautipennis, pl 10, fig. 196, 374, pugio, pl. 15, fig. 199,
378, pusillus, pl. 10, fig. 197, 372, spinifrons, pl. 10, fig.
192, 367, subferrugineus, HÉM., Signoret. . . . . . . .
Ananca frontalis 516, hottentota (Sp. n.), CoL., Fairmaire. , .
Anchonomus semistriatus (sp. n.), COL., Fairmaire. . . . . .
Andrena florentina, pl. 7, n°:IlI, fig. 2, 202, Schmiedenechti,
pl. 7, ir, fig. 1/(6p. n.)MHyM Maprei ee en.
Anemia opacula (sp. n.) CoL., Fairmaire . . . . . . . D dt à
Anisotoma flavicornis (sp. n.), CoL., Ch. Brisout . . . . . .,
Anommatus Kiesenwvetteri diffère de pusillus, Coz., Reitter. .
Anommoderus (g. n.) = Scaritoderus (g.), COL., Fairmaire , .
373
LXXI
L88
200
99
CXLIII
LXXVI
LV
96 Table des matières.
Anomophthalmus (g. n.) énsolitus (Sp. n.), COL., Fairmaire . . 198
Anophthalmus Acherontius = Reïtteri, Con., Reïtter. . . . . VIII
Antarctia anodon 485, bradytoïides 4h87, cyanoidea 186, falsi-
color A87, ee L86, pogonoïdes (sp. n.), CoL., Fair-
MAITE SE Le LOST VANNES 187
Anthaxia Magdalenæ a n. ;, con are à SALES CARRE CXLV
Anthonomus biplagiatus (sp. n.), COL., Fairmaire . . : . . . 503
Apate (Bostrychus) insignila 75, DH cxxxIII, éetraodon 96,
(Lygniperda) lignicolon 95, (Xylopertha) He n. ),
COr MAMAN ENENE Le ie 95
Aphis evonymi (métam.), Hym., dianiein. de LUS TES CXXXVI
Apterodema (g. n.) 490, acuticollis (sp. n.), Cor, Fairmaire. . h91
Apus cancriformis (habitudes), Crusr., Leprieur, Lucas, Tappes,
STONE NE NCIN-E ATR LÉ og ge nn CXIV
Arachnides d'AlSÉTIE, SIMON MNRNEMMENO RENE LXXTIT
Arachnides des îles de l'Océan (Açores, Modus Salvages, Gand
ries, Cap-Vert, Sainte-Hélène et Bermudes), 70 genres et
179 espèces NSIMON ME EMEA EEE NT OR PR
Arachnide trachéenne fossile (sp. n.), Brongniart. LVII
Arge Galathea (var. nov.), Lép., Fallou. PAU 22
Ariamnes delicatulus, pl. 8, fig. 5 (sp. n.), ARACH., Simon . 272
Arthrodeis plicatulus (Sp. n.), Coz., Fairmaire. . . . . L 97
Ascia (g.) 234, albipes 328, nasuta, quadrinotata (sp. n.), Dont
PIS OLSAPAMNSE RME R OR eTe RER 927
Asemosyrphus (8. n. ) 298, 242, bicolor 350, atihis 354,
nigroscutatus 351, oculiferus (sp. n.), DrPr., Bigot. 900
Asopia farinalis (mœurs), LéPr., Constant. XLIV
Atænius crenulatus (Sp. n.), CoL., Fairmaire. . . . . . . . . 1189
Attacus (Anthærea) Pernyi (mœurs), Fallou, xxxvn, de
(mœurs) HP IMaDIIC EPP CXXVII
Aulonogyrus (g.) 124, abdominalis 130, abyssinicus on n. 139,
algoensis (sp. n.) 139, amænulus 129, Bedeli (sp. n.) 159,
caffer — flavipes 136, capensis 13h, concinnus, pl. 6, fig. 71
et 80,131, conveæiusculus (sp. n.) 129, elegantissimus (sp.
n.), pl. 6, fig. 70, 75, 77, 126, Goudoti (sp. n.), pl. 6, fig. 81,
140, marginatus 133, obliquus 137, Sharpi (sp. n.) 136,
splendidulus, pl. 6, fig. 73, 74, 127, striatus 135, stri-
gosus 131, subparallelus (sp. n.), pl, 6, fig. 79, 128, vires-
Année 1883.
cens (sp. n.) 138, Wehnckei (sp. n.), 195, zanzibaricus
(sp. n.), Coz,, Régimbart, . .
B.
Baccha (g.) 235, apicalis 334, graciosa 335, lüuctuosa 334, mar-
morata 333, nigrifrons 335, punctum 332, tricincta (sp. n.),
DIPTES DISOLS 4 PIN PEN NS AR NE NE RER
Bacillus gallicus = gr Rule a Rossi), ORTH., L. Bon
CXXIIT LUCAS CXIX GTA CIRE I EE tal
Baridius, espèces du Bourbonnais, Coz., Du Sie
Batrisus similis, simplex, spinicollis (syn.), Cor., Schaufuss.
Bibio anglicus (hab.), Drpr., Gobert . . . , . .
Birgus latro (hab., mœurs), CRUST., Baër L, nes
Blaniulus guttulatus (mœurs), Myr., Lucas . . . . .
Blapstinus ? metallescens (sp. n.), Cor., Fairmaire , .
Blosyrodes crucirostris (Sp. n.), GoL., Chevrolat .
Bothrideres confossicollis (sp. n.), Coz., Fairmaire .
Botys aurantiacalis 5, pygmaæalis (chenilles), Lér., Constant)
Brachyopa (g.) 248, cinereo-vittata (Sp. n.), DIPT., Bigot . . .
Brachypalpus (g.) 245, Morissont (sp. n.), DIPT., Bigot. . , .
Brachypeltus aterrimus, pl. 9, fig. 186, 357, elevatus (sp. n.),
HÉV SIBNOreL Eee CE © Ro eve
Bryaxis Baumeisteri, cordata et PT LE = rufa IX, Reitteri
_ —= Syriaca LXXVI, Siamensis et sphærica — fonensis, COL.,
Reitter. -
Bryephenes Mailler, Ci Haven ?
ll
C.
Calathus parvicollis, vagesiriatus (Sp. n.), CoL., Fairmaire. .
Callimorpha Hera, race lutescens, Laboulbène, xcr7, Hera ns
mœurs), LÉr., Mabille . . . . . ETES
Calliprobola (g.) 247, ærea 852, co han 353, Pts : n. a)
DIPI BIO ACRE re :
Callithorax (g.) = Guru ble (g.), cu Reitter.
(1883) 9° partie, 7,
97
139
IX
503
90
CXXVII
30!
LXXVI
98 À Table des matières.
Calocampa exoleta (mœurs), Chrétien, LxIH, vetusta (mœurs),
Lér., Chrétien, Lxr11, Lucas. . . . . . . . ee LVTII
Calosoma caraboides Raffray — Raffrayi, Cox, fon. He 89
Campsomia (Lucilia) macellaria ? (Syn.), Dipr., Bigot. . . . . CIX
Camptolenes cingulata (Sp. n.), Cor, Lefèvre . . . . . . . . CIV
Cantharis meloidea, spurcaticollis (sp. n.), CoL., Fairmaire . . 104
Capnodis tenebricosa (mœurs), Cor., Peragallo. . . . . . . . XX
Carabus suturalis Fairmaire 484, Weësei (hab.), Cor., Schaufuss, CXVI
Cardiophthalmus clivinoides, CoL., Fairmaire . . . . 814
Cartosyrphus (g. n.) 230, 258, albibarbis 550, RE
551, frontosus 555, hirtiventris 550, hoodianus 552, infu-
matus, lævis 553, RARE 552, pilipes (sp. n.), DIPT.,
BISOL RS REC site A SO ER 551
Ceroplesis hrs (sp. n. ) Cor, Hutnne CRE pare 414
Cetonia speciosa diffère de speciosissima, COL., Sehau fee: Se LIV
Ceutorhynchidius notatus 114, piceolatus (sp. n.), Cor., Ch.
ue BrISOUT. 6 5 0 ete ons le Une le IR CNE PRE 113
Ceutorhynchus æneipennis, nes 115, A 116, Fausti 119,
rufimanus 118, seniculus (Sp. n.), Co., Ch. Brisout . . . 517
Chætomelas clypeatus cxIV, Ehrenbergi CxIN, tachychensis, Cox,
Gin RS Ve De M ee TE CXIV
Chauliodus æquidentellus (chenille), LÉr., one RE) à 19
Cheilosia (g.) (Gartosyrphus), DIPT., El se es ne CORPS AU
Chelonia Bieti (sp. n.) Gh. Oberthür xLIH, caja var. nov., LÉP.,
RallOu ee neUN ESC ETS SLT 21
Chilocoris (g.) 517, nitidus 518, par RS si 15, fig.
202, 520, piceus, pl. 45, fig. 201, Ritzæmeæ, pl. 15, fig. 200,
HEMPSISNOre Le CREER ES A POS à à 519
Chlamys pilifrons (sp. n.), Cor, ide . Se ES re LXII
Chrysogaster ? (g.) 258, notata (sp. n.), DIPT., Efat . ME 554
Chrysotoæum (8.) 233, villosulum (Sp. n.), DIPT., Bigot. . . . 923
Cistela impressiuscula (Sp. n.), GoL., Fairmaire. . . . . . . . 4103
Closteromerus Raffrayi (Sp. n.), CoL., Fairmaire,. . . . . .., 110
Clytra ensularis {Sp ns) NCOL ALI YTENPNENRREN RE CXXI
Cnemacanthus plivicollis (Sp. n.), CoL., Fairmaire SP Na 7 RTE 84
Coccinella limbicollis (Sp. n.), Coz., Fairmaire, . , . . . . . 506
Cochylis contractana (chenille), LéP., Constant. . . . . . . . 19
Coléopières d'Algérie, recueillis par M. Bedel, Bourgeois . , . LII
Année 1883.
Colobicus ampliatus (sp. n.), Go., Fairmaire . .
Conchylis Manniana, etc. (mœurs, syn.), Lép., Ro
Coptocephala insignita (sp. n.) cxxur, Kerimi, CoL., Lefèvre. .
Crocallis Auberti (Sp. n.), LÉP., Ch. Oberthür . . . . . .
Crypticus platensis (sp. n.), CoL., Fairmaire. SAME Dans
Cryptophagus (Spaniophænus) amplicollis = lapidarius, Dracile
diffère de lapidarius, lapidarius — montanus, COL., Ch.
BTISOULA APE AR RANE A PS nc Lier AE ad état ;
Curtonevra stabulans (larves), Do boire Ce ER SNS
Cyllodes ruüficeps (sp. n.), Coz., Fairmaire . . STE
Cymindis Raffrayi (sp. n.), Cor., Fairmaire. . . . :
Cynopeltus (g. n.) 859, Horvathi, pl. 9, fig. 187 (sp. n. n Ha
SIgNOTOt Se RE PS Te" : Se
Cyphon antarcticus (sp. n.), Cor, Fairmaire . DMC NE
Cyrtopus (g. n.) fastuosa (sp. n.), DIPT., Bigot . . . . . .
D.
Dactylopius naricus (sp. n.), HÉM., Gennadius. . .
Dactylopus Popofji (descr.), Cor., Chevrolat.
Danacæa ? rufotibia (sp. n.), CoL., Fairmaire … .
Dasylobus fuscoannulatus (sp. n.), ARACH., Simon .
Dasytiscus hebraicus (sp. n.), Coc., Bourgeois . . ;
Dearcla (g. n.) 363, opercularis (sp. n.), HÉM., Signoret . . .
Depressaria subpropinquella (chenille), Lér., Constant . : , .
Dermatobia noxialis (larves), DipT., Laboulbène . . . . . .
Diaspis aurantii (sp. n.), HÉM., Signoret . . . . . . . À
Dichrorampha acuminatana (chenille), LéP., Constant.
Dilophus vulgaris (mœurs), DIPT., GiTATA SE LAN CET UE
Dineutes Fauveli (sp. n.), COL., Régimbart . . )
Diontolobius lateritius (sp: n.), Cor., Fairmaire . . . . . . .
Dioryctria cænulentella 9, mendacella (chenilles), Lép., Constant.
Diptères (Notes critiques) xx1, (Notes synonymiques), Le
Dolichogyna nigripes (Sp. n.), DIPT., Bigot . . . . . .
Dolyosyrphus (s. n.) 228, 237, geniculatus, hirtipes 343, scu=
tellatus (Sp: tn); DIPT.; BIgOL.. 20 EN SEAT
Donacia Malinouskyt (hab., mœurs), COL, Demaison, Leprieur.
99
91
CXVII
CXXIII
XLVIII
910
VII
LXXXIX
90
89
360
493
XCVI
100 Table des matières.
Dorcus femoralis, Cou, Fairmaire,
Doros insularis (sp. n.), DIPT., Bigot. ;
Drassus assimilatus 304, Furtadoi, pl. 8, Fe 8, o _. 45
ARACH-, SIMON..." Nues) eq te lot cel tee
Drepanophagus cruentatus ? Four sauteuse, mœurs), HyYm.,
PENSANT TS NES AE MER EVE € eee ES
Drilus ramosus (Sp. n. a ne ae RUE UE CN ER SN AE
Dysdera cribellata, pl. 8, fig. 17 (sp. n.), crocata 294, insularis,
pl. 8, fig. 20, 297, macra, pl. 8 fig. 18 (sp. n.), 295, Ver-
neaüi, pl. 8, fig. 19, ARACE., SimOn . + :: Ne
E.
Echenus canariensis, pl. 8, fig. 16 (sp. n.), ARACH., Simon . .
Ectadoderus nigriventris (mœurs), ORTH., Lucas. . . . . . .
Ectatops nigroscutellatus — Estacops id., Hém., Signoret . .
Emallodera cretanicollis, obesa, Cox., Fairmaire. . . . . :
Embia Latreillei (métam.) avr, Cvir, Solieri (mœurs), NV. :
LUCAS MR 2 OR. aile Ne LOC OO 5
Emplectus (g.) = Cloutier et Eurrhacus, COL., Bourgeois. .
Endrosis lacteella (mœurs), LéP., Fallou . . . . . . .
Enhydrini (généralités), pl. 9, Fr 66-69, CoL., Mn
Ephestia genidiella (chenille), LÉP., Constant . . . . . .
Ephialtes tuberculatus, parasite du Rhagium mordaæ, HYM.,
Fall 2" 2 MÉCMENT EEn NIET
Epicauta conspersa, en Fairmaire .
Epidonota lata, Cor, Fairmaire .
Eriocampa soror Énecre, Hym., Edm. André.
Eristalis opulentus (sp. n.), DIPT., Bigot. . . . . . ;
Eristalomyia ? caledonica 339, calomera 337, Poe 338,
quadrioculatus (sp. n.), DIPT., Bigot . . . . . . .
Estheria cycladoides (hab.), CRusr., Leprieur . . . . .
Eudemis amaryllana (chenille), LÉP., Constant .
Eudoisimyia (g. n.) 229, 250, indiana (sp. n.), DIPT., DO. :
Eugaster Durandi, Revoili (sp. n.), ORTH., Lucas . . . . . .
Eumenes Amedæi — dimidiatus (nid), Hym., Lucas xcvir, Lich-
tensteinssuen 5 MR RC MR Re
A88
330
275
cv
94
296
292
XCV
XIII
494
XXVI
CXLVI
XXXVI
121
11
CXXXVI
198
49!
XCV
336
339
CxV
13
549
CXX
CV
Année 1883, 101
Eumerosyrphus (8. n.) 228, 282, indicus (sp. n.), DiPT., Bigot. 349
Eumerus ruficauda (Sp. n.), DIPT., Bigot . . . , . . . À 539
Eurhimyia (8. n.) 230, 242, xx, rhingioides (sp. n.), — Au
philus lineatus, Dipr., Bigot. . . . . . ÉTEND XXXVI
Eurythyrea austriaca, micans, D elenis (hab. ), CoL., Mayet . CXLVIIT
Eutochia quadricollis (Sp. n.), Cor., Fairmaire. . . . . . . . 512
F.
Filistata condita, pl. 8, fig. 11, ARACGH., Simon . . . . 5 278
Fourmi sauteuse (mœurs), Hym., Cox, Lefèvre, Marseul, Lxxx111,
DEWIS PEN PORN mt Na: APRES NPA NET HAE Cv
G.
Galleridæ et Physidæ, LÉP:, Ragonot., & : : M... … : ; XVII
Galeruca fulvonigra (sp. n.), Fairmaire, 505, lineola mio
COLANDUCA SEP PORN ET ARE ER Re ET RE D CNET
Gamba (g.) = Jubus (g.), CoL., Reitter. . . . . x EX RV
Geotomus (g.) 81, 207, abdominalis (sp. n.), pl. 9, fig. 184, 219
aciculatus 54, americanus (sp. n.), pl. 2, fig. 143, 34, an-
tennatus (sp. n.), pl. 4, fig. 165, 56, apicalis 51, Bergi
(sp. n.), pl. 2, fig. 145, 36, bifoveolatus, 5l, Breweri (sp. n.),
pl. 5, fig. 178, 214, ciliatitylus, pl. 4, fig. 166, 57, cinna-
momeus 55, crenatus (sp. n.), pl. 4, fig. 171, 208, difficilis,
pl. 2, fig. 149, 41, Distanti (sp. n.), pl. 4, fig. 167, elon-
gatus, pl. 5, fig. 176, 208, 212; episternalis 54, foratus
(sp. n.), pl 2, fig. 146, 38, glaber, pl. 2, fig. 152, 43, gra-
cilipes (sp. n.), pl 5, fig. 177, 218, Helferi 5h, hirtipes,
pl. 2, fig. 154, 42, Jakowlefi (sp. n.), pl. 3, fig. 158, A9,
jucundus 51, lacconotus, lævis 54, Landsbergi (sp. n.), pl. 8,
fig. 444, 35, latiusculus 56, Lethierryi (sp. n.), pl. 8, fig.
459, 50, levicollis 35, levipennis (sp. n.), pl. 2, fig. 144, 35,
lugubris, pl. 3, fig. 155, 46, minutus 51, ? niger (Sp. n.),
pl. 9, fig. 185, 219, nigritus 55, nigrocinctus (sp. n.), pl. 2,
4102 Table des matières.
fig. 148, 40, oblongus 212, obscurus (sp. n.), pl. 2, fig. 147,
39, obsoletus, pl. 5, fig. 183, 218, oceanicus, pl. 8, fig. 161,
53, pallidicornis 51, parcimonius hh, parvulus (sp. n.),
pl. 4, fig. 170, 208, pensylvanicus (sp. n.), pl. 4, fig. 169,
207, picinus, pl. 2, fig. 150, 42, 207, pélitylus, pl. 5, fig.
183, 218, proæimus (sp. n.), pl. 4, fig. 165, 54, punctatis-
simus (sp. n.), pl. 5, fig. 180, 216, punctulatus, pl. 4,
fig. 164, 54, pusillus (sp. n.), pL 8, fig. 162, 53, pygmeus,
pl. 3, fig. 160, 51, radialis (sp. n.), pl. 4, fig. 173, 210,
rarociliatus 51, 52, robustus, pl. 4, fig. 168, 59, rugulosus
(sp. n.), pl. 5, fig. 181, 216, Schæfferti (sp. n.), pl. 5,
fig. 174, 211, scutellopunctatus (Sp. n.), pl. 3, fig. 156, 47,
semilevis (sp. n.), pl. 3, fig. 153, 44, senegalensis, pl. 14
(1882), 149, 33, Spinolai, pl. 4, fig. 172, 209, sérüventris
(sp. n.), pl. 5, fig. 179, 215, subparallelus (sp. n.), 37, sub-
tristis 51, Uhleri (sp. n.), pl. 5, fig. 174, 211, viduus, pl. 3,
Des TO NHEM., SIRNOPCL SE CEE RPC CCE
Gelechia basiguttella 16, cystisella (chenille), LÉP., Constant. .
Glaurotricha ? volucelloides (sp. n.), Drpr., Bigot. . . . . . .
Gnathocomus albomarginatus, pl. 16, fig. 209, 530, melaleucus,
pl. 46, fig. 210, 522, picipes, pl. 2 (1884), fig. 212, 533,
tibialis pl 16, Ge 211>HEM., (Sisnorel CSSS RE
Gonotocerus communis — Byaxis basalis, CoL., Reitler, . . .
Graptomyza atripes, viltigera (sp. n.), DIPT., Bigot. . . . . .
Gynandrophthalma Fabrei cx1, lilurata, terminalis (sp. n.),
COL, LEE VE ue déesse odeeNp ue ee Le RS SE
Gyretes (g.) 385, 386, acutangulus, pl. 11, fig. 110, A02, angus-
tatus (sp. n.), pl. 14, fig. 117, 409, bidens, pl. 11, fig. 98,
98 a, 387, Bolivar (Sp. n.) 395, Boucardi 407, cinctus, pl. 14,
fig. 106, 106 «, 394, compressus 400, cubensis (sp. n.),
pl. 11, fig. 104. 392, dorsalis, pl. 11, fig. 109, 390, gla-
bratus, pl. 11, fig. 105, 105 «, 393, guatemalensis (sp. n.),
899, levis, pl. 11, fig. 115, 398, lionotus, pl. 11, fig. 113,
113 a, 406, melanarius, pl. 11, fig. 191, 101 «, 389, meri-
dionalis, pl. 11, fig. 116, 408, mexicanus (sp. n.), pl. 114,
fig. 119, 405, ménor (Sp. n.), pl. 11, fig. 114, 113 a, 407,
morio, pl. 11, fig. 118, 403, nitidulus, pl. 11, fig. 108,397,
Année 1883. 103
oblongus (sp. n.) 396, parvulus 398, proximus, pl. 11
fig. 112, 404, pygmaæus, pl. 11, fig. 107, 395, Sallei, pl. 11,
fig. 109, AOL, scaphidiformis 401, sericeus, pl. 11, fig. 100,
100 a, 388, seœualis (sp. n.), pl. 11, fig. 99, 388, Sharp
(sp. n.) 391, sinuatus 399, suturalis (sp. n.), pl. 14, fig. 97,
97 «a, 386, tumidus (Sp. n.) 396, venezuelensis (sp. n.),
pl. 14, fig. 111, 403, vulneratus, pl. 11, fig. 103, Cor.,
Régimbartre hi 0n SON SIENS CARS te à 391
Gyrinus (g.) 141, ægyptiacus (sp. n.) 155, æneolus 148, æqua-
torius (sp. n.) 182, affinis 160, analis 170, aquiris, pl. 6,
fig. 82, 152, argentinus 182, bicolor, pl. 6, fig, 86, 160,
Bolivari (sp. n.), pl. 6, fig. 91, 181, borealis, pl. 6, fig. 76,
176, caledonicus (sp. n.) 167, canadensis (sp. n.) 159, cas-
pius 158, ceylonicus (sp. n.) 164, chalcopleurus (sp. n.) 145,
chalybæus, pl. 6, tig. 96, 188, colombicus (sp. n.) 180, con-
finis 147, consobrinus 153, convextiusculus, pl. 6, fig. 88,
166, corpulentus (sp. n.) 178, crasssus, pl. 6, fig. 95, 188,
cubensis (Sp. n.) 451, curlus 168, Dejeani 169, dichrous
169, dimorphus (sp. n.) 474, elongatus, pl. 6, fig. 85, 156,
elevatus 150, Fairmairei (sp. n.) 144, fraternus, pl. 6, fig.
82, 147, Gestroi (sp. n.) 165, gibber 175, gibbus, pl. 6, fig.
92, 186, impatiens 180, impressicollis 174, indicus 173,
limbatus 149, luctuosus (Sp. n.) 168, lugens 176, maculi-
ventris 154, madagascariensis 155, marinus, pl. 6, fig. 89,
179, minutus 142, natator 156, niloticus 161, nitidulus,
pl. 6, fig. 87, 165, oblusus 171, oceanicus (sp. n.), 154,
opalinus (sp. n.) 184, orientalis (sp. n.) 167, ovatus, pl. 6,
fig. 93, 185, parcus 178, pectoralis, pl. 6, fig. 90, 174, per-
nitidus, p. 6, fig. 71, 169, picipes 177, plicatus (sp. n.)
183, plicifer, pl. 6, fig. 84, 153, rufiventris (sp. n.) 146,
rugifer (sp. n.), 179, Say 170, sericeolimbatus (sp. n.)
185, siculus (sp. n.) 163, Simont (sp. n.) 163, Suffrianti 162,
tenuistriatus (sp. n.) 144, turbinator 148, urinator, pl. 6,
fig. 65, 72, 148, Wankowiczi (sp. n.) 157, ventralis 151,
vicinus 145, violaceus (sp. n.), pl. 6, fig. 91, CoL., Régim-
part > Re er ET Eee ER CR ST en an LA 94
10/4 Table des maticres,
El,
Halticopsis (sp. n.) spissicornis (Sp. n.), Coz., Fairmaire, . . 112
Harpalus multisetosus (Sp. n.), CoL., G.-G. Thomson, . . . . CXX
Helophilus flavifacies (sp. n.), Dipr., Bigot . . . . . . . . . 344
Harsiliola versicolor, ARACH., Simon. . . . . L Fr 902
Hispa algeriana = testacea Var. LXxXX, Carolé (Sp. n. n.2) une
de Caro COL ALEPLIEUTEN PNR REANENENT + 10 VONT
Hiverus æneus, pl. 9, fig. 189 (sp. n.), 862, torridus, "1 9,
fig. 188, HÉM., Signorel . . . . . ; N'ON RETE. 861
Homaæogryllus xanthographus Ra Ori er AE 1 à XCV
Hopatrum humeridens (Sp. n.), picescens (sp. n.), CoL., Fair-
MATE NME ANNEES 4 MEME ENT ER 98
Hoplonyx subopacus (Sp. n.), co Hana RPC LIN US 100
Hydrobius fuscipes, picicrus (sp. n.), GoL., G.-G. Thomson Ne CXXXI
Hydrocanthares (Dytiscus circumcinctus, 5) de Breteuil-sur-
Iton (Eure), Cor, Régimbart 0% MMM PR RP PRESENT
Hygrobia Davidi (sp. n.), Cou, Bedel . . . . . . : . … XXIIT
Hypocephalus armatus $, Co., Fairmaire.. . . . . . . . . XCLVI
I.
Icartoi(s-)NDIPT- MEME VANOATÉ NES OP ENRENRSS XCIV
Ilia nucleus (hab., mœurs), CRUST., LuCas . . . . . . . . . LXXIX
Insectes, surtout Lépidoptères, de Tâl-sien-loù (Thibet), Ch.
OL. AMIS EUR Re TRUE SR TT ENVIE
lone thoracicus (hab., Ro, dre. LUCAS.". 7 PS Pt
Tthyporus postfasciatus (sp. n.), CoL., nel à VE RE ESS 108
J.
Julonis Olivier" "luenr, COL LUCE NP CE VII
K.
Kirimyia (8. n.) 229, 245, cristaloides, Dipr., Bigot . . . . . 947
Année 1885.
L.
Læmosaccus nigrotuberosus (sp. n.), Coz., Fairmaire .
Lagria longipennis (Sp. n.), Cor., Fairmaire. . . . . . . ..
Lagriostatira (g. n.) rufonitens (sp. n.), CoL., Fairmaire . . .
Lampyris nervosa (sp. n.), Olivier, LxIX, noctiluca (mœurs),
COL, POUR AE CAN PERTE EE
Lasiocampa lunigera (hab.), es LXXIN, Otus (mœurs),
COTPPDEMAISONE PC à
Latipalpis pisana (mœurs), Coz., ET
Lema patagonica (sp. n.), COL., mere.
Lepidomyia cincta (sp. n.), DIPT., Bigot . :
Lépidoptères de l’Extrême Orient Lxxxiv, de Sebdou roice
d'Oran) xLvir, du Haut-Sénégal, Ch. Oberthür.
Leptidea brevipennis (hab.), Co, Leprieur Lxxxin, Lucas LxxXxI1,
Régimbart, d’Orbigny et Pl
Lethrus geminatus, lævigatus, Go., Lucas, .
Leucaspis epidaurica (Sp. n.), HEM., Genadius.
Leucolæphus latifrons (Sp. n.), Cou., Fairmaire.
Limacodes Codeti (sp. n.), LÉP., Ch. Oberthür. .
Limenitis Eliwesi (sp. n.), LÉP., ‘ch. Oberthür .
Linospa (g.) 527, hirtus, pl. 16, fig. 207, HEM., rude
Lisiroderes caudiculatus, nigrinus (Sp. n.), CoL., Fairmaire.
Lobonotus (g.) anthracinus, pl. 16, fig, 208, HÉm., Signoret .
Lucanide du succin, pl. 7, n° II, CoL. ross., Waga . .
Lycæna Nordieri (sp. n.), LéP., Ch. Oberthür. RE
Lycosa fulviventris, pl 8, fig. 12 (sp. n.), ARACH., Simon.
Lycus (g.) divisé en IX groupes (classif.) Lix, id. du Musée de
Turin (syn.) ct, id. Bremei et dissimilis CxLVn, fastiditus
(sp. n.), CoL., Bourgeois. .
M.
Macrhymerus (g.), membranaceus, pl 15, fig. 201, H£EM., Si-
gnoret .
90/4
102
102
LXXXVIT
XXXIX
XI
LXXXVII
VII
31
97
LXVIII
LXXVIII
598
503
599
4191
XII
285
CII
523
106 T'able des matières.
Malegia (g n.) XV, Letourneuxi, obscurella GXVI, striatula Le
Ho HAUTE CS ONCE GONE Do is cc :
Malthinus obscuriocellis, pyr tes us n.), COL., Fairmaire.
Mantichora Sicheli (mœurs), Coz., Lucas. . . . . . . . . .
Mantis religiosa (hab.), ORTH., Girard . 2 DA LINE
Melanogaster ? ochripes 555, rufipes (sp. n.), DIPT., Bigot.
Melitonoma Gounellei GxxI1, puncticollis (sp. n.), Cor, Lefèvre,
Meloe variegatus (hab.), Cou, Desbordes . j
Melolontha vulgaris (mœurs), Coz., Girard Lxxx, Dre
Menemerus marginellus, pl. 8, fig. 21, ARACH., Simon .
Mesembrius ruficauda (sp. n.), DIPT., Bigot. .
Mesophleps trinotellus (chenilles), LÉP., Constant. .
Mesosa curculionoides (hab.), Gor., Reiche . RE
Metæcus (Rhipiphorus) paradoæa (mœurs), Cor., Kerville.
Metaxoides (g.) — Mestogaster (g.), Cou, Reitter . . .
Metaxyonycha formosa GXLIX, succinta (Sp. n.), COL., ane.
Metrocampa ? admirabilis (sp. n.), LéP., Ch. Oberthür PE
Micrantereus Gerstæckeri 102, fimbritibius (sp. n.) 101, rugu-
losus, COL., Fairmaire . . . . Se tete DRÉMET os c
Microdon cothurnatum, gracile, marmoratum 320, nn
(sp. n.), Bigot, 319, id. devius, pl. 1, n° I, fig. 17, 18, 49,
28, xcix, mutabilis, pl. 1, n° I, fig. 4 à 46 (métam.), Drpr.,
POUR ER RE EE
Microgaster (mœurs), Hym.. Ch. MilloL
Microplophorus magellanicus, Coz., Fairmaire.
Microrhynchus (g.) 524, Beccarii, pl 15, fig. 205, ue si-
ENOREL o b 6 © soda 5 0 5 0 0 5 0 rs ë :
Maitomerus Raymondi = D ae curvipes, COL, Ch.
BTISOUL ER CCE D OMR LU 6
Monolept&æ euchroma (Sp. n.), Cor., ane. ete CRT
Monamma abyssinicum, Antinorit 92, atronitens (sp. n.) 93,
notabile (Sp. n.) 94, subopacum (sp. n.), CoL., Fairmaire.
Monophlebus hellenicus (sp. n.), HÉM., Gennadius . . . . . .
Myelois cribrum (chenille), LÉP., Constant . . . . . Se
Mylops (g. n.) 499, magellanicus (Sp. n.), Go., Faro +
Myolepta Fairmairei 536, lunulata (sp. n.), Drpr., Bigot . .
Myopristis venustula (Sp. n.), Cou., Lefèvre. The
CXV
XXXIV
LXXI
LXXII
554
CxI
XLVII
VIL
363
3/1!
18
CXXVI
CXXVI
x
CL
LXXXIV
102
Année 1883.
N.
Nanophyes Martini (sp. n.) xxv, sclulosus var. diffère de qua-
drivirgatus ACOL. MH BriSOuL ES EN ON.
Necrodes biguitulus Cor EEMaILe CENTER EN
Nemognatha Peringueyi fa n.), COL., Haiomaite de NET RANYE
Nemoptera sinuata, NÉVR., LUCAS . . . . . . SUR ANS EVER à
Nephopteryx sublineotella (chenille), LÉP., Constant... . . . .
Nomada Piccioliana, pl. 7, n° I, fig, 3 (sp. n.), Hym., Ma-
STE TOR JU AN COR AT CA CNETENR ANS Len or
Nothris asinella (chenille), LéP., Constant .
Notiophilus bigeminus (Sp. n.), Gor., C.-G. Thomson.
Nyctelia Bremei, corrugata, Darwinit, Newporti, rectestr un
Salle COL: MEFAITPIAITEAMENENNES CL PEUR ANR AE
Obisium cæcum (Sp. n.), ARACH., Simon . . . . . . . . . .
Ochodæus Alleonis (sp. n.), Cor., Fairmaire.
Ocyptamus albimanus 325, fraternus, infuscalus 32k4, Rte
trs Sp ns) DIE BIO RE TEE
Ocypus scabrosis, COL., Fairmaire. . . . . . .
ŒEnophtira pilleriana (chenille), LÉP., Edm. Eire |
Orectochilini (généralités), CoL., nat) SE RE AR PO NP
Orectochilus (g.) 385, 410, andamanicus (sp. n.), pl. 12, fig. 138,
135, angulatus, pl. 12, fig. 128, 491, bipartitus, pl. 12,
fig. 132, 426, ceylonicus, pl. 12, fig. 125, 416, conspicuus
416, corpulentus, pl. 12, fig. 121, 411, crassipes, pl. 12,
fig. 120, 411, dilatatus, pl. 12, fig. 126, 119, discifer M6,
discus 422, Fairmairei (sp. n.), pl. 12, fig. 135, 428, fra-
ternus (sp. n.), pl. 12, fig. 142, 417, gangeticus, pl. 12,
fig. 1437, 137 a, 137 b, 434, Gestroi, pl. 12, fig. 140, 138,
indicus (sp. n.), pl. 42, fig. 441, 435, énvolvens 133, java-
nus, pl. 12, fig. 129, 129 a, 420, limbatus (sp. n.), 424,
lucidus, pl. 12, fig. 131, 495, marginipennis, pl. 12, fig.
107
108
Table des matières.
133, 133 a, 133 6, 429, metallicus (sp. n.), pl. 42, fig. 443,
418, Oberthüri (sp. n.), 423, procerus (Sp. n.), 415, pro-
ductus (sp. n.), pl. 12, fig. 180, 422, pubescens, pl. 12,
fig. 127, 197 a, 419, pulchellus (sp. n.), 424, pusillus 130,
Ritsemæ, pl. 12, fig. 186, 431, rivularis (sp. n.), 427, sca-
laris, pl. 12, fig. 134, 13h a, 430, sculpturatus (sp. n.),
425, semivestitus, pl. 12, fig. 123, 1923 a, 113, spiniger,
pl. 492, fig. 139, 436, validus, pl. 12, fig. 122, 122 a. 122 b,
H12, ovillosus 432, Wehnckei (sp. n.), pl. 12, fig. 121,
COL RÉSIMDARE NRC NE RCE CERN
Orectogyrus (g. n.) 885, 139, angustior, pl. 14, fig. 469, 464,
assimilis (sp. n.), pl. 14, fig. 164, 458, Bedeli (sp. n.), pl.
14, fig. 167, 4692, conformus (sp. n.), pl. 44, fig. 164, 456,
costatus, pl. 14, fig. 162, 457, cuprifer (sp. n.) 462, cya-
nicollis, pl. 13, fig. 151, 4hG, dimidiatus, pl. 13, fig. 156,
L52, dorsiger, pl. 13, fig. 147, 443, glaucus, pl. 1h, fig.
166, A61, heros (sp. n.), pl. 13, fig. 457, 453, lanceolatus
(sp. n.), pl. 43, fig. 144, 440, lionotus (sp. n.), pl. 43, fig.
454, 449, longitarsis (sp. n.), pl. 44, fig. 171, 466, mada-
gascariensis, pl. 13, fig. 158, 454, mirabilis (sp. n.), pl. 48,
fig. 145, 441, nudivittis (var.) 455, Oberthüri (sp. n.), pl.
14, fig. 170, 465, ornaticollis, pl. 13, fig. 449, A4, Oscari:
h65, pallidocinctus, pl. 13, fig. 152, 448, schistaceus, pl.
14, fig. 165, A57, Schänherri, pl. 18, fig. 150, 445, Sedilloti
(sp. n.), pl. 43, fig. 148, Ah, semisericeus, pl. 13, fig. 153,
h48, sericeus, pl. 14, fig. 168, 163, specularis, pl. 13, fig.
159, pl 44, fig. 160, 455, speculum, pl. 13, fig. 146, 442,
suluralis, pl. 14, fig. 165, 459, tridens (sp. n.), pl. 43,
fig. 155, 451, trilobatus (sp. n.), Cor., Régimbart . . . .
Ortholophus (g. n.) 229, 246, notalus (Sp. n.), DIPT., Bigot. .
Orthonevra? annulifera, sinuosa (sp. n.), DIpT., Bigot.
OryctestRadamal(hab COL SEUCAS MENU NP TERRE
Otideres cancellatus 500, echinosoma 502, externeviltatus (Sp.
D) NCOL:: FAlTMAITES NP MENEMAN EE S Re -
Otiorhynchus brachyderoides 108, phaæostictus 107, Raffrayi
106, Fairmaire, — Id. fuscipes (hab.), Cou., Tappes. . .
Oxycephala speciosa (métam.), Coz., Lucas. . . . . . . . .
LA
450
555
556
XCVI
501
GXIV
LXXXII -
Année 1883. 109
Pz
Pachymeroides (g. n.) 365, Bolivari, pl. 10, fig. 191, HÉm., Si-
BOT ER cb ete EME PSC ÉREN ER NE E 9066
Pachyrhynchus constellatus, Re à n.), COL., René Ober-
LE RO A EN ea) LE re LOUE PE A ME RE XXV
Paleognathus succini (sp. n.), pl. 7, n° II, Coz. Foss., Waga, 194
Palingenia virgo (mœurs), NEVR., Desmarest . CVII
Palinurus longimanus (hab.), CRUST., Lucas, . . . . . . . . LVII
Papilio Amyntior, Gelon xXLIX, Homerus xLIV, PE
Westwoodi (hab.), LéP., Lucas. . . . . . . XLIX
Paragus auricaudatus 540, latericinctus 540, Da ypus sue ru-
ficaudatus (sp. n.), Dipr., Bigot. 5h
Paramecosoma balearica = Cryptophilus integer, id. ‘diffère
Leucohimatium elongatum, Cor, Reitter . . : VIII
Paramecus breviusculus (sp. n.), CoL., Fairmaire . . . 85
Paramerius (g. n.) Miki (sp. n.), DIpr., Bigot. LXVI
Pararge Ida, Var. nov. albomarginata, n APunselr, 21, one
var. nov., LÉP., Fallou. 3 29
Pardosa açcoreensis 262, Furtadoi (sp. n. D). nr Me 263
Parnassius Imperator (sp. n.), Lép., Ch. Ober thür. : LXXVII
Paussus Jousselini, pl. 7, n° I, Cor., Olivier, . 195, cxL
Pelania angustipennis (sp. n.), Cor., Olivier. LXIX
Peltoxys (g.) brevipennis, pl. 15, fie. 203, HEM., Sense 529
Penium dubium (Sp. n.), DIPT., Bigot . . 557
Peplaptera pusilla (sp. n.), Cor., Léfèvre. CXXII
Peritlelus Leveillei (sp. n.), Coz., Gh. Brisout . : YI
Phalachromyia (g.) 61, 64, 81, 86, argentina (sp. n.) 85, 87,
concolor 82, hirtipes 81, melanorhina (sp. n.) 81, 86, ni-
griceps 82, nigrifascies 81, nigripes 82, pica 83, prasina
82, rufoscutellaris 83, soror (sp. n.) 83, 88, subrostrata 82,
subcærulea, submetallica 83, vaga 82, vicino (sp. n.) 81,
Drpr, Bigot. ; à 86
Phalangium spiniferum, hote run, 300
Philoliche ? (Pangonia) neo-caledonica, DrpT., Poe
+ CXXXVIII
110 L'able des matières.
Piérides (Calicharis, Pieris (migrations), LÉp., Ch.
OPTIQUE ENS RUE SU L VAR
Pimelia confusa — retrospinosa LT, nr (hab.) ET.
cristata — Podhomala Fausti, Dejeani — grandis et in-
terstitialis XXIV, inæqualis, interstincta (hab.) xXXIV, oxys-
terna — cephalotes xxXIV, plinthota (hab.) xxIV, retrospi-
OSSI SDIAU COL MSÉRAC NN EE EE
Pipiza crassipes (sp. n.), DIPr., Bigot. un
Plateros africanus (sp. n.), Cor., Bourgeois. .
Platesthes silphoides, Cor, Fairmaire. . . . . D D Le
Platydema impressifrons, obscuratum (sp. n.), Cor Fairmaire.
Platyolmus spinicollis 508, uspallatensis, GoL., Me :
Platypsyllus castoris, Cor., Bonhoure .
Platysoma incipyge (sp. n.), Cor., Marseul.
Pocota senex (sp. n.), DIPT., Bigot. :
Pogonostoma (g.) (mœurs), Coz., Raffray. . . . .
Polyclæis Raffrayi (sp. n.), Cor, Fairmaire.
Polyommatus Xanthe, Var. nov., LÉP., Fallou. !
Praocis compacta 509, denseciliata 508, silphomorpha 195, ds
licollis \(SD-an0) COLE NFAITMAITe MEN à
Prionotomyia (g. n.) 228, 241, tarsata (sp. n.), Dipr., Bigot. .
Proboscimyia (g. n.) silphonina (sp. n.), DrPr., Bigot .
Prosthesima oceanica, pl. 8, dE 6, 273, seifera, pl. 8, fig. 7
(Sp 01), ARACES SIMON CN ENT CEE
Protophasma Dumastii, ORTH. FOss., Brongniart. . : . . .
Pseudomeloe magellanicus 496, venosulus ve h)ACULE Fair-
Maire tee D CRIE MSP RURTe NA dre
Pseudonotus (g. n.) 510, der ss cu n. he Coz., Fair
DATE PR NP ER EM Net : 2 Ve ARTE
Pseudorchesia (g. n.) nigr Rnube e. n. ), cu. ne, à
Pterocalla (g.), DIPT., Bigot. :
Ptilostylomyia (g. n.) 249, tr nt ee Un n. Hi D Bigot.
Pyroderces argyrogrammos (chenille) LÉp., Constant, . . . .
Ptilostylomyia (8. n.), DIPT., Bigot.. . . . . ARE
Pythonissa convexa 291, nigromaculata, pl. 8, is. 22 x Hi
ARACH., Simon . . . RU M M ET ét a RS +
CXXVII
196
912
507
CXXVI
LXVII
536
XXVIII
105
22
494
348
XXX
27/1
XIX
197
541
515
Année 1883. A11
R.
Retinia tessulatana (chenille), Lép., Constant . . . . . . . . 13
Rhachiptera (g.) — Percnoptera (g.), etc., DIpr., Bigot, . . . LXXXVIIT
Rhizotrogus cristatifrons-(Sp. n.), Cou., Fairmaire. . . . . NO CXLIV
Rhynchites populi (mœurs) Cor., Fallou . . . . . . . . . « CXXXVI
Romaleosyrphus (g. n.) 229, 244, vèllosus (Sp. n.), DiprT., Bi-
CORNE CR EN CEE Te NS PR A re Dre APT 356
S.
SaldaGrentena(Spane)RHENMTS SISNOEClE ET M TT OUEN XLIT
Salpingogaster anchor. aus 928, Gba, nigréventres (sp.
n.), DIPT., Bigot." TO DOS ECM SE RD PR SE TE ee 329
Saperda scalaris PNR Fallou cxxx1v — id. (mœurs), CoL.,
MASSON. 7e ce NE Rec Le CRI
Sarcophila magnifica, etc. (larves), Drpr., L combi NE XCII
Saturnia pyri (mœurs), LÉP., Ébrard. . . . . . . . . . SR XGA
Scaridoderus Loyolæ (Sp. n.), CoL., Fairmaire. . . . . . . . LV
Scaurus Bougonit (sp. n.), COL., Fairmaire . . , , . . . . . CXXV
Scelodonta aurosignata (sp. n.), Co., Lelèvre . . . . . . . . CL
SÉhirides HEM SIMON AN ENS UE en El 521
Selidosema erebaria (sp. n.), Lée., Gh. Oberthür, . . . . . . XLIX
Serica brunnea (mœurs), Cor., Lefèvre. . . , . . A NAN TE XOCX RIT
SAnosuTDAus (en) HDIP Tee BISULE EN SCE 256
Srsyphus Schæert (hab) CO IGIrA EEE SE NE CXTE
Sitaris muralis (mœurs), GOL., Fallou. . . . . . . . . . CN VIT
Spazigaster (8.) — Spatigaster (g.) bacchoides (sp. n.), Drpr.,
BigO NC ESS Re PRET E 326
Sphadasmus De (Shen) COL NEGITMAILe TE CE 109
Sphegina ? macropoda (Spam) Dir BIS ne EPA 2 831
Sphynx (Caliomma) Licastus — Parce, LÉP., LuCas. . . . . . CXLIII
Sphyromyia (8. n.) Gi, malleola (sp. n.), Dirr., Bigot. . . . CIX
Sphyxea fuloifrons 841, fulvipes (sp. n.), Drpr., Bigot , . . . 840
112 Table des matières.
Sphyximorpha (g. n.) 232, anchorata 818, nigra 817, rufibasis
(Sn nm) DIBT., BIsOI- MER E 318
Spilomyia (g.) —= Milesia . ) 247, paies ni n. 1). Die Bi
DOS PV Home: : : o y 352
Spilosoma Zatima, Var. nov. 7. gt, né Horse 4 TNT
Stigmodera magcllanica (sp. n.), Cor., no AS NE 92
Syrathus Fabrit (sp. n.), du mete. HR TA ONE LV
Statira rufonitens (Sp. n.), Cou, Fairmaire . . . . . . . . . 102
Stratus (g.) — Canthoderus (g.) LXXIV, éd, ursinus = ee
(Bt) He CO SÉPARER ES AE ER RS: à : LXXV
Synopticus Myrmido 101, Us Ge a en. Fairmaire. 400
Syritta mexicana 539, rufifacies (Sp. n.), DIPT., Bigot. . . . 558
Syrphidi : Généralités 221-227, 559 et 560, Genres nouveaux
298-230, Curies (Bacchidæ, Ceridæ, Eristalidæ, Helophi-
lidæ, Psoridæ, Syrphidæ, Xylotidæ) 230-231, Tableau des
Genres, 232-958 et 315-317, Espèces nouvelles, Dipr.,
BiBOL Re Ne deal Un + tee. 017-250 61 99-008
Systates abyssinicus (sp. n.), COL., Fairmaire . . . . . . . . 106
TL:
Taurocerastes patagonicus (Sp. n.), GoL., Fairmaire. . . . . . 189
T'eleia nigricæriella (chenille), Lép., Constant. . . . . . . . 18
Temnocera audicola 548, fulvicornis, DIPT., Bigot . . . . . . 547
Tetranura ulmi (migrations), HéM., Lichtenstein. . LXXXIII, CXXXXVII
Thais Polyxena, espèce distincte, non variété de Mimonti et de
Polymnia, LEP MUUCAS See MESA XXVII
Thonalmus (g. n.) 375, amabilis, aulicus 379, bicolor 378, dis-
tinguendus 379, dominicensis 377, elegantulus 380, milita-
ris 877, nigritarsis 379, suavis, COL., Bourgeois. . . . . 378
Tigridiamyia (3. n.) 228, 244, pictipes (sp. n.), Dipr., Bigot. . 948
Timelæa (g. n.) maculata = leopardinus (Argynnis), LéP., Lu-
CAS ele NA DU A ne ts RATE AO PRE XSXV
Tinea cloacella (mœurs), ne Palo PS PECRC RN PSE RS XXX
Tmesiphoroides (8) = Es (g.), Coz., Reilter , . . . LXXY
Année 1883.
Trachyphlæus spinosulus = laticollis, 4 diffère de scabrius-
culus aCOL- Ch PTISQUE PRE ER FAURE
Trechus be ee Villar di (Sp. n. 7. COL., Bedel, AA:
Tribolium ferrugineum (mœurs), Go., Lucas . , . . . . . .
Tribostethes pilicollis (Sp. n.), CoL., Fairmaire, ET
Trichodes amnios, parasite de Sauterelles (larve), Coz., Graëlls.
Triglyphus fulvicornis (sp. n.), DIPT., Bigot . .
Trox globulatus (Sp. n.), COL., Fairmaire. . , . . . . . . .
Trypeticus Grouvellei, tabacigliscens (sp. n.), Cor., Marseul. .
U
Bomatrujula (Sp )ICOLSNRATMAITE CERN NEC
V.
Valgus hemipterus (mœurs), CoL., Fallou. .
Vésicants (principes actifs), Cor., Beauregard .
Vespa crabro (mœurs), Hym., Lucas . . . . . . . .
Volucella (g.) 61, 64, 84, 249, abdominalis 69, Eure 78,
adulterina 79, alchimista 68, alpicola 80, amethistina 69,
aperta 79, apicola 78, ardua 76, avida 7, azurea 67, bom-
bylans 79, capensis 67, castanea 72, chalybescens 7h, con-
cinna 7h, cyanescens 68, decorata 77, dorsalis 75, dryo-
phila 78, elegans 77, esuriens 70, evecta 80, 85, fascialis
80, fasciata 66, flavipennis 71, fulvicornis (sp. n.) 65, 84,
fulvonotata 66, fusca 70, fuscipennis 69, Haagù 78, hy-
brida 79, inanis 75, incestuosa 80, japonica 72, jeddona
70, læta 76, linearis 80, liquida 71, longirostris 73, lugens
71, lympanitis 77, macrorhina 72, mellea 66, metallifera
67, mexicana 70, mystacea 80, nebeculosa 77, notata 65,
obesa 65, opalina 68, pallens 78, pallida 77, parva 76,
pectoralis 73, Peleterii 73, pellucens 72, picta 66, plorans
75, proxima 80, pulchripes 66, punctifera 78, purpurea
68, purpurifera 76, pusilla 66, saphyrina (sp. n.) 67, 85,
satur 7h, spuria 79, tau (Sp. n.) 67, 84, testacea 78, tibia-
1143
VII
XXXVIE
LXXI
A9
XCVII
558
L90
LXVIII
(1883) 3° parlie, 8.
Ad4 Table des matières. — Année 1865.
lis 68, transatlantica 70, tricincta 75, trifasciata 78, tris-
tis 70, vacua 7h, varians 76, variegata 76, vesiculosa 69,
violacea 65, vulpina 79, zonaria, DIPT., Bigot. . . . . .
X.
Xenarthra Elodiæ (sp. n.), Cou, Fairmaire. :..1.1.:,
Xylinades rufopictus (sp. n.), Coz., Fairmaire. L
Xylonomus filiformis, parasite du Rhagium mordax, Er ,
Falloiss su tes ARMES te MERE
Xylota annulifera 545, bivitlata 547, cærulifrons 542, calopus .
543, colorodensis 544, flavitibiata 546, metallifera 545,
rubiginigaster 543, Satanica (Sp. n.), DiPT., Bigot. .
Xysticus insulanus, pl. 8, fig. 1, 2, 264, squalidus 286, Ver-
neaui, pl. 8, fig. 13 (sp. n.), ARACH., Simon. .
Z.
Zonitis abyssinica 105, funeraria, rufofasciata, (Sp. n.), CoL.,
RaiTMAITE RS CR RG on nc Re AS
E, DESMAREST,
77
CXXXIII
109
CXXXVI
546
287
CXLII
IL.
TABLE ALPHABÉTIQUE PAR NOMS D'AUTEURS
DES
TRAVAUX CONTENUS DANS CE VOLUME.
ANDRÉ (Edmond). Allantus atratus (sp. n.), 206. — Eriocampa soror
(mœurs) xcv. — Icaria (Syn.) XGIV. — OEnophtira pilleriana
(mœurs) xGIv.
BAER (G.-A.). Birgus latro (mœurs) 1.
BEAUREGARD (H.). Siège du principe actif chez les Vésicants, c.
BEDEL (Louis). Remerciments pour le Prix Dollfus 1882, xxx1v. — Coléo-
ptères de Misserghin (province d’Oran) Li. — Hygrobia Davidi
(sp. n.) xxuit. — Trechus (Anophthalmus) Villardi (Sp. n.), xxxvir.
BIGOT (J.-M.-F.). Campsomia (Lucilia) macellaria (Syn.) c1x. — Gyrto-
pus (g. n.) fastuosus (sp. n.) xcvr. — Diptères (Notes criliques et
synonymiques) XXI, XLV. — Eurimyia (g. n.) rhingioides (sp. n.)
xx — Helophilus lineatus xXXVI. — Icaria (g.) LXXXIX. — Para-
mertus (g. n.) Miki (Sp. n.), xLVI. — Philoliche (Pangonia) Neo-
Caledonica (descript.) cxxxvII. — Proboscimyia (g. n°) siphonina
(sp. n.) xxx. — Plerocalla (g.) LXXXIX, CXXIX. — Rhachiptera (g.)
= Pernoptera (g.) LXXXVIII, LXXXIX. — Sphyromia (g. n.) malleola
(sp. n.) vit. — Sérobeliu (8.) LxxxIx. — Syrphidi : Généralités
et Tableaux synoptiques des Genres (Dipt. nouv. ou peu connus,
n° XXXII) 221, 319. — Espèces et Genres nouveaux de Syrphidè
(descript.) 317, 535. — Volucella et Phalachromyia (Sp. n.) (Dipt.
nouv. ou peu connus, n° XXXI) 64.
BonxourE (Alphonse). Platypsyllus Castoris (hab.) cxxvri.
BourGeo1s (Jules). Dasytiscus hebraicus (sp. n.) LIL — Euplectus (g.)
— Calodadon (g.), Eurrhacus (g.) cxLvI — Lycus (g.) partagé
en IX groupes, LIX à LxIL — Lycus : Synonymies d'espèces, ar,
CxLVIL, — Lycus fastiditus (Sp. n.) Gr1, — Plateros africanus (sp.
n.) x, — T'honalmus (g. et Sp.) 575.
116 Table des Auteurs.
BRISOUT DE BARNEVILLE (Charles). Anisotoma flavicornis (Sp. n.) GxLuIr.
— Ceuthorhynchides de Russie (sp. n.) 113. — Peritelus Leveillei
(sp. n.) vr. — Synonymies d'espèces des genres Cryptophagus, Mi-
tomermus, Spaniophænus et Trachyphlæus, vir.
BRISOUT DE BARNEVILLE (Henri). Nanophyes Martini (Sp. n.) xxV, selu-
losus XXVI.
BRISOUT DE BARNEVILLE (Louis). Bacillus gallicus = granulatus (non
Rossii) (hab.) cxix.
BRONGNIART (Charles). Aracbnide du carbonifère de Commentry, LV. —
Protophasma Dumasti, Woodwardii (Sp. n.) xvIIL. — Titano-
phasma Fayoli (Sp. n.) Lvr.
BuqueT (Lucien). Comptes de la Société pour 1882, ur.
CHEVROLAT (Auguste). Nécrologie du D’ Gaillardot-Bey, cx. — Blosyro-
des crucirostris (Sp. n.) ctt1. — Dactylopus Popofi (descript.) cr.
CHRÉTIEN (P.). Calocampa exoleta el velusta (mœurs) LxIIT.
CONSTANT (A.). Chenilles de Microlépidoptères nouv. ou peu connues, 5.
— Asopia farinalis (mœurs) xzin.
DEMAISON (Louis). Donacia Malinovskyi (hab. et mœurs) cxiV. — Lasio-
campa Otus (mœurs : soie produite par ce Lépid.) XXXVIIL.
DEPUISET (A.). Spilosoma Zatima, Var. n. Deschangii LXXVI.
DESBORDES (Henri). Meloe variegatus (hab.) xLvir.
DESMAREST (Eugène). Banquet de 1882, xxx11. — Bulletin des séances,
1 à CLII. — Palingenia virgo (mœurs) avir. — Table des matières
et des auteurs, 95 et 115.
Du Buxsson (Henri). Baridius Au Bourbonnais, LXxIv.
ÉBRARD (Sylvain). Saturnia pyri (éclosion hâtive) xcvur.
FAIRMAIRE (Léon). Ananca hottentota (sp. n.) LxxI. — Anthaxia Magda-
lenæ (sp. n.) CxLv. — Apate (Bostrychus) Ludovici (sp. n.) cxxxur.
— Coléoptères d’Abyssinie (g. et sp. n.), 89. — Coléoptères de
Magellan et de Santa-Cruz (g. et sp. n.) 483. — Coléoptères de
la Patagonie et de la République Argentine (g. el sp. n.), 507. —
Hypocephalus armatus (descript. de la $) cxzvi. — Malthinus
obscuricollis (sp. n.) xxxIv, pyrrhoderus (Sp. n.) xXxIV. — Ne-
mognatha Peringueyi (sp. n.) Lxx. — Ochodæus Alleonis (sp. n.)
CXLI, — Rhizotrogus cristalifrons (sp. n.) CxxIV. — Scariloderus
Année 18835. 117
Loyolæ (Sp. n.) LV. — Scaurus Bougonit GXXV.— Spyrathus Fabrit
(sp. n.) LV. — Xenarthra Elodiæ (Sp. n.) cxxxu1, — Zonitis fune-
raria (Sp. n.), rufofasciata (Sp. n.) exLIT.
FALLOU (Jules). Aftacus (Anthærea) Pernyi (mœurs, soie) XXXVII, — Che-
lonia caja (aberr. nouv.), 21. — Endrosis lacteella (mœurs) xxxvr.
— Pararge Ida : aberr. albomarginata, 21. — Rhagium mordax
(métam., parasites) cxxxvI. — Rhynchites populi (métam.) cxxxvi.
— Saperda scalaris (métam.) CxxxIV. — Sitaris muralis (mœurs)
GXXXVI. — Tinea cloacella (mœurs) XxxXIX, xxx. — Valqus hemi-
pterus (mœurs) LXII
GADEAU DE KERVILLE (Henri). Congrès de l’Association française tenu à
Rouen, G — Metæcus (Rhipiphorus) paradoxus (mœurs) cxxvI.
GÉHIN (J.-B.). Chætomelas clypeatus, Ehrenbergi, talychensis CxINI, GxIv.
GENNADIUS (P.). Cochenilles (sp. n.) (genres Dactylopius, Leucaspis, Mono-
phlæbus), 31.
GIRARD (Maurice). Bacillus gallicus — granulatus (non Rossi) (hab.)
CXIX, CXXXVI, — Dilophus vulgaris (mœurs) xLVI. — Mantis reli-
giosa (hab.) LxxI1. — Melolontha vulgaris (mœurs) Lxxx. — Sisy-
phus Schæfferi (hab.) Lxxrr.
GoBErT (D' Émile). Bibio anglicus (hab.) xLvr.
GRAELLS (Mariano DE LA Paz). Trichodes amnios (parasite de Sauterelles)
XCVIL.
JOURDHEUILLE (Camille). Biographie de Jules Ray, 565,
LABOULBÈNE (D' Alexandre). Callimorpha Hera, Var. lutescens xGIt1. —
Curtonevra stabulans ; Dermatobia noxialis ; Sarcophila magnifica
(larves) LXXXIX à XCII.
L&rèvre (Édouard). Paroles au Banquet, xxxII. — Camptolenes cingu-
lata (Sp. n.) iv. — Chlamys pilifrons (sp. n.) LxIL — Clytra
insularis (Sp. n.) GxxL. — Coptocephala insignis cxxt1, Kerimi
(sp. n.) cxxr11. — Fourmi sauteuse présentée par M. Cox, LXXXIII.
— Gynandrophthalma Fabrei Gxt, liturata, tlerminalis (Sp. n.)
cx11. — Malegia (g. n.) cxv, Letourneuxi, obscurella GxV1, stria-
tula (Sp. n.) GXvV. — Melitonoma Gounellei cxxI1, punclicollis
(sp. n.) cx1. — Melaxyonycha formosa CXLIX, succincta (Sp. n.)
Cu, — Myoprislis venustula (Sp. n.) GIV. — Peploptera pusilla
118 T'able des Auteu s.
(sp. n.) cxxil. — Scelodonta aurosignata (sp. EUR CL. — Serica
brunnea (mœurs) LXXXIII.
LEPRIEUR (C.-E.). Apus cancriformis (hab.) cxiv. — Donacia Mali-
novskyi (mœurs) CxIV. — Estheria cycladoides (hab.) cxv.: —
Hispa algeriana = testacea Var. Lxxx, Caroli distincte de cariosa
(sp. n.?) LXXXI.
LÉVEILLÉ (Albert), BourGgors (Jules), DESMAREST (Eugène). Bulletin
bibliographique, 3° partie, 4 à 68. ;
Lewis (Georges). Fourmi sauteuse (Drepanophagus cruentatus ?) (mœurs)
CY. |
LICHTENSTEIN (Jules). Aphis evonymi (métam.) CxxxVI. — Eumenes. dimi-
diatus — Amedæi (nid) cv. — T'etraneura ulmi (mœurs) LxXxXxII,
(migrations) cxxxvII.
Lucas (Hippolyte). Agrius fallaciosus (class., hab.) cxxx1. — Bacillus
gallicus — granulatus (non Rossi) (hab.) cxix. — Birgus latro
(mœurs) xxxIX. — Blaniulus guttulaltus (mœurs) Lxv. — :Galo- :
campa venusta $ (mœurs) LV. — Ectatoderus nigriventris (hab.)
XCV. — Embia antiqua (foss.) xxvVI, Latreillei (métam.) avr. —
Eugaster Durandi, Revoili (Sp. n.) xx. — Eumenes Amedæi =
dimidiatus (nid) xXGviL., — Galeruca lineola (mœurs) cxxi. —
Homæogryllus xanthographus xGv. — Ilia nucleus (mœurs) LxxIx.
— Ione thoracicus (mœurs) LxxVIII. — Julodis Iveni (hab.) VIL.
— Leptidea brevipennis (hab.) LXXXIH, LXXXIHT, LXXXVIL. — Lethrus
geminatus, lævigatus (hab.) vir. — Mantichora Sicheli (mœurs)
LxxI. — Melolontha vulgaris (mœurs) vi. — Nemoptera sinuata
(mœurs, hab.) cxvi. — Oryctes Radama (hab.) xGvr. — Oxyce-
phala speciosa (métam.) LxxxI. — Palinurus longimanus (hab.)
LVIIL. — Papilio Gelon $ xuIx, Homerus LxIV. — Sphynx (Cal-
liomma) Licastus — Parce CXLII. — Thais Polyxena (Var.) XXVII.
— Timelæa (g. n.) : type sp. Melitæa maculata XxXV. — Tribolium
ferrugineum (mœurs) LxxI. — Vespa crabro (mœurs) xxIx.
MABILLE (Paul). Notice nécrologique sur de Graslin, 561. — Attacus
Cynthia (mœurs) cxxvir — Callimorpha Hera (mœurs, hab.)
CXXVIL.
MAGRETTI (D' Paul). Apiaires nouv. d'Italie (Andrena Schmiedeknechti,
florentina ; Nomada Piccioliana), 199.
Année 1885. 119
MAINDRON (Maurice). Rapport sur le Prix Dollfus 1882, x1v, xXx1, xxxIv.
MARSEUL (S.-A. De). Fourmi sauteuse, LxXXIII. — Platysoma incisipyge
(Sp. n.) LV. — Trypeticus Grouvellei, tabacigliscens (sp. n.)
LXVITIL.
Masson (Ed.) Saperda scalaris (mœurs) cxLix.
MAYET (Valéry). Eurythyrea austriaca, micans, scutellaris (hab.) xzvrri.
MILLOT (Charles). Mécrogaster (mœurs) cxvit |
OBERTHÜR (Charles). Insectes du Thibet, xLI17, LxxVI (Chelonia Bieti
XL, Parnassius Imperator, Sp. n., Lxxvi1). — Lépidoptères de
l'extrême Orient (Metrocampa ? admirabilis, Sp. n.) LxxxIv. —
Lépidoptères de Sebdou (province d'Oran) xLvir (Crocallis Au-
berti, Limacotes Codeti (sp. n.) xLvmI, Selidosema erebaria (sp. n.)
xLix. — Lépidoptères du Haut-Sénégal (Lycæna Nodieri, sp. n.,
x1 à XII). — Lémentilès Elivesi (Sp. n.) GxkvIIT — Pachyrhynchus
constellatus, Plutus' (sp. n.) xxv. — Piérides : Galicharis, Péeris
Calypso (migrations) cxxvir.
Ozivier (Ernest). Lampyris nervosa (sp. n.) LXIX. — Paussus Jousselini
(descr.) 195, cxL. — Pelania angustipennis (sp. n.) Lxix.
PERAGALLO (Al.). Capnodis tenebricosa (mœurs) xx. — Latipalpis pisana
(mœurs) xx.
PouJADE (G.-A.). Lampyris noctiluca (mœurs) LxXxvII. — Lasiocampa
lanigera (hab.) LxxuI. — Microdon devius (métam.) xcix, muta-
bilis (métam.) 25.
RarrRAY (Achille). Pogonostoma (g., mœurs) xxvint.
RAGONOT (Émile-L.). Conchylis Manniana (mœurs, synon.) cxvirr, —
Galleridæ et Phycidæ XVIL :
RÉGIMBART (D° Maurice). Gyrinidæ (Monogr.), Gyrinini 191 (genres Au-
lonogyrus 194, Gyrinus AM); Orectochilini 381 (genres Gyretes
386, Orectochilus M0, Orectogyrus 439). — Hydrochanthares de
Breteuil-sur-lton (Eure) (Dyliscus circumcinctus, etc.) LxxXvIL,
— Nécrologie de Wehncke, cxxx.
REICHE (Louis). Paroles en quittant la présidence de 1882, I. — Mesosa
curculionoides (hab.) GxxvI.
RerTTer (E.). Synonymie des genres Acherontius, Anophthalmus vur,
Bryaxis 1X, Gamba X, Gonatocerus 1X, Jubus x, Leucohimatium
Le
420 Table des Auteurs. — Année 1885.
vin, Meslogaster, Metaxoides x, Paramecosoma NII. — Anomma-
tus pusillus == Kiesenwetteri LXxVI, Bryaxis Reïtteri — syriaca
LXXVI. — Callithorax (g.) = Curculionellus (g.) LXXVI. — Gamba
(g.) = Jubus (g.) LXXV. — Stratus (8.) = Canthoderus (g.) LxxIv.
— Tmesiphoroides (g.) — Tmesiphorus (g.) LXXY.
SALLÉ (Auguste). Biographie du D J.-L. Leconte, 571, cxxx.
SCHAUFUSS (D' L.-W.). Batrisus similis, simplex, spinicollis (Syn.) cxvi.
— Carabus Weisei (hab.) cxvi. — Getonia speciosa distincte de
speciosissima, LIV.
SÉDILLOT (Maurice). Rapport sur les comptes de 1882, xvi.
SÉNAC (D' H.). Pimelia (syn. et hab.) xx1v, HI.
SIGNORET (Victor). Paroles en prenant la Présidence de 1883, 11. —
Aleurodes Lacerdæ (sp. n., mœurs) Lxrt1. — Cydnides, Essai
monogr. : 9° et 10° partie (genre Geotomus) 33, 207 ; 41° partie
(genres Brachypeltus, Cydnopeltus, Hiverus, Dearcla, Pachyme-
roides, Amnestus) 357 ; 12° partie (genre Chilocoris; groupe des
Séhirides : genres Peltoxys, Macrhymenus, Microrhynchus, Amau-
rocoris, Linopsa, Lobonotus, Gnathoconus) 517. — Diaspis au-
ranti (Sp. n.) LXII. — Ectatops nigroscutellatus — Astacops id.
XII, — Salda Grenieri (Sp. n.) xL11I.
SIMON (Eugène). Arachnides d'Algérie, Lxxr1r. — Arachnides des îles de
l'Océan Atlantique, 259 (Açores 259, Salvages 282, Canaries 283,
Cap Vert 301, Sainte-Hélène 305, Bermudes 307).
TAPPEs (Gabriel). Apus cancrivorus (hab.) cxiv. — Otiorhynchus fus-
cipes CXIV.
THOMSON (G.-G.). Harpalus multisetosus (Sp. n.) cxx, CxxI. — Hydrobius
fuscipes, picicrus (Sp. n.) cxxx1. — Notiophilus bigeminus (sp. n.)
OXH, GXIIT.
WaGA. Lucanide du Suecin (Paleognathus succini) 191.
E, D.
Annales de la Société entomologique de France . 6€ Série.Tome IT. //883)PU.L.
Poujade pinx © Lagesse se
T, 7 410, Métamorphoses du Microdon mutabilis. Linne
17 à 19, Wicrodon devius. Linné.
IT. lPararge /da Lsper, Aberration albomarginatæ. Fallow.
Imp. l'aneur, Parks
RER EMRES SERIE IEÉT ETES TEEN Etes
Annales de la Société entomologique de France . 6° Série. Tome IT. (1883) PL 2
V. Signoret del, Picar E se !
Cydnides. PAPER
Annales de la Socreté entomologique de France. 0° Serie. Tome IN (1883) PL 3 .
V! Jignoret del . Picart sc: :
Cydnides. POV
Tmp. Tanneur Paris.
Annales de la Societé entomologique de France . 6€ Série, Tome IT, (18831 PL. 4.
Jignoret del. Picart se.
Cydnides. PIE
Amp. Tanneur, Paris .
Annales de la Sociëté entomologique de France 6° Jerte Tome II1./1883) PL 5.
S'iynorel del. Picart se.
Cydnides. PI XXe
Le
es Re TE ie ti CE — CE
Annales de la Societe entomologique de France . 6 Serie . Tome 11/1883) PL, 6.
Begimbart del. Corbie se.
Gyriuadae. PA. IN.
09 à bg. Caracteres JERETAUT" .
70 a gb. Aulonogyrus et Gyrinus.
Imp. Tanneur, Paris.
nnales de lx Joctete entomologique de France . Beuferce Tome (26680) PL
Corbie et Debray se.
Magreth del. et prix
I Zaussus Jousselint , Guertn.
IT l'aleognathus suecine. Leulfurer
III » Andrena Sehmiedehknechti, Magrelk .
2 et 27 [lorentina Way . 3, Nomada Piccioliana Way.
… Annales de la Societé entomologique de France. 6% Série . Tome IT /1883) PL. 8.
Æ. Simon del, ; Corbie sc.
Arachnides des iles océaniques .
FA Taneur. Paris .
Znnales de la Société entomolegique de lrance. 62 J'érie. Tome IT. (1883) PL 9°
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Imp. Tanneur, Paris.
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nnales de la Societe entomologique de France . 6% J'érie Tome I] (1883) PL 12
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Annales de lx Societe entomologique de Frane, 6° Série. Tome I]. (1883) PL, 15.
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| SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE
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RECONNUE COMME INSTITUTION D'UTILITÉ PUBLIQUE
par décret du 23 août 1878
Natura maxime miranda in minimis
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6° SÉRIE. — TOME TROISIÈME.
1883. — PREMIER TRIMESTRE.
( Il paraît quatre cahiers par an.)
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Avis. Pour ne pas retarder davantage la publication du 1° trimestre
des Annales de 1883, nous nous voyons forcés, à notre grand regret, de
remettre au prochain numéro la planche 1'° (Mémoires de MM. Fallou et
Poujade) dont le coloriage n’est pas encore terminé.
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PARIS |
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AU BUREAU DU TRÉSORIER DE LA SOCIÉTÉ
M. LUCIEN BUQUET
rue Saint-Placide, 52 (Faub. Saint-Germain).
8 AouT 1883.
EX
ANNONCES D'OUVRAGES ENTOMOLOGIQUES.
—_—0i900 —
M. le Trésorier informe ses collègues qu’il peut disposer encore
de quelques exemplaires des ouvrages ci-après :
19 Annales de la Société entomologique de France, 2e, 3e, et 4° séries,
années 1843 à 1870 inclus (1850, 1851, 1852, 1853, 1854, 1855 et 1857
exceptées), au prix réduit de 24 à 12 rs RUE 5e série, années 1871 et sui-
vantes, au prix de 24 fr.
20 Faune des Coléoptères du bassin de la Seine et de ses bassins secondaires,
1er. volume (Carnivora—Palpicornia), par M. L. BEDEL. Prix : 5 francs,
30 Catalogue de la Bibliothèque (1832-1866) dressé par M. HENRY DE BoON-
VOULOIR. Prix : 1 fr.
40 Tables générales alphabétiques et analytiques des Annales de la Société
entomologique de France (A832-186@), par M. AuG.-Sim. PARIS, au
prix réduit de 24 à 12 fr.
5° Monographie de la famille des Eucnémides (Supplément aux Annales de
1870), par M. HENRY DE BoNvouLoir. { fort volume in-40 avec 42 planches,
au prix réduit de 24 à 12 fr.
6o Essai monographique sur les Cisides européens et circaméditerranéens
par M. ELZÉAR ABEILLE DE PERRIN; broch. in-80, Prix : 5 fr.
70 Revision der Europäischen Meligethes-Arten, von Ebmunp REITTER, Oeko-
nomie-Bamte in Paskau. Prix : 7 fr. 50.
80 Entomologische Reise nach dem süblichen spanien, der sierra Guadar-
rama und sierra Morena, Portugal und den Cantabrischen Gebirgen
beschrieben von Lucas von HEYDEN. Prix : 8 fr. 75.
90 Coleopterologische Hefte, nouvelle revue entomologique publiée par M. DE
Harozn. Ouvrage in-8° paraissant par cahiers du prix de 3 fr., 7 fr. 50 c.
et 12 fr. 50 c., pris à Paris. (Les seize premiers cahiers et un Index
sont en vente.)
10° Annuaîres entomologiques pour 1873, 1874, 1875, 1876, 1877, 1878,
1879, 1880 et 1881, par M. ALBERT FAUVEL. Prix : { fr. 50 le premier, el
1 fr. 75 les autres.
11° Opuscules entomologiques (Coléoptères), par M. J. DESBROCHERS DES LOGES.
1er cahier, 1874-1875. Prix : 2 fr.
120 Insectes Coléoptères du nord de l'A frique nouveaux ou peu connus (Té-
nébrionides), par M J. DESBROCHERS DES LoGes (1er mémoire, 1881). Prix,
franco pour la France : 2 fr. 50 c. |
13° Mémoire sur la famille des Clérites, par M. A. CHEVROLAT. Prix :
2 fr. 50 c.
149 Catalogue des Coléopières de France et de la Faune Gallo-Rhénane.
par M. MAURICE DES Gozis. Br. in-12. Prix : 1 fr. 25 c.; par la poste:
1 fr. 40 c.
150 Catalogue des Coléoptères de France et Matériaux pour servir à la
faune de France, par M. le Dr A. GRENIER, {er cahier, prix : 5 fr.;
2° cahier, prix : 2 "fr. ; les deux cahiers franco, prix : 7 fr. 50.
160 Monographie des One par M. STIERLIN. Prix : 6 fr. 50.
170 Physis. Recueil d'histoire noie as M. J. TaomsoN ; grand in-80.
1er volume piRee RAS LR NS AD
26 volume, prix. Do Bieo re des AO ii LS US
(Suite des Annonces à la 3° page de la couverture.)
TABLE DES MATIÈRES OU |‘ TRIMESTRE 1883.
CONSTANT (A.). Observations sur quelques Chenilles nouvelles
ou imparfaitement connues
FALLOU (J.). Note sur diverses variétés de Lépidoptères (Pararge
Ida Esper, aberr. albomarginata Fallou, el Chelonia caja
Latr., aberr. nouvelle Fallou. — Planche 4'°, n° IL. ..
POUJADE (G.-A.). Métamorphoses d’un Diptère de la famille des
Syrphides, genre Microdon Meig. — Aphritis Latr. (Mi-
crodon mutabilis Lin. et M. devius Lin.).— Planche 1,
slteiefe lee fee me terre. le eo lta ele «taie elle, (tt ot uiteanre
GENNADIUS (P.). Descriptions de trois nouvelles espèces de Co-
chenilles (Leucaspis epidaurica, Dactylopius caricus et
Monophlebus hellenicus)
SIGNORET (Victor). Révision du groupe des Cydnides de la fa-
mille des Pentatomides, 9° partie (genre Geotomus, Com-
mencement). — PI. 2 et 3 (Gydnides, pl. XVII el XVHI).
BiGor (J.-M.-F.). Diptères nouveaux ou peu connus, 20° partie :
XXXI. Genres Volucella (Geoffr., Hist. des Insectes,
1764) et Phalachromyia (Rondani, Esame d. var. spec.
d’Insetti Ditteri Braziliani, Torino, 1848), et descriptions
d'espèces nouvelles... ....:. 4. 24/4000
FAIRMAIRE (L.). Descriptions de Coléoptères nouveaux ou peu
connus récoltés par M. Ach. Raffray en Abyssinie. . . .
BrisOUT DE BARNEVILLE (Charles). Descriptions de nouvelles
espèces de Geutorhynchides de Russie, . . . . . . . . .
RÉGIMBART (D° Maurice). Essai monographique de la famille des
Gyrinidæ, 2° partie (commencement). — Planche 6 (Gyri-
nides, pl. IV), qui paraîtra dans le 2° trimestre. .
Desmaresr (Eugène). Bulletin des séances de Janvier, Février,
21
91
99
61
89
115
194
Mars CD ANT ESS MIN INRIA EE ES ENTREE I à XLVIII
Léveizé (Alb.) et BourGsois (Jules). Bulletin bibliographique,
séances de Janvier, Février, Mars et Avril 1883. 3° partie, 4 à 16
BEDEL (Louis). Faune des Goléoptères du bassin de la Seine et
de ses bassins secondaires :
Sous-Ordre Rhynchophora : famille des Curculionidae :
sous-famille Brachyrrhinidae (suite). . . . - . . . - -
is. — Typographie ÉpouarD DURUY ET Ce, rue Dussoubs, 22.
a ie maison Félix Malteste et, Ce.)
Annonces d’ouvrages entomologiques (suite).
180 Deutsche Entomologische Zeitschrift (Société entomologique allemande,
rédacteur M. le Dr KRAATz), colisalion annuelle, cahiers rendus franco :
13 fr.
190 Berliner Entomologisehe Zeitschrift, rédacteur M. le D' H. DEwITz, coti-
sation annuelle, cahiers rendus franco : 12 fr. 50 c.
200 Catalog der Coleopteren von Sibirien, elc., par Lucas von HEYDEN. Broch.
in-80. Berlin, 1880-1881. Prix : 7 fr. 50 c
219 Monographie des Coléoptères subpentamères de la famille des Phyto-
phages (Clythrides), par M. Tu. LacorpaIRE; 2° vol. in-8° : au lieu de
12 fr., prix: 10fr.
22° Supplément à l’Essai monographique sur la famille des Histérides,
par M. pe MARSEUL (extrait des Annales de la Société entomologique de
France); 1 vol. in-8°, avec 13 planches noires. Prix : 10 fr.
23° Essai monographique sur les Clérites, par M. le marquis MAx. SPINOLA ;
47 planches coloriées, sans teæle. Prix : 14 fr.
24° La chasse aux Coléoplères, par M. DRPAIRUES Brochure in-8° de 112 pages,
prix franco pour la France : 2 fr.
25° Catalogi Coleopierorum Europæ, editio de auctoribus Dr F. Skin et
Jul. Wi1sE. Prix : 5 fr.; par la poste : 5 fr. 30.
260 Monographie de la famille des Cicindélides, par M. J. Tomsow; 1 vol.
in-40 avec 11 planches. Avec planches coloriées, prix : 30 fr.; avec planches
noires, prix : 24 fr.
270 Archives entomologiques, par M. J. THomson; 2 vol. in-8°, avec planches
coloriées, prix : 75 {r.; avec planches noires, prix : 60 fr.
28° Arcana Naturæ, par M. J. Tnouson ; À vol. grand in-folio, avec planches
noires, prix : 60 fr.
290 Essai d'une classification de la famille des Cérambycides, par M. J.
THOMSON ; { vol. grand in-80, avec 3 planches noires. Prix : 30 fr.
30° Enumération des Carabiques et Hydrocanthares du Caucase, par MM. le
baron DE CaAuDoir et HOCHBUTRH ; 1 vol.in-80. Prix : 5 fr.
310 Otiorhynchiden S. STR. Von G. SEIDLITZ ; brochure in-80. Prix : 5 fr.
320 Liste générale des Articulés cavernicoles de l'Europe (extrait du Journal
de Zoologie), par MM. L. BEDEL et E. Simon; broch.in-89. Prix : 2 fr. 50.
33° Monographie des Guëpes solitaires, ou de la tribu des Euméniens, par
M. HENRI DE SAUSSURE; in-8°, avec planches coloriées. Prix ° 36 fr.
34° Monographie des Guëpes sociales, ou de la tribu des Vespiens, par
M. HENRI DE SAUSSURE ; in-80, avec pianches coloriées. Prix : 66 fr.
350 Monographie des Fausses Guëêpes et Supplément à la Monographie des
Guëpes sulitaires, par M. HENRI DE SAUSSURE ; 1 Vol. in-8°, avec planches.
Prix : 36 fr.
36° Mémoires pour servir à l'histoire naturelle du Mexique, des Antilles et
des Etals-Unis, par M. HENRI DE SAUSSURE ; {re livraison : Crustacés ;
2° livraison : Myriapodes. Prix de la livraison, avec planches : 9 fr.
370 L’Olivier, son histoire, sa culture, ses ennemis, ses maladies et ses amis,
der fascicule ; — Le Frelon (Vespa crabro) et son nid, 2e fascicule. Broch:
in-8°, avec une planche coloriée, par M. PERAGALLO, membre de diverses
Sociétés savantes. Prix : 4 fr.; par la poste : 4 fr. 40 c.
RS —
TABLE DES MATIÈRES OU 2° TRIMESTRE 1883.
PousADE et FALLOU. Planche 1", relative aux travaux publiés
dans le 1° trimestre 1883.
RÉGIMBART (D'° Maurice). Essai monographique de la famille des
Gyrinidæ, 2° partie (fin), Gyrénini, genres Aulonogyrus
et Gyrinus. — Planche 6 (Gyrinides, pl, IV). . . . . . .
WacA. Note sur un Lucanide incrusté dans le Succin (Paleo-
gnathus Leuthner succini Waga). — Planche 7, n° IL. . .
Ozivier (Ernest). Description du Paussus Jousselini Guér. —
Planche 7 ne RS nn RE RARE AA SEL RP EURENER
MAGRETTI (D° Paul). Descriptions de trois nouvelles espèces
d’Apiaires trouvées en Italie (Andrena Schmiedeknechti et
florentina et Nomada Piccioliana). — Planche 7, n° IIL.
(La planche 7°, relative aux trois notes qui précèdent,
paraîtra dans le 5° trimestre.)
ANDRÉ (Edmond). Description d’une Tenthrédine inédite de la
faune de Sarepta (Allantus atratus) . . . . . . . . . ..
SiGNoreT (Victor). Révision du groupe des Cydnides, 10° partie
(genre Geotomus, fin). — PI. 4 et 5 (Cydnides, pl. XIX
AO) EP EIN TN AE RO ASE RARES EP RE
BIGOT (J.-M.-F.). Diptères nouveaux ou peu connus, 21° partie :
XXXII. Syrphidi, 1"° partie : Généralités, Genres
nouveaux, Tableaux synoptiques des Curies et des Genres.
Simon (Eugène). Études arachnologiques, 44° mémoire :
XXI. Matériaux pour servir à la Faune arachnologique
des îles de l’Océan Atlantique (Açores, Madère, Salvages,
Canaries, Cap Vert, Sainte-Hélène et Bermudes), commen-
CEMEN DATA NAN NAS ER A PS en e e dar ete
DEsMAREST (Eugène). Bulletin des séances de Mai, Juin et Juillet
Pages
129
191
195
199
206
207
221
259
AC ETS NES ANS AE TAN A A Er XLIX à LXXX
LÉVEILLÉ, BOURGEOIS et DESMAREST. Bulletin bibliographique,
séances d'Avril, Mai, Juin el Juillet 1883. . . 3° partie, 17 à 3
BEDEL (Louis). Faune des Coléoptères du bassin de la Seine et
de ses bassins secondaires (2° volume) :
Sous-Ordre Rhynchophora : famille des Curculionidae :
sous-famille Brachyrrhinidae (lin); sous-famille Curcu-
lonilae/(COMMENCEMENLANE NIET
Paris. — Typographie Énouarn Duruy er Ce, rue Dussoubs, 22
(ancieiue maison Félix Malteste et Ce).
Annonces d’ouvrages entomologiques (suite).
{80 Deutsche Entomologische Zeitschrift (Société entomologique allemande,
rédacteur M. le Dr KRAATz), cotisation annuelle, cahiers rendus franco :
13 fr.
190 Berliner Entomologische Zeitschrift, rédacteur M. le D'H. DEWITZ, eoli-
sation annuelle, cahiers rendus franco : 12 fr. 50 c.
20° Catalog der Coleopteren von Sibirien, elc., par Lucas VON HEYDEN. Broch.
in-80. Berlin, 1880-1881. Prix : 7 fr. 50 c. ï
219 Monographie des Coléoptères subpentamères de la famille des Phyto-
phages (Clythrides), par M. Tu. LacorpaiRE; 2° vol. in-8° : au lieu de
12 fr., prix: 10fr.
22° Supplément à l’Essai monographique sur la famille des Histérides,
par M. DE MARSEUL (extrait des Annales de la Société entomologique de
France); 1 vol. in-8°, avec 13 planches noires. Prix : 10 fr.
23° Essai monographique sur les Clérites, par M. le marquis MAx. SPINOrA ;
47 planches coloriées, sans texte. Prix : 14 fr.
24° La chasse aux Coléoptères, par M. LEPRIEUR. Brochure in-8° de 112 pages,
prix franco pour la France : 2 fr. 25.
25° Catalogi Coleopterorum Europæ, editio secunda, auctoribus Dr F. Srxin et
Jul. We1sE. Prix : 5 fr.; par la poste : 5 fr. 30.
260 Catalogus Coleopterorum Europae et Caucasi, auctoribus Dr L. v. HEYDEN,
E. REITTER ET J. WEISE, editio tertia. Prix : 7 fr. 50 c.; par la poste,
7 fr. 80 c.
270 Monographie de la famille des Cicindélides, par M. J. Tomson; 1 vol.
in-40 avec 11 planches. Avec planches coloriées, prix : 30 fr.; avec planches
noires, prix : 24 fr.
280 Archives entomologiques, par M. J. Taomson; 2 vol. in-8°, avec planches
coloriées, prix : 75 fr.; avec planches noires, prix : 60 fr.
99° Arcana Naturæ, par M. J. Taomson ; 1 vol. grand in-folio, avec planches
noires, prix : 60 fr.
300 Essai d’une classification de la famille des Cérambycides, par M. J.
THomsON ; 1 vol. grand in-8°, avec 3 planches noires. Prix : 30 fr.
31° Énumération des Carabiques et Hydrocanthares du Caucase, par MM. le
baron DE CHAUDOIR et HOCHHUTH; 1 Vol. in-80, Prix : 5 fr.
320 Otiorhynchiden S. STR. Von G. SEIDLITZ ; brochure in-80. Prix : 5 fr.
330 Liste générale des Articulés cavernicoles de l’Europe (extrait du Journal
de Zoologie), par MM. L. BEDEL et E. SIMON; broch. in-80. Prix-: 2 fr. 50.
34° Monographie des Guépes solitaires, ou de la tribu des Euméniens, par
M. HENR1 DE SAUSSURE; in-8°, avec planches coloriées. Prix : 36 fr.
85° Monographie des Guépes sociales, ou de la tribu des Vespiens, par
M. HENRI DE SAUSSURE ; in-80, avec planches coloriées. Prix : 66 fr.
36° Monographie des Fausses Guëêpes et Supplément à la Monographie des
Guëpes solitaires, par M. HENRI DE SAUSSURE ; { Vol. in-8°, avec planches.
Prix : 36 fr.
370 Mémoires pour servir à l'histoire naturelle du Mexique, des Antilles et
des Etats-Unis, par M. HENRI DE SAUSSURE ; {re livraison : Crustacés ;
2e livraison : Myriapodes. Prix de la livraison, avec planches : 9 fr.
380 L’Olivier, son histoire, sa culture, ses ennemis, ses maladies et ses amis,
1er fascicule ; — Le Frelon (Vespa crabro) et son nid, 2e fascicule. Broch.
in-8°, avec une planche coloriée, par M, PERAGALLO, membre de diverses
Sociétés savantes. Prix : 4 fr.; par la poste : 4 fr. 40 c.
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ANNALES
DE LA
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE
DE FRANCE
FONDÉE LE 29 FÉVRIER 1832
RECONNUE COMME INSTITUTION D'UTILITÉ PUBLIQUE
par décret du 23 août 1878
7
Natura maxime miranda in minimis
6° SÉRIE. — TOME TROISIÈME.
1883. — DEUXIÈME TRIMESTRE.
( Il paraît quatre cahiers par an.)
RD —
| Avis. Pour ne pas retarder davantage la publication du 2° trimestre
| des Annales de 1883, nous nous voyons forcés, à notre grand regret, de
remettre au prochain numéro (qui paraîtra à la fin de décembre 1883)
la PLANCHE 7° (Mémoires de MM. Olivier, Waga et Magretti) dont le
coloriage n’est pas encore terminé. :
|
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PARIS
AU BUREAU DU TRÉSORIER DE LA SOCIÉTÉ
M. LUCIEN BUQUET
rue Saint-Placide, 52 (Faub. Saint-Germain).
91 OCTOBRE 1883.
ANEONCES D'OUVRAGES ENTOMOLOGIQUES.
— 2-0} 0% 0-0 —
M. le Trésorier informe ses collègues qu’il peut disposer encore
de quelques exemplaires des ouvrages ci-après :
10 Annales de la Société entomologique de France, 2e, 3e, et 4© séries,
années 1843 à 1870 inclus (1850, 1851, 1852, 1853, 1854, 1855 et 1857
exceptées), au prix réduit de 24 à 12 fr.; la 5° série, années 1871 et sui-
vantes, au prix de 24 fr.
20 Faune des Coléoptères du bassin de la Seine et de ses bassins secondaires,
1er volume (Carnivora—Palpicornia), par M. L. BEDEL. Prix : 5 francs.
30 Catalogue de la Bibliothèque (1832-4866) dressé par M. HENRY DE BoN-
VOULOIR. Prix : 1 fr.
40 Tables générales alphabétiques et analytiques des Annales de la Société
entomologique de France (4832-186G0), par M. AUG.-Sim. PARIS, au
prix réduit de 24 à 12 fr.
5° Monographie de la famille des Eucnémides (Supplément aux Annales de
1870), par M. HENRY DE BoNvouLorr. 1 fort volume in-40 avec 42 planches,
au prix réduit de 24 à 12 fr.
60 Essai monographique sur les Cisides européens et circaméditerranéens
par M. ELZÉAR ABEILLE DE PERRIN; broch. in-80. Prix : 5 fr.
70 Revision der Europäischen Meligethes-Arten, von Enmunp REITTER, Oeko-
nomie-Bamte in Paskau. Prix : 7 fr. 50.
8o Entomologische Reise nach dem süblichen spanien, der sierra Guadar-
rama und sierra Morena, Portugal und den Cantabrischen Gebirgen
beschrieben von Lucas von HEYDEN. Prix : 8 fr. 75.
90 Coleopterologische Hefte, nouvelle revue entomologique publiée par M. DE
Harozr. Ouvrage in-8° paraissant par cahiers du prix de 3 fr., 7 fr. 50 c.
et 12 fr. 50 c., pris à Paris. (Les seize premiers cahiers et un Index
sont en vente.)
10° Annuaires entomologiques pour 1873, 1874, 1875, 1876, 1877, 1878,
1379, 1880 et 1881, par M. ALBERT FAUVEL. Prix : 1 fr. 50 le premier, et
1 fr. 75 les autres. ?
11° Opuscules entomologiques (Coléoptères), par M. J. DESBROCHERS DES LOGES.
1er cahier, 1874-1875. Prix : 2 fr.
120 Insectes Coléoptères du nord de l'Afrique nouveaux ou peu connus (Té-
nébrionides), par M. J. DESBROCHERS DES LoGes (1er mémoire, 1881). Prix,
franco pour la France : 2 fr. 50 c.
13° Mémoire sur la famille des Clérites, par M. A. CHEVROLAT. Prix :
2 fr. 50 c.
14° Catalogue des Coléoptères de France et de la Faune Gallo-Rhénane.
par M. MAURICE DES Gozis. Br. in-12. Prix : 1 fr. 25 c.; par la poste:
1 fr. 40 c.
150 Catalogue des Coléoptères de France et Matériaux pour servir à la
faune de France, par M. le Dr A. GRENIER, {er cahier, prix : 5 fr.;
2e cahier, prix : 2 fr.; les deux cahiers franco, prix : 7 fr. 50.
160 Monographie des Otiorhynchus, par M. STiERLIN. Prix : 6 fr. 50.
179 Physis. Recueil d'histoire naturelle, par M. J. TaomsoN ; grand in-80.
1er volume, prix.................... S8f. » 18f. 15
2 LVOlUME PIX. melon eo mes oreios . 10 15 k
(Suite des Annonces à la 3° page de la couverture.)
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SRE. S./885— | A
ANNALES
DE LA
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE
DE FRANCE |
FONDÉE LE 29 FÉVRIER 18352
RECONNUE COMME INSTITUTION D'UTILITÉ PUBLIQUE
par décret du 23 août 1878
Natura maxime miranda in minimis
6° SÉRIE. — TOME TROISIÈME.
( IL paraît quatre cahiers par an.)
PARIS
AU BUREAU DU TRÉSORIER DE LA SOCIÉTÉ
M. LUCIEN BUQUET
rue Saint-Placide, 52 (Faub. Saint-Germain).
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1883. — TROISIÈME TRIMESTRE.,
|
SA JANVIER 188/.
|
Avis. L’impression des Tables générales des Annales de 1861 à 1880,
rédigées par M. Édouard Lefèvre, est commencée ; la souscription (fixée
à 20 francs, payables de suite) reste encore ouverte chez le Trésorier
ANNONCES D'OUVRAGES ENTOMOLOGIQUES.
0-0 0 00 ——
M. le Trésorier informe ses collègues qu’il peut disposer encore
de quelques exemplaires des ouvrages ci-après :
1o Annales de la Société entomologique de France, 2e, Se, et 4© séries,
années 1843 à 1870 inclus (1850, 1851, 1852, 1853, 1854, 1855 et 1857
exceptées), au prix réduit de 24 à 12 fr.; la 5° série, années 1871 etsul-
vantes, au prix de 24 fr.
2° Faune des Coléoptères du bassin de la Seine et de ses bassins secondaires,
1er volume (Carnivora—Palpicornia), par M. L. BEDEL. Prix : à francs
30 Catalogue de la Bibliothèque (4832-2866) dressé par M. HENRY DE BON-
VOULOIR. Prix : 1 fr.
40 Tables générales alphabétiques et analytiques des Annales de la Société
entomologique de France (48323-186@), par M. AuG.-Sim. PARIS, au
prix réduit de 24 à 12 fr.
5° Monographie de la famille des Eucnémides (Supplément aux Annales de
1870), par M. HENRY DE BONVOuLoIR. 1 fort volume in-40 avec 42 planches,
au prix réduit de 24 à 12 fr.
6o Essai monographique sur les Cisides européens et circaméditerranéens
par M. ELZÉAR ABEILLE DE PERRIN; broch. in-80. Prix : à fr.
70 Revision der Europäischen Meligethes-Arten, von EDuunD REITTER, Oeko-
nomie-Bamte in Paskau. Prix : 7 fr. 50.
80 Entomologische Reise nach dem süblichen spanien, der sierra Guadar-
rama und sierra Morena, Poriugal und den Cantabrischen Gebirgen
beschrieben von Lucas von HEYDEN. Prix : 8 fr. 75.
90 Coleopterologische Hefte, nouvelle revue entomologique publiée par M. bE
HARGLD. Ouvrage in-8° paraissant par cahiers du prix de 3 fr., 7 fr. 50e.
et 12 fr. 50 c., pris à Paris. (Les seize premiers cahiers et un J»dex
sont en vente.)
10° Annuaïres entomologiques pour 1873, 1874, 1875, 1876, 1977, 1878,
1379, 1880 et 1881, par M. ALBERT FAUVEL. Prix : { fr. 50 le premier, el
1 fr. 75 les autres.
11° Opuscules entomologiques (Coléoptères), par M. J. DESBROCHERS DES LOGES.
{er cahier, 1874-1875. Prix : 2 fr. ë
120 Insectes Coléoptères du nord de l'Afrique nouveaux ou peu connus (Té-
nébrionides), par M. J. DESBROCHERS DES LoGes (1er mémoire, 1881). Prix,
franco pour la France : 2 fr. 50 €.
13° Mémoire sur la famille des Clérites, par M. A. CHEVROLAT. Prix :
2 fr. 50 €.
14° Catalogue des Coléoptères de France et de la Faune Gallo-Rhénane.
par M. MAuRIGE DES Gozis. Br. in-12. Prix : 1 fr. 25 c.; par la poste:
1 fr. 40 c.
150 Catalogue des Coléoptères de France et Matériauæ pour servir à la
faune de France, par M. le Dr A. GRENIER, {er cahier, prix : 5 fr.;
2° cahier, prix : 2 fr.; les deux cahiers franco, prix : 7 fr. 50.
169 Monographie des Otiorhynchus, par M. Sr1ERLIN. Prix : 6 fr. 50.
170 Physis. Recueil d'histoire naturelle, par M. J. THomsON ; grand in-80.
ter polie, prix... Lee RSR
2 volume, prix... ..« DL AN A0 ANNEES
(Suite des Annonces à la 3° page de la couverture.)
D.
TABLE DES MATIÈRES DU 3° TAIMESTRE 1883.
SIMON (Eugène). Études arachnologiques, 14° mémoire :
XXI. Matériaux pour servir à la Faune arachnologique
des îles de l'Océan Atlantique (Açores, Madère, Salvages,
Canaries, Cap-Vert, Sainte-Hélène et Bermudes), suite et
fiu. — Planche 8, parue dans le 9° trimestre 1883. . .
BiGOT (J.-M.-F.). Diptères nouveaux ou peu connus, 22° partie :
XXXIT. Syrphidi, 2° partie : Espèces nouvelles, n° [“.
SIGNORET (Victor). Révision du groupe des Cydnides, 11° partie
(genres Brachypeltus, Cydnopeltus, Hiverus, Dearcla,
Pachymeroides et Amnestus). — PI. 9 et 10 (Cydnides,
pl. XXI et XXII)
+ eus ee + + + + + + + + © + + + «+
BOURGEO!S (Jules). Synopsis du genre T'honalmus (Lycides). . .
REGIMBART (D° Maurice). Essai monographique de la famille des
Gyrinidæ, 3° partie (commencement), Orectochilini, Gé-
néralités. — La fin de ce mémoire, accompagnée de quatre
planches, sera publiée dans le 4° trimestre des Annales
CE OT EE ONE LE RP M PE OA NA
PS T EE Pate
WAGA, OLIVIER et MAGRETTI. — Planche 7. (Le texte relatif à
celte planche a élé donné dans le 2° trimestre 1883,
pages 491, 495 et 199.)
ATEe
=
7 en 1 50 D
DesmAREST (Eugène). Bulletin des séances de Juillet à Décembre
1883. — Ce numéro trimestriel des Annales paraissant
par exception aussi lardivement, nous avons cru devoir
y donner la fin du Bulletin des séances et du Bulletin bi-
bliographique de l'année 1883: . . . . . . . . . . LXXXI à CLII
LÉVEILLÉ, BOURGEOIS et DEesmAREST. Bulletin bibliographique,
séances de Juillét à Décembre 1883. . . . . . ‘ 8° partie, 35 à G4
BenEz (Louis). Faune des Coléoptères du bassin de la Seine et
de ses bassins secondaires (2° volume) :
Sous-Ordre Rhynchophora : famille et sous-famille Cur-
ONE (EN NO) RARE se PAR nn a ne ee
Paris —Typosrapluie ÉpouaArp Duruy Er Ce, rue Dussoubs,
(ancienne maison Félix Malteste et Ge).
Annonces d’ouvrages entomologiques (suite).
180 Deutsche Entomologische Zeilschrift (Société entomologique allemande,
rédacteur M. le Dr KRAATZ), cotisation annuelle, cahiers rendus franco :
13 fr.
190 Berliner Entomologische Zeitschrift, rédacteur M. le D’ H. DEwtTrz, coti-
sation annuelle, cahiers rendus franco à 12 fr. 50 c.
200 Catalog der Coleopieren von Sibirien, elc., par LucAs von HEwDEN. Broch.
in-80. Berlin, 1880-1881. Prix : 7 fr. 50 c.
219 Monographie des Coléoptères subpentamères de la famille des Phyto-
phages (Clythrides), par M. Tn. LAcORDAIRE; 2° Vol. in-8° : au lieu de
12 fr., prix: 10/fr. :
22° Supplément à l’Essai monographique sur la famille des Histérides,
par M. bE MARSEUL (extrait des Annales de la Société entomologique de
Frante); 1 vol. in-8°, avec 13 planches noires. Prix : 10 fr.
38° Essai monographique sur les Clérites, par M. le marquis MAx. SPINOLA ;
47 planches coloriées, sans texte. Prix : 14 fr.
24° La chasse aux Coléoptères, par M. Leprieur. Brochure in-8° de 112 pages,
prix franco pour la France : 2 fr. 25.
250 Catalogus Coleopterorum Europae et Caucasi, auctoribus D: L. v. HEYDEN,
E. REITTER ET J. WEise, editio tertia. Prix : 7 fr. 50 c.; par la po:te,
7 fr. 80 c.
260 Monographie de la famille des Cicindélides, par M. J. Taomsow; 1 vol.
in-40 avec 11 planches. Avec planches coloriées, prix : 30 fr.; avee planches
noires, prix : 24 fr.
270 Archives enlomologiques, par M. J. THowson; 2 vol. in-8°, avec planches
coloriées, prix : 75 fr.; avec planches noires, prix : 60 fr.
28° Arcana Naturæ, par M. J. THomson ; 1 vol. grand in-folio, avec planches
noires, prix : 60 fr.
290 Essai d'une classification de la famille des Cérambycides, par M: J.
Tomso» ; 1 vol. grand in-$0, avec 3 planches noires. Prix : 30 fr.
30° Enumération des Carabiques et Hydrocanthares du Caucase, par MM. le
baron pE CxAUDOIR et HOcHBUTH; 1 vol. in-80. Prix : 5 fr.
31o Otiorhynchiden S. STR. Von G. SEIDLITZ ; brochure in-80. Prix : 5 fr.
‘320 Liste générale des Articulés cavernicoles de l’Europe (extrait du Journal
de Zoologie), par MM. L. BEDEL et E. SIMON; broch.in-89. Prix : 2 fr. 50.
33° Monographie des Guépes solitaires, ou de la tribu des Euméniens, par
M. HENR:I DE SAUSSURE ; in-8°, avec planches caloriées. Prix : 36 fr.
34° Monographie des Guëépes sociales, ow de la tribu des Vespiens, par
M. HENRI DE SAUSSURE ; in-80, avec planches coloriées. Prix : 66 fr.
350 Monographie des Fausses Guëpes et Supplément à la Monographie des
Guëpes sulitaires, par M. HENRI DE SAUSSURE ; 1 Vol. in-8°, avec planches.
Prix : 36 fr.
36° Mémoires pour servir à l'hisloire naturelle du Mexique, des Antilles et
des Etats-Unis, par M. HENRI DE SAUSSURE ; fre livraison : Crustacés ;
2e livraison : Myriapodes. Prix de la livraison, avec planches : 9 fr.
370 L’Olivier, son histoire, sa culture, ses ennemis, ses maladies et ses amis,
{er fascicule ; — Le Frelon (Vespa crabro) et son nid, 2e fascicule. Broch:
in-80, avec une planche coloriée, par M. PERAGALLO, membre de diverses
Sociétés savantes. Prix : 4 fr.; par la poste : 4 fr. 40 c.
RAR
7
AL. AO
ANNALES
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIOUR
DE FRANCE
FONDÉE LE 29 FÉVRIER 1832
RECONNUE COMME INSTITUTION D'UTILITÉ PUBLIQUE
par décret du 23 août 1878
Natura maxime miranda in minimis
6° SÉRIE. TOME TROISIÈME.
1883. — QUATRIÈME TRIMESTRE.
(Il paraît quatre cahiers par an.)
a —
RE NE
Avis. Le premier trimestre de 1884 étant sous presse, M. le Trésorier |
prie instamment ceux de ses collègues en retard de vouloir bien lui faire |
parvenir, aussilôt que possible et. sans frais, le montant de leur cotisation
(vingt-six francs) pour la susdite année.
La même recommandation s’adresse à MM. les souscripteurs aux Tables
de 1861-1880, également sous presse, dont le prix reste fixé à vingt francs,
pour ces derniers seulement,
er EE re
| PARIS
AU BUREAU DU TRÉSORIER DE LA SOCIÉTÉ
M. LUCIEN BUQUET
rue Saint-Placide, 52 (Faub. Saint-Germain).
28 MAI 188/.
ANNONCES D'OUVRAGES ENTOMOLOGIQUES.
000 0 0—
M. le Trésorier informe ses collègues qu’il peut disposer encore
de quelques exemplaires des ouvrages ci-après :
19 Annales de la Société entomologique de France, 2e, 3e, et 4° séries,
annees 1843 à 1370 inclus (1850, 1851, 1852, 1853, 1854, 1855 et 1857
exceptées), au prix réduit de 24 à 12 fr; .; la ge série, années 1871 et sui-
vantes, au prix de 24 fr.
2° Faune des Coléoptères du bassin de la Seine et de ses bassins secondaires,
1er volume (Carnivora—Palpicornia), par M. L. BEDEL. Prix : 5 francs
30 Catalogue de la Bibliothèque (1832-1866) dressé par M. HENRY DE BON-
VOULOIR. Prix : 1 fr.
40 Tables générales alphabétiques et analytiques des Annales de la Société
entomologique de France (4832-1860), par M. AUG.-SIm. PARIS, au
prix réduit de 24 à 12 fr.
5° Monographie de la famille des Eucnémides (Supplément aux Annales de
1870), par M. HENRY LE BoNvouLoir. 1 fort volume in-40 avec 42 planches,
au prix réduit de 24 à 12 fr.
60 Essai monographique sur les Cisides européens et circaméditerranéens
par M. ELZÉAR ABEILLE LE PERRIN; broch. in-80, Peix : 5 fr.
70 Revision der Europäischen Meligethes-Arten, von Eomunp REITTER, Oeko-
nomie-Bamte in Paskau. Prix : 7 fr. 50.
80 Entomologische Reise nach dem süblichen spanien, der sierra Guadar-
rama und sierra Morena, Portugal und den Cantabrischen Gebirgen
beschrieben von Lucas von HEYDEN. Prix : 8 fr. 75.
90 Coleopterologische Hefte, nouvelle revue entomologique publiée par M. DE
Harozn. Ouvrage in-8° paraissant par cahiers du prix de 3 fr., 7 fr. 50 c.
et 12 fr. 59 c., pris à Paris. (Les seize premiers cahiers et un Index
sont en vente.)
10° Annuaires entomologiques pour 1873, 1874, 1875, 1876, 1877, 1878,
1879, 1880 el 1881, par M. ALBERT FAUVEL. Prix : 1 fr. 50 le premier, el
1 fr. 75 les autres.
11° Opuscules entomologiques (Coléoptères), par M. J. DESBROCRERS DES LOGES.
1er cahier, 1874-1875. Prix : 2 fr.
120 Insectes Coléoptères du nord de l'Afrique nouveaux ou peu connus (Té-
nébrionides), par M J. DESBROCHERS DES LoGes (1er mémoire, 1881). Prix,
franco pour la France : 2 fr. 50 c.
13° Mémoire sur la famille des Clérites, par M. A. CHEVROLAT. Prix :
2 fr. 50 c.
149 Catalogue des Coléoptères de France et de la Faune Gallo-Rhénane
par M. MAURIGE DES Gozis. Br. in-12. Prix : 1 fr. 25 c.; par la poste:
1 fr. 40 c.
150 Catalogue des Coléoptères de France et Matériaux pour servir à la
faune de France, par M. le Dr A. GRENIER, 1er cahier, prix : 5 fr.;
2° cahier, prix : 2 fr.; les deux cahiers franco, prix : 7 fr. 50.
160 Monographie des Otiorhynchus, par M. STIERLIN. Prix : 6 fr. 50.
179 Physis. Recueil d’hisloire naturelle, par M. J. THomsoON; grand in-80.
dervolume prix SAIS NN E CE ETS EE) 18f. 15
2° volume, prix. ... ss... se 10 15 À
(Suite des Annonces à la 8° page de la couverture.)
g
a
TABLE DES MATIÈRES DU 4° TRIMESTRE 1883.
RÉGIMBART (D° Maurice). Essai MOnographique de la famille des
Gyrinidæ, 3° partie (fin), Orectochilini (genres Gyretes,
Orectochilus, Orectogyrus) et Catalogue des Gyrinidæ. —
Planches 11, 19, 13 et 44 (Gyrinides, pl. V, VI VIL et VIII). 385
FAIRMAIRE (Léon). Note sur quelques Coléoptères de Magellan
Rate ÉAUE SCA As Nr PRES L83
— Description de quelques Coléopières de Ja Patagonie et de
la République ATÉCNÈNE een Nr ENS ANRT 507
SIGNORET (Victor). Révision du groupe des Cydnides, 19° partie
(genre Ghilocoris ; groupe des Séhirides : genres Pel-
toxys, Macrhymenus, Microrhynchus Amaurocoris, Li-
nopsa, Lobonotus, Gnathoconus). — Planches 15 et 16
(Gydnides, pl. XXII et XIV Ce In ae VE ROR 517
BIGOT (J.-M.-F.). Diptères nouveaux ou peu connus, 23° partie :
XXXII. Syrphid, 2° partie : Espèces nouveiirs, n° IT. 995
— Annotations et errata
LC RO LEE IE ee de EURE AUS 559
MABILLE (Paul). Notice nécrologique sur A. de Graslin. . AE 561
JOURDHEUILLE (Camille). Notice biographique sur Jules Ray 0e 565
SALLE (Auguste). Notice nécrologique sur John-L. Leconte. . ; 571
Léveizré (Albert). Table du Bulletin bibliographique. . . 3e partie, 65
DESMAREST (Eugène). Liste des Membres de la Société pour
l’année 1883
PNR AMEN ve CRE Id., 69
— Table alphabétique et analytique des matières contenues
GéT ie Vonine he, ARE CR Res Id., 95
— Table alphabétique par noms ÉGUTEUTS EAN ANSE AIR Id., 415
BEDEL (Louis). Faune des Goléoptères du bassin de la Seine et
de ses bassins secondaires (2° volume) :
Sous-Ordre Rhynchophora : famille et sous-famille Cur-
HO APCE MAN NAS 81 à 96
Nota. Les feuilles 3, 4, 5 et 6 de la Faune des Coléoptères du bassin
de la Seine, par M. L. Bedel, doivent être jointes aux feuilles 4 et 2e
publiées dans les Annales de 1882, pour former ultérieurement un volume
spécial.
Paris. —Typographie Épouarn Duruy ET Ce, rue Dussoubs, 22
(ancienne maison Félix Malteste et Ce).
Annonces d’ouvrages entomologiques (suite).
180 Deutsche Entomologische Zeitschrift (Société entomologique allemande,
A M. le Dr KRAATz), cotisation annuelle, cahiers rendus fraco :
3 fr.
190 Berliner Entomologische Zeitschrift, rédacteur M. le D' H. DEWITZ, coti-
sation annuelle, cahiers rendus franco : 12 fr. 50 c.
200 Catalog der Coleopteren von Sibirien, elc., par Lucas VON HEYDEN. Broch.
in-80. Berlin, 1880-1881. Prix : 7 fr. 50 c.
21° Monographie des Coléoptères subpentamères de la famille des Phyto-
phages (Clythrides), par M. Ta. LacoRDAIRE; 2° vol. in-8° : au lieu de
12 fr., prix: 10fr.
22° Supplément à l’Essai monographique sur la famille des Histérides,
par M. »E MARSEUL (extrait des Annales de la Société entomologique de
France); 1 vol. in-8°, avec 13 planches noires. Prix : 10 fr.
33° Essai monographique sur les Clérites, par M. le marquis Max. SPINOLA ;
47 planches coloriées, sans texte. Prix : 14 fr.
24° La chasse aux Coléoptères, par M. Leprieur. Brochure in-8° de 112 pages,
prix franco pour la France : 2 fr. 25.
250 Catalogus Coleopterorum Europae et Caucasi, auctoribus Dr L. v. HEYDEN,
E. REITTER ET J. Weise, editio tertia. Prix : 7 fr, 50 c.; par la poste,
7 fr. 80 c.
260 Monographie de la famille des Cicindélides, par M. J. THomson; 1 vol.
in-40 avec 11 planches. Avec planches coloriées, prix : 30 fr.; avec planches
noires, prix : 24 fr.
270 Archives entomologiques, par M. J. Taomson; 2 vol. in-8°, avec planches
coloriées, prix : 75 fr.; avec planches noires, prix : 60 fr.
28° Arcana Naturæ, par M. J. Tnomsow; 1 vol. grand in-folio, avec planches
noires, prix : 60 fr.
290 Essai d'une classification de la famille des Cérambycides, par M. 3.
THOMSON ; 1 vol. grand in-80, avec 3 planches noires. Prix : 30 fr.
30° Énumération des Carabiques et Hydrocanthares du Caucase, par MM. le
baron DE CxAUDOIR et HOCHHUTH; 1 Vol. in-80. Prix : 5 fr.
319 Otiorhynchiden S. STR. von G. SEIDLITZ ; brochure in-80. Prix : 5 fr.
320 Liste générale des Articulés cavernicoles de l'Europe (extrait du Journal
de Zoologie), par MM. L. BEDEL et E. SIMON; broch. in-8°. Prix : 2 fr. 50.
33° Monographie des Guëpes solitaires, ou de la tribu des Euméniens, par
M. HENRI DE SAUSSURE; in-8°, avec planches caloriées. Prix : 36 fr.
34° Monographie des Guëpes sociales, ou de la tribu des Vespiens, par
M. HENRI DE SAUSSURE ; in-80, avec planches coloriées. Prix : 66 fr.
35° Monographie des Fausses Guêpes et Supplément à la Monographie des
Guëpes sulitaires, par M. HENRI DE SAUSSURE ; 1 Vol. in-8°, avec planches.
Prix : 36 fr.
36° Mémoires pour servir à l'histoire naturelle du Mexique, des Antilles et
des Etats-Unis, par M. HENRI DE SAUSSURE; {re livraison : Crustacés ;
2e livraison : Myriapodes. Prix de la livraison, avec planches : 9 fr.
370 L’Olivier, son histoire, sa culture, ses ennemis, ses maladies et ses amis,
1er fascicule ; — Le Frelon (Vespa crabro) et son nid, 2e fascicule. Broch.
in-8o, avec une planche coloriée, par M. PERAGALLO, membre de diverses
Sociétés savantes. Prix : 4 fr.; par la poste : 4 fr. 40 c.
Dr TS AT TT OU
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